Covid-19 : au train où la situation se dégrade il va bien falloir faire des choix…

22 Déc

Les faits sont maintenant bien connus : 80 % environ des patients hospitalisés en réanimation pour une forme sévère du Covid-19 NE SONT PAS VACCINÉS (les 20 % restant étant représentés essentiellement par des malades immunodéficiants). La particularité de cette épidémie, contrairement à d’autres infections plus graves, est qu’elle a des répercussions sur nos vies personnelles et noie sous ses vagues successives nos hôpitauxs depuis bientôt deux ans, notamment les services spécialisés dans les soins critiques. Nos ressources sont désormais dangereusement mises en défaut. Dès lors, il faut opérer des choix : affaiblir l’économie au profit de la santé ? Confiner, isoler, fragiliser les citoyens pour éviter de transformer la médecine hospitalière en médecine de catastrophe alors qu’elle est déjà une médecine de pénurie ? Prioriser l’admission en soins intensifs de patients ayant le plus de chances de survie ?

Est-il juste de laisser une patiente atteinte d’une infection digestive aux urgences sur un brancard pendant dix heures, car le service des maladies infectieuses est rempli par des patients non vaccinés atteints du Covid-19 ? Est-il juste de refuser un patient en décompensation cardiaque, stagnant à domicile, pris en charge tant bien que mal par les médecins en dehors de l’hôpital, en attendant de trouver enfin un service avec un lit disponible pour l’accueillir alors qu’ils sont occupés par des gens qui refusent de se faire vacciner ? Est-il juste de ne pas réaliser une transplantation hépatique, car la réanimation accueillant habituellement ces patients a été transformée en unité Covid-19 ?

Ces questionnements sont de plus en plus présents dans l’esprit des médecins. La justice est certes complexe, mais elle relève d’une perception quasi instinctive – le sentiment d’injustice ou de justice s’impose à nous. Or, cette période est marquée par un sentiment d’injustice croissant. Avec, hélas, un facteur aggravant : l’apparition de variant viraux pas nécessairement plus agressifs mais terriblement plus contagieux et vis-à-vis desquels LA SEULE PROTECTION, À CE JOUR, RESTE LA VACCINATION (et d’ailleurs aussi ses prochaines évolutions). Alors, sourions un peu puisque le Seigneur ne nous l’a pas interdit :

Car il nous faut rappeler des faits indiscutables qui devraient interpeller les vaccinophobes : ne pas se faire vacciner, c’est risquer sa vie. On peut l’entendre (après tout pourquoi pas ?) à condition de ne pas prendre aussi le risque d’emboliser les services de réanimation… Mais c’est aussi risquer celle des autres, notamment les patients avec des défenses immunitaires faibles chez qui la vaccination est peu efficace, qui ne peuvent compter que sur les autres ou empêcher certaines personnes plus fragiles d’accéder à la réanimation. C’est enfin prendre le risque de retarder la prise en charge d’autres malades atteints de pathologies chroniques :

c’est tout simplement accepter l’idée que notre choix impose aussi de priver les autres de soins et leur donner ainsi la mort.

Ça mérite réflexion…

Le 22 décembre 2021.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

Une Réponse vers “Covid-19 : au train où la situation se dégrade il va bien falloir faire des choix…”

  1. Hervé J. VOLTO décembre 23, 2021 à 1:33 #

    Un objet de réflexion : PASS VACCINAL : jusqu’où iront-ils ? [Marion Maréchal]

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