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Il ne suffit pas de répéter sans fin un mensonge pour qu’il devienne une vérité.

29 Juin

Comme il ne suffit pas de l’inscrire dans la Constitution pour qu’il emporte notre adhésion. C’est pourtant ce que semble croire l’ensemble des députés de la République qui ont voté à l’unanimité pour la suppression du mot « race » de l’article 1er de la Constitution, mercredi 27 juin, lors de l’examen du projet de loi constitutionnelle en commission. Ce  » mau-dit »  doit être retiré de l’article prévoyant que la République « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ». Nous sommes d’ailleurs en droit de nous demander aujourd’hui s’il est bien prudent de parler encore, dans cette même Constitution…de religion puisque, tôt ou tard, quelques mécréants bien en cour ne manqueront pas de lui trouver beaucoup de défauts !

Plusieurs amendements, soutenus par la majorité La République en marche (LRM) et MoDem, ainsi que par des élus socialistes, communistes et UDI-Agir-Indépendants, ont été adoptés dans ce sens. Mais ils doivent encore être adoptés en séance publique, le 10 juillet, lors de l’examen de ce projet de loi dans l’hémicycle.

Quoi qu’il en soit, on se serait cru, lors de cette séance historique de l’Assemblée nationale, dans la nuit du 4 août 1789 et que les députés de la noblesse et du clergé furent les plus acharnés à réclamer et à voter l’abolition des droits féodaux (dont beaucoup avaient disparu depuis longtemps) !

Pour justifier leur volonté de supprimer le mot « race » de la Constitution, les députés LRM (dont beaucoup n’étaient même pas nés à cette date) ont soutenu que « Le terme de “race” a été introduit dans la Constitution en 1946, après le nazisme, pour indiquer que toute race était égale, pour mettre fin aux discriminations et rejeter les théories racistes. Toutefois, la persistance de sa mention est aujourd’hui mal comprise, à rebours de l’intention initiale. »

On se serait cru, lors de cette séance historique de l’Assemblée nationale, dans la nuit du 4 août 1789 alors que les députés de la noblesse et du clergé étaient les plus acharnés à réclamer et à voter l’abolition des droits féodaux (dont beaucoup avaient disparu depuis longtemps). Décidément, il faut bien constater qu’une fois encore  » Ceux que Jupiter veut perdre, il les rend fous « .

D’ailleurs, nos chers élus de la nation n’en restèrent pas à cette crise de démence. Il en ajoutèrent en effet une autre. Au nom de l’égalité hommes-femmes, les députés ont adopté trois amendements LRM afin d’insérer « de sexe » après le mot « distinction » dans cet article 1er de la Constitution, la notion d’égalité hommes-femmes étant une cause portée par l’exécutif comme un marqueur du quinquennat d’Emmanuel Macron. « Si on veut être fidèle à cette grande cause du quinquennat qui est l’égalité femmes-hommes, l’idée de dire que l’égalité devant la loi est assurée sans distinction de sexe pourrait être un rajout utile », avait estimé leur chef de file la veille.

Les députés ont en revanche rejeté un amendement de la députée LRM Isabelle Rauch pour féminiser les titres de fonctions (président ou présidente, premier ministre ou première ministre, ambassadeur ou ambassadrice, etc.) dans la Constitution. Ce sera sans doute pour une autre fois !

Galilée devant le Saint-Office

Ils avaient oublié les fortes paroles de Galileo Galilei :  » E PUR SI MUOVE !  » (et pourtant elle tourne)…

Le 29 juin 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Exercice de la médecine hospitalière : attention danger !

10 Mai

Ou quand l’air du temps prend le dessus sur l’élite de la nation.

« On considère encore le médecin comme une personne à part, qui doit se donner entièrement à son métier et éponger tous les problèmes de la société. On nous en demande beaucoup… » Trop ? Amina n’est pas loin de le penser. Amina est née en France, certes, mais appartient à une famille venue du sud (du grand sud) qui n’a jamais su ce qu’est l’exercice de la médecine « à la Française » et qui n’a rien de commun avec celle des sorciers et autres marabouts. Et pourtant, chaque semaine, Amina consacre entre soixante et quatre-vingts heures à l’hôpital. Depuis trois ans, cette étudiante de 28 ans est interne en psychiatrie en Champagne-Ardenne. On peut comprendre qu’elle ait une autre conception de son avenir…

Passage obligé pour, chaque année, 8 000 étudiants en médecine, l’internat se compose de stages successifs dans des centres hospitaliers, sur trois à cinq ans selon les spécialités. Lourdes journées de consultations, gardes de nuit, week-ends d’astreinte, tâches administratives et cours à l’université en parallèle… Cette période très intense ne permet pas toujours aux futurs médecins de dégager un temps de repos suffisant à leurs yeux. En tout cas à leurs yeux de jeunes d’aujourd’hui, pour lesquels il y a longtemps que médecine ne rime plus avec vocation et moins encore avec sacerdoce !

Avant-goût d’un métier d’exception, l’internat sonne comme une alarme pour une nouvelle génération d’internes désireuse d’équilibrer vie professionnelle et vie personnelle. Amina a souvent le sentiment de devoir renoncer à des parts importantes d’elle-même. Jeune femme engagée depuis toujours, elle a été contrainte de délaisser les associations…antiracistes et féministes (nouvelles religions à la mode, de plus en plus étrangères à celles d’antan) dans lesquelles elle est impliquée. L’interne en psychiatrie aimerait aussi avoir le temps, chez elle, de cultiver son potager idéologique. « La médecine est mon travail, pas mon identité globale », veut-elle rappeler. Autres temps, autres moeurs.

Mais ne croyez pas que son cas soit isolé. Sur les réseaux sociaux, des internes relaient les aspirations de cette nouvelle génération qui n’entend plus tout sacrifier à la médecine. Aviscene (son pseudo sur les réseaux) est l’un d’eux et si vous vous donnez la peine de lui rendre visite (https://www.youtube.com/channel/UCGmofCPlLo0W4L7HNfrHgEg), vous constaterez que, lui aussi, est venu chez nous…du grand sud ! « Oui, les jeunes médecins veulent commencer à 8 heures et finir à 18 h 30 : et alors ? », lance-t-il sans détour. L’interne de 25 ans, en quatrième semestre de médecine générale dans la région lilloise, avoue ne pas vouloir « faire partie de ces professionnels qui arrivent à l’hôpital à 7 heures, partent à 21 heures, et n’ont jamais le temps de voir leurs enfants ».

Sur sa chaîne YouTube, Aviscene évoque régulièrement les dangers que font peser sur les internes leurs rythmes intenses. Depuis un décret de mai 2015, leur temps de travail réglementaire a été fixé à quarante-huit heures par semaine, mais, dans les faits, il est peu appliqué : les internes travaillent en moyenne soixante heures par semaine à l’hôpital, selon une étude de 2016 de l’InterSyndicale nationale des internes (ISNI). Dans certaines spécialités, il arrive même qu’ils dépassent les quatre-vingt-dix heures hebdomadaires. Mais, au fond, ce n’est pas très différent de ce que connaissent et pratiquent les médecins libéraux, dans leurs cabinets de ville (https://www.sciencesetavenir.fr/sante/medecins-generalistes-54-heures-de-travail-par-semaine_133494). Alors, où est le problème ? Peut être dans la paresse ambiante…

Si un repos d’au moins onze heures doit leur être accordé après leurs gardes, ces nuits de travail suivent le plus souvent une journée complète à l’hôpital, exposant ces jeunes médecins à près de vingt-quatre heures de travail sans discontinuer. « Quand le flux de patients est continu, comme en service pédiatrique, nous n’avons aucun moment pour nous reposer. On finit par divaguer et on n’est pas à l’abri d’accidents en sortie de garde », prétend Aviscene.

« J’aime mon métier, je ne veux pas avoir à l’arrêter pour cause d’épuisement, de burn-out ou même de frustration », déclare-t-il. Une volonté de se protéger face à une réalité alarmante : plus de la moitié (52 %) des jeunes médecins souffre d’au moins un symptôme caractérisant le burn-out (épuisement émotionnel, déshumanisation ou perte de satisfaction professionnelle), selon une étude de 2019 menée par des psychiatres des Hôpitaux de Marseille. D’autant que les garde-fous légaux ne sont pas toujours respectés. Seuls 55 % des internes disent disposer systématiquement de leurs repos d’après-garde, quand 20 % affirment ne pas en bénéficier du tout, selon l’étude de 2016 de l’INSI.

Benoît Blaes, qui termine son internat de médecine générale, ne s’est jamais vu refuser aucune prise de repos légal. « Mais c’est plus insidieux : les chefs de service programment les gardes juste avant les journées où nous avons des consultations importantes, ou bien avant nos cours à la fac, nécessaires à notre formation. » L’interne de 28 ans travaille entre soixante et quatre-vingt-dix heures par semaine, selon les terrains de stage. Au prix de sacrifices, qu’il a mal vécus : « Quand on travaille autant, la question de la vie privée ne se pose pas : on n’en a tout simplement pas. » Ce fut particulièrement le cas pendant son stage en gynécologie, l’une des spécialités réputées parmi les plus chronophages : « Cela rejaillissait sur ma vie de couple, sur mon moral, mais surtout sur mon travail : on est moins vigilant, voire maltraitant malgré nous avec les patients. » Et si Benoît changeait d’orientation ? Car, pour nous qui connaissons bien le métier, ni la vigilance ni le respect des malades ne furent jamais en question. Alors, répétons-le : autres temps, autres moeurs.

L’hôpital français serait-il le théâtre d’un choc générationnel ? Entre les internes, aspirant à plus d’équilibre, et une partie de leurs aînés, habités par une culture du sacrifice, le choc peut être brutal. Les plus jeunes se heurtent alors souvent à des discours « culpabilisants », observe Patrick Hardy, psychiatre à l’hôpital Bicêtre AP-HP (Paris), qui a étudié les risques psychosociaux chez les jeunes médecins. « Fainéants », « chochottes », « jeunes maternés » : les internes sont affublés de tous les maux par une myriade de titulaires hospitaliers. « Cette génération ne comprend pas que la médecine est un sacerdoce », argue Jean-Guillaume Feron, gynécologue obstétricien à l’Institut Curie. « A mon époque, on ne se plaignait pas. Moi, j’ai tout sacrifié à mon travail », raille un médecin de l’hôpital parisien Bichat.

« Une culture du don de soi persiste encore à l’hôpital, analyse Patrick Hardy. La sélection dans les services hospitalo-universitaires se fait sur ce critère : elle valorise ceux qui enchaînent soixante à cent heures hebdomadaires. Un interne qui fléchit sous la charge de travail sait que, s’il en parle, il court le risque d’être stigmatisé : il sera jugé trop faible pour être médecin. Est-ce faux ? Car, après tout, il n’y a pas de honte à être faible. Il suffit de ne pas revendiquer d’appartenir à une élite dont n’est pas.

Amina a dû se confronter à cette culture. « On a grandi avec l’image d’Epinal du médecin de campagne qui fait 7 heures-23 heures et meurt d’un infarctus dans son cabinet (1). Les patients aussi ont intégré cette idée : il faudrait se crever à la tâche pour être des gens bien », regrette l’interne en psychiatrie venue d’ailleurs et qui n’a pas trouvé d’espace d’écoute pour exprimer son ressenti. « Les seniors considèrent que, comme ils ont raqué quand ils étaient internes, c’est normal qu’on raque à notre tour. » Serait-il mieux que ces seniors se convainquent qu’ils ont eu tort alors qu’ils sont l’honneur et la force de notre pays ? Serait-il mieux qu’ils acceptent que ces poules mouillées les contraignent à accepter leur mollesse et leur inexpérience ?

« Depuis quelques années, les choses évoluent, grâce à cette nouvelle génération, mais aussi parce que l’hôpital est touché par des problématiques de ressources humaines il est moins attractif et de risques psychosociaux. Mais ce changement culturel sera long, note Patrick Hardy. Il est en tout cas essentiel de se rappeler que les internes sont avant tout des étudiants. » A contrario, pour certains chefs de service, c’est justement parce qu’ils sont en période d’apprentissage que les internes doivent accepter cet important volume horaire.

Sur son bureau, une petite plaque humoristique indique « I am not bossy, I am the boss » (je ne suis pas tyrannique, je suis le patron). Fabien Reyal, chef de service en chirurgie gynécologique à l’Institut Curie (Paris), le confesse : il vit et respire médecine. Sur la formation des internes et leur rythme de travail, pour lui une seule question doit se poser : « Veut-on ou non un corps d’élite pour la médecine française ? » Le chirurgien répond par l’affirmative. « On ne peut pas être chirurgien comme on ferait un autre métier : ce n’est pas en faisant du 10 heures-17 heures qu’on peut acquérir la maîtrise technique nécessaire, estime-t-il. Tout environnement de travail hostile doit être proscrit, mais aucun jeune médecin n’arrivera à un haut niveau s’il ne fait pas l’effort d’apprendre et de répéter les gestes. Ronaldo n’est pas devenu champion de foot en jouant à la balle dans son jardin, mais en s’entraînant comme un mulet. »

S’il reconnaît que son discours a pu heurter plusieurs jeunes passés dans son service, Fabien Reyal loue avec emphase le travail et l’effort de son groupe actuel de quatre internes. Ils sont, eux, très en phase avec l’idée que leur chef de service se fait de la chirurgie. François Z., 29 ans, sort à peine du bloc. Il a les traits tirés mais les yeux rieurs. En neuvième semestre, il parvient au bout de ses cinq années d’internat, où il lui est arrivé, dans certains services, de charrier les cent heures hebdomadaires. « En choisissant la chirurgie, on s’y attendait forcément. » C’est peut-être pour cette raison qu’Amina a choisi la psychiatrie. D’ailleurs, François voit souvent des externes, tentés par le métier et plus jeunes que lui, ressortir de leur premier passage à l’hôpital un peu paniqués par ce rythme de travail. Lui, ça ne le gêne pas, il est là pour apprendre. « Que voulez-vous, il existe encore des fous comme nous », plaisante-t-il. La France a cette chance. La mesure-t-elle vraiment ?

Les civilisations sont mortelles(2). Mais savez-vous pourquoi ? Parce que, au fil du temps, elles perdent la conscience de leur valeur et le courage que cela nécessite pour durer.

Le 10 mai 2019.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

 

(1) Amina se raconte des histoires. Car cette affirmation est un mensonge. Certes, l’infarctus comme les autres maladies frappent aussi les médecins. Mais BEAUCOUP MOINS que le reste de la population, comme l’a montré une récente étude du British médical Journal (https://www.santenatureinnovation.com/les-medecins-jamais-malades/). Et il en est de même des arrêts de travail…Il serait utile qu’elle y réfléchissent.

(2) Paul Valéry (https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Valéry)

 » E pur si muove « , disait Galilée.

11 Juil

Comme chacun le sait,  » nul n’est censé ignorer la loi  » et moins encore la loi constitutionnelle. Or vous n’ignorez pas non plus que nos brillants parlementaires ont voté récemment et à l’unanimité (excusez-les du peu…) l’exclusion du mot  » RACE  » de la Constitution (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/?s=il+ne+suffit+pas+de+répéter+un+mensonge&submit=Recherche). « Et pourtant, elle tourne« , disait Galileo Galilei à propos de la rotation de la Terre autour du Soleil…Faut-il le leur rappeler ?

Mais peut-être ne voyez-vous pas ce que je veux dire. Alors, voici une petite histoire qui vous l’expliquera :

J’ai un copain qui a une affaire agricole au Cameroun (c’est en Afouique…). Il vient de se faire condamner pour néo-esclavagisme sous prétexte qu’il abuse des forces de ses employés.

Voilà toute l’histoire :

Il avait commandé une brouette à la quincaillerie locale.

Il a envoyé un employé la récupérer et il lui a dit :
« Profites en pour ramener un sac d’engrais !!« 

Des siècles (et même plus) séparent le Cameroun du Palais Bourbon !

La question qui vient donc à l’esprit, en ces temps de contestation des évidences, est la suivante : la biologie peut-elle délimiter des groupes humains qui fonderaient l’existence de races à l’intérieur de l’espèce humaine ? Depuis les années 1970, nos élites nous affirment que les généticiens ont tranché : la race est une construction sociale dont il n’existe aucun fondement en biologie. Ils se délestaient ainsi de cette question brûlante, à l’origine au XIXe siècle de théories dont on nous répète que la description emplit aujourd’hui les pages les plus dérangeantes de l’histoire de leur discipline. Et qui sont aussi…les plus sombres de notre histoire !

Mais voilà qu’un éminent généticien de l’université Harvard, David Reich, ravive les cendres qu’on croyait éteintes avec la publication de son livre Who We Are and How We Got Here ? (« Qui sommes-nous et comment sommes-nous arrivés ici ? », ­Pantheon Books, non traduit). Son credo ? Dénoncer l’« orthodoxie » du discours sur la diversité génétique qui s’est imposé au cours des dernières décennies et qui a fait de la race une question taboue. « Comment devons-nous nous préparer à la probabilité qu’au cours des années à venir des études génétiques montrent que de nombreuses caractéristiques sont influencées par des variations génétiques et que ces traits diffèrent entre les groupes humains ? », questionnait-il dans une tribune parue en avril dans le New York Times. « Argumenter qu’il n’est pas possible qu’il existe des différences substantielles entre les populations humaines ne fera que favoriser l’instrumentalisation raciste de la génétique que nous voulons justement éviter », concluait-il. PAS DE BOL !…

A l’heure où la France a entrepris de gommer le mot « race » de sa Constitution par un vote des députés, le 27 juin, la polémique lancée par Reich rappelle que la génétique nous réserve encore bien des surprises.

Comment les généticiens ont-ils effacé la notion de race de leur discipline ? Et pourquoi ressurgit-elle aujourd’hui sous la plume de l’un des leurs – dont les travaux, et c’est là une des subtilités de la polémique, démontrent par ailleurs que les populations humaines sont faites de métissages ? Sauf que l’un ne contredit pas l’autre.

Il faut remonter, pour le comprendre, à l’évolution de la place en biologie du concept de race après les ravages de la seconde guerre mondiale. « En réalité, la race est moins un phénomène biologique qu’un mythe social. Ce mythe a fait un mal immense sur le plan social et moral », prétendait en 1950 la Déclaration de l’Unesco sur la race. Pourtant, à cette époque, la majorité des généticiens, parmi lesquels Theodosius Dobjansky ou Ronald Fisher, pensaient encore que les races humaines existaient, d’un point de vue biologique. Dès les années 1930, ils avaient entrepris de les redéfinir en s’appuyant sur des caractères qu’ils considéraient plus fiables que les caractères morphologiques, en particulier les groupes sanguins. Ils avaient notamment observé que le groupe O était présent chez 90 % des Amérindiens, et ils croyaient pouvoir décrire des groupes humains homogènes et stables.

Mais ils s’aperçurent que cette particularité des Amérindiens ne reflétait en rien une pureté de race mais venait de leur histoire, en tant que ­population persécutée et isolée. Les variations entre les êtres humains résultent à la fois de leur adaptation à leur environnement, comme le climat ou l’altitude, et de la diversité des origines géographiques des populations humaines. Ajoutez-y la culture et vous aurez le bouillon du même nom qui fait les différences entre les Hommes.

Partant de ce constat, certains généticiens, comme Richard Lewontin aux Etats-Unis ou ­Albert Jacquard en France, déclarèrent que toute tentative de classification des êtres humains en catégories biologiques relevait de choix arbitraires, car, quelles que soient les catégories, elles ne reposent que sur une part infime de l’ensemble des variations. Deux individus pris au hasard à l’intérieur d’un même groupe humain se distinguent par un nombre de variations plus élevé que celui qui distingue deux groupes entre eux. D’où un changement de point de vue que le séquençage du génome humain dans les années 1990 vint conforter. Il révéla de plus que les variations du génome humain ne concernaient qu’une infime partie du génome, de l’ordre de 0,1 %. Dès lors, un discours antiraciste sur la diversité génétique s’imposa dans la discipline, dont David Reich dénonce aujourd’hui l’« orthodoxie ». Mais qui se souvient que la différence génomique entre un homme et un grand singe n’est que de moins de 5% ?…Ça laisse rêveur.

Trois mois après avoir lancé la polémique, David Reich campe sur ses positions. « Je n’adhère pas à l’idée selon laquelle les différences biologiques moyennes entre deux groupes – par exemple entre des habitants de Taïwan et des habitants de Sardaigne – sont si pe­tites qu’elles peuvent êtres considérées comme ­dépourvues d’un sens biologique et ignorées, ­explique-t-il. C’est depuis un moment le message de nombreux universitaires, qui à mon avis est dangereux car il nuit à la compréhension et la considération de la diversité humaine. »

« Les découvertes en génétique au cours des dernières décennies ont confirmé que la notion de race n’avait aucun fondement biologique, rétorque la généticienne Evelyne Heyer, du Muséum national d’histoire naturelle. D’une part, il n’existe pas de limites distinctes entre les groupes humains qui permettraient de définir des catégories “étanches”. D’autre part, les critères comme la couleur de peau ne concernent qu’une infime partie du génome. Enfin, les différences ne justifient pas l’existence de hiérarchie entre les êtres humains suivant leurs capacités », dit-elle. L’exposition « Nous et les autres », organisée au Musée de l’homme en 2017 et dont elle fut la commissaire, s’appuyait sur ce discours pour marquer la rupture de la science contemporaine avec les dérives racistes du XIXe siècle et louer l’étude de la diversité biologique. Mais c’est justement par l’étude de cette diversité que ressurgit la question de la race.

Pourquoi ? Le séquençage du génome humain a inauguré de colossaux programmes de recherche axés sur deux champs de recherche, la génétique des populations et la génétique médicale. Dans le premier, contestant le monopole sur ces questions des préhistoriens, des anthropologues et des linguistes, les généticiens tentent de retracer les grands flux migratoires à l’origine du peuplement de la planète, en étudiant les signatures des origines géographiques contenues dans les génomes. Des prouesses techniques et scientifiques qui permettent aujourd’hui de réécrire l’histoire des peuples tels que les Vikings, les Juifs, les Sardes ou les Amérindiens.

Dans le second, ils recherchent des prédispositions génétiques expliquant la fréquence particulièrement élevée dans certains groupes de population de maladies comme les cancers, le diabète, l’obésité ou la dépression. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Islande ou encore l’Estonie financent des projets nationaux de génomique, avec, en point de mire, l’avènement d’une médecine personnalisée qui ciblerait un profil génétique en fonction du risque de maladie auquel il est associé.

D’où le paradoxe : comment nier l’existence de catégories entre les êtres humains tout en délimitant pour ces études des groupes de population au sein desquels on étudie des variations génétiques ? En quoi l’existence de ces groupes mouvants questionne-t-elle la notion de race, qui postulait l’existence d’entités stables et étanches que les biologistes d’antan nommaient « catégories » ? Ces arbitrages biologiques n’ont-ils pas des soubassements politiques ?

« Dès les années 1970, il y a une ambiguïté dans la rupture avec la notion de race dont nous ne sommes pas sortis. Vous pouvez dire que les races sont des catégories arbitraires qui ne valent pas pour une classification. Cela n’empêche pas que la diversité contenue entre deux catégories, si minime soit-elle, peut vous servir à tout un ensemble d’usages », analyse ainsi l’historien Claude-Olivier Doron. Les groupes délimités par les généticiens ont une existence qui résulte aussi d’une histoire sociale et politique. Ils sont le fruit d’une culture à laquelle, qu’ils le veuillent ou non, ils appartiennent aussi. « Les généticiens considèrent que leurs études sur la génétique des populations n’ont rien à voir avec les études anthropologiques sur lesquelles a été fondée la notion de race. Or, si les techniques, les disciplines et les enjeux ont changé, les grandes catégories de population sur lesquelles s’appuient ces études, tels que les Juifs, les Africains ou les Vikings, restent inchangées », dénonce l’historien Amos Morris-Reich, du Bucerius Institute de l’université de Haïfa, en Israël.

« Ce que je partage avec Reich, c’est le fait que laisser les choses non discutées donne la possibilité à un certain nombre de discours racistes de fleurir et de se développer, notamment sur Internet, et il y a besoin d’une pédagogie très précise sur ce que disent et ne disent pas les savoirs génétiques », tempère l’historien Claude-Olivier Doron.

David Reich s’appuie, par exemple, sur les travaux de son équipe ayant abouti à l’identification, dans les génomes d’hommes afro-américains, de régions les prédisposant au cancer de la prostate. Ce qui n’est pas sans intérêt quand on sait que ce problème est soulevé aujourd’hui aux Antilles françaises face à l’usage du, un pesticide employé dans la culture de la banane…N’y aurait-il pas là une prédisposition génétique à développer ce mal ?

Les populations afro-américaines, latinas ou amérindiennes sur lesquelles s’appuient les études en recherche biomédicale aux Etats-Unis sont par ailleurs défavorisées d’un point de vue socio-économique, ce qui les expose à des environnements et à des modes de vie susceptibles de favoriser l’expression de prédispositions génétiques : pollution, stress ou encore alcoolisme.

Ces études pourraient aussi interroger des pans de l’inconscient collectif. Un programme national mexicain vise ainsi à séquencer le génome de différents types d’Indiens et de métisses afin d’étudier leurs prédispositions ­génétiques au déclenchement précoce du diabète de type 2 et de l’obésité. « La spécificité du débat mexicain, ce sont des mélanges de populations impliquant des Européens, des Afro-Américains et des Asiatiques, mais surtout différents types d’Indiens », explique l’historien Luc Berlivet. « On voit réapparaître dans le débat des stéréotypes raciaux différents de ceux mobilisés avec les Afro-Américains ou les Amérindiens d’Amérique du Nord. Il ne s’agit plus de distinguer les Blancs des Afro-Américains ou des Latinos, mais différents types d’Indiens. Cela pose les mêmes questions mais de manière décalée », ajoute-t-il.

Autre source d’interrogation, une vision nouvelle de la notion d’identité produite par les analyses en génétique des origines géographiques. D’autant plus qu’un marché s’est développé, avec des sociétés comme 23andMe, Ancestry.com ou MyHeritage, qui proposent à leurs clients la ­détermination de leurs origines géographiques au moyen de l’analyse génétique.

Certains scientifiques craignent que ces résultats attisent les tensions locales autour des questions identitaires ou révélent les stéréotypes racistes d’une culture, comme ce fut le cas au Brésil, avec les tests ADN sur les origines africaines. Malgré un récit national valorisant le métissage, les ­préjugés sont ancrés dans la culture brésilienne en raison du passé esclavagiste du pays et de la vulgarisation des théories eugénistes valorisant les phénotypes « blancs » au début du XXe siècle. Les universités brésiliennes ont décidé d’instaurer des quotas d’étudiants à la peau noire dans les années 2000. « Dans ce contexte, il s’agissait de savoir comment se définissait la race noire, et les tests génétiques ont été disqualifiés lorsqu’ils ont révélé que le génome d’un célèbre danseur de samba noir contenait plus de 60 % de gènes européens, raconte l’anthropologue Sarah Abel. Ces résultats ont été utilisés pour dire que les quotas n’avaient pas lieu d’être, car la race n’avait pas de sens au Brésil, ou encore que cela ne servait à rien d’avoir 60 % de gènes européens lorsqu’on était arrêté par des policiers d’après la couleur de la peau. » Mais c’est oublier que les différences les plus significatives ne concernent, comme nous le rappelions plus haut, qu’une très petite partie du génome humain.

D’ailleurs, le débat apparu depuis peu sur la place de l’homme de Neandertal dans l’histoire de l’humanité repose en partie sur ces progrès de la science génétique. Il y a là de quoi nous interpeller (Lire « Homo neanderthalis retrouve lentement sa juste place » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/03/30/homo-neanderthalensis-retrouve-lentement-sa-juste-place/).

En Europe et aux Etats-Unis, certains experts en génétique n’hésitent pas aujourd’hui à s’appuyer sur les données et les résultats des études génétiques pour étayer des idéologies fondées sur la pureté des origines et l’existence d’une identité européenne profonde. Les auteurs du site Humanbiologicaldiversity.com ont ainsi élaboré un argumentaire très étayé visant à refonder la réalité biologique de la race, en s’appuyant notamment sur les travaux de Luca Cavalli-Sforza, pionnier des études génétiques sur les origines géographiques.

Les avancées de la génétique pourraient-elles remettre en question avant longtemps la doxa qui préside aux manigances des acteurs du  » Grand Remplacement  » ? Mais serons-nous autorisés à en parler ?

Le 11 juillet 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (2 février 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

2 Fév

I. De deux choses l’une

L’année 2016 fut celle de l’acte anti-chrétien le plus monstrueux : l’assassinat du père Jacques Hamel, égorgé comme un mouton de l’Aïd par deux musulmans radicaux, alors qu’il disait la messe dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). Ce crime inexpiable fut manipulé par les médias officiels qui tentèrent, pour apaiser la colère légitime non seulement des chrétiens mais des Français en général, de faire croire à la contrition et à la solidarité de la communauté musulmane dont ils nous dirent alors qu’elle venait en masse se joindre à la douleur des fidèles, dans nos églises. C’était un mensonge car, mis à part les quelques officiels du Conseil français du culte musulman qui se crurent obligés de montrer qu’il existaient aux yeux des pouvoirs public, seules quelques dizaines de musulmans (sur les millions qui constituent cette communauté) témoignèrent effectivement de leur indignation (Lire « Jeudi 28 juillet, Saint-Etienne-du-Rouvray rendait hommage au père Jacques Hamel » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/07/30/bulletin-climatique-du-week-end-3031-juillet-2016-de-la-republique-francaise/).

Eh bien, que pensez-vous qu’il arriva ?

Les actes antimusulmans enregistrés en 2016 ont été en net recul non seulement par rapport à 2015, année exceptionnelle marquée par une forte hausse de l’islamophobie après les attentats, mais aussi par rapport à 2014. C’est ce qu’ont annoncé séparément, mardi 31 janvier, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), une association qui effectue son propre recueil et recensement de données, et l’Observatoire national contre l’islamophobie (ONCI), dépendant du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui utilise le décompte du ministère de l’intérieur. Mais pour les deux organisations, cette embellie ne traduit pas nécessairement une tolérance en hausse envers les musulmans. On s’en serait douté. En revanche, elle démontre s’il en était besoin combien Gladstone avait raison lorsqu’il disait que  » Les statistiques sont la forme la plus élaborée du mensonge « .

Selon le CCIF, en 2016, les actes islamophobes (580) auraient été en recul de 35,9 % par rapport à l’année précédente (905) et de 24,1 % par rapport à 2014 (764). Comme à son habitude, le CCIF comptabilise non seulement les attaques (25), les agressions (39) et les discours haineux (98), mais aussi ce qu’il classe sous l’étiquette de  » discriminations  » (419), de loin les plus nombreuses mais sans que le rapport détaille ce qu’elles regroupent. La majorité (64 %) de ces  » discriminations  » recensées ont pour cadre les services publics.

De son côté l’ONCI a fait état de 182 actes antimusulmans en 2016, contre 429 en 2015, soit 57,60 % d’actes en moins. Ces actes se décomposent en 64 «  actions  » (contre 124) et 118 menaces (contre 305). Comme les services de l’intérieur, l’Observatoire ne recense que les faits ayant donné lieu à une plainte ou à une main courante, alors que le CCIF prend en compte les faits dont il est directement saisi. En outre, l’ONCI n’inclut pas de  » discriminations  » dans son décompte. Mais pour la première fois, son président, Abdallah Zekri, affirme, sans donner de chiffre, que son Observatoire est saisi  » en permanence  » depuis deux ans par des Français musulmans «  victimes de discrimination d’origine institutionnelle (dans l’enseignement, la police, les collectivités locales…).  »

Passons sur les chiffres dont nous avons dit, par la bouche de Gladstone, ce que nous en pensions tant il est évident qu’ils ne sont donnés à la réflexion que pour tenter d’inverser la force croissante du rejet que les Français ont de l’islam. Mais, en revanche, attardons-nous un peu sur les explications données à ces chiffres pour le moins étonnants.

La baisse des actes recensés par le CCIF tiendrait à deux types de raisons,  » les bonnes et les mauvaises « , a expliqué son directeur, Marwan Muhammad. Parmi les premières figureraient une plus grande  » empathie  » et  » solidarité  » manifestée envers les musulmans et l’effet du  » travail contre l’islamophobie « . Les mauvaises raisons seraient notamment liées à l’hésitation de certaines victimes à porter plainte.  » De plus en plus, nous devons convaincre des gens qui nous appellent d’agir en justice, car ils sont réticents « , affirme Marwan Muhammad.

Pour M. Zekri, la baisse des actes antimusulmans serait liée en partie à «  la mise en place d’un préfet chargé de la sécurisation des lieux de culte : 1 098 sites musulmans, mosquées ou salles de prière ont bénéficié d’une protection des forces de sécurité en 2016 « , et à  » l’installation de dispositifs de vidéosurveillance autour de certaines mosquées « , pour laquelle «  l’Etat a fait un important effort financier : 341 000 euros en 2016 et 756 000 euros en 2015 « . Il n’en fait certes pas autant pour sécuriser les lieux de culte chrétiens…

Mais si les actes antimusulmans sont en recul, ni les pouvoirs publics ni les politiques ne peuvent s’en attribuer le mérite, soutient le CCIF. Tout au contraire, les dirigeants de l’association accusent l’Etat de contribuer, par son action, à la diffusion de l’islamophobie. La mise en œuvre de l’état d’urgence, la politique antiterroriste conduite depuis 2015 ainsi que la lutte contre la radicalisation auraient conduit à  » l’émergence d’une islamophobie sécuritaire « . Sont notamment en cause les perquisitions et les gardes à vue décidées sous le régime de l’état d’urgence – le CCIF dit avoir géré 427 dossiers à ce titre, dont 297 perquisitions et 100 assignations à résidence.

Mardi, Marwan Muhammad a accusé  » les critères très subjectifs  » des pouvoirs publics en la matière d’avoir contribué à accréditer l’idée que  » le problème sécuritaire est un problème musulman « . La responsable juridique du CCIF, Lila Charef, a affirmé que la politique de lutte contre le terrorisme avait conduit à  » élargir, parfois à tort, les critères de signalement  » de radicalisation de la part de certains professionnels, au point  » d’installer un climat de suspicion généralisée  » dont témoignerait par ailleurs le «  phénomène de délation qui ne cesse de s’étendre « . On croit rêver et jusqu’à quand ce scandale va-t-il durer ?

Le CCIF dénonce d’une manière générale  » la quasi-omniprésence d’une islamophobie politique « , dont l’épisode des arrêtés anti-burkini de l’été aurait été le concentré. A cette occasion, a estimé le directeur de l’association, il y a eu de la part du premier ministre de l’époque, Manuel Valls,  » une validation hiérarchique de la posture d’exclusion « , validation que l’on retrouverait régulièrement dans les discriminations enregistrées dans les services publics. «  S’agit-il d’un racisme d’Etat, d’une islamophobie d’Etat ? a interrogé M. Muhammad. Nous laissons aux analystes le soin de juger. La puissance publique valide, encourage la posture de l’islamophobie.  » Quand on considère les poursuites dont sont l’objet tous ceux qui ne font que dire les faits concernant l’islam et ses violences intrinsèques, on peut en douter…

Alors, de deux choses l’une. Soit ces gens-là mentent sciemment par complicité avec l’oligarchie politico-médiatique qui milite pour le  » Grand Remplacement  » soit ils disent vrai et nos compatriotes, empathiques et solidaires, ont fait le choix de disparaître.

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 » Mon siège est fait « , disait l’abbé de Vertot en 1726.

II. D’ailleurs, parlons-en autrement

C’est ce qu’a fait France Info dans son émission  » l’Oeil du 20 heures  » du 31 janvier dernier, reportage édifiant dans des écoles coraniques hors contrat, parfois illégales, et même clandestines. Où l’on enseigne à des enfants issus de la diversité un islam souvent radical.

Ainsi, à Toulouse, dans le quartier du Mirail, une école hors contrat a ouvert il y a 3 ans. Elle accueille une cinquantaine d’enfants en classe de primaire.

Un parent d’élève interpelle les journalistes. Il a inscrit son enfant ici. Il rejette l’école publique. Pour lui, « dans les écoles publiques, le niveau est désastreux, il y a des professeurs qui ne sont pas compétents, c’est la jungle, on laisse les élèves parler mal devant les professeurs sans qu’aucun professeur ne réagisse, c’est désastreux. » Jusque là, il n’y a rien à dire tant ça reflète la réalité de la désorganisation voulue par le gouvernement et Najat Belkacem !

Mais est-ce la seule raison qui incite ce parent d’élève à scolariser son enfant ici ? Voici l’avis d’Abdelfattah Rahhaoui, le directeur de l’école : « nous ce qu’on recherche, c’est que ces musulmans stigmatisés et mis sur la marge qu’ils puissent être meilleurs et très bons intellectuels« .

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Un enseignement classique, le directeur le répétera plusieurs fois. Mais, au détour d’un couloir, nous découvrons un autre aspect de cette école. Une assistante, entièrement voilée. Dans la classe de CM1, à 9 ans, les fillettes elles aussi sont voilées. La religion prend beaucoup de place et les réponses semblent apprises par cœur. « Pourquoi êtes-vous dans cette école ? parce c’est une école musulmane, et nous on est des musulmans et pour apprendre le Coran, le français, les maths et tout et tout et l’arabe aussi… »

Sur l’emploi du temps affiché en classe, huit heures et demi d’arabe, de Coran et d’éducation islamique par semaine, le matin et l’après-midi. Pour l’inspection académique de Toulouse qui a contrôlé l’école en avril 2016, cette répartition pose problème. Dans son rapport, elle écrit : « Pas d’enseignement des sciences, de l’histoire et de la géographie« , « Enseignement moral et civique réduit à l’éducation islamique« , « L’étude quotidienne du Coran oblitère le temps de façon importante et réduit les séances consacrées aux connaissances et compétences minimales à faire acquérir. » Quelles sanction après cet avis ? AUCUNE.

Abdelfattah Rahhaoui conteste ces conclusions. Un autre point aurait attiré l’attention de l’administration : la mixité. Pendant la visite de l’école les journalistes ont vu des garçons et des filles jouer ensemble. Pourtant, ils ont aussi recueilli le témoignage d’une ancienne enseignante. A l’entendre, le directeur de l’école ferait tout pour limiter la mixité. Voici ce qu’elle raconte : « La récréation tout le monde sort mais toujours un coin pour les filles, un coin pour les garçons. Même quand ils mangent, les garçons dans un coin, les filles dans l’autre. Non pour la mixité, il est dur dur… »

L’inspection académique a décidé d’engager des poursuites…plus tard. Abdelfattah Rahhaoui est aussi connu des services de police pour sa radicalité (fiché « S »). Le 15 décembre, le tribunal a ordonné la fermeture immédiate de l’école après 3 ans d’activité. Abdelfattah Rahaoui a été condamné à de la prison avec sursis pour enseignement non conforme, ouverture illégale d’un établissement scolaire et violences sur mineur. Il a décidé de faire appel. Mais la semaine dernière, l’école accueillait toujours des enfants. A Toulouse, l’éducation nationale connaissait l’existence de cet établissement. Mais d’autre écoles se rendent indétectables. Elles sont clandestines.

A Saint-Denis, au nord de Paris, au pied d’un  immeuble, rien n’indique la présence d’une école. Et pourtant, chaque matin, des parents y déposent leurs enfants. Une trentaine de garçons et de filles de 2 à 10 ans. Les fenêtres sont obstruées. Le portail est cadenassé. Pas de récréation, les enfants restent à l’intérieur toute la journée.

Les journalistes se font alors passer pour des parents qui cherchent à inscrire leur enfant. Ils abordent une enseignante qui explique la répartition des cours: « Le matin c’est les ateliers. Et l’après midi c’est tout ce qui est langue, arabe, coran, anglais. » Le directeur s’occupe du primaire. Il est paraît-il débordé. « Franchement je n’ai pas le temps j’ai ma classe. J’ai ma classe, il faut que je m’en charge, je peux pas les laisser tout seuls » dit-il pour couper court à la conversation engagée.

Cette école n’est déclarée auprès d’aucune administration. Elles est clandestine. Comment des enfants peuvent-ils se retrouver dans ces établissements hors-la-loi ? Le mode d’emploi se trouve sur internet. Sur certains forums, des centaines de mères musulmanes tiennent des propos radicaux contre l’école publique. On peut y lire. « Il est interdit au musulman d’étudier dans ces écoles. Ces écoles sont devenues une corruption pour les jeunes et une nuisance pour l’enseignement. »

Pour retirer leurs enfants de l’école publique, ces mères utilisent un moyen légal : prétendre faire l’école à la maison. Un simple courrier envoyé à la mairie suffit.

Dans le Val d’Oise, ces déscolarisations auraient augmenté de 40 % en un an. A Sarcelles, 90 enfants sont sortis de l’école chaque année. Certains d’entre eux se retrouvent dans ces écoles hors-la-loi. Le maire, François Pupponi, a signalé aux autorités une école clandestine sur sa commune. Sans effet jusqu’à présent. Il s’inquiète des risques pour la société.

A Saint-Denis par exemple. L’école est inconnue des services de l’état. Officiellement, elle est gérée par une association dont l’activité déclarée à la préfecture est assez vague: « l’éducation, la formation et l’enseignement des enfants, des jeunes et des adultes

Quand on pose la question au directeur, il répond : “On n’est pas une école. Arrêtez s’il vous plaît. On fait du soutien scolaire. Arrêtez, commencez pas à nous embêter. C’est pas bien ce que vous faites monsieur. On a rien fait de mal !” Pourtant accueillir des enfants toute la journée, ce n’est plus du soutien scolaire.

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Les mêmes journalistes ont sollicité la préfecture, l’éducation nationale. Personne n’a souhaité répondre à leurs questions. Alors, ils ont joint la mairie de Saint-Denis. Au téléphone, on leur déclare : “On a diligenté beaucoup d’interrogations en interne. Personne, absolument personne, n’avait connaissance de cette école. Tout le monde a tout à fait pris conscience de la gravité de la chose.” Circulez, il n’y a rien à voir.

Mais, depuis leurs appels, les policiers sont intervenus. Voici ce qu’ils ont constaté dans l’école : « la présence de rats, l’absence de chauffage et de prises de courant aux normes, la dispense d’un enseignement manifestement religieux”. Fin décembre, les policiers ont fait évacuer les lieux.

Quel beau pays que le notre.

III. On les plaindrait presque

Tous ces  » jeunes  » de nos banlieues qui ont été plumés par l’un des plus terribles négriers de nos pays occidentaux : UBER. On pleurerait presque sur leur sort tant leur naïveté est accablante. Mais comme jouer à faire le taxi avec leurs VTC n’est qu’un complément de ressource pour ceux auxquels le trafic de stupéfiants ne rapporte pas assez, notre compassion a des limites !

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir dit dans les pages de notre blogue tout le mal que nous pensions de cette société américaine de transport qui, pour tirer les plus grands profits de ses malversations, à choisi ses victimes dans les quartiers les plus malfamés de nos banlieues : des jeunes sans éducation, sans formation, auxquels on a fait miroiter des profits faciles, augmentés encore s’ils veulent bien y ajouter la fraude fiscale et sociale…Lire « L’UberLeaks » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/02/24/l-uberleaks/). Mais encore faudrait-il qu’ils nous lisent…ou qu’ils sachent lire.

Malik entre dans sa voiture, en ce début de soirée de janvier. A 25 ans, il a mis toutes ses économies dans l’achat d’une voiture et la création de son entreprise de transport par VTC. Cela fait un an maintenant qu’au volant de sa berline noire, il transporte des clients qui ont commandé une voiture par le biais de l’application Uber. Avec le recul, il regrette de s’être lancé.  » C’est difficile de s’en sortir. Ce n’est pas décent de travailler cinquante heures par semaine pour toucher à peine plus d’un smic.  »

La situation s’est dégradée depuis qu’en décembre 2016, Uber a augmenté la commission qu’il ponctionne sur les courses des chauffeurs et ce, moins d’un an après avoir baissé les tarifs de celles-ci. Malgré tout, Malik ne veut pas trop se plaindre.  » Il y a pire.  » Contrairement à d’autres, il ne s’est pas endetté et il n’a pas de loyer à payer, puisqu’il vit chez ses parents.

Chaque année, plus de 10 000 personnes tentent l’aventure du VTC. Ils sont majoritairement jeunes, peu ou pas diplômés et vivent dans les quartiers interdits de nos banlieues. Pourtant, quand Youssef, un autre chauffeur basé à Stains (Seine-Saint-Denis), entend des élus de gauche et de droite vanter les mérites d’Uber, expliquant que c’est une chance pour les banlieues, il est perplexe. Comme nous le sommes lorsqu’on nous dit que ces gens-là sont autant de  » Chances pour la France « .

Après trois ans au chômage à envoyer des centaines de CV dépeuplés, il a suivi une formation de VTC et s’est connecté plus de soixante heures par semaine à l’application Uber.  » C’était dur. Je ne voyais pas ma famille « , explique ce trentenaire. Au bout de six mois, il a jeté l’éponge, sans toutefois rejeter en bloc Uber.  » Il vaut mieux travailler soixante heures que de rester au RSA « , explique ce  » pro-Macron « , adhérent à En marche ! Tiens, tiens…

Karim a connu les mêmes difficultés pour trouver un emploi. Appuyé sur une petite table ronde installée près de la machine à café d’une station-service de Seine-Saint-Denis, il raconte qu' » ici, si tu n’as pas de réseau, pas de qualification, tu vas chez Uber « . C’est très exactement ce que nous disons depuis toujours mais ça incite aussi à se souvenir de ce que nous écrivions déjà en 2015 sous le titre « Soft power à la sauce américaine » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/10/10/bulletin-climatique-du-week-end-1011-octobre-2015-de-la-republique-francaise/) :

 » Depuis une dizaine d’années, l’ambassade des Etats Unis à Paris mène une action similaire dans les banlieues, à Paris comme en région. Elle cible les futures responsables issus de la diversité. Après le 11 septembre, et alors qu’ils entraient en guerre en Irak, il s’agissait pour les Etats-Unis de montrer à la population musulmane qu’ils étaient leur alliés. A cela s’est ajoutée la révolte des banlieues de 2005. Une fracture jugée préoccupante dans un pays perçu comme une interface avec des mondes à l’Est et au Sud jugés plus hostiles. Mais aujourd’hui, leur calcul est plus pragmatique. Les Etats-Unis considèrent que ces jeunes issus de l’immigration seront les élites françaises de demain. C’est donc avec eux qu’il faut nouer des liens et se faire aimer. Une forme pragmatique et intéressée de « cinquième colonne « . Et ils le rendent bien à l’oncle Sam si l’on en croit Majid El Jarroudi, dirigeant de l’ADIVE (Agence pour la Diversité Entrepreunariale), une agence qui aide les entreprises des quartiers prioritaires à trouver des marchés.

Á cela s’ajoute la colonisation culturelle par la langue et surtout les tombereaux d’american way of life, déversés par les radios officielles (chansons et musiques étasuniennes à saturation) et les télés (séries dégoulinantes de « valeurs » étasuniennes et de violence). » Troublant, non ?

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Avant l’arrivée de Uber,  » ça marchait bien, on travaillait beaucoup avec les hôtels. On transportait leurs clients aux aéroports « . Mais la concurrence créée par Uber à fait chuter les prix. Alors, pour compenser, il travaille de plus en plus – de 18 heures jusqu’au petit matin, cinq ou six jours par semaine – pour sortir un salaire  » correct  » – de 1 600 à 1 800 euros –.  » Je n’ai pas le choix « , explique celui qui a encore 10 000 euros de crédit à rembourser sur l’achat de sa voiture. Quelques jours avant, Malik a vu, place Vendôme, à Paris, un chauffeur arrêté en warning sur le bord de la route.  » Il dormait la tête aplatie contre son volant.  » Ceux qui nous lisent savent ce que nous pensons de la traite négrière comme de l’esclavage installés dans nos pays. Lire « Le CER s’engage contre la traite et l’esclavage » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/29/le-cer-sengage-contre-la-traite-et-lesclavage/ et aussi https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/30/le-cer-sengage-contre-la-traite-et-lesclavage-2/ .

De l’aveu même de Jacques Rapoport, le médiateur désigné par le gouvernement dans le conflit opposant chauffeurs et plates-formes et qui présentait son rapport mercredi 1er février,  » lorsqu’on met en évidence que seule une partie, probablement minoritaire des chauffeurs, peut atteindre ou dépasser le smic sans congés payés ni protection contre les arrêts de travail, on décrit une situation qui ne doit pas durer.  » Au point de solliciter l’intervention du gouvernement pour légiférer et garantir à tous ces allogènes un revenu plancher qui permette un nouvel achat de la paix sociale, comme il s’en est fait la spécialité. Oubliant pourtant que toutes ces niches économiques ne font qu’alourdir le fardeau de notre pays et créent, en plus, de nouveaux ghettos professionnels comme le sont devenus l’aide aux malades avec les Antillaises, la surveillance des musées avec les Indochinois, la plonge ou la cuisine des restaurants avec les Sri-Lankais et apparentés, la sécurité des centres commerciaux avec les Africains (et même aujourd’hui quelques Maghrébins, histoire de dissuader…), etc. etc.

C’est peu dire que tout cela ne doit pas durer. Mais pas comme l’imaginent nos responsables politiques.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Ouf ! Un peu d’air frais.

VISITE DU CANDIDAT ROYALISTE À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE A LIMOGES
LE JEUDI 23 FÉVRIER

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M. Robert de Prévoisin est le candidat royaliste à l’élection présidentielle. Il sera à Limoges, le jeudi 23 février 2017, pour exposer son programme et rencontrer les royalistes de la région. Élu municipal à Cussay en Indre-et-Loire, il se présente au nom de l’Alliance Royale, une formation politique royaliste fondée le 25 janvier 2001 par Yves-Marie Adeline.

Considérant que le système s’écroule par pans entiers, laissant de véritables ruines aux générations futures, les royalistes sincères espèrent que cette candidature permettra de rassembler celles et ceux qui ne veulent plus entendre parler de la gauche et de la droite. Par ailleurs, qui peut prétendre, aujourd’hui, que 50,01 % des suffrages exprimés font une légitimité ?

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Programme de la soirée :
– 18h00 : Rencontre avec Robert de Prévoisin
– 19h00 : Petite visite de la gare des Bénédictins
– 20h00 : Repas pris en commun (plat du jour)

Lieu du rendez-vous : Buffet de la gare – Gare de Limoges

Contact : 06 28 36 42 31 (Philippe Gouilhers)

Le 2 février 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.