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Feu la loi du 22 juillet 1940.

3 Oct

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La loi du 22 juillet 1940, ou loi portant révision des naturalisations obtenues depuis 1927, est une ancienne loi française qui avait été promulguée par le régime de Vichy afin d’examiner et, le cas échéant, de déchoir de leur nationalité toute personne naturalisée depuis la loi du 10 août 1927 réformant le régime du droit de la nationalité, fortement contesté comme il peut l’être aujourd’hui. «Les étrangers ne doivent pas oublier que la qualité de Français se mérite», déclarait ainsi, au lendemain de la promulgation de la loi, le ministre de la Justice Raphaël Alibert .

Au total, sur 195 000 naturalisations, 15 154 personnes (soit 7,7 %) ont été déchues de leur nationalité au titre de la disposition principale de la loi, devenant apatrides selon l’historien Robert Paxton .

La loi prévoyait, sans automaticité, que pouvaient être dénaturalisées les personnes de la famille de l’individu dénaturalisé par la Commission chargée de l’application de cette loi, y compris s’ils l’avaient obtenues avant 1927 . Cela fut confirmé par arrêt de décembre 1942 du Conseil d’Etat, et pouvait conduire ainsi à une rétroactivité de la loi: les enfants français, parce que nés en France de parents dénaturalisés, pouvaient eux-mêmes perdre leur nationalité si les parents étaient visés par la Commission (conduisant à considérer, de façon rétroactive, comme nulle et non avenue la naturalisation des parents).

Ce qu’une loi fit en juillet 1940 a été défait par une ordonnance de mai 1944. Une nouvelle loi devra tôt ou tard dire à nouveau que  » LA QUALITE DE FRANÇAIS SE MERITE  » et dire aussi comment.

 

Le 3 Octobre 2016.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (21/22 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

21 Jan

I. Il faut dénoncer et punir sévèrement les collabos

La France a toujours eu à subir la traîtrise et il y eut des collabos à toutes les époques de son histoire. Les plus récents furent les porteurs de valise du FLN dont on trouve encore quelques exemplaires sans vergogne dans les allées du pouvoir, les médias ou les milieux culturels.

Mais voici venir aujourd’hui ceux qui trahissent en portant les paquetages des hordes migrantes du « Grand Remplacement » soit matériellement (Lire « La Cinquième colonne n’en finit pas de trahir » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/11/28/bulletin-climatique-quotidien-28-novembre-2016-de-la-republique-francaise/) soit en leur apportant un peu de réconfort…sexuel (Lire « La jungle de Calais est devenue le lupanar des immigrationnistes » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/23/bulletin-climatique-quotidien-23-septembre-2016-de-la-republique-francaise/). Tous sont en tout cas coupables de favoriser la traite négrière au nom de pseudo-bons sentiments. Nous devons les dénoncer et ils devront être sévèrement punis pour leur trahison.

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Aujourd’hui, il y a ceux qui défendent  » le paysan de la Roya  » (Lire « Cédric Herrou , membre assumé de la Cinquième colonne immigrationniste : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/06/bulletin-climatique-quotidien-6-janvier-2017-de-la-republique-francaise/) et ceux qui fustigent son action auprès des migrants. Autour de l’emblématique Cédric Herrou, qui héberge des Africains qui ont traversé à pied la frontière italienne, se dessinent plusieurs France. Celle qui estime, à l’instar par exemple d’un Arnaud Montebourg, qu’il ne devrait pas être poursuivi pour avoir aidé des migrants. Celle qui, comme le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, assimile l’aide des citoyens de cette vallée à une  » filière d’immigration clandestine « .

Cette ligne qui traverse l’échiquier politique, renvoie, nous dit-on, à une scission profonde dans la société. Directeur du département opinion publique à l’IFOP, Jérôme Fourquet identifie même  » trois France « , à y regarder de plus près.  » Dans le rapport aux migrants, nous ne sommes pas dans du bilatéral, estime l’auteur de Accueil ou submersion, regards européens sur la crise des migrants (Edition de l’Aube, 2016). Nos concitoyens se partagent en trois groupes avec d’un côté les inconditionnels de l’accueil ; de l’autre les opposants à l’entrée d’étrangers. Et entre les deux, un large pourcentage de la population qui estime que ce qui arrive aux Syriens, Africains ou Afghans est terrible, certes, mais dont la crainte du terrorisme, du chômage ou du déclassement brise leurs velléités d’accueil.  » Comme toujours dans notre pays, ce sont les mous, ceux que l’on appelait jadis «  Le marais « , qui veulent bien mais sans trop vouloir. Ceux du marché noir (!) de 1940-1945 ou celles dont les hommes étaient prisonniers mais qui fricotaient avec les chleuhs et qui furent tondues à la libération. Bref, les alliés objectifs des traîtres et qui sont hélas la majorité.

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Du côté des  » solidaires  » (entendez les traîtres), l’accélération des comparutions en justice pour leur soutien aux migrants a précipité la mobilisation. Cédric Herrou, qui après son procès début janvier sera fixé sur son sort le 10 février, a de nouveau été placé en garde à vue, jeudi 19 janvier pour récidive de transport de migrants entre l’Italie et la France…Ce n’est plus du militantisme, c’est de la provocation.

Mardi 17 janvier, l’un des Parisiens les plus présents sur les campements depuis 2015, devait être jugé, poursuivi pour  » rébellion et violence sur personne dépositaire de l’autorité publique « , pour avoir voulu éviter à des migrants d’être emmenés par la police. Renvoyé au 5 mai, ce procès est le second pour Houssama El Assimi (ça ne s’invente pas) qui avait déjà dû en septembre 2016 répondre de l’organisation d’une manifestation interdite avant d’être relaxé par des juges rouges. Le 8 février, ce sera le tour de Ben Art’Core, photographe immigrationniste et membre de tous les collectifs de ce genre, de Calais à Nice, poursuivi pour avoir incité et aidé des étrangers en situation irrégulière à passer en France. Quant à Calais, justement, ils sont nombreux à être poursuivis pour aide aux migrants illégaux.

Heureusement, comme le rappelle Violaine Carrère du Groupe d’information et de soutien des immigrés,  » les poursuites ne sont pas toujours directement engagées pour “aide à l’entrée et au séjour”  » (article 622-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers), que les associations ont rebaptisé  » délit de solidarité  » (sic).  » D’autres chefs d’accusation se multiplient « , ajoute la juriste.

Face à cette vague, une centaine de syndicats et d’associations ont signé le 12 janvier un texte rappelant qu' » on assiste depuis plusieurs mois à la recrudescence de cas où la solidarité est tenue pour un délit  » (où l’on voit comment ces gens-là détournent toujours le sens des mots à leur avantage et pour alimenter leur martyrologe). Les signataires y voient une volonté directe des «  autorités  » de  » faire plier les citoyennes et les citoyens qui n’adhèrent pas aux politiques de non-accueil et de mise à l’écart des migrants « . Alors qu’ils oublient qu’ils devraient tout simplement être fusillés pour trahison.

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Plusieurs centaines de lettres commençant par  » Monsieur le président, aujourd’hui, j’ai commis un délit de solidarité. Hier aussi. Et demain je le referai « , ont été récemment postées pour l’Elysée. Agnès Tricoire, l’avocate qui a initié ces envois veut interpeller directement le chef de l’Etat.  » Nous sommes des milliers à refuser la politique du pire, à refuser qu’un délit contre lequel nous nous sommes battus sous la droite nous soit renvoyé dans la gueule par la gauche « , a-t-elle écrit à François Hollande. Un peu ce que veut aussi mettre en exergue le mouvement de soutien autour de l’association la Roya citoyenne, avec des gens aussi divers que les artistes Sanseverino, les chroniqueurs Nicole Ferroni et Guillaume Meurice ou Cécile Duflot.

Cette France-là n’est pas limitée à Vintimille, Calais ou Paris. Partout, dans les villes et villages où ont ouvert des centres d’accueil, quelques traîtres apportent de l’aide. Une Cinquième colonne qui donne un pull ou un sandwich, puis un jour une place au chaud, oubliant de demander au bénéficiaire son statut administratif. Et qui s’étonnera plus tard, en pleurnichant, de subir vols, agressions, viols ou…attentats terroristes.

En Ile-de-France, un mouvement de gauchistes héberge ainsi pour une nuit ou une semaine les mineurs remis à la rue (au lieu d’être expulsés) parce que jugés trop âgés. Entre Vintimille et Nice, on convoie en voiture, on nourrit, on héberge ceux qui ont traversé la frontière franco-italienne. A Calais, quelques  bénévoles prennent désormais chez eux ceux que l’Etat n’héberge plus depuis qu’il pense le  » problème  » résolu par l’évacuation du bidonville.

Mais dans quelques villes comme Allex, dans la Drôme, ou Saint-Brévin-les-Pins, en Loire-Atlantique, des centaines de citoyens ont manifesté leur opposition à une installation dans leur commune des évacués de la  » jungle  » de Calais, dans la foulée des déclarations de Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, craignant de voir s’installer partout  » des mini-Calais « .

Sur le reste du territoire, l’opposition aux migrants reste plus discrète pour éviter d’être repérée. Le véritable rendez-vous pour rappeler ce qui a du mal à s’exprimer à haute voix pourrait bien être le scrutin présidentiel.

Entre cette France, qui se renie et celle qui ne veut pas du « Grand Remplacement« , se dessine le large groupe du  » ni-ni  » que connaît bien le politologue Jérôme Fourquet. Un marais qui dérive vers l’un ou l’autre des deux camps, au gré des événements…  » Lorsque le pape François demande d’accueillir, un glissement se fait dans le groupe catholique vers les proaccueil ; lorsque rejaillit la peur du terrorisme, les indécis passent chez les opposants à l’accueil « , rappelle l’analyste pour qui ces indécis ont la spécificité toute française de  » pencher plus vers le camp des “antimigrants” que celui de l’accueil. Contrairement au positionnement de ce même groupe en Allemagne et en Italie.  » Où, effectivement, la situation est pire que chez nous.

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Aux yeux de M. Fourquet, trois facteurs, structurels ou conjoncturels, expliquent cette spécificité française.  » D’abord, les paysages politiques diffèrent. De ces trois pays, la France est le seul dans lequel un parti d’extrême droite, le Front national, laboure le terrain depuis trente ans, martelant inlassablement un discours antimigrants « , explique-t-il. La dialectique frontiste ayant même donné le la du positionnement des autres partis sur ce thème.

De plus,  » la crise des banlieues de 2005 a durablement insinué dans les esprits que notre modèle d’intégration a échoué. D’où l’idée que dans l’incapacité d’intégrer des nouveaux venus, il vaut mieux ne pas accueillir « , ajoute M. Fourquet qui rappelle au passage que  » l’accueil n’a pas été porté en France par des discours politiques forts depuis 2015 « … Les Allemands ont eu l’illusion du   » wir schaffen das  » ( » nous y arriverons « ) de la chancelière Angela Merkel. Les Italiens entendent les messages récurrents mais totalement irresponsables du pape François. En France le costume du leader de l’accueil n’a heureusement pas trouvé preneur. Pourvu que ça dure.

Mais quand se réveilleront-ils ?

II. Le boum à haut risque du recrutement dans l’armée

Une bonne nouvelle : la force opérationnelle terrestre (hors réservistes), prête à être envoyée pour combattre à tout moment, a atteint son objectif en passant de 66 000 à 77 000 soldats fin 2016.
Fini la déflation continue des vingt dernières années car l’armée doit maintenir ses effectifs dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

De fait, le nombre de recrutements annuels s’envole, l’armée de terre est la plus sollicitée : en 2015, plus de 10 000 jeunes ont été recrutés, contre 7 000 prévus initialement, et 16 500 en 2016. En parallèle, la réserve opérationnelle, rattachée à la garde nationale, monte elle aussi en puissance (elle passera de 17 000 personnes aujourd’hui à 24 000 d’ici à 2019, selon les chiffres du Sirpa Terre). Le défi est double : l’armée doit recruter en masse, sans transiger sur la fiabilité des candidats. Mais comment s’assure-t-elle qu’aucun profil instable ou malveillant ne rejoint ses rangs ? (Lire « Bravo ! Mais attention, danger » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/11/23/bulletin-climatique-quotidien-23-novembre-2015de-la-republique-francaise/). Alors, lisez bien ce qui suit.

Comme des milliers d’autres jeunes, Myriam a postulé en 2016 pour intégrer l’armée active. Sujette auparavant à d’importants troubles du comportement, qui ont nécessité sa scolarisation dans un établissement spécialisé, la jeune fille n’a pas franchi l’étape de l’expertise médicale initiale.

Le médecin militaire l’a déclarée  » inapte  » avec une classification  » P 5 « , qui correspond, sur une échelle de 0 à 5, à une  » pathologie psychiatrique avérée et évolutive  » et une inaptitude définitive.  » Le médecin m’a dit : “Je ne prends aucun risque. Si vous avez une arme, vous pourriez avoir un coup de chaud et tirer” « , raconte Myriam.  » Dégoûtée « , elle apprend l’existence de la réserve militaire et retente sa chance. Elle postule dans une autre ville. Remplit un nouveau dossier. Effectue une nouvelle expertise médicale initiale. Mais, cette fois, Myriam est évaluée  » P 0 «  et déclarée  » apte « , deux mois seulement après le premier examen !

Interrogé sur la possibilité d’une telle situation, le chef de l’un des 104 centres d’information et de recrutement des forces armées (Cirfa) est catégorique :  » En cas d’inaptitude définitive, un candidat ne peut servir ni dans l’armée active, ni dans la réserve.  » Le dossier de la jeune femme n’a-t-il pas suivi ? A-t-elle dissimulé des éléments de son parcours au médecin ? Les deux options se sont-elles conjuguées ? Quoi qu’il en soit, c’est pour le moins préoccupant.

Qu’ils rejoignent l’armée active ou la réserve, les candidats passent par le même processus de recrutement. Tous font également l’objet d’une enquête de la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD). Casier judiciaire, antécédents… leur passé est vérifié par le biais d' » un contrôle élémentaire « , réalisé par le Centre national des habilitations défense (CNHD). Un avis favorable ou non est ensuite rendu avant la fin de leur formation.

Les exigences sont identiques dans l’armée active et dans la réserve, sous peine de mettre en danger le soldat, sa mission ou son groupe, insiste l’armée de terre.  » Un réserviste est un militaire à part entière. Porter des armes, c’est extrêmement sérieux. Il ne faut avoir aucun doute sur les candidats « , prétend le lieutenant-colonel Emmanuel (par sécurité son nom a été modifié), en charge des campagnes de recrutement.

Hélas, le cas de Myriam, qui a postulé à deux endroits différents, n’est pas isolé. Il porte même un nom : le  » vagabondage  » des individus en matière d’expertise médicale.  » On a parfois eu des difficultés à suivre les candidats, reconnaît le médecin en chef Eric (idem), de la direction centrale du service de santé des armées. On a demandé des corrections.  »

Un dossier médical numérique partagé a été créé en 2015 pour rectifier le tir. Sauf qu’il n’est pas encore mis en place partout. Les quelque 200 antennes médicales  » standards  » l’utilisent, mais dans les cinq antennes d’expertise médicale initiale (AEMI), spécialisées dans le recrutement des armées, son expérimentation devait débuter en janvier. Le système sera ensuite généralisé. En attendant, le suivi des dossiers comporte des failles.

Il n’est pas le seul. L’évaluation psychologique des candidats pâtit de la phase de recrutement intensif. Pour soulager les cinq antennes spécialisées, saturées, l’armée a mis à contribution les antennes standards, habituellement destinées aux visites médicales des militaires en cours de carrière, afin de réaliser l’expertise médicale des nouvelles recrues. Or, contrairement aux cinq antennes spécialisées, qui effectuent des tests psychologiques, celles-ci n’en font pas. Et rien n’est prévu pour que ce soit le cas. Une situation jugée  » exceptionnelle « , mais faisant craindre, là encore, des ratés. Surtout dans le contexte sociétal actuel où tant de  » fous d’Allah  » sévissent.

La pression exercée sur le recrutement risque donc bien de se faire au détriment de la sécurité même si les responsables prétendent que cela reste très faible vu le volume de recrutements et même si l’armée peut aussi se prévaloir d’avoir encore le choix, avec un taux de sélection de deux candidats pour un poste. Mais les objectifs de recrutement mettent toute la chaîne à rude épreuve. En 2015, le service de santé des armées a dû réaliser 79 000 expertises médicales initiales, contre 61 500 en 2014. Il devrait approcher des 100 000 en 2016.

Le Centre national des habilitations défense, considéré comme  » la première brique de la lutte antiterroriste « , doit lui aussi absorber un spectaculaire surcroît de travail. En 2015, les 87 personnes de ce service ont étudié 200 000 dossiers, contre 130 000 en 2014, selon un rapport parlementaire publié en juin 2016 sur la présence et l’emploi des forces armées. Dans ce document, le général Jean-François Hogard, à la tête de la DRSD, estime toutefois que  » la procédure de contrôle s’est avérée jusqu’à présent efficace « . Il précise que 92 % des candidats bénéficient d’un avis «  sans objection « , et que ses services suivent en priorité  » une cinquantaine de dossiers de radicalisation  » dans les armées (Lire « Il est temps de nous entendre » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/07/08/il-est-temps-de-nous-entendre/). Le député (LR) du Var Olivier Audibert Troin, coauteur du rapport, met en garde :  » On a dit que les armées sont à l’os. Mais c’est aussi le cas pour le personnel en back-office – dans l’administration – , qui a lui aussi besoin de renfort.  »

De son côté, Myriam, encore en période probatoire, a déjà commencé sa formation de réserviste. Elle pourra ensuite être déployée en renfort de l’opération  » Sentinelle  » de sécurisation du territoire, ou sur d’autres missions ! Entraînement, maniement des armes, combat… Elle a suivi le programme classique. Y compris le tir. Elle a pu s’y exercer deux fois pendant sa formation initiale mais aussi juste avant, lors d’une initiation au tir encadrée par des instructeurs militaires. Elle fait le pari de retenter d’entrer dans l’armée active dans deux ans, en démontrant qu’elle a réussi son parcours de réserviste.

À moins que nous ne la retrouvions bientôt dans la rubrique  » Faits divers  » de nos médias…D’ici là, la  » barbarisation  » de nos armées continuera.

 

III. Et ce qui devait arriver arriva

Depuis les attentats islamistes dont notre pays a été victime, le gouvernement de la République tente de mettre sur pied des structures pédagogiques dites de  » déradicalisation  » avec pour objectif de ramener à la raison les  » fous d’Allah « …Nous les avions pourtant prévenus, « La meilleure déradicalisation, c’est l’expulsion » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/16/bulletin-climatique-quotidien-16-septembre-2016-de-la-republique-francaise/).

Le premier centre de  » déradicalisation  » de France, qui a ouvert en septembre 2016 dans le lieu-dit de Pontourny, en Indre-et-Loire, vient de connaître son premier scandale. Un de ses pensionnaires, un certain Mustafa Savas (1), 24 ans, a été interpellé, mardi 17 janvier à Wissembourg (Bas-Rhin), où il profitait d’une permission de sortie. Une perquisition s’est déroulée le même jour dans l’enceinte de l’internat, pourtant censé héberger des individus n’étant pas suivis par la justice antiterroriste.

Cette opération, menée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), met à mal les premiers pas du gouvernement en matière de déradicalisation. A tel point que le ministère de l’intérieur a passé consigne, jeudi 19 janvier, jour de la révélation par les Dernières nouvelles d’Alsace de l’interpellation du jeune homme, de ne laisser filtrer aucune information sur son profil, et encore moins sur son admission dans le centre. Car, comme vous l’imaginez facilement, pas question que les Français sachent…

Rappelons quand même les belles paroles du préfet d’Indre-et-Loire, porte-parole du gouvernement, lors de l’inauguration de ce centre de déradicalisation :  » aucun des pensionnaires ne sera sous main de justice pour faits de terrorisme, n’aura tenté d’aller en Syrie ou n’aura été condamné pour des faits de violences « .

Visiblement briefé, le directeur du centre de Pontourny – qui compte cinq pensionnaires – a préféré mentir en prétendant qu’il «  ne connaît pas  » Mustafa Savas. Un autre fonctionnaire du ministère assure à son tour que Mustafa Savas n’a jamais transité par le centre, avant finalement d’admettre :  » Oui, d’accord, il y est depuis l’ouverture.  » Un mensonge d’Etat, donc.

Si le déni des autorités est difficilement compréhensible, leur embarras est légitime. Le centre de Pontourny est présenté depuis son inauguration comme une structure expérimentale censée accueillir le  » bas du spectre « , sur la base du volontariat. Des jeunes gens  » en voie de radicalisation « , coupables pour la plupart de simples consultations de sites djihadistes, n’étant pas sous main de justice et n’ayant jamais tenté de se rendre en Syrie.

Ses pensionnaires répondent, paraît-il, tous aux critères édictés par le ministère. Tous, sauf Mustafa Savas. S’il n’est pas encore techniquement poursuivi, l’homme a tenté à deux reprises de gagner la Syrie avant son admission dans l’établissement, en septembre 2016. Il avait été empêché de partir en décembre 2013 en compagnie de Foued Mohamed-Aggad, futur kamikaze du Bataclan, et pourrait être mis en examen, samedi 21 janvier, à l’issue de sa garde à vue, pour un deuxième projet de départ, datant de mai 2016.

Comment Mustafa Savas s’est-il retrouvé dans cette structure réservée aux profils les moins radicalisés ? La procédure d’admission est paraît-il pointilleuse : les candidatures sont sélectionnées par les préfectures, puis soumises aux services compétents – DGSI et Renseignement territorial – qui évaluent leur degré de radicalité, avant de transmettre leur avis au Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR), qui pilote l’expérimentation.

Or la DGSI avait émis un avis négatif sur l’intégration de Mustafa Savas au centre de Pontourny, convaincue que l’homme, auteur de deux tentatives de départ en moins de trois ans, était susceptible de récidiver. Le service n’a pas été entendu, et il a procédé à l’interpellation du jeune homme, mardi, dans le cadre d’une enquête préliminaire sur son deuxième projet de départ.

L’admission de Mustafa Savas dans le centre s’explique en partie par le fait que les candidats s’y font rares, comme on aurait pu s’en douter : quatre mois après son ouverture, la structure n’accueille que cinq pensionnaires, pour une capacité totale de vingt-cinq places.  » En deux mots, ça ne marche pas « , résume une source préfectorale. Si les autorités ont accepté un pensionnaire plus radicalisé que les autres, et ce contre l’avis de la DGSI, c’est parce qu’elles n’arrivaient pas à remplir le centre, souligne un autre interlocuteur. C’est donc bien un scandale d’Etat.

Les deux projets de départs de Mustafa Savas avaient pourtant suffi à faire tiquer les services de renseignement. En décembre 2013, le jeune homme avait tenté une première fois de gagner la Syrie en compagnie de dix amis strasbourgeois, partis par petits groupes. Son père, son frère et des amis l’avaient intercepté in extremis à l’aéroport de Francfort, tandis qu’il s’apprêtait à s’envoler pour Antalya, en Turquie, en compagnie de Foued Mohamed-Aggad, son  » meilleur ami  » !

Quelques heures après son interpellation en Allemagne, Mustafa Savas échangeait par téléphone avec le frère de Foued, Karim :  » Je me suis fait pécho à Francfort… par mes parents… faites gaffe. (…) Moi, je suis foutu, les autres, ils n’ont pas de problèmes, ils vont vous rejoindre.  »  » T’inquiète, Mustafa, on ne va pas te laisser tomber, frérot, t’inquiète pas, Allah est avec nous… On est des frères « , lui avait répondu Karim Mohamed-Aggad.

Mustafa Savas n’a pas été mis en examen à la suite de cette première tentative de départ et on se demande bien pourquoi. Sept de ses dix compagnons de voyage – deux sont rapidement morts en Syrie, le troisième, Foued Mohamed-Aggad, s’est fait exploser à Paris le 13 novembre 2015 – ont en revanche été condamnés en juillet 2016 à des peines allant de six à neuf ans de prison.

Deux ans après ce premier échec, l’homme reprenait la route avec deux amis – également interpellés mardi dans les environs de Strasbourg –, vraisemblablement en direction de la Turquie. Contrôlés le 6 mai 2016 à la frontière germano-autrichienne, les trois comparses avaient finalement décidé de faire demi-tour. La DGSI les a surveillés pendant quelques mois, avant de les arrêter.

Le contexte est particulièrement lourd : Mustafa Savas était suivi en raison de sa première tentative de départ et de sa proximité avec Foued Mohamed-Aggad ; un de ses complices, âgé de 21 ans, est soupçonné d’avoir effectué un court séjour en Syrie fin 2014 ; quant au troisième, ancien adjoint de sécurité de 30 ans, il est également fiché  » S « .

Quant aux habitants du petit village de Pontourny auxquels on a menti avec tant d’aplomb, imaginez-vous leurs craintes aujourd’hui ?

Au risque de nous répéter, nous vous conseillons la lecture d’un de nos article sur la déradicalisation : « Le scandaleux trafic de la déradicalisation » (2).

(1) Nous donnons toujours les noms de ces «  Chances pour la France « , chaque fois que nous parvenons à les connaître, à la différence de l’ensemble des médias officiels qui préfèrent les passer sous silence.

(2) https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/11/12/le-scandaleux-trafic-de-la-deradicalisation-en-france/

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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En ce jour du 223e anniversaire de l’assassinat du roi Louis XVI le Conseil dans l’Espérance du Roi vous invite au recueillement et à la prière pour le repos de l’âme du roi et le salut de la France.

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Le CER vous invite également à méditer le testament du roi :

« Au nom de la très Sainte Trinité du Père du Fils et du St Esprit.

Aujourd’hui vingt cinquième jour de Décembre, mil sept cent quatre vingt douze.

Moi, Louis XVIe du nom, Roy de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille, de plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune Loy existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées et auquel je puisse m’adresser.

Je déclare ici en sa présence mes dernières volontés et mes sentiments.

« Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

« Je meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l’Église, les Sacrements et les Mystères tels que l’Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d’expliquer les dogmes qui déchirent l’Église de Jésus-Christ, mais je m’en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m’accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l’Église suivie depuis Jésus-Christ. Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l’enseigne.

Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j’ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m’humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d’un Prêtre Catholique.

Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l’Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de coeur.

Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s’il m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d’un Prêtre Catholique, pour m’accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j’aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.

Je prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal.

Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Sœur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être. Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma sœur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s’ils viennent à me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.

Je recommande mes enfants à ma femme, je n’ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d’en faire de bons Chrétiens et d’honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde ci (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Éternité.

Je prie ma soeur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s’ils avaient le malheur de perdre la leur.

Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu’ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu’elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.

Je recommande à mon fils, s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve. Qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement, étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.

Je recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c’est une dette sacrée que j’ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’étaient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l’ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d’effervescence, on n’est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à leur malheur.

Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m’ont montré un véritable attachement et désintéressé. D’un côté si j’étais sensiblement touché de l’ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n’avais jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l’autre, j’ai eu de la consolation à voir l’attachement et l’intérêt gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés. Je les prie d’en recevoir tous mes remerciements ; dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s’enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes. Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j’ai eu tout lieu de me louer depuis qu’il est avec moi. Comme c’est lui qui est resté avec moi jusqu’à la fin, je prie MM de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. J’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

Je prie MM de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu’ils se sont donnés pour moi.

Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.

Fait double à la Tour du Temple le 25 décembre 1792« .

 

Le 21 janvier 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

Dans les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

15 Août

La richesse des archives de notre blogue est telle que l’idée nous est venue de rappeler au souvenir nos amis lecteurs (surtout ceux qui viennent de naître !) quelques-uns des articles que nous y avons publiés. Et, en ce 15 août, fête de l’Assomption de la Vierge Marie, voici notre Bulletin climatique de la République française des 15-16 août 2015. Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride.

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BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (15/16 août 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

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l’Assomption de la Vierge Marie, par le Titien, à Santa Maria Gloriosa dei Frari (Venise)

La mort programmée des églises de France

Les colonnes infernales de la révolution éventraient les mères vendéennes pour détruire leurs enfants, les édiles de la république éventrent nos église pour écraser l’infâme et éradiquer la foi.

Alors qu’aujourd’hui 15 août 2015 nous fêtons l’Assomption de la Vierge Maris, la France détruit ses églises. Celles de Saint-Aubin-du-Pavoil et de Gesté dans le Maine-et-Loire ont été récemment détruites, après bien d’autres dont l’église Saint-Jacques d’Abbeville dans la Somme.

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Destruction de Saint-Jacques d’Abbeville

On nous raconte que l’entretien et la rénovation de ces lieux de culte, hélas de plus en plus désertés (avant qu’ils ne soient réquisitionnés pour être transformés en mosquées), coûtent souvent trop cher aux communes. Mais c’est aussi l’image traditionnelle des villages français qui est menacée.

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Même François Mitterrand, avec sa force tranquille, l’avait compris !

Sur les quelque 45 000 églises de France, 400 sont en péril. Et pourtant, certaines églises s’en sortent mieux que d’autres. Par exemple, dans le Pas-de-Calais, celle de Lumbres a été rénovée, et celle de Bouin-Plumoison n’a finalement perdu que son clocher. D’autres sont sauvées par les habitants ou des procédures de classement.

Mais l’inquiétude est si vive cependant que Denis Tillinac et l’hebdomadaire Valeurs actuelles ont lancé une pétition en ligne adressée au gouvernement pour sauver les églises de France. Vous pouvez signer cette pétition grâce au lien ci-dessous :

http://www.valeursactuelles.com/comme-les-30-premiers-signataires-je-signe-lappel-de-denis-tillinac-54186

De grâce, signez et faites signer !

 

La Terre est en rupture de stock ! 

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En moins de huit mois, nous avons déjà consommé toutes les ressources naturelles renouvelables que la planète peut produire en un an.

L’organisation non gouvernementale Global Footprint Network réalise ce calcul depuis une vingtaine d’années. Grâce à des données fournies par les Nations unies, elle compare l’empreinte écologique, qui mesure l’exploitation des ressources naturelles de la Terre par l’homme, avec la biocapacité de la planète, c’est-à-dire sa capacité à régénérer ses ressources et absorber les déchets, comme les émissions de gaz à effet de serre.

L’ONG détermine ainsi le jour de l’année où l’empreinte écologique dépasse la biocapacité. Pour 2015, ce « jour de dépassement » est le 13 août.
Toujours plus précoce, cette date avance de trois jours par an, en moyenne, depuis 1970. En 2005, elle tombait début septembre et en 1975, fin novembre. «Même si notre calcul est approximatif, il montre que le dépassement est très élevé. Et que l’humanité continue d’accroître sa consommation de ressources, alors qu’elle vit déjà à crédit », s’inquiète Mathis Wackernagel, fondateur de l’ONG et cocréateur du modèle de calcul. A partir du « jour de dépassement », l’humanité creuse sa dette écologique. Une dette dont la planète et ses habitants paient déjà le prix : déforestation, baisse des réserves d’eau, épuisement des ressources aquatiques, accumulation de déchets et de gaz à effet de serre…

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L’empreinte écologique par pays en 2011. En vert, les régions où la production naturelle dépasse la consommation (de 0-50 % à plus de 150 %). En rouge, les pays où la situation est inverse. © Global Footprint Network

A quelques mois de la conférence mondiale sur le climat (COP21), le jour de dépassement prend une résonance particulière. « Les négociations à venir seront capitales pour réduire l’empreinte écologique. Car les premiers responsables de son augmentation, ce sont nos émissions de carbone », précise Sebastian Winkler, vice-président de l’organisation internationale. Rien que pour absorber les gaz à effet de serre émis par l’homme, 85 % de la biocapacité totale de la planète sont aujourd’hui nécessaires, d’après l’ONG.

Autres facteurs qui expliquent cette fuite en avant, l’accroissement de la population et l’augmentation du niveau de vie des Brics – Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud –, les grandes puissances émergentes. Car s’il faudrait 1,6 planète pour répondre au besoin de l’humanité, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. Les Chinois auraient besoin de 2,7 Chine pour répondre à leur besoin. Ce qui la place devant la France (1,4) ou l’Inde (2), mais derrière la Suisse (3,5) ou le Japon (5,5). Et demain, si la tendance se poursuit, il faudra 2 planètes pour répondre à tous  besoins en 2030.

En résumé, alors que les humains ne consommaient que 103 % des ressources terrestres en 1970, en franchissant symboliquement ses limites le 23 décembre, ils en consomment désormais 163 %.

« Malgré les beaux discours, peu de dirigeants croient en l’intérêt, pour leur pays, de réduire leurs rejets, nuance Mathis Wackernagel. Pourtant, ce que montre notre indicateur, c’est que les États sont dans une situation critique. Comment faire prendre conscience à nos dirigeants qu’utiliser des ressources que l’on ne possède pas entraîne un grave risque économique ? » Pour le fondateur du Global Footprint Network, cette prise de conscience est essentielle, car ensuite, les leviers d’action sont multiples.

Diane Simiu, du WWF France, met elle aussi l’accent sur la politique énergétique : « Les gouvernements doivent agir dès maintenant, en accélérant le déploiement des énergies renouvelables, en renforçant l’efficacité énergétique et en supprimant leurs subventions aux énergies fossiles. »

Pour vivre à nouveau, un jour, dans les limites que nous offre notre planète.

 

Vous cherchez un complément de revenu ?

Devenez « passeur de migrants« 

Nous avons rapporté hier vendredi 13 août qu’un nouveau réseau de passeurs de migrants a été démantelé à Calais, lundi 10 août. La police aux frontières a interpellé quatre Albanais et trois Français. Ils sont suspectés d’appartenir à un réseau de passeurs, mais aussi de proxénétisme de migrants. C’est le dix-neuvième réseau démantelé depuis le début de l’année à Calais par la police aux frontières et l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre (Ocriest). Un chiffre en forte hausse : les enquêteurs avaient mis seulement fin à six filières sur la même période en 2014.

Alors que le groupe Eurotunnel a affirmé, le 29 juillet, avoir intercepté  » plus de 37 000 migrants  » depuis le 1er janvier, l’afflux massif de migrants décidés à entrer illégalement en Grande-Bretagne aiguise l’appétit des organisations criminelles. Faire passer la frontière franco-anglaise à des migrants est un commerce très lucratif. Dans le Calaisis, les sept filières de passeurs albanais démantelées depuis janvier ont généré entre 700 000 et 2 millions d’euros de chiffre d’affaires chacune, estiment les policiers.

Autre atout : les risques financiers sont limités. Même si la police aux frontières et l’Ocriest multiplient les arrestations, les saisies d’argent restent rares. Les réseaux faisant souvent payer dans leur pays d’origine les candidats au départ, peu d’argent circule en France.
Avec la multiplication des affaires, la justice dispose de nombreux témoignages de migrants qui permettent de se faire une idée plus précise des tarifs pratiqués et de l’organisation des réseaux. Auparavant très cloisonnés – le migrant se tournait vers une filière issue de son pays d’origine –, les réseaux sont désormais des entreprises criminelles internationales. Les policiers ont ainsi observé des passeurs pakistanais, afghans, irakiens ou vietnamiens circuler dans la  » nouvelle jungle « , le campement qui regroupe depuis mars des milliers de migrants, pour proposer leurs services aux clandestins issus d’Afrique ou du Moyen-Orient. Les passeurs albanais sont plus malins et préfèrent loger leurs clients dans des hôtels, loin du campement sur lequel se focalisent tous les regards.

Les tarifs des passeurs varient en fonction de la prestation et surtout de la communauté prise en charge. Les Erythréens, qui représentent le quart des candidats au passage mais aussi la population la plus démunie, ne doivent ainsi débourser  » que  » 500 euros pour passer en Grande-Bretagne ; les Irakiens entre 900 et 1 500 euros ; Albanais, Indiens et Syriens entre 6 000 et 8 000 euros. Devant les prix pratiqués, certains clandestins deviennent eux-mêmes passeurs pour financer leur propre passage. Les tarifs varient aussi en fonction des réseaux, certaines nationalités étant plus reconnues que d’autres pour leur savoir-faire.

Comme on pouvait s’en douter, les filières chinoises et vietnamiennes, très structurées, prennent en charge leurs clients du pays d’origine au pays de destination. Elles proposent des places  » VIP  » (en cabine à côté du chauffeur de poids lourd) et une formule avec garantie (en cas d’échec, on retente autant de fois que nécessaire). Les tarifs sont à l’avenant de ces prestations  » haut de gamme  » : 20 000 euros le passage. Comme ceux pratiqués par les filières de passeurs du sous-continent indien, spécialisées dans les faux papiers. Démantelé en mars à Strasbourg, un réseau bangladais qui fournissait, entre autres, des visas étudiants pour le Royaume-Uni aurait généré 6 millions d’euros de recettes. Un réseau sri-lankais, tombé en juin, remettait aux migrants désirant se rendre en Grande-Bretagne un faux passeport britannique fabriqué en Thaïlande puis expédié. La prestation était facturée entre 15 000 et 19 000 euros.

A l’autre bout de la chaîne, on trouve les filières issues de la Corne de l’Afrique, beaucoup moins structurées. La plupart des Erythréens, après avoir réussi dans des conditions souvent épouvantables à traverser les déserts puis la Méditerranée, doivent ainsi utiliser un premier réseau pour passer d’Italie en France, puis un second de France en Grande-Bretagne.

Entre les deux, les réseaux afghans, albanais, irakiens et kurdes. Les passeurs acheminent leurs clients depuis les campements vers différentes aires de repos de l’autoroute E40, en France et en Belgique, où ils sont chargés comme des bestiaux dans des remorques de poids lourds en partance pour la Grande-Bretagne. Avec ou sans la complicité des camionneurs.

Vous souvenez-vous que l’Union européenne (et la France n’était pas en reste*) a prétendu au mois de juin dernier s’attaquer aux passeurs libyens qui acheminent les hordes africaines vers les côtes italiennes ? (Lire « La montagne a encore accouché d’une souris » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/04/25/bulletin-climatique-du-week-end-2526-avril-2015de-la-republique-francaise/). Que va-t-elle faire contre les réseaux de passeurs qui sévissent non pas sur les côtes libyennes mais dans notre propre pays ?

RIEN, bien sûr…

* François Hollande avait alors indiqué que Paris et Londres allaient saisir ensemble le Conseil de sécurité des Nations unies, pour demander une intervention sur le territoire libyen : « La décision a été prise de présenter toutes les options pour que les navires puissent être appréhendés, annihilés. Cela ne peut se faire que dans le cadre d’une résolution du Conseil de sécurité et la France prendra une initiative, avec d’autres. » Va-t-il « annihiler » les camions et les grosses cylindrées des passeurs du Calaisis ?

 

 » Demain, on rase gratis ! « 

Les premières estimations de croissance de l’Insee publiées vendredi 14 août sont un coup dur pour le gouvernement, avec une croissance nulle pour le deuxième trimestre 2015 et après une croissance à peine plus élevée (0,7%) au premier trimestre.

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Moteur attendu d’une reprise économique durable, l’investissement des entreprises a ralenti au deuxième trimestre (+0,2% après +0,6% au premier trimestre), tandis que la consommation des ménages a fortement fléchi (+0,1% après +0,9%). Le commerce extérieur a contribué positivement à l’évolution du PIB (+0,3 point après -0,3), mais a été plombé par les variations de stocks (-0,4 point). 

Autre élément marquant de cette première estimation, l’investissement des ménages accentue encore son recul au printemps (-1,6% après -1,1%). Les exportations ont en revanche accéléré (+1,7% après +1,3%), notamment celles de matériels de transport (+8,2% après +0,1%), mais celles de produits pétroliers raffinés ont fortement ralenti (-7,5% après +13%). Dans le même temps, les importations ont également ralenti (+0,6 après +2,2%).

Bref, tout va mal.

Et pourtant le gouvernement continue de proclamer que  » demain, on rase gratis « …Ce chiffre « conforte notre objectif » d’une croissance de 1% en 2015, a en effet réagi dans la foulée le ministre des Finances, Michel Sapin. « Après un premier trimestre très dynamique (jugez-en : + 0,7%), le niveau de l’activité se maintient« , s’est-il félicité.

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Michel Sapin : « Mais puisque je vous le dis !« 

Errare humanum est…sed perseverare diabolicum. Car, dans une tribune au Monde, Michel Sapin estime qu’« après trois années sans réelle croissance, la reprise se diffuse dans l’économie » : « Constatons […] que le chiffre de la croissance du 2e trimestre, à première vue décevant, vient après un 1er trimestre très dynamique, et qu’au-delà des à-coups d’un trimestre à l’autre, inévitables dans toute phase de redémarrage, la reprise est bel et bien engagée en France.
Ce résultat, ce n’est pas seulement le fruit d’un « alignement astral » favorable – pétrole bas, taux d’intérêt bas, euro bas. C’est d’abord le résultat d’une politique volontariste : avec le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et la première étape du Pacte de responsabilité et de solidarité, ce sont 20 milliards d’euros qui ont déjà été restitués aux entreprises. Le plan de soutien à l’investissement, notamment la mesure de « suramortissement », est en œuvre depuis avril.

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Et que pensez-vous qu’il adviendra du chômage ?

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Samedi 26 et dimanche 27 septembre 2015

103e PELERINAGE LEGITIMISTE à Sainte-Anne d’Auray

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Le premier pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d’Auray a eu lieu en 1844 pour le 25e anniversaire d’Henri V (Comte de Chambord).

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Interrompu en 1914, il a été repris en 1983. À la demande de l’Union des Cercles Légitimistes de France, il est organisé par la Fédération Bretonne Légitimiste. Témoignage d’adhésion et de fidélité aux principes qui ont fait la France, ce pèlerinage est le garant de la force des cercles légitimistes dont la vocation est d’œuvrer au renouveau de notre pays en lui redonnant ses Institutions naturelles.

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Monseigneur Louis de Bourbon, duc d’Anjou et son épouse en visite à Sainte-Anne d’Auray, le 28 mai 2015

Renseignements
Courrier : Fédération Bretonne Légitimiste (F.B.L.) : B.P. 10307 35703 Rennes cedex 7
Tél : 09 97 45 46 80 – 06 28 35 51 60
Mél : cerclejeandebeaumanoir@orange.fr

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Monument au comte de Chambord à Sainte-Anne d’Auray

Le 15 août 2015.
Jean-Yves Pons, CJA.

Les députés LRM ne manquent pas d’air !

7 Août

Il faut croire que la place est bonne car, manifestement, ces gens-là n’ont rien compris à la situation de la France pas plus qu’aux besoins des Français. À moins qu’ils soient tous, à l’instar de leur chef de file, DES IMPOSTEURS.

 

D’ailleurs, interrogé le 25 avril sur la prochaine élection présidentielle, lors de la conférence de presse de clôture du grand débat, Emmanuel Macron avait fait une réponse tout en « en même temps ». « Je pense qu’il faut avoir des points de fuite, quand on préside tout particulièrement, et donc j’assume d’avoir un agenda qui dépasse l’horizon de ce mandat », avait d’abord déclaré le président de la République. Avant d’affirmer : « Je me fiche de la prochaine élection. » S’il n’y pense pas tous les matins en se rasant, sa majorité, elle, se projette déjà dans la future bataille électorale.

Dans sa lettre de candidature à la présidence du groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale, en juillet, le député de Gironde Florent Boudié promettait d’« accompagner l’acte II du quinquennat et [de] réussir, le moment venu, la préparation des élections présidentielle et législatives ».

Sa collègue Perrine Goulet (Nièvre), candidate au même poste en tandem avec François Jolivet (Indre), envisageait, elle, de « faire monter des députés qui pourront rester » après ce quinquennat. Aucun des deux ne l’a finalement emporté mais Gilles Le Gendre (Paris), conforté à la tête du groupe, va piloter un collectif qui regarde manifestement vers l’avenir. Il faut dire que si les Français retrouvent enfin la mémoire, cessent d’être « des veaux« * et suivent enfin nos recommandations…les députés LRM d’aujourd’hui ont bien du souci à se faire !

« Il faut préparer l’après-demain », résume le président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, Roland Lescure, qui a mis sur pied un programme de travail qui pave la fin du quinquennat et au-delà. Et voilà venir la preuve de l’imposture macronnienne : parmi les chantiers à venir, le cannabis. « Pour moi c’est un sujet de campagne électorale, estime le député des Français de l’étranger. C’est un sujet de société auquel on n’échappera pas, tous les pays se posent la question. »**

Le début de l’été a vu la multiplication d’initiatives de députés à ce sujet. Une poignée a soutenu une tribune parue dans L’Obs en faveur de sa légalisation. D’autres avancent à pas plus mesurés. Une mission d’information, sollicitée par le député de la Creuse Jean-Baptiste Moreau, va être lancée à la rentrée sur les différents usages du cannabis (M. Moreau ayant le projet de lancer des entreprises de culture du cannabis à usage médical dans son département). va

Dossier le plus avancé, l’autorisation du cannabis thérapeutique – notamment encouragé par le député de l’Isère Olivier Véran – va être expérimentée à partir de début 2020 pour deux ans…juste à temps pour 2022 !

Parmi les autres questions de société, de nombreux parlementaires se sont déjà prononcés pour une évolution de la législation sur la fin de vie. ENTENDEZ QU’IL S’AGIT, EN FAIT, DE L’EUTHANASIE. Exclu des discussions du projet de loi bioéthique, le thème est porté par certains comme le député du Rhône Jean-Louis Touraine. « Si on ne le traite pas d’ici là, ça reviendra pendant la campagne », se projette un élu de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Et, ça, ça leur fiche la trouille.

Les députés cogitent également sur les questions fiscales. « J’ai dans la tête des idées de réformes à proposer », indique le député du Val-de-Marne, Laurent Saint-Martin, qui évoque le vieux serpent de mer du « rapprochement de l’impôt sur le revenu et de la CSG [contribution sociale généralisée] ». « C’est un sujet qui revient régulièrement mais rarement avec sérieux. Une fois la mise en œuvre du prélèvement à la source terminée, on aura les moyens de le faire », estime-t-il.

Dans la musette de Stéphane Travert, ancien ministre de l’agriculture et député de la Manche, figure la réforme des droits de succession. Ben, voyons. Quand il était patron de LRM, Christophe Castaner avait tenté de mettre le sujet sur la table mais Emmanuel Macron avait fermé la porte. « C’est très touchy [délicat] de l’aborder dans le cours d’un mandat, observe M. Travert. Ça fait partie des sujets sur lesquels il faut réfléchir à une position. Ça nécessite un dialogue direct. C’est un sujet de campagne présidentielle. » Ils n’ont décidément aucune pudeur.

Ces projections sont pour le moment au stade embryonnaire. « Il n’y a pas de réflexion collective organisée », affirme Olivier Véran. « Ce sont des échanges informels », confirme une députée francilienne. « On est quelques-uns à réfléchir au récit qu’on pourra porter, notamment sur le modèle de société », ajoute-t-elle en oubliant…qu’en politique, IL N’Y A JAMAIS DE FUMÉE SANS FEU.

« C’est important de s’y pencher dès maintenant », assume la députée de l’Essonne Marie Guévenoux, qui commencera à s’y projeter cet automne. « Si on veut arriver avec des propositions intéressantes, c’est un travail au long court, pas en s’y prenant trois mois à l’avance, ajoute l’élue. Tant de programmes présidentiels sont du copier-coller de publications d’instituts ou de rapports… »

« Ne pas être dans le mouvement permanent a causé la perte des partis politique, abonde Stéphane Travert. C’est normal qu’on ait à se poser la question de l’après-2022. Et si on peut faire partie de cet avenir, on en sera très contents….»

Pour les macronistes, l’enjeu est aussi stratégique : il s’agit de recréer de l’émulation autour d’Emmanuel Macron dont la campagne novatrice avait suscité l’enthousiasme en 2017. Bien déçu par la suite.

« Aujourd’hui, pour les jeunes, En marche ! est déjà un peu ringard, ils regardent les jeunes élus démocrates américains de plus près que les députés LRM, constate Aurélien Taché (Val-d’Oise). Pour aller chercher les gens qui ont voté Raphaël Glucksmann ou Yannick Jadot aux européennes, il faut de nouvelles idées. Quelque chose de révolutionnaire, l’équivalent du chômage des indépendants de la campagne de 2017 ! » Attendez-vous donc à ce que bien des lapins fripons sortent de leurs chapeaux !

« On commence à réfléchir à des sujets innovants sur le renouveau démocratique, le référendum (ndcer: l’exemple type du marronnier, présent à chaque élection mais dont ils ne veulent à aucun prix)***, la démocratie locale », énumère Olivier Véran. Avec ce risque : celui d’avoir déjà grillé sa capacité à réformer sur ces sujets-là à l’issue d’un premier quinquennat.

« Je ne vois pas comment En marche ! pourrait refaire campagne sur la transparence ou la moralisation », lâche, sceptique mais lucide, une « marcheuse » après les affaires Benalla ou de Rugy. « Même sur l’écologie, on n’est plus crédibles sur ces sujets », ajoute cette élue.

« Le sujet majeur pour 2022 et pour toutes les années à venir, c’est quel modèle économique et durable compatible avec la protection de l’environnement », prévient Stella Dupont. La députée du Maine-et-Loire esquisse, par exemple, la possibilité de créer un « service public de la rénovation énergétique » pour accompagner les citoyens et les entreprises dans ces démarches encore compliquées. « Mais avant cela, l’enjeu de l’acte II du quinquennat c’est, après avoir conduit une politique libérale, de mener une politique sociale à la hauteur », rappelle cette élue ancrée dans l’aile gauche de la majorité. « C’est la condition de l’avenir », prévient-elle.

Vous aurez remarqué, en tout cas, qu’aucune des élucubrations de ces excellences ne concerne le sujet le plus important, le plus grave, le plus déterminant et, finalement, le plus tragique de l’histoire de notre pays à savoir 

sa disparition programmée sous les coups du « Grand Remplacement« …

Alors, pourquoi « la condition de l’avenir » ne serait-elle  pas, tout simplement, que ces prébendiers retournent à leurs chères études et cessent de vouloir à tout prix faire notre bonheur malgré nous…

Le 7 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Dans son livre « De Gaulle, mon père « , Philippe de Gaulle indique que le général à prononcé ces mots en 1940 à Londres, après la signature de l’armistice entre la France de Pétain et l’Allemagne. Le général aurait dit : « Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n’ont que ce qu’ils méritent.« 

** Lire « Cannabis: les preuves de sa nocivité s’accumulent » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/02/22/cannabis-les-preuves-de-sa-nocivite-saccumulent/) et bien d’autres articles avec le mot-clé « cannabis » dans notre moteur de recherche.

*** Lire « Quand la gauche fait semblant de découvrir le référendum d’initiative citoyenne » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/02/19/quand-la-gauche-fait-semblant-de-decouvrir-le-referendum-dinitiative-citoyenne/) et aussi « Voici la raison pour laquelle les Gilets jaunes n’obtiendront pas de référendum d’initiative populaire » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/03/04/voici-la-raison-pour-laquelle-les-gilets-jaunes-nobtiendront-pas-de-referendum-dinitiative-populaire/).

HISTOIRE DES ROYALISTES EN ALGERIE.

21 Mar

Un intéressant témoignage de notre ami Hervé J. Volto, des comtes Voltollini di Valtellina :

 » Alger, Juin 1962. Un jeune homme de 26 ans en pleur, né aux Bains-Romains de mère Hispano-Maltaise et de père Franco-Sicilien, sa jeune épouse de 25 ans elle aussi en pleur, née quand à elle à Saint-Eugène de parents italiens originaire de Naples, et le dernier et plus important bien qu’il leur reste -leur héritier, alors à peine agé de 4 mois et qui se tient sagement dans les bras de sa maman- montent à bord d’un navire en partance pour Marseille. Aujourd’hui, le bébé est devenu un homme adulte qui est allé vivre de l’autre côté des Alpes et qui n’écrit pas cet article uniquement pour ses amis italiens, mais aussi pour ceux qui, comme l’a si bien chanté Enrico Macias, ont perdu leur pays…

Le 14 juin 1830, un énorme galion Français entre à l’heure de la sieste dans le port d’Alger et commence à cannoner les maisons situées sur le port, provoquant la débandande générale d’autoctones qui, habitués à des barques de pèche à voile rapides et légères n’ont jamais vu un batiment aussi imposant! Simultanément, un corps expéditionnaire débarque à Sidi Ferouch, un commune voisine d’Alger. La capitale de la Régence capitule définitivement le 18 juillet. Le Général De Bourmont recevra son bâton de Maréchal dans la douleur : de ses quatre enfants engagés à ses côtés dans cette expédition, un de ses fils y a trouvé la mort. L’annonce de la prise d’Alger est vécue comme une exaltation par l’Archevêque de Paris, Monseigneur de Quelen qui, lors du Te Deum du 11 juillet suivant, prononce une vibrante homélie, où Charles X, qui a donné l’ordre de l’expéditon pour venger l’affront de l’affaire du chasse-mouche, est titré de Fils de Saint Louis avant d’évoquer une alliance entre le Trône et l’Autel indissociable de la France, Fille Aînée de l’Eglise et Educatrice des Peuples. Même l’Evêque de Marseille évoque une reconstitution de l’Afrique Chrétienne, comme au temps de Saint-Augustin.

C’est le 11 août que De Bourmont reçoit la nouvelle de la Révolution de 1830 et de la chute de Charles X fin Juillet. Le soldat et politicien est atterré. C’est un Légitimiste convaincu. Il refuse de prêter serment à Louis-Philippe d’Orléans qu’il voit comme un usurpateur et rejoint Charles X en exil. Soldat dans l’âme, on le retrouvera encore aux côtés de la Duchesse de Berry afin de ranimer les guerres de Vendée, aux côtés des Miguelistes ou encore avec le prétendant Carliste.

La Monarchie de Juillet va s’efforcer tout de même d’achever la conquête del ‘Algérie. Le 19 mai 1843, c’est le fils du Roi Louis Philippe, le Prince Henri d’Orléans, Duc d’Aumale, qui s’empare héroïquement de la Smala d’Abd El Kader. Cette prise du campement de l’Emir est un tournant dans la conquête de l’Algérie. Une victoire retentissante dans le Royaume de France.

Une fois l’Emir vaincu, la France entame l’organisation de sa colonie. L’administration Royale s’installe dans les villes et avec elle une émigration venue d’Europe : des Royalistes espagnols fuyant massivement les guerres Carlistes, des maltais fuyant la présence britanique sur leur petite île orange et parfumée, des italiens pas assez aventureux pour emmigrer jusqu’en Amérique. Parmi les Français, du paysan au soldat, se trouvent des grands noms de la Noblesse Royaliste (Les De Ligne, les Polignac, les Broglie où même les Golitzines venus de Russie..) et les partisans du Catholicisme Social. On est loin du temps des seigneuries Franques en Terre Sainte mais l’esprit d’évangélisation est toujours là. Preuve si il en est de cette volonté, la mosquée de Ketchaoua est transformée en une église dédiée à Saint Philippe.

Louis de Baudicour fonde en 1847 la Compagnie d’Afrique et d’Orient qui place involontairement la France de Louis-Philippe dans les questions d’Orient notamment sur les maronites du Liban. Les Royalistes présents en Algérie et en grand nombre se soucient plus de Catholiciser le pays que de soutenir le régime de Charles X. La métropole est loin et la présence du Duc d’Aumale est fort bien acceptée en échange d’une paix durable. Louis de Baudicour songe alors à faire venir les Maronites du Liban en cette nouvelle colonie d’Algérie afin de contrebalancer l’Islam et cela dans un contexte avéré de rivalité Franco-Britannique en Palestine.

Le Gouvernement du « Roi Citoyen » inaugure une politique antireligieuse. Le Catholicisme, de Religion d’Etat sous la Restauration, tombe au rang de religion de la majorité des Français sous la Monarchie de Juillet. L’Etat accorde aux pasteurs protestants et aux rabbins un traitement, les mettant ainsi illégitimement sur le même pied que les Prêtres Catholiques. La même chose est faite en Algérie avec les mouftis musulmans, soulevant la protestation des Royalistes et plantant les graines de la future insurrection anti-Chrétienne qui deviendra la Guerre d’Algérie.

Avant d’être Royaliste, je suis Catholique et Français; je dirai même que je suis Royaliste parce que je suis Catholique et Français(Maurice d’Andigné)!

Pour les Royalistes, le traitement fourni aux prêtres par l’Etat est une dette Sacrée ; c’est le simple intérêt (bien minime) du capital considérable que la Révolution vola à l’Eglise en lui enlevant tous ses biens. Aucun vol de ce genre n’a été commis contre les Ministres des autres Cultes. C’était en outre mettre sur le même pied les représentants du vrai Dieu et ceux de l’erreur, provoquant, j’insisterai bien là-dessus, le retrait des faveurs Divine qui se fera sentir en 1962.

En 1840, ce n’est pas la première fois que ces colons Légitimistes s’opposeront au gouvernement en place. Déjà le Comte de Franclieu, délégué Royaliste des colons d’Algérie, fait preuve d’une virulente opposition à Bugeaud. Appelés « les Gants Jaunes », les Légitimistes partent d’un simple principe. Ils sont là pour perpétuer l’œuvre civilisatrice de Charles X et de son premier Ministre Jules de Polignac (l’ancêtre du Prince Albert II de Monaco). Ils sont rejoint par le prétendant au trône Henri Comte de Chambord qui s‘oppose également à ce naissant « Royaume arabe ». Le Comte de Chambord, petit fils de Charles X, lui oppose « la France Royale et Chrétienne » et parle de la colonisation comme « une glorieuse et Sainte entreprise, politique sage et clairvoyante franchement Chrétienne et vraiment Française ». Il publie le 30 juin 1865 une « Lettre à l’Algérie» regrettant au passage que le rêve de l’Empereur Napoléon III ne fasse « pas de place au commerce et à l’industrialisation de la colonie ni au religieux ».

Pour l’héritier de Charles X, il ne fait aucun doute que Napoléon III, qui a reprit la politique laïcarde de Louis-Philippe, tombé en 1848, tente de retirer le « dernier cadeau de Charles X » à la France. Il s’empare même du sujet des Chrétiens du Liban et voyage à travers le Proche-Orient. le Comte de Chmabord est reçu comme un Souverain, ce qui ne manque pas d’agacer le gouvernement impérial. Le Légitimisme va néanmoins s’essouffler en Algérie, même qu’après que de nombreux Français de l’Est fuyant l’invasion germano-protestante de l’Alsace-Lorraine (1870) ne viennent s’installer massivement en Algérie. Le Royalisme disparaîtra avec la mort du Comte de Chambord en 1883 et le « toast » du Cardinal Lavigerie en 1890, qui prend parti d’annoncer le ralliement des Catholiques à la Troisième République naissante, selon les demandes du Pape Léon XIII. Et puis, les terres nouvelles s’acomodent mal du Royalisme.

Le Royalisme en Algérie Française réapparaît après la première guerre mondiale. L’Action Française, le mouvement Monarchiste fondé en Métropole par Charles Maurras au lendemain de l’affaire Dreyffus, et qui a pour but de préparer le retour du Roi et, dans l’attente, de défendre l’intéret national de la France, vue comme une nation Chrétienne, établit en Algérie ses premiers groupes politiques, réunis en 1927 sous le nom d’Action Algérienne. On y trouve des personnalités locales comme Paul Sicard ou Maurice Roure. Le 5 février 1935, les Camelots de l’Action Algérienne se distinguent par des manifestations musclées dans la capitale, un an après les émeutes en métropole du 6 février 1934, qui ont menacé la République jusqu’aux portes de son Parlement.

La dissolution des deux côtés de la Méditérannée des groupes d’extrême-droite en 1936 force les Royalistes d’Algérie à rebaptiser l’AA en Union Nationale et Sociale d’Algérie (UNSA). François Gabet, Maire de Coléa, en devient le Président. Comme l’AF, sa consœur métropolitaine, l’AA fait les beaux jours de la politique Française en Algérie. Le mouvement se dote d’un journal, Le Tricolore, qui tirera entre 2500 et 3000 exemplaires.

Paul Benquet Crevaux préside les Camelots du Roi dont le congrès de naissance a été célébré à Philippeville. L’UNSA honore Charles Maurras de la présidence d‘honneur (il viendra deux fois en Algérie Française, en 1935 et en 1938) et un vent d’adhésion souffle sur l’Action Française désormais bien implantée en Algérie. On compte par exemple 800 membres dans la Fédération AF de Constantine.

Paul Sicard est le Président de la Chambre d’Agriculture et exerce un poids d’importance dans la vie politique de l‘Algérie Française. On retrouve des Royalistes dans tout l’appareil d’état du pays, comme le Chef de Cabinet du Préfet d’Alger qui va se distinguer en 1938 par un essai intitulé « Vocation Monarchique de la France ». Les bruits de canon se font déjà entendre en Algérie Française. Les Royalistes Français s’inquiètent autant qu’ils se réjouissent de la disparition de la Troisième République en 1940. Certains membres de l’Action Françaisemanifestent aux côtés du parti nationaliste, le Parti Populaire Français de Jacques Doriot.

Quand le Maréchal Philippe Pétain est nommé à la tête du gouvernement le 16 juin 1940, après la débâcle des forces Françaises devant l’invasion allemande, l’ensemble des Royalistes Français présents en Algérie Française se rallie à la Révolution Nationale. D’ailleurs des officiers militaires présents à Alger ne cachent pas leurs sympathies Monarchistes au cours de « popotes » comme celle devenue célèbre de l’hôtel Aletti. On retrouve d’ailleurs de nouveau les Royalistes à de hautes fonctions comme Sicard, nommé membre de la Commission Financière pour l’Algérie Française (novembre 1941). En métropole, les Royalistes se divisent. Certains rejoignent la Révolution Nationale, d’autres entrent en résistance aux côtés d’Honoré d’Estienne d’Orves comme le Colonnel Rémy. Le sentiment Monarchiste présent en Algérie Française plus qu’en métropole n’a pas échappé au prétendant au trône, Henri d’Orléans, Comte de Paris. Il y entrevoit une possibilité de jouer enfin le rôle qu’il attend.

Tout semble prêt pour que les « ficelles » d’un complot Monarchiste à Alger s’organise quelque soit le soutien, Pétain ou De Gaulle et les Alliés.

Le Prince Henri d’Orléans, Comte de Paris, prend contact avec le Consul américain d’Alger et multiplie les rencontres. Le Foreign Office (Ministère des Affaires étrangères du Royaume Uni) commence à prendre aux sérieux l’hypothèse d’une restauration de la Monarchie en France. Les rumeurs les plus diverses paraissent dans la presse, y compris un possible ralliement de Charles de Gaulle au Comte de Paris. le Prince Henri d’Orléans apparaît alors comme une possible troisième voie entre le vieux Maréchal et l’ambitieux Général. Les Royalistes en Algérie vont alors s’activer et on se plait à rêver de restaurer la Monarchie Française depuis le berceau algérien.

En novembre 1942, les Alliés débarquent en Afrique du Nord et reconnaissent l’Amiral Darlan, (Dauphin du Maréchal pétain et présent alors à Alger au chevet de son fils) comme leur Haut-Commissaire dans la région. Darlan a devancé autant les émissaires de De Gaulle (comme le Général Giraud) que le Comte de Paris qui entend profiter de cette occasion pour assurer le rôle lui-même.

Henri d’Orléans débarque à Alger le 10 décembre 1942, reçu par Henri d’Astier de la Vigerie et son représentant sur place, l’Abbé Pierre-Marie Cordier. Henri d’Astier de la Vigerie lui annonce que l’Amiral Darlan a cristallisé les haines autour de lui dans la capitale de l’Afrique du Nord. Le nom du Comte de Paris serait sur toutes les lèvres pour lui succéder.

Les américains persistent pourtant à soutenir Darlan (surnommé « l’expédiant provisoire » ou par son nom de code « Popeye » contre De Gaulle). L’Amiral Darlan s’inquiète de cette recrudescence des activités Royalistes à Alger. Le Comte de Paris parle de réconciliation nationale, La Viguerie et lui tombent d’accord sur le projet de se débarrasser de Darlan au plus vite. La date fixée sera le 24 décembre. L’éventuelle prise du pouvoir par les Royalistes rallie de nombreuses personnalités diverses, comme Jacques Tarbé de Saint Hardouin, Ministre des Affaires Etrangères, Pierre Alexandre le représentant de la communauté juive d’Algérie, Louis Joxe qui anime le groupe gaulliste à Alger et même le Général Juin qui semble approuver ce futur putsch.

Darlan va bientôt tomber sous les coups du jeune Fernand Bonnier de la Chapelle, fils d’un journaliste Royaliste d’Alger qui virevolte dans tous les milieux de la résistance. Le 25 décembre, alors qu’Alger est en émoi suite à cet assassinat, il faut trouver rapidement un successeur à l’Amiral. Le Comte de Paris fait immédiatement acte de candidature et devient involontairement suspect dans cet assassinat : le Conseil Impérial de la République l’expulse de l’Algérie. L’Action Française en Algérie est décapitée à la Libération. On lui reproche autant ici qu’en métropole sa trop proche proximité avec l’Espagne Franquiste et ses phalanges. Ainsi Maurice Roure, qui animait la légion des Combattants à Blida, est arrêté avant d’être finalement acquitté par un tribunal régulier.

Après 1946, des Royalistes italiens fuyant l’instauration de la république arrivent en Algérie. Le grand-père maternel de votre serviteur était un officier de la Marine Royale qui vantait l’amitié du Duc d’Aoste, alors chef d’état-major de la Couronne d’Italie en Afrique du Nord et dont l’épouse était une soeur du Comte de Paris : c’était l’oncle de l’actuel Prince Amédé de Savoie-Aote, marié lui aussi un temps avec une fille du Comte de Paris. Pour mon grand-père, la fin de la Monarchie fut vécu comme une dégradation forcée. Il finira comme simple négociant de tissus dans l’Algérois.

En Algérie, l’Action Française revient en force avec les élections de l’Assemblée algérienne de mars–avril 1948. La liste qui se présente est provocante. Les Indépendants d’Action Algérienne pour la Réhabilitation du Maréchal Pétain obtient deux élus, un en Oranie (Paul Benquet Crevaux) et un à Philippeville. François Garbet redevient Maire de Coléa et la ville de Georges-Clémenceau s’octroie un maire Royaliste. L’Action Française renaît de ses cendres au sein d’une nouvelle formation politique baptisée Union Royaliste d’Algérie (URA) sous la présidence de Jacques Carpentier.

En 1951, Maître Alexis Breban, avocat à Oran, se présente sous la liste des Indépendants avec Roger de Saivre (1908-1964) à Oran. La guerre et la perte de l’ Indochine comme la montée du nationalisme algérien occupent la quasi-totalité des colonnes et conférences de l’URA et fait monter le sentiment Royaliste de l’autre côté de la Méditérannée. Les prises de positions de l’URA deviennent de plus en plus en faveur de l’Algérie Française au fur et à mesure que les attentats anti-Français augmentent. Très rapidement l’URA collabore avec le Mouvement Populaire du 13 mai (MP 13), co-fondé par le Général Chassin (1902- 1970), Royaliste Légitimiste, et Robert Martel (1921-1997), Royaliste Survivantiste, et dont un de mes oncles, Survivantiste lui aussi, fut un ami.

Vous me permetrez deux mots sur le MP 13.

Il y a une quinzaine d’années, mon oncle, membre du MP 13, me conseilla un livre de Claude Mouton-Raimbeau et de Robert Martel, tout deux également Survivantistes, La Contrerévolution en Algérie (DPF). Ce livre retrace l’épopée d’un groupe de Chouans modernes -dont l’époux de la soeur aînée de papa, alors agé de trente ans et dessinateur en béton armé de son état- qui, sous la conduite de Robert Martel, se lancèrent dans l’action non seulement pour défendre l’Algérie Française, mais surtout pour redonner une âme Chrétienne à la France.

Car la franc-maçonnerie, dont la philosophie se base sur l’utopie templière du mélange des religions Chrétiennes et et non Chétiennes, et du métissage des races, avait décidé de liquider l’Algérie, jugée trops Catholique, trops Royaliste et trops… Française ! Ce jeu subtil téléguidé par le pouvoir euro-mondialiste en place avec la République -elle même sous la coupe de ces fortunes anonymes et vaganbondes qui nous voudraient tous métis, batards, crétins et prostitués (et ce, depuis la plus tendre enfance!), tous nés de père inconnu et mourrant tous célibataires- froces d’argent travaillant pour la liquidation de l’Empire Français, la constitution de grands ensembles économiques logiques anti-naturels dont l’Union Européennes en est l’aboutissement concret sur notre continant, et la promotion d’un syncrétisme spirituel qui favorise des influences religieuses fondamentalement opposées au Catholicisme tarditionnel, a été démasqué par des Contrerévolutionnaires venus de « là-bas« .

La vengence des Templiers : l’islamisation de la France et de l’Europe ! Le masque a été arraché. Non pas en théorie, dans des salons d’intellectuels, mais sur le terrain, en pratique, dans la rue, par Robert Martel et ses amis.

Par ce livre, La Contrerévolution en Algérie, les Français de métropole, intoxiqués bien souvent à l’époque par une propagande mensongère, ouvriront les yeux -il n’est jamais trop tard- sur cet aspect trops méconnu du drame algérien. Ils verront comment la défense de l’Algérie Française était liée à la défense de la paysannerie Française, du commerce, de la petite et moyenne entreprise. Les Catholiques, les Royalistes, les patriotes, les Français de bonne foi comprendront que le Sacré-Coeur du Père de Foucault ait rejoint le Sacré-Coeur de la Vendée Militaire, avec la même signification : le Coeur de l’Amour surmonté de la Croix du Sacrifice.

En métropole, l’Action Française, rebaptisée Restauration Nationale, appellera à « l’union totale entre l’armée Française et les populations Françaises d’Algérie » et rejoindra le Comte de Paris qui appelle à sauver ces départements Français d’Afrique (4 ans plus tôt une insurrection indépendantiste avait éclaté à la Toussaint).

Néanmoins les Royalistes d’Algérie Française entrent rapidement en conflit avec le prétendant Henri d’Orléans, Comte de Paris.

Partisan du maintien de l’Algérie au sein de la République Française -en 1956, le Comte de Paris écrivait : « l’Algérie (…) est la clef de voûte de l’Afrique Française et la perdre, c’est tout perdre »- le Comte de Paris soutient désormais sa sortie en accord avec le Général de Gaulle, à qui il espère succéder et qui a désormais ses entrées au Palais de l’Elysée. L’URA d’ailleurs se désolidarisera des appels de la Restauration Nationale (ex-Action Française) à voter oui au référendum de 1958, qui mettait en place la V° République. Mais en 1959, la RN s’éloignera du Général de Gaulle et va se mettre à le critiquer avec virulence dès qu’il évoque l’idée d’un référendum sur l’autodétermination de l’Algérie Française. Charles Clerget-Gurnaud claquera d’ailleur viollemment la porte de l’URA.

C’est la grosse colère de Royalistes exédés qui, le 13 Mai 1958, fera tomber la IV° République. Mais c’est la rupture avec le Comte de Paris qui empèche la Restauration. Les Bourbons-Parme, de leur côté, étaient empétrés par les guerres Carlistes en espagne et le Grand Monarque des prophéties n’était pas encore venu au monde. Et le Général d’en profiter pour intaurer par la V° République une Régence de fait , une Régence Républicaine -ou une Monarchie élective, si vous préférez- promettant au Comte de Paris de lui rendre le trône de ses ancêtre pour calmer les Royalistes, ce qui devait arriver en 1965 mais qui n’arriva pas.

Aussi, lors du congrès du 21/22 novembre 1959, la RN place le Royalisme sous le signe de l’Algérie Française, où l’on y décide de se battre sans relache pour sauvegarder cette partie de la France en Afrique, dont la seule solution finale réside en la restauration d’une Monarchie héréditaire et Catholique. Certains officiers tel le Capitaine Pierre Sergent (1926-1992) sont mis en contact avec la RN et l’URA.

Après le tragique décès du Prince François d’Orléans le 11 octobre 1960, mort glorieusment au combat, en Kabylie, Charles Clerget-Gurnaud reviendra à l’URA. C’est d’ailleurs à l’occasion des funérailles du Prince que l’on verra la Famille Royale des Orléans pour la dernière fois en Algérie, y compris le Dauphin Henri, prénommé comme son père et, à l’époque, sous-lieutenant de la Légion Etrangère en Algérie. Mais la rupture est consommée. Le Prince Napoléon V, grand père paternel du fils de la Princesse Béatrice de Bourbon-Siciles, sera même invité à passer en revue des régiments militaires. De son côté, le Prince François-Xavier de Bourbon-Parme, Lieutenant Français de l’Ordre du Saint Sépulcre et ami intime du Marquis de La Franquerie, vient bien en France et se montre le seul à l’époque à s’opposer aux deux précédants : il prend partit contre l’abandon de l’Algérie Française, épaulé par son jeune fils, le Prince Sixte-Henri, alors jeune étudiant.

Mais le Général De Gaulle va prend les Princes pour des imbéciles avec son article 89 de la Constitution de 1958 : « la forme républicaine de gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision« .

Certains militaires ouvertement Royalistes vont alors prêter main forte aux putschistes dont l’échec va radicaliser les partisans de l’Algérie Française. Des Royalistes n’hésiteront pas à rejoindre l’Organisation de l’Armée Secrète, comme le secrétaire général des étudiants d’Action Française, Nicolas Kayanakis (1931- 2008), Pied–Noir de Tunisie qui, commandant dans un régiment de parachutiste à l’époque, exercera ensuite de 1998 à 2001 les fonctions de secrétaire général puis de vice-président de la Restauration Nationale, redevenue entre temps Centre Royaliste d’Action Française, avant de devenir l’actuel Cerccle Royaliste d’Action Française.

Le sigle « OAS » apparaît sur les murs d’Alger le 16 Mars 1961, et se répand ensuite en Algérie et en métropole, lié à divers slogans : « L’Algérie est Française et le restera », « OAS vaincra », « l’OAS frappe où elle veut et quand elle veut », etc… un des exponants de l’OAS est le colonel Pierre Yvon Alexandre Jean Chateau-Jobert (alias Conan), un officier supérieur de l’armée Française, Royaliste parce que Catholique et Français, combattant de la Seconde Guerre Mondiale (et à ce titre, Compagnon de la Libération), commendant des parachutistes de l’opération de Suez et combattant des guerres d’Indochine et d’Algérie, né à Morlaix le 3 Février 1912, et décédé à Caumont l’Eventé dans le Clavados le 29 Décembre 2005 à l’âge de 93 ans. Le Colonnel Pierre Chateau-Jobert est l’auteur d’un ouvrage écrit en cavale à l’époque de l’indépendance, Docrine d’action Contrerévolutionnaire (Ed. de Chiré) http://www.chire.fr/A-112334-doctrine-d-action-contre-revolutionnaire.aspx .

Dans le journal de la RN, Aspect de la France, les Royalistes Français apparaissent comme un soutien de premier plan aux partisans de l’Algérie Française. Dans son propre bulletin. Jacques Carpentier, qui dirige l’URA, n’est pas en reste et exfiltre clandestinement des militaires et des membres de l’OAS vers la métropole. La RN appellera à voter contre les Accords d’Evian. Avec la fin de la présence Française en Algérie en Mars 1962, ce sera aussi la fin des activités Royalistes en Afrique du Nord. Le mouvement Royaliste se lancera alors dans une campagne pour la libération de ses militants, emprisonnés pour activités séditieuses.

L’Action Française allait écrire bientôt sous son nouveau nom de Restauration Nationale un nouveau chapitre de son histoire sur les ruines fumantes de l’Algérie Française, s’opposer à Vatican II, puis à l’Union Européenne naissante comme à une immigration-invasion qui tend à s’organiser aujourd’hui en mouvement de remplacement de peuples. Monseigneur Lefebvre trouvera ses plus fidèles soutiens parmi les Royalistes. La Restauration Nationale est donc aujourd’hui redevenue le Cercle Royaliste d’Action Française.

Alors que la France est en guerre, contre le terrorisme au nom de l’islam, contre la barbarie anti-sémite et anti-Chrétienne, contre l’aveuglement de nos élites ripouxblicaines parvenues et mécréantes, certains fils de Pieds-Noirs se rapellent à l’image de votre serviteur que ce sont deux Rois, Charles X puis Louis-Philippe I°, qui voulurent l’Algérie Française de Dunkerk à Tamanraset, et que ce sont au contraire tous les Régents Présidentiels qui depuis le Général De Gaule préparent la France algérienne de Tamanraset à Dunkert, consommant ce que Eric Zémour nomme Le suicide Français. Et que la seule réponse à cette menace de remplacement de peuple qui se dessine est un Roi reprenant la politique de ces ancêtre visant à faire de la défense de la foi Catholique un principe de gouvernement

Ainsi l’héritage politique des Royalistes Pieds-Noirs (nés avant 1962) ou fils de Pieds Noirs (nés après 1962) est de préparer le retour du Roi et , dans l’attente, de défendre l’intéret national.

Catholique, le Pied-Noir travaillera à son salut personnel et à celui de son prochain. Le dogme et la morale révélés sont la science et l’art de cette vie éternelle dont l’Église est le moyen, le milieu Providentiel et la fin ultime dans la gloire. Les Saints sont en ce labeur religieux ses modèles.

Français, le Pied-Noir se mettra au service de sa nation. La science et l’art politiques ont pour objet cette tranquillité de l’ordre temporel et cette sauvegarde du Bien Commun qui sont le vœu profond de toute nation. La France est une nation Chrétienne et les héros de notre histoire lui donnent l’exemple de ce dévouement : Bayard, Dugesclin, d’Artagnan, et la première d’entretous, Sainte-Jeanne d’Arc.

Mais membre d’une famille à laquelle il doit tout, le Pied-Noir se voue naturellement et quotidiennement à la prospérité de cette famille, tant corporelle que spirituelle, où le sort de chacun dépend de tous. C’est l’objet de l’écologie communautaire Catholique et Royale : poser en principe que la famille est la base de la vie humaine fraternelle et que le bien familial, fondement du bonheur social, est un bien spécifique, d’où la nécessité d’un politique famililale qui protège la Vie, la femme, l’enfance, la santé et l’éducation, le logement et la propriété privée, l’emploi et tous ceux qui créèent des emplois en France, paysannerie, artisannat, commerce, petite et moyenne entreprise.

La Noblesse, c’est la reconnaissance publique du rôle social de la Famille.

La Royauté, c’est le couronnement de la Famille et de l’Etat.

Et face à la violence sournoise qui s’exerce aujourd’hui partout, contre l’âme de nos enfants, contre les Catholiques, contre les traditions de notre Pays, contre son Histoire, contre la sécurité et l’hionneur de la France, nous Royalistes, d’ici ou « de là-bas« , nous devons opposer sans relache nos valeurs Chrétiennes, familiales et patriotiques. Nous ne cèderons pas !

Car cette fois-ci, ce ne sont pas les Français qui iront en Irlande, et qui prendront « la valise ou le cerceuil« .

Les Pieds Noirs : forgés par Dieu, ferments de l’avenir, force vive d’une nation

Hervé J. VOLTO, CJA « 

Au cours de son histoire la France a toujours connu des traîtres.

9 Nov

Car c’est bien ainsi qu’il faut appeler tous ceux qui, au fil du temps et des menaces voire des attaques auxquelles notre pays fut exposé, se sont évertués à collaborer avec ses ennemis. Que ce soit par communion idéologique, par bassesse ou par vénalité.

Il y eut par exemple ceux qui pactisèrent avec Rome, ceux (déjà) des grandes invasions barbares déferlant du grand est de l’Europe, ceux des avancées en terre chrétienne des hordes omeyyades venues d’Espagne, etc. Il y eut bien sûr, aussi, les collabos de l’occupation allemande entre 1940 et 1945 sans compter les communistes qui sabotèrent nos usines d’armement en prévision d’un grand soir marxiste.

Mais voici venu le temps des immigrationistes, idéologues s’il en fut, adeptes naïfs du « Tout le monde il est pareil » comme du « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil« . De tous ceux qui en réalité , par haine de soi mais sans doute aussi de notre histoire et de nos racines chrétiennes, veulent la mort de notre pays et la disparition de sa population. Alliés objectifs des mondialistes, cosmopolites et ploutocrates, qui n’ont pour seul objectif que la constitution d’un vaste marché sans frontière, dans lequel ils ne cessent d’accroître leurs profits, en y déversant leurs marchandises dont personne n’a besoin tout en faisant croire à ces niais qu’il ne pourraient pas s’en passer…

Depuis longtemps nous dénonçons ces nouveaux collabos qui sont les chevaux de Troie du « Grand Remplacement« . Depuis longtemps aussi nous réclamons de la justice qu’elle applique la loi et prononce les peines que ces gens-là méritent, avant que nous ne mettions nous mêmes un terme définitif à leurs actes mortifères (Lire « Il faut dénoncer et punir sévèrement les collabos » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/21/bulletin-climatique-du-week-end-2122-janvier-2017-de-la-republique-francaise/).

Le tribunal de Gap avait à juger, jeudi 8 novembre, sept militants poursuivis pour avoir aidé des étrangers à entrer en France, ce qu’ils réfutent en défendant une action de « solidarité en réponse à l’extrême droite« . Devenu un symbole dans un département des Hautes-Alpes où les réfugiés affluent depuis l’an dernier, ce procès a attiré quelques centaines de partisans de la cause des migrants : la police a compté un total de 850 personnes dans la journée devant le tribunal. Ce qui est, somme toute, bien peu pour un département qui compte près de 150 000 habitants.

A l’intérieur du tribunal, une Italienne (absente à l’audience), un Suisse, un Belgo-Suisse et quatre Français, âgés de 22 à 52 ans, encouraient dix ans de prison et 750 000 euros d’amende. Mais les peines réclamées par le procureur Raphaël Balland, au final, sont bien moindres : six mois avec sursis à l’encontre de cinq prévenus dépourvus de casier judiciaire ; et douze mois, dont quatre fermes, pour les deux autres. Vous vous en doutez, Raphaël Balland fut aussitôt inscrit sur notre Mur de la Honte*, eu égard à la faiblesse des peines qu’il réclame !

« Chacun ici peut se mobiliser pour défendre ses idées, même les plus radicales, mais sans franchir les frontières de la loi », a déclaré le magistrat. « Il y a des manières légales d’aider des étrangers en situation irrégulière, et il y a des manières illégales. Il y a des manières légales de leur faire passer la frontière, et des manières illégales », a martelé celui pour qui l’affaire n’a « rien à voir avec la délinquance solidaire ». Mais n’est-ce pas laisser franchir les frontières de la loi que de réclamer un maximum de quatre mois de prison pour des traîtres qui en méritent cent vingt ?

A la barre, les prévenus ont souligné que le 22 avril, en partant manifester de Clavière pour finir à Briançon, leur intention n’avait jamais été de faire passer la frontière franco-italienne à des clandestins, mais de réagir à la démonstration menée, la veille, par Génération identitaire (GI).

« Il y a eu une volonté d’exprimer nos idées, notre mécontentement face au déploiement, la veille au col de l’Echelle, de Génération identitaire, mais aussi, plus généralement, contre la militarisation des frontières. C’était une simple manifestation et il n’y a eu aucun groupe de meneurs. Ce n’était pas une bande organisée. On a tous manifesté ensemble », répond un des prévenus, le Suisse Théo Buckmaster, 24 ans.

L’accusation leur reproche d’avoir facilité, ce jour-là, le passage de la frontière à une vingtaine de migrants mêlés au cortège, en se heurtant aux forces de l’ordre. « A qui a profité ce passage en force ? Aux identitaires ? Aux anarchistes ? A-t-il fait progresser la cause des migrants ou la législation sur le droit d’asile ? Je n’y répondrai pas. Mais je suis certain que ce type d’action ne fait pas avancer la tranquillité de la société », a conclu le procureur avant les plaidoiries de la défense.

Le procès initial, prévu en mai, avait été renvoyé, le temps que le Conseil constitutionnel statue sur le « délit de solidarité ». En juillet, la plus haute cour de la République, devenue le plus énorme cheval de Troie de l’immigrationnisme, avait osé estimer qu’au nom du « principe de fraternité », une aide désintéressée au « séjour » irrégulier ne saurait être passible de poursuites, l’aide à « l’entrée » restant cependant illégale. De quoi maintenir les poursuites, selon le parquet. Mais nous attendons que le Conseil nous explique (et démontre le bien fondé) du « principe de fraternité » quand notre pays est menacé de disparaître sous les assauts des hordes migrantes.

« Principe de fraternité » au cabaret Chez Florence, à Paris en 1942

Les prévenus sont arrivés au palais de justice, protégés par deux compagnies de CRS. « On ne peut pas punir la solidarité, ce n’est pas possible (…) On est tous des délinquants solidaires aujourd’hui et s’ils sont condamnés, on le sera aussi », a déclaré l’un de leurs soutiens (car il y en a).

En début d’audience, les avocats de la défense avaient attaqué la procédure sur la forme, « aucun élément objectif », selon eux, ne pouvant justifier l’ouverture d’une enquête de flagrance sur la manifestation. « Une personne de couleur noire et d’origine africaine dans une manifestation n’est pas forcément un migrant en situation irrégulière. Cette appréciation des officiers de police est purement discriminatoire », a lancé avec impudence Me Cécile Faure-Brac.

La Faure-Brac

Qui, elle aussi, a immédiatement intégré notre Mur de la Honte…

Le 9 novembre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/11/08/du-mur-des-cons-au-mur-de-la-honte/)

En 1945, les collabos se cachaient. En 2017, ils pavanent !

22 Nov

Beaucoup d’entre-vous se souviennent de l’épuration qui visa, à la Libération, ceux qui avaient collaboré avec l’occupant nazi. Il y eut certes une épuration « sauvage » qui tint plus souvent des règlements de compte que du rétablissement de la justice. Mais il y eut aussi une épuration judiciaire qui dura plusieurs années.

Bien que la photographie ci-dessus soit particulièrement édifiante, il n’y eut pas que des femmes qui subirent les foudres de leurs concitoyens ou de la justice ! Néanmoins, l’idée d’en voir quelques unes tondues dans un futur proche n’est pas pour nous déplaire…(Lire « En 1945, on l’aurait tondue » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/03/28/bulletin-climatique-quotidien-28-mars-2016de-la-republique-francaise/).

Et pourtant, mardi 21 novembre, 470 associations et collectifs d’aide aux migrants lancent les Etats généraux des migrations. Ils se veulent une émanation de cette France de l’accueil qui n’a pas réussi à parler d’une même voix depuis 2014, et espèrent ensemble peser face à la politique du gouvernement.

La France de l’accueil en 1940

Pour la première fois depuis 2008, Amnesty International, le Secours catholique, la Croix-Rouge française, Médecins du monde mais aussi le Gisti ou Emmaüs International se retrouvent dans un mouvement unitaire aux côtés d’une longue liste de collectifs locaux qui jusqu’alors cantonnaient leur mission à une aide aux migrants, sans s’inscrire dans une expression plus politique. Les P’tits Dej’ à Flandre, Terre d’errance ou Paris d’exil feront eux aussi entendre leur caquetage, en écho à ceux de Roya citoyenne et, pour faire bonne mesure spirituelle, de plusieurs mouvements catholiques ou protestants.

Une bonne partie du mouvement citoyen d’accueil des migrants se met ainsi en ordre de marche. Symboliquement, les premières actions auront lieu le 18 décembre, journée internationale des migrants (sic). Des cahiers de doléances seront ouverts et commenceront à être noircis par les 470 communautés partantes. Dans la foulée, des concertations seront décentralisées partout en France avec interpellation et mobilisation citoyenne en réaction au projet de loi sur l’immigration que prépare le ministère de l’intérieur pour début 2018.

Les associations veulent aussi rendre plus visible cette « chasse aux migrants qui continue dans les Alpes, près de Calais et partout en France, tandis que les procès de citoyens solidaires se succèdent », comme le précise avec un humour noir Violaine Carrère, juriste au Gisti et membre du comité de liaison. Mais cette bonne personne oublie que, toujours, l’histoire fut écrite par les vainqueurs…tant qu’ils l’étaient.

« On a longtemps laissé faire mais désormais, face à la situation de violence contre les migrants, à la multiplication des interpellations de citoyens solidaires et à la préparation d’un projet de loi très répressif, il nous fallait agir, dire haut et fort que cette politique n’est pas menée en notre nom », observe Nathalie Péré-Marzano, déléguée générale d’Emmaüs international.

En janvier déjà, les associations marquées à gauche (bien sûr), mais aussi des mouvements catholiques (ce qui n’est pas toujours contradictoire), avaient commencé à se compter, élaborant une carte de France baptisée #LaPreuveParNous, qui regroupe 1 097 initiatives diverses d’aides aux nouveaux venus sur tout le territoire. Les répondants de ce premier appel sont aussi ceux qui ont signé une tribune le 17 juin sur le site Mediapart. Intrigué (et flairant sans doute le vent présent de l’histoire) par la liste des 470 signatures, l’Elysée a reçu des émissaires, six organisations nationales et six collectifs locaux.

« Le pouvoir en place voulait bien des états généraux sur l’alimentation, mais pas sur les migrations. D’autant que sur notre sujet, ils nous ont dit avoir déjà leur feuille de route », observe rétrospectivement un des invités. Le 12 juillet a en effet été annoncé le « plan migrants » du gouvernement…comme jacques Chirac avait, en son temps, lancé le « plan cancer » ! « Cette fin de non-recevoir a fini de nous convaincre de la nécessité d’organiser nos états généraux sans l’Etat », ajoute le même interlocuteur.

Mettant donc entre parenthèses les différences d’approche au sein de ce paysage multiforme, 110 représentants de 80 associations se sont une nouvelle fois retrouvés à Paris dans les locaux d’Amnesty International, le 7 octobre, pour entériner l’idée de cahiers de doléances, avant une autre réunion pour les derniers calages.

Cette mobilisation veut agir à la fois « sur la loi migration qui pourrait passer au Parlement au printemps » et de façon plus profonde en créant un vaste mouvement d’opinion, organisé, capable de peser « et de faire comprendre que les Français sont accueillants et que nous sommes nombreux à ne pas nous reconnaître dans la politique menée aujourd’hui », rappelle Camille Champeaux du Centre de recherches et d’information pour le développement, l’instance qui coordonne.

Aux côtés de Cédric Herrou (le collabo en chef des Alpes-Maritimes qui s’échine à faire passer les sub-sahariens de Vintimille – Italie – à Paris ou sur le côte d’Opale)*, de nouvelles voix issues de dizaines de collectifs sont partie intégrante du dispositif. Dans la Roya, d’ailleurs, afin de sortir du tête-à-tête stérile entre le préfet et Cédric Herrou – une nouvelle fois assigné en justice lundi 20 novembre –, un collectif baptisé Les Amis de la Roya citoyenne pose son acte de naissance lundi à Paris et sera acteur des états généraux. Il est parrainé par plusieurs artistes, intellectuels et politiques, d’Agnès Jaoui à Jacques Testart en passant par Annie Ernaux ou Jean-Luc Mélenchon. Que du beau monde. Tous prêts, bien sûr, à accueillir des familles de migrants dans leurs beaux appartements parisiens !

Pourtant, comme nous l’avons rappelé au début de cet article, nul ne devrait oublier qu’après la collaboration, vint l’épuration…

Le 22 novembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Lire « Il faut dénoncer et punir sévèrement les collabos » : 

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/21/bulletin-climatique-du-week-end-2122-janvier-2017-de-la-republique-francaise/

Forces armées française : le grand gâchis d’Emmanuel Macron.

20 Juil

Tout avait pourtant bien commencé. Dix jours seulement après son élection, le nouveau président de la République s’était rendu au Mali, auprès des soldats français de l’opération Barkhane à Gao. « Le choix de cette ville martyr s’est imposé logiquement », expliquait alors l’entourage du chef de l’État qui « a souhaité envoyer un message fort aux forces armées présentes au Mali ». « C’est le moment de prendre la mesure de son soutien affiché aux forces armées pendant la campagne », expliquait-on à l’Élysée…

Vinrent ensuite plusieurs rencontre du président de la République avec le chef d’état-major des armées, le général Pierre de Jolis de Villiers de Saintignon. Le rendez-vous mensuel à l’Elysée en tête à tête avec le président, instauré par François Hollande, a été maintenu.  » Avec Macron, le général avait réussi le contact, une confiance avait commencé à s’établir, ils se voyaient plusieurs fois par semaine « , raconte un gradé.

Le général Pierre de Villiers

 » Je ne me laisserai pas baiser comme ça ! « , conclut alors ce 12  juillet à l’Assemblée nationale, devant la commission de la Défense, Pierre de Villiers, sous les applaudissements. La suite sera dévastatrice, mais le style ne surprend pas ceux qui le connaissent.  » Le chef est un cavalier, au caractère de hussard « , note l’un de ses grands subordonnés. Macronien de la première heure, Jean-Jacques Bridey, le président de la commission de la défense, soutient le militaire :  » Il ne faudrait pas qu’un soldat meure à cause d’un défaut d’équipement. Nos armées ont besoin de moyens. «  Les coupes électrisent la communauté de défense. Les industriels se mobilisent. De la Bretagne à la Lorraine, députés et sénateurs de tout bord expriment leur colère.

Puis ce fut le fameux soir du 13 juillet, veille de la fête nationale. Les signes avant-coureurs de la foudre jupitérienne étaient là. Mais comment ceux qui étaient là auraient-ils pu comprendre l’augure ? Il y avait la garde républicaine, qu’on ne voit jamais en cette occasion au ministère des armées. Le premier ministre, Edouard Philippe, longiligne, à sa droite, sur le perron. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, non loin de celui des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, dans le carré des officiels, à la lisière duquel le patriarche Serge Dassault, comme chaque année, a sa place réservée, sur un fauteuil.

Cette pompe inhabituelle pour la réception traditionnelle de la veille du défilé, au cours de laquelle le président de la République adresse sa reconnaissance aux militaires, aurait dû les alerter. Mais comment les soldats, officiers, industriels de l’armement, tout à la fête sur la belle pelouse de l’hôtel de Brienne face à Emmanuel Macron, pouvaient-ils ne pas être flattés ?

Il est 19 h 30 ce jeudi et dans le ciel clair claque la foudre.  » Je considère qu’il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique, tance le chef de l’Etat, glacial. J’ai pris des engagements. Je suis votre chef. Les engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir. Et je n’ai, à cet égard, besoin de nulle pression et de nul commentaire.  »  Jupiter a parlé.

La Marseillaise chantée, on compte les blessés.  » La vache ! « , réagit un général quatre étoiles. La fête est gâchée, le chef est touché. Le général Pierre de Villiers accuse le coup. Il ordonne une réunion de ses chefs d’armées, terre, air, marine, dans la soirée. La veille, devant la commission de la défense composée des députés débutants de La République en marche, il avait exposé les enjeux de la défense nationale : les menaces, l’autonomie stratégique de la France, la dissuasion, les opérations, l’engagement jusqu’à l’usure de ses armées. Il faut leur donner les moyens de faire ce qu’on exige d’elles, a-t-il plaidé une nouvelle fois, dans cette réunion à huis clos. Ce message, il l’a aussi répété quelques heures plus tôt en conseil de défense, reprenant même la parole après le président, avec ses mots francs.

Mais, en vérité, tout a commencé six mois plus tôt, bien avant l’élection présidentielle. Le chef d’état-major lance la bataille des 2  %. Il a son plan, 10  milliards d’euros de plus en cinq ans pour les armées, pour atteindre un budget annuel de 42,5  milliards en  2022. Fin décembre  2016, dans un texte publié par Les Echos, il appelle à payer  » l’effort de guerre « .

En février  2017, pour convaincre les députés, il va au bout de ce qu’il peut dévoiler des vulnérabilités des armées.«  Actuellement, plus de 60  % des véhicules de l’armée de terre engagés en opérations ne sont pas protégés. On ne peut pas continuer comme cela. De même, la disponibilité de nos avions ravitailleurs conditionne notre aptitude à tenir la posture de dissuasion nucléaire, comme à projeter nos forces et à soutenir nos opérations aériennes ; or, ils ont en moyenne plus de 50  ans d’âge. La marine, quant à elle, voit le nombre de ses patrouilleurs outre-mer s’effondrer : d’ici à 2020, six sur huit auront été désarmés, et ne seront remplacés que plusieurs années plus tard. « 

 » Il nous a dit : “J’ai une bonne armée, mais elle fait 130  % de ce qui est prévu”, complète le sénateur socialiste Daniel Reiner. Les commissions parlementaires se sont mises volontiers à ses côtés. «  Dans les mois qui suivent, Pierre de Villiers laisse entendre à plusieurs de ses interlocuteurs qu’il partira s’il n’obtient pas satisfaction.

Le moral des troupes est un souci, la fidélisation des recrues montre des signes inquiétants. Les 2  % deviennent un ciment.  » Pierre de Villiers s’est dit que cet objectif endossé par l’OTAN serait un bon vecteur, et il a été courageux de s’exposer « , mais  » il s’est aussi mis dans la seringue « , remarque un haut gradé parmi ses amis. Tous les candidats à l’élection présidentielle ou presque souscrivent au slogan des 2  %, adoptant les arguments du général : il faut boucher les trous des équipements, payer la dissuasion nucléaire, mettre les contrats opérationnels décidés en  2013 au niveau des guerres en cours, au Sahel ou en Irak.

Emmanuel Macron, aussi, dans un discours prémaché par le cabinet de Jean-Yves Le  Drian, le 18  mars, à Paris. Il y a bien cet avertissement :  » Les volontarismes d’estrade lorsqu’ils se heurtent à la réalité de la gestion ont une victime : la communauté de défense. «  Mais de Villiers a confiance. Les deux hommes se connaissent.  » Durant la campagne, il m’avait dit beaucoup de bien d’Emmanuel Macron « , rappelle Jean-Jacques Bridey. Encore un qui réalise combien il a été trompé par l’imposture d’Emmanuel Macron. Pourquoi diable n’a-t-il pas lu le blogue du CER ?…

Le 14  juillet, le défilé est un succès.  » Congratulations President @Emmanuel Macron « , tweete l’invité d’honneur, Donald Trump. Le général a la tête des mauvais jours. Il arbore une pâleur terrible, mais il «  fait le job « . Sa décision semble prise, il a dit à son équipe qu’il l’annoncerait le lundi suivant. L’armée ne discute pas la hiérarchie présidentielle. Ce n’est pas sur le fond, mais sur la méthode, que Macron l’a poussé dehors.  » Recadrer le chef d’état-major devant un parterre de généraux et de subordonnés, c’est l’horreur absolue, on ne doit jamais remettre en cause un chef militaire comme cela « , souligne Henri Bentégeat, un illustre prédécesseur de Pierre de Villiers.

Sur son compte Facebook, ce dernier dédie sa lettre aux soldats du 14 Juillet à un partant. Il écrit : «  “Confiance, confiance encore, confiance toujours !” C’est par ces mots que le général Delestraint conclut ses adieux à ses compagnons d’armes, au mois de juillet  1940, à Caylus – Tarn-et-Garonne – . Alors même que la défaite est actée, son discours est une exhortation ferme à rejeter toute “mentalité de chien battu ou d’esclave”.  » Voilà les vrais mots, loin du théâtre contraint des commissions parlementaires et des cérémonies.  » Si toute notre foi, tout notre engagement et notre détermination sont nécessaires, ils sont à jamais insuffisants pour envisager la victoire « , conclut-il.

La crise est historique. Sous la Ve  République quatre chefs d’armées, en  1970, 1980, 1983 et 2008, ont démissionné. Un seul chef d’état-major général l’a fait mais il était à l’époque rattaché au premier ministre, et ses prérogatives étaient fort différentes, indique l’historien Philippe Vial : le général Jean Olié, le 31  juillet 1961. Il était malade. Et bien qu’opposé au putsch, il désapprouvait la manière dont était conduite la répression contre certains exécutants.

Samedi 15  juillet, l’Elysée publie un agenda présidentiel dans lequel figure toujours un rendez-vous avec le général, vendredi 21  juillet, laissant croire que rien n’est joué. Mais Emmanuel Macron dit au Journal du Dimanche :  » Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change. «  Lundi  17, sa décision est prise, Pierre de Villiers annule toutes les réunions du matin. Il voit le président à 16  heures à l’Elysée. Puis il réunit les officiers généraux chefs des trois armées, terre, air, et marine, pour organiser son départ.

Et, hier mercredi 19 juillet, le chef d’état-major des armées, Pierre de Jolis de Villiers de Saintignon, a officialisé sa démission par un communiqué, juste avant la réunion hebdomadaire du conseil de défense à l’Elysée.  » Je considère ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français aujourd’hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays « , écrit-il.

Armoiries de Jolis de Villiers de Saintignon

(d’azur au chevron d’or accompagné de trois aigles d’argent, deux en chef, une en pointe)

C’est le général François Lecointre, actuellement chef du cabinet militaire du Premier ministre Édouard Philippe, qui va être nommé chef d’état-major des armées. Ce Saint-Cyrien de 55 ans est, en réalité un militaire  » politique  » qui a servi essentiellement dans des cabinets ministériels (Manuel Valls, Bernard Cazeneuve puis Edouard Philippe). Soyons assurés qu’il sera  » à la main  » du chef de l’Etat comme Berthier le fut de celle de Napoléon Bonaparte…

Nous prions le général d’armée Pierre de Villiers de bien vouloir accepter le témoignage de notre admiration et de notre gratitude pour son courage et sa détermination. Nul doute que la France aura un jour, peut-être moins lointain qu’il y paraît, besoin de lui.

Le 20 juillet 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (27 mars 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

27 Mar

I. Pieds nickelés ou apprentis sorciers ?

Cinq ans après l’affaire Merah et bien des morts plus tard, tant en France qu’en Europe, nous sommes en droit de nous interroger sur le sérieux et la compétence de nos services de renseignement dont se rengorgent tant nos responsables politiques. Mais tout ce beau monde ne serait-il pas de la même eau ?

Voici ce que nous écrivions ici même le 28 mars 2012, soit moins d’une semaine après la mort de Mohamed Merah à Toulouse :

«  Le Conseil dans l’Espérance du Roi (CER) s’est volontairement abstenu de toute intervention et de tout commentaire avant le dénouement de la tragédie que la France vient de vivre à Toulouse et à Montauban. Il revient désormais à la justice de notre pays et, bien sûr plus tard à l’histoire, de faire la lumière sur certaines zones d’ombre, voire de responsabilités, dans la maîtrise de cette terrible situation, autant avant que pendant son déroulement. « 

Le 24 octobre 2012, nous ajoutions ceci :

 » (…) il apparaît aujourd’hui avec certitude, après la publication des notes de la Direction centrale du renseignement intérieur et du rapport demandé par le ministre de l’Intérieur sur cette affaire, que les services français ont failli à leur tâche de renseignement et, par voie de conséquence, à celle de la maîtrise du terroriste avant qu’il commette ses crimes. Les notes de la DCRI démontrent que les services, qui savaient tout du profil« inquiétant » de Merah, ont inexplicablement arrêté de le surveiller fin 2011, alors même qu’ils avaient envisagé son recrutement comme informateur…C’est aussi à cette date que Merah va commencer ses préparatifs en vue des assassinats que nous connaissons !

Il y a d’ailleurs une certaine jouissance chez Mohamed Merah, alors cerné par le RAID ce mercredi 21 mars, à pointer les ratés de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), pourtant sur ses traces depuis des mois: « Sur ce coup-là, moi je pense que vous vous êtes complètement loupés, parce que j’ai pu faire trois attaques, j’ai tué plus de sept personnes et en [ai] blessé plusieurs. » On ne saurait mieux dire. » (Lire « L’affaire Merah, une affaire d’Etat » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/10/24/affaire-merah-une-affaire-detat/).

Nous savons aujourd’hui que la situation fut (et reste sans doute) pire que nous pouvions l’imaginer. En voici la preuve.

Mohamed Merah était-il un « loup solitaire » ? C’est la thèse qu’avait défendue, au lendemain des attentats de Toulouse et de Montauban, en mars 2012, l’ancien ministre de l’intérieur Claude Guéant.
Contestée par nombre d’observateurs, cette lecture a été en partie invalidée par la justice. Au terme de cinq années d’enquête, les juges d’instruction estiment que le terroriste a cherché, « notamment à l’étranger », à « bénéficier d’un entraînement aux armes » et, « surtout », d’un « aval religieux ».

Pour autant, seuls deux complices du tueur seront renvoyés devant la cour d’assise, le 2 octobre. Le premier, Fettah Malki, un petit délinquant, est jugé pour son soutien logistique : il avait fourni le pistolet-mitrailleur Uzi dont Mohamed Merah se servira lors des tueries ; le second, Abdelkader Merah, soupçonné d’avoir été informé des desseins de son petit frère, est le seul à comparaître pour « complicité d’assassinats ». A l’exception d’Abdelkader Merah, aucun membre de la mouvance djihadiste toulousaine susceptible d’avoir influencé le tueur ne sera présent dans le box des accusés.

A la fin des années 2000, Mohamed Merah, petit bandit sans envergure, fréquente pourtant plusieurs djihadistes notoires : son demi-frère par alliance Sabri Essid, le gourou islamiste Fabien Clain ou encore son ami d’enfance Imad Djebali, tous trois condamnés en 2009 pour avoir animé une filière de combattants à destination de l’Irak. Leur profil met en évidence le biotope idéologique dans lequel le « loup solitaire » a mûri son projet. Signe de la permanence de leurs convictions, ces trois djihadistes ont rejoint les rangs de l’organisation Etat islamique (EI) deux ans après les attentats de Toulouse et de Montauban.

Au début des années 2000, un petit groupe attire, déjà, l’attention des Renseignements généraux (RG). L’appartement de leur mentor spirituel, Fabien Clain, est sonorisé. En 2006, les policiers l’entendent « se monter le bourrichon sur le djihad en Irak » avec son frère Jean-Michel et Sabri Essid, rapporte un ancien des RG dans Djihad, c’est arrivé près de chez vous (Jean-Manuel Escarnot, Robert Laffont, 216 pages, 18 euros).

Ils repèrent également un deuxième cercle de nouveaux venus, parmi lesquels Abdelkader Merah, dit « la Fouine », et plus épisodiquement son jeune frère Mohamed, tout juste âgé de 18 ans. Certains membres de cette cellule se retrouvent à l’occasion dans la ferme d’un émir syrien, Olivier Corel, à Artigat (Ariège), pour y suivre des cours de religion, et participent à des entraînements physiques. Le noyau dur du djihadisme toulousain est en formation sous les yeux des services de renseignement.

En décembre 2006, Sabri Essid (toujours lui) est interpellé en Syrie en compagnie d’un coreligionnaire, Thomas Barnouin, tandis qu’il s’apprête à rejoindre le djihad irakien. Dans les mois qui suivent, la cellule dite « d’Artigat » est démantelée en France et  huit de ses membres sont mollement condamnés en juillet 2009 à des peines comprises entre trois et cinq ans de prison. Un an plus tard, Mohamed Merah effectue ses premiers voyages en terre de djihad. Le tueur solitaire commence à poser les jalons de son projet, médité dans le sillage des anciens d’Artigat. Mais les services de renseignement ont échoué à mesurer sa dangerosité.

Une semaine après l’assaut du RAID – l’unité d’intervention de la police nationale – dans lequel il trouvera la mort, une scène intolérable mais qui n’émeut personne au ministère de l’intérieur va illustrer la collusion idéologique entre le jeune Merah et les anciens d’Artigat. Le 29 mars 2012, le terroriste est inhumé au carré musulman du cimetière de Cornebarrieu (Haute-Garonne). Un petit groupe de jeunes hommes, particulièrement remontés, lance des « Allahou Akbar » au-dessus de sa tombe. Les policiers, qui filment la scène, reconnaissent Imad Djebali et Sabri Essid !

Pourtant, la justice n’entendra jamais Sabri Essid, pas davantage que les autres membres de ce réseau susceptible d’avoir influencé Merah. Seul Olivier Corel, à qui Merah avait rendu visite une dizaine de jours avant de passer à l’acte, sera brièvement auditionné par les policiers, sans être inquiété. « A l’époque, les services n’avaient pas pris conscience de l’importance de la thématique djihadiste, déplore l’avocate des victimes des attentats du 13 Novembre. Les enquêtes Artigat et Merah constituent a posteriori une énorme occasion manquée : on n’a pas pleinement exploité les liens qui structuraient cette boîte noire du terrorisme français. »

L’impunité dont a bénéficié Jean-Michel Clain est emblématique de cet aveuglement. Une note « confidentiel défense » de 2005, récemment déclassifiée, le décrivait déjà comme « un islamiste ultra-radical, au discours extrêmement violent envers les institutions françaises », qui « diffuse les vidéos d’exécutions d’otages en Irak ». A la différence de son frère Fabien, il ne sera pas jugé dans le dossier Artigat. Une autre note, datant de 2009, le tient pourtant pour « un des principaux relais entre les frères de la région bruxelloise (…) et leurs homologues des pôles parisiens et toulousains ». Et, pendant près de dix ans, Jean-Michel Clain réussira à passer entre les mailles du filet, jusqu’à son départ en Syrie.

S’ils n’ont pas été inquiétés dans l’enquête sur les tueries de Toulouse et de Montauban, les anciens membres de la filière irakienne d’Artigat sont de nouveaux considérés comme une menace avec le début de la guerre civile syrienne, qui leur offre une nouvelle terre de djihad. En septembre 2013, la justice ouvre ainsi une nouvelle enquête, baptisée « Artigat 2 », sur ce réseau « susceptible de commettre des attentats sur le territoire national ».

Le 4 septembre 2013 (le ministre de l’intérieur est alors Manuel Valls), la Direction centrale du renseignement intérieur, née de la fusion entre les RG et la DST, photographie sur l’aire de loisirs du parc de Gironis, au Mirail, Sabri Essid, Imad Djebali et Mohamed Megherbi (le beau-frère de Fabien Clain) – tous trois condamnés lors du procès de 2009 – s’entraînant sur des parcours du combattant et à la pratique du paintball. Pour les policiers chargés de leur surveillance, l’histoire se répète : ils avaient photographié les mêmes individus s’adonnant aux mêmes activités dans le même parc en 2006, quelques mois avant le démentèlement de la filière d’Artigat.

Quatre mois plus tard, onze membres de cette cellule reconstituée s’envolent pour la Syrie à la barbe des services de renseignement. Entre janvier et février 2014, Jean-Michel Clain, Imad Djebali, Sabri Essid, Abdelouahed Baghdali, Mohamed Megherbi ou encore Thomas Barnouin disparaissent avec femmes et enfants. Certains s’offrent même le luxe de multiplier les allers-retours entre la France et la Turquie pour préparer l’arrivée des suivants. Sans rencontrer la moindre difficulté.

Quelques mois plus tard, Fabien Clain, pourtant interdit de séjour dans vingt-deux départements depuis sa sortie de prison, multiplie les allers-retours entre Alençon, où il habite, et la région parisienne, où il endoctrine ses nouvelles recrues, trois employés d’un garage du Val-d’Oise. Mais, là, le renseignement intérieur a anticipé son projet de départ : une note déclassifée de juillet 2014 précise qu’il « a formé un petit groupe de deux ou trois individus établis à Alençon, ainsi que deux ou trois frères installés dans la région parisienne et des membres d’une famille basée à Toulouse. L’intéressé attend des instructions de la part de son frère pour choisir un itinéraire jusqu’en Turquie, puis pour gagner la Syrie avec le concours de passeurs affiliés à l’El ».

Début 2015, Fabien Clain se rend une dernière fois à Toulouse, où il s’approvisionne en matériel hi-fi. Comme prévu, il disparaît en février avec femme et enfants. Il est ensuite localisé et surveillé par les services français en Grèce, où il passe près de deux mois dans un appartement « mis à disposition » par des membres de l’EI. Refoulé une première fois à la frontière turque le 24 février, il parvient à rejoindre la Syrie en mai. Là encore, les services ont laissé faire.

Promus responsables de la propagande francophone de l’EI, les frères Clain enregistreront, grâce au matériel hi-fi acheté à Toulouse par Fabien, le message audio de revendication des attentats du 13 novembre 2015.

Les trois élèves recrutés par Fabien Clain dans le garage du Val-d’Oise l’ont suivi en Syrie : deux d’entre eux prêteront leur concours logistique au projet d’attentat visant une église de Villejuif, miraculeusement déjoué en avril 2015 ; quant au troisième, il apparaît dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre.

Considéré comme un cadre de l’EMNI, les services de sécurité de l’EI, Sabri Essid est réapparu dans une vidéo de propagande tournée le 11 mars 2015. Sous sa direction, son beau-fils, âgé de 12 ans, exécute un otage au pistolet devant la caméra.

Quant à Imad Djebali, il a été incarcéré en France après être rentré de Syrie en septembre 2014 dans des circonstances rocambolesques en compagnie de deux anciens d’Artigat : Gaël Maurize et Abdelouahed Baghdali, qui se trouve être l’époux de Souad Merah, la sœur du tueur au scooter. A la suite d’une erreur d’aiguillage des autorités turques, les trois hommes avaient atterri à Marseille alors que les agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) les attendaient sur le tarmac d’Orly, prolongeant jusqu’à la caricature cette succession de rendez-vous manqués.

Alors, Pieds nickelés ou apprentis sorciers ?

II. La seconde chute de Rome

Samedi 25 mars, les eurolâtres commémoraient à Rome les soixante ans de la signature du traité instituant la Communauté économique européenne, ancêtre de l’Union européenne (UE). Mais ils étaient si peu sûrs d’eux que le centre de la capitale italienne avait été transformé pour la journée en véritable camp retranché (ce dont témoigna le Conseiller aux Armées du CER, présent dans la ville éternelle) ! Etonnant pour un évènement qui devait témoigner de tous les bienfaits engendrés par ce nouvel horizon indépassable de notre temps…

Mais, au fait, de quoi parlons-nous ?

Le traité de Rome est l’aboutissement, le 25 mars 1957, du processus de relance de la construction communautaire après l’échec de la Communauté européenne de défense (CED). Cette approche aboutit à la création d’un grand marché commun consacrant la libéralisation des échanges, mais rejetant (à l’époque) l’intégration supranationale des premières communautés européennes. Le traité modèle encore l’Union européenne actuelle.

Qu’est-ce que le traité de Rome ?
Il s’agit en fait de deux traités qui sont signés le 25 mars 1957 entre six Etats, les « Six » (heureuse époque où les organisateurs de cette union n’avaient pas encore sombré dans la mégalomanie et les fantasmes de l’élargissement) : la France, la République fédérale d’Allemagne, l’Italie et les pays du Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg). Le Royaume-Uni ne s’y est pas associé : il préfère déjà développer un projet concurrent, l’Association européenne de libre-échange (AELE). Les deux traités établissent pour une durée illimitée, l’un, la Communauté européenne de l’énergie atomique (CEEA ou Euratom), l’autre, la Communauté économique européenne (CEE aussi appelée Marché commun).

Le 25 mars 1957 à Rome

Que contiennent-ils ?
Le traité le plus important est le traité CEE, qui organise la mise en place d’une union douanière, à partir du 1er janvier 1959, en plusieurs étapes. Il prévoit la mise en œuvre des quatre libertés de circulation (marchandises, capitaux, main-d’œuvre, ainsi que la liberté d’installation pour les entreprises, les travailleurs indépendants et les services). Il fixe les règles pour que la concurrence entre les Etats se fasse de façon loyale et interdit le dumping, les cartels et certains monopoles.

Le traité envisage l’adoption de politiques communes (politique commerciale, agricole, des transports). Il n’est en revanche pas encore question de politiques économique ou monétaire communes. C’est beaucoup plus tard, en 1991/1992, que la question est abordée avec le traité de Maastricht, qui conduira en 1999 à l’euro, la monnaie unique.
Euratom doit développer l’industrie nucléaire, notamment en réalisant des installations nucléaires et en encourageant la recherche. Elle doit assurer la libre circulation des chercheurs, des capitaux et des matériels.

Quelles institutions créent-ils ?
Des institutions sont créées, qui existent toujours de nos jours, même si elles ont un peu évolué. La Commission, institution indépendante des gouvernements, dispose d’un monopole de l’initiative des lois européennes mais, à la différence de la haute autorité de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), elle n’a pas de pouvoirs de décision propres, sauf en matière de concurrence.
C’est le Conseil, composé de représentants des Etats, qui possède la réalité du pouvoir de décision. Il est appelé à adopter à l’unanimité les textes européens, règlements et directives. Depuis, une partie des textes sont adoptés à la majorité qualifiée. Une assemblée des communautés européennes composée de 142 membres désignés par les parlements nationaux est instituée.

Elle n’avait qu’un simple pouvoir d’avis dans le domaine législatif. Depuis, elle est devenue le Parlement européen, dont les députés sont élus depuis 1979 au suffrage universel. Elle a maintenant dans certains domaines un pouvoir de codécision. Une Cour de justice doit assurer le respect du droit communautaire dans l’application et l’interprétation des traités.

Comment en est-on arrivé aux traités de Rome ?
Le traité de Rome qui donne naissance à la CEE est directement issu de l’échec des négociations pour relancer l’Europe politique au début des années 1950 et le souhait de réaliser une union des peuples. C’est une « idée révolutionnaire », souligne alors Robert Schuman, ministre des affaires étrangères français. Effectivement mais une idée qui va être progressivement vidée de son sens et dévoyée par les mondialistes de tout poil.

Ce sera en matière économique le projet de CECA de 1950, signé à Paris le 18 avril 1951 et entré en vigueur le 23 juillet 1952, qui met en commun la production d’acier et de charbon de certains pays européens, le charbon et l’acier étant considérés comme les facteurs de la guerre passée. Robert Schuman explique bien son ambition dans une déclaration, le 9 mai 1950, date qui deviendra la fête de l’Europe : « L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble, elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait. » C’était le principe gaullien de  » l’Europe des nations « .

Mais d’autres projets ont une dimension plus politique et fédérale. Le projet de Communauté européenne de défense (CED), qui prévoyait une armée européenne sous commandement américain et une dimension politique forte avec un projet de communauté européenne politique (article 38 de la CED), échoue avec le rejet français lors d’un vote, le 30 août 1954, par les députés (319 voix contre 264). C’est l’échec d’une vision supranationale de la communauté européenne.

Après le rejet de la CED, la construction européenne semblait dans l’impasse. Les partisans de l’Europe, au premier rang desquels le Français Jean Monnet, président de la haute autorité de la CECA mais surtout agent d’influence des Etats-Unis, pensent alors qu’il faut avancer sur un terrain moins sensible que le politique et se concentrer sur le domaine économique et le libre échange. Soutenu par le Belge Paul-Henri Spaak, Jean Monnet est favorable à une intégration sectorielle de l’Europe sur le modèle de la CECA en l’élargissant à d’autres énergies, avec la création d’une organisation pour l’énergie atomique à usage civil, et aux transports. Et c’est là que tout a commencé à basculer…

Carte des élargissements successifs de l’UE

Quelles conséquences les années suivantes ?
L’Union douanière fut réalisée plus vite que prévu, le 1er juillet 1968. Les autres objectifs — libre circulation des personnes, des services et des capitaux — progresseront plus lentement.
Le traité permit aussi le développement de la politique agricole commune (PAC), entrée en vigueur en 1962. Dans un contexte de pénurie agricole, l’objectif était d’assurer la sécurité des approvisionnements alimentaires et de garantir le niveau de vie des agriculteurs. La CEE, grâce au tarif extérieur commun (TEC), protège par des droits de douane les productions européennes et évite que les prix étrangers plus bas n’éliminent les productions européennes plus chères. Hélas, ce fut un échec.

Quels sont les effets économiques ?
Dans les premières décennies, l’établissement du Marché commun est allé de pair avec une forte croissance et une convergence économique et sociale, à la fois à l’intérieur des Etats et entre les pays. Tout était donc plus facile. La CEE institua un marché de 200 millions d’habitants. Le commerce entre les Six sextupla de 1958 à 1970. « La libéralisation des échanges dans le Marché commun fut accompagnée d’une réduction marquée des disparités de revenus entre ses membres, dont chacun passa à une vitesse supérieure », souligne François Crouzet, professeur à l’université Paris IV-Sorbonne et historien de l’économie européenne.

Quant à la PAC, elle a atteint ses objectifs initiaux. Elle a permis d’accroître de manière importante la production agricole européenne, d’accroître les rendements tout en garantissant la préférence communautaire. Mais cette hausse de la production est intervenue au prix d’une diminution drastique de la population agricole (passée de 15 millions en 1950 à 4 millions dans les six pays d’Europe occidentale) avec les drames humains que l’on aurait dû anticiper.

Qu’en est-il actuellement ?
L’Union européenne échappe aux souhaits de ses concepteurs et elle est en passe d’exploser. La situation économique et sociale est tranchée. Certains pays s’en sortent mieux que d’autres, comme les pays d’Europe du Nord, dont l’Allemagne, qui connaît croissance et plein emploi. Les autres sont en proie à des difficultés économiques et sociales (dette et déficits élevés, chômage de masse, croissance faible), témoignant de la vision utopique des concepteurs de 1957. Ce qui explique que l’Europe est de moins en moins populaire malgré la propagande imposée par ses instances dirigeantes et leurs complices médiatiques (les éditoriaux quotidiens de Bernard Guetta, sur France Inter sont dans ce domaine particulièrement édifiants). Surtout depuis la folle instauration d’une monnaie unique, l’euro, qui a précipité des millions d’Européen dans la misère.

Soixantième anniversaire à Rome, dans la joie et la bonne humeur !

Dès lors, on comprend que l’enthousiasme n’ait pas été au rendez-vous, samedi à Rome, et que les chefs d’Etats et de gouvernements réunis aient cru nécessaire de souffler leurs soixante bougies dans un camp retranché.

III. Rien ne va plus chez Christiane Taubira

Depuis plusieurs jours, la Guyane est le théâtre d’une série de mouvements sociaux de plus en plus violents. Le gouvernement a décidé d’intervenir, vendredi 24 mars, avec l’envoi d’une « mission interministérielle de haut niveau » (sic), dont l’objectif est de « nouer un dialogue constructif et apaisé » ! La mobilisation, soutenue par des collectifs de citoyens, dénonce globalement les problèmes du territoire en matière de santé, d’éducation, d’économie,  d’accès au foncier ou de logement mais aussi et surtout…de SECURITE.

Manifestation à Cayenne

Conduite par Jean-François Cordet, conseiller maître à la Cour des comptes et ancien préfet de Guyane, la mission s’est rendue samedi dans ce département et région d’outre-mer. La délégation est composée de plusieurs hauts fonctionnaires issus de différents ministères.

Les mouvements sociaux en Guyane ont notamment conduit Arianespace à ajourner le lancement d’une fusée et le rectorat à fermer les établissements scolaires jusqu’à nouvel ordre. Deux vols Paris-Cayenne, l’un de la compagnie Air France, l’autre opéré par Air Caraïbes, ont par ailleurs été annulés, vendredi, en raison du mouvement social, a annoncé la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). « Les blocages routiers rendent difficile l’accès à l’aéroport pour les passagers, les équipages et les services de secours qui travaillent sur la plateforme de Cayenne, et les pompiers ne sont pas en nombre suffisant », a détaillé un porte-parole de la DGAC.

Le département d’Etat américain a estimé dans une note d’alerte que ses « ressortissants devaient éviter de se rendre en Guyane française pour l’instant » en raison de « larges manifestations de part et d’autre » du territoire ultramarin et « le long des routes qui mènent aux pays voisins du Suriname et du Brésil ».

La ministre des outre-mer, Ericka Bareigts (toujours en pointe dans la défense des opprimés allogènes), avait appelé, jeudi, à la levée des barrages mais s’est bien gardée de se rendre à Cayenne pour se confronter à la colère des habitants…Elle préféra inviter à Paris les responsables syndicaux.

Mais sur place, les participants aux mouvements sociaux avaient « fait part de leur refus d’une négociation à Paris » et exigé la venue de la ministre. Quant aux députés et aux sénateurs locaux, ils avaient jugé « inconcevable de demander aux manifestants de (…) lever les blocages pour venir s’entretenir avec les cabinets ministériels dans les bureaux parisiens ».

Manifestation à Cayenne

En vérité, plus encore que le contexte économique, ce qui exaspère les habitants de la Guyanne c’est la situation sécuritaire. La violence y est la plus forte de tous les départements français (pire encore qu’en Guadeloupe), alimentée par les trafics de toutes sortes comme par le laxisme des juges rouges de l’ex-ministre de la justice. En 2016, pour ne parler que de cela, on a relevé 48 règlements de compte liés aux trafics soit davantage qu’à Marseille qui est pourtant une référence dans ce domaine ! Ajoutez-y que plus de la moitié des élèves de nos écoles, en Guyane…ne parlent pas le Français car ils sont issus de l’immigration…

Mais surtout n’allez pas croire qu’il y ait la moindre relation entre la violence et le contexte ethno-culturel…

 

Le 27 mars 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (6 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

6 Jan

I. Cedric Herrou : membre assumé de la Cinquième colonne immigrationniste

Nous le répétons depuis de nombreuses semaines, la haute vallée de la Roya, dans les Alpes-Maritimes est devenue un intense lieu de passage en France pour les migrants parvenus en Italie en franchissant la Méditerranée (Lire « La Cinquième colonne n’en finit pas de trahir » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/11/28/bulletin-climatique-quotidien-28-novembre-2016-de-la-republique-francaise/). Ils y sont aidés par un groupe de collabos de la gauche extrême, descendants réels ou virtuels de ceux de 1940 ou des porteurs de valise du FLN pendant la guerre d’Algérie. La France a d’ailleurs toujours connu ces traitrises et il suffit de se plonger dans l’histoire de la guerre de Cent ans (pour ne parler que d’elle) pour s’en convaincre…

L’un de ces collabos comparaissait mercredi 4 janvier devant le tribunal correctionnel de Nice pour avoir accueilli, nourri, logé et transporté nombre de ces migrants illégaux et strictement économiques (en quête d’une herbe plus verte que chez eux). Cédric Herrou, le prévenu, n’a pas manqué de revendiquer, devant le tribunal, des actes « politiques ». Quelle surprise !

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Cedric Herrou et l’un de ses protégés

Devant le tribunal, l’agriculteur a revendiqué ses actes : « Je le fais parce qu’il y a des gens qui ont un problème. Il y a des gens qui sont morts sur l’autoroute, il y a des familles qui souffrent, il y a un Etat qui a mis des frontières en place et qui n’en gère absolument pas les conséquences. » Arguments bien connus et sans originalité.

Le procureur, Jean-Michel Prêtre, a pour sa part dénoncé l’usage de ce procès comme d’une « tribune politique » et requis à l’encontre de M. Herrou, huit mois de prison avec sursis (ce qui est particulièrement généreux) avec mise à l’épreuve, la confiscation de son véhicule, ainsi qu’un usage limité de son permis de conduire aux besoins de sa profession.

Quelque dizaines de militants du lobby immigrationniste, dont de nombreux membres d’un collectif d’aide aux migrants Roya Citoyenne, s’étaient rassemblés devant le palais de justice pour le soutenir avant le début de l’audience. A-t-on relevé leur identité ? Non bien sûr, ce que nous regrettons car cela nous aurait permis de les inscrire sur notre Mur de la Honte où ne figurent pas que des juges rouges…

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Les militants du lobby immigrationniste à Nice

La justice reproche précisément à Cédric Herrou l’accueil de ces migrants illégaux sur sa propriété et leur l’installation, en octobre 2016, sans autorisation, dans un centre de vacances SNCF désaffecté, à Saint-Dalmas-de-Tende. L’occupation de ce centre, dénoncée avec force par les élus locaux Les Républicains, avait pris fin avec l’intervention des forces de l’ordre au bout de trois jours. Depuis, le prévenu continue non seulement de militer mais de transgresser la loi relative à l’aide à l’entrée, à la circulation et au séjour des étrangers en situation irrégulière.

Interrogé par le tribunal sur la manière dont avait, depuis, évolué la situation, l’agriculteur a répondu : « Nous avons une trentaine de mineurs hébergés à Saorge chez des particuliers, et j’ai moi-même trois mineurs hébergés chez moi…et des majeurs aussi. »

Il est aussi revenu sur la manière dont il a commencé à venir en aide aux migrants il y a un an et demi. « Au départ, je voyais des gens marcher sur la route, des Noirs, alors je les emmenais à la gare de Breil-sur-Roya (NDCER: ce qui leur permettait de gagner Paris et bien sûr Calais sans éveiller les soupçons des forces de l’ordre à la gare de Nice). Et petit à petit, je me suis intéressé au problème. »

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Les hôtes de Cédric Herrou dans sa ferme

L’agriculteur est aussi revenu sur la décision d’occuper l’ancienne colonie de vacances de la SNCF : « Avant le squat, il y avait 58 personnes chez moi. J’avais pris la décision de ne plus les passer parce que je pensais que j’étais responsable de l’afflux des gens chez moi (NDCER: quelle surprise ! N’avait-il jamais entendu parler de «  l’appel d’air  » que constitue toute aide apportée à ces envahisseurs ?). Avec l’association Roya Citoyenne et avec le soutien d’autres associations humanitaires, on a décidé alors d’ouvrir un lieu pour les héberger. » Avant le début de son procès, Cédric Herrou avait déjà défendu ses actes à l’entrée du palais de justice : « Ce que je fais n’est pas un sacrifice, c’est un honneur. » Errare humanum est, persévérera diabolicum !

Le 23 novembre, Pierre-Alain Mannoni, un enseignant-chercheur à l’université Nice Sophia Antipolis, avait déjà été jugé pour avoir pris dans sa voiture trois Erythréennes égratignées qu’il emmenait chez un médecin. Le procureur a demandé six mois de prison avec sursis.

Rappelons-le : il est urgent de revoir les peines encourues pour ce que ces gens-là appellent un  » délit de solidarité  » et que nous considérons comme une trahison à l’encontre de la France et du peuple français.

 

II. Mais, en la matière, les scandales d’Etat s’accumulent

Nous devrons les pendre haut et court. Et nous sommes même en droit de nous demander si un jugement en bonne et due forme sera bien nécessaire tant les complicités du gouvernement français avec le lobby immigrationniste et son investissement dans le «  Grand Remplacement  » apparaissent aujourd’hui au grand jour.

Ceux qui l’avaient baptisé » bidonville d’Etat  » n’étaient pas loin de la vérité. Chaque mois, les pouvoirs publics déversaient sur le campement de migrants de Calais, dit aussi la  » Jungle « , plus de 1,5 million d’euros. Non content d’avoir créé de toutes pièces ce bidonville géant, en obligeant en mars 2015 les résidents des petits camps disséminés dans le centre-ville à s’y réunir, l’Etat a ensuite  » subventionné  » l’économie informelle du lieu qu’il a finalement fini par démanteler, en octobre…

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Tout commence par un immense malentendu, né d’une totale méconnaissance des habitants de cette ville de toiles et de planches par ls autorités. Il leur aurait pourtant suffi de lire chaque jour les pages du blogue du CER…

Jusqu’à la dernière heure du campement, les pouvoirs publics sont restés persuadés qu’il fallait convaincre les populations massées là de demander l’asile en France afin de les détourner du rêve hasardeux d’un passage vers la Grande-Bretagne. L’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), qui délivre le statut de réfugié, n’a d’ailleurs pas ménagé ses missions pour  » vendre  » aux milliers de Soudanais, d’Afghans ou d’Erythréens échoués à Calais que leur avenir était en France. Ils étaient même outragés de constater que cette lie du monde afro-asiatique pouvait être réticente à accepter leurs offres ! 

Or l’analyse, par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), de la situation administrative des 7 153 personnes évacuées du 24 au 27 octobre dernier, montre que 63 % d’entre elles avaient déjà un statut officiel de demandeur d’asile avant de quitter le bidonville. La France s’apparentait sans doute à un second choix, mais les migrants avaient quand même postulé pour rester, au cas où leurs tentatives de rejoindre Londres échoueraient.

En octobre 2016, les 4 494 demandeurs d’asile du bidonville ont donc perçu – comme les mois précédents – leurs 360 euros d’allocation pour demandeur d’asile (ADA). Au total, plus de 1,5 million d’euros étaient ainsi injectés tous les mois dans l’économie souterraine du bidonville… Dit autrement, les pouvoirs publics alimentaient chaque mois d’une main les commerces illicites du lieu qu’ils s’employaient de l’autre à démanteler.

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Ahmed, dans sa petite épicerie profitable ouverte 7j/7 dans la « Jungle » de Calais

Avec un an d’allocations, les demandeurs d’asile pouvaient espérer financer un passage pour Douvres, au Royaume-Uni. Avec dix-huit mois d’ADA, on pouvait  » acheter  » aux mafias locales la gestion d’une petite boutique sur l’avenue principale, une de ces échoppes que la préfète du Pas-de-Calais a plusieurs fois tenté de faire fermer, sans succès. Ce qui ne l’a pas empêchée d’être décorée (officier de la Légion d’Honneur dans la promotion du 14 juillet 2016) par le ministre de l’Intérieur d’alors, Bernard Cazeneuve, devenu depuis…Premier ministre de la République (Lire « Renvoyez vos Légions d’Honneur » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/02/bulletin-climatique-quotidien-2-janvier-2015de-la-republique-francaise/).

Mais, tenez-vous bien, le directeur de l’OFII, Didier Leschi, dont les statistiques ont permis cette mise à jour, y lit la confirmation rétroactive  » qu’il y avait bien urgence à évacuer  » cette ville sans banque, qui n’était pas vraiment une société sans argent ! Ces gens-là sont décidément sans vergogne. 

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Notre pays marche sur la tête. Mais c’est nous qui payons ses randonnées mortifères.

 

III. Et ça ne va pas s’arranger

Avec la dégradation accélérée de la situation économique et sociale en Algérie, vous pouvez imaginer ce qui nous pend au nez ! Nous avons eu plusieurs fois l’occasion d’attirer l’attention sur ce danger considérable que nos élites politiques ne veulent à aucun prix voir venir, au point qu’aucun candidat aux élections présidentielle ne conçoit plus aujourd’hui sa campagne sans au moins un voyage à Alger pour tenter d’engranger à son profit les voix des Franco-Algériens, si nombreux dans notre pays (Lire « Le pitre et le comique«  : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/04/bulletin-climatique-quotidien-4-janvier-2017-de-la-republique-francaise/  mais aussi « Encore une bombe à retardement » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/11/03/bulletin-climatique-quotidien-3-novembre-2015-de-la-republique-francaise/).

Et depuis lundi dernier, 2 janvier, une manifestation au départ pacifique contre la hausse des taxes dans la plus grande commune de Kabylie a tourné à la guerre de tranchées avec les forces de sécurité algériennes. La ville côtière de Béjaïa, est en effet le théâtre d’un violent mouvement de contestation, mené par des jeunes qui s’en sont pris à des bâtiments publics et à des magasins et ont affronté les forces de l’ordre. Ces troubles s’inscrivent dans un contexte d’inquiétude croissante liée à la chute des prix du pétrole qui a un lourd impact sur la situation économique de l’Algérie.

Les violences de Béjaïa ont éclaté le jour où avait été lancé un appel à la grève des commerçants afin de protester contre des hausses de taxes prévues par la loi de finances 2017 entrée en vigueur le 1er janvier. Etranglé par la baisse du prix du brut, sa principale ressource, le pays est, comme prévu, contraint de revoir son budget et d’augmenter les taxes en tous genres puisque les plus hautes autorités refusent de mettre fin à la corruption qui gangrène l’économie (Lire « Qu’allait-il faire dans cette galère ? » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/06/16/bulletin-climatique-quotidien-16-juin-2015de-la-republique-francaise/ et aussi « La mafia politico-affairiste en Algérie » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/05/14/bulletin-climatique-quotidien-14-mai-2015de-la-republique-francaise/).

Selon le site Tout sur l’Algérie (TSA), la manifestation commencée pacifiquement dans la matinée aurait ensuite tourné à l’affrontement entre des jeunes et des forces de police, puis à la casse de plusieurs édifices publics et de commerces. Les vidéos du saccage d’un bus d’une compagnie de transport public locale et des pillages de magasins ont connu une diffusion virale sur les réseaux sociaux, montrant s’il en était besoin ce dont sont capables non seulement chez nous mais aussi chez eux ces  » sauvageons  » comme aime à les appeler Bernard Cazeneuve. Des tensions ont également été rapportées dans plusieurs autres localités des environs.

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Emeutes du pain en Kabylie en 1988

Dans ce climat, certains habitants ne cachaient pas leur inquiétude de voir se répéter les événements de 1988, lorsque des émeutes du pain avaient dégénéré en troubles généralisés à l’échelle du pays, ou encore ceux de 2001, lorsque la Kabylie, théâtre d’un vaste mouvement de contestation, avait été violemment réprimée par le pouvoir.

Le même jour, des troubles étaient signalés dans plusieurs quartiers d’Alger. A Bab Ezzouar (est), des adolescents ont attaqué le quartier chinois, selon le quotidien Al-Khabar (une habitude que connaît bien la communauté asiatique de Paris, en particulier à Barbès*…). Un début d’émeutes a également été enregistré dans le quartier populaire d’Ain Benian (ouest), mais ces mouvements sont restés pour le moment marginaux dans la capitale.

Confrontés aux violences de Béjaïa, des militants politiques ne cachaient pas leur préoccupation : selon eux, les images de destructions et de pillages diffusées sur les réseaux discréditent par avance toute contestation dans la rue. Du  » pain bénit pour le pouvoir « , souligne un militant des droits de l’homme. Alors, manipulation ou exploitation ? En Algérie, tout est possible et surtout le pire.

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Quoi qu’il en soit, n’oubliez pas que les plages et les ports algériens ne sont qu’à 750 km des côtes françaises…

* Lire « L’anti-sémitisme ne leur suffit pas » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/06/bulletin-climatique-quotidien-6-septembre-2016-de-la-republique-francaise/

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Pour une fois, au Musée du quai Branly à Paris, il ne sera pas question de ce que les idéologues appellent les  » Arts premiers  » mais d’une exposition réunissant des œuvres témoignant de l’art chrétien en Afrique centrale et intitulée

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 Assez rare pour que nous en fassions mention.

Car, c’est une histoire ancienne qui résonne aujourd’hui, histoire de conversions religieuses inséparable de l’histoire politique et de celle de la colonisation : celle de la pénétration du christianisme à partir du XVIe siècle dans ce que l’on nomme le royaume kongo, dont l’aire s’étend de l’Angola au sud au Gabon au nord et qui est plutôt un ensemble de peuples et de pouvoirs qu’une monarchie au sens européen du mot.

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Ses rapports avec l’Europe commencent avec l’arrivée des Portugais, débarqués sur les côtes en 1482 et vite tentés d’étendre leur influence dans l’intérieur du continent. Des Hollandais et des Français y sont aussi présents, à partir du milieu du XVIIe siècle, essentiellement pour y faire commerce. Ces relations durent jusqu’à la conquête coloniale, qui partage cette aire entre Belgique, France et Portugal.

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Au centre de ces relations, il y a le christianisme, pour deux raisons principalement. D’une part, le prosélytisme des missionnaires catholiques, presque tous portugais dans les premiers temps. D’autre part, les enjeux politiques : en se convertissant, le roi kongo Alvaro II noue des liens avec la papauté au temps de Paul V, qui reçoit en 1608 son ambassadeur. Dès lors, le Vatican parvient à freiner l’entrisme portugais et peut envoyer des missionnaires d’ autres nationalités, afin d’éviter que la religion serve principalement les intérêts commerciaux et militaires du Portugal.

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Ces quelques données historiques sont nécessaires pour comprendre comment peut se tenir au Quai Branly une exposition consacrée à l’art chrétien en Afrique centrale et pourquoi elle réunit des œuvres exceptionnelles. L’auteur en est l’historien des arts d’Afrique Julien Volper, qui a su trouver dans des collections privées et publiques des pièces que l’on ne voit pas d’habitude, car elles ne répondent pas aux attentes de ceux qui s’obstinent à faire l’apologie des arts africains dans leur acception désormais conforme et obligatoire d’  » Arts premiers « . Or, il n’y a rien de moins primitif ni de moins exotique que ces crucifix de cuivre ou d’alliage de cuivre et de plomb, la plupart de grande taille, qui réinterprètent l’iconographie du Christ en croix en y introduisant des motifs et des modes de représentation autochtones.

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Sur une structure de bois parfois, ou entièrement de métal, ces  » nkangi kiditu  » précieux étaient des symboles de foi et des signes de pouvoir et se transmettaient comme tels dans les familles royales. Des figures d’orants et d’anges de plus petites dimensions que celles du Christ y sont souvent disposées sur les branches horizontales de la croix et à ses pieds. Les modèles initiaux sont européens, entraînés dans des modifications et réinterprétations qui font de ces pièces un cas exemplaire : une suite d’hybridations dont les modalités varient selon les lieux, la maîtrise des artistes et les cultures locales. Ainsi y a-t-il des crucifix tragiques et d’autres sereins. Ils sont tantôt plus gothiques, tantôt plus baroques, au gré des générations successives d’ecclésiastiques.

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Il y a aussi, parce que l’exposition s’intéresse à tout ce qui a rapport au christianisme dans cette région et parce qu’elle s’étend jusqu’à l’époque moderne, des vierges, des saintes et saints – avec une prédilection pour saint Antoine. Statues et pendentifs associent des caractères stylistiques propres à la sculpture kongo à l’iconographie chrétienne la plus classique.

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Un très bel exemple, plus récent, est un masque sculpté et peint dans les années 1970 en pays zela – un masque de la tête du Christ, d’une puissance d’expression qui supporte des comparaisons avec l’art roman ou celui du Fayoum. Quant aux représentations, picturales celles-ci, du Lieu de tourment pour les méchants et des damnés emportés par des diables, dues à l’artiste Pierre Bodo (1953-2015), qui travaillait à Kinshasa et était aussi pasteur pentecôtiste, elles font aussitôt songer aux enfers peints des églises romanes et gothiques d’Europe.

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UN JOLI PIED DE NEZ À L’AGNOSTIQUE JACQUES CHIRAC. À NE SURTOUT PAS MANQUER !

Le 6 janvier 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.