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Consilium-Consulte n° 2013/001 du 1er janvier 2013, ordonnant la Mobilisation générale.

16 Jan

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LE CONSEIL DANS L’ESPERANCE DU ROI,

Sur le rapport du Ministre de la Maison du Roi, Conseiller aux Affaires intérieures, à la Sécurité publique et à l’Organisation du Territoire, du Garde des Sceaux, Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux Devoirs et aux Droits des Citoyens, du Conseiller aux Réformes institutionnelles, du Conseiller à l’Organisation prospective du Royaume de France, du Conseiller aux Armées, et du Conseiller aux Affaires économiques et financières;

Vu la Constitution du 4 octobre 1958 et, en particulier, les articles

–  16 , portant sur le rôle du président de la République en cas de menaces graves et immédiates sur les institutions, l’indépendance de la nation et l’intégrité du territoire,

–  35 , portant sur la déclaration de guerre,

–  36 , portant sur l’état de siège (et son organisation telle qu’elle est définie par le Code de la défense),

–  68 , portant sur la destitution du président de la République en cas de manquement à ses devoirs,

–  68-1 , portant sur la responsabilité pénale des membres du gouvernement pour des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits;

Vu le Consilium-Consulte n° 2012/007 du 11 octobre 2012, proclamant la Patrie en danger, sur les motifs suivants :

          Considérant qu’il est devenu intolérable aux Français que  » des gouvernants de rencontre, cédant à la panique (mais aussi à l’air du temps), oubliant l’honneur et livrant le pays à la servitude  » décident impunément de se soumettre aux diktats de l’Union européenne et de les sacrifier sur l’autel du sauvetage d’un système bancaire véreux et d’une monnaie unique mortelle ;

          – Considérant que les Français font depuis trop longtemps l’objet d’une déculturation méthodiquement organisée et qui s’apparente, toutes choses égales par ailleurs, aux populicides engendrés par la Révolution dite française;

          – Considérant que le niveau de la délinquance, parfois favorisée (quand elle n’est pas encouragée) par une oligarchie politico-médiatique sans âme, sans courage mais non sans perversité, dépassant désormais tout ce que l’on pouvait redouter, est devenu insoutenable ; que les dangers pour les libertés individuelles sont devenus tels que plus un seul Français, dans un seul lieu de France, n’est aujourd’hui à l’abri de la criminalité ou même du terrorisme;

          – Considérant que la République et ses adeptes, cuirassés de certitudes arrogantes mais vaines, s’avèrent incapables de s ‘opposer (quand ils n’en sont pas les complices) aux désordres du monde et aux avancées de la barbarie jusqu’au plus profond de notre société, mettant gravement en péril ses plus belles racines;

          – Considérant, enfin, que le destin de la France est hors du commun; qu’elle a longtemps joué un rôle de premier plan dans les domaines les plus variés: la foi, la philosophie, la culture, les arts, les armes, les sciences et la médecine mais aussi la politique ou l’économie ( « France, Mère des arts, des armes et des lois » affirmait Joachim du Bellay ); que cette trajectoire historique exceptionnelle a été  le fruit de la rencontre des peuples qui ont constitué la nation et des trois dynasties royales qui se sont succédé à sa tête avec intelligence et efficacité mais qu’elle est aujourd’hui gravement menacée par la lâcheté autant que l’incurie des oligarques républicains au pouvoir;

Prenant acte de l’incompétence du président de la République française et de son gouvernement face aux situations morale, politique, économique, sociale et culturelle actuelles , telles que nous en relevions l’exceptionnelle gravité dans le Consilium-Consulte n° 2012/007;

Prenant acte de l’incapacité des membres du Parlement, de l’ensemble des institutions de la République et du personnel politique actuel, de quelque obédience qu’ils soient, à prendre conscience de ces faits et à y apporter les remèdes nécessaires, conformément aux termes de la Constitution du 4 octobre 1958;

Décide de se dresser contre l’abandon dont sont désormais victimes la France et les Français.

Le Conseil dans l’Espérance du Roi ordonne la

MOBILISATION GÉNÉRALE

Le premier jour de cette mobilisation est le mardi 1er janvier 2013, année qui, nous n’en doutons pas, sera celle de tous les dangers pour la France.

Chaque Française, chaque Français, résidant ou non sur le sol de France, soumis à sa conscience doit, sous peine de porter à jamais une honte personnelle aux yeux de ses enfants et de la communauté nationale, s’unir au Conseil dans l’Espérance du Roi pour manifester par la pensée, la parole et l’action son désaccord avec les choix politiques de la République. Chaque Française, chaque Français doit se tenir prêt(e), où qu’il(elle) se trouve, à réunir tous les moyens nécessaires à la sauvegarde de la patrie comme à celle de ses proches. Chaque Française, chaque Français doit, en outre, exiger des pouvoirs publics en place que le dernier alinéa de l’article 89 de la Constitution du 4 octobre 1958, stipulant que « La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision » soit aboli, afin de permettre d’engager le processus d’instauration de la royauté en France, seul moyen de permettre la Renaissance de notre pays.  

Paris, le 1er janvier 2013.

                                                     

Régiment des Gardes Françaises

 Le Conseil dans l’Espérance du Roi, le 1er janvier 2013.

L’insatisfaction des Français à l’épreuve du coronavirus.

22 Avr

Cinq semaines après avoir sonné la « mobilisation générale » contre l’épidémie de Covid-19, un « ennemi invisible, insaisissable, qui progresse », Emmanuel Macron se retrouve au mitan de sa « guerre sanitaire« .

Mais il est face à une équation politique compliquée à résoudre : se projeter sur l’après sans crier victoire (une victoire, qui plus est, qui dépend si peu de lui…), insuffler une once d’espoir sans démobiliser les lignes arrières. Dimanche 19 avril, son Premier ministre, Edouard Philippe, a donc usé de pédagogie pour tenter d’esquisser les contours d’un très lent déconfinement, à partir du 11 mai. Puis, il a aussitôt freiné les ardeurs en assurant aux Français qu’ils ne retrouveront « probablement pas avant longtemps » leur « vie d’avant ». Comme si cela devait être à la fois regrettable et, malgré tout, l’objectif principal ! Mais montrant surtout que nos dirigeants politiques n’ont toujours rien compris ni aux causes principales de la tragédie actuelle (que, pour faire court et simple, nous résumerons en un seul mot : MONDIALISME) ni au meilleur remède pour y remédier : SURTOUT NE PAS REVENIR À LA VIE D’AVANT !…pour faire, là aussi, court et simple.

Un exercice d’équilibriste périlleux face à une opinion publique toujours remontée, à juste titre, contre l’exécutif, selon les données d’une nouvelle enquête réalisée par Ipsos-Sopra Steria pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). En un mois, le taux d’insatisfaits sur la façon dont « le gouvernement gère la crise » est passé de 46 % à 58 % (première vague réalisée les 16 et 17 mars, la dernière les 15 et 16 avril).

La défiance s’est installée à un niveau élevé malgré un léger mieux depuis l’enquête réalisée les 7 et 8 avril (60 % d’insatisfaction). La dernière prise de parole d’Emmanuel Macron divulgant la date de la fin du confinement ayant sans doute eu un effet non négligeable même si les annonces sont en grande partie illusoires.

La confiance dans le président de la République, qui a augmenté au début de la crise, reste également presque stable (39 % contre 43 %, il y a un mois). Mais d’autres indicateurs sont inquiétants pour l’Elysée et Matignon, et la situation reste éruptive. 45 % des sondés disent ainsi éprouver de la « colère » face à cette situation (+ 5 points depuis un mois, avec un pic à 50 % début avril). 40 % des personnes interrogées ne sont pas d’accord avec l’idée que le « gouvernement a mieux géré le coronavirus que la plupart des autres pays » (seulement 13 % d’accord, 47 % ni l’un ni l’autre). 51 % de l’échantillon considère enfin que les mesures prises pour protéger leur santé sont « insuffisantes ».

Face à cette crise longue et aux atermoiements de l’exécutif sur plusieurs sujets (les tests, les masques, les maisons de retraite, etc.), la confiance des Français ne s’est pas effondrée mais elle s’est largement effritée. Et, dans le détail, les clivages sociaux et politiques préexistants semblent se renforcer. Comme si cette pandémie accentuait dans l’opinion les lignes de fracture du macronisme qui existaient avant la crise.

Loin de l’unité nationale rêvée par l’exécutif, le niveau de défiance vis-à-vis de la gestion de la crise est ainsi particulièrement fort chez les ouvriers (66 %), les chômeurs (64 %), les indépendants (62 %), les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen en 2017 (75 % et 79 %).

Ces clivages classiques semblent amplifiés par les conditions très particulières de cette crise. Notamment à cause du confinement qui n’est pas vécu de la même manière par tous les Français. Les personnes vivant à cinq ou plus (67 % de mauvaise opinion sur l’action de l’exécutif), les familles avec trois enfants ou plus (67 %), les bas revenus et les classes moyennes sont plus sévères à l’égard du gouvernement (61,3 % pour les foyers avec moins de 1 250 euros de revenus par mois, 63 % pour les foyers disposant de 2 500 à 3 449 euros).

La propagation du coronavirus mine également la confiance envers quelques fondamentaux du macronisme. Ainsi, seulement 9 % des sondés se disent satisfaits de l’action de l’Union européenne (38 % se disent insatisfaits et 53 % ni l’un ni l’autre). Là aussi avec de fortes différences en fonction des catégories sociales qui montrent que tous les Français n’ont pas encore pris la mesure des nuisances infligées par l’UE.

L’exécutif peut toutefois se réjouir d’autres aspects de cette vaste enquête. Dans l’ensemble, l’immense majorité des personnes interrogées approuvent les mesures prises depuis le début de la crise. Ainsi, 77 % se disent favorables à l’interdiction des déplacements non essentiels, seulement 10 % y sont rétifs. En un mois, cette approbation n’a reculé que de deux points. Une donnée essentielle pour le pouvoir, qui doit encore faire respecter le confinement au moins pendant trois semaines. Faisons un rêve : serait-ce le début d’un consensus pour instaurer le couvre-feu et imposer des mesures drastiques de respect de la loi dans les banlieues qui s’enflamment depuis plusieurs jours ?

Et si l’on sort des questions politiques, l’opinion, anxieuse, semble même en attente de décisions encore plus fortes. Dimanche soir, Edouard Philippe a tenté d’expliquer le contraire de la doxa précédente :  que le port du masque pourrait être obligatoire dans certains lieux, notamment les transports. 75 % des sondés souhaitent même que ce type de protection soit obligatoire « dès que l’on sort de chez soi ».

Pour accompagner le déconfinement, le gouvernement a l’ambition de pouvoir tester les personnes présentant des symptômes et proposer un hébergement aux personnes infectées. Là encore, l’opinion veut aller plus loin. Les tests de dépistage « systématique » et la mise en quarantaine des personnes infectées sont plébiscités (81 % et 69 %). Mais pourquoi les autoritésaffirmaient-elles, il y a quelques semaines seulement, l’inutilité voire la nocivité (!) de ces démarches ?

Pour d’autres mesures encore plus radicales, le soutien est plus modéré mais reste quand même relativement élevé. Ainsi, 43 % des sondés approuvent l’idée d’un confinement intégral, 52 % la fermeture de toutes les entreprises non vitales…

Dans ce contexte extrêmement anxiogène, difficile encore de savoir comment l’opinion va évoluer dans les mois à venir. La confiance envers la gestion de la crise n’a cessé de baisser, sans avoir totalement disparu. Mais le gouvernement se retrouve face à de nombreuses zones « grises« . Le renforcement de la colère et du scepticisme est-il simplement conjoncturel ? Ces crispations vont-elles au contraire obliger l’exécutif à réellement « se réinventer », comme l’a laissé entendre Emmanuel Macron lors de son allocution du 13 avril ?

Au sein de la majorité, la bataille pour l’après a en tout cas déjà commencé et chacun de dévoiler ses cartes. Lundi, dans Le Point, le député européen Stéphane Séjourné a prôné l’idée d’une « nouvelle majorité de projet », pas « un casting de façade », mais « une refondation », en plaidant pour « une jonction politique avec ceux qui veulent plus de solidarité, un Etat protecteur, une nouvelle Europe, mais aussi avec le projet écologiste ». De quoi irriter une partie de l’aile droite…

A l’orée de ce débat, il est encore trop tôt pour savoir à quel point cette pandémie provoquera une inflexion dans un quinquennat déjà mis à mal par la mobilisation des « Gilets jaunes » puis par le débat social sur la réforme des retraites. Reste que cette période très particulière pourrait marquer durablement les esprits : 85 % des sondés affirment ainsi qu’il faudrait consacrer plus d’argent public au secteur de la santé. L’un des dossiers brûlants du moment mais aussi des années à venir…comme nous n’avons cessé de le répéter.

N’aurait-il pas été plus judicieux de nous entendre pendant la campagne électorale présidentielle ?

« Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus »

Le 22 avril 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Nous sommes heureux de constater que le CER fait aujourd’hui des émules.

2 Fév

Preuve que notre idée est bonne et que le succès actuel de notre blogue s’avère tentant pour beaucoup de ceux qui partagent nos idées tout en voulant les teinter de leurs propres couleurs.

Lorsque nous avons fondé le Conseil dans l’Espérance du Roi, le 15 mars 2012 (bientôt huit ans), c’était dans la perspective de démontrer l’imposture républicaine et proposer aux Français une autre alternative, reposant sur la supériorité démontrée par l’Histoire, dans le passé de notre pays comme dans le présent de beaucoup d’autres, en particulier en Europe, du principe monarchique et, précisément de la royauté. En d’autres termes, leur offrir l’espérance d’un roi en même temps qu’à celui-ci un corps de doctrine dans lequel, le moment venu, il pourra puiser si tel est son désir et comme bon lui semblera, les moyens de son action salvatrice.

Nous avons, à cet effet, constitué un « contre-gouvernement royaliste », sur le modèle des shadow-cabinets britanniques qui, depuis, publie ses réflexions, ses critiques de la politique actuelle, ses recherches et ses propositions en vue du bien commun, sur son blog. Il est composé de conseillers, appartenant à l’ensemble des courants du royalisme français et refusant toute revendication dynastique particulière. Chacun de ces conseillers est chargé d’un département spécifique, en miroir du gouvernement de la République, l’ensemble constituant de fait « l’autre Conseil des ministres », ainsi que notre projet le révélait, dès sa mise en oeuvre, dans l’encyclopédie Wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Royalisme).

Nous avons, longtemps, prêché dans le désert. Critiqué même par certains de nos amis qui n’y voyaient qu’une nouvelle utopie sans lendemain. Nous n’avons jamais baissé les bras, publiant quasiment chaque jour (7 668 articles à ce jour) les fautes, les turpitudes voire les crimes commis par la République prétendument triomphante. Mais proposant en même temps les solutions qui nous paraissent les plus adaptées au sauvetage de la France et des Français.

Ainsi, pour ne citer que deux actes fondateurs, nous devons rappeler ces Consilium Consultes très explicites. Celui du 11 octobre 2012 proclamant la Patrie en danger  (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2012007-du-11-octobre-2012-proclamant-la-patrie-en-danger/) et celui du 1er janvier 2013 ordonnant la mobilisation générale  (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2013001-du-1er-janvier-2013-ordonnant-la-mobilisation-generale/). Que de prémonition…

Mais le résultat est là. Sans tambour ni trompette. Sans compérage ni copinage. Droits dans nos bottes et fidèles à notre Foi comme à nos principes, nous avons travaillé sans relâche. Et jour après jour, le nombre des lecteurs et des soutiens de notre blog n’a cessé d’augmenter jusqu’à atteindre régulièrement plusieurs centaines par jour (avec même quelques records dépassant largement les 2 000 lectures quotidiennes).

Malgré tout, nous restons fidèles aussi à nos deux règles fondatrices : l’Humilité (tant est long encore le chemin à parcourir et nombreux les efforts à fournir) et l’Espérance (qui rappelons-le, n’est pas seulement constitutive de notre action mais aussi la devise de l’illustre maison royale de Bourbon).

C’est pourquoi nous applaudissons et soutenons le lancement, par les Volontaires pour la France, d’une idée proche de la notre (à l’exception du fait qu’elle ne fait pas du Roi la colonne vertébrale du relèvement de la France et s’inscrit donc dans la pensée conforme et obligatoire qui nous est enseignée depuis la proclamation de la République). Il s’agit de la constitution d’un gouvernement dit « de Relève nationale« , sans prérequis, à même de réfléchir à des solutions alternatives crédibles au pouvoir actuel ainsi qu’à des hommes pour les porter.

Vous en trouverez le projet exposé ici : https://volontaires-france.fr/lancement-du-gouvernement-de-releve-nationale/

Quant à son développement…il est à venir.

Le 2 Février 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Libye : les forces du maréchal Haftar s’emparent de Syrte.

7 Jan

Il fallait s’y attendre et le gouvernement français a eu tort de tergiverser en obéissant aux recommandations de l’Union européenne (UE) et de l’ONU plutôt que d’écouter nos conseils et de soutenir l’action des troupes libyennes du maréchal Khalifa Haftar (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/07/08/assez-derreurs-en-libye-lue-doit-miser-sur-haftar-et-non-pas-sur-les-branquignols-de-tripoli/). Le conflit dans ce pays aurait duré moins longtemps.

Le maréchal Haftar

Les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar se sont en effet emparées, lundi 6 janvier, de la ville de Syrte, portant un coup dur à leurs rivales, dans un contexte régional tendu après l’annonce par la Turquie d’envoi de troupes en Libye.

La perte de Syrte représente un sérieux revers pour le gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU et l’UE, dont les forces contrôlaient la ville depuis 2016 quand elles en avaient chassé le groupe Etat islamique (EI), après plusieurs mois de combats.

Ville côtière située à 450 km à l’est de la capitale libyenne, « Syrte a été totalement libérée », a annoncé Ahmed al-Mesmari, porte-parole des forces pro-Haftar, lors d’une conférence de presse à Benghazi (Est).

Plusieurs combattants pro-GNA ont été faits prisonniers et leurs équipements saisis, alors que d’autres se sont enfuis, selon les forces pro-Haftar. Le Chef de la Cyrénaïque avait déjà lancé un « ultimatum » aux combattants de Misrata, qui composent l’essentiel des forces du GNA, pour se retirer de Tripoli et de Syrte.

Il a également annoncé vendredi la « mobilisation générale » contre une intervention militaire turque en Libye, en soutien au GNA. Le maréchal Haftar, lui, est soutenu notamment par l’Egypte et les Emirats arabes unis, qui lui fournissent un appui diplomatique et militaire. Ces deux pays sont des rivaux régionaux de la Turquie et d’un autre allié du GNA, le Qatar.

Il ne reste plus qu’à favoriser désormais la chute de Tripoli.

Le 7 janvier 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Dans les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

28 Août

La richesse des archives de notre blogue est telle que l’idée nous est venue de rappeler au souvenir de nos amis lecteurs (surtout ceux qui viennent de naître !) quelques-uns des articles que nous y avons publiés. En voici un exemple avec le dernier Bulletin climatique de la République française, publié au lendemain des dernières élections présidentielles, le 8 mai 2017. Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride !

________________________________________

 

 » Dès la fondation du Conseil dans l’Espérance du Roi (CER), en mars 2012, et dans la foulée de l’élection du candidat socialiste, François Hollande, à la présidence de la République nous étions convaincus que les cinq années qui s’ouvraient à nous seraient les pires que la France aurait à connaître depuis la dernière guerre mondiale.

Nous savions quelles seraient les conséquences catastrophiques de cette situation pour notre pays et la vie de nos compatriotes. Nous l’avons d’ailleurs exprimé par deux Consilium Consultes très explicites. Celui du 11 octobre 2012 proclamant la Patrie en danger  (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2012007-du-11-octobre-2012-proclamant-la-patrie-en-danger/) et celui du 1er janvier 2013 ordonnant la mobilisation générale  (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2013001-du-1er-janvier-2013-ordonnant-la-mobilisation-generale/).

Et pourtant, jamais, depuis 1873, nous n’avons été si proches de pouvoir y mettre un terme pour donner à la France la chance de revenir au seul régime politique qui puisse lui être bénéfique : la monarchie.

Il nous a semblé alors indispensable de témoigner jour après jour du déclin de la France et des malheurs croissants des Français consécutifs à la gouvernance désastreuse qui venait d’être mise en place et de réunir à cette fin le plus grand nombre de preuves afin de les remettre à la Chambre d’instruction pour le Tribunal de l’Histoire que nous avons fondé par le Consilium Consulte du 10 février 2013 (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/02/10/consilium-consulte-n-2013002-portant-creation-de-la-chambre-dinstruction-pour-le-tribunal-de-lhistoire-cith/).

Nous l’avons fait, en particulier, grâce à la rédaction d’un Bulletin climatique quotidien de la République française qui avait pour objectif de rassembler les faits les plus marquants de la vie politique, sociale, économique ou culturelle de notre pays telle qu’elle résulte des institutions en place et de l’action mortifère de l’oligarchie médiatico-politique au pouvoir. De décrire en somme le climat dans lequel vécurent la France et les Français au long du quinquennat de François Hollande.

La somme des informations que nous y avons publiées et commentées est considérable (1338 Bulletins à ce jour)* et constitue un exceptionnel témoignage pour les générations à venir. Nous avons consacré à ce travail beaucoup d’efforts et plus encore de temps. Que toutes celles et tous ceux qui nous ont encouragés et nous ont aidés en soient chaleureusement remerciés…Mais que le soient aussi tous ceux qui nous ont fait l’amitié de nous lire !

Cinq ans plus tard, tout ce que nous avions annoncé s’est hélas produit…au-delà même de nos craintes. Mais nous avions néanmoins le secret espoir que, aidés de nos observations et de nos réflexions, nos compatriotes ouvriraient enfin les yeux sur les calamités engendrées par la République et en déduiraient l’impérieuse nécessité d’y mettre fin.

Ils ne l’ont pas fait et ne nous ont pas entendus.

Mystifiés par la désinformation des médias aux mains des plus grands groupes financiers cosmopolites et par le bagou d’un jeune illusionniste aux dents longues et aux mains d’une camarilla sans foi ni loi, ils ont choisi de laisser notre pays perdre son âme.

Désormais assujettie aux ploutocrates mondialistes, sous le joug d’une Union européenne germanisée et livrée à l’invasion de hordes barbares, la France va inexorablement sortir de l’Histoire. Détruite par la volonté de ses ennemis et l’aveuglement de ses propres enfants.

Les Bulletins climatiques quotidiens de la République française, publiés sur le blogue du CER, ayant ainsi perdu toute vertu pédagogique pour éclairer nos compatriotes, ils ne se justifient plus et votre serviteur a donc décidé, avec tristesse, d’y mettre fin.

Mais le blogue du CER continuera bien sûr, avec d’autres armes et sur d’autres terrains, à oeuvrer pour le retour du Roi qui restera pour la France l’ultime planche de salut.

Sic Transit Gloria Mundi.

En ce 8 mai  2017.

Jean-Yves Pons, OCSG, CJA. »

 

Le 28 août 2019.

* Notez aussi qu’à la date du 28 août 2019,

7 208 articles ont été publiés sur notre blogue.

Ce qui vous donne une idée de l’importance de la base de données actuellement disponible et accessible par nos différents modes de classements des informations (bande passante à main droite) et bien sûr par notre moteur de recherche. Ne vous en privez pas et…n’hésitez pas à en faire profiter vos amis.

Il l’a avoué ce matin…

3 Oct

Est-ce la raison de son départ du ministère de l’intérieur ? Nous ne le saurons pas. Mais, à coup sûr, c’est l’une des raisons : Gérard Collomb ne souhaite plus être complice de la destruction de notre pays comme de la dégradation de la sécurité des Français, tolérées sinon encouragées par Emmanuel Macron et son gouvernement. Il ne veut pas non plus endosser la responsabilité de

LA GUERRE CIVILE QUI VIENT !

Et aussi :

(Lire encore « On en sourit mais, en réalité, ce sont les prémices de la guerre civile » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/09/10/on-en-sourit-mais-en-realite-ce-sont-les-premices-de-la-guerre-civile/).

Car voici ce qu’a avoué ce matin Gérard Collomb, face à Edouard Philippe, le Premier ministre et ministre de l’intérieur par intérim, devant les membres du ministère et l’ensemble de la presse nationale :

«La situation est très dégradée et le terme de reconquête républicaine prend dans ces quartiers tout son sens. Aujourd’hui, c’est plutôt la loi du plus fort qui s’impose, des narcotrafiquants, des islamistes radicaux, qui a pris la place de la République

«Aujourd’hui, on vit cote à cote, je crains que demain on puisse vivre face à face».

Il n’est même plus nécessaire de chercher à lire entre les lignes…

Qui sont d’ores et déjà les responsables de cette tragédie annoncée ? Qui seront demain les coupables que nous jugerons ? Les réponses à ces deux questions figurent chaque jour, depuis 84 mois, dans les pages du blogue du Conseil dans l’Espérance du Roi. Faites le savoir comme vous devez aussi faire savoir que nous avons déclaré la Patrie en danger dès le 11 octobre 2012 (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2012007-du-11-octobre-2012-proclamant-la-patrie-en-danger/) et ordonné la Mobilisation générale dès le 1er janvier 2013 (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2013001-du-1er-janvier-2013-ordonnant-la-mobilisation-generale/).

Nous sommes prêts.

Le 3 octobre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Après les émeutes du quartier du Mirail à Toulouse…la justice a frappé !

26 Avr

C’était il y a à peine dix jours. L’un des quartiers les plus malfamés de France était mis à feu et à sang par d’innombrables « Chances pour la France« . Comme les aiment tant nos responsables politiques, nos artistes, nos médias et même Jean-Louis Borloo qui va faire aujourd’hui quelques nouvelles recommandations de subventions à fonds perdus en guise de « politique de la ville » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/04/18/les-chances-pour-la-france-peuplent-le-quartier-du-mirail-a-toulouse/).

Pendant trois nuits, à partir du dimanche 15 avril, le quartier du Mirail a été le théâtre de violences et d’échauffourées après le suicide d’un détenu originaire du quartier et le contrôle tendu d’une femme vêtue d’une burqa ! Et, comme on pouvait s’y attendre, la police a fait son travail avec efficacité. La justice aussi, jugez-en.

Au total, treize personnes ont été convoquées pour être jugées en comparution immédiate pour avoir été impliquées dans les violences urbaines :

  • sept seront jugées en mai, ça laissera le temps au soufflet de dégonfler,
  • deux ont été condamnées à des peines de six mois de prison ferme mais sans maintien en détention (et sont donc libre de recommencer),
  • une troisième à trois mois de prison avec sursis et des travaux d’intérêt général…qu’elle ne fera évidemment pas,
  • deux autres ont été relaxées
  • et un dernier malfrat a été condamné pour situation irrégulière sur le territoire français. Mais il ne sera probablement pas expulsé.

Français, dormez tranquillement. Vous êtes en sécurité et dans de bonne mains*.

Le 26 avril 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Un conseil pourtant : si vous avez compris que

« Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus »

relisez notre appel à la mobilisation générale et rejoignez-nous (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2013001-du-1er-janvier-2013-ordonnant-la-mobilisation-generale/).

Comme avec leur navire, le C-Star, en Méditerranée*, les jeunes identitaires l’ont refait dans les Alpes.

25 Avr

L’équipe de l’association Defend Europe ont mené ce dernier week-end une opération coup de poing de défense de notre frontière avec l’Italie, au col de l’Echelle.

Génération Identitaire a fait éclater au grand jour la situation dans les Hautes-Alpes : habitants excédés par l’immigration de masse, nombre de clandestins sous-évalué, frontière passoire où les immigrés illégaux se pressent de plus en plus nombreux, aidés par la Cinquième colonne immigrationniste… Et la réalité a été cruelle pour tous les responsables politiques, lâches et démissionnaires : il a suffi d’une centaine de jeunes déterminés pour empêcher toute entrée de clandestins par le Col de l’Échelle. Ce que la Gendarmerie nationale est incapable de réaliser

Mis au pied du mur, le ministre de l’Intérieur a dû se résoudre à ce que « d’importants renforts de police et de gendarmerie (soient) mis en place dès ce soir -dimanche 22 avril- (…) pour s’assurer du respect absolu du contrôle des frontières. Des renforts d’unités mobiles, qui seront également présents en soirée sur zone seront déployés dès demain pour assister l’ensemble des services de la sécurité publique et de la gendarmerie territoriale engagés dans cette mission. »

Quelle gifle !

Le gouvernement reconnaît donc clairement que la situation révélée par Génération Identitaire dans les Hautes-Alpes l’a obligé à réagir. Ces jeunes ont pu faire découvrir au ministre de l’Intérieur qu’en effet, il suffisait d’un peu de volonté politique pour empêcher les migrants clandestins d’entrer en France. Comme ne cesse de le lui rappeler, de son côté, le Conseil dans l’Espérance du Roi.

Mais les Identitaires ont décidé de ne pas en rester là et ils ont mis en place, le long de la frontière avec l’Italie, un important système de surveillance qui devrait leur permettre de nouvelles actions visant à interdire le franchissement clandestin de cette frontière. Nous aurons donc très probablement à en reparler avant longtemps. 

Face au complot des tenants du « Grand Remplacement« , à la trahison des clercs mais aussi au désarmement moral de beaucoup de nos compatriotes, ces jeunes volontaires de la défense de l’Europe sont un exemple de courage et de volonté.

Ils montrent le chemin à suivre pour sauver notre pays des invasions, du chaos et de la mort et répondent ainsi à l’appel à la Mobilisation générale que nous avons lancé aux Français le 1er janvier 2013 :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2013001-du-1er-janvier-2013-ordonnant-la-mobilisation-generale/

Et dont la conclusion était la suivante :

Chaque Française, chaque Français, résidant ou non sur le sol de France, soumis à sa conscience doit, sous peine de porter à jamais une honte personnelle aux yeux de ses enfants et de la communauté nationale, s’unir au Conseil dans l’Espérance du Roi pour manifester par la pensée, la parole et l’action son désaccord avec les choix politiques de la République.

Chaque Française, chaque Français doit se tenir prêt(e), où qu’il(elle) se trouve, à réunir tous les moyens nécessaires à la sauvegarde de la patrie comme à celle de ses proches.

Chaque Française, chaque Français doit, en outre, exiger des pouvoirs publics en place que le dernier alinéa de l’article 89 de la Constitution du 4 octobre 1958, stipulant que « La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision » soit aboli, afin de permettre d’engager le processus d’instauration de la royauté en France, seul moyen de permettre la Renaissance de notre pays.  

Le 25 avril 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Lire notre article du 21 août 2017 à propos de l’action de Defend Europe en Méditerranée :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/08/21/les-corsaires-du-c-star-sont-de-retour-a-la-maison/

France, ta médecine se meurt !

20 Mar

C’est comme pour tout le reste. Il y a bien des années maintenant que nous alertons sur la dégradation et la paupérisation de la prise en charge de la santé des Français. Peine perdue et rien ne va plus à l’hôpital.

Mais ne croyez pas que cela ne concerne que les hôpitaux de banlieue comme celui de Saint-Denis (93) que va quitter Sophie, dans à peine plus d’une semaine, après douze ans comme infirmière de bloc opératoire (Ibode). A 43 ans, elle se dit  » fatiguée «  et  » triste «  d’avoir dû se résoudre à ce choix. Il y a huit ans, le service d’obstétrique où elle travaille effectuait 2 800  accouchements par an. Il en fait aujourd’hui 900 de plus, à effectif constant (mais ne croyez pas que ce soit la natalité des Française qui se soit accrue. Ce n’est que la natalité…en France) » Ils ont fait de notre service une usine, raconte-t-elle. On nous presse, on nous stresse, on nous demande du rendement… La chef de service nous rappelle constamment que, si on ne fait pas tel chiffre d’activité, on nous réduira les postes…  » On se croirait presque à la maternité de Mamoudzou, à Mayotte.

A quelques kilomètres de là, dans un établissement de l’AP-HP de Paris intra-muros, Pascale, une aide-soignante de 35 ans, songe, elle aussi, à démissionner. Elle dénonce l’évolution  » négative et dangereuse «  du métier qu’elle exerce depuis treize ans.  » Pour payer mes études, j’avais bossé à McDo. Toute la journée, on entendait : “On y va ! On y va !” J’ai retrouvé ça au  bloc ces dernières années. On n’a plus le temps de discuter avec les patients angoissés avant une opération… « 

Ce constat d’un hôpital  » sous pression « ,  » à flux tendu « ,  » rationné « , Sophie et Pascale sont loin d’être les seules à le faire parmi les 12 400 médecins et les 53 800 personnels soignants paramédicaux et socio-éducatifs qui font tourner les 39 établissements de l’AP-HP, le  » navire amiral  » de l’hôpital public en France. L' » AP « , comme on dit couramment, c’est une institution, un morceau du patrimoine national, un concentré des atouts et des faiblesses de l’hôpital public – et donc un bon résumé de ses tensions actuelles. On y trouve aussi bien la Pitié-Salpêtrière que l’hôpital mastodonte Georges-Pompidou, le vieil Hôtel-Dieu, sur l’île de la Cité, ou Henri-Mondor à Créteil…

Dans cet archipel d’établissements, les syndicats étaient jusque-là bien souvent les seuls à  dénoncer – presque comme un bruit de fond devenu inaudible – le manque de moyens. Ils sont désormais rejoints par des médecins, des chefs de service ou des chefs de pôle. De nombreux témoignages font état d’un  » ras-le-bol grandissant « , d’un  » découragement «  ou d’une  » perte de sens «  liée aux  » injonctions contradictoires  » des tutelles : réaliser toujours plus d’actes, avec toujours moins de moyens.  » Les gens ne voient pas le bout du tunnel, ça craque de partout « , résume un bon connaisseur de la grande maison.

Une infirmière raconte comment elle n’a souvent pas le temps  » ni de boire ni de manger ni de faire pipi «  lors de sa journée de travail, de 6 h 45 à 14 h 20.  » On nous demande d’être plus rentables, plus efficaces, plus rapides « , explique-t-elle. « Quand vous avez deux heures dans un service de gériatrie pour faire manger dix patients, ce n’est pas possible, on bâcle. Pour les changer, on ne les nettoie pas correctement « , ajoute Marc, aide-soignant

Après une année où l’activité a été plus faible que prévu, l’annonce, le 6  mars, par Martin Hirsch, directeur général depuis quatre ans, d’un nouveau plan d’économies en raison d’un déficit 2017 de plus de 200  millions d’euros (sur un budget de 7,5  milliards d’euros) a  accentué les inquiétudes. Le gel de 0,5  % de la masse salariale en  2018, c’est potentiellement 600 emplois menacés, via des congés ou des départs non remplacés, des CDD ou des intérimaires non renouvelés. Et donc une aggravation des tensions dans les services.

Chez les praticiens hospitaliers, qui avaient soutenu M. Hirsch dans sa réforme du temps de travail des infirmières et des aides-soignantes en  2015, la colère gronde. Même les hôpitaux et les services les plus prestigieux peinent aujourd’hui à obtenir le feu vert pour remplacer un médecin sur le départ. Dans son bureau de l’hôpital Necker, Noël Garabedian, le président de la commission médicale d’établissement centrale, la structure qui représente les médecins de l’AP-HP, hausse le ton :  » On ne peut pas continuer comme ça, ce n’est pas tenable, la communauté médicale est vraiment inquiète. « 

Partout, une même crainte : aura-t-on l’an prochain les moyens d’assurer correctement ses missions ?  » L’effort qu’on nous demande va rendre intolérables nos conditions de travail « , prévient Frédéric Adnet, le chef du service des urgences à Avicenne, à Bobigny, furieux que son pôle soit obligé de  » rendre  » de trois à cinq postes en  2018.  » On est déjà sur la corde raide, je ne peux plus faire d’efforts. J’en suis à mon sixième plan d’efficience, et ça ne suffit jamais. Jamais il n’y a eu une année où l’on m’a dit de faire une pause.  »  » On a raclé les fonds de tiroir, on a mutualisé, on a réduit tout ce qu’on pouvait réduire, on a rendu plein de personnels, on est arrivé au bout de ce qu’on peut faire pour que ça marche encore « , abonde un praticien d’un prestigieux hôpital.

D’un établissement à l’autre, les témoignages convergent.  » Nous sommes dans une situation de crise majeure « , assure Bertrand Godeau, chef du pôle médecine interne/urgences et coordonnateur d’un centre de référence maladies rares à l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil.  » Soit il y a une forte mobilisation, soit c’est la démotivation. Et ma crainte, c’est la démotivation et que les gens aillent travailler ailleurs. Nous ne faisons plus rêver. L’AP-HP est une vitrine qui commence à se lézarder aux yeux des étudiants et des internes, alors qu’avant c’était le Graal « , ajoute-t-il, rappelant que plus de cinquante chirurgiens ont quitté l’AP depuis cinq ans. « Si j’avais dix ans de moins et si j’étais chirurgien ou radiologue, je pense que je partirais dans le privé, avec des regrets mais sans hésitation. «  

Face au déficit, aucune piste n’est écartée pour générer de nouvelles rentrées d’argent, avec notamment un objectif de  » quasi-doublement «  de la recette provenant de la facturation de chambres particulières entre 2017 et 2018. Aucun poste n’est épargné par les économies.  » On gratte partout où on peut « , raconte un médecin. Ce sont des aides-soignantes à qui l’on annonce un jour qu’elles n’auront désormais plus droit qu’à un seul gant de toilette en papier par patient alité alors qu’il en faut au minimum trois. Ce sont des couvertures qui manquent, des chambres non repeintes ou mal chauffées, comme récemment à l’hôpital Beaujon, à Clichy (Hauts-de-Seine), où un médecin a relevé –puis médiatisé – une température de 17  °C dans une chambre hébergeant des malades en fin de vie.  » Ce n’est pas quelque chose d’isolé « , souligne Christophe Trivalle, chef de service en gériatrie à l’hôpital Paul-Brousse, à Villejuif (Val-de-Marne). Dans son service, douze lits sont fermés depuis dix mois par manque de personnel.  » C’est dur de faire des projets et de créer des nouvelles activités quand on n’arrive pas à faire tourner celles qui existent. C’est démotivant. « 

Face à ces critiques, la direction du groupe met en avant toutes les transformations en cours, qu’il s’agisse de la prise de rendez-vous par Internet via Doctolib, du projet de nouvel hôpital à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) pour remplacer Bichat et Beaujon ou le transfert, d’ici à 2021, du prestigieux siège de l’AP-HP, en face de l’Hôtel de Ville, à l’hôpital Saint-Antoine. Mais si peu de chose par rapport aux besoins.

Les syndicats, eux, dénoncent un climat délétère avec cinq suicides de salariés depuis le début de l’année – dont un le 2  mars à l’Hôtel-Dieu.  » C’est une période catastrophique « , assure Rose-May Rousseau, la secrétaire générale de l’USAP-CGT, qui décrit une  » démobilisation générale « .

En  2017, l’AP-HP a connu une hausse globale de l’absentéisme de 1,1  % (avec une explosion de 11  % de l’absentéisme pour maladie ordinaire de plus de six jours et une baisse de 2,3  % de l’absentéisme de courte durée). En moyenne, le personnel a été absent 28,08  jours dans l’année. Des chiffres qui se situent cependant dans la moyenne basse des CHU en France, relativise la direction pour laquelle le bilan est bon : 234 000  jours de travail, soit l’équivalent de 1 114  temps plein de personnel non médical ont été récupérés sur 2016 et 2017. Pour les personnels, la pilule est amère.  » Cela a généré une désorganisation de la vie privée, les gens sont épuisés « , rapporte Jean-Emmanuel Cabo, secrétaire général de FO AP-HP. En novembre  2017, le syndicat a collecté dans un  » livre noir  » des témoignages d’infirmières et d’aides-soignants. Un document qui a permis  » de mesurer l’ampleur du désastre « , selon M. Cabo. Dans ces textes forts, parfois rédigés au nom de tout un service, les soignants dénoncent des cas  » d’épuisement professionnel « , des situations de  » sous-effectifs « , des plannings instables, une  » multiplication par deux des frais de garde d’enfant « , des vies de couple et de famille menacées.

Mais ne croyez surtout pas que la vie du corps médical soit meilleure. Là aussi l’épuisement gagne avec son lot de « burn out » et même de suicides. Quant aux conditions techniques et matérielles d’exercice, elles deviennent chaque jour plus catastrophiques. Pour le plus grand risque des patients.

Ajoutez-y le désespoir d’assister à la dégradation des connaissances et des pratiques médicales liées à l’importation de médecins étrangers aux formations médiocres et la boucle sera bouclée…

Le 20 mars 2018.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la Santé publique.

5 Juil
Le déferlement des hordes barbares sur notre continent et, qui plus est, dans notre pays représente le plus grand danger et le plus grand défi de toute notre histoire. L’essentiel de notre énergie et de nos moyens d’action devrait être mobilisé par nos pouvoirs publics pour y faire face. Or que nous a dit Edouard Philippe, le Premier ministre d’Emmanuel Macron, dans sa déclaration de politique générale, mardi 4 juillet 2017 ? Ceci :
 
La « pression (migratoire) ne faiblira pas », pronostique-t-il, « les conflits et l’insécurité au Moyen-Orient et en Afrique, les risques liés au climat, les réseaux qui prospèrent, tout contribue à l’alimenter ».  Mais surtout ceci :« La France a été incapable de remplir ses obligations morales et juridiques. » Laissant entendre que la réponse que notre pays doit y apporter se résume à des obligations morales et juridiques alors que

NOUS SOMMES EN GUERRE.

Et que propose-t-il ? De présenter, la semaine prochaine, des mesures qui répondront à trois exigences :

1/ une exigence de dignité pour….que la France honore sa tradition d’accueil (…),

2/ une exigence d’efficacité pour….réduire les délais moyens d’instruction des demandes d’asile de 14 à 6 mois,

3/ une exigence de solidarité….avec nos partenaires européens.

 C’est tout simplement consternant.

Alors que nous attendions du gouvernement (ainsi que nous l’exigeons depuis cinq ans) :

1/ qu’il proclame la Patrie en danger (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2012007-du-11-octobre-2012-proclamant-la-patrie-en-danger/) et

2/ qu’il ordonne la Mobilisation générale (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2013001-du-1er-janvier-2013-ordonnant-la-mobilisation-generale/).

Pire, 370 élus de la nation lui ont accordé leur confiance tandis que 129 s’abstenaient lâchement…Ces gens sont fous.

Nous confions dès aujourd’hui la liste de ces futurs dhimmis à la Chambre d’Instruction pour le Tribunal de l’Histoire (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/02/10/consilium-consulte-n-2013002-portant-creation-de-la-chambre-dinstruction-pour-le-tribunal-de-lhistoire-cith/).

Quant à ceux de nos compatriotes qui ont eu la faiblesse ou la bêtise de voter pour Emmanuel Macron à l’élection présidentielle puis pour ses soutiens parlementaires lors des élections législatives, il nous faut leur rappeler ce que nous n’avons cessé de proclamer tout au long des campagnes électorales :

 » Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus « 

Le 5 juillet 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.