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Le domaine abbatial de Pontigny (89230) mis à l’encan.

30 Juil

vente-du-domaine-de-l-abbaye-de-pontigny-region-bourgogne-fr_4382380-1https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2019/07/27/non-a-la-grande-braderie-du-patrimoine-de-lyonne-sauvons-le-domaine-abbatial-de-pontigny-89230/

et aussi:

https://www.abbayedepontigny.com/visiter-l-abbaye/pontigny-900-ans-d-histoire/

http://www.virtuellephoto.fr/visiteabbayepontignyii.html

« Tout » – hors son identité…- ce que vous avez voulu toujours savoir sur le masque de fer. »

26 Juil

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2019/07/23/le-masque-de-fer-une-ombre-dans-le-regne-du-roi-soleil-premier-episode-i-ii/

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2019/07/25/le-masque-de-fer-une-ombre-dans-le-regne-du-roi-soleil-deuxieme-episode-ii-ii/

Herve Volto

Billets d’humeur du Sieur La BOUTIERE . Le chemin de Croix du Président Macron..

24 Mai

 

« Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus »

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I ére Station 25 février 2017. La France en Algérie criminelle contre l’humanité !!!
Lorsqu’un pied noir explique à Macron la colonisation de l’Algérie

Alors  que  tout le monde  sait  qu’il n’en est  rien et  que  son poids politique réel mesuré au premier tour n’est que de 24, 01 % des suffrages exprimés. Ses  66, 10 % au Second  tour manifestent  un rejet  de Marine Le Pen et non une adhésion à Macron

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/04/22/bulletin-climatique-du-week-end-2223-avril-2017-de-la-republique-francaise/

 

III éme  Station 2 juillet 2017. Les gens  qui ne sont rien.

 » Une gare c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien« , a lancé le président français, lors de l’inauguration du campus imaginé par Xavier Niel.

https://www.huffingtonpost.fr/2017/07/02/emmanuel-macron-scandalise-avec-ses-propos-sur-les-gens-qui-ne_a_23012330/

Il persiste à vouloir faire notre  bonheur malgré nous.

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/08

 

IV  éme  Station . 31 janvier 2018.  L’Arménie oui … La Vendée Non !

Macron promet l’inscription au calendrier de la commémoration du génocide arménien… mais toujours rien sur  la  commémoration du génocide vendéen.

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/01/31/macron-promet-l-inscription-au-calendrier-de-la-commemoration-du-genocide-armenien_5249433_823448.html

 

V  éme station.  33ème dîner du CRIF : le lobby sioniste passe ses consignes à Macron

https://www.egaliteetreconciliation.fr/33eme-diner-du-CRIF-le-lobby-sioniste-passe-ses-consignes-a-Macron-50072.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%AEner_du_CRIF

Le dîner du Crif aux frais du contribuable !

Le dîner du CRIF à 900 euros le couvert déductible d’impôts

VI eme  Station. 10 mars 2018 . Faits et méfaits dans l’affaire sentimentalo-politique Benalla.

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/03/10/affaire-macron-benalla-letau-se-resserre-autour-du-premier-cercle/

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2019/01/02/benalla-est-il-un-ver-dans-le-juteux-fruit-de-la-republique-macronienne/

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2018/09/15/la-republique-selon-le-president-macron-et-christophe-castaner-liberte-egalite-stupidite/

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/01/25/le-costume-dont-on-affuble-benalla-est-manifestement-trop-grand-pour-lui/

 

VII éme Station. 21 mars 2018. Pour  ne pas  commémorer Charles  Maurras,  La ministre  Françoise Nyssen sort  son revolver… 10 « morts ».

Tentative de la ministre de l’inculture Françoise Nyssen d’évacuer  Charles Maurras de la liste des Commémorations nationales  2018

https://www.valeursactuelles.com/histoire/affaire-maurras-dix-membres-du-comite-des-commemorations-nationales-demissionnent-94166

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/04/17/afin-de-rendre-justice-au-souvenir-de-charles-maurras/

Charles Maurras retiré des livres de commémorations de l’année 2018

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2018/03/16/charles-maurras-retire-des-livres-de-commemorations-de-lannee-2018/

 

VIII e Station  .  27 avril  2018. Le Président Macron annonce le 27 avril 2018 l’institution prochaine d’une fondation pour la mémoire des crimes de la révolution dite Française

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2018/04/28/le-president-macron-annonce-le-27-avril-2018-linstitution-prochaine-dune-fondation-pour-la-memoire-des-crimes-de-la-revolution-dite-francaise/

Fondation pour la mémoire des crimes de la révolution dite française : une « fakenew » . Mais pas que .

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2018/04/29/fondation-pour-la-memoire-des-crimes-de-la-revolution-dite-francaise-une-fakenew-mais-pas-que/

 

IX e Station. 17 septembre  2018. Le President  continue à marquer aux Français, une sorte de mépris.

Macron à un jeune chômeur : «Je traverse la rue, je vous trouve» du travail

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/09/16/25001-20180916ARTFIG00043-macron-a-un-jeune-chomeur-je-traverse-la-rue-je-vous-trouve-du-travail.php

 

X e Station. 3 octobre 2018. Démission du Ministre d’Etat (!)  de l’interieur  Gerard Collomb.

https://www.jeanmarcmorandini.com/article-386060-revoir-le-discours-d-adieu-de-gerard-collomb-au-ministere-de-l-interieur-je-quitte-un-ministere-apaise-video.html

Il a notamment insisté sur la situation «très dégradée» des quartiers difficiles. «Le terme de reconquête républicaine prend dans ces quartiers tout son sens. (…) Il faut assurer la sécurité dans ces quartiers mais il faut fondamentalement les changer. Quand les quartiers se paupérisent, se ghettoïsent, il ne peut y avoir que des difficultés», a-t-il mis en garde.

«On vit côte à côte, je crains que demain on ne vive face à face, nous sommes en face de problèmes immenses» a-t-il estim

 

XI e Station.  28 août 2018. Démission du Ministre d’Etat (!)  de la Transition  écologique et  solidaire Nicolas Hulot

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/08/28/nicolas-hulot-annonce-qu-il-quitte-le-gouvernement_5346903_823448.html

 

XII e Station . 24 juillet 2018. Affaire Benalla: «Qu’ils viennent me chercher !» lance Macron, l’opposition s’indigne

Déclaration trés adaptée  à une  cour de  collège mais pas forcément  dans la  bouche d’un Président de la république.

https://www.lopinion.fr/video/polemique/affaire-benalla-qu-ils-viennent-me-chercher-lance-macron-l-opposition-157692

 

XIII e station .  L’erreur de  casting absolue ; Nathalie Loiseau choisie  comme  tête de liste par Emmanuel Macron pour les Européennes

Nathalie Loiseau (LREM) ;  Née 1er juin 1964 (52 ans), à Neuilly-sur-Seine.Diplomate et ancienne directrice générale de l’administration du Quai d’Orsay sous Alain Juppé, elle est ministre des affaires européennes. Non diplômée de l’ENA, elle l’a néanmoins présidée entre 2012 et 2017.

https://www.la-croix.com/France/Politique/INFOGRAPHIE-Elections-europeennes-sont-tetes-liste-2019-03-26-1201011428                           

Présentation de la liste de LAREM aux élections européennes … Vous aurez du mal à garder votre sérieux.

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2019/03/28/presentation-de-la-liste-de-larem-aux-elections-europeennes-vous-aurez-du-mal-a-garder-votre-serieux/

XIV e Station. 26 mai 2019.  Elections  européennes ; Il n’y  a que  vous pour abréger l’agonie de qui vous savez

Au bout de 60 ans de « construction européenne » c’est la déconstruction des vies humaines que nous avons en Europe.

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/05/23/au-bout-de-60-ans-de-construction-europeenne-cest-la-deconstruction-des-vies-humaines-que-nous-avons-en-europe/

 

   Et tout ceci pour ne  rien dire  de l’atmosphère de guerre-  y compris avec le recours  aux forces armées – pour essayer d’endiguer les manifestations initiées  – au moins en leurs débuts- par les gilets jaunes

    Tout  ceci pour ne rien dire des autres actions  condamnables imputables à Jupiter  que  vous pouvez nous indiquer en commentaires sous ce post.

        La Boutière

Le 24 mai 2019.

 

Bernard Lugan . L’avenir de l’Europe se joue en Afrique

12 Mar

Anne-Lys passe au scalpel la crise des gilets jaunes.

27 Fév

Pas de crise due aux gilets jaunes. Continuons à les soutenir.

Tout le Landerneau politico-médiatique, toute la grosse presse et les médias télévisuels ne cesse de bruire des inquiétudes que susciterait la « crise » des « gilets jaunes » ; ils espèrent que les talents de communicateur de M. Macron y mettront fin et veulent voir dans les quelques points que celui-ci a péniblement arrachés dans les sondages et dans une légère baisse des bonnes opinions inspirées par les gilets jaunes la promesse d’une solution. Mais y a t-t-il réellement une « crise » ?

Pour le Président et le gouvernement, aucun doute : C’est même l’une des plus graves qu’un pouvoir ait jamais eu à affronter : « l’ennemi » est omniprésent et fugace, insaisissable. Il est impossible, pour l’immense majorité des gilets jaunes, de les prendre en faute sans mentir, car quelle faute commet un conducteur de camion ou d’automobile, s’il pose le gilet (qu’il est obligé de détenir) sur sa planche de bord ? Quelle faute commet un piéton qui, ayant revêtu le fameux gilet (dont le port, en pareil endroit, est obligatoire) bavarde avec quelques copains au milieu d’un rond-point. Et c’est à quoi se limite, pour 95% des gilets jaunes, l’activité séditieuse, les complots et la fabrication de fausses nouvelles dont on les accuse.

Bien évidemment, dans ces colloques autour d’un brasero comme dans les conversations sur la toile, on trouve nombre de propos peu amènes pour le Président et ses ministres, accusés même des actions de leurs prédécesseurs. Mais peu ou pas de menaces et même une certaine retenue : les gilets jaunes se comprennent fort bien sans avoir besoin de mots pour dire qu’ils ne supportent plus de se lever chaque matin pour aller travailler pour un salaire qui ne leur permet pas de manger à leur faim ou de se loger correctement, pendant que d’autres se gobergent sans vergogne et que l’État paye de fortes sommes pour loger à l’hôtel des étrangers venus sans être invités. Pas besoin de discours pour se dire les uns aux autres leur détresse de voir leur pays défiguré et leur mode de vie menacé.

En revanche, on ne peut se dissimuler que, en dehors des black blocks et autres antifas professionnels qui hantent toutes sortes de manifestation dans le seul but de casser, brûler et vandaliser mais surtout piller, il y a parmi les gilets jaunes des personnes qui ont tendance à la violence. Celles-là et d’autres que l’on aurait cru pouvoir considérer comme plus raisonnables peuvent être l’objet de l’effet de foule. Dans une foule en mouvement, en effet, il se produit une perte des inhibitions et une désindividualisation, si bien que nombreux sont les manifestants qui en viennent à imiter puis adopter les comportements des plus stupides et des plus bestiaux des participants et que l’on peut voir le paisible comptable ou commerçant qui vous souriait quelques heures plus tôt brandir triomphalement la tête d’une innocente.

Ce ne sont pourtant pas ces quelques brutes qui peuvent conduire le pays à une crise. Du moins si la lâcheté et la peur empêchant la population de réagir ne permettent pas au phénomène de se généraliser. Heureusement, nous n’en sommes pas encore là.

Mais tant que le Président Macron et son équipe continueront à croire qu’il leur suffit de se montrer pour que les braves gilets jaunes, oubliant leur estomac vide, leur foyer glacé ou perdu, le mépris et l’arrogance avec lesquels ils sont traités, se pâment d’admiration pour tant d’intelligence et un si bel homme, lui laissant les mains libres pour continuer la politique qui les ruine moralement et matériellement, ils ne pourront pas sortir de la très grave crise qui commence pour eux ni éviter qu’elle s’aggrave.

Il serait évidemment possible que cette crise qui pour l’instant n’affecte que le pouvoir en place s’étende à l’ensemble de la société française et que les dits pouvoirs essaient d’en faire porter la responsabilité aux gilets jaunes.

Cela pourrait arriver si les fanatiques musulmans qui font déjà régner leur loi dans nombre de territoires qu’ils ont, avec la complicité des gangs et autres réseaux criminels, soustraits à nos lois pour imposer la leur décidaient (ou se voyaient imposer par les plus excités d’entre eux) d’abandonner leur politique actuelle, qui consiste à attendre que tombe tout seul le fruit mûr de notre soumission, pour lancer un assaut destiné à leur assurer tout de suite la domination sur la plus grande partie de la France.

Je vois mal comment cet assaut pourrait être contenu. Tout d’abord, il faudrait que le Président et ceux qui le servent le veuillent, ce qui semble peu probable : pourvu que les salafistes leur laissent la possibilité de faire de belles affaires dans des oasis confortables, la situation ainsi créée correspondrait plutôt à leurs vœux.

Le reste de la population trouverait-il le courage de résister (ce qui, là aussi, après des décennies de matraquage sur la nécessité de « vivre ensemble » n’est guère certain) ? en aurait-il les moyens ? Les forces de l’ordre auraient-elles le moral, mais aussi le matériel et l’armement nécessaire ? Notre armée – ou ce qui en reste – aurait-elle le temps de rentrer des missions extérieures qui sont actuellement les siennes ? Et – outre qu’elle compte dans ses rangs un nombre indéterminé de djihadistes dissimulés par la takiya mais tout disposés à planter un poignard (ou un obus) dans le dos de leurs camarades loyaux – notre armée ne serait-elle pas désarmée d’avance par la volonté politique de sa hiérarchie, par l’épuisement des hommes et par tout ce qui peut contribuer à les démoraliser ? –

Autant d’interrogations dont la réponse n’est guère douteuse.

Mais sauf dans cette hypothèse, il n’y a pas de véritable crise, sauf pour le Président et ceux qui le suivent aveuglément.

Quelle opinion alors avoir des gilets jaunes ? Eh bien, en ce qui me concerne, elle reste excellente et je conseille à mon entourage de continuer à afficher un gilet jaune à son pare-brise et même à se rendre sur les point s de rassemblement pour y échanger avec d’autres gilets jaunes résolus (il faut l’être pour consacrer son temps et sa peine à cette cause depuis 15 semaines) mais pacifiques des propos parfois constructifs, chercher des remèdes aux différents problèmes qu’il faudra bien résoudre si l’on veut redonner à la France et aux Français leur place légitime en ce monde, ou simplement trouver un peu de chaleur humaine auprès d’autres gilets jaunes.

Je leur souhaite bonne chance et leur dis mon amitié.

Après la mort du « Comte de Paris ». Communiqué du Professeur des Facultés de Droit Franck Bouscau.

4 Fév

Communiqué du GROUPEMENT UNIVERSITAIRE POUR L’ETUDE DES INSTITUTIONS PUBLIQUES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE.

Chez M. Franck Bouscau,

12, rue Coypel, 75013- Paris).

 

Le « Groupement universitaire pour l’étude des institutions publiques de la Monarchie française » est une association apolitique qui regroupe, autour de l’objet défini par son intitulé, et dans une perspective scientifique, des universitaires, Professeurs et Maîtres de Conférences des Facultés de Droit, ainsi que des juristes et étudiants en Droit et des personnes intéressées par l’histoire des Institutions.

Communiqué.

Le Groupement a appris le décès du chef de la branche d’Orléans, Henri, «comte de Paris », selon la titulature orléaniste-fusionniste, survenue le 21 janvier dernier.

L’on se bornera, à propos de la biographie de ce prince controversé, à rappeler l’essentiel. Fils aîné d’Henri, précédent « comte de Paris » au temps de la guerre 39-45 et du général De Gaulle, ce prince, devenu le chef de sa branche en 1999, a attiré l’attention à plusieurs reprises. Fidèle à la tradition de son ancêtre Philippe Egalité, il avait adhéré à la franc-maçonnerie. Par ailleurs il avait défrayé la chronique mondaine en divorçant de son épouse, la très digne princesse Marie- Thérèse de Wurtemberg, dont il avait eu cinq enfants, pour contracter une nouvelle union. Cet épisode avait d’ailleurs entraîné des dissensions à l’intérieur de la famille d’Orléans, et aussi chez nombre de ses partisans.

Enfin le comte de Paris récemment décédé avait fort imprudemment tenté un procès à l’encontre de l’aîné des Bourbons, le prince Alphonse, puis, après son décès, à l’encontre de son fils et héritier, le jeune prince Louis, afin de leur contester le droit de porter le titre de duc d’Anjou et les pleines armes de France. Le Tribunal de Grande instance (jugement du 21 décembre 1988) puis la Cour d’appel de Paris (arrêt du 22 novembre 1989) ont rejeté ces prétentions abusives avec dépens. Ce prince cadet n’a pas eu plus de succès dans ses tentatives pour se voir reconnaître le nom de Bourbon (jugement du tribunal de grande instance de Paris du 29 mars 2000 ; arrêt de la cour d’appel de Paris du 1er février 2001, et rejet de pourvoi en cassation du 30 septembre 2003).

Cette phase contentieuse est peut-être terminée. L’on croit savoir, en effet, que les rapports personnels entre Louis, duc d’Anjou, et Jean d’Orléans, fils aîné du défunt, sont beaucoup plus corrects et apaisés. Cela ne signifie pourtant pas pour autant que les prétentions contraires des chefs des deux branches subsistantes de la maison capétienne aient été conciliées ou aient disparu.

Certains orléanistes-fusionnistes, sans doute heureux de pouvoir soutenir un prince dont la personnalité apparaît, a priori, moins discutable que celle de son père d’un point de vue royaliste, ont, dès le décès du comte de Paris, considéré que l’aîné de ses fils survivants, le Prince Jean d’Orléans, était le nouveau chef de la maison de France. Cette idée est relayée par des journaux à paillettes. Le prince Duarte, chef de la maison de Portugal a même affirmé que toutes les familles royales européennes reconnaissaient Jean d’Orléans comme le chef de la maison de France ! L’on peut s’interroger sur la portée de cette affirmation venant de la part d’un prince qui n’est lui-même qu’un prétendant. Et quand bien même, ce ne serait pas à l’étranger qu’il appartiendrait de dire aux Français qui peut ou ne pas être leur roi. C’était déjà la prétention de certains au temps des traités fâcheux de Troyes ou d’Utrecht.

La doctrine des facultés de droit est sur la question tout à fait nette pour rejeter de telles affirmations. En réalité, la succession à la couronne de France est régie par des lois fondamentales qui remontent à l’Ancien Régime. La couronne est dévolue automatiquement de mâle en mâle par ordre de primogéniture. Le roi de France est fait par la nature : il est le fils, le descendant ou le plus proche collatéral du précédent Roi. Aucune abdication ou renonciation ne saurait donc modifier cet ordre. En conséquence, l’héritier du droit éventuel de porter la couronne de France est actuellement, suivant la tradition monarchique, le duc d’Anjou : cela résulte tout simplement de sa situation généalogique d’aîné. Que d’autres souhaitent mettre sur le trône un Orléans ou un Bonaparte, c’est, si l’on ose dire, leur droit en République… Néanmoins ils doivent assumer le caractère anti-traditionnel de tels choix qui ne sauraient s’autoriser de la tradition monarchique.. À la différence des autres monarchies européennes, qui admettaient les abdications ou le choix des souverains par le peuple ou ses représentants supposés, la dignité royale française était attribuée en raison de la filiation, sans qu’aucune modification de l’ordre familial dicté par la nature ne puisse avoir lieu. Cette règle avait l’avantage d’écarter toute discussion sur la personne du Roi et d’empêcher les rivalités dynastiques qui ont eu de funestes effets ailleurs. Admettre la validité des renonciations de Philippe V reviendrait à changer la nature de la monarchie, comme cela a d’ailleurs été affirmé dès leur époque, au XVIIIe siècle. La royauté française s’alignerait sur celle des autres pays où les rois peuvent renoncer. Il est permis de souhaiter ce changement constitutionnel, mais il est contraire aux faits de prétendre que l’on se situe ce faisant dans la continuité de l’ancienne monarchie.

À l’occasion de cette mise au point, le Goupement mentionnera également une intervention du Prince Jean d’Orléans, publiée l’an dernier le 9 octobre 2018 sur Figarovox Tribune, qui témoigne de préoccupations constitutionnelles très orléanistes. Le prince y marque son intérêt pour la constitution de 1958 « dans la perspective tracée par De Gaulle. » Il présente assez favorablement le régime parlementaire, qu’il fait remonter à la Restauration (ce qui n’est pas tout à fait exact) et qui s’est épanoui sous la Monarchie de Juillet et sous les Troisième et Quatrième Républiques, tout en déplorant la faiblesse de l’exécutif à laquelle la constitution de la Ve République aurait, dans son premier état, porté remède. Il essaie probablement ainsi de se placer dans le sillage des prétendus projets de restauration que l’on prêtait au général De Gaulle.

Certaines des observations princières paraissent fort sensées, telles que son approbation d’un exécutif renforcé. En revanche son attachement au parlementarisme, qui aurait sans doute horrifié Maurras, est assez typique de l’idéal politique orléaniste. Et surtout, l’on est surpris que ce prince des fleurs de lys, à côté des éloges qu’il décerne aux principes démocratiques, se montre exagérément timide à propos du remède à la crise des institutions. En effet, même si l’on met à l’actif de la Ve République le fait d’avoir rétabli un véritable chef de l’État, il n’en reste pas moins vrai que le mode de désignation de celui-ci le condamne à ne représenter qu’une majorité relative si l’on tient compte de l’élection à deux tours (au second les suffrages sont parfois plus liés à la résignation qu’à l’adhésion), de l’abstention et les votes blancs… Face à ce pis-aller, la vraie solution serait le retour à la monarchie légitime dont le chef incarnerait toute la nation, et non une faction victorieuse, et défendrait les valeurs pérennes. Jean d’Orléans a bien senti que cette institution, à l’ombre de laquelle toutes les autres pourraient s’épanouir, manquait au sommet. Il laisse supposer en disant que la constitution actuelle est à accomplir et non à abolir. Il est regrettable qu’il n’ait pas osé préconiser ouvertement et fortement le remède.

En affirmant de son côté à plusieurs reprises qu’il était prêt et disponible, si le pays avait besoin de lui, le duc d’Anjou a, beaucoup plus nettement que son cousin, affirmé sa conviction en faveur de l’opportunité de la solution monarchique et sa volonté de l’incarner.

Fait à Paris, le 31 janvier 2019.

 

 

Franck BOUSCAU

Professeur des Facultés de Droit

Président du Groupement universitaire

pour l’étude des institutions publiques

de la Monarchie française.

 

(Reproduction autorisée avec indication de la source).

Restauration de la chapelle royale de Versailles

30 Jan

Vous pouvez aussi vous reporter à notre article du 18 mars 2017 sur le même sujet :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/18/bulletin-climatique-du-week-end-1819-mars-2017-de-la-republique-francaise/

Le 30 janvier 2019.