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BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (29/30 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

29 Avr

I. Chaleurrr…Bonheurrr

L’ancienne ministre Lucette Michaux-Chevry (Les Républicains) a été placée en garde à vue mercredi 26 avril au matin en Guadeloupe. Elle en a profité…pour faire un malaise dans le bureau du juge, rapporte Radio Caraïbes International (RCI). Entendue dans le cadre d’une enquête sur des détournements de fonds présumés, elle a dû être évacuée par les sapeurs-pompiers vers le centre hospitalier de Basse-Terre sans avoir pu être informée de la décision finale du magistrat.

Mme Michaux-Chevry, qui préside la communauté d’agglomération Grand Sud Caraïbe (ex-CASBT), était entendue « depuis 8 heures du matin », dans le cadre « d’une commission rogatoire du juge d’instruction de Basse-Terre » concernant une enquête débutée en 2016 et qui avait abouti à trois mises en examen en janvier 2017, a détaillé Samuel Finielz, procureur de la République de Basse-Terre.

L’ancienne ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères – Alain Juppé – (de 1993 à 1995) était en garde à vue aux Abymes, dans les locaux de la police judiciaire, soupçonnée de « détournement de fonds publics, association de malfaiteurs, escroquerie en bande organisée, prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux de documents administratifs ».

C’est elle, aussi vraie que nature

Selon une source proche du dossier, confirmant une autre information de RCI, « des perquisitions » ont été menées dans les locaux de la communauté d’agglomération, à Basse-Terre, mardi, « tout comme d’autres opérations de police judiciaire » ces derniers temps. Selon RCI, « une femme, chef d’entreprise proche de Lucette Michaux-Chevry », aurait été placée en garde à vue, mardi.

Dans cette affaire, les investigations effectuées dans le cadre d’une enquête démarrée début 2016, sur la période 2010-février 2017, ont mis en évidence « que certaines entreprises bénéficiaires de marchés publics » de la CASBT « finançaient les besoins personnels de certains fonctionnaires territoriaux et élus », « directement » ou au « travers des associations ou des comptes ouverts dans des commerces », précisait le parquet dans un communiqué, en février.

« Des associations facturaient des prestations fictives à la communauté d’agglomération », « payées grâce à l’intervention de certains fonctionnaires territoriaux ». « Les fonds ainsi versés faisaient systématiquement l’objet de retraits en espèces », expliquait-il encore.

Le 10 février, trois hommes avaient été mis en examen pour « recel d’abus de biens sociaux, trafic d’influence passif soit par personne chargée d’un mandat électif, soit par personne chargée d’une mission de service public, escroquerie en bande organisée, association de malfaiteurs et détournement de fonds publics ».

Fred Madinékouty, directeur général des services, avait été incarcéré et libéré sous contrôle judiciaire. René-Claude Monrose, troisième adjoint de Marie-Luce Penchard (LR), fille de Mme Michaux-Chevry, à la mairie de Basse-Terre, et Georges Chasselas, DGS adjoint de la CASBT, avaient été laissés libres sous contrôle judiciaire.

Où l’on découvre que la violence, si caractéristique de la société guadeloupéenne *, n’est pas le seul travers de cette île. 

* Lire « Elle en a de la chance, la France…« :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/04/01/bulletin-climatique-quotidien-1er-avril-2015de-la-republique-francaise/

II. Quand Méphisto se mêle de déradicalisation

De Patrick Amoyel alias Méphistophélès,  » Le psy du djihad « , nous parlions déjà en septembre 2016 dans notre Bulletin climatique (Lire « La meilleure déradicalisation c’est…l’expulsion » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/16/bulletin-climatique-quotidien-16-septembre-2016-de-la-republique-francaise/). Sans savoir encore que cette coqueluche des médias autant que des dirigeants politiques usurpait ses fonctions officielles de déradicalisateur patenté tandis qu’il abusait de certaines jeunes patientes fragiles dans son cabinet de faux-psychanalyste !
Patrick Amoyel, fondateur de l’association Entr’Autres à Nice qui travaille sur les ressorts de la radicalisation islamiste (et qui nous livre ce genre de réflexion hallucinante :  » Vous êtes au courant que le christianisme n’existe plus ? « ) a été mis en examen et écroué jeudi 27 avril pour « viols sur mineur par personne ayant autorité » et « exercice illégal de la médecine« , a appris France Bleu Azur de source judiciaire.

 

Patrick Amoyel est accusé de viols pour des faits commis entre 2011 et 2013 sur une jeune femme agée de 16 ans en 2011. Elle a porté plainte fin 2016. Les faits se seraient déroulés dans son cabinet de psychanalyse, à Nice. Se présentant à la fois comme psychothérapeute, chiropracteur ou psychologue, il n’avait en fait aucun des diplômes nécessaires pour exercer. D’autres témoignages à charge commencent à être enregistrés par les enquêteurs.

Mais l’association Entr’autres, soutenue par les pouvoirs publics, continue d’intervenir auprès de jeunes radicalisés depuis que Patrick Amoyel est devenu une figure de la lutte contre la radicalisation islamiste, organisant des colloques et supervisant la formation des agents publics sur cette question.

Selon les estimations, entre 30 et 80 jeunes niçois de papier auraient gagné les zones irako-syriennes. Les sources les plus pessimistes placent, elles, le curseur à près de 200.

Directeur des recherches freudiennes à l’université Nice Sophia-Antipolis, Patrick Amoyel propose une approche du phénomène jihadiste par le biais psychanalytique. Un regard complexe et décalé, qui a longtemps séduit, avant de susciter aujourd’hui de nombreuses réserves.

Dans l’univers de la lutte contre la radicalisation, dont nous avons souvent dit qu’elle est devenue une course à l’appel d’offres et aux trafics*, Amoyel paye aussi son absence de production écrite. «Je n’ai jamais rien lu de cet homme», persifle, échaudée, une farouche opposante à sa méthode. Le Niçois était tout de même dans le jury de thèse de l’une de ses consœurs, Amélie Boukhobza, œuvrant à ses côtés à Entr’autres.

«Cette unité, composée de gens valables et sérieux, anime des colloques de qualité, appuie un universitaire français. Mais, à mon sens, cela ne suffit pas à consacrer la pertinence d’Amoyel sur le djihadisme. Comme de nombreux psys, il considère les jeunes radicalisés comme des criminels dopés à la haine de la République en raison d’un passé colonial mal digéré. En sus, il place l’antisémitisme comme le principal moteur du djihadisme, qui en comporte pourtant, nous le savons désormais, beaucoup d’autres.»

Cible des critiques les plus acerbes, son concept de «daechien» – autrement dit les adeptes de Daech, l’acronyme arabe de l’Etat islamique (EI). Ce qualificatif, séduisant de prime abord, est jugé assez «fourre-tout» par un intervenant ayant l’oreille du ministère de l’Intérieur : «On ne sait pas exactement ce que ça recouvre, en réalité, d’être « daechien ». Dans la bouche d’Amoyel, cela semble aller de la sympathie pour le califat, aux chantres de la taqiya (principe de dissimulation de ses convictions politico-religieuses, ndcer), le tout sur fond de réislamisation de la France par les courants salafistes ou des Frères musulmans. Si on peut comprendre l’idée plutôt intéressante consistant à définir ce qu’est un djihadiste, ce néologisme mélange en fait des situations très différentes.»

Malgré les controverses, Patrick Amoyel dispose toujours de la confiance des pouvoirs publics. Récemment, sa structure a remporté le plus important appel d’offres de formation des personnels de l’Etat en matière de lutte contre la radicalisation. A son équipe revient donc désormais la charge de former les agents, qui, demain, mettront en musique une politique de plus long terme. Va-t-il les convertir à d’autres activités plus ludiques en chambre ? Sans doute pas si Marine Le Pen est élue. Mais si c’est Emmanuel Macron…

Patrick Amoyel

Il est vrai que Patrick Amoyel a également très bonne presse auprès de Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra). Ce dernier l’a en effet installé, le 9 février, dans un conseil scientifique destiné à «développer des programmes de formation pour les acteurs tant publics que privés confrontés à la problématique du racisme, de l’antisémitisme et des discriminations.» Une casquette supplémentaire, qui apporte de l’eau au moulin de ceux qui qualifient Patrick Amoyel «d’ambitieux inassouvi».

Décidément, ce régime est encore plus pourri qu’on le pensait.

* Lire « Le commerce juteux de la déradicalisation bidon« :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/14/bulletin-climatique-quotidien-14-mars-2017-de-la-republique-francaise/

III. Législatives : beaucoup ont du souci à se faire

Si l’on se réfère aux résultats du premier tour de l’élection présidentielle, plusieurs figures réputées importantes de la vie politique française ont quelque souci à se faire pour leur réélection aux législatives, ou pour leur succession quand elles ont fait le choix de ne pas se représenter.

Evidemment, compte tenu de leurs scores nationaux, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se taillent la part du lion dans ces circonscriptions, mais Jean-Luc Mélenchon réussit également une belle percée. L’examen détaillé de cette centaine de circonscriptions détenues ou briguées par des personnalités de renom, membres du gouvernement ou députés sortants, réserve quelques surprises.

Dès lors que le candidat du PS n’est arrivé en tête dans aucune circonscription, toutes celles où avait été élu en  2012 un membre du gouvernement observent une bascule. Souvent, c’est le candidat d’En marche ! qui arrive en tête. C’est le cas, pour commencer, de celle du premier ministre, Bernard Cazeneuve (Manche, 4e), ou de l’ancien chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault (Loire-Atlantique, 3e). Tous deux ont annoncé qu’ils ne se représenteraient pas aux prochaines élections législatives. C’est plus sûr pour éviter une déroute !

M. Macron arrive également en tête dans les circonscriptions du vallsiste Jean-Marie Le Guen (Paris, 9e), avec un score confortable de 34,33  %, d’Alain Vidalies (Landes, 1re), Thierry Mandon (Essonne, 9e), ces deux derniers ayant aussi décidé de ne pas briguer un nouveau mandat législatif, de Marisol Touraine (Indre-et-Loire, 3e), Jean-Jacques Urvoas (Finistère, 1re), Martine Pinville (Charente, 1re) ou Ericka Bareigts (La Réunion, 1re). Ainsi que dans celle de l’écologiste Barbara Pompili (Somme, 2e), qui lui a apporté son soutien.

Pour les trois  » novices  » du gouvernement qui vont tenter de se faire élire à l’Assemblée nationale en juin, la tâche s’annonce compliquée. Interrogation en ce qui concerne Juliette Méadel, investie par le PS dans la 10e  circonscription de Seine-et-Marne, mais qui a apporté tardivement son soutien au candidat d’En marche !, qui y arrive en tête avec 26,88  %. Najat Belkacem, elle, n’a pas ménagé son soutien à Benoît Hamon mais, dans la 6e  du Rhône, où elle est candidate, M.  Macron fait 27,73  %. Quel bonheur si cette faussoyeuse de l’enseignement pouvait disparaître corps et bien…D’autant que l’affaire se complique encore pour Myriam El Khomri, qui voit dans la 18e  circonscription de Paris le candidat d’En marche ! arriver largement en tête avec 37,12  % des suffrages.

Deux membres du gouvernement voient leur circonscription placer Jean-Luc Mélenchon en tête au premier tour : Christian Eckert (Meurthe-et-Moselle, 3e) et Annick Girardin (Saint-Pierre-et-Miquelon).

Mais plusieurs ministres, cependant, ont dû découvrir les résultats de leur circonscription avec une autre inquiétude en observant que Marine Le Pen y était arrivée en tête. C’est le cas, en particulier, de Michel Sapin, dans la 1re de l’Indre dont il a longtemps été l’élu, ou de Matthias Fekl (Lot-et-Garonne, 2e), ainsi que de Christophe Sirugue (Saône-et-Loire, 5e), Ségolène Neuville (Pyrénées-Orientales, 3e), Pascale Boistard (Somme, 1re), Clotilde Valter (Calvados, 3e) ou Estelle Grelier (Seine-Maritime, 9e). Quant à Stéphane Le Foll, le très  » hollandais  » ministre de l’agriculture et porte-parole du gouvernement, dans la 4e  circonscription de la Sarthe, François Fillon arrive largement en tête avec 29,08  %.

Candidats à la présidentielle, ils ne sont pas nécessairement maîtres sur leurs terres. Pour un Fillon qui caracole en tête dans sa 2e  circonscription de Paris, avec 37,34  % des voix, ou une Marine Le Pen dans la 11e du Pas-de-Calais, avec 41,17  %, Nicolas Dupont-Aignan (Essonne, 8e), Benoît Hamon (Yvelines, 11e) ou Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques, 4e) font certes des scores largement supérieurs à leur moyenne nationale mais insuffisants pour leur assurer une réélection confortable.

Quelques grosses pointures du PS, comme le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis (Paris, 16e), le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone (Seine-Saint-Denis, 9e), l’ex-premier ministre Manuel Valls (Essonne, 1re), l’éphémère ministre de l’intérieur Bruno Le Roux (Seine-Saint-Denis, 1re), le  » Monsieur élections  » du parti, Christophe Borgel (Haute-Garonne, 9e) ou l’ancienne ministre Elisabeth Guigou (Seine-Saint-Denis, 6e) voient M.  Mélenchon rafler la mise dans leurs circonscriptions.

D’autres, en revanche, ont du souci à se faire au vu des scores obtenus par Mme  Le Pen. La candidate du FN arrive ainsi en tête chez les frondeurs Aurélie Filippetti (Moselle, 1re) ou Christian Paul (Nièvre, 2e), ainsi que dans la circonscription de la rapporteure de la commission des finances, Valérie Rabault (Tarn-et-Garonne, 1re), sa collègue Karine Berger (Hautes-Alpes, 1re) ou chez René Dosière (Aisne, 1re), connu pour ses travaux sur l’utilisation des finances publiques.

Cette poussée du Front national n’épargne pas quelques figures du parti Les Républicains, en mauvaise posture dans leurs circonscriptions. C’est le cas de Luc Chatel (Haute-Marne, 1re), Jean-François Copé (Seine-et-Marne, 6e), qui ne se représente pas, Christian Jacob (Seine-et-Marne, 4e), Bruno Le Maire (Eure, 1re), Franck Riester (Seine-et-Marne, 5e), ou même Laurent Wauquiez (Haute-loire, 1re).

Après les rebondissements de la présidentielle, les législatives ont toutes chances de réserver leur lot de surprises. Sera-ce le début d’une utile recomposition politique de notre pays ?

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Et après avoir mal commencé ce Bulletin, essayons de le bien finir avec ces armoiries de la Guadeloupe dessinées par notre ami Laurent Granier (http://www.laurentgranier.com), qui nous montre que l’héraldique peut toujours réconcilier avec la beauté et le sens :

De sable à la gerbe de cannes à sucre de sinople posée en bande, surchargée d’un soleil brochant d’or; au chef d’azur à trois fleurs de lys d’or.

Gouache, encre et aquarelle sur papier chiffon à la forme « Arches », 300g/m2, grain fin.
Format papier : 23 x 31 cm
Format composition : 17,98 x 21,68 cm

Le 29 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (28 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

28 Avr

 I. Avec des amis comme Attali…

Emmanuel Macron n’a pas besoin d’ennemis

Chacun se souvient des propos du grand penseur qu’est Jacques Attali, vieux compagnon de route de la gauche et du fric réunis, à propos de l’euthanasie des personnes âgées (Lire « Nous vous l’avions annoncé, Attali le fait » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/02/11/nous-vous-lavions-annonce-attali-le-fait/).

Depuis, après quelques hésitations toujours intéressées financièrement, celui qui conseilla avec tant d’efficacité François Mitterrand, Nicolas Sarkozy et bien sûr François Hollande, a jeté son dévolu sur…Emmanuel Macron. Ouf ! Nous sommes sauvés.

Mais, les proches du candidat, eux, le supplient de se taire. « Je ne voudrais pas que cette campagne se réduise à des anecdotes« , a déclaré l’économiste sur LCI, mercredi 26 avril, en évoquant le sort des salariés de Whirlpool d’Amiens, dont l’usine sera délocalisée en Pologne. « C’est en effet une anecdote dans un contexte plus large, si on ne le présente pas dans un contexte plus large », a-t-il poursuivi, après une relance de la journaliste en plateau.

Cette sortie médiatique n’a pas plu au secrétaire général d’En marche !, Richard Ferrand, alors qu’Emmanuel Macron effectuait un déplacement chahuté dans l’usine de lave-linges. « Qu’il se taise !« , a-t-il intimé à l’économiste, dans un tweet visiblement rédigé avec une pointe d’agacement.

Jacques Attali a connu Emmanuel Macron en 2007, quand ce dernier était rapporteur général adjoint de la commission sur la libération de la croissance. Au soir du premier tour, l’économiste était présent à la Rotonde, le restaurant choisi par le candidat pour fêter sa qualification. Certains, toutefois, n’ont pas oublié les propos de l’économiste, il y a un an, dans un entretien à Challenges. Jacques Attali avait alors déclaré qu’Emmanuel Macron n’incarnait que le« vide de la politique française ».

Les propos de Jacques Attali ont d’autant plus jeté le trouble qu’Emmanuel Macron a passé une journée mouvementée à Amiens. Alors qu’il rencontrait une intersyndicale à la chambre de commerce, Marine Le Pen lui a grillé la politesse, en se rendant à l’usine. Puis lors de sa visite, le fondateur d’En marche ! a été fortement chahuté et même sifflé.

Le porte-parole du candidat, Benjamin Griveaux, s’en est pris directement à Jacques Attali, estimant que l’économiste n’avait « sans doute » pas sa place à la Rotonde et « qu’il appartenait au monde d’avant », selon des propos cités par franceinfo. Il n’a joué aucun rôle dans la campagne et n’en aura aucun demain. »

Le géant américain de l’électroménager a annoncé en janvier la fermeture en 2018 de son usine d’Amiens, où 290 salariés fabriquent des sèche-linge, pour transférer la production à Lódz, en Pologne. Les emplois de 60 salariés d’un sous-traitant (Prima) et ceux d’environ 250 intérimaires sont aussi menacés.

De Minc à Attali en passant par quelques autres chevaux de retour, Emmanuel Macron a du souci à se faire.

II.  » C’est pas beau de cafter ! « 

Nous savions déjà comment le think tank socialiste Terra Nova, militant de la première heure de la pêche aux voix au sein des minorités issues de l’immigration, avait colonisé le brain trust d’Emmanuel Macron (Henry Hermand, un des administrateurs de Terra Nova, et son directeur général, Thierry Pech, sont de très proches collaborateurs du candidat d’ En Marche !).

Mais voici que l’un des penseurs et historien de la gauche, André Burguière, lui aussi soutien d’Emmanuel Macron, publie son dernier ouvrage intitulé  » La gauche va-t-elle disparaître ?  »

Il y rappelle que la gauche n’existe pleinement que lorsqu’elle porte une volonté de transformation du réel et qu’elle se perd quand elle accepte le monde tel qu’il est. Les vieilles lunes utopistes…

Mais quand il se hasarde sur le terrain identitaire, celui des racines, il nous révèle ce que la gauche s’efforce de nous cacher : sa volonté farouche d’organiser le  » Grand Remplacement « .

C’est ainsi qu’à bientôt 80 ans,Burguière  » crache le morceau « . Les électeurs finiront par préférer l’original à la copie :  » On entre dans la marmite souverainiste avec le romantisme populiste d’un Mélenchon ; on en sort ficelé dans l’uniforme du Front national « , croit pouvoir affirmer l’historien, qui plaide pour une gauche ouverte au monde et bâtissant, au sein des frontières nationales, des  » alliances «  avec les populations d’origine immigrée, à commencer par les  » trois millions de musulmans français* qui constituent, pour la plupart d’entre eux, les nouvelles troupes de la classe ouvrière « .

Bien sûr, ces propos ne seront pas du goût de tout le monde. Alors que s’annonce le second tour de la présidentielle, un tel livre ne va-t-il pas morceler un peu plus une gauche déjà disloquée ? Tant mieux, répondront ceux qui ont retenu la leçon de Mascolo : s’il est dans la nature de la gauche d’être divisée, alors elle n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle est déchirée. Ou comment la gauche fait le pari de se refaire une santé sur le dos des Français et grâce aux hordes migrantes qui déferlent sur notre continent.

Voilà pourquoi Jean-Luc Mélanchon ne veut pas tomber dans le piège qui lui est tendu.

* Qui sont en réalité plus du double.

III. Et comme si tout cela ne suffisait pas…

A quelques jours du second tour de la présidentielle, le théologien de gauche Christian Delahaye a livré au Monde une tribune intitulée sobrement  « Honte aux évêques qui n’appellent pas à voter contre Marine Le Pen.« 

Une surprise ? Bien sûr que non tant nous en avons connu de ces gens-là, de Témoignage chrétien à la théologie de la libération, plus communistes que les communistes et dont Maurice Clavel a pu dire qu’  » Ils sont tellement occupés à embrasser les marches du temple qu’ils ne se rendent pas compte qu’il est en ruine ».

En voici le texte. Il est édifiant.

«  TRIBUNE. « Chrétiens, nous ne supportons pas les mensonges du candidat de l’exclusion, du mépris et de la haine, notamment quand il détourne l’Evangile à son profit. Le projet de société qu’il [le candidat FN] propose n’a rien à voir avec le message d’amour et d’espérance du Christ. » Ainsi la Conférence des évêques de France (CEF) a-t-elle alerté contre le vote FN au deuxième tour de la présidentielle… en 2002.

Quinze ans plus tard, changement de pied épiscopal : la même Conférence des évêques de France, dans un communiqué publié au soir du premier tour, « n’appelle pas à voter pour l’un ou l’autre candidat ». La dénonciation de la candidature « de l’exclusion, du mépris et de la haine » n’est plus à l’ordre du jour des dirigeants catholiques, lesquels persistent cependant à faire « la leçon aux responsables politiques », comme Le Monde le titrait le 14 octobre 2016, à l’occasion de la publication d’un texte général des évêques sur la vie politique.

Une leçon aux journalistes

Autrement dit, ne pas prendre position en faveur de tel ou tel candidat après le premier tour permettrait, selon les évêques, d’éviter bizarrement que « notre démocratie ne se transforme en société de violence ». Ils font la leçon aux journalistes, pour un « rôle ajusté des médias, qui n’amène pas à l’hystérisation ». Une hystérisation qui couvait très certainement lorsque la CEF dénonçait en 2002 le candidat « des mensonges, de l’exclusion, du mépris et de la haine ».

Ainsi se confirme l’effondrement de la digue catholique anti-FN que des grandes voix – les cardinaux Lustiger et Decourtray en tête – avaient contribué à bâtir avec, ici et là, des évêques qui n’hésitent plus à recevoir en public des élus frontistes (Mgr D. Rey, ou Mgr J.-P. Cattenoz).

Même si quelques jeunes tentent de faire de la résistance (prise de position de la Jeunesse ouvrière chrétienne de France [JOC] le 24 mars), cet effondrement fait s’ouvrir de larges brèches à la droitisation catholique, avec les appels au ni-ni lancé par Sens commun – organe politique de La Manif pour tous – et Jean-Frédéric Poisson (Parti chrétien démocrate), et même les brèches de l’extrême droitisation, avec Christine Boutin, qui prône « le vote révolution en faveur de Marine Le Pen », et La Manif pour tous qui appelle à « s’opposer à Macron », ce qui revient à voter Le Pen sans le formuler explicitement.

Choix remarquable

Les évêques ont donc confirmé leur renoncement à combattre le Front national en laissant nombre de leurs ouailles libres de voter et de faire voter Le Pen. Leur choix est d’autant plus remarquable qu’ils sont les seuls responsables confessionnels français à ne pas appeler à voter contre la candidate FN.

Dès avant le premier tour, le Conseil national de l’Eglise protestante unie de France alertait « contre la catastrophe en train de se nouer avec le discours national et xénophobe de l’extrême droite » ; depuis dimanche 23 avril, toutes les confessions sont à l’unisson de cette alerte religieuse anti-FN : le CFCM (Conseil français du culte musulman), qui dénonce « les démarches d’exclusion » et appelle à un vote Macron « large », la Grande Mosquée de Paris et la Fédération nationale musulmane, qui appellent à voter « massivement » Macron, le grand rabbin de France, qui appelle « tous ceux qui croient et espèrent en la France à voter Macron, qui porte l’espérance de fraternité », le CRIF, l’UEJE et toutes les organisations juives de France, qui appellent à « faire barrage au FN ».

Les évêques sont seuls à faire honte aux fondamentaux de l’Evangile, l’accueil de l’étranger et la fraternité. Dans une société plurireligieuse où le catholicisme reste de loin la première tradition*, si Marine Le Pen accède à l’Elysée, elle pourra leur dire un grand merci. Cathos gratias ! « 

* NDCER : le catholicisme n’est pas  » une tradition « , même la première. Etre catholique c’est répondre à l’appel du Christ. C’est la Vie et l’Espérance.

Christian Delahaye (Chargé d’enseignement au Theologicum, faculté de théologie de l’ICP, professeur au centre d’études théologiques de Caen) est l’auteur de « Scandales. Les défis de l’Eglise catholique », éditions Empreinte temps présent, 250 pages, 16,90 euros.

Le 28 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (27 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

27 Avr

I. Le jeux dangereux des spéculateurs

Dans le monde de la dérégulation économique mondialisée (celle d’Emmanuel Macron et de ses commanditaires), la spéculation va bon train. En particulier dans le domaine des matières premières, déstabilisant ainsi les finances fragiles de pays déjà en grande précarité sociale. Il en résulte des crises de plus en plus sévères et leur cortège de malheurs parmi lesquels les migrations ne sont pas les moins graves tant pour ceux qui en sont l’objet que pour ceux qui doivent les subir. C’est ce que nous appelons souvent  » la nouvelle traite négrière « .

Ainsi, l’exemple désespérant de cet agriculteur de Côte d’Ivoire, N’dri Koffi devant ses jeunes cacaoyers:  » Je les ai plantés il y a deux ans. On nous disait alors d’arrêter de faire de l’hévéa – arbre à caoutchouc – et de miser sur le cacao qui rapportait plus. «  Aujourd’hui, cet exploitant de trois hectares de terrain à Boussoué, à une centaine de kilomètres au nord d’Abidjan, est effondré.  » Dans mon transistor, j’ai entendu que le gouvernement avait baissé le prix d’achat garanti de 1 100 à 700  francs CFA, soit 1,07  euro le kilo au 1er  avril , soupire-t-il, sa machette à la main. Ça m’a choqué mais que puis-je faire ? Les prix se décident là-bas, sur le marché mondial, et moi, j’en subis ici les conséquences, c’est décourageant. « 

Par manque d’argent, ce quinquagénaire a dû stopper net la construction de sa maison  » en dur « . Avec sa femme et ses trois enfants, il va devoir vivre encore sous un toit de feuilles de palmier et entre des murs de terre séchée, sans électricité ni eau courante.

Livraison de fèves de cacao à Abidjan

Comme N’dri Koffi, la plupart des quelque 800 000  planteurs ivoiriens souffrent de la chute du cours du cacao de près de 35  % en six mois. En cause, une récolte record et une demande mondiale qui s’est tassée. La Côte d’Ivoire, premier producteur d’or brun (40  %), rêvait d’un autre contexte pour l’inauguration, ce 25  avril, du siège de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) à Abidjan. Un déménagement à grande valeur symbolique, après presque un demi-siècle de présence sur la place financière londonienne.

Illustration de la dépendance de la Côte d’Ivoire au cacao (15  % du PIB, 30  % des recettes d’exportation), le chef d’Etat, Alassane Ouattara, a annoncé le 20  avril une cure d’austérité pour la première puissance économique d’Afrique de l’Ouest francophone.  » A l’exclusion des salaires, nous avons été obligés de réduire les dépenses de 10  %. Les budgets des ministères ont diminué de 5 à 10  % « , a-t-il expliqué.  » Au plus haut sommet de l’Etat, nous avons senti une vive inquiétude quand le cours de cacao a dégringolé « , confie une source à l’ICCO.

Depuis la fin de la guerre civile en  2011, l’ex-colonie française voguait à des taux de croissance spectaculaires. Le Fonds monétaire international prévoit désormais un ralentissement en  2017 à 6,9  %, contre 8  % l’an dernier.  » La baisse des investissements de l’Etat va peser sur le dynamisme économique. Le déficit budgétaire va également se creuser « , indique Laura Hyde, analyste chez BMI Research, une filiale de l’agence de notation Fitch. Après les mutineries de soldats et la grève des fonctionnaires en début d’année, cet observateur craint toutefois un  » choc social « . Six millions d’Ivoiriens, soit un quart de la population, vivent directement ou indirectement de la production de cacao.

 » Il suffit d’une petite baisse de revenu pour que tout devienne plus difficile : se soigner, payer les frais d’école pour les enfants, etc. « , énumère Philippe Brou, planteur à Boussoué. De 2011 à 2015, malgré une forte croissance, la pauvreté n’a diminué que de cinq points (de 51  % à 46  %) dans le pays.

En  2012, le gouvernement avait pourtant réformé le système de gestion de la filière du cacao. Grâce à la prévente en début de saison d’une majorité de la récolte, un prix stable est garanti aux producteurs. Organe étatique, le Conseil café-cacao (CCC) est chargé d’organiser et de contrôler toute la chaîne.

 » Cette année, il y a eu beaucoup de spéculation, des exportateurs ont réservé de grosses quantités de cacao en pariant sur la poursuite de la hausse du cours. Mais le prix a chuté, ils ont refusé d’honorer leurs ordres d’achat, et le CCC et les producteurs se sont retrouvés avec des stocks sur les bras, raconte un économiste occidental en poste à Abidjan. 

Pour ces gens-là, la bourse est un casino (dessin Christelle Enault)

Le gouvernement a renoncé à prélever certaines taxes sur le cacao pour garantir le prix plancher aux planteurs.  » Dans l’ouest du pays où j’habite, des acheteurs n’hésitent pas à proposer un prix plus bas que le minimum garanti, et des producteurs démunis n’ont d’autres choix que d’accepter… « , regrette un planteur. Et comme toujours, lorsque les populations sont fragilisées, les rapaces font leur oeuvre malfaisante. Ça leur permettra de récupérer de nouveaux esclaves au bout de la chaîne, après qu’ils auront traversés la Méditerranée sur les rafiots des passeurs libyens…

Mi-février, une manifestation de producteurs de cacao en colère avait été dispersée à coups de gaz lacrymogène dans le quartier d’affaires d’Abidjan.  » La situation est catastrophiqueassure Moussa Koné, responsable du Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAP-CI). Le CCC devait nous aider grâce à ses fonds de réserve, mais on se demande si cet argent n’est pas tombé dans la lagune d’Abidjan ! « . Des accusations rejetées par l’autorité régulatrice. Le SYNAP-CI a toutefois porté plainte contre le CCC pour ses  » dérives et l’opacité de sa gestion « . Autrement dit, entre la spéculation et la corruption, les cultivateurs ivoiriens ne sont pas sortis de l’auberge.

Pour limiter la fluctuation des cours, la Côte d’Ivoire et son voisin, le Ghana, 60  % de la production mondiale de cacao à eux deux, souhaitent renforcer leur coopération. Certains imaginent déjà la constitution d’un cartel ou d’une  » OPEP du cacao « .  » Il est devenu impératif pour nos pays de prendre des décisions sur (…) la production et la stabilité, et sur l’épineuse question de la volatilité des prix « , a déclaré le 12  avril Massandjé Touré-Litsé, directrice du CCC, à la sortie d’une réunion avec son homologue ghanéen.

 » Il y a une volonté de coopération sur le papier, mais chacun des pays joue encore sa propre partition « , commente un analyste du marché du cacao.  » Si j’étais plus près de la frontière ghanéenne, j’irais vendre ma récolte là-bas car les prix y sont meilleurs en ce moment « , reconnaît Philippe Brou. Des camions de fèves de cacao de contrebande en route vers le Ghana sont d’ailleurs régulièrement interceptés par les forces de l’ordre.

Comment voulez-vous, dans de telles conditions, que l’immigration diminue chez nous ?

 

II. Les caprices de Narcisse auront-ils raison de lui ?

Après avoir fêté dimanche soir sa réussite du premier tour de l’élection présidentielle, entouré de sa garde rapprochée mais aussi d’un certain nombre de ses commanditaires, à la brasserie La Rotonde (au grand dam de beaucoup de ses soutiens), Emmanuel Macron a joué dès lundi au chef de l’Etat qu’il n’est pas encore.

Abandonnant la vulgarité des rencontres avec le vain peuple, il préféra rester enfermé dans son QG, alors que Marine Le Pen avait immédiatement repris le chemin de la campagne, préférant communiquer par téléphone avec ses nouveaux amis, Angela Merkel et Martin Schulz par exemple…donnant à ses troupes le sentiment d’un temps de retard par rapport aux dures réalités de la campagne du second tour.  » Il se présidentialise en enchaînant des entretiens internationaux, analyse un partisan. Il veut commencer dans une présidence à parole rare.  » Sentant le danger, son allié François Bayrou, vieux routier des campagnes, a sonné l’alerte : pas question de rester sur l’Aventin.  » Pas une journée sans un événement de terrain ! « , a fait valoir le patron du MoDem lors d’une réunion au QG.

M.  Macron s’est également occupé de la composition de sa future majorité. Il rêve de débaucher des ténors LR, afin de se maintenir sur sa ligne de crête et gêner la campagne des législatives des Républicains, qui espèrent lui imposer une cohabitation. Certains de ses proches plaident même pour la nomination d’un premier ministre LR.  » Après avoir cassé le PS, on casserait la droite « , projette un de ses lieutenants, qui reste conscient des -difficultés. Mais, qu’il se rassure,  candidats sont déjà dans les starking blocks : Christian Estrosi par exemple et quelques autres intrigants.

Sur France 2 mardi soir, le candidat a d’ailleurs regretté la position  » pas claire «  de LR.  » Hier, les Républicains n’ont pas souhaité apporter un soutien massif à ma candidature, a-t-il relevé. Il y a eu de longs débats, même pour savoir s’il fallait mettre mon nom dans le communiqué de presse.  »  » On a la classe politique que l’on mérite « , a-t-il conclu avec justesse, ajoutant qu’il n’avait pas l’intention d’amender son programme puisqu’il était sorti en tête du premier tour. De la même façon, M.  Macron a réaffirmé que seuls les élus qui quitteront leur parti pourront se présenter sous l’étiquette d’En marche ! aux élections législatives.

Cette fermeté inquiète des élus macronistes, pour qui le combat sera difficile si LR reste uni et présente des candidats sérieux partout aux législatives. Certains d’entre eux fustigent la  » ligne kalach’ «  qui domine dans l’entourage de l’ex-ministre, où sa garde rapprochée plaiderait pour pousser la  » logique d’épuration «  jusqu’au bout.

Mardi, le candidat a semblé prendre conscience des risques de l’atermoiement et a repris sa campagne de terrain, en se rendant dans un hôpital de Garches (Hauts-de-Seine). Mercredi, il est allé dans le bassin minier nordiste, où le FN est fort dans les urnes. D’abord dans sa ville natale d’Amiens (Somme) pour rencontrer les ouvriers en grève de Whirlpool, puis à Arras (Pas-de-Calais) où il devait tenir un meeting. Mais il y fut précédé, sans préavis, par…Marine Le Pen qui fit aussitôt un carton chez les ouvriers du fabriquant d’électro-ménager !

Marine Le Pen à Amiens mercredi 26 avril

Alors que la candidate du FN a prévu un grand meeting à Villepinte, en région parisienne, lundi 1er  mai, en plus du défilé annuel traditionnel de son parti, M.  Macron ne sera pas en reste. Lui aussi doit réunir ses partisans pour une démonstration de force. Plusieurs sites sont à l’étude, dont celui de Vincennes, pour un meeting en plein air. Comme François Hollande durant l’entre-deux-tours de 2012. Tel père, tel fils.

Mais les caprices de Narcisse commencent à inquiéter son entourage…

 

III. Et cette inversion qui ne vient toujours pas

Il aura pourtant presque tout essayé…à sa façon. Rien n’y a fait : le chômage a connu en mars sa plus forte hausse en quatre ans, pour s’établir à 3,51 millions.

Après une légère baisse en février, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a grimpé de 43.700, soit une augmentation de +1,3 %, pour s’établir à 3,51 millions en métropole, et 3,77 millions en comptant l’Outre-mer, a annoncé le ministère du Travail, qui commentait pour la dernière fois la statistique mensuelle, en plein entre-deux-tours.

Ce résultat, le plus mauvais depuis janvier 2013, assombrit la tendance sur les trois premiers mois de l’année, avec 41.000 chômeurs supplémentaires depuis janvier. Il ternit considérablement l’inversion de la courbe promise depuis 2013 par François Hollande et qui avait semblé s’amorcer en 2016, avec 105.400 chômeurs de moins, grâce à de multiples artifices statistiques.

Depuis le début de son quinquennat, 585.000 demandeurs d’emploi sans activité ont grossi les rangs de Pôle emploi. Le mandat de son prédécesseur Nicolas Sarkozy en avait enregistré 745.000 de plus.

La hausse de mars est essentiellement due au fait que de nombreux contrats courts n’ont pas été renouvelés, faisant basculer des personnes exerçant une petite activité dans la catégorie des chômeurs sans aucune activité.

Ainsi, en comptant les demandeurs d’emploi exerçant une petite activité, les statistiques reculent sur un mois de 0,2 %, avec 5,5 millions de personnes, mais elles augmentent sur un an.

Le nombre de chômeurs a continué à se dégrader chez les seniors, (+1,1 % sur un mois, +3,7 % sur un an). Les moins de 25 ans, qui ont connu des mois d’embellie grâce à d’innombrables contrats subventionnés, n’ont pas été épargnés cette fois, avec une hausse de 1,2 % sur un mois.

Le nombre de chômeurs de longue durée (de plus d’un an), petite activité comprise, reste stable toutefois, avec 2,48 millions de personnes concernées. Ce chiffre affiche une baisse de 2,7 % par rapport à mars 2016.

Dans un communiqué d’auto-satisfaction mais contraire à la vérité , la ministre du Chômage Myriam El Khomri souligne que, malgré l’envolée, le nombre d’entrées à Pôle emploi a « une nouvelle fois » diminué « fortement (-3,1 %) », tandis que « les sorties pour motif de reprise d’emploi progressent encore (+0,5 %) et se maintiennent depuis huit mois à un niveau très élevé ».

Ces mouvements sont « caractéristiques des périodes de reprise économique« , explique sans rire le ministère, faisant valoir que les autres indicateurs du marché du travail sont au vert: nombre record de créations d’emplois en 2016 (187.200) depuis 2007, déclarations d’embauche au premier trimestre 2017 à un plus haut historique…Rappelons lui toutefois que leur effet sur la courbe se fait attendre malgré les innombrables artifices employés !

Rappelons aussi que cet échec ne peut seulement être endossé par François Hollande car qui était son conseiller puis son ministre de l’économie de mai 2012 à août 2016 ?

Emmanuel Macron

Quel sera le scénario pour le futur locataire de l’Elysée ? L’Insee table sur une poursuite de la baisse du taux de chômage, qui passerait de 9,7 % à 9,5 % au premier semestre. Plus pessimiste, l’Unédic, gestionnaire de l’assurance chômage, table sur 47.000 chômeurs supplémentaires.

Le candidat d’En marche ! table sur un retour au plein-emploi, avec 7 % de chômage en fin de quinquennat, à travers des mesures libérales telles que les baisses de charges pour les entreprises ou la primauté à l’accord d’entreprise pour assouplir les 35 heures dans la continuité de la « loi travail ».

Hausse du chômage en mars © AFP AFP
Hausse du chômage en mars © AFP 

Il prévoit la formation d’un million de demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés, amorcée par François Hollande. Les droits à l’assurance chômage seraient ouverts aux salariés qui démissionnent et aux indépendants mais en contrepartie, les chômeurs qui refuseront plus de deux offres d’emploi « convenables » ne seraient plus indemnisés.

La candidate du Front national mise, elle, sur la « priorité nationale à l’emploi et au patriotisme économique« , en défendant le « rétablissement d’une monnaie nationale« , une taxe sur l’embauche de salariés étrangers et l’idée de réserver la commande publique aux entreprises françaises. Souhaitant le retrait de la loi dite abusivement « El Khomri » et le maintien des 35 heures, elle affirme que son projet économique va créer 1,7 million d’emplois en trois ans.

Rendez-vous…le 7 mai prochain.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Et, si vous voulez remettre vos pendules à l’heure, ne vous privez surtout pas de cette excellente chronique de Jean-Paul Brighelli, hébergée par le site Causeur :

Et pendant que Jim Morrison chante « la fin », la jungle s’embrase dans la mémoire du capitaine Willard…

Cette fois, c’en est bien fini, et Zhu Enlai, qui dans les années 1960 pensait qu’il était trop tôt pour se prononcer sur les impacts de la Révolution française, regarderait avec son sourire chinois le résultat des élections françaises. Les députés qui s’étaient regroupés par affinités à droite et à gauche n’ont plus droite ni gauche. Le peuple qui avait guillotiné son roi pour élire la nation vient de guillotiner la nation.

Pas tout le peuple : la carte électorale française, ce matin, coupe le pays en deux, entre un ouest macronien (plus les deux enclaves hors sol de Paris et Lyon) et le reste du territoire qui a mis Le Pen en tête. Si le second tour est plié, le troisième — les Législatives — reste ouvert, au moins en apparence. Et derrière, une France divisée en deux en diagonale, du Havre à Perpignan.

Je salue Jean-Luc Mélenchon, le seul à ne pas se croire propriétaire des voix qui se sont portées sur lui. Les autres ont ostensiblement le « sursaut républicain » au moment même où la république se dilue. Où la culture française disparaît. C’est que dans la future coalition, les places seront chères.

Je salue aussi Benoît Hamon, cocu des pieds à la tête, empapaouté par Hollande, qui avait besoin de lui pour cristalliser la gauche de gauche, afin que Mélenchon ne soit pas au second tour. Propulsé au casse-pipe pendant que les socialistes « raisonnables », à commencer par le chef de l’Etat, choisissaient Macron… Il y aura de l’ambiance aujourd’hui rue de Solférino. Je sens que mon ami Gérard va fulminer.

Je salue aussi certains amis qui votèrent avec enthousiasme pour Dupont-Aignan : sans doute sont-ils heureux de voir porté au pouvoir (allez, il n’y a aucun suspense) le candidat le plus européaniste, le plus mondialiste, le moins patriote… Et sans même que leur champion atteigne les 5% fatals qui lui auraient permis de rentrer dans ses fonds ! Carton plein.

Que restera-t-il de l’Ecole de la République dans 5 ans ? Poser la question, c’est y répondre. Et dans 10 ans ? Macron est là pour longtemps, inventé par les sondages, soutenu par les médias et par les grands argentiers qui l’ont propulsé au premier rang avec son joli sourire de télévangéliste…

Il y avait la tentation de Venise — un joli titre pour un livre écrit par Alain Juppé en 1993. J’ai aujourd’hui la tentation de Candide — partir cultiver mon jardin, faire de la littérature — je sors un polar très noir dans un mois —, me consacrer à mes élèves (et j’avoue que l’idée de prendre ma retraite m’a saisi hier soir) tant qu’il reste des élèves auxquels on peut expliquer qu’il existe une culture française, contrairement à ce qu’affirme le futur président : certaines pages écrites pendant la campagne sur ces déclarations significatives entreront dans le gros livre sur la langue française que je sortirai en septembre, tant que nous parlons français, et pas globish — ça ne saurait tarder.

Il nous reste à regarder les décombres, assis sur une terrasse, un verre à la main.

En feuilletant un bon livre ou les cuisses d’une créature.

Notez que les années à venir s’annoncent fécondes pour un polémiste — il y en aura, des choses à fustiger. Mais pour rien, et à vide.

Oui, la tentation d’un bon vin, devant un paysage choisi, avec quelques amis. Pendant que la jungle s’embrase. 

Jean-Paul Brighelli

Enseignant et essayiste, anime le blog « Bonnet d’âne » hébergé par Causeur.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/04/26/choisir-macron-c-est-guillotiner-la-nation-this-is-the-end-5937138.html

Et pour nous, ce sera le rappel de ce que nous chantons depuis longtemps :  » Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus !  » *

* Lire:

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/09/bulletin-climatique-quotidien-9-mars-2017-de-la-republique-francaise/

Le 27 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (26 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

26 Avr

I. L’implosion annoncée est là

Dès 2012 et les grandes manoeuvres pour la prise de l’UMP par François Fillon et Jean-François Coppé, nous annoncions de sombres perspectives pour le parti de la pseudo-droite parlementaire. Nous revenions sur le sujet en 2014 dans un article de notre blogue intitulé « À propos de l’implosion de l’UMP » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/07/19/bulletin-climatique-du-week-end-1920-juillet-2014-de-la-republique-francaise/).

Aujourd’hui, les conséquences tragiques pour ce mouvement de la campagne électorale et des résultats du premier tour de l’élection présidentielle, semblent devoir mettre un terme à son existence (en tout cas dans la forme actuelle) et montrer que les ambitions personnelles de beaucoup de ses responsables vont l’emporter sur l’intérêt porté à leurs électeurs.

Au lendemain du naufrage, dimanche 23  avril, du candidat Les Républicains (LR), François Fillon, dès le premier tour de la présidentielle, une troisième position et 20  % des suffrages exprimés, la droite se retrouve en lambeaux.

Elle doit affronter une triple crise : de leadership, avec la question épineuse quant à savoir qui va mener la campagne des législatives ; de ligne idéologique, en raison des fractures profondes entre les modérés et les droitiers ; et de stratégie, eu égard aux sérieuses divergences sur l’attitude à tenir face aux deux finalistes, le candidat d’En marche !, Emmanuel Macron, et la candidate du Front national, Marine Le Pen.

Ces questions ont donné lieu à de vifs échanges, lundi, entre les ténors de LR, lors du comité politique – qui réunit un cercle restreint de hauts dirigeants – à 10 h 30, puis du bureau politique – à la composition plus large – à 17  heures.

Après avoir assumé sa défaite dimanche soir, François  Fillon n’avait pas indiqué la suite qu’il souhaitait donner à sa carrière politique. Il l’a explicitée lors de son intervention devant le bureau politique de LR, lundi après-midi. L’ancien Premier ministre se retire momentanément de la vie politique :  » Je vais redevenir un militant de cœur parmi les autres. «  Il renonce à mener le  » combat «  des élections législatives, prévues les 11 et 18  juin.  » Je n’ai plus la légitimité pour le livrer avec vous « , a-t-il reconnu. Avant d’appeler les membres de son camp à rester  » soudés «  pour  » obtenir un score favorable « .

Le candidat déchu entend se mettre en retrait pour guérir les blessures de cette campagne parasitée par les affaires. Quoi qu’il en soit, dès dimanche soir, plusieurs dirigeants lui ont imputé la responsabilité de la défaite.  » Ce n’est pas la droite et le centre qui ont perdu, c’est François Fillon qui a perdu « , a lâché Eric Wœrth notamment, qui était chargé du projet du candidat. Comme nous étions loin du grand rendez-vous du Trocadéro, organisé par Sens Commun !

S’il se met en retrait dans l’immédiat, M.  Fillon n’a pas pour autant tiré un trait définitif sur sa carrière politique.  » Il n’est plus dans le combat politique pour les échéances à venir, mais il ne voulait pas non plus faire comme Lionel Jospin en  2002, explique son entourage. On ne sait pas ce que réserve l’avenir. « 

Alors, quelle est la position de LR vis-à-vis de Macron et de Le Pen ? Lors du bureau politique, les responsables du parti sont arrivés à une solution de compromis. La position officielle du parti a été résumée dans un communiqué :  » Face au Front national, l’abstention ne peut être un choix, nous appelons à voter contre Marine Le Pen pour la faire battre au second tour de l’élection présidentielle.  » Ce qui n’est pas la réponse à la question posée…histoire de ne pas insulter l’avenir.

Ce texte permet de préserver temporairement une unité de façade, tant s’affrontent différentes lignes. Nathalie Kosciusko-Morizet, Xavier Bertrand, ou encore Jean-François Copé, souhaitaient évidemment que LR appelle explicitement à voter en faveur d’Emmanuel Macron. Deux figures d’une droite plus dure, Laurent Wauquiez et Eric Ciotti, voulaient que le parti conseille de faire barrage au FN, mais en laissant les électeurs libres de pouvoir s’abstenir. Une façon de ne pas irriter les sympathisants les plus opposés à l’ancien ministre de l’économie de François Hollande. François Baroin, qui avait pourtant indiqué, dès dimanche soir, qu’il voterait en faveur de M.  Macron, était aussi sur cette ligne.

Le texte retenu tente donc de ne mécontenter personne. Il mécontentera tout le monde.  » En fait, la seule chose qui fait se rejoindre toutes les lignes, c’est l’envie de voir perdre le FN qui est passé devant nous dans des départements importants « , résume un membre du bureau politique, fidèle d’entre les fidèles de la vieille alliance

Et qui pour mener la bataille des législatives ? M.  Fillon discrédité, l’ancien premier ministre Alain Juppé retiré à Bordeaux, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy lancé dans une seconde retraite… En six mois, la droite a perdu tous ses leaders. Difficile de mener la campagne des législatives si le projet n’est pas incarné par une ou plusieurs personnes. Sauf qu’aucun ténor n’a plus de légitimité que les autres pour prendre le leadership. La primaire est caduque et le congrès n’est prévu qu’à l’automne.

Pour éviter de s’offrir une guerre totalement anarchique, les ténors ont décidé de repousser l’affrontement. Le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a été chargé de mettre en place une direction de campagne collégiale. Car tout le monde sait bien qu’une bataille d’ambitions au milieu du gué serait très mal vécue par les candidats aux législatives. M.  Baroin, qui aimerait être Premier ministre de cohabitation, et M.  Wauquiez, qui rêve de prendre le parti, ont ainsi convenu d’un pacte de non-agression. Reste à savoir si ces solutions provisoires tiendront le choc des nouvelles difficultés à venir.

Sur quelle ligne idéologique ? La défaite a ravivé les profondes divergences idéologiques existantes à droite, entre les modérés et les  » droitiers « . Les premiers veulent recentrer le logiciel de la droite en vue des législatives, après avoir été mal à l’aise avec la campagne de François Fillon : Alain Juppé, se sentant de nouveau pousser des ailes gauchistes, a jugé lundi nécessaire de revoir la  » ligne politique  » de LR pour faire émerger «  une composante humaniste, libérale et européenne « .

Dans la foulée, une trentaine d’élus LR ont mis en garde, lundi, leur  » famille « contre  » le rétrécissement de la droite sur une ligne politique exclusivement identitaire et conservatrice « . Parmi eux, essentiellement des partisans de M.  Juppé et de Bruno Le Maire. Même constat de Thierry Solère, organisateur de la primaire de la droite et ex-porte-parole de François Fillon, qui a lui aussi appelé son camp à  » s’élargir « . Et, de nouveau, la bonne vieille

Ces gens-là sont décidément indécrottables !

M.  Sarkozy, de son côté, a invité LR à se tourner vers les législatives avec une campagne  » plus ouverte sur la droite populaire « , lors d’un déjeuner avec plusieurs de ses fidèles. L’ex-chef de l’Etat souhaite voir ajouter au projet de LR la défiscalisation des heures supplémentaires, tout en supprimant certaines mesures du projet de M.  Fillon, jugées trop radicales, comme l’augmentation de deux points de TVA et la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires.

Le programme de François Fillon devrait donc être amendé dans les semaines à venir pour répondre aux aspirations des uns et des autres.

Mais en vérité, ce n’est pas tant leur programme qui les préoccupe que leur avenir. C’est heureusement grâce à cela qu’ils mourront.

 

II. Pourquoi eux et pas nous ?

En  2016, la dette publique de la zone euro est repassée sous la barre des 90  % du produit intérieur brut (PIB) pour s’établir à 89,2  %, selon les statistiques publiés lundi 24  avril par Eurostat. C’est 1,1  point de moins qu’en  2015.  » Après avoir culminé à 92 % en  2014, l’endettement de l’union monétaire enregistre sa deuxième année d’affilée de baisse, commente Howard Archer, économiste chez IHS Global Insight. Cela confirme que l’horizon conjoncturel s’éclaircit « , ajoute-t-il imprudemment. Pour l’ensemble de l’Union européenne, le ratio de dette s’est élevé à 83,5  % du PIB l’an dernier, en baisse de 1,4  point par rapport à 2015.

Mais en réalité et dans le détail, les situations des différents Etats sont très contrastées. Sans surprise, la Grèce enregistre toujours l’endettement le plus élevé (179 % du PIB), suivie par l’Italie (132,6 %) et le Portugal (130,4  %), puis Chypre (107,8  %). A l’inverse, l’Estonie (9,5 %), le Luxembourg (20  %) et la Bulgarie (29,5  %) affichent les taux les plus bas. La France, elle, confirme son décrochage face à l’Allemagne. La dette de nos voisins est en effet tombée de 77,5  % à 68,3  % du PIB entre 2013 et 2016, tandis que la nôtre a grimpé de 92,3  % à 96  % sur la même période (Lire https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/04/22/bulletin-climatique-du-week-end-2223-avril-2017-de-la-republique-francaise/).

Les évolutions des déficits publics sont plus marquantes encore. Celui de la zone euro s’affichait, en  2016, à 1,5  % du PIB, contre 2,1  % en  2015. C’est très inférieur à la limite de 3  % du PIB imposée par les règles budgétaires européennes.  » Si les dettes publiques sont encore au-dessus du seuil européen de 60  % du PIB, la page de la crise est bel et bien tournée du côté des déficits « , salue un député européen. En  2010, il culminait ainsi à 6,2 % du PIB dans l’ensemble de la zone euro.

Sur les vingt-huit pays de l’Union européenne, seuls quatre affichent encore un déficit supérieur ou égal à 3 % : l’Espagne (4,5  %), la France (3,4  %), le Royaume-Uni (3  %) et la Roumanie (3  %).  » Pour le reste, douze pays européens affichent un solde budgétaire à l’équilibre ou excédentaire, y compris la Grèce – + 0,7  % du PIB – , tandis que les autres affichent de faibles déficits « , expliquent les experts d’Eurostat.

Le Portugal est ainsi parvenu à réduire le sien de 4,4 % du PIB en  2015 à 2  % en  2016, son plus bas niveau depuis 1974. Déjouant les pronostics, le gouvernement d’Antonio Costa est parvenu à remettre les finances publiques du pays en ordre, tout en préservant le pouvoir d’achat des Portugais, comme il l’avait promis pendant sa campagne. Il a ainsi revalorisé les petites retraites et certaines allocations sociales. Des mesures notamment financées par une hausse des taxes sur les patrimoines immobiliers supérieurs à 600 000  euros.

Pour le reste, le redressement des comptes publics est le fruit des politiques d’assainissement menées jusqu’en  2015. Si la plupart des pays sont désormais sortis des politiques d’austérité, les dépenses publiques de la zone euro ont en moyenne baissé de 48,5 % à 47,7  % du PIB entre 2015 et 2016. Hélas, la France détient toujours le record en la matière (56,2  % du PIB), suivie par la Finlande (56,1  %) et le Danemark (53,6  %).

Le retour de la croissance a également contribué à la fonte des déficits. L’an dernier, la zone euro a en effet vu son PIB progresser de 1,7  %, soit plus qu’aux Etats-Unis (1,6 %). Mais ce n’est pas tout : la baisse des taux d’intérêt a aussi aidé. Selon la Cour des comptes, 40  % de la réduction du déficit public français enregistrée depuis 2011 tient à la seule baisse des taux d’emprunt. Pas sûr cependant que cela dure car ces derniers ont commencé à remonter. Et leur hausse devrait accélérer en  2018. Motif : les perspectives d’inflation se redressent, tandis que la Banque centrale européenne devrait peu à peu réduire ses soutiens monétaires dès l’an prochain.

Les Etats les plus endettés, notamment l’Italie et le Portugal mais aussi la France pourraient se retrouver en difficulté.  » La question de la soutenabilité des dettes publiques, comme le débat sur leur allégement ou leur mutualisation, pourraient alors ressurgir « , prévient Patrick Artus, économiste chez Natixis.

Ce sera sans doute la prochaine crise financière qui se présentera aux Européens avec, pour conséquence, l’éclatement de l’Union.

Mieux vaudrait donc anticiper et ne pas suivre le projet d’Emmanuel Macron qui veut davantage d’Europe (alors qu’il en faut moins) et davantage d’euro (alors qu’il n’en faut plus).

III. Il n’y a pas que la peste ou le choléra

Il y a aussi les hépatites virales qui tuent. 1,34  million de personnes en  2015, soit presque autant que la tuberculose (1,8  million de morts), et davantage que le virus du SIDA (VIH, 1,1  million). Au premier chef, les hépatites dues aux virus B (VHB) et C (VHC), qui sont à l’origine de 96  % des décès. Alors que la mortalité imputable à la tuberculose, au VIH ou au paludisme suit une courbe descendante, celle des hépatites prend le chemin inverse : en  1990, le nombre de décès imputables aux hépatites s’élevait à moins de 890 000 et, en 2000, à 1,1  million. Ce constat a été présenté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), vendredi 21  avril.

 » Pour la première fois, nous publions des estimations à la fois globales et régionales validées par l’OMS pour l’année 2015. Elles montrent que les hépatites constituent bien un problème mondial de santé publique « , souligne le docteur Gottfried Hirnschall, directeur du département VIH et du programme mondial sur les hépatites de l’institution internationale. L’organisation estime que 328  millions d’individus dans le monde sont porteurs à l’état chronique du virus : 257  millions du VHB et 71  millions du VHC.

68  % des personnes infectées par l’hépatite B se trouvent dans les régions Afrique et Pacifique occidental (telles que définies par l’OMS), tandis que l’hépatite C est ubiquitaire, même si l’ampleur de l’épidémie varie beaucoup entre les pays et au sein même de chaque pays, les régions Europe et Méditerranée orientale étant les plus affectées. Sans doute en relation avec les importantes migrations de population qui s’y déroulent.

Sans traitement, les infections chroniques par les virus B ou C des hépatites sont à l’origine de cirrhoses (720 000  morts) et de cancers primitifs du foie (470 000  morts). Cette tendance à la hausse de la mortalité avait déjà été mise en évidence dans des publications en  2016. Pour l’expliquer, les chercheurs faisaient intervenir les évolutions démographiques (augmentation de la population, modification de la structure d’âge).

On peut aussi y voir, notamment dans le cas des hépatites C liées à des expositions au sang et aux fluides corporels, soit l’effet de mauvaises pratiques de soins (réutilisation de matériel d’injection comme cela s’est produit en Egypte), soit celui de l’injection intraveineuse de drogues avec du matériel contaminé, faute d’une politique de réduction des risques. Pour 2015, l’OMS évalue à 1,75  million le nombre de nouvelles infections par le VHC liées aux 5  % d’injections dans le cadre de soins ne respectant pas les règles d’asepsie.

L’hépatite  B est fréquemment contractée autour de la période de la naissance, par transmission d’une mère infectée à son bébé, ou lors des premières années de la vie (avant l’âge de 5  ans), par contact avec des enfants infectés. L’existence d’un vaccin contre l’hépatite  B déployé à grande échelle dans le monde – couvrant 84  % des enfants – a contribué à une réduction des infections. La proportion d’enfants infectés est passée de 4,7  % avant son introduction au cours des années 1980 et 1990 à 1,3  % au niveau mondial en  2015, selon l’OMS, et à 3  % en Afrique.  » Nous commençons à voir des générations sans hépatite B grâce à la prévention par le vaccin « , se réjouit l’un des principaux auteurs du rapport, le docteur Yvan Hutin, du département VIH et du programme mondial sur les hépatites de l’OMS.

Mais dans les deux cas, les transmissions sexuelles sont aussi responsables de l’extension de ces maladies. L’importation des virus par les migrants est, en cela, un danger croissant pour toutes celles et ceux qui n’en sont pas avertis ou prennent des risques insensés.

L’un des problèmes majeurs avec les hépatites vient de l’ampleur du nombre de personnes ignorant leur statut sérologique.  » En  2015, 9  % des personnes vivant avec le VHB, soit 22  millions d’individus, et 20  % de celles porteuses du VHC, soit 14  millions, ne savaient pas qu’elles étaient infectées « , pointe le docteur Hutin. Cette situation s’explique à la fois par les problèmes d’accès à des tests de diagnostic bon marché, même si les plus simples coûtent à présent cinquante centimes, mais aussi par un manque relatif d’implication des professionnels de santé, qui ne les proposent pas toujours.

L’identification de l’infection par le virus B ou le virus C conditionne la prise en charge. L’OMS constate que l’on est loin du compte : en  2015, 8  % des personnes chez lesquelles a été découverte une hépatite B (1,7  million d’individus) ont par la suite reçu un traitement, et 7,4  % de celles porteuses du VHC (1,1  million). Un paradoxe, alors que les remèdes n’ont jamais été aussi efficaces. Mais les freins sont de plusieurs ordres.

Le coût des traitements d’abord, en particulier pour l’hépatite C. Depuis leur mise sur le marché, 5,5  millions de malades en ont reçu mais, en  2015, seul un demi-million a bénéficié des nouveaux antiviraux d’action directe. Ces derniers permettent de guérir en deux à trois mois, sont plus simples à utiliser et mieux tolérés. Mais leur prix reste trop élevé, malgré des baisses décidées dans un certain nombre de pays par le principal fabricant, l’américain Gilead. L’OMS note qu’il y a eu plus de nouvelles infections par le VHC en  2015 que de personnes qui commençaient un traitement contre l’hépatite  C.

Dans le cas de l’hépatite  B, le traitement doit être pris à vie et le médicament le plus efficace, le ténofovir, également utilisé dans les combinaisons contre le VIH, coûte 48  dollars (45  euros) par an.

Les objectifs internationaux concernant les hépatites sont ambitieux puisqu’ils visent à l’élimination de celles-ci comme problème mondial de santé publique d’ici à 2030. L’OMS préconise le renforcement du système de surveillance, le déploiement à grande échelle du dépistage et de la mise sous traitement pour toutes les personnes touchées. S’y ajoutent un financement durable des programmes et la mise au point d’innovations aussi bien pour les tests diagnostiques que pour les médicaments et vaccins (il n’existe pas de vaccin contre l’infection par le VHC). Sans oublier une logistique adaptée mais aussi des comportements de prévention dont nous sommes encore loin.

 » Il y a vingt ans, prévenir et contrôler les hépatites virales paraissait totalement hors de portée, de même qu’inclure le vaccin contre l’hépatite  B au sein des programmes de vaccination dans les pays pauvres. Nous savons que l’impossible s’est réalisé « , plaide avec optimisme le docteur Hutin. A côté des pays riches, dont la France, qui ont appliqué des stratégies globales, l’OMS montre en exemple les programmes hépatites que des Etats lourdement affectés, comme l’Egypte, la Géorgie ou la Mongolie, ont mis en place avec des mécanismes de financement.

Mais  la route est encore longue.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

En adoptant un ou plusieurs arbres parmi les cinq cents tilleuls plantés dans l’allée des tilleuls aux Mortemets, vous redonnez vie aux perspectives royales du parc du château de Versailles.

L’allée des tilleuls aux mortemets retrouve son dessin d’origine

L’allée des Tilleuls aujourd’hui replantée dans le prolongement de l’allée d’Apollon reliait le château de Versailles aux « Mortemets », réserve de gibier d’eau dans le domaine de chasse de Louis XIV.

Intégrée dès 1662 à la grande composition paysagère imaginée par André Le Nôtre, jardinier du Roi Soleil, elle participe aux célèbres perspectives des jardins de Versailles.

Adoptez un ou plusieurs arbres

Apportez votre concours à la campagne de replantation de l’allée des Tilleuls aux Mortemets 

  • Pour transmettre aux générations futures
  • Pour célébrer une naissance
  • En l’honneur d’un évènement marquant
  • En mémoire d’une personne chère

Devenez mecene

L’adoption d’un arbre s’élève à 1 000 € (coût d’achat de l’arbre, transport, plantation et entretien pendant un an).

En adoptant un arbre, vous bénéficierez d’une réduction d’impôt et recevrez un certificat calligraphié à votre nom ou au nom de la personne à laquelle vous souhaitez dédier votre don.

Vous êtes Un particulier Une entreprise
Votre mécénat 1 000 € 1 000 €
Réduction d’impôt 66% 60%
Coût après réduction d’impôt 340 € 400 €

 

Il vous suffit d’adresser un courrier au service du mécénat du Château de Versailles (Château de Versailles – RP 834 – 78008 Versailles Cedex) précisant votre intention de soutenir la replantation de l’allée des tilleuls aux Mortemets, accompagné du bulletin d’adoption ci-dessous et d’un chèque bancaire ou postal libellé (sans guillemets) à l’ordre de l’Agent comptable de l’Etablissement public du château de Versailles.

Veuillez préciser vos coordonnées, y compris téléphoniques, ainsi que le nom de la personne qui sera calligraphié sur le certificat d’adoption et qui figurera sur le panneau de remerciement des mécènes installé à l’orée de l’allée des Tilleuls.

 

Le 26 avril 2017.
Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (25 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

25 Avr

 

I. Le matraquage de l’entre-deux-tours commence

Il commence évidemment avec le traditionnel mais faisandé  » Front républicain  » qui consiste à s’acoquiner entre ennemis de la France pour  » faire barrage au Front national  » mais surtout pour conserver à tout prix des prébendes si chèrement acquises…On retrouve dans cette démarche en faveur d’Emmanuel Macron tout ce que Les Républicains (LR) comportent de requins et de faux-culs. Le problème deviendra pourtant épineux pour eux quand ils auront à constituer leurs listes contre celles de Macron pour les législatives. Quelle crédibilité auront-ils ?

Il y a pourtant une exception de taille à cet unanimisme anti-patriotique : Jean-Luc Mélanchon. Non pas qu’il soutienne désormais le Front national mais qui a compris depuis longtemps tout ce qu’il y a d’opportuniste et de mépris des Français dans une telle attitude. Au point d’être violemment rappelé à l’ordre par les bonnes consciences de France Inter dès ce matin et, en particulier par l’ineffable chroniqueur politique (dont nous avons toujours dit le bien que nous pensions !), Thomas Legrand (https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-25-avril-2017).

En tout état de cause, les opinions de ces gens-là sont ce qu’elles sont mais n’engagent qu’eux-mêmes. Oublieraient-ils que les électeurs ne sont pas leurs obligés ?

Mais à ce matraquage s’ajoute les manoeuvres médiatiques pour semer l’inquiétude économique dans la population au cas où de nouveaux électeurs seraient tentés de voter pour Marine Le Pen. Le slogan est simple : gare à vos économies si la France abandonnait l’euro et quittait l’Union européenne ! Comme cela se fit à la veille du référendum britannique sur le  » Brexit « .

Pourtant, jeudi 20  avril, à trois jours du premier tour d’un scrutin présidentiel dont on disait à qui voulait l’entendre qu’il était susceptible de déclencher une onde de choc massive sur les places financières mondiales, l’Agence France Trésor (AFT) n’a pas dérogé à ses habitudes. Comme tous les troisièmes jeudis du mois, l’agence chargée de gérer la dette de la France a procédé à une adjudication d’OAT (obligations assimilables du Trésor c’est-à-dire un emprunt).  » L’opération s’est très bien passée « , commente un banquier presque surpris.

L’AFT avait pourtant joué la prudence. Alors qu’une adjudication classique tourne autour de 8 à 9  milliards d’euros, l’émetteur public visait de lever seulement 4,5 à 5,5  milliards d’OAT à 3 et 5  ans. La peur de voir la France sortir de l’euro en cas de victoire de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon n’a donc pas empêché les investisseurs d’acheter des emprunts d’Etat français.

Dans le même temps, la Bourse de Paris s’offrait une séance de hausse qui lui a permis de compenser les pertes des journées précédentes. Le CAC  40 a terminé avec un gain de 1,48  %, pour atteindre près de 5 078 points, surpassant ainsi la performance de l’indice DAX allemand (+ 0,09  %) et de l’Eurostoxx  50 (+ 0,56  %).

C’était tout le paradoxe de cette veillée d’armes. D’un côté, les opérateurs prédisaient l’équivalent d’Armageddon sur les marchés lundi 24  avril, en cas de second tour opposant les très eurosceptiques Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. De l’autre, ce  » scénario catastrophe  » aux yeux des marchés n’a pas d’impact. Alors, QUI MENT ?

Et les premiers d’insister. Même si Marine Le Pen devait avoir du mal à trouver une majorité pour appliquer sonprogramme, explique une étude du britannique Barclays,  » la réaction des marchés serait potentiellement très négative, compte tenu de (son) discours sur les impôts , les dépenses publiques et surtout contre l’Europe. Nous ne pouvons pas exclure des fuites de capitaux immédiates après l’élection ce qui pourrait nécessiter à l’extrême une forme de contrôle des changes « . Et c’est reparti dans la menace…

L’invitation lancée par Kepler Cheuvreux à ses clients résumait ainsi le sentiment général. Le courtier convie les investisseurs à participer à une conférence téléphonique avec son responsable des études économiques et de la stratégie : si Emmanuel Macron ou François Fillon sont présents au second tour, cet échange se tiendra tranquillement lundi en fin de matinée ; si le second round oppose Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, cette discussion, devenue plus urgente, est avancée à 22  heures dimanche soir…

Ou comment vouloir à tout prix que la politique de la France se fasse à la corbeille !

Comme pour tous les scrutins importants, du référendum britannique sur la sortie de l’Union européenne à l’élection de Donald Trump, une partie des équipes de vente et de recherche étaient présentes dans les salles de marchés à Paris et à Londres pour épier la réaction des marchés et répondre aux interrogations des clients.

Mais il y a pire car la paranoïa des milieux financiers est sans limite : la plupart des banques françaises se refusent à évoquer leur dispositif, plus secret que la recette du Coca-cola. Certaines minimisent l’enjeu en soulignant que, contrairement au Brexit ou aux élections américaines, le suspense sur l’élection française ne sera levé que le 8  mai. La Société générale proposait quand même à ses clients plusieurs créneaux – dont le premier à 22  heures dimanche soir – pour échanger avec des experts sur les taux ou les actions.

Or, que s’est-il passé aujourd’hui lundi 24 avril, au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle ?

Pour les marchés, les jeux sont faits alors que les mêmes sondages donnent le candidat de la France en marche nettement gagnant au second tour , devant la candidate du Front national. La Bourse de Paris a terminé en nette progression de 4,14 %, après avoir enregistré en séance un nouveau plus haut depuis janvier 2008 à 5.295 points, peu avant la crise financière.

Les autres places européennes affichent aussi leur «  soulagement « , car « la présence d’un candidat centriste au second tour augmente considérablemenrt les chances d’avoir un président pro-Union-européenne », estime Salman Ahmed (sic) chez Lombard Odier. Londres a pris 2,11 %, Milan plus de 4  % et Francfort 3,37 % terminant la séance sur un nouveau record historique. « Emmanuel Macron est aussi le seul ouvertement Kremlin-sceptique des quatre principaux candidats, ce qui devrait faciliter les relations avec Berlin par la suite », apprécie le hollandais Robeco. Car c’est un autre espoir des marchés, celui d’une revitalisation du projet européen mené par le couple franco-allemand

La Bourse de Paris s'envole après les résultats du premier tour - Bloomberg/lesechos
La Bourse de Paris s’envole après les résultats du premier tour – Bloomberg/lesechos
La probabilité d’une victoire de Macron est estimée à 90  % par les marchés. « L’idée d’un Frexit n’a jamais été très populaire en France », prétend Robeco. « C’est une surprise favorable pour les actifs risqués à moyen terme. Emmanuel Macron, pro-européen et pro-business, qui dispose d’une marge importante pour son tête à tête face à Le Pen, peut construire sur cette position », estimait ce lundi matin le BlackRock Investment Institute.

Les premiers sondages réalisées juste après le premier tour donnent en effet un avantage de 60-40% en faveur de Macron. « Ce résultat devrait conduire à une réduction consistante de la perception du risque politique en Europe, même si nous estimons qu’une certaine prime de risque devrait perdurer jusqu’aux législatives de juin », poursuit le groupe américain, car si « Macron l’emporte, il pourrait avoir à lutter pour mettre en place son agenda sans une majorité stable au parlement ».

Mais quel que soit le scénario des législatives, en cas de victoire d’Emmanuel Macron, « on assisterait à une inversion des phénomènes de rejet populiste de 2016 : la France ne serait pas le prochain « cygne noir » mais bien une victoire de l’ouverture et d’une construction européenn e », ajoute Laurence Boone chez Axa IM.

« Avant le second tour, les marchés jouent donc la victoire d’E. Macron », constate de son côté Aurel BGC, alors que les places européennes sont aussi en hausse dans le sillage du CAC 40.  Mais, rassurez-vous, « Nous soupçonnons que le potentiel de hausse va s’épuiser très rapidement, peut-être même dès aujourd’hui. En partie parce que le second tour n’est pas joué, même si l’incertitude parait moins forte qu’au premier tour. Mais aussi et surtout parce que les législatives vont ensuite rapidement arriver et qu’elles diront beaucoup de la capacité du leader d’En marche à mettre réellement en oeuvre son agenda réformateur. Or, la jeunesse de ce mouvement politique sera bien plus handicapante aux législatives qu’à la présidentielle ».

Le fric, encore le fric, toujours le fric. Mais nous avions prévenus en rappelant qui sont les amis d’Emmanuel Macron (Lire « Voter Macron, c’est cautionner les négriers » : 

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/09/bulletin-climatique-quotidien-9-mars-2017-de-la-republique-francaise/ et aussi : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/02/06/bulletin-climatique-quotidien-6-fevrier-2017-de-la-republique-francaise/).

Quelque amis de La Rotonde

Et, comme nous l’avons aussi écrit ici, NUL NE POURRA DIRE QU’IL NE SAVAIT PAS.

II. Le matraquage islamique aussi

Car, avec Emmanuel Macron aux manettes, ne vous faites aucune illusion : l’islamisation de la France sera sur les rails et la traite négrière encore plus florissante.

Un week-end de février comme tant d’autres derrière la Défense, à Nanterre (Hauts-de-Seine). En ce dimanche désert, un étrange rassemblement de voitures a lieu au pied des tours dégradées de bleu de la cité Pablo-Picasso. Des monospaces pour familles nombreuses, immatriculés en grande couronne pour la plupart, dans lesquels des hommes patientent. Uniquement des hommes. Ils consultent leurs portables, tournent le bouton des stations de l’autoradio, ou jouent avec le petit garçon resté avec eux dans l’habitacle.

Qu’est-ce que ces hommes attendent dans cette banlieue parisienne ? Leurs épouses, mères, sœurs, fiancées, qui se pressent à l’entrée d’un grand bâtiment de tôle blanche, dans un joyeux brouhaha. La file d’attente déborde sur le trottoir. Les participantes ont tous les âges et tous les styles : les cheveux lâchés, des voiles légers et colorés, ou noirs et plus sérieux. Les jeans sont moulants ou les djilbebs – vêtements composés d’une longue robe et d’une capuche couvrant l’ensemble du corps à l’exception du visage – amples et épais.

« Tu viens souvent aux salons, toi, non ? Je t’ai déjà vue ! » s’exclame Leïla, l’organisatrice de ce grand bazar féminin. « C’est deux euros l’entrée ma belle, et n’oublie pas de t’inscrire pour la tombola, on vous envoie à Dubaï ! », encourage-t-elle, en fourrant le talon d’un ticket dans une grande boîte à chaussures. Bienvenue au Grand Salon Chic ô Féminin de Nanterre, proposé par l’association Événements entre elles, qui se définit sur son site Internet comme le leader francilien des salons Women Only, ces foires strictement réservées aux femmes musulmanes, qui essaiment dans toutes les banlieues de France.

Ce phénomène, amateur et peu organisé, est compliqué à dater et à quantifier. Événements entre elles existe depuis 2012. Les premiers salons sont arrivés à Lyon et à Marseille il y a trois ans. Et sont recensés sur les sites spécialisés comme Avenue des Sœurs, Muslimette Magazine, ou Oukhtynettes.fr. « La génération d’avant la nôtre ne sortait pas trop, c’était papa au chantier, maman à la cuisine. Nous, on a envie de sortir, d’avoir des activités, du sport, des loisirs », explique Loubna, une participante.

Chaque dimanche, ou à peu près, se tient désormais un salon dans une salle des fêtes d’une grande ville, où les seuls hommes autorisés ont moins de 10 ans. Quelque 600 exposantes et 20 000 clientes par an rien que pour Événements entre elles, c’est peu dire que ces journées rencontrent un immense succès. « À mon salon, il y a eu près de 500 participantes, et de partout… Des femmes arabes avec voile, des femmes sans », fanfaronne Fanny Kaiser, 22 ans, qui vient d’organiser son premier événement à Lyon. Les organisatrices expliquent en chœur que ces salons sont ouverts à toutes les femmes, sans aucune restriction de religion ni de communauté. Même si, dans les faits, ils concentrent une clientèle de religion musulmane !

Ce jour-là, à Nanterre, des centaines de clientes naviguent entre des stands posés sur des tréteaux, qui vendent « autant des strings que des djilbebs, il y en a pour tous les goûts ici », revendique une exposante. Sur scène, le grand défilé de mode promis sur l’affiche est en cours : une plantureuse Turque, aux formes étranglées par une pimpante robe rouge à paillettes, déambule sous le regard désapprobateur d’une spectatrice vêtue d’une abaya noire.

Pas de musique, mais un groupe de femmes qui tapent sur des percussions en chantant des anashids – des chants religieux musulmans. Une musique de sauvages. Le tour de piste se termine, et Leïla prend le micro : « Les filles, achetez ici au salon, les commerçantes sont nos sœurs, mieux vaut acheter chez elles que dans les magasins normaux de la Défense, on est là pour s’entraider, pour soutenir les femmes musulmanes. »

Connue et acclamée de toutes, Samia Orosemane, humoriste  » française  » d’origine tunisienne, responsable du tirage au sort du voyage à Dubaï, monte ensuite sur scène. Quelques blagues plus tard, l’heureuse gagnante est désignée. La comédienne explique le succès de ces événements féminins : « Les exposantes sont des filles qui créent leurs propres entreprises, qui fabriquent le travail qu’on leur refuse à cause du bout de tissu qu’elles ont sur la tête ! Elles s’émancipent. Ces salons ont presque un message politique. »

Et quand on l’interroge sur la non-mixité de ces espaces, elle assure n’y voir aucun enjeu religieux. Tu parles…« C’est comme une soirée pyjama géante, les filles y sont elles-mêmes, entières, loin du regard des hommes, elles peuvent mettre des tenues légères, se dévoiler, on ne va rien leur dire », continue celle qui regrette d’être sans cesse définie comme une comédienne « voilée ».

Nesrine a la tête ceinte du même turban sophistiqué que Samia. Yeux ourlés de khôl, perles blanches et sourire étincelant, cette trentenaire, surnommée The Turban Girl sur YouTube, se rend souvent dans ces salons où elle donne des conférences sur l’estime de soi. Entre deux tutoriels sur les cosmétiques bio et le muesli au lait de coco, elle dispense de rassurants conseils à des femmes voilées « en grande détresse », estime-t-elle. « Je suis très sollicitée à la fin de mes conférences par ces filles dont l’estime de soi est détruite, que la société perçoit comme des esclaves soumises à cause de leur voile. Elles sont en souffrance, mais elles ont aussi une grande soif de s’en sortir à travers ces salons, de dépasser leur stigmatisation en développant l’entrepreneuriat de la femme musulmane. »

Sous une petite annonce pour « apprendre à rouler le couscous » ou pour « trouver des amies pour casser sa routine de mère et d’épouse à Lyon », Fanny Kaiser a diffusé le flyer rose pastel de son événement. « Je ne travaille plus depuis la naissance de mes deux garçons, alors je me suis dit qu’avec un salon, je pourrais peut-être gagner un peu d’argent. »

La jeune fille facture 45 euros la table aux exposants, avec la possibilité d’en prendre une demie, et a presque réussi à rentrer dans ses frais pour son premier événement. « Ces salons, ça fait du bien à certaines, surtout à celles qui sont très pratiquantes car elles peuvent enlever leur voile, on y est entre nous ! » s’enthousiasme-t-elle. L’islam est effectivement  » la religion de la liberté « …

Les enfants, eux, peuvent s’ébrouer dans des piscines à balles en plastique tandis que leurs mères sirotent un thé à la menthe en discutant entre copines. « Entre habituées des salons, on se connaît toutes. On se salue, on se dit : “Ah ! tu vas bien depuis dimanche dernier ?”, c’est toujours le même groupe, avec les embrouilles des bandes de filles. Lors de mon salon, certaines se sont pris la tête pour une histoire de tiramisu. Il y en avait une qui vendait plus de tiramisu que l’autre, ça a énervé sa voisine et c’est monté dans les tours », rigole Fanny.

Leïla revient, et peste contre la foule amassée devant un stand qui obstrue les travées du salon. Des dizaines de clientes patientent pour discuter avec des infirmières de circonstance derrière un paravent en bois. « C’est l’espace “médecine prophétique”, explique-t-elle. Il propose des produits bio pour se soigner comme à l’époque du Prophète. Ça cartonne, les filles adorent. » Elle décrit les dizaines de poudres et de décoctions magiques, et brandit un petit bocal de poudre jaune recouvert d’une étiquette noire : « Ça, c’est le pollen de palmier, c’est pour tomber enceinte, c’est le produit qui se vend le plus au salon, il y a même des packs de fertilité… »

Les stands ressemblent à ceux des foires traditionnelles. Mais au détour d’un étal, de curieux objets apparaissent. Des poupées pour enfants sans yeux dessinés. Des ours en peluche sans leurs deux billes en plastique noir. Soraya, la vendeuse, fait la réclame de sa peluche « conforme aux préconisations du Coran sur la représentation des visages, car le Diable entre par les yeux. Après, oui, c’est un peu bizarre pour les enfants, qui se rendent bien compte que dans la nature, les animaux ont des yeux… Mais c’est comme ça, les jouets avec des yeux sont interdits ».

Sa voisine de stand, Stéphanie, est une jeune convertie de 25 ans. Ses traits peinent à être devinés derrière son djilbeb gris et ses lunettes qui lui mangent le visage. Ses deux enfants de 6 et 8 ans, qui ont passé la journée à regarder leur maman tenter de vendre ses livres, s’amusent dans son grand jupon, et s’impatientent. Avec son mari, Stéphanie a monté un site Internet spécialisé en matériel éducatif pour enfants. Directement importé d’Arabie saoudite.

La conversation s’engage. La jeune femme raconte son quotidien de mère au foyer et de vendeuse itinérante, à s’occuper de ses enfants toute la journée. Mais ils ne vont pas à l’école ? « Ah non, surtout pas ! Hors de question pour mes enfants d’aller à l’école publique. C’est dangereux pour eux. » Dangereux ? « Oui, oui, avec tout ce qu’ils leur apprennent, sur le Père Noël, les anniversaires, tout ça, c’est interdit par notre religion.», explique-t-elle, tout en bouchant les oreilles de son aînée qui joue encore à côté : « Je n’ai pas envie qu’elle sache ce que c’est. »

Stéphanie s’empare ensuite d’un livre aux couleurs chatoyantes, intitulé Le Coran expliqué aux enfants, et raconte, en tournant les pages : « Moi, je n’avais pas d’école musulmane à côté de chez moi, alors j’ai fait l’instruction en famille, l’IEF. La maîtresse de mes enfants, c’est moi. Je peux leur enseigner le socle commun de l’éducation nationale et la religion en même temps. » Et d’ajouter : « Pour les mères de l’IEF, ces salons sont très pratiques. On s’y retrouve entre nous et on s’échange plein de conseils. »

Mais depuis, elle hésite, vacille, souffre de ce qu’elle appelle « l’ignorance des convertis ». Le salon est aussi pour elle un espace de confession, car « on y est entre nous », mais elle poursuit, « nous, les convertis, ils exploitent notre ignorance, ils peuvent nous raconter n’importe quoi, on les croit. C’est comme dans ces salons, les sœurs qui nous font payer les stands nous demandent beaucoup d’argent, alors que c’est un peu une arnaque, il n’y a que les robes et la nourriture qui se vendent. Moi, mes créations, personne ne les achète jamais. Ces salons, ce n’est pas l’entraide de la femme musulmane comme on vous le vend, c’est juste un business qui exploite celles qui, comme moi, veulent être de bonnes pratiquantes. » Pauvre c…. !

C’est la France d’aujourd’hui. La France d’Emmanuel Macron et de quelques autres traitres. Ça nous rendrait presque suicidaires mais c’est ce qu’ils souhaitent. Alors, NON !

Mais, c’est comme pour le reste, NUL NE POURRA DIRE QU’IL NE SAVAIT PAS.

III. Et voici le résultat: la France est fracturée

Jamais depuis longtemps la fracture entre les deux France sera apparue aussi nettement sur la carte électorale. Non seulement entre la France des campagnes et la France des villes mais aussi entre celle de l’est et celle de l’ouest.

Dimanche, Marine Le Pen était en tête de plus de 4 points en début de soirée, alors que parvenaient les résultats des communes ayant dépouillé les votes à partir de 19 heures. Puis, au fur et à mesure que parvenaient les résultats de villes de plus grande importance, les écarts se sont resserrés, jusqu’au point de basculement. A partir de là, avec les votes des grandes villes, le candidat d’En marche ! a fait la différence pour terminer avec près de 2,5  points d’avance.

Le résultat le plus significatif est bien sûr celui de Paris, qui n’a jamais été aussi éloigné du reste de la France. Dans la capitale, Emmanuel Macron recueille 34,83  % des suffrages (11  points au-dessus de son score national) et Marine Le Pen ne parvient pas à franchir le seuil des 5  %, avec 4,99  % des suffrages (16,5  points en dessous de sa moyenne nationale). Paris, la capitale des bobos friqués, cosmopolites et mondialistes.

Les exemples sont nombreux qui témoignent de l’écart considérable entre le vote urbain et le vote rural ou périurbain en faveur de la candidate du FN. Ainsi, si elle réunit 16,26  % des suffrages dans le Rhône, son score descend à 8,86  % à Lyon. En Haute-Garonne, elle obtient 16,71  %, mais 9,37  % à Toulouse. A Bordeaux, elle recueille 7,39  % mais son score sur la Gironde monte à 18,26  %. Même chose entre son résultat à Rennes (6,70  %) et celui de l’Ille-et-Vilaine (14,12  %).

Le contraste est encore plus frappant dans des départements où elle arrive en tête, comme le Bas-Rhin, avec 24,89  % des suffrages mais seulement 12,17  % à Strasbourg, dans l’Hérault, avec 25,70  % des voix mais 13,32  % à Montpellier, ou dans le Nord, où la députée européenne recueille 28,22  % des suffrages mais doit se contenter de 13,83  % à Lille.

Ainsi se confirme une tendance qui ne cesse de s’accentuer. Depuis 1995, les 588  villes de plus de 15 000  habitants, qui représentent près de 37  % du corps électoral, votent moins FN que la France entière. Ce qui n’a pas toujours été le cas : davantage urbain en  1988, le vote FN est progressivement devenu plus rural et périurbain. Lors de la dernière élection présidentielle, en  2012, la présidente du FN avait obtenu 17,90  % des voix sur la France entière, 15,73  % dans les 573  villes dont la population était comprise entre 15 000  et 150 000  habitants, et 11,05  % dans les 15  plus grandes villes. Cet écart va encore s’accroître. Il est riche d’enseignements sur cette France qui se sent éloignée des centres de décision, qui vit douloureusement le déclin de ses activités, la raréfaction de l’emploi et la dégradation des services publics. La paupérisation d’un côté, organisée par l’UMPS qui y remédie par le  » Grand Remplacement  » et le  » toujours plus  » de l’autre au seul profit des plus aisés ou des mieux placés.

L’autre fracture, c’est la fracture géographique. Au premier tour de scrutin, Marine Le Pen arrive en tête dans 47  départements, Emmanuel Macron dans 42  départements, tandis que François Fillon et Jean-Luc Mélenchon arrivent tous deux en tête dans 6  départements, dont un d’outre-mer (Mayotte) pour le candidat de la droite et trois (Martinique, Guyane, Réunion) pour celui de La France insoumise.

En métropole, M.  Mélenchon arrive en tête en Seine-Saint-Denis (34,03  %), en Ariège (26,74  %) et en Dordogne (22,97  %). M.  Fillon, quant à lui, obtient son meilleur score dans les Hauts-de-Seine (29,14  %), où il est néanmoins devancé par M.  Macron, et arrive en tête dans son fief de la Sarthe (28,61 %), dans la Mayenne (27,06 %), en Haute-Savoie (25,41 %), dans l’Orne (24,74 %) et dans la Lozère (22,82  %).

Le reste se partage donc entre Marine Le Pen et Emmanuel  Macron. Tout le nord-est de la France, de la Seine-Maritime à l’Ain, est remporté par la candidate du FN, à l’exception de l’Ile-de-France et de la Côte-d’Or, remportés par le candidat d’En marche !. Elle est également en tête dans l’ensemble du pourtour méditerranéen depuis les Pyrénées-Orientales jusqu’aux Alpes-Maritimes en remontant jusqu’à l’Ardèche et la Drôme, y compris dans les deux départements de la Corse et avec une excroissance incluant le Tarn, Tarn-et-Garonne et Lot-et-Garonne. Elle obtient plus de 30  % des suffrages dans 13  départements et réalise son meilleur score dans l’Aisne avec 35,67  %.

Tout le flanc ouest de l’Hexagone ainsi que le Rhône, l’Isère, la Savoie et les Hautes-Alpes placent M.  Macron en tête. Celui-ci franchit la barre des 30  % dans 5  départements, obtenant son meilleur score à Paris avec 34,83  %.

Deux France se font face, qui n’ont jamais paru aussi éloignées l’une de l’autre. Les germes de la guerre civile sont déjà là : d’un côté les négriers et leur piétaille venue d’ailleurs ou rêvant d’ailleurs, de l’autre le pays réel enraciné.

Ils ne sont pas beaux les fruits de la République ?

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

C’est maintenant ou jamais

qu’il faut décider de participer au pèlerinage organisé à Tilly-sur-Seules (14250) les samedi 27 et dimanche 28 mai 2017, après la  marche du 17 mai à Pontmain  (53220)

Pour le retour du Roi        

Pour tout renseignement complémentaire prière de contacter : chouandecoeur@orange.fr ou téléphoner au : 06 07 50 26 58

Le 25 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (24 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

24 Avr

I. Encore un juge au Mur de la Honte

Le parcours judiciaire de Karim Cheurfi, le terroriste des Champs-Elysées, récidiviste ultraviolent, a en effet un goût amer.

Cette crapule meurtrière a commencé à être repéré pour radicalisation à partir de fin décembre 2016. A cette époque, il est signalé par une personne qui indique qu’il aurait la volonté de s’en prendre à des policiers, afin de venger les musulmans tués en Syrie.

Il est aussi dénoncé, à la même période, pour avoir tenté de se procurer des armes, et pour avoir voulu entrer en contact avec un individu qui serait un combattant de l’organisation Etat islamique (EI) dans la zone irako-syrienne.

En concertation « étroite » avec le parquet antiterroriste de Paris, selon le terme du procureur de Paris, François Molins, une enquête préliminaire est ouverte, le 13 janvier. Elle est confiée à la police judiciaire de Meaux (Seine-et-Marne).

Mais, « en l’absence d’éléments connus de radicalisation » préalables à ces signalements, selon le procureur, elle reste une enquête de droit commun pour « menace de crimes contre les personnes et association de malfaiteurs ».

Ces signalements et l’ouverture de l’enquête préliminaire entraînent toutefois l’inscription, courant janvier, de Karim Cheurfi au fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

Le FSPRT recense à la fois des individus considérés comme dangereux, dits dans le « haut du spectre », et d’autres, relevant de signaux plus faibles. Cheurfi est alors considéré comme faisant partie de cette seconde catégorie. Le FSPRT sert en principe aussi à désigner le service de police chargé du suivi de l’individu. Mais comme l’intéressé fait l’objet d’une enquête, il relève mécaniquement d’un suivi judiciaire. C’est donc l’institution judiciaire qui décide, et non un service de renseignement.

Dans le cadre de cette enquête préliminaire, le 23 février, Karim Cheurfi est interpellé. Mais sa garde à vue et la perquisition de son domicile ne donnent rien. L’interception de sa ligne téléphonique ainsi que l’exploitation de son matériel informatique restent vaines.

On découvre bien qu’il s’est fait livrer durant l’année écoulée, par l’intermédiaire d’achats sur Internet, des couteaux de chasse, des masques, des Serflex et une caméra GoPro. Mais aucune trace de documentation ou de consultation de sites « à caractère apologétique », selon M. Molins. Il est libéré.

C’est seulement le mois suivant que le basculement de Karim Cheurfi semble s’accélérer. Le 9 mars, l’enquête suivie par le parquet de Meaux bascule à la section antiterroriste du parquet de Paris. Une décision liée aux antécédents judiciaires de Karim Cheurfi et à sa volonté réitérée d’entrer en contact avec un combattant dans la zone irako-syrienne. Une enquête est ouverte pour « entreprise individuelle terroriste », chef d’accusation peu courant. La direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) est saisie.

La dangerosité de Karim Cheurfi n’est toutefois pas jugée prioritaire. Il n’est pas en contact avec la mouvance islamiste « radicale ». Les profils comme le sien sont désormais nombreux et les investigations menées ne permettent par ailleurs pas d’établir de lien formel avec un projet terroriste.

D’autant que Karim Cheurfi était sorti de prison le 14 octobre 2015 après quelque quatorze années passées derrière les barreaux, où il ne s’était jamais fait remarquer pour radicalisation. A ce moment-là, il venait de purger une dernière peine de deux ans de prison pour un vol avec effraction commis en octobre 2013 lors d’une brève période de liberté.

Il ne lui restait plus que deux ans avec sursis et mise à l’épreuve. Une condamnation faisant toutefois suite à trois autres : deux pour des violences en détention et surtout quinze ans de réclusion pour tentative de meurtre et d’assassinat sur des personnes dépositaires de l’autorité publique en avril 2001. Une haine antipolice déjà très caractérisée.

Lors de son passage à l’acte, Karim Cheurfi était toujours en sursis avec mise à l’épreuve. Cette mesure de probation incluait notamment une obligation de soin et elle devait prendre fin à l’automne. Il ne la respectait pas, sans qu’aucune mesure ne soit prise à son encontre.

A la suite de sa garde à vue du 23 février, le parquet de Meaux avait d’ailleurs saisi le juge d’application des peines après qu’a été signalé son séjour en Algérie durant un mois (du 15 janvier au 14 février) – « pour se marier », avait-il dit.

La convocation par le juge a lieu le 7 avril, soit à peine deux semaines avant la tuerie. Et lors de cet entretien, Karim Cheurfi va bénéficier d’une réelle clémence. Le juge d’application des peines décide de ne pas révoquer son sursis avec mise à l’épreuve, et préfère lui rappeler ses obligations.

Xavier Jugelé, le policier qui se trouvait au mauvais moment, au mauvais endroit, l’a payé de sa vie. Bravo M. le juge !

 

II. Sera-ce suffisant ?

Face au sentiment d’impuissance que génère la menace terroriste associée au laxisme de l’Etat (voir ci-dessus), de plus en plus de civils sont conquis par l’esprit paramilitaire. Cross-fit, close-combat et stages d’entraînement connaissent un succès grandissant.

Ainsi, eut lieu le mois dernier en Normandie une  » D-Day Race « , course à obstacles organisée en partenariat avec l’armée.

Embarqués dans des Zodiac, les participants furent conduits au large pour ensuite se jeter dans l’eau froide et partir à l’assaut de Juno Beach, une plage mythique où 359 soldats canadiens sont tombés, le 6 juin 1944. Mixant course à pied et parcours commando, la D-Day Race réunit quelque 4 000 néoguerriers survoltés et s’inscrit dans un climat de remilitarisation, où l’esprit de corps, les plongeons dans la boue et l’imprimé camouflage (décoré de la célèbre maxime de Winston Churchill : « We shall never surrender » – « nous ne nous rendrons jamais »- ) font leur grand retour. « Engagez-vous », était-il écrit sur le site Internet de l’événement.

Dans un monde où plus aucune aventure ne semble possible alors que les dangers venus d’ailleurs s’imposent chaque jour davantage, la guerre figure désormais ce rituel ordalique où l’instant présent pourrait être rendu à son intensité par la possibilité immédiate de perdre la vie. De la guerre sans guerre, un peu comme le café sans caféine. « On vient là pour voir ce qu’ont vécu ceux qui ont débarqué ici. C’est une façon de leur rendre hommage et aussi de s’évader », explique Lucas Hottin, un cariste de 25 ans qui arbore un pantalon de combat.

Les épreuves s’enchaînent alors, faisant vite apparaître l’esprit de corps. Après s’être donné la main pour traverser un tunnel enfumé, avoir tiré en binôme des sacs de sable, sauté du haut d’un bunker, escaladé des murs de béton, les apprentis-guerriers sont invités par deux soldats à faire cinq « burpees » (pompes + sauts).

Comme la D-Day Race, les courses au succès mondialisé de type Spartan Race (créée par des marines américains) ou The Mud Day instillent dans le corps social cet esprit commando, sorte de nouvelle communion entre l’armée et la nation sur fond de dépassement de soi. Sur la ligne d’arrivée, l’animateur invite d’ailleurs les participants à aller faire un tour au stand de la marine nationale, signe de la porosité croissante entre les univers civil et militaire.

« Ce qui attire les jeunes aujourd’hui, ce sont surtout les forces spéciales. Comme il y a de plus en plus de reportages là-dessus à la télé, les gens sont influencés par ce qu’ils voient », explique le conseiller en recrutement de la Marine nationale. Ce n’est donc pas un hasard si la réintroduction du service militaire s’est retrouvée dans le programme de campagne de plusieurs candidats. « On est une génération qui n’a pas connu la vie de chambrée, du coup ça crée une envie, ajoute Jean-Charles Pagnoud, 35 ans, fondateur de la D-Day Race. Mais il n’y a pas que ça : on a tous été percutés par le terrorisme. Les ­attentats nous ont soudain rendus vulnérables, “murderable”, pour reprendre l’expression d’un journaliste anglo-saxon. »

Selon une étude de l’institut britannique Demos datant de 2016, plus de 80 % des Français pensaient qu’un nouvel attentat était probable dans les six prochains mois. L’attaque du 20 avril sur les Champs-Elysées leur aura donné raison. Pas vraiment en guerre, mais pas vraiment en paix non plus, le corps social réagit à sa manière à cet état d’urgence par une forme de mobilisation accrue de ses capacités opérationnelles. Le film Les Combattants, de Thomas Cailley (2014), restitue parfaitement ce climat où domine l’idée que, face à une menace diffuse (crise environnementale, effondrement du système financier, attaque kamikaze), il convient désormais d’être prêt.

Depuis l’attaque du Bataclan, le 13 novembre 2015, les demandes de formation aux premiers secours ont ainsi augmenté de 40 % en Ile-de-France. La Croix-Rouge a décidé de réintroduire la technique du garrot, absente de ses enseignements depuis plus de dix ans. Même s’il était déjà en progression auparavant, le nombre de licenciés en krav-maga, ­méthode d’autodéfense de l’armée israélienne, a fait un bond spectaculaire, passant de plus de 12 000 licenciés en 2013 à environ 17 000 en 2017.

« La sueur épargne le sang », peut-on lire sur le site de la Fédération nationale de close-combat, qui met en avant, dans son argumentaire, l’attaque dans le Thalys en août 2015 pour justifier l’apprentissage du corps-à-corps. Le succès du « cross fit » (une gymnastique spartiate) et plus marginalement du « tac fit » (un entraînement à base de mouvements fonctionnels pour le champ de bataille) participent également de cet esprit général d’aguerrissement. « Les gens ont compris qu’ils devaient être capables de sortir de la sidération. Le monde évolue, il faut évoluer avec lui », résume Marius, un ancien instructeur des commandos marine.

Alors que les clubs de tir font le plein, les « boot camps » sont devenus le nouvel outil à la mode pour consolider l’esprit d’entreprise. Très en vogue dans les écoles de commerce, ces stages de renforcement inspirés de l’armée américaine ont même fait l’objet d’un récent partenariat entre le Medef et le ministère de la défense. En ­tenue de combat, de grands patrons ont été conviés à suivre un authentique stage commando pour parfaire leur « gestion du stress », leur « résilience face à l’épreuve », leur « esprit d’équipe » et leur « capacité à exprimer leur leadership dans un univers méconnu ».

Dans un contexte économique et social chaotique, l’armée figure désormais cette structure où l’on apprend à conserver ses capacités d’action intactes malgré le stress. C’est à ce savoir-faire que Fabien Gardanne, PDG de la société de traitement du bois ACEH, a voulu faire ­appel pour motiver ses commerciaux : « Dans le travail, on finit souvent par s’installer dans un confort dont on a du mal à sortir. Pour pousser mes gars à se dépasser, je les ai inscrits à un stage organisé par des anciens des forces spéciales. On a toujours l’image du militaire bourrin, or ils savent très précisément activer les ressorts qu’il faut pour amener les gens à trouver de nouvelles ressources. Pendant trois jours, on a couru, rampé, fait des pompes, on s’est battus à mains nues… A la fin du stage, quand ils ont reçu leurs médailles, beaucoup avaient les larmes aux yeux. Le mois qui a suivi, le chiffre d’affaires a ­augmenté de 20 %, et le soufflé n’est toujours pas retombé. »

L’armée a même fini par représenter le sanctuaire de valeurs humaines bafouées. Dans un monde structurellement individualiste, le commando serait ce groupe humain forgé dans les épreuves où la solidarité ne se dément jamais. Fondateur de Boot Camp Girls, un club de « cross training » parisien où les filles s’endurcissent et ­apprennent à se défendre, Matthieu Noudelberg voit dans ces valeurs militaires une réponse aux excès égotistes des individus : « Chez nous, les filles portent toutes la même chasuble noire. Du coup, elles ne se regardent pas, ne se comparent pas. On travaille en binôme, avec un esprit d’entraide. Si l’une manque de souffle, l’autre essaiera de l’épauler. C’est comme à l’armée. Si ton binôme se prend une balle, tu ne vas pas le laisser mourir sur le champ de bataille. » Quant au bivouac, il matérialise désormais un idéal d’existence frugale, ascétique, presque un repos de l’esprit en ces temps d’hyperchoix. « Vos repas sont même servis sous forme de rations ! », peut-on lire sur le site qui fait la promotion d’un week-end boot camp.

Intéressant changement de paradigme, non ? Mais sera-t-il suffisant face à ce qui nous attend avec Macron ?

 

III. Ils sont venus, ils sont (presque) tous là…

Ou l’entre-soi de l’oligarchie

Du Fouquet’s à La Rotonde il n’y a qu’un pas ! Hier dimanche 23 avril, tard dans la soirée, le candidat d’En marche ! a tenu à célébrer sa qualification avec ses amis et ses proches dans cet établissement historique du 6e arrondissement de Paris.

Autour du champagne, de nombreuses personnalités avaient rejoint l’ancien ministre de l’Economie, tels Jacques Attali, François Berléand, Stéphane Bern, Daniel Cohn-Bendit, l’écrivain Erik Orsenna ou encore l’actrice Line Renaud, etc. Manquaient ceux qui étaient absents de Paris mais qui seront bientôt auprès de lui pour les conseils en tout genre et surtout pour recueillir quelques retours sur investissement ou autres prébendes !

Plusieurs observateurs ont comparé cette soirée avec celle de Nicolas Sarkozy au Fouquet’s, le 6 mai 2007, au soir de sa victoire à l’élection présidentielle. A l’époque, le choix de l’établissement par l’ancien chef d’Etat avait créé une vive polémique, certains dénonçant déjà à l’époque les prémices d’un quinquennat « bling-bling« .

 » Cette fête à la rotonde est assez indigne dans une situation politique où l’extrême droite est qualifiée pour le second tour « , a twitté David Cormand, secrétaire national d’EELV. Ça commence mal…

« Quand Marine Le Pen est à Hénin-Beaumont, Emmanuel Macron est à La Rotonde, brasserie des élites parisiennes, quel contraste », a complété François Meunier, président du groupe FN à Antony (Hauts-de-Seine).

« J’ai vu une espèce de Fouquet’s de substitution hier, l’original était sans doute fermé », a déclaré quant à lui avec humour Florian Phillipot, vice-président du FN, sur France 2, lundi matin.

D’ailleurs, dès lundi matin, les démonstrations d’allégeance au chouchou des médias et de la finance internationale se sont multipliées. De Nathalie Kosciusko-Morizet à…François Fillon en passant par Christian Estrosi et Xavier Bertrand . Mais aussi de Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne à Martin Schulz, ancien président du Parlement européen et candidat à la chancellerie allemande, en passant par Pierre Moscovici et Michel Barnier sans oublier…le recteur de la Grande mosquée de Paris !

Si, avec cela et si c’était nécessaire, les Français ne comprennent pas où vont les mener Emmanuel Macron et ses amis, c’est à désespérer de l’avenir de notre pays.

 

Le 24 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (22/23 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

22 Avr

Exceptionnellement, du fait des circonstances électorales, notre Bulletin climatique se limitera à un conseil et un seul : ne vous trompez pas en choisissant votre bulletin avant de le mettre dans l’urne.

Souvenez-vous que l’élection présidentielle de 2017 est la dernière qui permette de remettre la France debout. En 2022, il sera trop tard :

* les responsables politiques du système auxquels vous aurez laissé les mains libres auront accepté au moins deux millions de nouveaux immigrés qui seront autant de  » Drames pour la France  » et non pas de  » Chances  » (à raison de plus de 200 000 migrants légaux  auxquels s’ajoutent environ 200 000 migrants illégaux chaque année…pendant un quinquennat),

* l’acculturation résultant du métissage ethno-culturel imposé à nos enfants dans leurs écoles aura fini de détruire les quelques racines qu’il leur reste encore,

* la situation économique de notre pays, asservi par l’Union européenne et enchaîné par sa monnaie unique, l’euro, sera encore plus catastrophique qu’aujourd’hui,

* sa dette aura largement dépassé notre produit intérieur brut (PIB) et sera devenue insupportable pour les générations à venir (plus de 2 000 milliards d’euros et 96% du PIB à ce jour). Elle ne laissera à nos enfants qu’une alternative : la ruine par son remboursement ou la honte par la banqueroute.

Et encore ne parlerons-nous pas de tous les autres motifs d’inquiétude parmi lesquels le délabrement de la défense nationale et l’absence de protection de notre pays face à ses ennemis extérieurs autant qu’intérieurs ne seront pas les moindres.

NUL NE POURRA DIRE QU’IL NE SAVAIT PAS.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Alors, sur Liberté politique :

http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Notation-definitive-des-candidats 

 

Le 22 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.