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BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (27 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

27 Sep

I. Coucou ! Le revoilà

Certains d’entre-vous se souviennent peut-être du rapport d’un certain Thierry Tuot, Conseiller d’Etat de son métier, consacré à l’immigration et aux moyens d’intégration des hordes barbares qui déferlent depuis trop longtemps sur notre pays. Nous en avions présenté les grandes lignes dans un article de notre blogue, en mars 2013, intitulé « On en parle peu » ( https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/03/20/bulletin-climatique-quotidien-20-mars-2013-de-la-republique-francaise/). Cet illustre personnage immigrationniste patenté et islamophile distingué a toujours oeuvré en faveur de l’islam et de son extension au sein de notre patrie. Plus dhimmi que lui, tu meurs !

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Thierry Tuot

Voici, pour le démontrer, quelques extraits de son fameux rapport de 2013 :

Son constat

1) La question musulmane est une invention de ceux qui la posent et non une réalité. Elle ne cesse d’enfler et de soucier (sic) jusqu’à polluer le débat public.

2) Il existe des problèmes plus urgents que la délinquance des jeunes.

3) L’adhésion aux valeurs nationales est dépassée. Quel anachronisme que de vouloir absolument obtenir l’intégration des jeunes d’origine étrangère par l’apprentissage du patriotisme! « Droits et devoirs ! Citoyenneté ! Histoire ! Œuvre ! Civilisation française ! Patrie ! Identité ! France ! etc… Dans quel monde faut-il vivre pour croire un instant opérante la frénétique invocation du drapeau ? »

4) L’égalité homme-femme se réglera d’elle-même. « Aux pourfendeurs effarouchés du statut qu’il pense diminué de la femme en islam, rappelons que les églises avaient, il y a cinquante ans, une idée de la femme assez peu égalitaire. »

5) Concentrer tous les moyens financiers du ministère de la Culture sur les quartiers “défavorisés. «Interdire par la loi et pour une période donnée la création de toute nouvelle institution culturelle ailleurs que dans les quartiers de la politique de la ville, sauf pour les formes d’expression culturelles elles-mêmes issues de ces quartiers

Ses propositions

1) Naturalisation immédiate de tous les étrangers afin de mieux les intégrer. Avec pour seule condition d’avoir suivi une scolarité en France. Mais également de tous les parents d’étrangers nés en France à la seule condition que ces dits parents y soient installés depuis plus de vingt ans.

2) Régularisation automatique de tous les clandestins en mesure de prouver qu’ils vivent en France depuis plus de cinq ans.

3) Modifier le nom des rues afin de les renommer « en écho avec l’histoire des migrations ».

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C’était en 2013. Pensez-vous que Thierry Tuot se soit amendé ? Pas du tout. Pensez-vous qu’il ait été placé sur une voie de garage pour calmer ses ardeurs ? Pas du tout, il sévit toujours au Conseil d’Etat. Et en voici la preuve : pas plus tard que le 26 août 2016, acoquiné avec l’inénarrable Bernard Stirn (celui qui interdit un spectacle de Dieudonné en janvier 2014, pour satisfaire son ami Manuel Valls, malgré l’avis du tribunal administratif de Nantes*) et Jacques-Henri Stahl (un affidé de Bernard Stirn pour des raisons sans doute culturelles…) comme faire-valoir, Thierry Tuot a signé l’ordonnance annulant la décision du juge des référés du tribunal administratif de Nice qui validait l’arrêté du maire de Villeneuve-Loubet interdisant le port du  » burkini  » sur ses plages !

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Ordonnance du Conseil d’Etat du 26 août 2016 sur le  » burkini « 

* Lire « La revanche tardive du capitaine Dreyfus » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/01/10/billet-dhumeur-du-sieur-du-plessis-la-revanche-tardive-du-capitaine-dreyfus/

II. Natacha Bouchart, la fausse ingénue

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Natacha Bouchart et son ami Manuel Valls

La maire (LR) de Calais, a toujours été, depuis son élection en , l’alliée objective du gouvernement socialiste face au déferlement des hordes migrantes qui défigurent et meurtrissent sa commune et ses environs. Il le lui a d’ailleurs bien rendu puisqu’elle lui doit son élection au conseil régional des  » Hauts-de-France « , sur la liste de Xavier Bertrand. C’est elle, d’ailleurs, qui s’empressait de rédiger des arrêtés municipaux d’interdiction chaque fois que des Calaisiens ulcérés par les violences engendrés par ces prétendues «  Chances pour la France « , se risquaient à manifester leur colère…

Mais c’est elle aussi qui, lundi 26 septembre, applaudissait aux incantations de François Hollande venu, pour la première fois depuis bientôt cinq ans, rendre visite à cette cité-martyre et promettre (ce dont il a le secret) le prochain démantèlement définitif du monstrueux bidonville où s’entassent plus de 10 000 envahisseurs : « Je suis pleine d’espoir, car il répond à ma demande de démantèlement car sinon, dans 6 mois, il y aurait 20 000 migrants et ça, c’est insupportable », a-t-elle osé déclarer lors d’une conférence de presse à la mairie de Calais (Pas-de-Calais).

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Natacha Bouchart, pleine d’espoir

Elle s’est même félicitée que l’État envisage « pour la première fois » et « de façon très déterminée » que « l’ensemble du périmètre de la Jungle, y compris le centre d’accueil provisoire [CAP, camp en dur de 1 500 places situé au centre du plus grand bidonville de France, où s’entassent ces milliers de migrants], soit démantelé d’ici la fin de l’année ». Et il paraît que le chef de l’État lui aurait également assuré que l’important dispositif policier mobilisé sur le Calaisis, quelque 2 100 hommes, un record, « restera en place » après le démantèlement puisque le gouvernement « n’acceptera pas qu’un seul campement puisse se réinstaller. Cela signifie que les forces de l’ordre vont chasser les migrants qui vont continuer à arriver ».

Et c’est là que nous les attendons !

Car s’il est une certitude c’est bien celle-ci : aussitôt évacués et non pas renvoyés d’où ils viennent mais répartis dans d’innombrables centres d’accueil sur le territoire national…ces migrants n’auront de cesse de regagner le Calaisis avec le fol espoir (et l’aide de réseaux efficaces de passeurs) de traverser la Manche pour rejoindre la Grande-Bretagne, leur but ultime. Sans compter le fait que les arrivées de migrants à Calais sont permanentes, en provenance d’Italie, de Suisse et même d’Allemagne (quand ce ne sont pas les policiers Belges qui les infiltrent !). Elles se sont clairement accrues ces derniers mois, depuis le renouveau des filières libyennes et égyptiennes d’immigration (Lire « Mais pendant ce temps-là » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/04/17/bulletin-climatique-du-week-end-1617-avril-2016-de-la-republique-francaise/).

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Retour à Calais

D’ailleurs, Natacha Bouchart s’est montrée plus sceptique sur l’après-démantèlement et la « stratégie globale » de la politique migratoire française. « Je n’ai pas entendu de la part du président d’explications sur la manière dont on empêche les gens d’arriver sur Calais, ni comment on tarit le flux des gens dans les pays en guerre », a estimé l’élue LR, soutien désormais de Nicolas Sarkozy pour la primaire à droite !

Elle donne ainsi « rendez-vous en janvier » au gouvernement, François Hollande ayant annoncé dans l’après-midi qu’il reviendrait à Calais « une fois le démantèlement terminé », pour voir « quel dispositif sera mis en place pour faire en sorte que le territoire de Calais puisse être considéré à nouveau sur un plan économique ». Mais, comble de l’aveuglement ou de l’imposture, la maire de Calais a enfin demandé « avec détermination » au chef de l’État que la construction du mur « anti-intrusion » de migrants d’un kilomètre le long de la rocade portuaire, entamée mardi, soit suspendue. Elle estime que cet ouvrage n’a « plus lieu d’être » depuis que le démantèlement a été annoncé…

Jusqu’au prochain retour des migrants expulsés et l’arrivée des nouveaux ! Pauvre folle.

 

III. La crise politique en Espagne a peu d’impact sur l’économie

Mais il ne faudrait pas que cela dure trop longtemps…

L’Espagne est sans gouvernement depuis neuf mois. Depuis les élections de décembre 2015 puis celles de juin 2016, le Parlement est divisé par l’irruption en force de deux nouveaux partis, Podemos à gauche et Ciudadanos au centre, ce qui l’a rendu incapable de dégager une majorité pour renouveler l’exécutif.

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Mariano Rajoy

Arrivé en tête, le Président du Conseil sortant, le conservateur Mariano Rajoy, a échoué le 2 septembre à obtenir la confiance de la Chambre basse. Et si aucun accord n’est scellé avant le 30 octobre, de nouvelles élections seront organisées à Noël. Les troisièmes en un an…

Depuis décembre, le gouvernement par intérim de Mariano Rajoy gère donc les affaires courantes. Cette situation insolite pourrait « paralyser le royaume » et « menacer la reprise économique », martèle le chef de l’exécutif en fonction. Pourtant, ce blocage semble lui réussir plutôt bien, à en croire les chiffres macroéconomiques.

Le produit intérieur brut (PIB) espagnol a encore affiché une croissance soutenue au deuxième trimestre (+ 0,8 %), pour la quatrième fois consécutive. Le nombre de chômeurs continue de baisser (− 220 000 au deuxième trimestre 2016) et la création d’emplois demeure vigoureuse (+ 270 000).

L’investissement direct étranger a augmenté de 13 % au premier semestre 2016 par rapport à la même période de 2015 – alors qu’il avait chuté en 2015 et 2014 – grâce aux investissements dans le secteur immobilier.

L’inflation négative dope la consommation et favorise la compétitivité. Les exportations augmentent. L’excédent des comptes courants devrait s’approcher des 2 % fin 2016. Autant de données qui font dire aux Espagnols, ironiques, que « les politiques ne servent pas à grand-chose. » C’est un peu ce que semble se dire aussi le roi Felipe VI ! D’ailleurs, « Les Belges se sont bien passés d’un gouvernement pendant presque deux ans et ça ne leur a pas fait de mal », entend-on dans la rue.

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Le roi et la reine d’Espagne

Et aujourd’hui aucun indice objectif ne signale encore un revirement économique. Aussi, le gouvernement de Mariano Rajoy peine à faire pression sur les autres partis pour obtenir leur vote, en invoquant les dangers de prolonger l’intérim. « Que l’économie ait bien surmonté la complexe situation politique domestique ne peut pas nous faire oublier les nombreux défis que nous devrons relever dans les prochains mois, a argumenté le ministre de l’économie, Luis de Guindos, en commission parlementaire, le 13 septembre. Ajoutant  que « L’inertie, grâce aux réformes que nous avons réalisées dans le passé, ne va pas durer toujours. Le contexte international est incertain. Le fait d’avoir une dette publique de 100 % du PIB nous rend extrêmement vulnérable. Et les marchés financiers internationaux sont mouvementés. » Alors, secouez-vous !

Le gouvernement n’est pas seul à alerter sur les effets négatifs d’une telle situation. Dans une note du 5 septembre, l’agence de notation Moody’s estime que « l’absence continue de gouvernement entrave la capacité de l’Espagne à respecter ses objectifs fiscaux et à faire face aux faiblesses structurelles de ses finances publiques. »
Le service d’études BBVA Research ne cache pas non plus son inquiétude. « Certes, l’économie va bien, mais elle pourrait très probablement aller encore mieux, » affirme Miguel Cardoso.  » Selon nous, la progression du PIB en 2016, qui devrait être de 3,1 %, aurait pu atteindre 3,5 % sans ce blocage politique. » Sachez quand même qu’un taux de croissance de 3,1%, ça fait rêver François Hollande et Manuel Valls.

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Industrie automobile en Espagne

Pourtant, l’économiste Alfredo Pastor, professeur émérite à l’IESE Business School, fait une analyse plus nuancée des risques du blocage, « peu sérieux », selon lui. « S’il y a une facture à payer (…), ce sera en 2017 « , analyse-t-il. Et, d’ici là, un nouveau gouvernement a toute les chances d’avoir été formé…C’est en tout cas ce qui ressort des élections régionales de dimanche 25 septembre au Pays-Basque et en Navarre où le parti populaire, de Mariano Rajoy, a fait de très bons scores au détriment du parti socialiste. Ce qui laisse envisager un déblocage de la situation au Parlement.

En adoptant le budget 2016 avant les élections de décembre, une décision à l’époque très controversée, M. Rajoy a assuré un fonctionnement normal de l’économie espagnole cette année. Mais si aucun gouvernement n’est formé avant la fin 2016, le gouvernement par intérim sera contraint de reconduire le budget 2016, ce qui pourrait entraver les investissements publics.

« Le principal coût du blocage politique, ce sont les réformes qui ne sont pas engagées durant tout ce temps, ajoute M. Cardoso. Le taux de chômage structurel est de 16 % à 18 % en Espagne du fait de la rigidité du marché de l’emploi et du manque de formation des chômeurs de longue durée. L’augmentation de la productivité est faible. Les entreprises sont de petite taille. Il existe des carences graves », observe l’économiste.

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Tourisme en Espagne

Une chose est sûre cependant. L’Espagne bénéficie actuellement d’un contexte économique favorable : une augmentation du nombre de touristes étrangers liée à l’insécurité en Turquie et en Afrique du Nord, des prix du pétrole bas, une politique monétaire favorable, sans oublier la politique fiscale expansive de 2015 avec une baisse des impôts. Mais le royaume a encore besoin de réformes pour réduire son déficit public (5 % du PIB) et sa dette (100 %) et lutter contre un chômage encore important (20 % des actifs). Le 13 septembre, Luis de Guindos a conclu son intervention aux Cortes (le Parlement) en rappelant une évidence : « Quand il est mû par l’inertie, un corps avance en perdant de la vitesse. »

Souhaitons que les opposants de Mariano Rajoy retrouvent rapidement la raison.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

1 200ème anniversaire du premier sacre royal à Reims

Louis le Pieux

Samedi 8 octobre 2016 à Reims
Sous la présidence d’honneur et en présence de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou

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Louis le Pieux, miniature contemporaine

Le président et les administrateurs de l’Institut de la Maison de Bourbon ont le plaisir de vous inviter à l’occasion du
1 200ème anniversaire du premier sacre à Reims et de la pose de la plaque commémorative.*

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Charlemagne associant son fils Louis le Pieux au gouvernement de l’empire

Programme :

– 08h15 : Départ en autocar Paris Ecole Militaire 13, place Joffre 75007
– 10h45 : Rendez-vous sur le parvis de la cathédrale de Reims
– 11h00 : Dévoilement de la plaque commémorant le sacre des trente et un rois de France
– 11h30 : Cocktail au Palais du Tau, offert par l’association « Les Amis de la Cathédrale », avec la participation de la maison de champagne MUMM
– 12h30 : Déjeuner au restaurant Cru Chanzy 12, rue Chanzy à Reims
14h30 : Colloque au Palais du Tau, sous la direction dun professeur Patrick Demouy « Autour du sacre de Louis le Pieux : 5 octobre 816 »

Conférences

* « Le sacre de Louis le Pieux à Reims et la bénédiction de sa femme Ermengarde », par Dane Janet Nelson (King’s College, Londres)
* « Louis le Pieux, empereur », par Mayke de Jong (Université d’Utrecht)
* « Le pape et l’empereur : le sacre de Louis le Pieux en 816 vu de Rome »,
par Annette Grabowsky (Université de Tübingen)
– 18h30 : Concert dans la cathédrale : « Les chants du sacre carolingien »
– 19h30 : Fin de la journée

* En ce qui concerne la plaque commémorative des sacres des rois de France à Reims, vous pouvez vous reporter au Bulletin climatique de la République française du 15 septembre 2016 : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/15/bulletin-climatique-quotidien-15-septembre-2016-de-la-republique-francaise/

Le 27 septembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (26 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

26 Sep

I. Les mensonges de Marisol Touraine

La ministre s’est félicitée vendredi d’avoir « sauvé la Sécurité sociale » (l’expression n’est pas trop forte !) anticipant un retour à l’équilibre l’année prochaine. Oubliant qu’avant elle beaucoup d’autres, aux commandes des affaires sociales, ont déjà fait la même annonce. Avec les succès que l’on sait. Mais, après tout, peut-être que Marisol Touraine a secrètement résolu la quadrature du cercle qui associe le vieillissement de la population (et donc la demande de soins), les progrès techniques et médicaux (et donc le coût de la santé publique), la prise en charge de toute la misère du monde (et donc de la misère sanitaire aussi), le chômage (et donc le déficit des cotisations sociales) sans compter les difficultés (le mot n’est pas trop fort non plus !) budgétaires d’un gouvernement impécunieux…

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Marisol Touraine : une sainte femme ou une illusionniste ?

Alors, le « trou » de la Sécurité sociale ne sera-t-il bientôt plus qu’un mauvais souvenir ? C’est ce qu’affirmait en tout cas, vendredi, Marisol Touraine dans une interview aux Échos, assurant qu’ « en 2017, [il] aura disparu« .

De fait, cette année, le déficit de la Sécurité sociale atteindra 3,4 milliards d’euros, au plus bas depuis 2002. Dans le détail, « trois branches sur quatre seront à l’équilibre« , selon Marisol Touraine : les branches vieillesse et accidents du travail afficheront un excédent, tandis que la branche famille limitera son déficit à 1 petit milliard d’euros. Des résultats imputables, nous dit-on, à la réforme des retraites sous Nicolas Sarkozy (pour la banche vieillesse), la modulation des allocations familiales (branche famille) et diverses mesures pour maîtriser les dépenses comme la promotion des médicaments génériques. Vous remarquerez cependant qu’il s’agit là des trois domaines qui reflètent le plus directement…la paupérisation de notre société.

En revanche, la branche maladie plombe les comptes.

Fort de ces bons résultats apparents cette année, Marisol Touraine anticipe que « le régime général, qui affichait 17,4 milliards de déficit en 2011, sera à 400 millions de l’équilibre«  en 2017. « Nous aurons sauvé la Sécu« , résume la patronne de l’avenue de Ségur. La formulation ne laisse que peu de place au doute : en réalité le gouvernement compte bien faire de ce domaine un argument de la campagne présidentielle qui s’annonce.

Mais Marisol Touraine a-t-elle raison de se réjouir si vite ? La ministre omet d’abord de comptabiliser le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), dissocié de la branche retraite, qui prend en charge le minimum vieillesse et cotise pour la retraite des chômeurs. Or, le déficit du FSV frôlera les 4 milliards d’euros en 2016 et en 2017. Le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, ne table sur un retour à l’équilibre qu’à l’horizon 2020. En ajoutant les 400 millions du régime général, on arrive donc à un déficit total de 4,4 milliards. L’équilibre des comptes ne sera donc pas complètement atteint.

En outre, selon un rapport de la Cour des Comptes publié mardi, le gouvernement a intégré « de manière très discutable » un « produit exceptionnel » de contribution sociale généralisée (CSG) dans les recettes de la branche maladie. Autrement dit, les magistrats de la rue Cambon estiment qu’une petite manipulation comptable a permis de limiter le déficit sur le papier. « Toutes choses égales par ailleurs, le déficit prévisionnel du régional général et du FSV devrait être réévalué à 9,8 milliards d’euros pour 2016« , écrivent-ils dans leur note.

Mais la plus grosse menace qui pèse sur l’équilibre de la Sécurité sociale reste la hausse des dépenses prévues l’an prochain, du fait de diverses mesures décidées par le gouvernement. Parmi elles, le dégel du point d’indice et la revalorisation des carrières des fonctionnaires du secteur hospitalier. Coût estimé par le ministère de la Fonction publique : 552 millions d’euros. Il faut y ajouter la revalorisation de la consultation chez le médecin généraliste. La faire passer de 23 à 25 euros à partir du 1er mai 2017 coûtera 400 millions d’euros en 2017.

Pour compenser, le gouvernement a prévu, dans le plan de loi de finance de la sécurité sociale (PLFSS) 2016, de nouvelles économies. Quatre milliards au total, obtenus, entre autres, grâce au « virage ambulatoire« , qui favorise les hospitalisations sur une journée, à la promotion des médicaments génériques ou à l’amélioration de « l’efficience de la dépense hospitalière » (ce qui peut se traduire, par exemple, par la mutualisation des achats des hôpitaux).

L’exécutif anticipe aussi de nouvelles recettes. L’augmentation du prix du tabac à rouler permettra par exemple de renflouer les caisses à hauteur de quelque 130 millions d’euros. Une hausse de la masse salariale sera enfin synonyme de cotisations supplémentaires.

Mais encore faut-il que les objectifs d’économies et les prédictions de recette se réalisent. Dans son rapport, la Cour des comptes a estimé que l’augmentation de la masse salariale par exemple, n’avait rien de certain. Si elle était moins importante que prévue, elle pourrait remettre en cause le sauvetage de la « Sécu« . Et sans compter que le retour à l’équilibre repose aussi sur des prédictions de croissance optimistes : 1,5% en 2017. Alors que l’Insee vient d’annoncer un repli du PIB au deuxième trimestre de cette année, l’exécutif sait parfaitement qu’il n’est pas à l’abri d’une mauvaise surprise sur ce front-là.

Nous aussi, nous le savons. Mais nous le disons et ne faisons pas « comme si…« 

II. Après la Libye, voici l’Egypte

On en parle moins mais l’Egypte devient un gros fournisseur de migrants pour l’Europe ! Les départs de rafiots bondés de candidats au  » Grand Remplacement  » sont de plus en plus nombreux et de plus en plus pléthoriques, quittant le pays au nez et à la barbe ( à moins que ce ne soit avec la complicité) des gardes-côtes du maréchal Al-Sissi, l’ami de notre pays. N’oubliez pas en effet les commentaires élogieux de nos dirigeants politiques lorsqu’ils réussirent à « fourguer » à ce dernier les deux portes-hélicoptères Mistral refusés à la Russie puis 24 Rafales et une frégate multimission Fremm ! Manifestement, aucun de ces armement ne participe à la prévention du risque migratoire.

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Abdel-Fattah Al-Sissi

Au moins 162 personnes, dont beaucoup de femmes et d’enfants, sont mortes, mercredi dernier, dans le naufrage d’un bateau de pêche transportant des migrants vers l’Italie, selon le dernier bilan provisoire établi par les autorités. Les recherches se poursuivent pour retrouver d’autres corps. Selon les témoignages recueillis parmi les 163 rescapés, au moins 450 personnes étaient à bord de l’embarcation. Parmi elles se trouvaient une majorité d’Egyptiens, ainsi que des Syriens, des Soudanais, des Somaliens, des Ethiopiens et des Erythréens. Que du beau monde mais rien que des migrants économiques, non éligibles au statut de réfugiés politiques…

Les rescapés de Rosette ne doivent leur salut qu’à la présence d’un navire de pêche au moment du naufrage, mercredi, au lever du jour, et non pas aux unités navales de grand pays ami qu’est l’Egypte. Il a fallu d’ailleurs cinq heures aux gardes-côtes pour rejoindre les lieux, a déclaré l’Associated Press (AP).

 » Le bateau était fait pour transporter 200 personnes et ils en ont mis 400. C’est ce qui a causé la catastrophe. Ceux qui savaient nager se sont éloignés, laissant derrière eux les femmes et les jeunes enfants « , a commenté Ahmed Darwich, l’un des survivants interviewés par AP. Ce qui donne une idée de l’importance de ces deux catégories dans l’esprit d’un homme musulman et nous éloigne significativement de l’impératif chrétien et chevaleresque :  » Les femmes et les enfants d’abord « . Quatre Egyptiens, passeurs présumés, ont été arrêtés sur des soupçons de  » trafic d’être humains  » et d' » homicide involontaire « , selon les autorités. En réalité…quatre lampistes quand on sait que de plus en plus de pêcheurs égyptiens s’adonnent au trafic de migrants pour arrondir leurs maigres revenus.

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Les femmes et les enfants d’abord

La côte méditerranéenne de l’Egypte est en effet devenue un point de départ privilégié vers l’Europe, depuis la fermeture de la route des Balkans aux migrants et le contrôle accru des frontières turques après l’accord signé entre Ankara et l’Union européenne en mars. Selon l’OIM, la Libye reste la principale route de migrations vers l’Europe, mais l’Egypte, par sa position centrale, gagne en intérêt pour les migrants, notamment africains. Le nombre de migrants qui ont effectué une traversée – jugée périlleuse – depuis l’Egypte a déjà augmenté de façon significative en 2015, avait alerté, en juin, l’agence européenne de contrôle des frontières Frontex.Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR), les départs depuis l’Egypte en bateau comptent désormais pour environ 10 % des arrivées en Europe.

Les candidats au départ se recrutent parmi les cinq millions d’immigrés clandestins – dont une moitié de Soudanais –, présents sur le territoire égyptien. Mais plus nombreux encore à tenter la traversée sont des mineurs et des jeunes hommes égyptiens.

En 2015, les mineurs ont constitué 1 711 (soit 66 %) des 2 610 immigrés clandestins égyptiens arrivés en Italie, selon l’OIM. Souvent originaires de zones rurales, ces jeunes partent en quête d’emploi ou d’éducation, poussés par la crise économique ou appâtés par le succès de ceux ayant émigré avant eux. Les parents et les proches aident souvent à financer le coût de la traversée, qui varie entre 3 000 à 5 000 dollars (Lire « Le scandale des faux mineurs isolés » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/07/20/bulletin-climatique-quotidien-20-juillet-2016-de-la-republique-francaise/).

Un projet de loi sur la lutte contre l’immigration clandestine et le transfert illégal de migrants doit être prochainement discuté par le Parlement égyptien…sans illusion sur son efficacité. Les passeurs opèrent jusqu’à présent avec une certaine liberté, certains allant jusqu’à diffuser leurs coordonnées, les tarifs ainsi que les dates de traversée sur les réseaux sociaux.

Le Royaume-Uni n’aurait jamais dû abandonner son protectorat sur l’Egypte.

 

III. Une approche originale de l’essor du christianisme en Occident

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Vu d’aujourd’hui, le triomphe du christianisme en Occident paraît faire suite à la conversion de l’empereur Constantin, en 312. Peter Brown, le célèbre biographe de saint Augustin, montre qu’il n’en est rien et que ce christianisme impérial est loin de signifier la conquête accomplie de la société romaine et polythéiste. Avec cet ouvrage*, que complète son Prix du Salut (Belin, 2016), le professeur émérite de Princeton (Etats-Unis) expose pourquoi l’Eglise l’a réellement emporté dans le contexte précis des IVe et Ve siècles, et révise en passant quelques-unes de ses propres hypothèses.

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Le songe de Constantin et la bataille du pont Milvius

Maniant une langue élégante, saupoudrée d’humour, Brown conduit son lecteur dans ces époques infiniment moins fréquentées que le siècle d’Auguste. Il récuse toute idée de continuité entre monde chrétien et monde païen : non, l’Eglise, dont il suit le développement entre 350 et 550, ne s’est pas contentée de coiffer le diadème impérial et de prolonger Rome par d’autres moyens ! De fait, à l’époque constantinienne, les chrétiens sont loin d’imaginer que leur doctrine puisse s’imposer un jour à tous. Dans la ville de Rome, déchue de son rang de capitale mais restée la métropole antique par excellence, la présence chrétienne est longtemps invisible, et les dieux continuent à planer sur la cité jusque dans les familles chrétiennes. L’épousée Proiecta, proche du pape Damase (366-384), se fait ainsi représenter sur un coffret précieux de mariage au-dessous de la figure d’une Vénus dénudée, et l’on continue à se rendre en public au sanctuaire de Castor et Pollux pour obtenir de bonnes récoltes.

Quel basculement s’est opéré pour que la confession prêchée par le Christ, de lointaine adhésion impériale, se métamorphose en croyance collective ? La réponse a de quoi surprendre. Telle qu’elle est décrite dans ce tableau vivant et passionnant, cette révolution tient au passage d’une culture de l’ostentation et de l’évergètisme (la contribution aux dépenses publiques, aux jeux du cirque, par exemple) à une épidémie de renoncements à la richesse. Celle-ci draine dans les caisses de l’Eglise les trésors des nobles romains, dans une période de prospérité économique entre les crises des siècles précédents et la déstabilisation à venir des invasions barbares (symbolisée par le sac de Rome perpétré par Alaric en 408). De cette époque témoignent, selon Peter Brown, le luxe des villas aristocratiques exhumées par de récentes fouilles archéologiques ainsi que les marbres aux couleurs vives et l’or des habits, auxquels la sobriété du costume évangélique et la place théologique accordée au pauvre sont autant de réactions.

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Mais l’historien l’historien ne sombre pas dans un  » économisme trivial « . Ces renoncements à des patrimoines souvent considérables traduisent à ses yeux un phénomène spirituel : la montée en puissance d’un idéal monachiste ou ascétique, porté par saint Augustin et saint Jérôme au sein de l’Eglise latine. Idéal auquel s’opposent en vain des païens comme Symmaque (par ailleurs protecteur du même Augustin), mais aussi des chrétiens plus modérés comme le poète et administrateur Ausone de Bordeaux (310-395). Autre tournant culturel : les pauvres à soutenir ne sont plus la foule des clients du patron romain ou le populus (peuple), tous ces indigents ayant la chance d’être des citoyens, mais tous ceux à qui l’on doit rendre leur dû (en hébreu, le terme tsedaqah signifie à la fois  » charité  » et  » justice « ).

Cette évolution, Peter Brown la suit à travers des figures comme celle de Paulin de Nole, premier grand seigneur de rang sénatorial à abandonner son immense patrimoine à l’Eglise et à se faire prêtre, ou de celle d’un jeune couple, Pinianus et Mélanie, qui, après avoir interrompu volontairement leurs relations conjugales, se démettent de leurs biens.

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Dans l’histoire du christianisme, l’abandon des richesses s’avérera bien plus lourd de conséquences que celui de la sexualité, sur lequel se sont longtemps focalisés tant de spécialistes, et parfois Brown lui-même. Persuader les plus nantis d’affronter le défi du dépouillement aura été sans doute l’un des succès les plus considérables de l’Eglise, et la belle démonstration de ce maître livre.

Et un beau projet pour nous…aujourd’hui.

* Peter Brown, A travers un trou d’aiguille. La richesse, la chute de Rome et la formation du christianisme (Through the Eye of a Needle), de Peter Brown, traduit de l’anglais par Béatrice Bonne, Les Belles Lettres, 814 p., 29,50 €.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Au château de Versailles…il n’y a pas que le château

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Il y a aussi le restaurant ORE – DUCASSE

Deux univers à découvrir aux différents moments de la journée.

ore – Ducasse au château de Versailles, qui vient d’ouvrir ses portes, est un élégant café contemporain, dans l’esprit français, situé au premier étage du pavillon Dufour et ouvert sur la cour Royale.

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Les visiteurs se retrouvent dans ce lieu chaleureux et convivial conçu par l’architecte Dominique Perrault et par Frédéric Didier, architecte en chef du château de Versailles. Son aménagement mené en cohérence avec l’ensemble du bâtiment s’appuie sur des rappels de la splendeur du Roi Soleil et de nombreuses réinterprétations contemporaines de thèmes décoratifs historiques développés par Gaëlle Lauriot-Prévost.

En journée, le restaurant ore est un lieu ouvert à tous. Il propose un cadre et une vue exceptionnels pour faire une pause et se restaurer pendant les heures d’ouverture du château autour de trois services : Petit-déjeuner, déjeuner et afternoon tea. Côté carte, des classiques de notre cuisine, mais aussi des assiettes légères et rapides pour les petites faims, des desserts et des pâtisseries gourmandes.

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Ore signifie bouche en latin. Alain Ducasse fait ainsi référence aux plaisirs de bouche ancrés dans l’art de vivre à la française, et, particulièrement, à Versailles, aux services de la bouche du Roi, en charge de la préparation des repas servis à la cour.

Le soir, Ducasse au château de Versailles est une table d’exception. Lorsque le château se vide de ses visiteurs, le restaurant devient le théâtre de grands dîners pour des événements exclusifs pour vivre une expérience inoubliable.

Pour en savoir plus – http://www.ducasse-chateauversailles.com

 

Château de Versailles
Pavillon Dufour – 1er étage
Place d’Armes
78 000 Versailles

Tél. +33 1 30 84 12 96

Le 26 septembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (24/25 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

24 Sep

I. On commence à en prendre la mesure

Nous avions prévenu. La France allait connaître une prolifération de jeunes candidats au terrorisme à partir de sa pléthorique communauté musulmane. Les chiffres d’aujourd’hui (forcément sous-évalués car tout le monde y a intérêt) le confirment.

C’est ainsi que l’on nous annonce mille neuf cent cinquante-quatre mineurs qui sont signalés en France pour leur radicalisation islamiste, un chiffre qui a augmenté de 121 % depuis janvier, précise Le Figaro du vendredi 23 septembre. Et ces mineurs constituent 18 % du total des individus repérés depuis 2014 pour leur radicalisation (qui seraient plus de 10 000) précise le quotidien, qui cite un bilan effectué au 15 septembre.

À ceux-là, il faut hélas ajouter le millier de ressortissants français actuellement en Irak et en Syrie dans les rangs des djihadistes (dont 17 mineurs y sont déjà morts).

Soit un total avoué d’au moins 12 000 musulmans dangereux et potentiellement criminels vivant sur notre territoire !

Après l’attentat de Nice et l’assassinat du Père Jacques Hamel cet été, dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, le démantèlement récent d’une cellule djihadiste constituée de femmes et l’arrestation de plusieurs mineurs radicalisés ont illustré le caractère diffus et multiforme de la menace terroriste en France.

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C’est pourquoi nous prétendons, à l’inverse de nos dirigeants politiques, que plus les musulmans sont nombreux dans un pays et plus le danger terroriste augmente. Nous y ajoutons que…l’inverse est nécessairement vrai aussi.

II. TAFTA : surtout, ne leur faites pas confiance

Il y a un mois déjà nous mettions en garde contre les faux-semblants d’un prétendu renoncement des dirigeants européens à poursuivre les négociations sur le Traité de libre échange transatlantique – TAFTA – (Lire « TAFTA : prenez-garde à l’attrape-nigauds » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/08/29/bulletin-climatique-quotidien-29-aout-2016-de-la-republique-francaise/).

Or, il semble bien que la mystification se précise. Les ministres du commerce des Etats membres de l’UE devaient avoir  » une discussion franche  » sur le sujet à Bratislava, en Slovaquie, vendredi 23 septembre. A moins de deux mois de l’élection présidentielle américaine et alors que les discussions sur le traité piétinent, plus personne ne veut croire aux chances de parvenir à un accord d’ici à la fin de l’administration Obama. Et pourtant…

En avril, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président américain avaient bien tenté de forcer le destin, mais ont renoncé face à l’opposition, notamment, de François Hollande :  » la France, à ce stade, dit non  » au TAFTA, avait déclaré le président de la République.

Alors qu’un quinzième round de négociations débute à New York, le 3 octobre, dans un climat plus que morose, il s’agit désormais pour les ministres européens de clore proprement cette phase de trois ans particulièrement frustrante, qui a heureusement mobilisé les opinions publiques comme jamais. Dans certains pays (l’Allemagne, l’Autriche, la France ou la Belgique), la gauche, les populistes et la société civile sont clairement contre.

Pour cette conclusion, deux écoles s’affrontent. Celle, radicale, de Matthias Fekl, le secrétaire d’Etat au commerce français. Il a assuré qu’il demanderait à Bratislava  » la fin des négociations parce que les Etats-Unis n’ont fait aucune proposition sérieuse. Il n’y avait pas de volonté de leur côté de parvenir à un accord « . Il précise même que  » La France ne soutiendra plus politiquement le mandat de négociation confié à la Commission européenne – en 2013 – , nous considérons que le TAFTA a vécu.  »

Pourtant, il n’est pas question de rompre les discussions avec les Etats-Unis, mais M. Fekl souhaite que l’UE reparte sur de nouvelles bases.  » Cette négociation est trop mal engagée pour donner des résultats. Il faut poser des règles communes, exiger comme préalable la fin de l’extraterritorialité du droit américain qui empêche les entreprises françaises d’aller travailler dans d’autres pays simplement parce que les Etats-Unis ne le veulent pas. Je voudrais que l’Europe s’affirme avec une vraie stratégie commerciale, comme elle est en train de s’affirmer dans la lutte contre l’évasion fiscale.  »

Et d’ailleurs, cette position est loin d’être majoritaire : mi-septembre, les ministres de douze Etats membres de l’UE, dont l’Irlande, l’Italie, la Finlande, la République tchèque, le Royaume-Uni et l’Espagne, ont adressé une lettre à Cecilia Malmström, la commissaire européenne au commerce, pour rappeler leur soutien au TTIP. Ces membres seraient, eux, plutôt partisans d’une simple pause qui laisserait passer les prochaines élections en France et en Allemagne, histoire de ne pas donner de grain à moudre à la droite eurosceptique.

Le but serait qu’au cours du quinzième round, Européens et Américains parviennent à mettre au propre des textes consolidés (prenant acte de l’état des discussions), voire à clore des chapitres de négociation (notamment ceux concernant l’harmonisation des normes dans l’automobile, assez avancés), afin que le futur président des Etats-Unis puisse, s’il le souhaite, reprendre le travail. Le problème, c’est qu’il semble, selon deux sources diplomatiques, que M. Hollande penche davantage pour l’option d’une  » pause  » que son secrétaire d’Etat.  » Il faut réfléchir à deux fois avant de dénoncer le mandat de négociation confié à la Commission en 2013. A l’époque, Paris avait bataillé pour qu’en soit exclu, par exemple, tout le domaine de la culture « , souligne l’une de ces sources.

La décision finale sur la marche à suivre sera prise lors du Conseil européen des chefs d’Etat, fin octobre. A Bruxelles, on estime que c’est la  » conclusion soft  » qui devrait s’imposer, sachant qu’à deux semaines de la présidentielle américaine, il sera peu probable que les dirigeants européens envoient un message très négatif aux Etats-Unis de peur de favoriser la candidature de M. Trump.

Mais un autre danger se profile. Concernant l’Accord économique et commercial global (CETA) avec le Canada, M. Fekl, en revanche, est sur la même longueur d’onde que la plupart des autres ministres présents à Bratislava : il soutient à 100 % cet accord de libre-échange, conclu entre la Commission européenne et Ottawa à l’automne 2014. Il n’est toutefois pas encore ratifié, ni par les Etats membres de l’UE, ni par le Parlement européen, ni par les parlements nationaux.

 » C’est un bon accord : les PME européennes vont avoir accès aux marchés publics canadiens, pas moins de quarante-deux appellations d’origine protégée françaises seront reconnues au Canada, avec la possibilité que d’autres le soient à l’avenir si des problèmes de fraudes apparaissaient dans le pays « , détaille M. Fekl.

Les ministres européens ont déjà en tête un agenda «  idéal  » pour l’accord avec le Canada : une ratification en grande pompe par les gouvernements européens et le premier ministre canadien, Justin Trudeau, le 27 octobre à Bruxelles. Dans la foulée, un vote du Parlement européen puis l’application provisoire du CETA, comme c’est l’usage dans la plupart des accords commerciaux de l’Union en attendant la ratification des parlements nationaux, qui prend des années. Mais, d’ici là, nous serons peut-être aux affaires !

A Bratislava, l’enjeu devait être de définir le périmètre de cette application provisoire :  » Il faut en exclure la proposition sur les cours d’arbitrage – réglant les contentieux entre les multinationales et les Etats – « , prône M. Fekl. C’est l’option qui devait être retenue par les ministres, estime une source proche des discussions.

Les mondialistes sont à la manoeuvre et tôt ou tard ils nous ressortiront leur projet car ils y ont beaucoup, beaucoup d’intérêts.

 

III. Le (très) discret adieu au FAMAS

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Le FAMAS en situation

L’annonce par le ministère de la Défense de la conclusion du marché visant au remplacement du fameux fusil d’assaut français FAMAS a été annoncé en catimini vendredi soir, éclipsé par les cocoricos qui ont entouré la vente de 36 avions Rafale à l’Inde. Somme toute le meilleur moment pour minimiser les retombées politiques négatives sur la décision de choisir un fusil d’assaut étranger pour équiper les trois armées. Nous l’avions pourtant annoncé dès le mois de mars 2015 (Lire « Et ça, ce n’est pas un scandale ? » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/03/16/bulletin-climatique-quotidien-16-mars-2015de-la-republique-francaise/).

L’Allemand Heckler & Koch (HK) a gagné dans le cadre d’un appel d’offres européen la compétition haut la main face au belge FN Herstal, qui proposait le Scar, l’italien Beretta (ARX 160), le suisse Swiss Arms, ex-SIG Arms (MCX) et, enfin, le croate, HS Produkt (VHS-2). Hélas, aucune entreprise française n’était en lice puisque la Manufacture d’armes de Saint-Etienne est fermée depuis 2001 et que personne (pas même l’Etat) n’a pris la relève. « Il n’y a plus en France ce type d’activités« , avait d’ailleurs rappelé en juin 2014 le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Le débat sur la souveraineté nationale sur les armes de petit calibre aurait dû se tenir il y a plus de quinze ans…Mais, comme de plus en plus souvent en France, il n’y a plus personne aux commandes !

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Le HK 416

« Le HK 416 a été supérieur aux autres fusils d’assaut. C’est la rolls des fusils d’assaut et la meilleure arme du monde. Il va équiper les soldats de l’armée française« , se réjouit-on au sein du ministère, oubliant que l’on n’a rien fait pour mettre au point en France la meilleure arme d’assaut du monde.

En outre, Heckler & Koch a fait une proposition financière très compétitive dans le cadre du programme « Arme Individuelle Future » (AIF) que le ministère de la Défense ne pouvait pas refuser. Considéré en général comme cher, le fabricant allemand, qui remporte un marché de 100 000 fusils d’assaut au calibre 5,56 mm OTAN (contre 90 000 prévus), aurait fait une proposition d’environ 200 millions d’euros… alors que le budget du ministère était de l’ordre de 350 millions d’euros. Soit une économie de 150 millions environ.

Cette arme est destinée aux trois armées, dont 70 000 pour l’armée de terre et 10 000 dédiées à l’opération Sentinelle. Elle équipera également le commandement des opérations spéciales (COS). Les livraisons sont prévues dès 2017 et s’échelonneront sur une dizaine d’années. Outre les 100 000 armes, cette commande concerne des accessoires, des munitions et diverses prestations permettant notamment d’assurer la qualification, le soutien initial et la formation des utilisateurs. Ce fusil d’assaut possède également la capacité de tirer les grenades à fusil et peut recevoir un lance-grenades de 40 mm pour augmenter sa puissance de feu.

« Ce marché contribue à renforcer les solides liens entre l’Allemagne et la France dans la Défense et dans l’industrie de l’armement en particulier« , a expliqué le ministère de la Défense dans son communiqué ! Ce qui n’a pas empêché Berlin de tout faire pour écœurer DCNS (notre constructeur naval) qui souhaitait participer au renouvellement des frégates de la marine allemande, au point que le groupe naval français a fini par jeter l’éponge…

C’est ce qui s’appelle une saine gestion non seulement des deniers publics mais aussi de l’honneur de la France. Mais savent-ils encore ce que cela signifie ?

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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La ville de Plaisance (Italie) a accueilli la famille princière de Bourbon Parme pour le baptême du jeune prince Carlos, titré prince de Plaisance par son père, le prince Carlos-Javier de Bourbon, duc de Parme et de Plaisance.

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Le duc et la duchesse de Parme avec le prince Carlos

Pour cette cérémonie, le duc et la duchesse de Parme étaient accompagnés, en particulier, du prince Javier de Bourbon ( frère du duc de Parme et ambassadeur des Pays-Bas auprès du Vatican) et de son épouse, des princesses Maria-Margarita et Maria-Carolina (soeurs du duc de Parme) ainsi que des princesses Maria-Teresa, Cécile et Maria de las Nieves de Bourbon Parme (tantes du duc de Parme), du roi Willem-Alexander des Pays-Bas, du duc de Bragance, etc.

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Le duc de Parme et sa tante Maria-Teresa devant le prince Jaime

Le prince Carlos de Bourbon Parme, prince de Plaisance, est le premier fils du duc et de la duchesse de Parme. Selon les règles dynastiques, il est dynaste en France.

Le 24 septembre 2016.
Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (23 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

23 Sep

I. Persécutions à géométrie variable

Selon une enquête de l’hebdomadaire allemand Die Welt am Sonntag, des réfugiés enregistrés en Allemagne, et à ce titre bénéficiaires d’allocations et de bien d’autres avantages, feraient de temps à autre des séjours dans leurs pays d’origine ! On note parmi ces destinations la Syrie, l’Irak et l’Afghanistan. Autant de pays dont certains ressortissants obtiennent le statut de réfugié en Occident compte tenu des dangers et des persécutions dont ils pourraient être victimes en y vivant. Des pays où les consulats occidentaux recommandent de ne pas se rendre, sinon pour des raisons d’extrême urgence.

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Une fois repus, ils partent en vacances !

La Bundesamt für Arbeit (BA), l’agence fédérale allemande pour l’emploi, évoque pour sa part un «certain nombre de cas» de séjours de migrants au pays. Mais selon un porte-parole cité par Die Welt am Sonntag, l’agence est dans l’impossibilité de fournir des statistiques précises : «Il n’y a pas base légale pour cela, aussi nous n’avons aucune information.» Selon les règles allemandes régissant les droits des demandeurs d’asile, les migrants ont le droit de quitter leur pays d’accueil pour un durée maximale de 21 jours…

Et si les réfugiés bénéficiaires d’allocations doivent communiquer à l’administration les dates et durée de leur «congé» (sic), rien ne les oblige à en donner la destination. Or, même si l’agence fédérale pour l’emploi venait à en être informée, cette dernière n’est pas autorisée à la transmettre à d’autres organismes publics et encore moins au public, au nom de la «protection des données personnelles».

Migrants from Syria and Iraq take selfies with German Chancellor Angela Merkel outside a refugee camp near the Federal Office for Migration and Refugees after their registration at Berlin's Spandau district, Germany, September 10, 2015. REUTERS/Fabrizio Bensch - RTSG4Y

Un dernier selfie avec Angela avant le départ !

L’Office fédéral de la migration et des réfugiés (BAMF) y voit pour sa part une bonne nouvelle. «S’il s’agit d’un voyage d’agrément, c’est une indication que le réfugié ne craint pas les persécutions». Mais le ministère allemand de l’Intérieur n’est pas de cet avis et a expliqué que le voyage d’un demandeur d’asile dans un pays dit de «persécution» prouvait de facto l’absence de danger – base de la demande d’asile – et pouvait conduire au retrait du statut de réfugié.

Chiche !

II. À crapule, crapule et demi

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José-Manuel Barroso, une belle tête de crapule

Vous n’ignorez pas le scandale de la reconversion de José-Manuel Barroso, past-président de la Commission européenne, embauché récemment par la banque Goldman-Sachs bien connue pour ses nuisances financières responsables de la crise dite des « subprimes » en 2008 mais aussi du maquillage des comptes de la Grèce, à l’origine de la crise européenne qui a suivi. Eh bien sachez qu’il a fait des émules !

Neelie Kroes, ancienne commissaire européenne à la concurrence a été directrice, entre 2000 et 2009, d’une société offshore, enregistrée aux Bahamas.

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Nellie Kroes, une forte tête de crapule et demi

Classée cinq années de suite parmi les femmes les plus puissantes du monde par le magazine Forbes, Neelie Kroes, ex-commissaire européenne à la concurrence (2004-2009) de la Commission Barroso, a été directrice, entre 2000 et 2009, de Mint Holdings Limited, une société enregistrée aux Bahamas. L’existence de cette société offshore n’a jamais été révélée aux autorités bruxelloises comme elle aurait pourtant dû l’être dans les déclarations d’intérêt remplies par Mme Kroes à son entrée en poste. Elle y affirmait pourtant avoir abandonné tous ses mandats avant son entrée à la Commission.

Cinq mois après les « Panama papers », les médias partenaires du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) ont eu accès à de nouveaux documents confidentiels, les « Bahamas Leaks », portant sur l’équivalent d’un « registre du commerce » bahamien. Parmi les plus de 175 000 structures offshore enregistrées dans ce paradis fiscal depuis 1990, certaines sont liées à des personnalités politiques de premier plan.

Enregistrée au mois de juillet 2000 auprès des autorités bahamiennes, Mint Holdings aurait dû servir à une grosse opération financière qui consistait à racheter plus de 6 milliards de dollars d’actifs à la branche internationale énergie d’Enron, dans le cadre de l’opération « Project Summer ».

Cette opération devait être financée principalement par des investisseurs proches de la famille royale des Emirats arabes unis ainsi que par des hommes d’affaires saoudiens. L’état bancal des comptes de la société américaine Enron ainsi que des problèmes de santé du principal investisseur du projet – l’ancien président des Emirats arabes unis, Zayed Al-Nayane, mort en 2004 – ont eu raison du rachat.

L’ex-commissaire se dit « prête à assumer l’entière responsabilité » de cette omission et en a informé l’actuel président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Un porte-parole de la Commission a déclaré qu’ils « allaient examiner les faits avant de faire un commentaire ».

Les fonctions de Mme Kroes l’ont en effet conduite à l’époque à œuvrer en faveur de la libéralisation du marché de l’énergie, justement celui dans lequel évoluait Enron et au sein duquel les Emirats arabes unis occupent une place prépondérante, avec des réserves gazières parmi les plus importantes du monde. Cela porte un nom : le conflit d’intérêt.

En 2005, la société Mint Holdings, qui avait perdu son objet initial, a été réactivée pour mener des opérations biens réelles. Ni la nature de ces nouvelles activités ni celle des flux financiers qui ont circulé sur les comptes de Mint Holdings ne sont connues, mais elles restent hautement problématiques pour l’ex-commissaire, qui était encore en place à l’époque. Ce n’est que moins de deux mois avant son changement de portefeuille – elle devient, en 2009, commissaire à la société numérique – que Neelie Kroes démissionne de ses fonctions d’administratrice de Mint Holdings.

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Pas mal les Bahamas !

Les révélations sur l’ancienne commissaire européenne ont toutes chances de ternir encore plus l’image d’une institution déjà régulièrement accusée d’être plus sensible au business des lobbys qu’à l’intérêt des citoyens européens.

Et ce sont les mêmes qui sont mouillés jusqu’au cou dans la traite négrière qui aboutit au déferlement de hordes migrantes sur l’Europe. Il faut quitter au plus vite cette galère.

III. La  » Jungle  » de Calais est devenue le lupanar des immigrationniste !

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Déjà à Pompéi…

Des volontaires des ONG prétendument humanitaires qui viennent en aide aux migrants de la « Jungle » de Calais sont au cœur d’une polémique. Selon le quotidien britannique The Independant, ils sont accusés de profiter de leur position pour avoir des rapports sexuels avec les réfugiés présents sur place. En d’autres termes, après la traite des blanches, voici venue  » la traite des noirs  » !

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Révélée par The Independant, l’information a été confirmée par les responsables de différentes ONG qui œuvrent à Calais. Ces derniers se montrent inquiets par rapport à ce comportement, adopté aussi bien par des volontaires hommes que femmes.

Tout est parti d’une conversation sur Facebook, dont les messages ont été effacés depuis, entre plusieurs volontaires sur une page de soutien aux travailleurs bénévoles de Calais. Dedans, l’un des membres du groupe affirme qu’il a entendu parler «de volontaires ayant eu des relations sexuelles avec plusieurs partenaires en une seule journée» ou «de garçons, que j’imagine sous la majorité sexuelle, qui ont eu des relations charnelles avec des volontaires».

L’auteur du message poursuivait en estimant que ce comportement est dangereux pour les réfugiés, qui s’avèrent être «dans une position de faiblesse» car «totalement dépendant de l’aide offerte par les volontaires». En 1995, le Conseil de sécurité des Nations-Unies avait mis au point le programme  » PETROLE CONTRE NOURRITURE  » dans le cadre des sanctions contre l’Irak. En 2016, les ONG prétendument humanitaires inventent un programme  » SEXE CONTRE NOURRITURE  » ! C’est ignoble.

L’UNHCR, l’agence des réfugiés des Nations Unies, a réagi dans la foulée, rappelant qu’il était indispensable d’imposer une politique de «tolérance zéro» concernant toute forme d’exploitation afin de «maintenir l’intégrité» du travail des volontaires. Tu parles…

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Mais il y a presque pire. En effet, le témoin ajoute par ailleurs que la majorité des cas concerne des femmes volontaires et des hommes réfugiés, ce qui, selon lui, fait courir un risque d’objectification des femmes volontaires dans le camp. Le vieux mythe du sexe noir refait surface…(Lire « En 1945, on l’aurait tondue » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/03/28/bulletin-climatique-quotidien-28-mars-2016de-la-republique-francaise/).

Toujours est-il que si ces assertions se vérifient, elles seront difficiles à régler. Les volontaires travaillant sur la base du volontariat, il s’avère délicat de leur interdire l’accès à la Jungle. Tout au plus les associations peuvent-elles leur demander de ne plus venir et de ne plus œuvrer pour elles mais elles auront toujours la possibilité de revenir de leur propre chef. L’UNHCR prône toutefois la tolérance zéro et peut prévenir les autorités françaises en cas de comportement suspect. Mais que se passera-t-il lorsque l’évacuation du bidonville, voulue par Bernard Cazeneuve, sera réalisée ? Ces « volontaires du sexe » suivront-elles leurs proies jusque dans les centres d’accueil organisés par les préfets de la République ?  Une sorte de renaissance des fameux « bordels aux armées« …de migrants !

L’industrie du sexe parmi les immigrationnistes a donc probablement de beaux jours devant elles.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Rembrandt intime

Au Musée Jacquemart-André, à Paris

du 16 septembre 2016 au 23 janvier 2017

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Rembrandt par lui-même

En réunissant une cinquantaine de toiles, le musée Jacquemard-André réussit une superbe rétrospective du maître flamand.

« Certains artistes sont géniaux, Rembrandt, lui, embrasse tous les génies », affirme Emmanuel Starcky, l’un des deux commissaires, avec Peter Schatborn, à avoir réuni une cinquantaine de toiles et de dessins autour des trois chefs-d’oeuvre de Rembrandt conservés au musée Jacquemart-André. Trois tableaux assez différents qui correspondent à des dates clés dans l’oeuvre et la vie du peintre : Le Repas des pèlerins d’Emmaüs, (1629), Portrait de la princesse Amalia Van Solms (1632) et Portrait du docteur Arnold Tholinx (1656).

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Le Repas des pèlerins d’Emmaüs

L’intensité du drame apparaît particulièrement dans Le Repas des pèlerins d’Emmaüs, où l’artiste confirme son talent pour traduire par la lumière et le détail les émotions des protagonistes face au mystère de la foi. Foi incarnée par un Christ qui irradie de lumière et l’un des pèlerins qui en tombe de sa chaise, alors qu’une modeste femme, au second plan, s’active aux fourneaux. L’attachement de Rembrandt aux humbles, que l’on retrouvera dans toute son oeuvre, est déjà ici perceptible, tout comme sa connaissance des textes bibliques, mais aussi une certaine manière de témoigner de son époque, marquée par les querelles religieuses.

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Saint-Paul à son bureau

Au coeur d’un XVIIe siècle profondément chrétien, Rembrandt reproduit les passages les plus riches de sens de la bible. Il faut voir ce tableau de Saint Paul à son bureau en pleine méditation, semblant regarder au plus profond de l’existence. Ou La fuite d’Egypte tout en ellipse et en évocation religieuse. L’art de Rembrandt s’exalte d’un regard unique sur le rapport de l’homme à Dieu.

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Autoportrait

Mais l’exposition présente aussi les autoportraits comme autant de marques de son évolution stylistique. Sa peinture évolue tandis que son visage se marque. Sans complaisance mais avec une acuité saisissante, il éclaire sur son intériorité. Les traits de son visage, son demi-sourire ou son faciès ténébreux, il ne cache rien. Tout comme pour les nombreux portraits exposés, il privilégie le regard sur la psyché plutôt que la pure ressemblance avec le modèle. Un tableau de Rembrandt recèle secrets et détails imperceptibles quo concourent à la profondeur de l’oeuvre.

 

Le 23 septembre 2016.
Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (22 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

22 Sep

I. Le mythe des  » Chances pour la France  » est de retour

ou quand le matérialisme veut prendre le pouvoir

Nous disions un mot hier, mercredi 21 septembre 2016, du dernier rapport de l’OCDE, présenté à la réunion des Nations-Unies sur les migrations, la semaine passée (Lire « Et ça ne va pas s’arranger » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/21/bulletin-climatique-quotidien-21-septembre-2016-de-la-republique-francaise/). Mais voici aujourd’hui un autre aspect de ce rapport qui veut à tout prix nous faire accepter l’idée que non seulement  » MIGRER N’EST PAS UN DELIT  » (pour reprendre le dernier slogan de l’ONG Médecins du Monde) mais que l’arrivée de hordes migrantes dans nos pays d’Europe est bénéfique.

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Pour y parvenir, l’OCDE et les lobbys immigrationnistes ont trouvé la recette : démontrer les bienfaits économiques de ces migrations.  Il est vrai que dans ce monde devenu presque intégralement matérialiste et consumériste, l’argument est de poids. Un nouvel aspect, en quelque sorte, du culte du veau d’or.

«  Pour la France, nous disposons désormais d’études très précises, réalisées à partir des déclarations sociales des entreprises. Les personnes immigrées occupent le plus souvent les postes pénibles, permettant aux natifs (sic) d’aller vers des emplois plus élaborés, donc mieux rémunérés. L’effet positif sur les salaires des natifs varie de 3 % à 5 %, selon les études « , détaille le porte-parole de l’OCDE, El Mouhoub Mouhoud (nous n’inventons rien). Lequel se fait discret sur les effets désastreux de ce mouvement sur le nombre d’emplois laissés justement vacants par les « natifs » auxquels on a réussi à faire croire qu’il existait des emplois nobles pour eux et méprisables pour les autres. Ces autres que d’aucuns ont osé nommer  » Les sans dent  » ! Le résultat de cette ignominie se retrouve bien sûr dans la courbe du chômage, inexorablement ascendante.

Voici ce que le fameux Mouhoud nous dit :  » Même dans une économie avec 10 % de chômage, il y a des pénuries d’emplois. Le marché du travail n’est pas homogène « , relève-t-il. Mais, pour lui, c’est un argument en faveur de la substitution de travailleurs. Une forme subreptice de  » Grand Remplacement « .  » L’immigration répond à des besoins non pourvus « , souligne d’ailleurs Jean-Christophe Dumont, chef de la division des migrations internationales à l’OCDE. Mais ce n’est pas tout.

En matière fiscale aussi,  » les migrants contribuent en général plus en impôts et cotisations sociales qu’ils ne perçoivent de prestations individuelles « , prétend M. Dumont. Un argument fallacieux en France, qui compte davantage d’immigrés âgés issus d’arrivées plus anciennes et où les arrivants plus récents…ne travaillent pas !

Alors, si  » l’immigration, c’est tout bénef.  » (pour caricaturer la  » Chance pour la France  » de Bernard Stasi en 1985), pourquoi le sujet reste-t-il aussi inflammable ?  » Ceci est en partie dû au sentiment que les flux migratoires sont très élevés et que les pays ont perdu le contrôle sur la gestion de ces flux « , estime le rapport de l’OCDE. En 2015, les pays développés comptaient 4,8 millions de nouveaux migrants permanents (ayant obtenu un droit d’installation dans un pays), un record depuis 2007. La France a enregistré l’an dernier 73 500 demandeurs d’asile, issus majoritairement du Soudan, de Syrie et du Kosovo. Un plus haut historique. Mais c’est pourtant sans compter avec tous les migrants qui ne demandent pas l’asile.

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Mais l’OCDE a un autre argument : la peur de l’immigré :  » L’impact de la migration n’est pas le même pour tout le monde « , note Stefano Scarpetta, directeur de la division emploi, travail et affaires sociales à l’OCDE. Les immigrés se concentrent presque toujours dans des zones urbaines spécifiques, souvent les plus défavorisées. Les effets au niveau local peuvent donc être beaucoup plus forts qu’au niveau national, aggravant des problèmes structurels et d’infrastructures.  » Intégrer 12 000 personnes – l’objectif du gouvernement pour évacuer les réfugiés de Calais – , soit à peine plus de 100 personnes par département, ce n’est rien ! Mais la question ne se pose évidemment pas en ces termes « , admet pourtant M. Dumont.  » On ne peut pas décider d’une répartition sur la base du nombre de places d’hébergements sans prendre en compte les perspectives d’emploi « , abonde M. Scarpitta qui oublie cependant, comme tous ses complices, les aspects religieux et culturels. Mais de ces éléments essentiels, qui se soucie ?

La preuve en est dans l’argumentation du fameux Mouhoud :  » Même s’il n’a pas d’effet sur l’emploi lui-même, l’afflux d’immigrés peut avoir des effets négatifs sur le salaire médian des natifs travaillant dans des secteurs peu qualifiés, comme le bâtiment pour les travaux publics. Il s’agit souvent des travailleurs issus d’une vague d’immigration précédente « , dans lequel le comble est atteint dans la mise en concurrence des vagues successives de migrants pour expliquer le rejet de celles qui suivent. Un sommet d’imposture.

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Les  » bons élèves « , selon l’OCDE ? La Suède* ou le Canada. La France, elle, reste à la traîne.  » Si les immigrés avaient, par âge, sexe et niveau d’éducation, le même taux d’emploi que les natifs, le gain fiscal serait de plus d’un demi-point de PIB. Investir dans l’intégration est rentable ! « , martèle M. Dumont. Tous ces arguments furent ceux d’Angela Merkel de puis un an en Allemagne. On en connaît aujourd’hui la perspicacité et les résultats.

Rentable financièrement, Jean-Christophe Dumont et ses compères ne nous ont pas convaincus. Mais rentable en termes d’acculturation, d’appauvrissement de notre langue, de dangers du prosélytisme religieux, de violences et trafics en tous genres comme de tragédies du terrorisme, sans aucun doute !

* Lire « Et la Suède elle-même » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/02/17/bulletin-climatique-quotidien-17-fevrier-2016-de-la-republique-francaise/

 

II. Errare humanum est, perseverare diabolicum

Au-delà de ces errements, surgit un autre problème essentiel à la bonne gestion de la France : LA LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS À L’EMBAUCHE ! Puisque, pour prendre leur envol dans le  » Grand Remplacement « , les nouveaux arrivants venus d’ailleurs ont l’absolue nécessité de pouvoir entrer partout où ils le souhaitent…

Et il paraît que le phénomène est encore trop souvent minimisé par les entreprises. Pourtant, les inégalités sur le marché du travail ont, paraît-il, un coût pour l’économie. C’est le sens d’un rapport qui a été remis, mardi 20 septembre, à la ministre du travail Myriam El Khomri et au ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, Patrick Kanner.

Réalisé par France Stratégie, un groupe de réflexion rattaché à Matignon, ce travail formule plusieurs scénarios de réduction des discriminations touchant les enfants d’immigrés et les femmes, pour parvenir à une conclusion centrale. Accrochez-vous, ça décoiffe :
« La réduction des écarts de taux d’emploi et d’accès aux postes élevés (…) permettrait un gain de 6,9 % du produit intérieur brut (PIB), soit environ 150 milliards d’euros sur la base du PIB français de 2015 ».

« Les chiffres auxquels nous aboutissons sont plus élevés que ce que la plupart des observateurs avaient en tête. Surtout, alors qu’on parle souvent de discriminations en termes de droits et d’équité sociale, ce travail permet d’attirer l’attention sur la dimension économique du sujet », explique Jean Pisani-Ferry, le commissaire général de France Stratégie. Alors, là, il faut que l’on vous explique : la problématique du droit et de l’équité sociale vis-à-vis des migrants (souvent illégaux) n’ayant pas l’impact souhaité dans la population française il faut tenter de convaincre cette dernière des bienfaits économiques de la lutte contre les discriminations ! Comme nous le rapportions ci-dessus à propos des mouvements migratoires dont l’OCDE nous vente les mérites.
D’ailleurs, « Il y a non seulement un aspect moral à la lutte contre les discriminations, mais aussi un argument rationnel d’efficacité économique », abonde-t-on dans l’entourage de Mme El Khomri.

Un tel chiffrage n’avait encore jamais été réalisé pour la France. En mai 2015, un premier rapport sur la lutte contre les discriminations en entreprise avait été remis au gouvernement. Elaboré par un groupe de représentants syndicaux et patronaux, sous l’égide de Jean-Christophe Sciberras, directeur des relations sociales du groupe chimique Solvay et ancien président de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines, il préconisait une évaluation économique de ce phénomène.

Pour ce faire, France Stratégie a notamment travaillé à partir des données de l’enquête emploi de l’Insee, chiffrant dans le temps les écarts de salaire à poste donné, mais aussi les écarts de taux de chômage entre enfants d’immigrés, personnes vivant en zones urbaines sensibles et les hommes sans ascendance migratoire directe.

Au final, les économistes ont retenu quatre critères : le moindre accès des descendants d’immigrés aux postes les mieux rémunérés, leur moindre accès à l’emploi, au travail à temps plein, et les inégalités d’éducation.

Quatre scénarios ont été élaborés, allant jusqu’à une hausse de 14,1 % du PIB si ces quatre déséquilibres étaient tous corrigés. Rappelez-vous, à ce terme de notre présentation du travail de France Stratégie, des propos si pertinents de Gladstone que nous rappelons souvent :

 » Les statistiques sont la forme la plus élaborée du mensonge « .

Mais les économistes de France Stratégie ont privilégié un scénario intermédiaire (à + 6,9 % du PIB), car deux dimensions leur semblaient plus aléatoires. « Le temps partiel, même s’il est souvent subi, peut aussi résulter de choix personnels. Quant à la convergence des accès à l’éducation, elle suppose un horizon de temps très long », justifie M. Pisani-Ferry. Dans le scénario privilégié, le gain en termes de recettes publiques pourrait être de 2 points de PIB, pour une baisse des dépenses publiques (indemnisation chômage) de 0,5 point.

Mais, selon M. Pisani-Ferry, le rapport permet de pointer que « la réduction des discriminations est bien une réforme structurelle, qui aura des bénéfices économiques et sociaux. On a tendance à opposer les deux, mais pour une fois ils se rejoignent : quand un pays recrute son élite dans seulement une fraction de sa population, c’est forcément coûteux, car il se prive de talents ».

Ne nous privons donc surtout pas des talents de ces racailles de banlieues que l’on nomme avec tant de complaisance des  » Chances pour la France « .

« Notre rôle est (…) de rappeler le droit avec force, mais aussi et surtout de réveiller les consciences pour que les comportements changent », a souligné Mme El Khomri, mardi.

Nous lui faisons confiance ! Sauf qu’elle oublie que, dans six mois, plus aucune de ces excellentes personnes n’occupera le moindre poste décisionnel…

III. Il y avait (il y a toujours) la transmission sexuelle du SIDA

Il y a maintenant la transmission sexuelle de Zyka

L’épidémie de Zika prolifère. Les 150 experts scientifiques qui avaient mis en garde contre les risques de contamination lors des Jeux de Rio peuvent certes se féliciter qu’aucun cas de transmission ne soit intervenu durant la quinzaine olympique, disputée pendant l’hiver austral. Mais l’épidémie s’étend ailleurs.

Depuis 2015, 70 pays ont signalé la présence du virus, dont 55 au stade épidémique et cinq où la transmission du virus est permanente. Surtout, douze pays ont rapporté une transmission interhumaine : jusqu’ici méconnue, la voie sexuelle paraît jouer un rôle qui n’est pas anecdotique.

Elle fait redouter une dissémination de l’infection à laquelle sont associées des atteintes neurologiques, notamment, en cas d’infection lors de la grossesse, une microcéphalie chez les nouveau-nés. Des chercheurs brésiliens et britanniques, qui ont publié le 15 septembre une étude confortant la responsabilité du virus Zika dans le nombre sans précédent de microcéphalies, en particulier dans l’Etat de Pernambouc, au Brésil, appellent à  » se préparer à une épidémie mondiale de microcéphalies et d’autres manifestations congénitales du syndrome Zika « .

 » Des preuves croissantes ont démontré que la transmission sexuelle du virus Zika est possible et plus répandue que ce que l’on estimait auparavant « , indique l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le document du 6 septembre actualisant ses recommandations pour prévenir cette voie d’infection. La première publication faisant état d’une transmission du virus Zika par le biais d’une relation sexuelle remonte à 2011. Un homme infecté lors d’un séjour dans le sud-est du Sénégal en 2008 avait infecté son épouse à son retour aux Etats-Unis. Depuis, douze pays ont notifié des cas de transmission sexuelle : Allemagne, Argentine, Canada, Chili, Espagne, Etats-Unis, France, Italie, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pérou et Portugal.

Jusqu’en juin, les seuls cas de transmission sexuelle connus impliquaient des hommes présentant des symptômes de l’infection par le virus Zika. Mais ce constat a été battu en brèche avec la découverte en Bretagne d’un couple infecté possiblement par voie sexuelle, alors que le couple de retour de Martinique était asymptomatique. En juillet, un deuxième cas de transmission sexuelle par un homme asymptomatique a été signalé dans le Maryland.

Aux Etats-Unis toujours, les centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont eu la surprise en juillet de rapporter le premier cas d’une transmission sexuelle de la femme vers l’homme. La jeune femme avait éprouvé les premiers symptômes à l’aéroport dans une zone touchée par Zika, alors qu’elle attendait son avion pour les Etats-Unis. Le jour de son retour à New York, elle avait eu un unique rapport sexuel avec un homme qui n’avait pas quitté la ville et qui a développé des symptômes à son tour sept jours plus tard.

Compte tenu de ces éléments, l’OMS a reformulé ses recommandations en matière de prévention. Dans les pays connaissant une transmission active du virus Zika, l’organisation rappelle l’importance d’informer la population de ce risque et de prodiguer des conseils sur les pratiques sexuelles protégées. L’OMS insiste aussi sur la nécessité de fournir des préservatifs et, pour les hommes et femmes sexuellement actifs, tout l’éventail des méthodes contraceptives, y compris la contraception d’urgence.

 » Les femmes enceintes devraient avoir des relations sexuelles protégées ou pratiquer l’abstinence pendant au moins toute la durée de la grossesse. Leur partenaire devrait également être informé de cette recommandation « , souligne l’organisation.

Dans toutes les autres régions où il n’existe pas de transmission active du virus Zika, l’OMS recommande aux personnes revenant d’une zone où le virus sévit d’avoir des pratiques sexuelles protégées et de pas tenter d’entamer une grossesse pendant au moins les six mois suivant ce retour ! Ne serait-il pas plus simple de rester chez soi ?…

La gravité de l’infection est liée aux atteintes du système nerveux qu’elle peut provoquer. Chez l’adulte, elle peut entraîner un syndrome de Guillain-Barré, susceptible de prendre la forme d’une paralysie progressive à partir des jambes jusqu’au reste du corps, et pouvant toucher les muscles respiratoires.

L’infection de la femme enceinte peut provoquer chez le fœtus une microcéphalie, avec une malformation du cerveau et de la boîte crânienne. Une étude publiée jeudi 15 septembre sur le site de la revue The Lancet Infectious Diseasesconfirme la relation de cause à effet entre l’infection de la femme enceinte et la survenue d’une microcéphalie.

Jusqu’ici, les preuves d’une telle relation résultaient de travaux de modélisation ou de cas rapportés. L’étude a été menée au Brésil, pays où près de 1 900 cas de microcéphalie associée à une infection par le Zika ont été recensés, soit vingt fois plus que le nombre attendu.

L’étude inclura au total 100 cas et 200 contrôles, mais Thalia Velho Barreto de Araujo et ses collègues en ont publié les résultats intermédiaires, sur 32 cas et 62 contrôles. 24 des 32 mères d’enfants microcéphales (80 %) étaient infectées par le virus Zika, contre 64 % des mères d’enfants servant de contrôles. Parmi les nouveau-nés, 41 % de ceux atteints de microcéphalie portaient le virus, contre aucun de ceux indemnes.  » La microcéphalie résulte de l’infection congénitale par le virus Zika « , concluent les chercheurs. Ils attendent les résultats complets pour évaluer les autres facteurs de risque potentiels et confirmer la force de l’association entre l’infection et la microcéphalie.

Dans la bible, ça porte un nom : LES DIX PLAIES D’EGYPTE !

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Pour tous ceux que les travaux de M. Hervé Pinoteau sur l’Etat présent de la Maison de Bourbon  intéressent, voici un long exposé enregistré par nos amis du site Les Rois souterrains (http://lesroissouterrains.over-blog.com) dans lequel le baron Pinoteau retrace l’histoire de la beata stirps, la bienheureuse souche ou tige royale, première maison de l’Occident, et même de l’univers chrétien.

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Le 22 septembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (21 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

21 Sep

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I. Les Grecs n’en peuvent plus. Les Grecs n’en VEULENT plus

Un gigantesque incendie, apparemment volontaire, a ravagé lundi 19 septembre le camp de migrants de Moria sur la malheureuse île grecque de Lesbos dont vous n’ignorez plus combien elle a eu a souffrir depuis plus d’un an des appels lancés par Angela Merkel aux hordes sauvages venues de Turquie. Aucune victime n’était rapportée en début de nuit, mais le feu a « presque entièrement détruit » les tentes, tandis que les containers servant d’hébergement ou de bureaux ont été endommagés. « Entre 3 000 et 4 000 » personnes ont fui dans les environs pour échapper au feu, dont 150 mineurs prétendument isolés (en réalité envoyés en service commandé par leurs familles impécunieuses se faire prendre en charge par la généreuse Europe et…y faire des petits avec quelques folles gamines décérébrées).

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Des vents puissants attisant les flammes ont rendu la situation « difficile » à maîtriser, dans un premier temps. Par ailleurs, les pompiers ont eu du mal à intervenir en raison de bagarres ayant éclaté entre groupes rivaux de nationalités différentes, rappelant ainsi l’accueil des pompiers dans les quartiers malfamés de nos propres banlieues. Une fois à l’intérieur, ils ont néanmoins réussi à maîtriser le feu. La police est ensuite partie à la recherche des migrants qui avaient fui le lieu. Plusieurs centaines ont regagné le camp.

Ce n’est pas la première fois que des incidents éclatent dans ce camp, mais jamais il n’avait encore fallu procéder à une telle évacuation. Il y a actuellement 5 650 migrants sur l’île de Lesbos (13 536 sur l’ensemble des îles de la mer Egée), selon les statistiques publiées lundi par le gouvernement. Au total, il y a plus de 60 000 migrants en Grèce.

La plupart sont bloqués là depuis l’entrée en vigueur de l’accord Union européenne-Ankara le 20 mars, prévoyant le renvoi systématique en Turquie des arrivés depuis cette date. Mais, en réalité, l’expulsion ne se fait au mieux qu’au compte-goutte ce qui ne change rien à l’embolisation des camps grecs : seules 502 personnes ont été expulsées en six mois.

Mais il faut noter que deux incendies avaient déjà éclaté dans les champs d’oliviers près de Moria, et avaient été maîtrisés, avant que n’éclate celui de la soirée, à l’intérieur même du camp montrant le caractère intentionnel de ces crimes (car, rappelons-le, l’incendie volontaire est un crime).

La police a annoncé l’arrestation de neuf migrants (Afghans, Irakiens, Syriens mais aussi Sénégalais et…Camerounais) impliqués dans les affrontements qui ont éclaté dans la soirée dans le camp, d’abord entre Afghans et Africains puis généralisés, conduisant à l’incendie des installations, a ajouté cette source.

L’incendie de Moria se produit alors qu’au même moment, les 193 pays membres des Nations unies promettaient, à New York, de tenter d’améliorer le sort de millions de réfugiés dans le monde, mais sans se fixer d’objectifs chiffrés. Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a souligné lors de ce sommet que ne pas régler la crise migratoire en Europe « encouragerait les forces nationalistes et xénophobes à relever la tête pour la première fois depuis la Seconde guerre mondiale ».

Angela Merkel en prend la mesure au travers des résultats des élections récentes dans son pays !

II. Quand le ministre de la Justice fait semblant de remettre les pendules à l’heure

Nommé le 27 janvier ministre de la justice après la démission de Christiane Taubira, Jean-Jacques Urvoas a présenté, hier mardi 20 septembre, ses positions sur la prison et son plan pour atteindre un objectif de 80 % de détenus en cellule individuelle.

Et il a commencé par le commencement : le nombre faramineux de détenus dans les prisons françaises que les bien-pensants appellent d’une fort élégante expression, LA SURPOPULATION CARCERALE. Pourtant, M. Urvoas n’a pas voulu trancher à la question de savoir si cette surpopulation carcérale est due au fait qu’il y a trop de détenus, ou pas assez de places. Pour nous la réponse serait plutôt :  » Les deux mon général  » car à tant vouloir nier, depuis des générations de ministres de la Justice, l’augmentation des délits en tous genres on en est arrivé à ne pas répondre suffisamment à la demande…

Mais, en vérité, tous les statisticiens honnêtes vous le diront : il y a dans notre pays de plus en plus de violence, de plus en plus de délits et de plus en plus de crimes. Ajoutez-y le terrorisme et la coupe ne sera pas seulement pleine, elle débordera ! Pourquoi ?

Parce qu’il y a dans notre pays de plus en plus de délinquants, de criminels et de terroristes.

Alors, J-J. Urvoas nous propose une approche philosophique face à ces dures réalités. Ecoutez-le bien :

 » Il y a une course à l’échalote sur le nombre de places qu’il faudrait construire. Comme si le volume était la réponse à toutes les questions. La démarche du gouvernement est aujourd’hui de rechercher les moyens pour enfin mettre en œuvre le principe de l’encellulement individuel des détenus. Ce principe introduit dans la loi dès 1875 a été rappelé en 2000 et depuis, même consacré par la loi de 2009, nous ne cessons d’en repousser l’application par le vote de moratoires successifs. Le dernier date de 2014. J’y étais hostile car c’est une forme d’hypocrisie. Mais le sujet est complexe. A la maison d’arrêt pour femmes de Nice, par exemple, j’ai rencontré six détenues dans une cellule prévue pour trois. Si demain était décidée la construction de trois cellules individuelles, je n’aurais pas augmenté la capacité, mais j’aurais respecté le principe de l’encellulement individuel. Il faut cesser de considérer la prison comme seulement un espace géographique et l’appréhender comme un  » espace-temps « . Ce qui compte, ce n’est pas tant la taille de la cellule, que le nombre d’heures qu’y passent les détenus. J’ai vu en juin au Canada des cellules de 6 m². Mais quand les détenus y restent 6 heures par jour, la problématique est différente. Le débat est celui du temps passé en dehors des cellules, c’est-à-dire le temps des activités que peuvent pratiquer les détenus.(…) Aujourd’hui, j’estime que le besoin en maisons d’arrêt se situe entre 9 480 et 14 600 cellules individuelles, selon les hypothèses de croissance du nombre de détenus. Cela représenterait un programme immobilier compris entre 1 et 2,5 milliards d’euros. »

L’aspect quantitatif de la question étant ainsi évacué, il faut nécessairement en venir à son aspect qualitatif. Car la dure réalité est encore là :

Plus de 80% des détenus (donc des délinquants, des criminels et des terroristes) sont ce que Bernard Stasi osait appeler en 1985 des  » Chances pour la France « .

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Alors, J-J. Urvoas a précisé sa pensée dans le domaine de l’incarcération (puisqu’on se refuse à les expulser ou, mieux encore, à les supprimer) des détenus dits  » radicalisé  » (entendez musulmans radicaux décidés à égorger du curé comme de vulgaires moutons de l’Aïd). Ceci sans doute en attendant les brillants résultats des  » Centres de déradicalisation  » appelés maintenant  » Centres de prévention, d’insertion et de citoyenneté  » (CPIC) !

Ecoutons le ministre :

 » Quand, il y a deux ans, le directeur de Fresnes a prosaïquement procédé à un regroupement et créé ce qui allait devenir les  » unités dédiées « , c’était d’abord dans un souci d’ordre public parce qu’il craignait que la présence de détenus radicalisés faisant du prosélytisme dans des coursives provoque des troubles. Ensuite, un deuxième objectif est apparu, celui de la prévention de la radicalisation. Porter une appréciation sur la pertinence de ces expérimentations nécessite donc d’évaluer les deux aspects, et il est encore trop tôt pour porter un jugement définitif sur les moyens engagés pour enclencher une  » déradicalisation « . Par contre, je suis convaincu que la piste d’établissements spécialisés et réservés aux détenus radicalisés est sans issue. Des pays ont fait ce choix, et cela s’est mal terminé. »

Et que répond-il à la question de savoir si l’on doit sanctionner par de la prison ferme des personnes qui ont entamé leur djihad en cherchant à se rendre en Syrie sans y parvenir ? Ecoutez encore :

 » Cela est basé sur des faits avérés, comme par exemple un voyage engagé dans le but de rejoindre certains groupes terroristes. En revanche, la dérive qui consiste à ériger la peur de l’autre comme unique fondement de la privation de liberté est profondément inquiétante et très dangereuse.

Il y a des monstruosités proférées par des responsables publics qui, pourtant, savent l’inanité de leur démarche. C’est notamment le cas de l’incarcération à titre préventif de personnes suspectées. L’expression  » Etat de droit  » est utilisée par tous, mais ne semble pas bien comprise par chacun. Les deux mots sont importants  » Etat  » et  » droit  » ! Or, les droits fondamentaux sont protégés par des textes qui incarnent le cœur de nos valeurs. »

Il n’y a plus aucun doute, la France et les Français sont dans de bonnes mains et leur sécurité est bien assurée par M. Urvoas et ses complices.

 

III. Et ça ne va pas s’arranger…

En tout cas, si l’on en croit le 40e rapport de l’OCDE sur les migrations internationales, présenté cette semaine aux Nations-Unies.

Nous en avons extrait quelques détails concernant la France (même si les chiffres, toujours sous-évalués puisque, par définition, il s’agit de migrations clandestines restent évidemment sujets à caution). Notre pays reste la première terre d’accueil des ressortissants africains. Les Algériens, Marocains et Tunisiens représentent 34 % des 168 000 entrées reconnues en 2014. Viennent ensuite par nationalité le Sénégal (2,7 %), la République démocratique du Congo (2,5 %), la Côte d’Ivoire, le Mali, le Cameroun.

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Ce rapport nous dit qu’aujourd’hui près de 5 millions de Subsahariens résident dans les pays de l’OCDE. Mais il nous dit aussi que l’Afrique, c’est aujourd’hui un milliard d’habitants. Le continent comptera 2 milliards d’habitants en 2050, avec 450 millions de jeunes entre 15 et 24 ans. Il y a donc de grandes chances que nos enfants et nos petits enfants aient à faire face à de bien plus grandes difficultés.

Mieux vaudrait s’y atteler dès aujourd’hui…

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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En la Chapelle royale du château de Versailles

LE SACRE BAROQUE DE SALZBOURG

25 septembre 2016 – 18h

Après le succès de cette nouvelle production au Festival de Salzbourg en juillet dernier, la Chapelle Royale de Versailles sera le seul lieu en France où il sera possible de découvrir ce programme réunissant Monteverdi et Biber. Une ouverture de saison fastueuse pour Château de Versailles Spectacles.

En 1682, le puissant Archevêque de Salzbourg, Primât de Germanie et Prince d’un Etat Souverain respecté de l’Europe entière, décida de fêter somptueusement les 1100 ans de la Fondation de l’Archevêché de Salzbourg. Il mit en place un ensemble de cérémonies officielles et religieuses d’une ampleur jamais égalée dans l’histoire de la ville auparavant, ni depuis.

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Vue de Salzbourg

Pour cette occasion exceptionnelle devant marquer l’ancienneté la plus grande de Salzbourg dans tous les pays germanophones, on travailla une décennie pour concevoir des costumes de parade d’une richesse inouïe, des vaisselles d’or, d’argent et de vermeil tant pour les repas que pour les vaisseaux des services religieux, des armes splendides travaillées et incrustées de pierreries, la décoration fastueuse des grands monuments de la ville, l’achèvement de la Cathédrale, et enfin pour concevoir une cérémonie musicale d’exception pour le grand office sacré de commémoration. Salzbourg la Catholique devait montrer sa puissance face aux états protestants qu’elle combattait.

Tous les musiciens au service de l’Archevêque se mirent ainsi au travail, et Biber composa la Missa Salisburgensis, qui fut si exceptionnelle qu’elle lui permit de devenir, deux ans plus tard, le Maitre de Chapelle de la Cour. Le faste déployé laisse pantois : la musique est écrite pour 53 voix différentes, et doit être distribuée dans l’espace en 6 Chœurs. Les effets impressionnants de trompettes et percussions, marquant la solennité de la cérémonie, résonnaient ainsi splendidement dans la Cathédrale, répondaient aux chœurs angéliques comme aux acclamations sacrées, pour construire un monument musical dont on devait parler pour l’Eternité.

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Heinrich Biber von Bibern

Cette musique « immense » n’est évidemment quasi jamais interprétée, tant elle exige d’effectif, de temps de préparation, de précision des musiciens et du chef, mais surtout un écrin pour accueillir et magnifier cette musique « spatialisée ». La Chapelle Royale permet cette mise en espace splendide. C’est Vaclav Luks, le talentueux chef de l’orchestre praguois Collegium 1704, qui relève le défi de monter cette œuvre aux proportions considérables : nul doute qu’il la fera vibrer des intenses couleurs de cette cérémonie Salzbourgeoise qui marqua son siècle. Il la complète par le testament choral de Monteverdi : les somptueuses Selva Morale e Spirituale. Un programme tout de démesure !

Extrait de la Missa Salisburgensis de Henirich Biber von Bibern : https://www.youtube.com/watch?v=hQr__HPtjWM

 

Le 21 septembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (20 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

20 Sep

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I. Nouveau camouflet pour Angela Merkel

Son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), n’a recueilli que 17,5 % des voix aux élections régionales à Berlin, dimanche 18 septembre. Il accuse un recul de cinq points par rapport au précédent scrutin, tandis que la formation de droite eurosceptique Alternative pour l’Allemagne (AfD) fait son entrée au parlement local avec un score de 14 %. Tout en restant le premier parti de la capitale allemande, le parti social-démocrate (SPD) est lui aussi en repli, avec un score de 22 %.

Georg Pazderski, top candidate of the populist AfD (Alternative fuer Deutschland) party is pictured during the electoral evening after Berlin's state elections on September 18, 2016 at the state parliament of Berlin. Some 2.5 million eligible voters in Berlin will choose both a new city-state parliament and 12 local district assemblies. / AFP PHOTO / STEFFI LOOS GERMANY-VOTE-BERLIN

Georg Pazderski, dirigeant local de l’Afd

Dimanche 4 septembre déjà, lors des élections régionales en Mecklembourg-Poméranie, la CDU avait été humiliée par l’AfD, qui avait réalisé un meilleur score que le parti d’Angela Merkel, elle-même élue de la région. Un an après avoir ouvert largement les portes du pays aux hordes migrantes venues du Proche-Orient et d’Afrique mais à un an des prochaines élections législatives, le recul régional de la CDU sonne comme le tocsin pour la chancelière.

Même si le parti d’Angela Merkel est traditionnellement faible à Berlin, jamais il n’avait connu pareille débâcle dans la capitale allemande. Son repli vient compliquer la tâche de la chancelière, qui fait face aux critiques de son propre camp et particulièrement de son allié bavarois, la CSU. Celle-ci réclame de longue date un durcissement de la politique d’accueil de réfugiés de la CDU.

L’arrivée de la droite populiste au parlement de la capitale allemande, cosmopolite et branchée (l’équivalent de la population bobo de Paris), jusqu’alors fière de résister aux tendances populistes, a valeur de symbole. Dans certains quartiers, l’AfD, qui dénonce l’accueil des migrants, a réalisé des scores dépassant 20 %.

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Arrivée de hordes migrantes à la gare de Munich

Et nous n’en sommes qu’au début du cycle électoral en Allemagne…

II. Le casse-tête de Fabienne Buccio

La préfecture du Pas-de-Calais est fin prête. Fabienne Buccio, la préfète, attend du ministre un feu vert qu’elle espère imminent pour la énième tentative d’évacuation du bidonville de Calais.

Mme Buccio prétend avoir tiré les leçons du démantèlement de la zone sud, en février. Elle sait que tous les volontaires au départ doivent être très vite pris en charge, avant qu’ils ne changent d’avis.  » Je souhaite disposer d’un maximum de cars, afin que tous les migrants qui le souhaitent puissent partir tout de suite. Nous allons mettre en place un sas de départ depuis lequel il ne sera plus possible de retourner dans la “jungle” et à partir duquel nous dirigerons chaque personne, chaque famille avec le plus de finesse (sic) possible vers le centre qui conviendra le mieux à sa situation.  »

Certains centres d’accueils et d’orientation (CAO) disposent en effet de logements assez grands pour les familles, d’autres de dortoirs pour les hommes seuls.  » En aucun cas nous ne mettrons les gens dans des gymnases « , martèle la préfète. Utilisée en Ile-de-France, cette formule n’a pas été un succès et les exilés sont revenus rapidement sur les campements.

Mme Buccio demande de disposer d’assez de cars afin d’évacuer 2 000 personnes dès les premières heures de l’opération, même si celle-ci devrait durer  » une semaine  » voire davantage, selon certains observateurs.  » En montant dans les bus, chacun donnera son nom, son âge et sa nationalité, rappelle Mme Buccio, afin que les associations, à l’arrivée, sachent qui elles vont accueillir.  » Mais Mme Buccio rêve. Sachant que la plupart de ces migrants illégaux  n’ont aucun papier d’identité, comment pourra-t-elle faire vérifier leurs allégations ?

Au 1er septembre, la répartition prévoyait que le plus gros contingent file vers la région Auvergne-Rhône-Alpes (1 800). La Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie devraient en prendre en charge 1 400 chacune. Ces données chiffrées représentent le nombre de places que le gouvernement voudrait imposer aux régions. Pour l’heure, l’Auvergne-Rhône-Alpes n’en a à ce jour débloqué qu’un quart, la Nouvelle-Aquitaine un tiers et l’Occitanie un cinquième…Vous pouvez imaginer le brillant résultat de l’opération. Et, même si celle-ci se déroulait dans les meilleures conditions (on peut aussi rêver), soyez persuadés que la majorité des migrants déplacés retourneront très vite dans le Calaisis puisque c’est de là qu’ils espèrent passer au Royaume-Uni.

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Retour sur Calais

En attendant leur retour, et pour que l’évacuation se passe au mieux, Mme Buccio dit avoir quadrillé le campement. Elle a découpé le bidonville en zones de 600 réfugiés qui seront vidées une à une après les départs volontaires. «  Nous demanderons à chacun de démonter sa tente en partant « , dit la préfète (dans un éclat de rire…intérieur), qui veut éviter au maximum les images de destruction d’habitat. Celles-là mêmes qui, relayées par les télévisions du monde entier lors de l’éviction de la zone sud, avaient donné le ton de l’opération et empêché la Place Beauvau de continuer dans la foulée l’évacuation de la partie nord. L’amateurisme de nos responsables politiques nous sidèrera toujours !

La préfète, qui a réuni les associations jeudi 15 septembre, espère les convaincre de travailler avec elle et de persuader les exilés de leur intérêt à partir. Une inconnue toutefois et de taille : qui sera conduit en centre de rétention administrative (puisque la majorité de ces migrants ne sont pas éligibles au statut de réfugié et donc théoriquement expulsable) ? En novembre 2015, des places avaient été réservées dans sept CRA en France. A l’époque, il y avait eu autant de pseudo-réfugiés en rétention qu’en centre d’accueil…

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Voulez-vous notre avis ? Aucun ne sera expulsé tant que nous ne serons pas au pouvoir.

 

III. Et les rats continuent de quitter le navire

Nous avons déjà rapporté les petites combines du personnel ministériel comme des députés pour trouver des points de chute après la défaite annoncée de 2017. ( Lire https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/14/bulletin-climatique-quotidien-14-septembre-2016-de-la-republique-francaise/). Eh bien sachez que le mouvement s’accélère.

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A quelques mois des élections présidentielle et législatives, les vannes des cabinets ministériels et de l’Elysée sont grandes ouvertes dans le sens du départ. Certes, la période préélectorale est toujours propice à des reclassements – ou à des promotions pour services rendus – avant une éventuelle alternance. Néanmoins, les départs enregistrés au cours de l’été excèdent largement les habituelles reconversions. Ce qui en dit long sur la pérennité espérée du pouvoir en place. Et voici ce que nous livre le Journal officiel de la République française depuis le 1er juin 2016. Le résultat est saisissant.

En l’espace de cent jours, pas moins de 57 membres de cabinets ministériels et de la présidence de la République ont cessé leurs fonctions, soit un peu plus de 10 % des effectifs. Par comparaison, ce nombre était de 28 en 2011 sur une période identique. Le nombre de départs a tout simplement doublé !

Et ce sans tenir compte de la démission du ministre de l’économie Emmanuel Macron, qui a entraîné dans son sillage la vingtaine de collaborateurs qui composaient son cabinet .

De même que le départ de George Pau-Langevin du ministère des Outre-mer, et son remplacement par Ericka Bareigts, ont occasionné la suppression du secrétariat d’Etat à l’égalité réelle, créé à peine six mois plus tôt. Du coup, une dizaine de collaborateurs se sont retrouvés le bec dans l’eau ; plusieurs d’entre eux ont suivi leur patronne aux Outre-mer, provoquant d’autres départs.

Indépendamment de ces mouvements inopinés liés à la réorganisation du gouvernement, on retiendra donc ces 57  » cessations de fonctions « . Plus étonnant encore, le nombre de départs concernant des hauts responsables des cabinets, occupant donc des fonctions plus politiques, supposant une adéquation avec les politiques conduites. Depuis le 1er juin, huit directeurs de cabinet ont mis fin à leurs attributions, ainsi que deux directeurs adjoints, un chef de cabinet et trois chefs de cabinet adjoints. Là aussi, c’est le double du nombre de départs de cette nature enregistrés cinq ans plus tôt.

L’Elysée, depuis le début de l’année, n’a pas été épargné par les départs. Le chef du protocole, Laurent Stefanini, a été nommé ambassadeur à l’Unesco, après que l’Elysée eut voulu le nommer, sans succès, à l’ambassade de France auprès du Saint-Siège. Mais, son homosexualité ayant été révélée, le Vatican n’a pas voulu de sa nomination et François Hollande a fini par céder à l’oukase du pape François (Lire « N’en jetez plus, la cour est pleine » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/05/13/bulletin-climatique-quotidien-13-mai-2016-de-la-republique-francaise/). La conseillère économie, Laurence Boone, est partie chez Axa. Le conseiller finances, Jean-Jacques Barbéris, a rejoint l’entreprise de gestion de fonds Amundi. La conseillère justice, Françoise Tomé, a réintégré le Conseil d’Etat. La conseillère climat, Marie-Hélène Aubert, a été nommée à l’Inspection générale du développement durable. Le conseiller agriculture, Philippe Vinçon, a été promu directeur général de l’enseignement et de la recherche. Et là non plus…N’en jetez plus, la cour est pleine !

Cet été, le  » dircab  » de François Hollande, Thierry Lataste, a, à son tour, quitté l’Elysée. Il a été nommé haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, poste qu’il avait déjà occupé de 1999 à 2002, après avoir été l’un des négociateurs de l’accord de Nouméa, en 1998. Le président de la République a également perdu son aide de camp, Patrice Huguet, et son chef d’état-major, Benoît Puga, promu grand chancelier de la Légion d’honneur. Sa conseillère pour les affaires intérieures, Annabelle Vandendriessche, est devenue commissaire de police. Enfin, la conseillère Afrique, Hélène Le Gal, nommée ambassadrice en Israël, a quitté ses fonctions le 11 septembre. Un peu plus de quatre ans après le début du quinquennat, des trente-sept collaborateurs dont François Hollande s’était entouré en mai 2012, il n’en reste plus que six.

Sept autres directeurs de cabinet ont cessé leurs fonctions. A peine un peu plus de trois mois après sa nomination, le  » dircab  » d’Ericka Bareigts à l’égalité réelle, Stéphane Le Hô, a démissionné, avant même que le secrétariat d’Etat soit supprimé. Le directeur du cabinet de Jean-Vincent Placé au secrétariat d’Etat à la réforme de l’Etat, Pascal Otheguy, a, lui aussi, mis un terme à ses fonctions. Le  » dircab  » de Stéphane Le Foll au ministère de l’agriculture, Philippe Mauguin, a obtenu scandaleusement la présidence de l’Institut national de la recherche agronomique. Claire Waysand, qui dirigeait le cabinet de Michel Sapin au ministère des finances, est partie à l’Inspection générale des finances (IGF). De même que Pierre-André Imbert qui, à la direction du cabinet de la ministre du travail, Myriam El Khomri, avait été un des principaux artisans de la loi travail. Ont également quitté leurs fonctions l’ancienne directrice du cabinet au secrétariat d’Etat au développement et à la francophonie, Sandrine de Guio, et son homologue du secrétariat d’Etat à la ville, Sébastien Lime.

La tentation du privé n’épargne pas les serviteurs de l’Etat. Au cours de ces dernières semaines, plusieurs d’entre eux ont trouvé un point de chute dans des entreprises où leur expérience et leur carnet d’adresses pourront être mis à profit. Radia Ouarti est ainsi passée directement du secrétariat aux transports à Euro Cargo Rail, entreprise ferroviaire de transport de marchandises, filiale de DB Schenker Rail. Hugo Richard, le chef de cabinet adjoint du ministre de la défense, est désormais directeur des affaires publiques chez Airbus Safran Launchers.

Après deux années passées au cabinet de Stéphane Le Foll au ministère de l’agriculture, où elle s’occupait de la sécurité sanitaire, Anne-Laure Fondeur, sur nomination de son ministre, a rejoint le Groupement national interprofessionnel des semenciers (GNIS), une structure mi-publique, mi-privée, généralement considérée comme le  » lobby des semenciers « . François Coën, ancien conseiller presse de Michel Sapin au ministère des finances, pointe désormais chez Majorelle PR, une agence de communication dirigée par Anne Hommel.

La plupart, cependant, regagnent les rangs de la haute fonction publique ou les sphères qui lui sont proches. Ainsi, le conseiller pour la réforme territoriale de Manuel Valls à Matignon, Jean-Luc Combe, a été nommé au Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET). Tandis qu’un autre membre du cabinet du premier ministre, Jérémie Pellet, a été promu directeur général délégué de l’Agence française de développement (AFD).

L’ancienne directrice adjoint du cabinet du ministre de l’aménagement du territoire et des collectivités territoriales, Sophie Duval-Huwart, a, elle aussi, rejoint les rangs de l’IGF. Christine Julien, ex-conseillère au secrétariat d’Etat aux sports, a atterri à l’Inspection générale de la jeunesse et des sports. Quant à Christophe Musitelli, auparavant conseiller diplomatique au ministère des affaires étrangères, il a obtenu le prestigieux poste de conseiller culturel à l’ambassade de France en Italie…

Sophie Martinon, qui a quitté le cabinet du ministre des finances, où elle s’occupait des comptes sociaux, a été nommée directrice générale de l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap). Saïd Acef a quitté le cabinet de Ségolène Neuville au secrétariat d’Etat aux personnes handicapées et dirige à présent un réseau de santé en Seine-et-Marne, Aura 77, travaillant en direction des personnes autistes. Arnaud Lunel, ancien membre du cabinet du secrétaire d’Etat au budget, a été nommé chef du département de la stratégie financière et patrimoniale à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

D’autres ont retrouvé des affectations dans la fonction publique ou l’administration territoriale. Comme Jonathan Morice, qui a quitté le cabinet du ministre des collectivités territoriales pour la direction de l’aménagement à la région Bretagne. Ou Anne Festin, passée du secrétariat d’Etat à la ville à la fonction de directrice générale adjointe de la ville de Lyon. A peine quitté le ministère des collectivités territoriales, Bruno Daller est, quant à lui, devenu directeur financier de la ville et de la communauté de Reims-Métropole. Venu du ministère de la ville, de la jeunesse et des sports, Jérôme Fournier occupe désormais les fonctions de directeur de la jeunesse et des sports à la Réunion.

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A l’approche des élections, cette hémorragie dans les cabinets ministériels est révélatrice des doutes et des inquiétudes qui taraudent bon nombre de conseillers à la veille d’une possible alternance. Classique bien sûr. Mais son ampleur témoigne aussi du malaise – exprimé par certains d’entre eux sous couvert d’anonymat – qu’ils ressentent de voir des politiques publiques pour la mise en œuvre desquelles ils n’ont pas ménagé leur peine et leur temps, insuffisamment reconnues, voire dénigrées.

Sans nécessairement renoncer à leur engagement ou à leurs convictions, ils ressentent comme un sentiment d’échec.  » Quand je suis arrivé dans ce ministère, j’étais tout feu, tout flamme, confie un conseiller parti dans le privé. Je me suis défoncé sans compter mes heures, parce que la vie de cabinet veut ça. J’ai défendu bec et ongles les décisions du ministre. Ces derniers mois, j’ai dû me rendre à l’évidence : j’avais perdu la foi. Il valait mieux que j’aille voir ailleurs.  » Mais de préférence en bénéficiant de quelques prébendes républicaines.

Le temps des reclassements, des recasages et des promotions n’est cependant pas terminé. Il risque même de s’amplifier encore dans les semaines et les mois à venir. C’est ça la République.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Ce dimanche 18 septembre 2016 avait lieu la messe annuelle commémorant la Fondation de l’Hôtel des Invalides dans une Cathédrale Saint-Louis comble. Les portes drapeaux entouraient l’allée centrale et, sur l’estrade du Choeur, dix sonneurs du Rallye Atlantique se tenaient en formation, le dos à l’assemblée, prêts à sonner.

A 11h00 précises, Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou et Chef de la Maison de Bourbon, entra dans la Cathédrale et fut conduit par un officiel dans les stalles de chêne sculpté situées à la droite de l’Autel. Sitôt après, les sonneurs sonnèrent « Chant d’Entrée » de la messe de Saint-Hubert, les portes drapeaux et l’assemblée se lèvèrent et la procession se présenta avec des chevaliers des Ordres de Malte et du Saint-Sépulcre, le général d’armée Bertrand Ract-Madoux, Gouverneur des Invalides et le collège clérical précédé de la Croix, des cierges et de l’encens. Les Ordres hospitaliers et militaires se placent à la gauche de Monseigneur le duc d’Anjou, le Gouverneur des Invalides à sa droite et Monseigneur Luc Ravel, évêque aux Armées françaises, prit place sur la cathèdre située dans le Chœur. C’est alors qu’arriva Madame la duchesse d’Anjou, conduite par un officiel, qui rejoignit sa place au côté de son époux dans les stalles.

Puis, au temps de Pénitence, succéda le temps de la Parole et Monseigneur Ravel prononça une fort belle Homélie.

Plus tard, les sonneurs du Rallye Atlantique gratifièrent les fidèles de la sonnerie « Offrandes » au moment de la quête. Une sonnerie « à réponse » où deux sonneurs sonnent d’abord du haut de la tribune d’orgues et reçoivent une réponse des dix autres qui se trouvent aux pieds de la tribune, devant la porte d’entrée de la Cathédrale.

Lors de l’instant culminant de la Sainte Messe, à chaque élévation, la sonnerie « la Prière » emplit la Cathédrale de l’éclatante voix de ses cuivres.

Puis, la communion achevée, Monseigneur Ravel prononça la bénédiction d’envoi et l’assemblée se tourna vers le pilier de la travée se trouvant à la gauche de l’Autel pour entamer un Salve Regina en adressant son regard à la statue de la très Sainte-Vierge.

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Monseigneur et Madame la duchesse d’Anjou (cliché Vexilla Galliae)

Le Rallye Atlantique sonna le « Chant final » , donnant le signal de la procession de sortie : d’abord les porte-drapeaux, puis les Invalides, le collège clérical, les Ordres hospitaliers et militaires, Monseigneur le duc d’Anjou et Madame la duchesse d’Anjou, les personnalités civiles, les ordres constitués et enfin le reste de l’assemblée.

Dans une vaste salle annexe, le général d’armée Bertrand Ract-Madoux*, Gouverneur des Invalides, entama son discours par ces mots : « Monsieur l’amiral…, représentant de Monsieur le président de la République, Monseigneur, Madame,… » Et vous constaterez que la première place, exceptée celle institutionnelle réservée à la tête du régime en place, est réservée par une haute autorité de l’Etat au duc et à la duchesse d’Anjou, incarnation du Sang sacré de nos Rois et du Principe royal attaché à l’Aîné des Capétiens, auxquels un respect séculaire reconnaît encore la préséance sur les représentants de tous les corps de l’Etat…

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Monseigneur et Madame la duchesse d’Anjou au milieu des sonneurs. A la droite de Monseigneur, le Médecin général inspecteur Christian Plotton. A la gauche de Madame, le général Ract-Madoux (cliché Vexilla Galliae)

Le Gouverneur des Invalides présenta ensuite au duc et à la duchesse d’Anjou plusieurs invalides en fauteuil que le couple princier salua, l’un après l’autre, d’une poignée de main éclairée d’un chaleureux sourire.

Ce fut ensuite la longue procession des hommage de tous les royalistes fidèles présents. Monseigneur le duc et Madame se retirèrent enfin sous les applaudissements et des voix proclamant, devant des officiers quelque peu interdits, « Vive le Roi ! », « Vive la Reine ! ».

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Monseigneur et Madame la duchesse d’Anjou en compagnie du général Ract-Madoux

* Lire « La grande muette retrouve la voix » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/02/03/bulletin-climatique-quotidien-3-fevrier-2014-de-la-republique-francaise/

Le 20 septembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA