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Conseil de lecture.

17 Jan

Pour ceux qui n’auraient pas encore mesuré le haut degré de probité et d’humilité du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, l’un des plus ardents soutiens d’Emmanuel Macron, nous vous conseillons la lecture de l’article qui suit, publié aujourd’hui par le quotidien Le Monde, et relatif à la mise en examen du quatrième personnage de l’Etat pour « prise illégale d’intérêt« . Vous serez édifiés…

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/17/mutuelles-de-bretagne-l-enquete-montre-la-forte-implication-de-richard-ferrand-dans-l-operation-immobiliere-litigieuse_6026167_3224.html?mediego_ruuid=bd30eddd-da2c-4664-86bc-6478ed9c40ef_8&mediego_euid=9a366449199e9d842d6b50ab8ed6f577&mediego_campaign=20200117_ffb8b54d-0332-4945-9767-accb896b12ff&xtor=EPR-32280629-%5Ba-la-une%5D-20200117-%5Bzone_edito_2_titre_3%5D

Le 17 janvier 2020.

Paris ou Bidonville-sur-Seine.

15 Jan

Au nord de Paris, malgré…soixante évacuations déjà opérées depuis 2015, les campements de migrants se reconstituent aussi vite qu’on les supprime. Mais en pire puisqu’ils deviennent aujourd’hui d’authentiques bidonvilles avec quelques « commodités » dont vous pouvez imaginer les conséquences pour les riverains et où vivent plus de 2 000 personnes (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/12/10/que-sont-devenus-les-migrants-evacues-du-nord-de-paris-le-7-novembre-dernier/).

Du campement éphémère

au bidonville enraciné

C’est la « Ville lumière » !

Des bâches en plastique épais, des grilles de chantier, des portes en bois, des palettes… porte d’Aubervilliers, au nord de Paris, près d’une centaine de cabanes ont été érigées avec des matériaux divers, aux côtés de quelque 700 tentes, sur un sol boueux et glissant, jonché de déchets. Le campement, éclaté à divers endroits qui bordent le périphérique et dans lequel vivent une majorité de migrants prétendument demandeurs d’asile, a pris des airs de bidonville. « Les campements du nord de Paris seront évacués avant la fin de l’année », avait pourtant promis le gouvernement, lors de la présentation de son plan « pour améliorer notre politique d’immigration, d’asile et d’intégration », le 6 novembre. Mais la mobilisation des effectifs de police sur le mouvement contre la réforme des retraites et l’anniversaire des « Gilets jaunes », semblent avoir grevé cette ambition.

« Il n’y a jamais eu un campement parisien qui reste aussi longtemps, de façon aussi cachée et marginalisée, s’alarme Louis Barda, coordinateur de Médecins du monde à Paris. Il y a un niveau de violence et de trafic qu’on a rarement connu. » Les incidents rapportés, tels que des bagarres, des menaces, des incendies de tentes, sont réguliers. « La situation est dramatique », confirme une source à la Mairie de Paris. « Il a des lieux où nos équipes ne vont pas », ajoute Pierre Henry, de France Terre d’asile (FTDA). Même s’il est vrai que de nombreux migrants toxicomanes, en mal de paradis artificiels et toujours en quête d’eldorado, accroissent les dangers.

D’après le décompte effectué par l’association, le 7 janvier, environ 2 000 personnes se trouvent à cet endroit de la capitale, auxquelles s’ajoutent entre 300 et 500 personnes installées porte de La Villette, non loin, dans un campement plus récent, dont l’apparition est liée à l’évacuation d’un précédent campement porte de la Chapelle et à Saint-Denis, le 7 novembre, et qu’une présence policière empêche de se reconstituer.

L’évacuation du 7 novembre avait aussi eu pour effet de déplacer la population de la « colline du crack », ainsi nommée du fait de la présence d’usagers de drogue. « Aujourd’hui, les deux publics se mélangent porte d’Aubervilliers », remarque Louis Barda. Conséquence de cette promiscuité, « la traumatologie augmente beaucoup dans notre clinique mobile, note M. Barda. On n’arrête pas de soigner des gens qui ont pris des coups suite à des bagarres à l’arme blanche ».

L’installation du campement dans la durée renforce en outre la vulnérabilité des personnes. Le 5 décembre, un jeune Afghan de 21 ans est décédé après avoir chuté du pont du périphérique de la porte d’Aubervilliers.  « Plus on avance dans le temps, plus les impasses sont fréquentes pour les personnes qui ont eu des parcours compliqués en Europe et échouent chez nous. Cela se retrouve dans l’accès à l’hébergement et aux soins », poursuit M. Barda. Parmi les 1 600 personnes évacuées début novembre porte de la Chapelle et à Saint-Denis et mises à l’abri par l’Etat, « la plupart ont quitté volontairement leur hébergement », indique la préfecture d’Ile-de-France.

« Nul doute qu’il y aura de nouveau des campements, dit-on à la Mairie. Vu qu’on ne règle pas le problème des “dublinés” », ces demandeurs d’asile dont les empreintes ont été enregistrées dans un autre Etat membre de l’Union européenne et qui, selon le règlement de Dublin, ne peuvent déposer une demande d’asile en France, sauf à attendre un délai de six à dix-huit mois. Une situation administrative qui nourrit l’errance de ces personnes et leur vie à la rue alors qu’ils ne devraient plus être en France depuis longtemps. Mais la lâcheté des pouvoirs publics entretient le phénomène.

D’après plusieurs sources, une évacuation de la porte d’Aubervilliers pourrait intervenir fin janvier. Elle ne serait guère que la soixante-et-unième…pour rien.

C’est hélas la France aujourd’hui. Jusqu’à ce qu’elle cesse d’exister.

« Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus »

Le 15 janvier 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Dormez, braves gens, l’immigration est sous contrôle.

2 Jan

En voulez-vous une nouvelle preuve ? C’est très simple. À côté du « goutte-à-goutte migratoire » que nous avons révélé et que nous continuons de dénoncer malgré les dénégations du gouvernement (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/01/le-goutte-a-goutte-migratoire-continue-sans-faire-de-vagues/), voici qu’explosent les traversées clandestines de la Manche par des migrants lassés d’attendre le bon vouloir à les accueillir du Royaume-Uni.

C’est d’ailleurs un nombre quatre fois plus important que l’an dernier. Près de deux mille cinq cents migrants tentant de traverser la Manche pour rejoindre la Grande-Bretagne ont été récupérés en mer en 2019, selon un bilan des autorités publié mardi 31 décembre. Ajoutez-y tous ceux qui ont eu la bonne fortune de réussir leur traversée et vous obtiendrez un nombre beaucoup plus conséquent.

Depuis la fin de l’année 2018, ces tentatives ne cessent de se multiplier dans la Manche, malgré les mises en garde répétées des autorités soulignant le danger lié à la densité du trafic, aux forts courants et à la faible température de l’eau. Ce sont en outre souvent de petites embarcations pneumatiques surchargées qui prennent la mer, souligne la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.

Mardi encore, une embarcation légère a été signalée « en difficulté » à environ 11 km au nord de Dunkerque. Les six hommes à bord, dont « certains en hypothermie », ont été ramenés au port de Calais (Pas-de-Calais).

Selon la préfecture du département français, d’où partent « 95 % » des embarcations, le « plan d’action » visant à « mettre fin » à ces traversées annoncé en janvier par le ministère de l’intérieur produit des résultats…mitigés. « Depuis un an, 55 % des traversées ont été mises en échec » grâce à « la forte mobilisation des forces publiques françaises en mer et sur terre », souligne le préfet du Pas-de-Calais, Fabien Sudry. Ces chiffres prennent en compte les migrants interceptés et les canots cachés dans les dunes découverts par les forces de l’ordre.

Depuis octobre, quarante-cinq réservistes de la gendarmerie renforcent « en permanence » les brigades pour surveiller le littoral du Pas-de-Calais, distant d’une trentaine de kilomètres de l’Angleterre. « Ces traversées continuent parce que certains réussissent à passer et, surtout, parce qu’elles sont très rentables pour les passeurs ! », déplore François Guennoc, vice-président de l’association L’Auberge des migrants. Il constate « un phénomène nouveau : de plus en plus de départs simultanés (…) visant à disperser les efforts des autorités qui surveillent la côte ».

Le 9 août, une femme avait été retrouvée morte après avoir tenté de gagner l’Angleterre. Elle avait embarqué ce jour-là sur un bateau pneumatique aux côtés de dix-neuf migrants irakiens et iraniens, dont sept mineurs.

Deux semaines plus tard, un Irakien avait été retrouvé mort au large de Zeebruges (Belgique) après avoir tenté une traversée à la nage…Les corps de deux autres hommes, également irakiens, ont été retrouvés sur une plage au Touquet (France) mi-octobre.

Malgré les évacuations régulières des camps de fortune (qui se reconstituent à la même vitesse ce qui prouve que les entrées à partir de l’Espagne, de l’Italie ou de l’Allemagne ne diminuent pas), plus d’un millier de migrants vivent toujours « dans des tentes, dehors ou dans des hangars » dans la région, essentiellement à Calais et à Grande-Synthe (Nord). Selon les préfectures, environ quatre cents migrants, originaires d’Afghanistan, du Soudan et de la Corne de l’Afrique, vivent officiellement à Calais, et environ trois cents personnes, des Kurdes irakiens et des Iraniens, à Grande-Synthe. En réalité, ils sont bien plus nombreux que cela.

Douterez-vous encore que le gouvernement d’Emmanuel Macron nous ment ?

Le 2 janvier 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : On a gagné ! On a gagné !

1 Jan

Nous avons été entendus et notre nouvel appel au boycott de l’allocution d’Emmanuel Macron à l’occasion des voeux de nouvel an a encore été suivi par de très nombreux Français (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/12/31/ce-soir-consacrez-vous-a-votre-famille-ou-vos-amis/). 

Attendus hélas par bien des naïfs, en raison d’une situation sociale extrêmement préoccupante pour la plupart des Français, les vœux du chef de l’Etat ont cependant subi un très net repli d’audience, enregistrant la moins bonne performance de la première partie du mandat présidentiel. 900 000 personnes ont choisi de ne pas suivre l’allocution de cette année par rapport à celle de 2019. Il faut remonter à 2016 et la dernière année du mandat Hollande pour obtenir une audience légèrement inférieure. 

Suivi des audiences des vœux du 31 décembre
Année Président Téléspectateurs
2007 Nicolas Sarkozy 13.2 millions
2008 Nicolas Sarkozy 12.4 millions
2009 Nicolas Sarkozy 11.0 millions
2010 Nicolas Sarkozy 12.3 millions
2011 Nicolas Sarkozy 11.3 millions
2012 François Hollande 11.6 millions
2013 François Hollande 10.2 millions
2014 François Hollande 9.7 millions
2015 François Hollande 11.0 millions
2016 François Hollande 10.1 millions
2017 Emmanuel Macron 10.5 millions
2018 Emmanuel Macron 11.1 millions
2019 Emmanuel Macron 10.2 millions

Nul doute que nous finirons par totalement démasquer l’imposture !

Le 1er janvier 2020.

Du Plessis

Municipales de mars 2020 : les magouilles de La République en Marche.

23 Déc

Craignant une déroute aux prochaines élections municipales, le parti d’Emmanuel Macron s’organise…à sa façon. Ou comment masquer une éventuelle contre-performance ?

A trois mois des élections municipales, les dirigeants de La République en marche (LRM) pensent avoir trouvé la parade. Pour eux, une seule grille de lecture sera pertinente pour analyser les résultats au soir du second tour : l’addition des scores de l’ensemble des formations de (ou associées à) la majorité présidentielle. Et non ceux des seuls candidats étiquetés LRM, alors que des sondages donnent la plupart d’entre eux…dans les choux !

« C’est le score de la majorité présidentielle qui nous intéressera véritablement », confirme le délégué général du parti, Stanislas Guerini, qui a fixé « deux objectifs » à ses troupes : « multiplier le nombre d’élus locaux » et « renforcer la majorité présidentielle ». « Quand on aura un succès d’un candidat de la majorité dans une ville, LRM en sortira renforcée », justifie-t-il.

Selon les responsables de la Commission nationale d’investiture, il conviendra donc de totaliser les voix obtenues par LRM, le MoDem, l’UDI, Agir, les radicaux, l’Union des démocrates et des écologistes (UDE), la République des maires initiée par l’élu ex-Les Républicains (LR) d’Angers, Christophe Béchu, le réseau d’élus de gauche construit autour des ministres Jean-Yves Le Drian et Olivier Dussopt, ainsi qu’une partie des candidats estampillés « divers droite » et « divers gauche ». Selon un extraordinaire inventaire à la Prévert.

Sans oublier ceux qui sont soutenus par le mouvement présidentiel, même s’ils sont encore membres de LR – comme Jean-Luc Moudenc à Toulouse – ou du Parti socialiste. « Avec tout cela, cela peut faire un beau résultat ! », anticipe un stratège macroniste. Mais un beau résultat qui porte un nom :

En cherchant à imposer leur propre grille de lecture, les responsables de LRM essaient avant tout d’éviter que le scrutin municipal soit considéré comme un « échec » de M. Macron, potentiellement handicapant en vue de la présidentielle de 2022. Pas dupe de la manœuvre, l’opposition accuse les macronistes de vouloir « gonfler » artificiellement leur score. « Moi, le comptage que je veux faire c’est, au soir des municipales, combien on va avoir de maires qui seront adhérents En marche ! », souligne le président de LR, Christian Jacob, pourtant bien mal placé pour commenter.

A LRM, on s’appuie en effet sur le précédent de 2014. A l’époque, l’UMP avait été considérée comme la grande gagnante du scrutin municipal, alors qu’elle n’avait totalisé à elle seule que… 7, 24 % des voix. La formation présidée par Jean-François Copé avait bénéficié de l’addition des voix des candidats appartenant à un large bloc de droite, composé des listes « union de la droite », « divers droite », « union du centre », UDI et MoDem. Au total, cette présentation avait permis à la droite au sens large d’être créditée de plus de 45 % des voix. Et à M. Copé de triompher, en saluant la « vague bleue » réalisée par son parti.

Mais, ce souci de maquiller tout résultat potentiellement défavorable suscite heureusement l’ironie d’un député LRM plus lucide que les autres : « Les municipales, cela va être aussi illisible que la réforme des retraites ! »

Au fond, il n’y a qu’au Rassemblement national (RN) que ce genre de magouille soit impossible…

Le 23 décembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

La scandaleuse politique du logement du gouvernement d’Emmanuel Macron.

21 Déc

Rien ne va plus dans notre pays en matière de logement. Et nous en voulons pour preuve le fait que, dans le troisième budget (2020) du quinquennat d’Emmanuel Macron, et après sa deuxième lecture par les députés, le logement connaît une nouvelle coupe de 1,5 milliard d’euros en 2020 sur un budget global de 15,2 milliards d’euros. Elle s’ajoute à celles de 1,1 milliard d’euros, en 2019, et de 1,5 milliard dès 2018. Ainsi, en trois ans, la mission Cohésion des territoires aura perdu plus de 4 milliards d’euros. Pendant que, entre 2018 et 2019, le gouffre financier de la politique de la ville était gratifié d’une hausse de 20%, pour les résultats que l’on sait…

Comme les années précédentes, le premier poste sacrifié est celui de l’aide personnalisée au logement (APL), de loin le plus lourd de la mission, raboté de 1,4 milliard d’euros pour le ramener à 12 milliards d’euros. Depuis 2018, les baisses des APL se sont accumulées : la première, de 5 euros chaque mois pour les 6,3 millions de bénéficiaires, décidée sans préavis le 1er octobre 2017, constitua un premier recul de 400 millions d’euros en année pleine.

Vint ensuite la baisse des APL versées aux seuls locataires HLM, qui n’a pas pesé sur le budget des ménages mais sur celui des bailleurs sociaux, priés de la prendre intégralement en charge sous forme de réduction de loyer. L’Etat a dès lors économisé 800 millions d’euros en 2018, la même somme en 2019, à laquelle s’ajouteront 1,3 milliard d’euros en 2020. Outre l’effort demandé aux bailleurs sociaux, Action Logement est également mis à contribution et 500 millions d’euros sont ponctionnés dans ses réserves.

En 2020 s’ajoute une nouvelle restriction des APL, avec le nouveau mode de calcul qu’entraîne leur contemporanéisation – la prise en compte des revenus actuels, trimestre après trimestre, des allocataires plutôt que ceux de deux ans en arrière. Ce calcul en temps réel permet d’importantes économies, d’environ 100 millions chaque mois soit 1,2 milliard sur l’exercice 2020.

Impossible à envisager avant que n’existe le prélèvement de l’impôt sur le revenu à la source, la contemporanéisation a nécessité des procédures informatiques complexes qui imposent des échanges massifs de données entre les Allocations familiales, le fisc et les bailleurs sociaux. Si complexes que la mesure, espérée dès février 2019, a dû être reportée au 1er janvier 2020.

Enfin, l’APL Accession, d’un montant global modeste de 50 millions d’euros, a été purement et simplement supprimée malgré les protestations d’une majorité de sénateurs et de quelques députés de la majorité, comme Stéphanie Do, qui n’ont pas réussi à la rétablir. Le seul soutien à la construction encore en vigueur est le prêt à taux zéro, réservé aux accédants modestes, que la majorité et le gouvernement ont accepté de maintenir sur tout le territoire après avoir hésité à le supprimer dans les zones les moins tendues. Mais, n’en doutez pas, cela viendra.

Les sénateurs ont subi un autre revers : ils souhaitaient que la construction de logements sociaux bénéficie d’une TVA à taux réduit de 5,5 %, comme c’était le cas jusqu’en 2017, mais le gouvernement maintient – sauf pour les logements très sociaux – le taux de 10 % institué à son arrivée, dans la loi de finances pour 2018. La conséquence immédiate de ces diverses restrictions est un fléchissement régulier de la construction, passée de 440 000 logements en 2017, à 410 000 en 2019.

Mais sachez que le seul poste budgétaire en hausse pour 2020 est celui des crédits d’hébergement d’urgence (quasiment réservé aux migrants illégaux, comme l’AME), qui frise désormais 2 milliards d’euros, en hausse de 5 % par rapport à 2019. Dont les besoins augmentent plus vite que les capacités d’accueil, pourtant en forte hausse : le nombre de nuitées en hôtel atteint 48 700 places, pour l’essentiel en Ile-de-France, et continue de progresser en dépit de la volonté d’Emmanuel Macron de favoriser le « logement d’abord » au détriment de l’hébergement provisoire.

Selon que vous serez d’ici ou d’ailleurs…

Et encore, « L’enveloppe 2020, en hausse de 100 millions d’euros, soit moins que les crédits complémentaires de 180,7 millions d’euros, que le gouvernement a débloqués courant 2019, risque d’être insuffisante », commente Philippe Dallier, sénateur (LR) de Seine-Saint-Denis, dans son rapport sur la partie logement et ville du projet de loi de finances 2020.

Quant à la politique de la ville, dont nous parlions plus haut, elle est dotée de 500 millions d’euros, soit autant qu’en 2019 : « Il y a une nette montée en charge des chantiers de rénovation urbaine, avec un protocole signé pour 213 des 216 quartiers d’intérêt national, et 121 des 122 quartiers d’intérêt régional. », note M. Dallier.

Et pourtant, nous l’avions chanté sur tous les tons durant la précédente campagne présidentielle:

« Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus »

Le 21 décembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Même Sibeth-Patankça Ndiaye n’a pas interdit de rire.

13 Déc

Car la porte-parole du gouvernement nous l’a suffisamment répété : « Le nouveau système de retraites, il est beaucoup mieux que l’ancien ! » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/12/13/elle-nen-rate-decidement-jamais-une/). Alors, évidemment, les policiers, eux, ne comprennent pas que Castaner insiste tant pour le maintenir !


Le 13 décembre 2019.