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Chronique d’une imposture annoncée : mais que va faire Emmanuel Macron dans cette galère ?

22 Juin

Auréolé d’une incroyable victoire à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron apparaît à ses pairs du Conseil européen, qui se réunissent dès ce soir à Bruxelles, comme le tombeur de Marine Le Pen et celui qui a sauvé l’Europe du Front national. Qui plus est, déjouant tous les pronostics, il a su se doter d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale, et il jouit de plus de pouvoirs – régime présidentiel oblige – que la plupart des autres dirigeants de l’UE. « Les Européens sont reconnaissants à Emmanuel Macron d’avoir arrêté le train du populisme », se réjouit un diplomate spécialiste des arcanes bruxellois. Confirmant ainsi que la terreur des européistes n’est pas telle ou telle crise économique ou financière, la faillite de tel ou tel des Etats de l’Union ou bien encore la peste ou le choléra. Non, la terreur des européiste…c’est «  le train du populisme  » ! C’est-à-dire la révolte des peuples européens contre la super-classe mondiale, le mondialisme et le retour des Grandes Invasions barbares. Et, par conséquent, la perte de leurs prébendes.

Emmanuel Macron marchant sur les eaux…

« Macron est attendu à Bruxelles comme le fut Tony Blair à Amsterdam en 1997, se rappelle un autre diplomate. Il était jeune, brillant, il faisait du vélo plus vite que tout le monde… Une personnalité nouvelle qui veut donner des signaux forts, cela ne peut qu’engendrer une dynamique politique positive. » D’ailleurs, le président français n’a pas attendu ce rendez-vous bruxellois pour pousser ses pions, en pariant d’emblée sur un lien renouvelé avec Berlin, en multipliant les rendez-vous bilatéraux avec les dirigeants estonien, espagnol, néerlandais et britannique. Et en tentant d’influer sur l’agenda législatif communautaire, avec une proposition française de refonte de la directive sur le travail détaché – une priorité de l’Elysée – dès la fin mai.

Il devrait surtout chercher à imposer ses préoccupations commerciales, son autre priorité avec la lutte contre le dumping social. Paris a beaucoup fait pour réorienter les conclusions du Conseil dans ce sens. Ces dernières devraient « inviter » la Commission européenne à réfléchir sur un mécanisme européen de surveillance des investissements étrangers dans l’UE.

Mais, ces initiatives sont loin de faire l’unanimité car, sur les sujets commerciaux, le soutien allemand n’est pas évident. Berlin reste préoccupé par les intérêts des groupes allemands en Chine et n’a aucune envie d’envoyer le signal d’une Europe protectionniste au reste du monde, alors que, depuis l’élection de Donald Trump, l’UE dispute à Pékin le statut de leader du libre-échange.

Les Allemands ne sont pas les seuls à faire preuve de prudence sur cette question. « L’Europe est très divisée sur sa manière d’appréhender la globalisation », confirment plusieurs diplomates bruxellois. Danois, Suédois, Néerlandais, Irlandais ou Baltes prônent ainsi des marchés les plus ouverts possible.

Par ailleurs, les pays de l’Est sont contrariés par les velléités françaises de muscler la révision en cours de la directive sur le travail détaché, qu’ils considèrent à visée purement protectionniste. Les propos de M. Macron concernant l’Etat de droit, dans un entretien avec plusieurs journaux européens jeudi, pourraient rendre le dialogue encore plus difficile avec la Hongrie et la Pologne, en guerre ouverte avec Bruxelles.

En réalité, le vrai sujet d’inquiétude à nos yeux concerne les propositions du président français sur la zone euro, d’autant qu’elles paraissent (pour le moment…) soutenues par la chancelière allemande, Angela Merkel.

« Nous pouvons très bien réfléchir à un ministre commun des finances », a notamment déclaré Angela Merkel, mardi 20 juin, devant un parterre de chefs d’entreprise réunis, à Berlin, à l’occasion de la Journée de l’industrie allemande. « Nous pouvons très bien réfléchir à un budget de la zone euro, s’il est clair qu’il sert à en renforcer la structure générale et à faire des choses qui ont du sens », a-t-elle poursuivi.

Sur le fond, les propos de Mme Merkel ne sont pas nouveaux. Ils s’inscrivent dans la droite ligne de ceux qu’elle a prononcés lors de la première conférence de presse qu’elle a tenue aux côtés de M. Macron, quand celui-ci a été reçu à la chancellerie, le 15 mai, au lendemain de son entrée à l’Elysée. En cela, ils confirment sa volonté de voir aboutir les travaux engagés par le groupe de travail constitué après l’élection de ce dernier et chargé de faire des « propositions concrètes pour progresser dans l’intégration de la zone euro ». C’EST-À-DIRE TRÈS EXACTEMENT CE DONT NOUS NE VOULONS PAS !

Un groupe de travail qui devra remettre ses conclusions avant le prochain conseil des ministres franco-allemand, prévu le 13 juillet à Paris, et qui est censé faire des propositions dans quatre domaines : la « convergence fiscale » (avec, pour « priorité », la question de l’impôt sur les sociétés), la « coordination des politiques économiques », les « initiatives qui peuvent être prises en matière d’investissements » et « l’accélération du chantier institutionnel », thème cher à M. Macron, dont le programme prévoit « un budget de la zone euro voté par un Parlement de la zone euro et exécuté par un ministre de l’économie et des finances de la zone euro ». UNE VRAIE FOLIE. Du genre de celles que nous avons connues aux beaux jours du communisme :  » le communisme est en échec ? C’est parce qu’il faut davantage de communisme… » Et ça donne :  » l’euro est un échec ? C’est parce qu’il faut davantage d’euro…« 

Quelques jours après le second tour des élections législatives françaises, les dernières déclarations de Mme Merkel n’ont cependant rien de fortuit. Pour la chancelière, dont le plus proche collaborateur, Peter Altmaier, a tweeté, dimanche soir, en français : « Félicitation cordiale ». Avant d’ajouter, en allemand : « la France a maintenant un président fort avec une majorité forte au Parlement. Bon pour l’Europe et pour l’Allemagne. » Le message est clair : face au nouveau président français, qui se présente comme le champion de la « refondation » de l’Europe, Berlin n’entend pas apparaître en retrait, mais compte bien au contraire participer pleinement à cette « impulsion », selon le terme employé par Mme Merkel, le 15 mai, lors de sa rencontre avec M. Macron. Plus opportuniste qu’Angela Merkel, tu meurs ! (Lire »Les Allemands sont des pleutres » :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/06/19/les-allemands-sont-des-pleutres-cest-le-signe-de-leur-prochaine-disparition/).

Lui serrera-t-il la main ?

En cela, les dernières déclarations de la chancelière doivent être interprétées comme « un signe de sa volonté d’aller de l’avant et du fait que ces nouvelles avancées ne peuvent se faire que dans la coopération très étroite avec la France », décrypte une source gouvernementale allemande. « Il y a la conviction, à Berlin, que la dynamique ne peut se faire qu’à partir d’un accord très fort entre l’Allemagne et la France, même si, à terme, l’idée n’est pas de rester dans le pur franco-allemand et que la réflexion sur l’approfondissement de la zone euro doit être élargie à d’autres pays », poursuit cette dernière.

Reste à évaluer la portée exacte des propos de Mme Merkel. A trois mois des élections législatives allemandes du 24 septembre, lors desquelles elle briguera un quatrième mandat de chancelière, celle-ci a manifestement l’intention de ne pas laisser son adversaire, le social-démocrate Martin Schulz, profiter de son statut d’ancien président du Parlement européen pour se présenter comme le seul défenseur d’une politique européenne ambitieuse. Il pourrait donc bien y avoir un petit calcul germano-germanique dans cette sollicitude vis-à-vis d’Emmanuel Macron.

D’un autre côté, Mme Merkel, que les sondages donnent largement favorite, sait qu’elle ne peut s’avancer sur ce terrain qu’avec prudence. D’où sans doute le fait qu’elle ait tenu à préciser, mardi, que la création d’un poste de ministre des finances de la zone euro ne pourrait se faire « que si certaines conditions sont remplies ».

La formule est elliptique mais, selon un haut fonctionnaire allemand proche du dossier, elle signifie clairement que « ce pas en avant dans l’intégration de la zone euro ne peut se faire que si tous les partenaires sont sérieux, en particulier sur le plan budgétaire ». Suivez son regard…au moment où les difficultés du gouvernement français face à la dette publique cachée sous le tapis par ses prédécesseurs sont très inquiétantes.

Une façon de dire aussi que, si Mme Merkel se montre aujourd’hui ouverte à relance de la dynamique européenne, y compris en acceptant une révision des traités, comme elle l’a laissé entendre le 15 mai, elle reste avant tout une conservatrice allemande. Autrement dit une dirigeante soucieuse avant tout, pour le moment, de ne prendre aucune initiative susceptible de froisser son électorat et de mettre en péril ses chances de se faire réélire à l’automne.

Un combat de titans ou simplement…de catcheurs sous la férule des bookmakers ?

Le 22 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

Chronique d’une imposture annoncée : l’obèse gouvernement Edouard Philippe II .

22 Juin

Il nous avait annoncé la fin des vieilles recettes politiciennes et, par conséquent, un gouvernement de la France qui ne serait plus jamais aussi pléthorique que l’on nous y avait habitué. Mais, en réalité, Emmanuel Macron fait comme les autres. Comme ses prédécesseurs UMP ou PS ou même UMPS (comme au temps de  » l’ouverture  » de Nicolas Sarkozy, en 2007)-1-. Et ce sont…trente ministres et secrétaires d’Etat qui vont assister aujourd’hui à leur premier Conseil des ministres ! Les voici par le menu :

Les nouveaux ministres

  • Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, ministre de la Justice
  • Florence Parly, ministre des Armées
  • Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation
  • Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministère de l’Intérieur-2
  • Nathalie Loiseau ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes-2

Plusieurs nouveaux secrétaires d’État rattachés à des ministères font également leur entrée :

  • Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition énergétique
  • Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition énergétique
  • Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès des Affaires étrangères
  • Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées
  • Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des Territoires
  • Benjamin Griveaux, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie

Ceux qui changent de portefeuille

  • Jacques Mézard, ministre de la Cohésion et des Territoires

Ceux qui restent

  • Gérard Collomb, ministre d’État, ministre de l’Intérieur
  • Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire
  • Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
  • Angès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé
  • Françoise Nyssen, ministre de la Culture
  • Bruno Le Maire, ministre de l’Économie
  • Muriel Pénicaud, ministre du Travail
  • Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale
  • Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics
  • Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
  • Annick Girard, ministre des Outre-mer
  • Laura Flessel, ministre des sports
  • Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports, rattachée au ministère de la Transition écologique
  • Christophe Castaner, secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement
  • Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes
  • Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées
  • Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique

-1- Lire « Nous les avions pourtant prévenus« :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/05/07/nous-les-avions-pourtant-prevenus/

2– Deux personnalités…troublantes. La première, juppéo-macroniste pure et dure mais fidèle d’entre les fidèles de François Bayrou. Un gage au MoDem pour la suite mais aussi un bâton de vieillesse pour donner un coup de main au cacochyme ministre de l’Intérieur. La seconde, également juppéiste de toujours, directrice de l’ENA depuis 2012 et européiste militante, sera l’oeil de Bruxelles aux côtés de Jean-Yves Le Drian. Pas inutile sans doute…

Nous l’avions écrit pendant la campagne présidentielle : « leurs vieilles recettes sont les mêmes depuis plus de quarante ans et seuls les condiments utilisés dans les sauces desquelles ils les enrobent donnent l’illusion de différences de goût.« 

À bientôt…

Le 22 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

François Bayrou, perpétuel candidat et éternel perdant.

20 Juin

C’était la conclusion d’un de nos articles consacré à ce que certains nomment encore le centre mais que nous préférons appeler le marais (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/02/bulletin-climatique-quotidien-2-decembre-2016-de-la-republique-francaise/). Or il semble que les perspectives nées du ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron, de sa participation au gouvernement d’Edouard Philippe mais aussi de l’agitation qui est en train de naître autour de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris sur un soupçon d’emplois fictifs au MoDem nous orientent vers la confirmation de notre titre…

Depuis les 18,6  % que François Bayrou avait recueillis au premier tour de l’élection présidentielle de 2007, le condamnant à rester spectateur du duel de second tour entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, le MoDem, le mouvement qu’il avait créé dans la foulée, était allé de déconvenue en déconfiture. Au point de s’effacer de l’Hémicycle du Palais-Bourbon.

Porté disparu, le parti donne l’illusion de renaître de ses cendres de manière quasi inespérée, grâce à l’alliance conclue en février entre François Bayrou et Emmanuel Macron. Entraîné dans l’aspiration du mouvement qui va porter à l’Assemblée nationale plus de 350  députés se revendiquant de la majorité présidentielle, le MoDem, lui, devrait décrocher au moins 42  sièges et, par conséquent, constituer un groupe autonome. Au moins 42  sièges, car, pour sa part, le mouvement de M.  Bayrou revendique 50  élus, reprenant à son compte plusieurs candidats jusque-là considérés comme liés à La République en marche (LRM).

Quoi qu’il en soit, il s’agissait, pour le MoDem, d’une véritable renaissance. Le ministre de la justice lui-même reconnaît que  » c’est le groupe MoDem historiquement le plus fort qu’on ait connu « . Forcément, il n’y en avait jamais eu avant ! Bien que bénéficiaire au premier chef de la majorité accordée au président de la République, M.  Bayrou met l’accent sur le rééquilibrage intervenu au second tour des élections législatives,  » comme s’il y avait un sens inné des Français de dessiner une majorité qui respecte les sensibilités « .

Avant même que l’Assemblée nationale ne prenne ses marques, le président du MoDem insiste sur  » l’exigence d’une action politique cohérente et forte et, en même temps, respectueuse des sensibilités qui composent la majorité « . Autrement dit, le MoDem n’entend pas jouer les supplétifs et veut faire entendre sa voix. Mais c’est là sans doute que l’attendent Emmanuel Macron…et quelques autres.

Théoriquement, ce devrait être Marc Fesneau, le secrétaire général du MoDem, élu dans la 1re  circonscription de Loir-et-Cher, qui devrait prendre la présidence du groupe.  » Nous sommes clairement dans la majorité présidentielle, indique-t-il. Nous allons avoir des relations classiques de deux groupes de la majorité entre eux. « 

Pour le MoDem, ces élections législatives représentent également une éclatante revanche sur les anciens compagnons de route de M.  Bayrou, qui, en  2007, l’avaient lâché pour rejoindre Nicolas Sarkozy et qui, depuis, avaient fait le choix de l’alliance avec la droite. Une alliance dont ils n’ont pas su s’affranchir, même s’ils avaient espéré  » débrancher  » François Fillon quand celui-ci était empêtré dans les nasses des enquêtes judiciaires sur des soupçons d’emplois fictifs de membres de sa famille.

Là où l’UDI voit ses effectifs à l’Assemblée nationale fondre de 40  %, passant de 27 à 17, sans jamais avoir réussi à affirmer une ligne autonome vis-à-vis de l’UMP puis de LR (ainsi que nous le prévoyions dans l’article cité ci-dessus), M.  Bayrou touche les dividendes du choix qu’il a fait de s’allier avec M.  Macron, à un moment où ce dernier traversait un trou d’air passager. Il revient en majesté au gouvernement avec le titre de ministre d’Etat, garde des sceaux, accompagné de Sylvie Goulard au ministère des armées et de Marielle de Sarnez aux affaires européennes.

Et le voilà à présent en mesure de former un groupe qui constituera le «  deuxième pilier  » de la majorité présidentielle et qui, en nombre, sera le troisième de l’Assemblée nationale après ceux de La République en marche et de LR. Supérieur même en effectif au groupe socialiste qui détenait la majorité absolue au début de la législature précédente.

Mais, pataras ! Voici que les cartes sont subitement rebattues.

D’abord par Sylvie Goulard, ministre des Armées dans le premier gouvernement d’Edouard Philippe, en cours de remaniement. Celle-ci vient en effet d’ annoncer sa démission pour se consacrer à  » démontrer sa bonne foi  » dans l’affaire dont nous parlions :

 » Le président de la République a entrepris de restaurer la confiance dans l’action publique, de réformer la France et de relancer l’Europe. Cette entreprise de redressement doit l’emporter sur toute considération personnelle.

Dans l’hypothèse où l’enquête préliminaire visant le MoDem conduirait à vérifier les conditions d’emploi de mes assistants au Parlement européen, je souhaite être en mesure de démontrer librement ma bonne foi et tout le travail que j’y ai accompli.  » Vient-elle de déclarer.

 Sylvie Goulard

Qu’est-ce que cela signifie ?

1/ Qu’il n’y a pas de fumées sans feu et qu’elle a bien conscience que l’affaire des emplois fictifs d’assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen n’est pas une vue de l’esprit,

2/ Qu’elle tient à prouver qu’à Strasbourg elle a bien accompli un authentique travail (sous-entendu : quid de son assistant parlementaire ?),

3/ Qu’elle ne tient pas à assumer les manipulations mises en oeuvre par d’autres qu’elle et, suivez son regard, le président du MoDem en particulier…

Mais ce n’est pas tout. Car une autre ministre MoDem du gouvernement Philippe est aussi sur le sellette : Marielle de Sarnèze. Elle aussi visée par la fameuse enquête préliminaire. Actuellement ministre déléguée aux Affaires européennes, elle vient de déclarer : « Tout est ouvert pour moi, ma mission au gouvernement ou la présidence du groupe MoDem à l’Assemblée« , ouvrant ainsi la voie à son possible remplacement. Pour démonter sa bonne foi ? Sans doute…

François Bayrou et Marielle de Sarneze

En résumé, ça sent le roussi au sein de la majorité présidentielle. En tout cas en ce qui concerne son groupe centriste.

Nous résumions bien ainsi la trajectoire de son président, François Bayrou :  » perpétuel candidat et éternel perdant. »

Le 20 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Chronique d’une imposture annoncée : à moins qu’il soit cacochyme.

19 Juin

Car voici ce qu’a osé déclarer, dimanche 18 juin 2017, au soir du second tour des élections législatives, sur France 2, le ministre d’Etat ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb :

 » Nous serons jugés par les Français sur l’économie, l’emploi et l’école  » (à partir de 2h27 30).

Rien de moins mais, surtout, rien de plus. Car, où sont passés :

  • la sécurité des Français (violences et trafics en tout genre, terrorisme, etc),
  • l’islamisation de la France et, pour tout dire,
  • l’invasion de notre pays par des hordes migrantes importées par les négriers, amis du président de la République ?

Etonnant tout de même de la part de celui qui est en charge de la sécurité publique et des cultes ! Et dire que 66,1% des électeurs ont voté pour une telle équipe…

Quelle est  » la seule chose (dont Ernest Renan disait) qu’elle donne une idée de l’infini  » ?

Le 19 juin 2017.

Du Plessis

 

Chronique d’une imposture annoncée : enfin un peu, un tout petit peu, de lucidité.

19 Juin

Enivrés par l’odeur du jasmin venue d’outre-Méditerranée, gagnés par l’illusion du  » dégagisme  » tant vanté par les chantres des pseudo-printemps arabes, séduits par une gravure de mode tout droit sortie d’une boutique de Nouveautés, rappelant à s’y méprendre le  » gendre idéal  » qu’ils n’ont pas eu, subjugués par des médias aux mains de milliardaires sans âme et sans scrupule, les Français ont élu, le 7 mai 2017, Emmanuel Macron à la présidence de la République française.

Non contents d’avoir commis cette erreur historique dont ils ne tarderont pas à se mordre les doigts, ils ont voulu, dans un premier temps, être cohérents et lui donner les moyens de montrer de quoi il est capable en envoyant une première vague importante de députés macronistes à l’Assemblée, lors du premier tour des élections législatives.

Mais, pris soudain d’une bouffée d’angoisse devant le résultat annoncé de leur aveuglement ou effrayés par les premiers pas de leur nouveau jouet, certains ont profité du second tour des législatives pour…revoir à la baisse leur investissement ! Peut-être quelques uns ont-ils même lus le blogue du CER …

 

Et les urnes ont parlé : si Emmanuel Macron va disposer aisément du pouvoir législatif (mais avec seulement 18% du nombre d’électeurs…), ce sera au prix de l’Assemblée nationale la plus mal élue de la Cinquième République.

Ce qui amène nécessairement cette question : quelle est sa véritable légitimité ?

À suivre…

Le 19 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Chronique d’une imposture annoncée :  » Plus ça change, plus c’est la même chose !* « 

15 Juin

Alphonse Karr

Le président de la République, Monsieur Emmanuel Macron, est de retour à Paris après un voyage officiel au Maroc les 14 et 15 juin. La veille de son départ de France, nous lui avons adressé une lettre ouverte (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/06/13/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-francaise-monsieur-emmanuel-macron/) dans laquelle nous lui demandions  » d’engager avec le gouvernement de Sa Majesté le roi Mohamed VI des négociations permettant, d’aboutir, dans les délais les plus courts, à la signature d’un accord de réadmission des citoyens marocains ayant été condamnés en France pour quelque délit que ce soit comme de ceux qui se seraient introduits illégalement sur notre territoire.« 

Comme nous pouvions hélas le craindre, aucune négociation sur ce sujet essentiel n’a, à ce jour, été engagée…

Ceci démontre le peu d’intérêt du nouveau président de la République française pour la préservation de la sécurité des Français comme pour la protection de la nation qu’il juge sans doute de bien moindre importance que les questions économiques et les profits de ses amis de la finance internationale.

Les Français ont commis une erreur historique en élisant M. Macron à la présidence de la République et s’apprêtent à en commettre une autre en lui offrant une majorité pléthorique aux élections législatives de dimanche prochain. Nul ne pourra pourtant prétendre qu’il

NE SAVAIT PAS.

Le 15 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Alphonse Karr (1808-1890), titre de deux recueils d’articles, Les Guêpes, janvier 1849

Chronique d’une imposture annoncée : les soutiens fantasques d’Edouard Philippe.

14 Juin

Le Premier ministre n’est pas, comme son mentor, Emmanuel Macron,  » DE GAUCHE ET DE DROITE « , à la fois. Il est TANTOT DE GAUCHE ET TANTÔT DE DROITE, au gré des nécessités électorales pour le second tour des élections législatives, dimanche 18 juin ! Ce serait à mourir de rire si ce n’était pas aussi méprisant pour les électeurs.

Faute des traditionnels désistements dans le fameux esprit UMPS du « Front républicain » , absence de triangulaires oblige (il n’y en aura qu’une, dans la 1re circonscription de l’Aube, à cause de l’importance du taux d’abstention), l’attribution des soutiens du Premier ministre se fait dans une totale cacophonie. Issu des rangs du parti Les Républicains et juppéiste accompli, mais premier ministre d’Emmanuel Macron, l’ancien maire du Havre fait le grand écart et, par conséquent…du cas par cas.

Dans le Finistère, il est allé soutenir Maël de Calan, candidat investi par Les Républicains (LR), dans une circonscription où la candidate La République en marche (LRM), Sandrine Le Feur, l’a emporté lors du premier tour. Cette dernière a répliqué en diffusant une vidéo de soutien de… Christophe Castaner, ministre chargé des relations avec le Parlement, lui-même candidat LRM dans les Alpes-de-Haute-Provence ! Comprenne qui pourra.

Dans l’Essonne, toutefois, c’est bien une candidate de La République en marche qu’il a soutenue mardi matin : Marie Guévenoux…ancienne juppéiste, comme lui.

Dans la 18e circonscription de Paris, où aucun candidat LRM n’avait été investi, la situation est carrément ubuesque. Le Premier ministre a apporté son soutien au candidat LR, Pierre-Yves Bournazel, face à la socialiste Myriam El Khomri, qui revendique, elle, le soutien…d’Emmanuel Macron lui-même. À mourir de rire disions-nous.

Pourtant, interrogé mardi matin sur France Info à ce sujet, le Premier ministre n’y voit pas d’incohérence :

« Il n’y a pas de candidat En marche ! [dans cette circonscription] et il y a deux candidats avec des passés différents, des engagements différents, qui entendent se placer dans la majorité présidentielle. »

Mais voilà que pour ajouter à la confusion et même, disons-le, au ridicule, le dernier Premier ministre de François Hollande, Bernard Cazeneuve, a prévu lui aussi de soutenir Myriam El Khomri sur le terrain.

Décidément, ces gens sont fous…Pas étonnant qu’ils se cachent sous des masques.

Le 14 juin 2017.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.