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Emmanuel Macron n’est resté que 24 heures à Mayotte.

23 Oct

Ce fut en tout cas très suffisant pour faire son choix. Et il a choisi. À la question que nous lui posions hier (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/10/22/aujourdhui-mardi-22-octobre-2019-emmanuel-macron-est-a-mayotte/), il a répondu sans surprise :

LA LÂCHETÉ.

Même s’il est vrai qu’il y fut encouragé par les prébendiers et autres féodaux locaux qui firent tout ce qui était en leur pouvoir pour cacher la poussière sous le….sable blanc de l’archipel (https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/video-on-veut-cacher-la-misere-a-mayotte-une-habitante-denonce-le-grand-nettoyage-pour-la-venue-de-macron_3671711.html).

La France gardera donc ce boulet au pied longtemps encore.

Le 23 octobre 2019.

La théorie du « ruissellement » fait chou blanc.

2 Oct

Ce fut la promesse la plus contestée de la campagne du candidat Macron : la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune. Une promesse faite à ses amis et généreux donateurs de sa campagne et sur laquelle il a toujours refusé de revenir malgré les protestations et même les mouvements sociaux les plus violents dont, évidemment, celui des « Gilets jaunes« , il y aura bientôt un an. Une décision qui lui colle encore à la peau sous l’étiquette de « président des riches« .

L’argument d’Emmanuel Macron, pour justifier ce choix contestable, était et reste toujours le même : permettre aux plus riches de nos compatriotes de récupérer une partie de leur contribution fiscale pour l’investir dans l’activité industrielle et la consommation afin de permettre une relance de la croissance économique du pays. Ce principe porte un nom aussi ridicule que trompeur : la « théorie du ruissellement » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_du_ruissellement). Comme d’ailleurs la métaphore, utilisée par Emmanuel Macron lui-même, du « premier de cordée » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/12/26/la-theorie-du-ruissellement-est-bien-une-arnaque/).

Mais c’est aussi la mesure que les députés de la majorité, manquant cruellement d’arguments pour la justifier lors du premier budget du mandat, à l’automne 2017, s’étaient fait fort de faire évaluer dès que possible. C’était, enfin, l’une des annonces du chef de l’Etat lors de sa conférence de presse post-grand débat national, le 25 avril dernier: « Cette réforme (…) sera évaluée en 2020 et, (…) si elle n’est pas efficace, nous la corrigerons », avait assuré M. Macron pour se donner un peu de temps face à l’adversité.

Le premier rapport du « comité d’évaluation des réformes de la fiscalité du capital », censé estimer les effets de la suppression de l’ISF mais aussi de la flat tax, l’instauration du prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % sur les revenus du capital, a été présenté mardi 1er octobre.

Ce document d’un peu plus de 300 pages ne livre hélas et comme on pouvait s’y attendre aucune réponse tranchée. Réalisé sous l’égide de France Stratégie, le think tank d’évaluation et de prospective rattaché à Matignon, par une quinzaine de membres – économistes, représentants de l’Insee, du Trésor, de la Banque de France, ou encore du Medef et de la CFDT ainsi que par la députée LRM des Yvelines, Nadia Hai –, le rapport ne permet pas de confirmer les objectifs initiaux de l’exécutif : « Favoriser la croissance de notre tissu d’entreprises, stimuler l’investissement et l’innovation », selon la lettre de mission de Matignon de décembre 2018.

« L’observation des grandes variables économiques – croissance, investissement, flux de placements financiers des ménages, etc. – avant et après les réformes ne suffit pas pour conclure de leur effet réel. En particulier, il n’est pas possible d’estimer par ce seul biais si la suppression de l’ISF a permis une réorientation de l’épargne des contribuables concernés vers le financement des entreprises »,concluent les auteurs. « Le risque de déception est inhérent à la démarche elle-même. Mais le temps de l’évaluation n’est pas le temps du politique », explique Fabrice Lenglart, président du comité d’évaluation, qui précise pour se justifier qu’« on ne peut pas se contenter de données macroéconomiques (croissance, investissement) pour évaluer une telle réforme. Il nous faut des données fiscales sur les ménages, qui ne sont pas encore disponibles pour l’année 2018. »

« La fiscalité demande du temps pour produire ses effets. Nous ne disposons que de neuf mois de recul [depuis la constitution du comité en décembre, en pleine crise des « Gilets jaunes »] », plaide Nadia Hai. Pour la députée, « on ne peut pas établir de lien de cause à effet entre le fait de ne plus taxer les plus aisés et l’investissement dans les actifs productifs », mais « le rapport souligne toutefois que la fiscalité française du capital [y compris les impôts sur les sociétés et la taxation des transmissions] était très lourde avant la réforme : à près de onze points de PIB, elle était 2,5 points supérieure à la moyenne des pays européens et les personnes taxées ne créaient plus de richesse. »

En revanche, une chose est déjà certaine :  » On sait qu’il y a eu plus de dividendes versés en raison du PFU. » Autrement dit, ceux qui avaient déjà beaucoup ont reçu encore plus ! Et ce qui est certain aussi, c’est qu’ils ne se sont pas précipités pour investir leurs gains dans l’économie puisque la croissance du pays est en berne et que la consommation des ménages marque le pas. Alors, nous saurons patienter jusqu’au prochain rapport d’évaluation et même si nous ne sommes pas dupes des résultats qui seront observés l’an prochain.

Cette absence de conclusion formelle a d’ailleurs occasionné, jusqu’au dernier moment, des « divergences » sur l’avis à rendre, reflet du caractère toujours politiquement inflammable de la suppression de l’ISF. Ainsi, à l’issue de la dernière réunion du comité, jeudi 26 septembre au soir, ses membres n’avaient pas été en mesure de finaliser le rapport, et la communication autour de sa dernière version a été jalousement gardée. Les auteurs marchaient sur des oeufs…

« La réforme de la fiscalité devait susciter un choc d’entrepreneuriat. Mais elle a eu un coût, d’où la nécessité d’en évaluer la portée », reconnaît-on à Bercy qui refuse encore d’admettre que cette affaire sera l’une des plus grandes impostures du quinquennat Macron.  » Du reste, ce qui compte, ce n’est pas tant de pouvoir dire que Mme Michu a investi tant d’euros dans l’économie. C’est l’effet-signal, comme pour la baisse de cinq milliards d’euros d’impôts sur le revenu », explique-t-on.

Ces difficultés ne sont pas sans rappeler celles de l’évaluation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). En dépit de nombreux rapports, les économistes ne sont pas parvenus à déterminer avec précision dans quelle mesure cette réforme-phare du quinquennat Hollande (20 milliards d’euros de baisse de cotisations) a été utilisée par les entreprises pour recruter, investir et doper les salaires, ou pour augmenter leurs marges. Souvenez-vous des professions de foi du patron du Medef, Pierre Gattaz, qui jurait que la mesure permettrait l’embauche d’au moins un million de personnes :

La mesure a par contre coïncidé avec la remontée des profits des sociétés et donc la distribution de nouveaux dividendes. Mais mi-2018, les études faisaient état de seulement « 100 000 emplois sauvegardés ou créés sur la période 2013-2015 ».

Ces gens-là sont des imposteurs.

S’il ne tranchera pas le débat politique sur les conséquences de long terme pour l’économie de la suppression de l’ISF, le rapport de France Stratégie éclaire ses effets à court terme pour les plus riches. Les chercheurs ont, en effet, eu accès à des données inédites du fisc qui leur permettent de dire qu’elle a « favorisé les ménages les plus aisés ». La mise en place du PFU a bénéficié aux 15 % de ménages les plus aisés avec, pour les 5 % les plus riches parmi eux, des gains moyens en termes de niveau de vie de près de 1 000 euros par an. Après la transformation de l’ISF en IFI, quatre ménages gagnants sur cinq se situent parmi les 15 % les plus aisés. « Le gain annuel moyen d’un ménage gagnant est de l’ordre de 6 500 euros », précise le rapport. Nous aimerions pouvoir en dire autant.

Le document met enfin en avant le résultat d’études qualitatives. Notamment sur l’attractivité fiscale de la France auprès des investisseurs qui s’est améliorée depuis deux ans. Mais cette situation s’explique surtout par la flat tax, qui a permis d’abaisser l’imposition des intérêts, dividendes et autres plus-values de cession, et pas nécessairement par la suppression de l’ISF, qui a occasionné un manque à gagner de deux à trois milliards d’euros pour les finances publiques. Les chercheurs ne disposeront pas de résultats probants sur les effets économiques de la suppression de l’ISF avant deux ans, estime M. Lenglart. Soit à l’automne 2021, à moins de six mois du premier tour de l’élection présidentielle.

Nous saurons patienter mais soyez assurés que nous serons vigilants et que nous ne leur ferons aucun cadeau.

Le 2 octobre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Lutte contre le trafic de drogue : le gouvernement d’Emmanuel Macron ne fait que de la « com ».

22 Sep

Tenez-vous bien, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner-dit La Voix de son Maître, prétend lutter contre le trafic de drogue « de l’international à la cage d’escalier » Et, une fois encore, nous voilà

Le ministre de l’Intérieur a présenté, en effet, mardi 17 septembre, lors d’un déplacement…à Marseille un plan d’envergure pour lutter contre les stupéfiants.

Christophe Castaner-dit La Voix de son Maître a annoncé mardi 17 septembre, lors d’un déplacement à…Marseille, la création du nouvel organisme chargé de coordonner la lutte contre les trafics de drogue, baptisé Ofast. L’acronyme est à la fois la contraction d’« Office antistupéfiants » et une référence indirecte aux « go-fast », ces livraisons transfrontalières de drogues à l’aide de grosses cylindrées, prisées par les réseaux criminels en provenance, en particulier, du Maroc via l’Espagne.

Mais les forces de l’ordre seront-elles capables de s’adapter à la vitesse à laquelle évoluent aujourd’hui les trafics de drogues ? C’est l’enjeu du plan « stup », qu’Emmanuel Macron appelait de ses vœux depuis mai 2018, et qui a été décliné par le ministre de l’intérieur en 55 mesures, mardi. Le défi paraît colossal face à « la menace mère », comme la qualifie Christophe Castaner, qui représente aujourd’hui en France, selon les autorités, un chiffre d’affaires d’environ 3,5 milliards d’euros par an et un « coût social » estimé à 8 milliards d’euros. Sans compter les nombreuses infractions, violences et crimes que génèrent les luttes pour le contrôle du trafic passé, depuis des décennies, sous la coupe des innombrables « Chances pour la France » qui peuplent nos banlieues.

En devenant l’unique chef de file de la lutte antidrogue, l’Ofast doit permettre (c’est en tout cas le voeu de Castaner) de dépasser les querelles de chapelle entre les différents acteurs, que ce soit la direction centrale de la police judiciaire, les douanes, les gendarmes, les magistrats des juridictions interrégionales spécialisées ou encore les militaires.

Cette nouvelle entité prendra, le 1er janvier 2020, la succession de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), dissous après soixante-six ans de bons et (dé)loyaux services. Ces dernières années ont été entachées par de nombreuses polémiques sur les pratiques de ses agents, en particulier sur la gestion des indics et des livraisons surveillées, ces importations de marchandises réalisées sous l’œil des forces de l’ordre. L’ancien patron de l’Ocrtis, François Thierry, a même été mis en examen pour « complicité de trafic de stupéfiants » après avoir été épinglé en 2015.

Malgré ces scandales, la police nationale garde néanmoins la haute main sur le dispositif, en plaçant la contrôleuse générale Stéphanie Cherbonnier à la tête de l’Ofast. Les magistrats obtiennent le poste d’adjoint, avec la nomination de Samuel Vuelta Simon, jusque-là procureur de Bayonne – une part importante des trafics se font aujourd’hui en provenance de l’Espagne. Le symbole est fort : il est censé marquer la réconciliation entre le ministère de l’intérieur et celui de la justice sur ces thématiques – Christophe Castaner et Nicole Belloubet ont d’ailleurs fait le voyage ensemble à Marseille, en compagnie également de Laurent Nunez, le secrétaire d’Etat, et Gérald Darmanin, le ministre des comptes publics. De la com, rien que de la com…

Les différents services devront travailler ensemble sur le terrain, dans le cadre des Cross, les cellules du renseignement opérationnel sur les stupéfiants, dont la création avait été annoncée en juin. Ce dispositif expérimenté à Marseille depuis 2015 doit permettre un meilleur partage de l’information. Le problème, c’est que depuis cette date…aucun progrès notable n’a été enregistré en la matière, pour le plus grand profit des racailles du cru.

Le plan stups doit également s’articuler avec la police de sécurité du quotidien lancée en 2018 pour rapprocher les forces de l’ordre de la population. Une plate-forme permettant de signaler anonymement les points de vente sera mise en place. Des mesures d’éloignement pour les personnes condamnées doivent permettre de libérer certaines zones du joug de la drogue. « Il y a des quartiers où 100 % de l’économie réelle repose sur le trafic de stupéfiants, où la mère de famille fait ses courses en liquide avec l’argent qui en découle », explique un haut gradé. Mais, au fait, C’EST QUOI UNE MESURE D’ÉLOIGNEMENT ? VERS OÙ ? Alors, rappelons ici la méthode que nous préconisons depuis de si longues années : 

1/ la peine de mort…incompressible (!) pour tous les trafiquants,

2/ vider intégralement les banlieues de nos villes, hauts lieux de ces trafics, de tous les trafiquants et selon la méthode que nous avons déjà souvent indiquée. Il faut les nettoyer comme nos soldats savent nettoyer une kasbah :

  •  bloquer toutes les voies d’accès et de sortie par des barrage, comme en temps de guerre,
  • y pénétrer par la force car il n’y a pas d’autre moyen,
  • les vider de tous leurs trafics, rue par rue, immeuble par immeuble, cave par cave,
  • mettre à terre toutes les « barres » et autres « tours » non seulement insupportablement laides mais qui en sont aussi les sanctuaires impénétrables,
  • mettre aux fers tous les délinquants qu’on ne manquera pas d’y trouver ; le bagne et des camps de travail feront parfaitement l’affaire,
  • renvoyer chez eux manu militari tous les illégaux et organiser (vraiment) la remigration du reste. »

Face à l’ampleur de la tâche, les fonctionnaires ne se font hélas aucune d’illusion. « Rien ne permettra d’envisager un jour qu’il n’y ait plus de trafic de stupéfiants, il n’y a pas de recette miracle, mais la clé réside dans notre capacité à travailler tous ensemble », explique un membre de la police judiciaire, un brin fataliste et surtout sans volonté.

L’urgence est pourtant bien réelle tant les indicateurs sont au rouge : prix bas, produits dont la pureté augmente, consommation qui s’étend… « On n’a jamais autant arrêté de trafiquants et il n’y a jamais eu autant de production », explique le même agent, qui résume modestement la mission de la police : « On doit être des empêcheurs de tourner en rond. » Seule petite source de satisfaction pour les autorités : les règlements de comptes sont en légère baisse, même s’ils s’étendent à des zones qui n’étaient jusque-là pas touchées (alors qu’au contraire ces autorités devraient tout faire pour accroître les règlements de compte, excellente méthode de sélection naturelle !). « Nous avons des difficultés liées à la dispersion des trafics, qui ont perfusé dans la profondeur des territoires », estime un haut gradé de la gendarmerie. La preuve que notre méthode est la bonne.

Depuis plusieurs années, les forces de l’ordre observent les évolutions inquiétantes de ce trafic, qui s’adapte notamment aux nouvelles technologies et diversifie ses méthodes, avec des circuits de blanchiment parfois très complexes. Une des approches nouvelles de ces dernières années consiste d’ailleurs à « taper au portefeuille », en s’en prenant aux collecteurs de fonds qui font sortir l’argent du pays (ce n’est pas incompatible avec nos recommandations, bien au contraire). Des réseaux internationaux qui nécessitent une plus grande coopération avec nos voisins. « On a tendance à être pessimiste ici, mais les constats qu’on fait en France sont partagés par tous nos partenaires d’Europol », lâche un haut fonctionnaire. Se comparer pour se rassurer, l’espace d’un instant. Mais pour quoi faire puisque personne ne veut prendre les seules décisions efficaces.

Enfin, d’où viennent ces stupéfiants ?

Le cannabis représente aujourd’hui encore la majorité des importations (55 %) en France, selon les données de la direction centrale de la police judiciaire. Le principal producteur demeure…notre ami le Maroc. La cocaïne (35 %) provient majoritairement de Colombie, du Pérou et de Bolivie. Le phénomène des mules, qui importent in corpore ou dans leurs bagages la drogue depuis la Guyane, demeure prégnant. Quant à l’héroïne (8 % des trafics en France), elle est essentiellement issue d’Afghanistan (87 % de la production mondiale) et transite par la Turquie et la route des Balkans.

Sans oublier, pour terminer, que s’il n’y avait pas de consommateurs, il n’y aurait pas de trafiquants. CQFD. Et, de ce côté-là, où est la volonté politique ? *

Le 22 septembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Car n’oubliez pas que les gens qui sont au pouvoir sont aussi, pour beaucoup d’entre eux, des consommateurs. Quand à leur progéniture…n’en parlons même pas. Vous comprenez pourquoi ils militent TOUS en faveur de la dépénalisation.

Mise au point de l’OCDE sur les demandes d’asile ou les mensonges du gouvernement français.

18 Sep

La demande d’asile est en constante baisse dans tous les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ou presque. Un rapport de l’organisation (en anglais), publié mercredi 18 septembre, souligne des situations allant à l’inverse de la tendance globale en France et en Espagne.

Avec 1,07 million de demandes, l’asile a de nouveau reculé en 2018, que ce soit parmi les pays européens (-10%) ou non-européens (-17%) du groupement. Des chiffres encore en baisse, après avoir émargé à 1,26 million de demandes de protection en 2017, et loin des records de 2015 et 2016, lorsqu’elles culminaient à 1,65 million.

Cette tendance à la baisse est paradoxalement insufflée par les Etats-Unis, premier pays de l’OCDE en termes d’asile avec 254 000 nouvelles demandes en 2018. C’est 77 000 de moins qu’en 2017. Depuis l’an passé, l’administration Trump a nettement durci sa politique sur le sujet, appliquant la « tolérance zéro » envers l’immigration clandestine.

Quand on veut, on peut !

« Le recul du nombre global de demandes dans les pays de l’OCDE (-175 000) est en grande partie lié à trois pays de destination : les Etats-Unis, l’Italie (-73 000) et l’Allemagne (-36 000)« , indique le document. Le reflux est « partiellement contrebalancé par une augmentation en Espagne (+22 300) et en France (+19 000) », souligne encore le rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques, publié à une dizaine de jours d’un débat parlementaire en France sur l’immigration.

Avec près de 110 000 demandes, la France se situait en 2018 au quatrième rang selon l’OCDE, juste derrière la Turquie (116 000) et l’Allemagne (162 000). Selon les chiffres de l’Office français chargé des réfugiés (Ofpra), 46 700 personnes ont vu leur demande d’asile acceptée en France. Soit une hausse de 9%.

Vous apprécierez, nous n’en doutons pas, le double langage d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. Comme, peut-être, ce que nous affirmions dès l’élection de 2017 :

« Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus »

Le 18 septembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Voici pourquoi les fausses promesses d’Emmanuel Macron vont devenir de véritables entourloupes.

18 Sep

Plus le temps passe et mieux il se dévoile. Faire « la politique autrement« , thème sur lequel il fut élu, se transforme progressivement en… »les faits sont têtus » ! Y compris devoir mesurer à quel point nous avions raison, il y a maintenant trois ans :

« Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus »

Du coup, contraint d’intégrer un contexte macroéconomique de plus en plus défavorable (et nous n’avons pas encore tout vu), le gouvernement français a revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2020, tandis que les baisses d’impôts annoncées en réponse au mouvement des « Gilets jaunes » vont grever la réduction de la dette (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/09/08/rien-ne-va-plus-avec-la-dette-abyssale-de-la-france/).

Dévoilé par le ministère de l’Economie et des Finances en amont de la présentation du projet de budget pour 2020, le 25 septembre prochain, le scénario du gouvernement n’affiche plus qu’une prévision de croissance de 1,3%, contre 1,4% attendu jusqu’ici (après une croissance économique de 1,7 % en 2018 et qui devrait déjà freiner à 1,4 % cette année). En d’autres termes, et malgré lui, le gouvernement d’Emmanuel Macron prend subrepticement le chemin…de la décroissance ! Est-ce une si mauvaise nouvelle ? Pour les mondialistes, OUI. Pour nous, NON.

Toutefois, on défend à Bercy la résilience de l’économie française, qui resterait portée par des moteurs internes: consommation des ménages, investissements des entreprises, bonne tenue de l’industrie, et baisse du chômage. Sauf qu’avec un déficit public qui grimpe à 2,2%…il n’y aura pas de miracle au-niveau des promesses faîtes aux « Gilets jaunes« . C’était du flan et les braves gens, comme nous l’avions prévu, se sont fait couillonner.

Mais ces prévisions pour 2020 compliquent un peu plus une équation budgétaire déjà tendue, avec l’ensemble des mesures de pouvoir d’achat annoncées, en réponse au mouvement des « Gilets jaunes« , et la difficulté à trouver suffisamment d’économies pour les financer.

Quant à la dette, presque plus personne n’en parle tant elle grossit et, après tout, elle n’est pas encore pour nous mais pour nos ayants droit. Sauf si la crise financière annoncée se produit et que les taux des emprunts s’envolent.

C’est vraiment dur, très dur le grand écart.*

Le 18 septembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

* (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/07/08/le-grand-ecart-economique-du-gouvernement-est-tres-preoccupant/).

Emmanuel Macron, toujours prompt à se dresser contre l’infâme, est pourtant bien silencieux.

12 Sep

Combien de fois faudra-t-il marteler que les ONG prétendument humanitaires ne sont que d’authentiques trafiquants d’êtres humains, au service du gros capital de l’Union européenne ? Mais sans doute est-ce là l’explication du silence de chef de l’Etat quand les preuves de la collusion entre les prétendus « sauveteurs » et les bien réels passeurs de hordes migrantes s’accumulent sous ses yeux.

En voici d’ailleurs une nouvelle démonstration.

On connaît ainsi, aujourd’hui, les raisons de la mise sous séquestre du navire « Juventa« , le 28 juillet à Lampedusa (Sicile) : une « taupe » infiltrée a dévoilé les liens qu’entretient ce navire soi disant sauveur de migrants, et appartenant à l’ONG allemande « Jugend Rettet« , avec les passeurs.

Certaines ONG qui opèrent près des côtes de la Libye et qui transportent dans les ports italiens des centaines de Maliens, Nigérians, Syriens (95 811 depuis le début de l’année) étaient déjà soupçonnées d’entretenir des rapports douteux avec les passeurs. Cette fois, les rapports de collaboration et de complicité ont été confirmés par cette « taupe » italienne qui a pu embarquer à bord du navire de l’organisation « Save the children« .

Luca B., 45 ans, est un policier expert en plongée sous-marine et spécialiste du secours en mer. Il s’est confié au « Corriere della sera » vendredi 4 août. Ses photos ont permis de retracer le trafic d’êtres humains et ont dévoilé la complicité de certaines ONG avec des réseaux de passeurs.

Tout commence il y a six mois lorsque le SCO, le Service central opérationnel, sorte de préfecture de police nationale, est alerté par l’organisation « Save the children » de contacts « bizarres » entre le bateau « Juventa » et les bateaux des passeurs libyens. Luca B. est sollicité et accepte de monter sous couverture à bord du navire « Vos Hestia » de « Save the children« . Il participe à de nombreuses incursions et de nombreux prétendus sauvetages tout en gardant le contact avec ses supérieurs.

Le 18 juin, c’est le tournant. Il raconte : A l’aube, le ‘Vos Hestia’ sur lequel je me trouvais et la ‘Juventa’ se croisent en haute mer. Quelques minutes après, s’approche une barque de trafiquants. Elle reste à quelques mètres de la ‘Juventa’. Je vois ses hommes qui parlent de façon animée avec les bénévoles. Puis arrive une autre barque qui escorte des canots pneumatiques surchargés de migrants.

Luca B. l’infiltré s’empresse alors de prendre des photos, tout en évitant de se faire remarquer. Pendant de longues minutes, il observe les accords passés entre certains prétendus sauveteurs et les passeurs. Les canots pneumatiques, une fois vidés de leurs passagers, sont aussitôt rendus aux trafiquants au lieu d’être détruits. Ils pourront ainsi resservir pour d’autres transports clandestins.

Luca B. confiera ses films et ses photos aux autorités italiennes. Début août, elles rendent les informations recueillis par la « taupe » publiques. « C’est du matériel fondamental pour notre enquête« , a déclaré son supérieur Alessandro Giuliano.

Cette opération d’infiltration met en lumière la redéfinition de la politique italienne de Matteo Salvini, alors ministre de l’intérieur, en matière d’immigration. Longtemps tolérante et accueillante, l’Italie s’inquiète du flux croissant de migrants déversés dans les ports du Sud par des embarcations de plus en plus nombreuses. Rome se plaint également de la faible solidarité européenne dans cette crise migratoire : ports fermés aux bateaux de migrants et frontières bloquées du coté français, suisse, autrichien et slovène.

Salvini a donc décidé de prendre les choses en mains. Désormais, l’Italie enquête pour son propre compte sur les trafics et souhaite contrôler le plus possible les flux vers les côtes italiennes. Le gouvernement italien a même proposé à certains garde-côtes libyens et dix organisations qui opèrent leurs sauvetages en Méditerranée de collaborer. A l’image de « Save the children« , certaines ont accepté le protocole mis en place par le ministre de l’Intérieur qui prévoit la présence à bord de représentants des forces de l’ordre. Luca B., en est la parfaite illustration.

Mais de telles dispositions, qui montrent que « QUAND ON VEUT, ON PEUT » (comme nous ne cessons de le répéter) dureront-elles avec le nouveau gouvernement italien ?

Et pendant se temps-là, le gouvernement français d’Emmanuel Macron s’enorgueillit de pratiquer le « goutte-à-goutte migratoire » que nous ne cessons de dénoncer…*

Le 12 septembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/01/le-goutte-a-goutte-migratoire-continue-sans-faire-de-vagues/)

La grande arnaque de la suppression de la taxe d’habitation.

8 Sep

Souvenez-vous. Un coup de com sans précédent : l’annonce par Emmanuel Macron de la suppression totale de la taxe d’habitation pour tous les Français au plus tard en 2023. Le bonheur absolu ! Et tout le monde (ou presque) s’est laissé piéger. Oubliant qu’il faudrait bien trouver d’autres sources de financement des collectivités territoriales pour un Etat aussi impécunieux que le notre..

Eh bien c’est fait. Grâce à une nouvelle entourloupe…dont presque personne ne parle :

l’augmentation en catimini de…la taxe foncière.

Tout a commencé cet été dans l’Isère, lorsque l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), une association qui défend les propriétaires, a vu arriver près de 300 adhérents désemparés. Tous avaient reçu une lettre de l’administration fiscale indiquant que leur taxe foncière allait augmenter fortement. « Nous nous sommes dit que quelque chose d’anormal se passait avec ces augmentations comprises entre 8 % et 30 % », explique Pierre Hautus, directeur général de l’UNPI. Un contribuable grenoblois a ainsi indiqué à l’UNPI que sa taxe foncière passait de 2 323 à 2 549 euros, soit 226 euros en plus à payer cette fin d’année. Un autre a indiqué dans un courrier que la taxe de 1 289 euros, pour son appartement situé en centre-ville grimpait, de 188 euros. La raison de ces hausses : une revalorisation de la valeur locative du logement.

Cette valeur est un élément-clé dans le calcul de la taxe foncière payée chaque année par les propriétaires. Elle est fixée par l’administration fiscale en accord avec les communes et repose sur le loyer théorique que le propriétaire serait en mesure de recevoir s’il mettait le logement en location. Elle dépend de la surface, du standing de l’immeuble, de l’état d’entretien de la construction mais aussi du secteur où est situé le bien. « Un quartier mal desservi par les transports en commun et peu demandé n’aura pas la même valeur locative qu’un appartement de centre-ville dans un quartier recherché », explique-t-on à la direction générale des finances publiques (DGFIP).

Le souci est que les valeurs locatives actuelles sont calculées sur la base des conditions du marché locatif du… 1er janvier 1970 pour les propriétés bâties, et même de celui de 1961 pour les terrains ! Depuis quarante-neuf ans, aucune révision d’ampleur n’a eu lieu. Or certains quartiers à l’époque peu prisés sont aujourd’hui très recherchés. Une révision de grande ampleur serait donc nécessaire, mais les gouvernements successifs ont retardé l’échéance, notamment à la demande des élus locaux. Ces derniers redoutent, en effet, la réaction de leurs administrés furieux de voir leur feuille d’impôt gonfler d’un coup. Surtout que l’inverse n’est pas vrai. Les quartiers qui se sont dégradés ou qui sont désormais situés à côté d’un équipement générant des nuisances auraient dû voir leur taxe foncière baisser. En fait, il n’en est rien : « en général, l’harmonisation se fait à la hausse », prévient M. Hautus.

En dépit de ces difficultés, le gouvernement a décidé de passer à l’action. « Un article dans le projet de loi de finances pour 2020, qui va être présenté prochainement au conseil des ministres, prévoit de s’attaquer au problème », explique Léah Chambord, chargée de mission finances et fiscalité à France urbaine, qui représente les métropoles et les grandes villes de France. La DGFIP le confirme et rappelle que les locaux professionnels ont déjà fait l’objet d’une réforme en 2017. Pour France urbaine comme pour la DGFIP, cette revalorisation est une mesure d’équité des contribuables devant l’impôt : « Les chambres de bonne qui avaient des toilettes sur le palier dans les années 1970 et qui ont depuis longtemps une petite salle de bain doivent payer le juste prix », estime-t-on à la DGFIP.

D’ores et déjà, des commissions se réunissent régulièrement localement pour revaloriser la valeur de certains logements. En 2017 et 2018, la valeur locative de 134 000 locaux a été revue, et pour 2019, 69 000 nouveaux biens ont été réévalués. Les logements des 300 adhérents de l’UNPI sont sans doute parmi ces derniers. Par ailleurs, la réévaluation est automatique lorsque des gros travaux sont entrepris, comme des extensions ou la construction d’une piscine… Dans ce cas, l’administration est informée par le permis de construire ou la déclaration de travaux déposée en mairie. Pour les améliorations qui ne nécessitent pas de permis de construire, comme l’aménagement de combles ou l’installation d’une nouvelle salle de bain, c’est souvent lors de la vente du logement que la taxe foncière est actualisée.

Avec la loi de finances, c’est désormais l’ensemble des logements qui devrait être concerné. « On sent que le gouvernement cherche de l’argent et on peut se demander si ce n’est pas pour compenser la suppression de la taxe d’habitation qui va réduire fortement les recettes des collectivités », s’interroge M. Hautus. Quoi qu’il en soit, les contours de la réforme se précisent et les communes recevront une partie de la TVA pour compenser la baisse des recettes. En attendant, beaucoup des 31 millions de contribuables assujettis à la taxe foncière vont voir leur impôt augmenter fortement l’an prochain. Et voilà comment Emmanuel Macron et ses sbires vous reprennent d’une main ce qu’ils vous ont donné de l’autre.

Les Français continueront-ils à être des veaux ou s’en souviendront-ils enfin lors des prochaines échéances électorales ?

Le 8 septembre 2019.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.