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Budget des armées : fini les belles promesses d’Emmanuel Macron !

9 Nov

Cet homme et son gouvernement n’ont décidément rien compris à la gravité de la situation sécuritaire de notre pays, bien que nous n’ayons cessé de tirer la sonnette d’alarme concernant les dangers des restrictions budgétaires dont nos forces armées sont victimes depuis de nombreuses années.

Nous ne cessons en effet d’attirer l’attention sur les risques d’un sous équipement chronique, démontré de plus en plus souvent par nombre d’accidents liés à des problèmes d’armement et de maintenance de ceux-ci. Il en résulte d’une part une incapacité grandissante de nos armées à faire face aux nombreux engagements sur des théâtres d’opérations extérieurs mais aussi, et surtout, la réduction des possibilités de réponse armée adéquate dans la défense de nos compatriotes face à la violence explosive des communautés allogènes qui ont envahi notre pays et en menacent l’existence même.

Nous avions espéré, l’an dernier, à la suite de nos alertes et des promesses du chef de l’Etat de « sanctuariser » le budget de la défense durant les prochaines années, que le danger s’éloignait. Force est hélas de constater, à la lecture des projets budgétaires du gouvernement, qu’il n’en est rien et que nos troupes vont probablement être confrontées à de nouvelles restrictions de crédit.

En d’autres termes, une imposture de plus !

Les armées vont en effet perdre plusieurs centaines de millions d’euros par rapport à la loi de finances initiale votée par le Parlement, selon le projet de loi de finances rectificative pour 2018 présenté au conseil des ministres, mercredi 7  novembre.

En cause, le financement des opérations extérieures et intérieures ( » Sentinelle « ), dont le coût est pour l’heure estimé à 1,37 milliard d’euros pour 2018, sur un budget militaire de 34,2  milliards. Il devra être entièrement couvert par le ministère alors que la solidarité interministérielle devait jouer cette année pour la moitié de cette somme. Il n’avait été budgété initialement que 650  millions, auxquels ont dû être ajoutés 140  millions de crédits – une première entorse à ce qui était prévu –, soit 790  millions au total. La défense  » mobilisera d’autres crédits de la même mission pour financer les opérations extérieures et missions intérieures au-delà des crédits provisionnés dans la loi de finances initiale « , indique le document du ministère de l’économie.

Le ministère des Armées doit donc trouver 404  millions d’euros supplémentaires pour boucler leur budget. Le député (Les Républicains) François Cornut-Gentille, rapporteur de la commission des finances de l’Assemblée nationale, a dénoncé comme  » un coup de poignard aux armées – cette décision – en pleine itinérance mémorielle du président «  pour le centenaire de la fin de la guerre de 1914-1918.  » Non seulement il va manquer 404  millions de crédits annulés, mais les armées sont privées de la solidarité interministérielle, ce qui revient à les ponctionner doublement à hauteur de 800  millions « , indique-t-il.

Comment le ministère va-t-il procéder ? La réserve de précaution, qui devait servir à payer, entre autres, les factures des investissements militaires à hauteur de 319  millions d’euros, va être détournée à cette fin. La direction générale de l’armement devrait donc se trouver en toute fin d’année dans la situation de reporter sur 2019 de nouvelles charges des programmes d’équipements, une mécanique acrobatique car Bercy impose aux ministères de limiter ces  » restes à payer « .

Fortuitement, une économie non prévue réalisée sur la masse salariale, qui aurait pu être utilisée à d’autres dépenses, va aussi servir à payer les opérations. Le ministère indique disposer de 155  millions d’euros en raison de départs plus importants que prévus de sous-officiers ayant quitté les rangs – ce qui en soi n’est pas une bonne nouvelle, compte tenu des difficultés de fidélisation des armées. C’est même une catastrophe qui témoigne des conséquences de la paupérisation organisée par le pouvoir politique vis-à-vis des forces armées.

D’ultimes négociations avec Bercy devraient enfin permettre de limiter cette charge non prévue d’ici au 31  décembre, assure le cabinet de la ministre. Des crédits devraient être dégelés dans quelques jours à hauteur de 250  millions d’euros, espère-t-on à l’hôtel de Brienne. Il faudra continuer à se battre, convient l’entourage de Mme Parly. Justifié par la nécessité d’avoir un budget de la défense plus  » sincère «  que par le passé, quand la défense sous-estimait volontairement sa provision pour les missions extérieures, le plein financement par le ministère des opérations n’était prévu qu’en  2020, dans le cadre de la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025.

C’est ce sujet des  » opex « , assorti d’annulations de crédits de dernière minute, qui avait provoqué une grave crise entre les armées l’exécutif en juillet  2017, avant d’entraîner la démission du chef d’état-major Pierre de Villiers. Depuis, la loi de programmation votée prévoit une augmentation des crédits, après deux décennies de baisse, et le président a sommé les généraux de ne plus se préoccuper du budget.  » J’ai pris des engagements clairs dès la campagne présidentielle sur ce sujet ; c’est pourquoi ces engagements seront tenus, déclarait Emmanuel Macron pour ses premiers vœux aux armées en janvier  2018. J’ai décidé d’arrêter cette lente érosion de nos capacités militaires et de prendre un engagement fort. « 

Mon oeil !

Le budget 2018 est le dernier avant le démarrage de la LPM, dont la majeure partie de l’effort doit intervenir à l’issue du quinquennat entre 2023 et 2025, et ses fragilités ne viennent pas rassurer les acteurs de la défense usés par les batailles budgétaires.  » La LPM est une loi d’intention. Tout sera dans l’exécution « , avait prévenu lors de l’examen du texte en juin Christian Cambon, le président (LR) de la commission de la défense et des forces armées du Sénat, en lançant à la ministre :  » Nous sommes là pour vous aider. «  Le 2  novembre, pour l’examen du projet de loi de finances à l’Assemblée, Florence Parly a assuré que le budget 2019, en augmentation de 5  % à 35,9  milliards d’euros, serait  » le début du renouveau « .

MON OEIL !

Le 9 novembre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Quand on assiste à ce qui suit, on ne peut pas ne pas être inquiet pour la France.

25 Oct

Ouvrez grands vos yeux et vos oreilles car vous risquez de n’en croire ni les uns ni les autres ! Il s’agit pourtant d’un député de la nation, appartenant précisément à la République en Marche d’Emmanuel Macron et membre de la Commission de la Défense nationale…

Guillaume Blardone (@gblardone)

Ce sentiment de gêne persistante que certains députés LREM sont toujours en stage et ont décroché la timbale pour 5 ans à la faveur d’une vague électorale..

https://twitter.com/gblardone/status/1055336801609637888?s=21

Le 25 octobre 2018.
(Merci à GJ pour l’information)

Emmanuel Macron a dû fumer la moquette de l’Elysée !

23 Oct
BFMTV (@BFMTV)
Emmanuel Macron dans l’Aude: « La République, c’est cette vague plus forte que toutes les vagues qui ont frappé vos communes«  pic.twitter.com/fw84H4yHSS
Le 23 octobre 2018.
(Merci à GJ)

Chronique d’une imposture annoncée : « dis-moi qui sont tes amis et je dirai qui tu es » (suite).

21 Oct

Nous avions connu la rocambolesque autant que consternante affaire Macron-Benalla (qui, rappelons-le n’est pas encore terminée) qui avait révélé à la Terre entière les liens sulfureux et coupables existant entre le président de la République et son garde du corps maghrébin. Un scandale d’Etat.

Fête de la Musique à l’Elysée

Il y eut aussi, cette lamentable Fête de la Musique de juin dernier au cours de laquelle on vit le palais présidentiel livré aux orgies de prétendus musiciens mais surtout authentiques militants LGBT. Une honte pour la France que l’on aurait pu penser accidentelle s’il n’y avait pas eu, quelques mois plus tard, cette exhibition d’Emmanuel Macron, chef de l’Etat en visite dans l’île de Saint-Martin (Antilles) et posant avantageusement avec deux racailles locales (mis en examen depuis pour trafic de drogue) faisant des gestes ignominieux :

Les potes de Macron

Et voici que vient d’être publié un brûlot des journalistes du Parisien et du Point Jean-Michel Décugis, Pauline Guéna et Marc Leplongeon, intitulé Mimi*, et qui est une biographie décoiffante (autant qu’affligeante pour la France) de Michèle Marchand, amie intime et gourou en communication du couple Macron ! Au point que l’on peut se demander si ces gens-là ne sont pas carrément …dingues. En tout cas, une chose est certaine, ils n’aiment pas la France et ne savent même pas ce qu’elle est.

Car on ne manque pas de s’étonner qu’un tel personnage ait pu entrer aussi facilement dans l’intimité du couple présidentiel tant Michèle Marchand, 71 ans, ex-épouse d’un braqueur puis d’un flic, paraissait à mille lieues du « nouveau monde » et de ses jeunes technos d’une prétendue  » République en marche « . C’est pourtant avec une remarquable inconscience que le couple présidentiel a ouvert la porte de l’Elysée à cette reine des paparazzis qui a longtemps frayé dans les arrière-salles de boîtes de nuit, connu la prison, et qui vend aujourd’hui photos et infos à la presse people…On ne rêve pas, on cauchemarde.

Personne ne la connaît, mis à part les photographes qui peuvent lui vendre plusieurs dizaines de milliers d’euros une photo volée ou renoncer à la publier sur son injonction. Mais c’est bien elle, sur cette image prise avec son téléphone portable dans le bureau présidentiel, levant les deux bras et faisant le V de la victoire comme si elle était chez elle, quelques jours à peine après l’élection d’Emmanuel Macron.

Ce cliché figure au dos de Mimi

De tous temps se sont introduits dans le sillage d’un souverain, d’un grand responsable, d’une star, d’un homme politique, des intrigants au courant de ses secrets. François Mitterrand gardait autour de lui quelques amis initiés, tel François de Grossouvre, chargé notamment de financer ses campagnes, d’organiser sa double vie ou de racheter les photos compromettantes. Cette fois, pourtant, c’est le loup lui-même que les Macron ont introduit dans la bergerie.

Car Mimi Marchand fait profession de vendre la vie privée des célébrités ou de leur laisser supposer qu’elle peut empêcher qu’on ne la dévoile. Cofondatrice de Purepeople, le premier site pure player d’informations consacrées aux « beautiful people », elle est à la tête de Bestimage, une des trois plus importantes agences françaises de photos de célébrités et affirme aux auteurs être au courant de tout « au moins quinze jours avant les autres ».

C’est en pleine campagne électorale que cette septuagénaire à la voix rauque de fumeuse est arrivée dans l’entourage des Macron. Jusque-là, « Mimi » se targuait de posséder sa carte de « grand donateur » de l’UMP et avait même assisté, au premier rang, à plusieurs des meetings de Nicolas Sarkozy. Les Sarkozy avaient d’ailleurs été conviés à son remariage avec un ancien officier de la police judiciaire…

Mais, en ce printemps 2016, Nicolas Sarkozy craint de perdre la primaire de la droite et le futur candidat d’En marche ! progresse dans les sondages. Brigitte Macron, racontent les auteurs, s’inquiète pourtant des rumeurs sur la supposée homosexualité de son mari. Leur ami Xavier Niel, PDG de Free, propose alors aux Macron « une spécialiste »qui veillera pour eux sur la presse : Mimi Marchand, connue quelques années auparavant dans le bureau de leur avocate commune. C’est elle qui, dorénavant, organisera la plupart des couvertures magazine du couple.

« Je ne fais pas les “unes” de la presse people, s’agace alors tout haut le jeune candidat pendant sa campagne. La presse people fait des “unes” sur moi. » C’est à voir. Car avec Mimi Marchand est organisée une série de reportages avantageux, produits la plupart du temps par sa société, Bestimage. « Les Macron, avec l’aide de Bestimage, participent à un système qui fait passer des publireportages dévoilant leur intimité pour des photos volées et qui maquille la communication en information », écrivent les trois auteurs de Mimi. Une imposture de plus pour  » vendre  » le nouveau monde !

Au début de la présidence, elle s’infiltre à l’Elysée grâce à Brigitte Macron, assistant aux réunions de communication du jeudi matin avec l’équipe de la première dame. Et, tenez-vous bien, elle travaillait alors main dans la main avec un certain… Alexandre Benalla. Le garde du corps écartait les caméras et les photographes qui ne travaillaient pas pour Bestimage, mais faisait monter les paparazzis appointés par « Mimi » dans l’avion présidentiel. « Depuis qu’elle travaille avec le couple Macron, son chiffre d’affaires a augmenté de 500 000 euros et les bénéfices de 343 338 euros », affirment Décugis, Leplongeon et Guéna.

Pourquoi accorder une telle confiance à cette femme qui a fait l’objet de plusieurs condamnations, n’apparaît pas dans les organigrammes de ses propres sociétés et a été autrefois licenciée de Voici pour avoir publié une interview de Trevor Rees-Jones, le garde du corps survivant de l’accident de la princesse Diana – un faux, selon l’intéressé, qui assura n’avoir jamais donné le moindre entretien ni rencontré la journaliste ? 

Le plus étonnant, en tout cas, est de constater à quel point une femme de cette sorte réussit à pénétrer des milieux divers, du show-biz aux milieux d’affaires. Narcissisme, rumeurs, fausse transparence, manipulation des images : le voilà, le vrai ressort de cette « Mimi ».

Et lorsqu’on a terminé la lecture de son portrait s’impose la désagréable impression de voir se dresser l’un des visages grimaçants de notre époque  » en même temps  » que l’insignifiance de ceux qui usurpent les plus hautes fonctions de l’Etat.

Le 21 octobre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* « Mimi », de Jean-Michel Décugis, Pauline Guéna et Marc Leplongeon, Grasset, 208 pages, 19 euros.

L’imposture n’a plus de limite ou quand l’anti-France a pris le pouvoir.

20 Oct

Le président Macron refuse de rendre hommage aux maréchaux de la Grande Guerre, comme le souhaitait l’état-major

(https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/11-novembre-l-elysee-ne-veut-pas-commemoration-trop-militaire-166057?utm_source=twitter)

Lors de la présentation, jeudi à l’Elysée, de «  l’itinérance mémorielle et territoriale  » (sic) que le chef de l’Etat compte effectuer dans l’Est et le Nord de la France, à l’occasion du centenaire de l’armistice de 1918, la question militaire a été abordée.

«  Le sens de cette commémoration, ce n’est pas de célébrer la victoire de 1918. Il n’y aura pas de défilé ou de parade militaires  », indique-t-on à l’Elysée, où l’on refuse «  une expression trop militaire  ». On précise que cela a été négocié avec l’Allemagne, la chancelière Merkel étant une invitée de marque des cérémonies.

Si les armées organisent leur propre cérémonie aux Invalides pour rendre hommage aux militaires français, «  le président de la République ne sera pas présent  », précise l’Elysée. «  Le président de la République regarde l’histoire en face  » prétend-on à l’Elysée, ajoutant que «  les combattants, qui seront au cœur des commémorations, étaient pour l’essentiel des civils que l’on avait armés  ». Or, dans l’idée des Français d’aujourd’hui – qui se sont largement approprié ce centenaire – cette guerre fut d’abord «  une grande hécatombe  » et non une victoire militaire, contrairement aux Britanniques par exemple (qui, eux, ont de la mémoire et encore des racines). «  Pour les militaires, cela peut sembler un peu étrange  » reconnait-on toutefois à la présidence.

Quoi qu’il en soit, l’idée de rendre hommage aux maréchaux, et à travers eux aux officiers d’active, a du plomb dans l’aile. Au-delà du cas délicat de Philippe Pétain, c’est bien l’idée même d’un tel hommage qui coince en haut lieu. Le chef d’état-major des armées, grand admirateur des coloniaux Gallieni et Lyautey, devra trouver une autre occasion…

Nous n’avions pas encore tout vu en matière de honte d’Etat!

Le 20 octobre 2018.

(Merci à GJ pour l’info)

Taxe d’habitation : quand le gouvernement se prend les pieds dans le tapis.

17 Oct

Et démontre que toutes ses annonces cherchant à convaincre qu’il diminue la pression fiscale ne sont que des mystifications.

Pas de chance. Au moment où les contribuables reçoivent leur avis d’imposition à la taxe d’habitation, le gouvernement espérait pouvoir communiquer sur les effets concrets de ses mesures en faveur du pouvoir d’achat. Grâce à l’abattement de 30  % appliqué dès cette année, 80 % des ménages devraient, en principe, voir leur taxe d’habitation (TH) baisser, en moyenne, de  200  euros. Las, cette diminution est contrecarrée, dans un nombre important de cas, par les hausses de taux décidées par les communes.

Il n’en fallait pas plus pour que les réseaux sociaux soient submergés de messages dénonçant la  » propagande «  et les  » mensonges «  du gouvernement, adressés parfois par des personnalités en vue.  » Elle est où la baisse ? « , s’indignent ceux qui ont vu le montant de leur TH augmenter d’une année sur l’autre, accusant le gouvernement de tromperie.

Dans les faits, c’est vrai, la baisse est censée profiter dès cette année à 18  millions de foyers, hors les 6  millions qui en étaient déjà exonérés ou bénéficiaient d’abattements. Pas de baisse, en revanche, pour un célibataire dont le revenu fiscal de référence dépasse 28 000  euros, un couple sans enfant ou une personne seule avec un enfant ayant  un revenu supérieur à 45 000  euros, le plafond étant augmenté de 6 000  euros par enfant supplémentaire.

A cela s’ajoutent d’autres facteurs de hausse potentiels. Tout d’abord, des changements de situation individuelle. Deuxièmement, la taxe d’habitation est basée sur la valeur locative du logement et réévaluée chaque année. Enfin, et surtout, les communes et les intercommunalités, qui perçoivent les recettes de la TH, ont la liberté d’en augmenter – ou d’en baisser – le taux. Sachant que la baisse progressive, qui sera de 65 % en  2019 puis de 100 % pour les ménages concernés en  2020 sera entièrement compensée pour les communes par un dégrèvement établi sur les taux votés par les collectivités en  2017.

C’est ce qui s’est produit cette année dans 6 027  communes, selon le fichier de recensement des éléments d’imposition à la fiscalité locale (REI) exploité par Le Figaro du 12  octobre. Soit un peu plus d’une commune sur six ayant décidé d’augmenter leur taux de fiscalité directe. Certaines ont procédé à une hausse de plus de 30 %, comme à Grand-Charmont (Doubs), ou de plus de 20 %, comme à Puget-sur-Argens (Var).

En moyenne, comme le souligne Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, dans un entretien au Figaro, l’augmentation moyenne de la TH en  2018 s’élève à 0,49  point. Il rappelle qu’en 2017, 7 300  communes avaient décidé une hausse du  taux, pour une progression moyenne de 0,73  point. Ainsi, 55  communes de plus de 10 000  habitants ont voté des augmentations de TH et ce ne sont pas celles qui sont les plus en difficulté.

Vous apprécierez les mines réjouies de Gérald Darmanin et de son Premier ministre

Le phénomène est donc loin d’être exceptionnel. On assiste plutôt à un mouvement de modération des hausses de fiscalité locale qu’à une baisse véritable. Et ce pour plusieurs raisons. D’une part, les collectivités ont amorcé une dynamique de maîtrise de leurs dépenses de fonctionnement. D’autre part, en  2018, la baisse de leurs dotations de fonctionnement engagée sous le précédent quinquennat a été stoppée. Enfin, à l’approche des élections municipales de 2020, les élus ont plutôt tendance à éviter d’afficher des hausses d’impôts locaux.

Il n’en fallait pas moins pour que l’affaire prenne une dimension politique, du fait de la déflagration entre la communication gouvernementale et les hausses constatées et largement répercutées. Interrogé jeudi 11  octobre au Sénat, Edouard Philippe n’a pas caché son agacement.  » La taxe d’habitation a effectivement baissé pour 80 % des contribuables. Sauf lorsque des communes, informées de ce que la mesure s’accompagnait d’un dégrèvement, ont choisi, librement sans doute, de remonter leur taux, a-t-il défendu. Chacun assume ses décisions. « 

L’épisode est révélateur de la sensibilité sur les questions fiscales et de la perception qu’en ont les contribuables. Il préfigure à moindre échelle ce qui ne manquera pas de se passer début 2019 avec la mise en œuvre du prélèvement à la source. Une opération à haut risque pour l’exécutif car, inévitablement, c’est sur les ratés et les dysfonctionnements que se braqueront les projecteurs.

Ajoutez à cela le fait que, cette année, 13.000 communes ont augmenté leur taxe foncière. C’est important car, avant de régler la taxe d’habitation, les propriétaires doivent s’acquitter de leur taxe foncière… Les contribuables qui optent pour le paiement en espèces, virement ou chèque avaient jusqu’à ce lundi soir pour la payer. Ceux qui optent pour le paiement en ligne sur la plateforme impôts.gouv.fr ont jusqu’au 20 octobre.

Depuis plusieurs années, la taxe foncière continue d’augmenter, mais le rythme n’est pas exceptionnel par rapport aux années précédentes. En cinq ans, celle-ci a progressé de 12% en moyenne.

Et tout ça pour accueillir, nourrir, loger et…blanchir des millions d’immigrés. On marche sur la tête.

Le 17 octobre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Voici pourquoi le discours d’Emmanuel Macron en ouverture du sommet de la Francophonie, à Erevan, est une imposture.

12 Oct

À Erevan, en Arménie, Emmanuel Macron a fait l’apologie d’une francophonie de résistance, mais aussi une francophonie réinventée.« Elle n’est pas un club convenu, un espace fatigué, mais un lieu de reconquête », a martelé Emmanuel Macron, jeudi 11 octobre. Le président français, en s’adressant aux quelque 40 chefs d’Etat et de gouvernement et aux représentants des 84 membres de l’OIF venus dans la capitale arménienne pour le 17e sommet de la Francophonie, n’a pas dérogé à l’usage c’est à dire, hélas, à la routine.

« C’est une famille aux dimensions de la planète », a rappelé le chef de l’Etat dans son intervention, la troisième après celles du premier ministre arménien, Nikol Pachinian, et du président malgache par intérim, Rivo Rakotovao, tout en rappelant qu’« il y a entre nous de nombreuses blessures qui commencent à cicatriser grâce au travail de mémoire ». Ben voyons ! Une petite dose de repentance, ça ne peut pas nuire…

 Cette langue qui « nous unit, dit-il, chacun la parle avec ses accents et ses tournures particulières ». Le français n’appartient donc pas à la France. Mais, si l’on entend bien les propos du chef de l’Etat français, cette langue doit avant tout être une langue de combat. Et d’oser cette contre-vérité concernant sa pratique dans notre pays : « La francophonie doit être le lieu du ressaisissement contemporain », a lancé le président français dans un discours aux accents enflammés (mais d’enflammé à…creux, il n’y a qu’un pas) de plus d’une demi-heure. D’ailleurs il doit quelque part en avoir conscience puisqu’il a ajouté ceci : « Cette langue qui en a conjugué tant d’autres ne va pas répéter des mots devenus parfois creux, mais elle doit être la langue du refus de ce qui se passe », évoquant, comme fin septembre devant l’Assemblée générale de l’ONU, la crise du multilatéralisme, le basculement de l’ordre international créé après la seconde guerre mondiale, la montée des populismes et des nationalismes.

Ce thème a irrigué toute son intervention et ses réflexions sur une francophonie dont la priorité doit être la reconquête de la jeunesse, notamment africaine. Le continent comptera en effet, au milieu du siècle, quelque 700 millions de francophones. Pour Emmanuel Macron, aussi, « la francophonie doit être féministe ». Elle est l’espace où se mène ce combat pour l’égalité des femmes, leur droit à l’éducation, mais aussi, de manière plus générale, toute la bataille pour la préservation des biens communs de l’humanité. « Unie, notre famille ne l’est pas seulement par la langue, mais aussi par une certaine vision du monde. » Avouez que ça ne mange pas de pain…

Dans ce discours lyrique (on aurait cru entendre Sacha Guitry), Emmanuel Macron a néanmoins tenté de lancer quelques pistes concrètes. Il a notamment repris l’idée de la romancière franco-marocaine Leïla Slimani, dont il a fait sa représentante personnelle pour la Francophonie en novembre 2017, d’organiser un congrès des écrivains de langue française qui réunirait les auteurs, les éditeurs et tous ceux dont le métier est en rapport avec la langue. « Cela n’a jamais été fait », a-t-il souligné, et cela permettrait de promouvoir le français comme « la langue de la création », ce qui le différencie, aux yeux du chef de l’Etat, de l’anglais, « langue d’usage ».

Le président français propose à nouveau, comme lors de son discours du 20 mars devant l’Académie française, que tous les pays francophiles participent à la restauration du château de Villers-Cotterêts, lieu symbole s’il en est, où François 1er décréta que le français serait la langue officielle du royaume de France. C’est aussi le lieu de naissance d’Alexandre Dumas, l’un des écrivains français le plus lu dans le monde. Et là, avouons-le, nous ne pouvons que souscrire, dans les pas de notre ami l’ambassadeur Albert Salon.

Sans cesse aussi, il est revenu sur la figure de Charles Aznavour, le fils d’immigrés dont les langues maternelles furent l’arménien et le géorgien, mais pour qui « la langue française est devenue la patrie » sans que jamais il ne se renie pour autant. Mais, là, ce n’était plus Sacha Guitry qui s’exprimait…c’était Albert Camus, le pied-noir qui affirmait lors de la remise de son Prix Nobel de littérature :  » Ma patrie, c’est la langue française  » ! Mais Emmanuel Macron s’en souvenait-il ?

Mais comment le chef de l’Etat français peut-il avoir de telles prétentions et oser de tels bobards alors que la langue française, en usage dans notre pays, est désormais soumise au diktat de la pensée conforme et obligatoire. Car quel peut être l’avenir d’une langue que l’on prétend universelle et  » langue de la création  » mais dont le sens des mots est désormais dicté par la loi et leur usage contrôlé par une chambre correctionnelle ? 

C’est hélas la situation de la langue française aujourd’hui, dans la République d’Emmanuel Macron. Une langue en perdition et qui ne tardera pas à être une langue morte. C’est pourquoi nous parlons encore de 

Et si vous en doutiez, en voici la preuve :

Le 12 octobre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.