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Mise au point de l’OCDE sur les demandes d’asile ou les mensonges du gouvernement français.

18 Sep

La demande d’asile est en constante baisse dans tous les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ou presque. Un rapport de l’organisation (en anglais), publié mercredi 18 septembre, souligne des situations allant à l’inverse de la tendance globale en France et en Espagne.

Avec 1,07 million de demandes, l’asile a de nouveau reculé en 2018, que ce soit parmi les pays européens (-10%) ou non-européens (-17%) du groupement. Des chiffres encore en baisse, après avoir émargé à 1,26 million de demandes de protection en 2017, et loin des records de 2015 et 2016, lorsqu’elles culminaient à 1,65 million.

Cette tendance à la baisse est paradoxalement insufflée par les Etats-Unis, premier pays de l’OCDE en termes d’asile avec 254 000 nouvelles demandes en 2018. C’est 77 000 de moins qu’en 2017. Depuis l’an passé, l’administration Trump a nettement durci sa politique sur le sujet, appliquant la « tolérance zéro » envers l’immigration clandestine.

Quand on veut, on peut !

« Le recul du nombre global de demandes dans les pays de l’OCDE (-175 000) est en grande partie lié à trois pays de destination : les Etats-Unis, l’Italie (-73 000) et l’Allemagne (-36 000)« , indique le document. Le reflux est « partiellement contrebalancé par une augmentation en Espagne (+22 300) et en France (+19 000) », souligne encore le rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques, publié à une dizaine de jours d’un débat parlementaire en France sur l’immigration.

Avec près de 110 000 demandes, la France se situait en 2018 au quatrième rang selon l’OCDE, juste derrière la Turquie (116 000) et l’Allemagne (162 000). Selon les chiffres de l’Office français chargé des réfugiés (Ofpra), 46 700 personnes ont vu leur demande d’asile acceptée en France. Soit une hausse de 9%.

Vous apprécierez, nous n’en doutons pas, le double langage d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. Comme, peut-être, ce que nous affirmions dès l’élection de 2017 :

« Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus »

Le 18 septembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Voici pourquoi les fausses promesses d’Emmanuel Macron vont devenir de véritables entourloupes.

18 Sep

Plus le temps passe et mieux il se dévoile. Faire « la politique autrement« , thème sur lequel il fut élu, se transforme progressivement en… »les faits sont têtus » ! Y compris devoir mesurer à quel point nous avions raison, il y a maintenant trois ans :

« Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus »

Du coup, contraint d’intégrer un contexte macroéconomique de plus en plus défavorable (et nous n’avons pas encore tout vu), le gouvernement français a revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2020, tandis que les baisses d’impôts annoncées en réponse au mouvement des « Gilets jaunes » vont grever la réduction de la dette (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/09/08/rien-ne-va-plus-avec-la-dette-abyssale-de-la-france/).

Dévoilé par le ministère de l’Economie et des Finances en amont de la présentation du projet de budget pour 2020, le 25 septembre prochain, le scénario du gouvernement n’affiche plus qu’une prévision de croissance de 1,3%, contre 1,4% attendu jusqu’ici (après une croissance économique de 1,7 % en 2018 et qui devrait déjà freiner à 1,4 % cette année). En d’autres termes, et malgré lui, le gouvernement d’Emmanuel Macron prend subrepticement le chemin…de la décroissance ! Est-ce une si mauvaise nouvelle ? Pour les mondialistes, OUI. Pour nous, NON.

Toutefois, on défend à Bercy la résilience de l’économie française, qui resterait portée par des moteurs internes: consommation des ménages, investissements des entreprises, bonne tenue de l’industrie, et baisse du chômage. Sauf qu’avec un déficit public qui grimpe à 2,2%…il n’y aura pas de miracle au-niveau des promesses faîtes aux « Gilets jaunes« . C’était du flan et les braves gens, comme nous l’avions prévu, se sont fait couillonner.

Mais ces prévisions pour 2020 compliquent un peu plus une équation budgétaire déjà tendue, avec l’ensemble des mesures de pouvoir d’achat annoncées, en réponse au mouvement des « Gilets jaunes« , et la difficulté à trouver suffisamment d’économies pour les financer.

Quant à la dette, presque plus personne n’en parle tant elle grossit et, après tout, elle n’est pas encore pour nous mais pour nos ayants droit. Sauf si la crise financière annoncée se produit et que les taux des emprunts s’envolent.

C’est vraiment dur, très dur le grand écart.*

Le 18 septembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

* (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/07/08/le-grand-ecart-economique-du-gouvernement-est-tres-preoccupant/).

Emmanuel Macron, toujours prompt à se dresser contre l’infâme, est pourtant bien silencieux.

12 Sep

Combien de fois faudra-t-il marteler que les ONG prétendument humanitaires ne sont que d’authentiques trafiquants d’êtres humains, au service du gros capital de l’Union européenne ? Mais sans doute est-ce là l’explication du silence de chef de l’Etat quand les preuves de la collusion entre les prétendus « sauveteurs » et les bien réels passeurs de hordes migrantes s’accumulent sous ses yeux.

En voici d’ailleurs une nouvelle démonstration.

On connaît ainsi, aujourd’hui, les raisons de la mise sous séquestre du navire « Juventa« , le 28 juillet à Lampedusa (Sicile) : une « taupe » infiltrée a dévoilé les liens qu’entretient ce navire soi disant sauveur de migrants, et appartenant à l’ONG allemande « Jugend Rettet« , avec les passeurs.

Certaines ONG qui opèrent près des côtes de la Libye et qui transportent dans les ports italiens des centaines de Maliens, Nigérians, Syriens (95 811 depuis le début de l’année) étaient déjà soupçonnées d’entretenir des rapports douteux avec les passeurs. Cette fois, les rapports de collaboration et de complicité ont été confirmés par cette « taupe » italienne qui a pu embarquer à bord du navire de l’organisation « Save the children« .

Luca B., 45 ans, est un policier expert en plongée sous-marine et spécialiste du secours en mer. Il s’est confié au « Corriere della sera » vendredi 4 août. Ses photos ont permis de retracer le trafic d’êtres humains et ont dévoilé la complicité de certaines ONG avec des réseaux de passeurs.

Tout commence il y a six mois lorsque le SCO, le Service central opérationnel, sorte de préfecture de police nationale, est alerté par l’organisation « Save the children » de contacts « bizarres » entre le bateau « Juventa » et les bateaux des passeurs libyens. Luca B. est sollicité et accepte de monter sous couverture à bord du navire « Vos Hestia » de « Save the children« . Il participe à de nombreuses incursions et de nombreux prétendus sauvetages tout en gardant le contact avec ses supérieurs.

Le 18 juin, c’est le tournant. Il raconte : A l’aube, le ‘Vos Hestia’ sur lequel je me trouvais et la ‘Juventa’ se croisent en haute mer. Quelques minutes après, s’approche une barque de trafiquants. Elle reste à quelques mètres de la ‘Juventa’. Je vois ses hommes qui parlent de façon animée avec les bénévoles. Puis arrive une autre barque qui escorte des canots pneumatiques surchargés de migrants.

Luca B. l’infiltré s’empresse alors de prendre des photos, tout en évitant de se faire remarquer. Pendant de longues minutes, il observe les accords passés entre certains prétendus sauveteurs et les passeurs. Les canots pneumatiques, une fois vidés de leurs passagers, sont aussitôt rendus aux trafiquants au lieu d’être détruits. Ils pourront ainsi resservir pour d’autres transports clandestins.

Luca B. confiera ses films et ses photos aux autorités italiennes. Début août, elles rendent les informations recueillis par la « taupe » publiques. « C’est du matériel fondamental pour notre enquête« , a déclaré son supérieur Alessandro Giuliano.

Cette opération d’infiltration met en lumière la redéfinition de la politique italienne de Matteo Salvini, alors ministre de l’intérieur, en matière d’immigration. Longtemps tolérante et accueillante, l’Italie s’inquiète du flux croissant de migrants déversés dans les ports du Sud par des embarcations de plus en plus nombreuses. Rome se plaint également de la faible solidarité européenne dans cette crise migratoire : ports fermés aux bateaux de migrants et frontières bloquées du coté français, suisse, autrichien et slovène.

Salvini a donc décidé de prendre les choses en mains. Désormais, l’Italie enquête pour son propre compte sur les trafics et souhaite contrôler le plus possible les flux vers les côtes italiennes. Le gouvernement italien a même proposé à certains garde-côtes libyens et dix organisations qui opèrent leurs sauvetages en Méditerranée de collaborer. A l’image de « Save the children« , certaines ont accepté le protocole mis en place par le ministre de l’Intérieur qui prévoit la présence à bord de représentants des forces de l’ordre. Luca B., en est la parfaite illustration.

Mais de telles dispositions, qui montrent que « QUAND ON VEUT, ON PEUT » (comme nous ne cessons de le répéter) dureront-elles avec le nouveau gouvernement italien ?

Et pendant se temps-là, le gouvernement français d’Emmanuel Macron s’enorgueillit de pratiquer le « goutte-à-goutte migratoire » que nous ne cessons de dénoncer…*

Le 12 septembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/01/le-goutte-a-goutte-migratoire-continue-sans-faire-de-vagues/)

La grande arnaque de la suppression de la taxe d’habitation.

8 Sep

Souvenez-vous. Un coup de com sans précédent : l’annonce par Emmanuel Macron de la suppression totale de la taxe d’habitation pour tous les Français au plus tard en 2023. Le bonheur absolu ! Et tout le monde (ou presque) s’est laissé piéger. Oubliant qu’il faudrait bien trouver d’autres sources de financement des collectivités territoriales pour un Etat aussi impécunieux que le notre..

Eh bien c’est fait. Grâce à une nouvelle entourloupe…dont presque personne ne parle :

l’augmentation en catimini de…la taxe foncière.

Tout a commencé cet été dans l’Isère, lorsque l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), une association qui défend les propriétaires, a vu arriver près de 300 adhérents désemparés. Tous avaient reçu une lettre de l’administration fiscale indiquant que leur taxe foncière allait augmenter fortement. « Nous nous sommes dit que quelque chose d’anormal se passait avec ces augmentations comprises entre 8 % et 30 % », explique Pierre Hautus, directeur général de l’UNPI. Un contribuable grenoblois a ainsi indiqué à l’UNPI que sa taxe foncière passait de 2 323 à 2 549 euros, soit 226 euros en plus à payer cette fin d’année. Un autre a indiqué dans un courrier que la taxe de 1 289 euros, pour son appartement situé en centre-ville grimpait, de 188 euros. La raison de ces hausses : une revalorisation de la valeur locative du logement.

Cette valeur est un élément-clé dans le calcul de la taxe foncière payée chaque année par les propriétaires. Elle est fixée par l’administration fiscale en accord avec les communes et repose sur le loyer théorique que le propriétaire serait en mesure de recevoir s’il mettait le logement en location. Elle dépend de la surface, du standing de l’immeuble, de l’état d’entretien de la construction mais aussi du secteur où est situé le bien. « Un quartier mal desservi par les transports en commun et peu demandé n’aura pas la même valeur locative qu’un appartement de centre-ville dans un quartier recherché », explique-t-on à la direction générale des finances publiques (DGFIP).

Le souci est que les valeurs locatives actuelles sont calculées sur la base des conditions du marché locatif du… 1er janvier 1970 pour les propriétés bâties, et même de celui de 1961 pour les terrains ! Depuis quarante-neuf ans, aucune révision d’ampleur n’a eu lieu. Or certains quartiers à l’époque peu prisés sont aujourd’hui très recherchés. Une révision de grande ampleur serait donc nécessaire, mais les gouvernements successifs ont retardé l’échéance, notamment à la demande des élus locaux. Ces derniers redoutent, en effet, la réaction de leurs administrés furieux de voir leur feuille d’impôt gonfler d’un coup. Surtout que l’inverse n’est pas vrai. Les quartiers qui se sont dégradés ou qui sont désormais situés à côté d’un équipement générant des nuisances auraient dû voir leur taxe foncière baisser. En fait, il n’en est rien : « en général, l’harmonisation se fait à la hausse », prévient M. Hautus.

En dépit de ces difficultés, le gouvernement a décidé de passer à l’action. « Un article dans le projet de loi de finances pour 2020, qui va être présenté prochainement au conseil des ministres, prévoit de s’attaquer au problème », explique Léah Chambord, chargée de mission finances et fiscalité à France urbaine, qui représente les métropoles et les grandes villes de France. La DGFIP le confirme et rappelle que les locaux professionnels ont déjà fait l’objet d’une réforme en 2017. Pour France urbaine comme pour la DGFIP, cette revalorisation est une mesure d’équité des contribuables devant l’impôt : « Les chambres de bonne qui avaient des toilettes sur le palier dans les années 1970 et qui ont depuis longtemps une petite salle de bain doivent payer le juste prix », estime-t-on à la DGFIP.

D’ores et déjà, des commissions se réunissent régulièrement localement pour revaloriser la valeur de certains logements. En 2017 et 2018, la valeur locative de 134 000 locaux a été revue, et pour 2019, 69 000 nouveaux biens ont été réévalués. Les logements des 300 adhérents de l’UNPI sont sans doute parmi ces derniers. Par ailleurs, la réévaluation est automatique lorsque des gros travaux sont entrepris, comme des extensions ou la construction d’une piscine… Dans ce cas, l’administration est informée par le permis de construire ou la déclaration de travaux déposée en mairie. Pour les améliorations qui ne nécessitent pas de permis de construire, comme l’aménagement de combles ou l’installation d’une nouvelle salle de bain, c’est souvent lors de la vente du logement que la taxe foncière est actualisée.

Avec la loi de finances, c’est désormais l’ensemble des logements qui devrait être concerné. « On sent que le gouvernement cherche de l’argent et on peut se demander si ce n’est pas pour compenser la suppression de la taxe d’habitation qui va réduire fortement les recettes des collectivités », s’interroge M. Hautus. Quoi qu’il en soit, les contours de la réforme se précisent et les communes recevront une partie de la TVA pour compenser la baisse des recettes. En attendant, beaucoup des 31 millions de contribuables assujettis à la taxe foncière vont voir leur impôt augmenter fortement l’an prochain. Et voilà comment Emmanuel Macron et ses sbires vous reprennent d’une main ce qu’ils vous ont donné de l’autre.

Les Français continueront-ils à être des veaux ou s’en souviendront-ils enfin lors des prochaines échéances électorales ?

Le 8 septembre 2019.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

En France, le vote des catholiques est dans une impasse.

25 Août

La séduction opérée par le candidat puis le président Emmanuel Macron sur l’électorat catholique mène celui-ci droit dans le mur. Et même à l’abîme si l’on considère que les deux pires ennemis du catholicisme que sont le néolibéralisme matérialiste et l’islamisme conquérant sont…les deux meilleurs amis et les principaux alliés d’Emmanuel Macron !

Or, malgré nos mises en garde répétées (« Si Macron est élu, c’est cinq ans de foutus« ), nos coreligionnaires semblent n’avoir encore rien compris. Au point que le lien tissé dès 2016 entre Emmanuel Macron et les catholiques pratiquants semble même s’être sensiblement renforcé. C’est en tout cas l’un des principaux enseignements des élections européennes du 26 mai, tel qu’il ressort d’un sondage IFOP réalisé pour La Croix au lendemain du scrutin :les catholiques ont en effet majoritairement voté (37 %) pour la liste de la majorité (LRM-MoDem) portée par Nathalie Loiseau. Un taux qui monte à 43 % chez les pratiquants réguliers.

Le soutien de cet électorat explique d’ailleurs en partie le bon score obtenu par la liste de la majorité, arrivée en deuxième position au soir du 26 mai, à un point seulement de la liste du Rassemblement national (RN), menée par Jordan Bardella.

Selon le directeur opinion et stratégie de l’IFOP, Jérôme Fourquet, auteur de L’Archipel français. Naissance d’une nation multiple et divisée (Seuil, 384 pages, 22 euros), les européennes ont en effet été le théâtre d’un « chassé-croisé ». D’un côté, un certain nombre d’électeurs issus de la gauche, qui avaient voté pour Macron en 2017, sont repartis vers des partis de gauche, notamment les Verts. Mais cette perte a été compensée par l’arrivée d’électeurs nouveaux qui venaient de la droite, dont de nombreux catholiques pratiquants.

Dans certaines zones historiquement empreintes de catholicisme et votant traditionnellement à droite, comme la Mayenne, la Vendée, l’Aubrac, le Pays basque ou le Haut-Doubs, on observe une progression nette de la liste Renaissance (LRM) par rapport au score obtenu par Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017 ! « Errare humanum est, perseverare diabolicum« .

Ceci nous rappelle qu’en 2017, à quelques jours du second tour de la présidentielle, le théologien de gauche Christian Delahaye livrait au journal Le Monde une tribune intitulée sobrement  « Honte aux évêques qui n’appellent pas à voter contre Marine Le Pen.« Une surprise ? Bien sûr que non tant nous en avons connu de ces gens-là, de Témoignage chrétien à la théologie de la libération, plus communistes que les communistes et dont Maurice Clavel a pu dire qu’ » Ils sont tellement occupés à embrasser les marches du temple qu’ils ne se rendent pas compte qu’il est en ruine »….

Depuis l’enquête des sociologues Guy Michelat et Michel Simon (Classe, religion et comportement politique, Presses de Sciences Po), qui démontrait en 1977 que l’appartenance au catholicisme était une variable explicative des comportements électoraux, il est acquis que les catholiques votent tendanciellement plus à droite que le reste de la population. A l’élection présidentielle de 2012, les pratiquants réguliers ont ainsi voté pour le candidat de l’UMP à 79 %, très au-dessus du score obtenu par Nicolas Sarkozy (48 %) au second tour, selon un sondage Harris-Interactive réalisé pour l’hebdomadaire La Vie le 6 mai 2012. Mais de là à voter aujourd’hui pour leur pire ennemi, cela laisse sans voix…

En 2017, les catholiques pratiquants, qui avaient très fortement soutenu François Fillon lors de la primaire de la droite et du centre, l’ont encore en grande partie plébiscité au premier tour de la présidentielle, en dépit des déboires du candidat Les Républicains (LR). Une illustration, selon Jérôme Fourquet, « de l’ancrage réitéré à droite des catholiques pratiquants, attachés aux valeurs et à l’identité française, au travail et à la méritocratie ».

De fait, François Fillon n’a pas décroché par rapport au score de premier tour de Nicolas Sarkozy, cinq ans plus tôt, obtenant 46 % des voix des catholiques pratiquants contre 45 % pour son prédécesseur, alors qu’il cédait 7 points dans l’ensemble de l’électorat en atteignant 20 % des voix contre 27 % pour Sarkozy en 2012. « Ce qui montre que le noyau dur catholique avait tenu à l’époque », analyse Jérôme Fourquet.

Mais, aux européennes de 2019, une partie des catholiques pratiquants a délaissé le candidat LR, François-Xavier Bellamy, qui a réalisé le pire score de la droite à un scrutin européen (8,5 %). Le 26 mai, le philosophe n’a obtenu que 22 % des voix dans l’électorat catholique pratiquant. Adjoint au maire de Versailles depuis 2008, engagé en faveur de La Manif pour tous en 2012, pionnier de Sens commun (émanation politique de La Manif pour tous), M. Bellamy semblait pourtant avoir le profil idéal pour séduire les catholiques. Or, ces derniers ont boudé LR jusque dans certains bastions emblématiques comme Versailles, le 16arrondissement de Paris ou l’ancien fief de Nicolas Sarkozy, Neuilly.

Pour Jérôme Fourquet, « tant que la droite ne sera pas reconstruite, cet électorat catholique sera d’autant plus facilement captable par LRM ». Et ce, d’autant plus, ajoute le sondeur, que ces électeurs ayant voté pour Emmanuel Macron n’ont pas le sentiment d’avoir trahi leur famille politique. Ce qui en dit long sur leur aveuglement.

L’échec de François-Xavier Bellamy s’inscrit dans le sillage de la défaite de François Fillon et, avant lui, celle de Nicolas Sarkozy. Pour le maître de conférences en science politique à l’université de Bordeaux Yann Raison du Cleuziou, auteur de Qui sont les cathos aujourd’hui ? Sociologie d’un monde divisé(Desclée de Brouwer, 2014), les catholiques pratiquants se sont sentis « abusés et discrédités » lors de la présidentielle de 2017, entachée par « l’affaire Fillon ». Ce qui, avouons-le, n’est pas faux. L’électorat catholique n’a, de plus, jamais fait confiance à Laurent Wauquiez [président de LR de décembre 2017 à juin 2019]. « Aux européennes, poursuit le sociologue, Bellamy n’a pas réussi à rétablir la confiance. Les catholiques ont pensé qu’en votant pour le philosophe, ils hériteraient du vieux système LR dont ils ne veulent plus. » Mais savent-ils seulement ce qu’ils veulent…à part disparaître ?

Le fait que les catholiques pratiquants se soient portés davantage sur la liste de Nathalie Loiseau que sur celle de François-Xavier Bellamy, alors même que le gouvernement prépare l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes mais aussi qu’il organise méthodiquement le « Grand Remplacement » de la population française par des immigrés principalement musulmans, indique la perte totale des valeurs traditionnelles par un certain nombre d’entre eux sur les questions de société et même, tout simplement, sur leur avenir.

Le directeur du laboratoire Groupe sociétés, religions, laïcités du CNRS, Philippe Portier, explique ainsi qu’« une partie des catholiques qui manifestaient des préventions à l’égard du mariage pour tous, et qui auraient pu être hostiles à Macron, compte tenu de son projet d’ouvrir la PMA aux couples de femmes, ont subitement évolué ». Comme s’ils avaient été ensorcelés….

Selon le politiste, ils seraient même dans l’ensemble, « sauf une minorité d’entre eux, acquis à l’évolution culturelle ». « Les catholiques aujourd’hui sont bien plus ouverts que dans les décennies précédentes à la liberté en matière de sexualité, poursuit M. Portier. Ce qu’ils souhaitent, en revanche, c’est qu’on les reconnaisse et qu’on les considère. Et, de ce point de vue, Emmanuel Macron a joué très habilement. Il réformera la PMA mais aura à cœur de ne pas heurter l’électorat catholique. » Nous avons une autre vision des choses : pour nous, les catholiques paient aujourd’hui, sans s’en rendre compte, le prix de l’oecuménisme forcené de l’Eglise depuis Vatican 2 et son mimétisme parpaillot. En outre, il suffit désormais de les caresser dans le sens du poil pour leur faire avaler toutes les couleuvres de la création.

Ces derniers mois, plusieurs éléments ont par ailleurs favorisé l’adhésion des catholiques pratiquants à Emmanuel Macron, notamment la crise des « Gilets jaunes » à laquelle ils n’ont pas compris grand chose. Dès le déclenchement de cette crise sociale, « on observe un soutien à Macron qui se maintient ou qui se renforce dans l’électorat catholique, alors que la popularité du chef de l’Etat baisse dans l’ensemble de la population », analyse encore Jérôme Fourquet. Souvent âgé, l’électorat catholique pratiquant se caractérise en effet par un attachement aux institutions et un rejet très fort de la violence. « Cela a sans doute joué dans le fait qu’une partie des catholiques ait fait bloc derrière le président, au moment où la France se déchirait », poursuit le sondeur.

Depuis son élection, Emmanuel Macron n’a en outre eu de cesse d’adresser des messages en direction de cet électorat : son discours au collège des Bernardins, le 9 avril 2018, où il a évoqué son souhait de « réparer » le lien entre l’Eglise et l’Etat qui « s’est abîmé », puis sa rencontre avec le pape François en juin 2018, et enfin, son attitude offensive lors de l’incendie de Notre-Dame de Paris, le 15 avril. Selon l’IFOP, ces trois événements ont à chaque fois eu un effet sur la cote de popularité du chef de l’Etat auprès des catholiques pratiquants. 

On note par ailleurs des proximités entre la sociologie des catholiques pratiquants et celle du macronisme. Yann Raison du Cleuziou souligne que ces derniers, plutôt urbains et appartenant aux classes supérieures, correspondent bien à l’électorat de Macron. La carte électorale dressée à Paris, par exemple, lors des dernières élections européennes en est la démonstration.

En outre, les catholiques sont pro-européens. D’après le sondage de l’IFOP pour La Croix, 51 % des Français déclarent que la construction européenne a été déterminante dans leur choix contre 65 % pour les catholiques pratiquants. Pauvres fous qui n’ont pas encore pris conscience que l’Union européenne n’est rien d’autre qu’une association de malfaiteurs ! (Même Arnaud Montebourg l’avoue aujourd’hui – https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/24/la-redemption-darnaud-montebourg-ou-faute-avouee-est-a-moitie-pardonnee/  – ). Mais c’est cet « ADN pro-européen des catholiques » qui a aussi joué en faveur de la liste LRM-MoDem, très clairement pro-européenne, indique Jérôme Fourquet.

Les catholiques pratiquants se distinguent en outre par la perpétuation d’une résistance absurde au Rassemblement national (RN). Au premier tour de la présidentielle de 2017, ils ne sont que 15 % à voter pour Marine Le Pen, un score bien inférieur à la moyenne nationale (21,3 %). Les régionales de 2015 sont une exception, les catholiques ayant voté davantage pour les listes FN (32 %) que l’ensemble des Français (27,7 %), selon une étude IFOP publiée au lendemain du premier tour du scrutin de décembre 2015 par l’hebdomadaire Le Pèlerin. Ce comportement n’a toutefois pas été corroboré par les européennes de 2019. Toujours selon l’IFOP, le RN n’a pas fait recette chez les catholiques le 26 mai, puisque la liste de Jordan Bardella a attiré 14 % des catholiques pratiquants contre 17 % ayant voté pour Marine Le Pen en 2017. Mais qu’en serait-il si la droite, la vraie, était représentée par Marion Maréchal et non pas par sa tante ?

Même si les catholiques pratiquants sont moins nombreux que par le passé (autour de 11 % de la population soit, prenez-en conscience, MOINS QUE LES MUSULMANS), leurs voix sont d’autant plus précieuses que cet électorat est très mobilisé à chaque scrutin. Lors des européennes de 2014, alors que le taux de participation a été estimé à 42 % chez l’ensemble des Français, il était de 61 % chez les catholiques pratiquants réguliers. Le 26 mai, 78 % des catholiques pratiquants déclarent avoir voté, soit près de 30 points de plus que la participation globale. Une proportion qui monte jusqu’à 84 % pour les catholiques pratiquants réguliers.

Vous en doutiez encore ? La France est devenue une Terre de Mission.

Le 25 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Chaque semaine désormais la France doit subir ces avanies.

24 Août

La complicité entre les trafiquants de chair humaine des navires négriers (qui récupèrent en Libye des hordes migrantes chaque fois plus nombreuses) et les gouvernements de quelques pays européens immigrationnistes est devenue une évidence, même si elle se cache derrière les apparence d’une oeuvre humanitaire. Elle ne cesse d’ailleurs de s’intensifier puisqu’il n’y a plus une semaine sans que la France soit contrainte d’accueillir son lot de miséreux venus d’Afrique subsaharienne dans le cadre de ce que nous appelons le

« GOUTTE-À-GOUTTE MIGRATOIRE« 

C’est ainsi qu’après les 40 migrants livrés par l’Open Arms (le navire négrier de l’ONG espagnole ProActiva) la semaine dernière, le gouvernement d’Emmanuel Macron vient d’accepter l’accueil de 150 nouveaux migrants (sur 356 soit près de la moitié !) débarqués de l’Ocean Viking (le navire négrier des ONG françaises SOS-Méditerranée et Médecins sans Frontières) dans l’île de Malte. C’est ce que nous avions déjà prévu dans notre article du 16 août « Fini les Grandes Invasions. Le Grand Remplacement se fait désormais en catimini » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/16/fini-les-grandes-invasion-le-grand-remplacement-se-fait-desormais-en-catimini/).

La France va envoyer, probablement d’ici la fin du week-end, une délégation de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) qui sera chargée d’entendre ces migrants et de déterminer ceux qui sont éligibles à l’asile. Cette opération va prendre au moins une dizaine de jours, ce qui permettra aussi de négocier la répartition de ces personnes entre les différents pays de l’accord. Chaque État possède ses critères, il accepte d’accueillir un certain nombre de familles, de personnes isolées, ou de mineurs.

Vos futurs voisins de palier

Pour l’Ocean Viking, la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal, l’Irlande et la Roumanie se sont engagés ensemble à prendre en charge la totalité des rescapés. Les 150 migrants qui seront transférés en France seront d’abord hébergés dans des centres pour demandeurs d’asile, en attendant la décision finale de l’Ofpra et leur répartition dans nos villes et nos villages les plus accueillants.

Ce type d’opérations du « goutte-à-goutte migratoire » a commencé en juin 2018, avec l’arrivée de l’Aquarius (précédent navire négrier de SOS-Méditerranée) sur les côtes espagnoles, puis avec le Lifeline à Malte peu de temps après. Au total, à 17 reprises, des pays européens se sont entendus pour prendre en charge collectivement des naufragés de la Méditerranée. La France a participé à chaque fois. Et, depuis le début de ces opérations de « relocalisation » des migrants, d’après l’expression employée par le ministère (mais que nous nommons clairement « goutte-à-goutte migratoire« ) , 429 personnes ont été accueillies officiellement en France. 

Mais, à celles-ci, il faut ajouter l’innombrable flux clandestin arrivant chez nous par d’autres voies que la voie officielle de leur « relocalisation » : Espagne, Italie, Allemagne ou Scandinavie…

Il n’y a plus de doute. Le « Grand Remplacement » se fait désormais en catimini pendant qu’Emmanuel Macron joue le matamore à Biarritz !*

Le 24 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Mais vous verrez qu’il y aura encore beaucoup de crétins (des Alpes et d’ailleurs) à vouloir sa réélection en 2022…

Pénuries de médicaments en France (suite).

19 Août

Nous avons, à de nombreuses reprises et depuis longtemps, dénoncé les intolérables pénuries de médicaments dans les hôpitaux français. Nous avions alors mis en garde contre les risques encourus par nos compatriotes et, en particulier les plus vulnérables tels que ceux qui sont atteints de cancers et qui finiraient par être privés de traitements vitaux. Nous avions également montré l’incapacité des ministres successifs de la Santé à résoudre ces problèmes, tout particulièrement Mme Marisol Touraine, dans les gouvernements de François Hollande (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/17/bulletin-climatique-quotidien-17-juillet-2015de-la-republique-francaise/).

La situation ne s’étant toujours pas améliorée sous le ministère d’Agnès Buzyn et le gouvernement d’Emmanuel Macron, nous avions renouvelé récemment nos mises en garde dans le domaine particulier de la cancérologie (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/07/13/la-penurie-de-medicaments-anti-cancereux-saggrave/).

Aussi, ne faut-il pas s’étonner de la publication, hier dimanche 18 août 2019 dans le Journal du dimanche (https://www.lejdd.fr/Societe/tribune-penurie-de-medicaments-il-faut-relocaliser-la-production-en-europe-3914648) d’une tribune signée par 26 professeurs et médecins des hôpitaux et dans laquelle ils protestent contre cette tragique situation.

« Très rares il y a une dizaine d’années, les pénuries de médicaments se multiplient« , affirment les 26 signataires, qui s’inquiètent que 868 « signalements de tensions ou de ruptures d’approvisionnement » aient été relevés en 2018 dans les hôpitaux, soit « vingt fois plus qu’en 2008 ».

Or « les malades sont les premières victimes » de ces pénuries, qui concernent « des médicaments du cancer, des antibiotiques, des corticoïdes, des vaccins, des traitements de l’hypertension, des maladies cardiaques, du système nerveux…« .

« Ces pénuries ne touchent pas les très chères innovations thérapeutiques mais des médicaments peu coûteux qui, bien qu’anciens et tombés dans le domaine public, constituent toujours l’essentiel de la pharmacopée », ajoutent les signataires.

S’ils saluent les rares mesures mises en place ces dernières années, notamment l’obligation imposée aux laboratoires pharmaceutiques de mettre en place des plans de gestion des pénuries, les médecins et professeurs estiment que « l’efficacité de ces mesures apparaît jusqu’alors dérisoire »« Ces plans visent à gérer les pénuries et non à les prévenir », ajoutent-ils.

Les signataires demandent donc que soient imposées aux laboratoires pharmaceutiques titulaires de l’autorisation de mise sur le marché « la constitution et la gestion de stocks » de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur.

Ils rappellent également que plus de 80% de la production de ces molécules se fait à l’étranger et, notamment, en Chine et en Inde dans des conditions difficilement contrôlables. D’où un risque réel de malfaçons.

Ils exigent donc que « soit rapatriée en Europe la production des principes actifs » et demandent la création d’un « établissement pharmaceutique à but non lucratif, si possible européen » (ndcer: cet organisme pourrait tout aussi bien être français, ce qui ne nous dérangerait en aucune façon…). Une telle structure permettra « de prévenir les pénuries et sera la garante de la qualité des médicaments et de prix justes et pérennes« , assurent-ils.

Nous faisons hélas le pari que cette tribune aura la force persuasive….d’un pet sur une toile cirée et qu’elle restera, une fois de plus, lettre morte au sein de la macronie.

Le 19 août 2019.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.