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Sibeth-(Patankça) Ndiaye : ça ne s’arrange pas.

24 Mai

Le déconfinement vu par la Sibeth et qui a ulcéré Emmanuel Macron :

Le 24 mai 2020.

Histoire sans parole.

18 Mai

Saison 1 :

 

Saison 2 :

 

Saison 3 :

Mais rassurez-vous, elle nous en servira d’autres de la même eau…

Le 18 mai 2020.

Vous pouvez lui faire confiance !

3 Mai

Le 3 mai 2020.

Elle n’en fera jamais d’autre…

2 Mai

Carte de France présentée hier par la porte-parole du gouvernement en prévision du déconfinement : quelle est la couleur de votre département ?

 

Le 2 mai 2020.

Covid-19 : la fabrication en urgence de respirateurs artificiels par Air Liquide est-elle un nouveau scandale ?

24 Avr

Voilà ce qu’il arrive dans un pays qui rationne le matériel dans ses hôpitaux et qui ne prévoit pas les équipements indispensables en cas de crise sanitaire. Nous l’avions déjà mesuré avec la pénurie dramatique de masques protecteurs, de produits antiseptiques et de tests biologiques de dépistage. En voici un nouvel exemple avec ce qu’il va falloir appeler désormais « l’affaire Air Liquide » ou « des respirateurs artificiels« .

Air Liquide s’est associé à PSA, Valeo et Schneider Electric pour produire 10 000 respirateurs artificiels. Cette mobilisation de l’industrie française a pour objectif de répondre aux besoins urgents des soignants. Mais l’enquête de la cellule investigation de Radio France montre que ces appareils sont inadaptés aux malades du Covid-19 !

A la mi-mars, sur son flanc droit, le gouvernement est sous le feu des critiques pour n’avoir pas pu livrer suffisamment de masques aux personnels soignants. Il doit donc reprendre l’avantage. L’heure est à la mobilisation et on nous dit même que « nous sommes en guerre« . Pas question d’être pris en défaut sur son flanc gauche : celui des respirateurs artificiels. La France disposait de 5 000 lits de réanimation au début de la crise. Le ministère de la Santé veut en équiper 14 000. Encore faut-il les doter du matériel qui doit aller avec.

En France, il n’existe qu’un seul fabriquant de respirateurs artificiels : Air Liquide Medical Systems… Pour répondre à la crise, l’entreprise s’attelle déjà à la fabrication de 1 024 appareils d’un modèle appelé T60. Il est plutôt conçu pour le transport des malades, mais il peut, si nécessaire, s’adapter aux besoins d’un service de réanimation. Air Liquide fait part à l’État de son intention d’augmenter sa production. Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, saisit alors la balle au bond : « Combien pouvez-vous produire de respirateurs en plus ?, demande-t-elle à la direction. Nous souhaiterions vous passer une commande de 10 000 unités. »

Air Liquide ne peut décliner une telle offre, mais il ne peut passer à une production de masse sans étoffer son organisation. L’entreprise se rapproche de trois groupes qui ont un savoir-faire en la matière : PSA, Valeo et Schneider Electric. Une alliance se forme. Le 24 mars, un collège d’ingénieurs en électronique et d’experts en produits industriels issus de ces quatre entreprises se réunit pour plancher sur l’appareil qu’il serait possible de fabriquer. Dans un premier temps, l’État souhaite que soient produits 5 000 respirateurs T60, et autant d’un modèle plus basique, utilisé depuis 1998, qu’on appelle l’Osiris 3. Mais le T60 est complexe à assembler. Air Liquide propose donc de produire plus de modèles de type Osiris qui, eux, ne nécessitent que 300 composants. Résultat : 8 500 Osiris 3, contre 1 600 T60, seront fabriqués dans un délai record de 50 jours. Le projet est sur les rails. L’alliance fait appel à 240 volontaires. La production démarre le 6 avril.

On ne peut rêver plus belle communication. Quatre fleurons de l’industrie française travaillant main dans la main, au service d’une noble cause, dans une crise d’une ampleur exceptionnelle. « Face au besoin de respirateurs pour traiter les patients les plus sévèrement atteints par le Covid-19 », peut-on lire sur le site d’Air Liquide, « Air Liquide, PSA, Schneider Electric, Valeo relèvent le défi de produire 10 000 respirateurs ». L’entreprise précise qu’elle ne réalisera aucune marge sur ces appareils. Ils seront vendus à prix coûtant, soit autour de 3 000 euros pièce, ce qui représente tout de même une facture de 30 millions d’euros pour l’État. Le 31 mars, depuis l’usine de masques de Kolmi-Hopen près d’Angers, Emmanuel Macron salue la création de cette nouvelle alliance. Elle incarne le début du retour de la souveraineté française industrielle qu’il appelle de ses vœux dans le domaine de la santé.

Mon oeil !

Sauf que personne ne mesure alors que le choix fait par l’exécutif sur proposition d’Air Liquide risque de poser problème. Car les 8 500 respirateurs Osiris qui doivent être fabriqués sont des respirateurs destinés à gérer l’urgence. Sur son propre site, Air Liquide décrit ce modèle comme un « ventilateur de transport léger et simple d’utilisation« . Autrement dit, un appareil qu’on utilise dans les ambulances, mais pas dans les salles de réanimation !

Le 3 avril 2020, un message transmis aux milieux hospitaliers par le ministère de la Santé et le centre de crise sanitaire précise ce que doit être l’usage de chaque modèle de respirateur dans la crise du Covid-19. Dans la liste des appareils pouvant être utilisés pour traiter des patients malades, l’Osiris 3 n’apparaît que dans la cinquième catégorie, la toute dernière. Il n’est jugé utile que dans les cas de transports les plus simples, mais pas pour une salle de réanimation où sont traités les malades à risques.

« Ce n’est clairement pas, pour être pudique, un respirateur adapté à la prise en charge d’une détresse respiratoire aiguë compliquée », explique Philippe Meyer, médecin-réanimateur à l’hôpital Necker à Paris. « On a un peu l’impression qu’on est devant un effet d’annonce pour montrer qu’on était capable de produire 10 000 respirateurs. Mais personnellement je n’utiliserai pas un Osiris en réanimation. C’est très clair. » Son confrère anesthésiste et réanimateur au CHU de Nantes, Yves Rebufat, se montre encore plus critique : « Si vous vous en servez pour un syndrome respiratoire aigu, vous avez un risque de tuer le patient au bout de trois jours. Parce que ce n’est pas fait pour ça. Les malades du Covid ne sont pas faciles à ventiler. Il faut des respirateurs performants avec des systèmes de contrôle des pressions et des volumes. Au mieux, on peut s’en servir pour transporter un patient une demi-heure pour un scanner, mais c’est le maximum qu’on puisse demander à cet appareil.«  Et cette vision des choses est partagée par d’autres experts en dispositifs médicaux que nous avons consultés.

Air Liquide, via son service de communication, dit s’étonner de ces critiques. « Le NHS [National Health Service, le système de santé britannique] a validé ce modèle pour traiter les patients Covid. On peut l’adapter en réanimation moyennant des procédures que nous donnons aux soignants », a-t-on expliqué. L’entreprise précise : « Le choix final de l’Osiris a été fait sur recommandation des experts du ministère de la Santé, et de la Société de réanimation de langue française [SRLF]« . Chez cette dernière cependant, on dit tomber des nues. Fin mars, son président, Éric Maury, a bien approuvé une note préconisant de prendre des précautions importantes en cas d’utilisation d’un Osiris pour des patients atteints du Covid-19. Il y est notamment stipulé que « les respirateurs de transport ‘mono-branche’ type Osiris ou Oxylog ne doivent être utilisés qu’en dernier recours« . Mais Martin Lavillonnière, le directeur administratif de la SRLF, affirme aussi que son association « n’a pas été sollicitée pour rendre un avis sur quel respirateur privilégier pour une production d’urgence« .

Valérie Moreno, la présidente d’une autre société savante qui fait référence, l’Association française des ingénieurs biomédicaux, affirme ne pas avoir été consultée non plus. « Nous avions deux ingénieurs dans la cellule de crise interministérielle qui étaient au courant du projet, mais ils n’ont pas participé à la décision. » Quant à l’utilité de ces appareils, elle ajoute : « Effectivement, ce n’est pas avec les Osiris qu’on va ventiler des patients Covid. » Certes, il est possible de ventiler un patient en situation intermédiaire, « mais dans cette pathologie » ajoute un autre expert en matériel médical, « les situations se dégradent souvent tellement vite qu’il vaut mieux avoir un respirateur qui convienne dès le départ ».

Alors que faire maintenant de ces appareils ?

Si, comme le soutiennent les médecins réanimateurs, ces respirateurs ne sont pas adaptés aux malades du Covid, pourquoi donc en avoir commandé autant ? « Le choix a été fait en lien avec le ministère de la Santé, mais aussi en tenant compte de la disponibilité des pièces critiques », explique le cabinet d’Agnès Pannier-Runacher. « Se posait la question de produire en un temps record dans un contexte où les chaînes logistiques sont fortement impactées par le ralentissement de l’économie. » 

Ou l’incompétence au pouvoir !

Se pose aussi la question de l’usage qui sera fait de ces respirateurs. À Orsay et à Garches en région parisienne, un dispositif « CLEAR-M », mis au point par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), destiné à améliorer les capacités de l’Osiris, a été testé sur des patients Covid en phase de récupération. Ces appareils simples ont été transformés en appareils un peu plus complexes. Mais cela n’en fait pas pour autant un outil de thérapie adapté à des patients en situation de détresse respiratoire. Et ce dispositif devra faire l’objet de nouveaux essais cliniques, puis d’une homologation, avant d’être commercialisé.

Il est donc probable que les Osiris, du moins dans un premier temps, serviront à autre chose qu’à soigner des patients atteints du Covid-19. Vont-ils être utilisés pour d’autres types de pathologies, et suppléer des respirateurs plus sophistiqués qui ont été réaffectés à la réanimation ? Seront-ils dédiés à des situations d’urgence ou de catastrophes ? Ou vont-ils alimenter un stock destiné…à la coopération internationale (les pays d’Afrique ont un tel besoin de matériel !) ? Autant d’usages assez éloignés de celui qui était annoncé au départ, mais auxquels Santé Publique France va devoir réfléchir.

Pour un coût de 30 millions d’euros aux frais du contribuable. Comme si souvent. Décidément le monde d’aujourd’hui ressemble terriblement au monde d’hier…

Le 24 avril 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Immigration : la preuve que la fermeture des frontières aux migrants est la méthode la plus efficace.

20 Avr

Mais il nous a fallu  une aide inattendue de la Chine et de son coronavirus pour que nous puissions le démontrer à tous ceux qui prétendent que

« L’idée que la fermeture des frontières puisse limiter les flux migratoires est irréaliste et criminelle, et méconnaît complètement la réalité des migrations. » *

En réalité, nous le savions déjà depuis que l’Espagne avait fermé les siennes autour de ses enclaves territoriales de Ceuta et Melilla, au Maroc, ainsi que le rappelions dans cet article : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/09/03/bulletin-climatique-quotidien-3-septembre-2015-de-la-republique-francaise/). Nous le savions aussi depuis que Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, avait décidé de faire installer des barrières anti-migrants le long de la frontière de son pays, dès 2015, sur le modèle ses barrières espagnoles (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/03/15/bulletin-climatique-quotidien-15-mars-2016-de-la-republique-francaise/).

Clôture anti-migrants à la frontière entre la Hongrie et la Serbie

Beaucoup en ont rêvé, certains l’on fait, le Covid-19 est en passe de la réaliser. Tandis que toutes les frontières de l’espace Schengen ont été fermées, que de nombreux pays membres de l’Union européenne (UE) ont rétabli les contrôles aux frontières intérieures et qu’ailleurs dans le monde, les Etats multiplient des mesures similaires, les flux migratoires ont subi un coup d’arrêt. L’agence européenne de garde-frontières Frontex a détecté, en mars, 4 500 franchissements illégaux des frontières de l’UE, soit moitié moins qu’en février. « C’est inhabituel, car normalement, à mesure que le climat s’améliore, les franchissements augmentent », souligne Chris Borowski, un porte-parole de Frontex.

La baisse la plus importante est observée en Méditerranée centrale, avec 200 personnes arrivées de façon irrégulière en mars, soit une chute de 90 %. Cette tendance pourrait s’accentuer, a fortiori dans un contexte où la présence de bateaux de secours en mer s’est raréfiée et où l’Italie, le 7 avril, puis Malte, le 9 avril, ont officiellement déclaré que leurs ports étaient fermés en raison de l’épidémie. Mais pourquoi aurait-on besoin d’une épidémie pour interdire aux rafiots des négriers d’accoster en Europe ? Il suffit de dire

N  O  N

Même si, en réalité, il faut la volonté de dire NON.

Deux embarcations de migrants sont toutefois parvenues à rejoindre l’Italie depuis, tandis que les passagers d’une autre, secourus par l’ONG Sea-Eye, devaient être transférés vendredi 17 avril, après dix jours d’attente, pour y être placés en quarantaine. Une quatrième embarcation, secourue dans la zone de secours maltaise par une ONG espagnole, n’avait pas obtenu vendredi d’autorisation de débarquer. Une cinquième, repérée dans la même zone, a été interceptée plusieurs jours après par un navire marchand, et ses occupants ont été ramenés en Libye. ALLELUIA !

« Les Etats doivent protéger la santé publique et sont légitimes à contrôler les frontières, mais il y a aussi des obligations internationales, et notamment celle de permettre aux personnes qui fuient la guerre et la persécution de demander l’asile,rappelle la porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés en France, Céline Schmitt. Le principe de non-refoulement doit être respecté et l’impératif de sauver des vies ne doit pas être mis de côté. Des solutions existent, comme des dépistages et des placements en quarantaine lors de l’arrivée sur le territoire. »

BEN VOYONS…

Mardi 14 avril, le ministre maltais des affaires étrangères a demandé le lancement de toute urgence d’une mission européenne humanitaire en Libye pour inciter les migrants à rester dans le pays et « éviter qu’une tragédie humaine ne se déroule en Méditerranée ».

D’après le HCR, une vingtaine d’Etats européens ont prévu des exceptions à la fermeture de leurs frontières pour les demandeurs d’asile. DONT LA FRANCE ! Il reste que, dans les faits, les procédures d’accès à la protection internationale sont à l’arrêt dans une majorité de pays. Une situation inédite, après les mesures générales de confinement. Alors que, d’après les chiffres d’Eurostat, entre 50 000 et 60 000 demandes étaient enregistrées chaque mois avant le début de la crise sanitaire, « on doit être à 10 % ou 20 % des capacités d’enregistrement des demandes d’asile en Europe », jauge-t-on au ministère de l’intérieur, à Paris.

Autre conséquence de l’arrêt des mouvements à l’intérieur de l’UE, les transferts de demandeurs d’asile entre Etats membres, en application du règlement de Dublin, sont empêchés. Ce qui démontre que le « Dublinage » est un mauvais système et que la règle doit être, tout simplement,

 aucune entrée de migrant dans les pays de l’UE…

Les restrictions de services varient d’un pays à l’autre. En Espagne, où le nombre de demandes est le plus élevé, du fait principalement de ressortissants vénézuéliens et colombiens, « les procédures pour solliciter l’asile et déposer formellement sa demande sont suspendues, explique Paloma Favieres, porte-parole de la Commission espagnole d’aide aux réfugiés (CEAR). Et on ne sait pas quand ça va reprendre ».

L’enregistrement des demandes est également suspendu dans des pays comme la Bulgarie, le Danemark, la Roumanie, l’Italie, les Pays-Bas ou la Hongrie. « En Grèce, la procédure d’asile a été suspendue avant la crise sanitaire, début mars, quand [le président turc] Erdogan a ouvert les frontières », rappelle Catherine Woollard, secrétaire générale de l’European Council on Refugees and Exiles (ECRE, une coalition d’ONG).

En France, les entretiens à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) ont également été annulés, de même que les audiences en appel devant la Cour nationale du droit d’asile. Si le gouvernement avait, dans un premier temps, souhaité maintenir l’enregistrement des demandes en dépit du confinement, il a dû rapidement se raviser du fait de la fermeture des services associatifs de préaccueil et des guichets en préfecture. Ce qui démontre deux choses :

1/ le double discours du gouvernement d’Emmanuel Macron qui prétend lutter contre l’immigration illégale mais s’abstient de fermer nos frontières à toute prétendue demande d’asile…économique, malgré la gravité de la pandémie actuelle et le confinement imposé à la population française;

2/ que, quand les nécessités l’imposent, les pouvoirs publics parviennent sans aucune difficulté à fermer l’accueil des migrants. 

Hélas, nos imposteurs aux pouvoir réussissent néanmoins (aux yeux de leurs soutiens immigrationnistes et aussi de la Commission européenne) à se prévaloir de maintenir un service pour les personnes les plus vulnérables, comme les familles. Alors que ce sont précisément les familles qu’il faut systématiquement débouter de l’asile ! 

« On enregistre quelques dizaines de demandes par jour, contre 500 à 600 d’ordinaire », prétend-on Place Beauvau. Directeur de l’Office français d’immigration et d’intégration, Didier Leschi relativise la situation : « Sur le plan théorique, c’est bien sûr un problème, mais les incidences pratiques sont faibles, car il n’y a plus d’arrivées, que ce soit en provenance de Méditerranée, depuis l’Albanie ou la Géorgie [parmi les premiers pays de demandes d’asile en France] ou des autres Etats européens. »

Merci au Covid-19.

En fait, le gouvernement espère le début du déconfinement, le 11 mai, pour nous faire avaler une reprise progressive de l’accueil des migrants…dans le respect des gestes barrières. D’ailleurs, en Belgique, l’Office des étrangers a recommencé début avril l’enregistrement des demandes, interrompu depuis le 17 mars, mais uniquement sur rendez-vous, par un formulaire en ligne. En Allemagne, « une sorte de procédure écrite a été provisoirement mise en place pour continuer d’enregistrer les demandes », explique Wiebke Judith, de l’association Pro Asyl.

En attendant, en matière d’asile mais plus généralement de droit au séjour des étrangers, les notifications de décisions, les délais de procédures ou la validité des documents ont été prorogés, dans la plupart des pays. Comment douter de la volonté inébranlable des dirigeants de l’Union européenne de tout faire pour maintenir la porte ouverte à l’immigration et organiser coûte que coûte le

« Grand Remplacement » ?

La crise sanitaire a aussi généré des situations qui ne sont pas moins scandaleuses. Ainsi, l’impossibilité de mener à bien des expulsions a incité les autorités en Suisse, en Espagne ou en Grande-Bretagne, à vider les centres de rétention en libérant les étrangers sans titre. En France, ils sont aujourd’hui occupés à environ 10 % de leur capacité.

« On voit aussi des volontés d’étendre le droit de travailler pour les demandeurs d’asile et réfugiés encore sans papiers », souligne Catherine Woollard, afin de combler des besoins de main-d’œuvre. En France, le gouvernement a assoupli les conditions d’exercice pour les médecins étrangers, en autorisant certains à remplir des fonctions « non médicales ». La ministre italienne de l’agriculture, Teresa Bellanova, a plaidé le 14 avril pour la régularisation de 600 000 étrangers sans titre de séjour….pour faire repartir l’économie.

Jeudi 16 avril, la Commission européenne a publié, en liaison avec Frontex et le Bureau européen pour l’asile (EASO), des « lignes directrices » pour les Etats membres. Afin d’assurer, espère-t-elle, « la continuité des procédures d’asile et le respect des droits fondamentaux » dans le cadre des mesures sanitaires adoptées par les pays.

Bruxelles prône la reprise généralisée et contrôlée de l’enregistrement et du traitement des demandes pour les entretiens. Les transferts de personnes d’un pays à l’autre, dans le cadre du règlement de Dublin, devraient reprendre le plus rapidement possible en tenant compte, toutefois, de la situation du système de santé dans le pays d’arrivée. La Commission souligne encore la nécessité de mesures « raisonnables, non proportionnées et non discriminatoires » en matière de quarantaine et d’isolement

Au lieu de saisir l’occasion inespérée qui nous est offerte de fermer enfin nos portes, jusque là trop largement ouvertes, et de mettre en oeuvre la remigration de tous ceux qui sont déjà là.

Le 20 avril 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* https://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20150626.OBS1607/soyons-realistes-10-raisons-d-ouvrir-les-frontieres.html

Insécurité et délinquance dans le Paris confiné : LES POUVOIRS PUBLICS MENTENT.

18 Avr

(suite)

Nous avons relaté hier les résultats de l’oeuvre d’Emmanuel Macron, depuis son élection jusqu’à la pandémie virale actuelle, en matière de sécurité dans les quartiers les plus malfamés de Paris (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/04/17/retour-vers-le-futur-sous-emmanuel-macron/). Une nouvelle Cour des Miracles située dans un triangle Xe-XVIIIe-XIXe arrondissements.

En voici, aujourd’hui, de nouvelles manifestations peu diffusées dans la presse officielle qui, voudrait au contraire nous faire croire au civisme et aux bonnes dispositions des populations allogènes qui y sont mêlées (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/03/30/petite-musique-de-jour/).

Ainsi, après avoir décidé mercredi la fermeture administrative de huit commerces qui « posaient problème« , dans le 18e arrondissement, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a signé jeudi 16 avril des arrêtés similaires pour deux établissements du 20e arrondissement. Un fast-food de la porte de Montreuil qui, depuis la mi-mars, s’était reconverti dans la livraison à domicile, mais devant lequel s’agglutinaient clients, livreurs et autres parasites . Et un café de Belleville déjà verbalisé à quatre reprises pour accueillir du public alors que le confinement l’interdit. Dans certains quartiers où les règles sont particulièrement mal respectées, le préfet envisage de limiter par arrêté les horaires d’ouverture de tous les commerces. Avez-vous entendu parler de cela sur France Inter ou France Info ?

Faire respecter les nouvelles règles sanitaires sans abandonner la lutte contre la délinquance. Combattre simultanément le virus et l’insécurité. Telle est la mission que tente d’assurer, avec toutes les peines du monde, la police parisienne depuis le début du confinement, le 17 mars. Pour preuve : Anne Hidalgo, la maire de Paris, vient d’envoyer un courrier au ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, pour l’alerter sur « l’évolution de l’insécurité dans certains quartiers parisiens » et demander des moyens supplémentaires.

Dans cette lettre datée du 14 avril la maire socialiste évoque en premier lieu le problème de « certaines rues de la capitale, en particulier dans le nord-est » : « Désertées par leurs habitants qui respectent le confinement, elles n’en restent pas moins le lieu d’attroupements et de trafics ». Mme Hidalgo a probablement lu le blogue du CER…Autre souci, les « cambriolages des appartements et des commerces ». Enfin, Anne Hidalgo s’alarme du « trafic de stupéfiants qui s’adapte et persiste au vu et au su des habitants ». Mme Hidalgo a probablement lu le blogue du CER…

Et pourtant, selon les statistiques officielles, Paris a rarement été une ville aussi sûre que depuis le confinement. Les chiffres établis par le ministère de l’intérieur montrent un effondrement de la délinquance. A Paris comme ailleurs, tout chuterait…ou presque : les agressions physiques, les vols, les escroqueries, la prostitution…

Menteur !

« En mars, la délinquance sur la voie publique, comme les vols par effraction, les vols à la tire, les dégradations, etc., a reculé de 41 % dans la capitale », se réjouit l’inénarrable Valérie Martineau, la patronne de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne, à la solde du pouvoir. « La baisse avoisine les 50 % dans le 10earrondissement, et les 60 % dans le 11e et le 20e », ajoute-t-elle. Du jamais-vu.

Menteuse !

Mais elle prétend que ce qui prévaut, c’est « le sentiment d’insécurité ! Autrement dit, une illusion : « Avec le confinement, les rues se sont vidées de leurs passants et de la plupart des commerçants. Si bien qu’il ne reste plus dans certaines rues que des toxicomanes, des sans-abri parfois agressifs, et des délinquants. Cela peut accentuer le sentiment d’insécurité. En particulier dans le Nord-Est parisien où, c’est vrai, subsistent des difficultés. »

Tel est le cas autour de l’hôpital Lariboisière, dans le 10e arrondissement. Face à la multiplication des agressions dans ce quartier où se retrouvent de plus en plus de toxicomanes, la direction de l’établissement a validé, fin mars, le recours à des vigiles, chargés d’escorter les soignants jusqu’aux stations de métro voisines.

Colombe Brossel, l’adjointe d’Anne Hidalgo chargée de la sécurité, dresse un tableau plus sombre. « Après l’instauration du confinement, il y a eu un peu de flottement chez les délinquants, estime-t-elle. Mais les cambriolages semblent repartir, le deal de rue s’est réinstallé, les réseaux se sont remis en place dans les caves et les escaliers des grands ensembles. Pour les habitants confinés qui voient de leur fenêtre des trafiquants écouler leur marchandise ou des petits commerces alimentaires faire de la vente à emporter dans des conditions très problématiques, c’est intolérable ! »

Aux yeux d’Anne Hidalgo, la délinquance, qui défie le confinement dans certains lieux très identifiés comme Barbès, la Goutte-d’Or ou Stalingrad, pose une fois de plus la question des moyens de la police. « Il n’y a pas assez de policiers dans le nord-est, surtout le soir », résume Colombe Brossel.

Attaquée par la droite sur son mauvais bilan en matière de sécurité, la maire socialiste rétorque depuis des mois que la responsabilité première en revient à l’Etat, et que les policiers nationaux, mobilisés par la lutte contre le terrorisme ou les « gilets jaunes », ont délaissé le terrain, la sécurité au quotidien. A présent, elle craint que ce soit le contrôle du confinement qui les accapare. Aux dépens des Français de souche, pas des immigrés. Achat de la paix sociale oblige !

Dans son courrier, elle interpelle Christophe Castaner sur le sujet. « Le contrôle du confinement (…) ne doit pas peser de manière disproportionnée sur les policiers des commissariats de la capitale », écrit-elle. Pour qu’ils puissent continuer à veiller à la sécurité publique, « il me semble nécessaire de déployer davantage d’autres moyens de police dans les rues de Paris », ajoute-t-elle. Elle suggère de faire appel aux réservistes de la garde nationale résidant à Paris.

Peu de chances qu’elle soit entendue. A la préfecture, les responsables estiment que patrouiller dans les rues pour contrôler le confinement sert aussi à lutter contre la délinquance, et que les moyens actuels suffisent : « Ils nous permettent de remplir nos missions. » « Comme nous mobilisons des agents chargés d’habitude du contrôle des manifestations, il y a au total plus de policiers dans la rue, malgré les malades », avance même Valérie Martineau.

Il y a surtout, chaque jour, davantage de conditions permettant l’instauration du « Grand Remplacement« .

Le 18 avril 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.