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Résistez aux négriers !*

27 Juil

La superclasse mondiale tient à montrer qu’elle a le pouvoir, qu’elle n’entend pas le partager et moins encore le céder. En particulier en matière de maintien et d’organisation de la traite négrière à son profit.

Nous venons d’en avoir une nouvelle preuve avec l’épisode du C-Star, ce navire affrété par des militants identitaires européens pour lutter contre le transport de masse des migrants venus de la rive sud de la Méditerranée (Lire « Il n’y a pas d’alternative à la lutte contre traite négrière et la mort de l’Europe » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/06/11/il-ny-a-pas-dalternative-a-la-lutte-contre-la-traite-negriere-et-la-mort-de-leurope/).

Le C-Star

Ce bateau a été affrété par le réseau Génération identitaire – et en particulier par ses antennes française, italienne et allemande – dans le cadre d’une « opération » baptisée « Defend Europe (Défendons l’Europe, en français)« . Grâce à une collecte de fonds sur internet, les militants ont récolté plus de 76 000 euros pour louer le C-Star et son équipage, parti de Djibouti début juillet.

Mais les autorités chypriotes turques ont immobilisé, mercredi 26 juillet, le C-Star et interpellé le capitaine du navire et son second, dans le port chypriote turc de Famagouste, dans l’est de l’île méditerranéenne, a rapporté le journal local Kibris Postasi. D’après le titre de presse, qui ne donne que peux d’informations, les deux hommes sont accusés (par l’Union européenne, bras armé politique des négriers) de détenir de « faux documents ».

En réalité, cette mesure coercitive est la première action judiciaire menée contre la démarche des associations identitaires européenne. La suivante consistera, à n’en pas douter, à nier l’évidence en prétendant qu’entraver les opérations de sauvetage pourrait s’apparenter à  » une mise en danger de la vie d’autrui, un obstacle à l’obligation internationale de sauvegarde de la vie humaine en mer et une entrave à la liberté de navigation « , selon le point de vue d’un juriste membre du lobby immigrationniste !

Ne laissons pas se poursuivre cette imposture et aidons les militants identitaires dans leur levée de fonds pour faire face à tant d’ignominie (http://defendeurope.net).

La survie de l’Europe en général et de notre pays en particulier vaut bien cette solidarité et cet effort.

Le 27 juillet 2017.

* Et rappelez-vous ce que nous écrivions en mars dernier : « Voter Macron, c’est cautionner les négriers » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/09/bulletin-climatique-quotidien-9-mars-2017-de-la-republique-francaise/).

Anne Hidalgo et les entérocoques.

26 Juil

Mardi 18 juillet, le bassin de La Villette revêtait des airs de plage à la façon de ceux qu’adorent les bobos parisien de Paris-Plage. Mais en mieux puis qu’on nous affirmait qu’il était enfin possible de s’y baigner.

C’est là, au pied de vieux immeubles des années 1970, que le premier site de baignade « en eau libre » de Paris était inauguré par la maire socialiste de la capitale, Anne Hidalgo. « C’était un rêve, il se réalise », déclarait alors l’élue, saluant l’aboutissement de ce projet vieux de dix ans, visant à assainir l’eau usée des stations d’épuration et celle…des égouts. Après « des années d’effort », le taux d’entérocoques et d’Escherichia coli, pudiquement nommés « bactéries intestinales », a diminué. Si bien que, depuis deux ans, l’eau aurait atteint une qualité permettant la baignade dans le bassin de La Villette.

« Les gens pensent qu’il s’agit d’une sorte de piscine en plein air mais fermée. En réalité, l’eau du canal arrive par-dessous, et des filtres empêchent que les feuilles, déchets solides et poissons s’invitent dans le bassin », explique David Riguaudie, qui supervise l’équipe de six maîtres-nageurs, dépêchés de 11 heures à 21 heures sur place.

Quelques algues nagent toutefois au milieu des baigneurs. Ce qui n’a pas échappé à la trentaine d’enfants et d’adolescents, venus du 19e arrondissement de Paris, dans le cadre du programme Ville vie vacances (VVV), qui permet aux jeunes des quartiers populaires d’accéder à des activités sportives pendant les vacances. « Au fond de l’eau c’était visqueux, il y a des algues, et même des petits poissons qui grattent les pieds », résume Laura, 9 ans, qui semble malgré tout enthousiasmée par sa sortie. « Quand on plonge avec nos lunettes de piscine, on ne voit rien au fond de l’eau, c’est tout vert », ajoute Moustapha, l’aîné du groupe, âgé de 13 ans

http://videos.leparisien.fr/video/bassin-de-la-villette-la-baignade-est-ouverte-17-07-2017-x5tuvvx

LAS ! LA FIN DES BAIGNADES N’A PAS TARDÉ…et le bonheur des baigneurs (souvent venus d’ailleurs) aura duré moins d’une semaine.

La baignade publique en « eau libre », inaugurée la semaine dernière par la mairie de Paris (et en principe accessible tous les jours de 11 heures à 21 heures jusqu’à la mi-septembre) n’a, en effet, pas ouvert ses portes depuis lundi 24 juillet. Motif : les analyses ont montré des teneurs en bactéries entérocoques supérieures au seuil autorisé pour une eau de baignade.

Les entérocoques sont – avec les bactéries escherichia coli – les deux sources de pollutions principalement recherchées dans les eaux libres et donc dans celles du bassin. Issues des matières fécales et donc très présentes dans les eaux usées en milieu urbain, ces bactéries peuvent provoquer des problèmes cutanés pour les baigneurs ou, surtout, des gastro-entérites… pour ceux qui boivent la tasse.

« Des taux bactériens trop élevés ont été repérés avant l’ouverture du site au public, grâce à la station de mesure en continu qui a été installée en amont du site de baignade. Ils ont été confirmés par des analyses de l’eau des bassins de nage », précise-t-on, la queue entre les jambes, en mairie de Paris.

Si les teneurs en entérocoques n’ont pas été précisées, elles ont franchi le seuil des 100 UFC (Unité formant colonie) par millilitre à partir duquel l’eau n’est plus considérée comme de bonne qualité. L’origine de cette « pollution » n’a pas encore été déterminée. Viendrait-elle des fréquentations exotiques du bassin ou pourrait-elle être liée aux fortes pluies qui peuvent entraîner des débordements d’eaux usées ?

En attendant de plus amples précisions, la plus grande méfiance est recommandée dans l’approche de ces lieux malfamés !

Le 26 juullet 2017.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

 

Communiqué du Conseiller aux Armées du CER.

24 Juil

Nous le disions dès le départ… mais cela est maintenant confirmé!!

Comme nous l’avons toujours dit, nos soi-disant gouvernants ripoublicains européistes s’assoient sur l’Europe à chaque fois qu’ils pourraient faire faire une bonne affaire au pays (voir le cas de l’adoption d’un programme déjà en phase avancée, comme le PPA italien, modulaire et adaptable le cas échéant à des besoins spécifiquement français, au « profit » d’une FTI dont nous allons parler plus avant) et dont ils se rengorgent à chaque fois qu’il s’agit de monter une usine à gaz (cf. le cas du futur avion de combat de 6ème génération avec l’Allemagne alors que l’on oublie, un peu vite, que la France et l’Allemagne devaient collaborer à l’avion d’entraînement européen Meko qui a fait fiasco alors même que les Italiens, un temps alliés avec les Russes, ont dans le même temps achevé leur M-346, se payant même le luxe de développer non seulement sa version armée, chasseur léger, qu’un autre appareil, le M-345…

PPA italienne

Pour en revenir aux FTI, on notera que l’alors Ministre ripoublicain de la Défense, désormais aux Affaires étrangères, avait déclaré, dès avant la signature du contrat, que le programme avait besoin de l’export et représentait une grande chance de ce fait. Or, si des milieux industriels osent dire que certains équipements destinés aux FTI ne sont pas encore inventés (sic !!), un article récent de Mer et Marine nous indique que, « semble-t-il, les cinq exemplaires commandés cette année par la France, pour un montant évalué à 3.8 milliards d’euros, ne seront pas suffisants pour rentabiliser le programme » (…) « Pour assurer l’économie du contrat, il faudra une frégate export entre chaque FTI française », a déclaré hier, devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale, le président de Naval Group »…

Maquette d’une FTI 

De cette déclaration, on retiendra deux choses : premièrement, le fait que les frégates en question devraient coûter initialement 760 M€ l’unité – soit exactement le coût du PPA italien… et que « la construction de la première FTI française devrait débuter sur le site Naval Group de Lorient en 2019, en vue d’une livraison à la Marine nationale fin 2023. Les quatre autres unités tricolores devraient la rejoindre d’ici 2030 afin de remplacer les actuelles frégates du type La Fayette ». Or le premier PPA italien est déjà en cours de réalisation… et son entrée en service est prévue pour 2021, l’unité devant être prête en 2019… Et je ne vois pas pourquoi les clients exports devraient attendre deux à trois ans pour disposer d’un matériel sensiblement égal et ne bénéficiant pas des connaissances en matière de modularité dont disposent les italiens de Fincantieri, qui réalisent à Marinette l’une des deux versions des LCS américaines…

Espérons dans l’avènement rapide de S.M.T.C. Louis XX pour en finir avec cette gestion à la petite semaine, y compris en matière de politique industrielle.

Le 23/07/2017

CC(r) François Romain, CJA, Conseiller aux Armées du Conseil dans l’Espérance du Roi

Un peu de vacances ne nous nuira pas.

24 Juil

Mais pour peu de temps puisque nous serons de nouveau sur le pont le 5 août. D’ici-là, bonnes vacances à tous.

J-Y Pons

Une telle impudence est insupportable.

24 Juil

Le gouvernement polonais, fort de la confiance de ses compatriotes et de sa majorité parlementaire garde le cap face aux injonctions successives de la Commission européenne. C’est pourquoi ce ramassis de ronds de cuir auto-proclamés (car jamais élus par qui que ce soit) a menacé la Pologne, mercredi 19 juillet, de déclencher l’article  7 des traités de l’Union européenne (UE). Cette procédure, visant à  » garantir que tous les pays de l’UE respectent les valeurs communes de celle-ci, y compris l’Etat de droit « , peut -conduire, en cas de  » violation grave et persistante « , à priver le pays en question de ses droits de vote au Conseil – la réunion des pays membres. Une bombe institutionnelle , jamais activée jusqu’alors, conduisant de fait à une mise au ban de l’UE.

 » Les quatre mesures envisagées par le gouvernement polonais concernant sa réforme du système judiciaire accroissent considérablement les menaces sur l’Etat de droit car elles vont supprimer l’indépendance du système judiciaire du pays « , a osé déclarer Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission chargé des droits fondamentaux et donc de la  » question polonaise  » qui oubliait pourtant et tout simplement que le droit résulte de la volonté des Etats et de leurs peuples. Le Conseil dans l’Espérance du Roi refuse en effet la déclaration 17 relative à la primauté, annexée à l’Acte final du traité de Lisbonne, qui précise que « les traités et le droit adopté par l’Union sur la base des traités priment le droit des États membres ». Nulle institution étrangère ne peut, à nos yeux, l’emporter sur les valeurs comme sur le droit national.

Frans Timmermans

L’ex-ministre néerlandais des affaires étrangères, cosmopolite et eurolâtre notoire, faisait allusion au projet de loi, en cours d’examen, accordant au ministre polonais de la justice une influence déterminante sur la Cour suprême du pays. Deux autres textes ont déjà été adoptés, la semaine précédente, par le Parlement polonais : l’un porte sur le Conseil national de la magistrature et prévoit que ses membres seront choisis par le Parlement, à la majorité simple ; l’autre modifie le régime des tribunaux de droit commun, dont les présidents seront nommés par le ministre de la justice.

La Commission européenne semblait jusque-là beaucoup hésiter quant au ton à adopter vis-à-vis du parti conservateur au pouvoir, Droit et justice (PiS), alors qu’elle a initié, début 2016, une première procédure inédite de  » préservation de l’Etat de droit « , consistant essentiellement en un dialogue suivi avec Varsovie. Il n’a pas infléchi les velléités du PiS.

La Commission craint que la Pologne, avec ses 38  millions d’habitants et son statut de chef de file des Etats d’Europe centrale et orientale, ne bascule vers une forme de régime non démocratique.  » L’Etat de droit est une des valeurs qui définissent notre Union. Ce qui se passe aujourd’hui en Pologne nous touche tous « , a martelé M. Timmermans.  » De quoi j’me mêle ? « 

La procédure de l’article  7 peut être lancée à tout moment. Elle nécessite cependant, dans un premier temps – avant une discussion au niveau du Conseil –, une majorité des quatre cinquièmes des pays membres.  » Je vais demander le soutien d’une majorité d’entre eux « , a indiqué M. Timmermans mercredi.  » La Commission adoptera sa décision sur l’article  7 en septembre « .

Lors d’un premier débat, à la mi-mai, au sein du conseil des affaires générales, la plupart des ministres (mention spéciale pour le Français et le Belge, toujours en pointe dans l’effacement des racines nationales) s’étaient émus des dérives polonaises. Au sein du Conseil, le doute persiste cependant sur l’efficacité de cette mesure : le passage aux sanctions (la levée des droits de vote) apparaît hautement improbable, puisqu’il requiert l’unanimité des pays membres. Or, il est vraisemblable que la Hongrie de Viktor Orban volerait au secours de Varsovie (Lire « Hongrie, l’UE roule des mécaniques » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/05/01/bulletin-climatique-quotidien-1er-mai-2017-de-la-republique-francaise/).

Beaucoup dépendra donc, dans les semaines qui viennent, de l’attitude des Allemands, qui préfèrent rester prudents à l’égard de la Pologne. Souvenir, souvenir…Et du président français : Emmanuel Macron a affirmé à plusieurs reprises qu’il ne transigerait pas avec les principes européens de l’Etat de droit. On peut lui faire confiance…

Maintes fois accusée de n’avoir pas eu la main assez lourde avec la Hongrie de M. Orban, la Commission européenne devrait prendre dès mercredi prochain des mesures concrètes à l’encontre de Varsovie. Elle étudie le lancement d’une procédure d’infraction au droit de l’UE car l’un des textes polonais concernant la limite d’âge des juges créerait une discrimination entre les hommes et les femmes, ces dernières étant contraintes de partir à la retraite plus tôt. La Commission étudie aussi une mise en cause de Varsovie au motif qu’un juge polonais peut être considéré comme un juge européen et qu’à ce titre, il doit pouvoir bénéficier du principe de l’indépendance de la justice.

Comprenez-vous pourquoi nous faisons notre l’adage de Jean de Blanot selon lequel  » Le roi de France est empereur en son royaume  » ?

Les menaces européennes vont-elles pousser le PiS à reculer ou, au contraire, comme le craignent certains, à alimenter un discours victimaire qui souderait les Polonais autour de lui ? La Commission de Bruxelles parie sur le fait que la société civile polonaise, profondément européenne, ne suivra pas son gouvernement et refusera de courir le risque d’un isolement total. Croyez-nous, ce n’est pas gagné.

Pierre Paul Rubens, Saturne dévorant un de ses enfants

Les Polonais finiront peut-être par comprendre que l’Union européenne est un monstre qui, comme Saturne, dévore ses enfants et qu’il faut la quitter au plus vite.

Le 24 juillet 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Le chancre afghan de Paris.

24 Juil
Vous connaissiez le quartier Barbès, à Paris, et ses communautés maghrébines et africaines si colorées et odorantes. Peut-être même que certains d’entre vous y ont fait des visites organisées puisque cette recherche de l’exotisme le plus torride donne lieu désormais à une authentique et lucrative activité touristique.
 
Mais connaissiez-vous le Jardin Villemin, dans le Xème arrondissement de Paris, à deux pas des gares de l’Est et du Nord ? Depuis 2002, entre deux évacuations, c’est la zone de ralliement des Afghans de la capitale.

Le Jardin Villemin…avant

Pour les Afghans qui arrivent clandestinement à Paris, le quartier des Récollets, derrière la gare de l’Est et son épicentre, le Jardin Villemin, est devenue leur zone de ralliement.  » C’est l’adresse que tes amis te donnent quand tu arrives en France « , précise Latif. Pour lui comme pour Parwan, Abbas ou Assan, qui partagent le même morceau de carton sur la pelouse, la géographie parisienne de l’immigration passe par La Chapelle, La Villette avant de faire escale dans ce coin du Xème arrondissement.

 » Ici, on est 150 la nuit, plus le jour « , estime-t-il, en phase avec le comptage de la Mairie de Paris. Par petits groupes de deux, trois ou plus, ils sont allongés ou assis dans l’herbe, guettant la moindre bribe d’air frais sous les frondaisons, comme les habitants du quartier. Pour un peu, on les confondrait avec des locaux… Sauf que les Bobos parisiens finissent par sortir leur pique-nique, ou partager une bouteille de rosé dans des verres à pied, quand Assan, Latif et les autres attendent la distribution caritative de 21  heures.

Rares sont les Afghans de France qui ne sont pas passés par ce  » Petit Kaboul  » (l’expression en dit long sur le cosmopolitisme qui règne désormais dans notre pays) dont se souvient Abbas, un réfugié venu voir, mardi 18  juillet,  » des gens du pays « . Une façon de soigner son mal des montagnes.  » Quand je suis arrivé en  2013, on était bien plus nombreux. J’ai souffert du froid ici, chaque fois que je reviens, j’y repense. Pour moi, c’est du passé, mais j’aime venir voir de quoi mes amis ont besoin « , confie l’immigré, qui vit à La  Courneuve et travaille…au noir dans le bâtiment.  » Ça va pour moi, la galère est finie  » ! (même si l’administration des impôts ne voit pas la couleur de ses cotisations sociales).

Depuis 2003 et l’augmentation de l’exode afghan, le lieu est ballotté entre jours tranquilles et coups de chaud. Entendez par là les innombrables règlements de compte, les trafics en tout genre et même les conflits armés avec d’autres communautés, en particulier les Pakistanais. Résultat, de plus en plus de riverains (même parmi les plus enclins à l’accueil) se plaignent de cette présence envahissante, bruyante, malodorante et…violente.

Le Jardin Villemin…depuis

Et encore…

En  2011, après qu’un jeune Afghan y a été poignardé, il leur est resté fermé un moment. En  2009 déjà, les exilés y avaient été interdits, comme lors de l’été 2008, où la police avait délogé tout le monde à coups de gaz antiémeute.

Mais les évacuations répétitives de campements illégaux autour du métro La Chapelle, à deux pas,  et surtout les arrivées incessantes de migrants venant d’Italie, par Vintimille et la vallée de la Roya, recommencent à créer un climat de grande instabilité ethnique avec ses rixes de plus en plus fréquentes qui ne manquent pas de leur rappeler l’heureuse ambiance du pays !…

Le 24 juillet 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

Une fois de plus Mario Draghi a tout faux !

24 Juil


Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne avait un objectif en présentant, à la suite de la grande crise de 2008, sa politique des taux bas et sa méthode d’assouplissement économique (QE pour quantitative easing) : relancer l’activité économique en inondant les marchés de liquidités (ce que l’on appelait dans le temps la planche à billets). Il en espérait non seulement l’augmentation des prêts tant aux entreprises qu’aux particuliers mais aussi la baisse de l’euro par rapport au dollar ainsi que la reprise d’une inflation minimale autour de 2%.

Hélas, rien n’a marché comme il l’espérait et la crise économique de la zone euro n’en finit pas.

Alors, jeudi 20  juillet, à l’issue de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), le président de l’institution a délivré un message : il n’est pas pressé de sevrer l’économie européenne de ses soutiens.  » Un degré élevé de politique monétaire accommodante est toujours nécessaire afin que les pressions inflationnistes sous-jacentes se renforcent, a-t-il répété à deux reprises. Nous devons nous montrer persévérants, patients et prudents. « 

En conséquence, l’institution de Francfort a laissé inchangés son taux directeur (0  %) et son taux de dépôt (– 0,4  %). Elle n’a pas modifié non plus son programme de rachat de dettes publiques et privées (le quantitative easing en -anglais, ou QE), entamé en mars  2015, à l’époque pour 80  milliards d’euros par mois. Son volume, aujourd’hui de 60  milliards d’euros, ne diminuera pas avant le début de l’année 2018. Et la BCE, insistant sur la nécessité de se montrer  » flexible « , se garde la possibilité de l’augmenter ou de le prolonger dans le temps si nécessaire. Un message similaire à celui qu’elle avait délivré début juin.

Le 27  juin, lors du forum annuel de la BCE, au Portugal, Mario Draghi avait déclaré que l’institut de Francfort allait  » accompagner la reprise en ajustant les paramètres de ses instruments « . Une phrase sibylline pour le commun des mortels. Mais que les marchés, pas loin de paniquer, ont traduite comme étant le signal d’une fermeture plus rapide que prévu du robinet à  liquidités, auquel ils sont accros sans pour autant que les entreprises ou les particuliers en retirent finalement le moindre avantage, les liquidités du lobby bancaire servant quasi-uniquement…à spéculer.

Dans la foulée, les taux souverains se sont tendus. Les rendements allemands à dix ans sont ainsi passés de 0,24  % à plus de 0,50  %. Et l’euro a retrouvé son plus haut niveau depuis quatorze mois. Un très mauvais résultats pour les exportations européenne facturées en euro !  » Les marchés ont surréagi aux déclarations de Sintra, estime William De Vijlder, économiste en chef de BNP Paribas. Il ne fait aucun doute que la BCE se montrera infiniment prudente dans la réduction de ses achats de dette et le relèvement de ses taux. « 

C’est ce que M. Draghi a rappelé jeudi.  » Il s’est livré à un numéro d’équilibriste « ,juge Valentin Bissat, économiste chez Mirabaud AM. L’Italien a en outre indiqué que les modalités du QE seraient discutées à l’automne. Soit lors de la réunion du 7  septembre ou, plus probablement, celle du 26  octobre. Un rendez-vous que les marchés suivront de près, dans l’espoir d’en savoir plus sur le calendrier futur.

Certes, la reprise économique se généralise, la production industrielle accélère dans plusieurs pays de l’Union et le taux de chômage (9,3  % de la population active) est au plus bas depuis mars  2009 au sein de l’Union. Mais l’inflation, elle, reste décevante. En juin, elle est ressortie à + 1,3  %, loin de la cible de + 2  % de l’institution. » L’inflation n’est pas au niveau que nous souhaitons « , a insisté Mario Draghi.

La BCE prendra donc le temps qu’il faut pour diminuer son QE et remonter ses taux. Tout au long de 2018 et 2019, l’institution retirera progressivement ses soutiens monétaires afin de ne pas heurter l’économie. Une remontée trop brutale des taux pourrait en effet nuire au crédit, à l’investissement et aux finances publiques des Etats les plus fragiles.

Mais il ne faut pas oublier les lourdes séquelles de la récession : créances douteuses en Italie, dettes privées élevées au Portugal, chômage important en Espagne et en Grèce et, bien sûr, les conséquences de la dette grecque qui ne sont pas réglées et risquent même d’entraîner l’UE vers l’abîme. Enfin, la remontée de l’euro face au dollar complique également la donne, puisqu’elle tire vers le bas les prix des produits importés (et retarde donc la reprise de l’inflation souhaitée) et vers le haut les prix à l’exportation des biens fabriqués en Europe.

Mais, à se montrer si prudente, la BCE risque de se retrouver sans marges de manœuvre lors du prochain ralentissement économique. Tandis que ses taux bas risquent d’alimenter la formation de bulles, comme on le redoute en Allemagne.

Face à ces doutes, nombre d’économistes estiment que la banque centrale devrait s’interroger sur la pertinence de sa cible d’inflation. Dans un monde où les prix sont de moins en moins dynamiques, fait-elle encore sens ?  » Plus vraiment « , estime Patrick Artus, chef économiste de Natixis. Car les salaires, principal moteur de l’inflation hors matières premières, progressent moins vite qu’avant, même en situation de plein-emploi. «  Autrefois, les entreprises s’ajustaient à la hausse des salaires en augmentant leurs prix, mais aujourd’hui elles le font plutôt en tassant leur marge « , ajoute M.  Artus. Selon lui, la BCE devrait plutôt caler sa politique monétaire sur le taux de chômage.

Pourtant, la BCE reste convaincue que les faiblesses du marché du travail, comme les forces freinant le retour de l’inflation, sont temporaires. Et finiront par se dissiper. Elle oublie hélas un détail : le poids grandissant des nouvelles  » Grandes Invasions barbares » sur nos pays et les paramètres qui régissent leur économie. Le dumping social résultant de la traite négrière (lire « À quand le prochain camp ? » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/07/10/a-quand-le-prochain-camp/) comme le coût de plus en plus faramineux de l’accueil des migrants sont chaque jour plus lourds pour les budgets des Etats européens et l’accès à l’emploi de nos concitoyens.

Mais, CHUT !

Il est interdit de parler des sujets qui fâchent, même s’ils sont la clé de tous nos ennuis.

Le 24 juillet 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.