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Le grand écart statistique des immigrationnistes.

22 Juil

 » Les statistiques sont l’art de mentir avec précision « , disait Disraeli ! Voyons cela de plus près, dans un domaine particulièrement sensible à ce genre de déviance.

En 2017, 538 000 demandeurs d’asile ont obtenu l’accueil dans l’Union européenne, selon Eurostat (25  % de moins qu’en  2016 mais, ne vous y trompez pas, c’est dû simplement au fait que la route des Balkans a été bloquée et que le nombre des migrants irako-syriens a nettement diminué. Ce qui n’est pas le cas des africains du nord comme du sud du Sahara).

Or, parmi les questions soulevées par leur intégration en Europe, celle de leur impact économique suscite bien des discussions contradictoires. Afin d’y voir plus clair, plusieurs économistes se sont penchés sur le sujet ces derniers mois.  » Une telle évaluation est délicate, car elle dépend du contexte, du pays, et du type de migration « , détaille Anthony Edo, économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii). Notons aussi, ce qui n’est pas dit, que cette évaluation est très dépendante des a priori idéologiques, généralement pro-immigration.

Selon les variables choisies, les études aboutissent donc à des résultats contradictoires. Un consensus nous est cependant présenté :  » Passé l’effet transitoire, l’impact à long terme des migrations sur la richesse par habitant, et son évolution, est neutre « , résume Jean-Christophe Dumont, chef de la division des migrations internationales à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ce qui n’empêche pas que les effets sectoriels et locaux sont parfois notables, sans compter ce que les chercheurs se refusent obstinément à mesurer : les effets culturels et sociétaux.

Différents mécanismes entrent en jeu sur le marché du travail, les finances publiques et la croissance. Si l’on s’en tient au seul produit intérieur brut (PIB), l’effet apparaît positif : les migrants consomment et se logent, ce qui contribue mécaniquement à l’activité. Et lorsque de l’argent public est dépensé pour accueillir les réfugiés, il est aussitôt réinjecté dans l’économie – l’équivalent, en somme, d’une relance keynésienne.

Dans une étude publiée fin juin, trois chercheurs du Centre national de la recherche scientifique, Hippolyte d’Albis, Ekrame Boubtane et Dramane Coulibaly, ont étudié les flux migratoires en Europe de l’Ouest entre 1985 et 2015. Malheureusement, les origines comme les parcours respectifs de ces trois chercheurs laissent planer le doute sur l’objectivité de leurs travaux…*

A court terme, les effets sur le marché du travail sont contrastés. Les demandeurs d’asile n’ont en général pas accès à l’emploi pendant l’instruction de leur demande, sauf dans son exercice clandestin ce qui (par définition) le rend inexploitable. On sait cependant que l’afflux massif de réfugiés peut au départ, dans certaines régions, se traduire par une hausse du chômage. Mais, selon les auteurs, l’effet s’estompe après quelques années, et le surcroît de consommation qu’ils représentent contribue également à créer des postes. En la matière, les travaux de David Card, économiste à Berkeley (Californie), font référence. Ils établissent qu’en 1980 l’arrivée à Miami de 125 000 Cubains expulsés par Fidel Castro n’a pas fait exploser le chômage ni fait plonger les salaires. Ces deux indicateurs ont évolué de la même façon que quatre autres villes témoins.

Selon le rapport publié mi-juin par l’OCDE, l’afflux de demandeurs d’asile dans l’UE depuis 2015 devrait se traduire par une hausse de 0,4  % en moyenne de la taille de la population en âge de travailler d’ici à fin 2020 – dont près de 1  % pour l’Allemagne et la Suède, et 0,15  % en France. Mais l’effet ne sera pas homogène sur tous les segments de l’emploi. En Allemagne, les migrants devraient faire augmenter de 15  % d’ici à 2020 l’offre de main-d’œuvre masculine peu qualifiée. En dépit du plein-emploi, les travailleurs locaux peu éduqués pourraient dès lors, plus que les autres, se sentir en concurrence avec les réfugiés.

Ces effets dits  » redistributifs  » dépendent beaucoup de la formation des arrivants. Ces derniers occupent souvent une partie des postes non pourvus car boudés par les locaux, contribuant à dynamiser le marché de l’emploi. S’ajoutent à cela des effets de second tour, plus difficiles à mesurer et néanmoins réels. «  Lorsque les immigrés sont nombreux dans les emplois à domicile – ménages, garde d’enfants , ils contribuent à augmenter la participation au marché du travail des femmes du pays d’accueil, libérées d’une partie des tâches ménagères « , observe avec humour un des chercheurs. En d’autres termes, une politique incitative amenant les travailleurs indigènes les moins qualifiés à exercer les emplois les moins attractifs réduirait le nombre d’emplois vacants pour les migrants tout en poussant les femmes vers le marché du travail ! Voilà une bien bonne idée.

Qu’en est-il des finances publiques ? Avant de pouvoir gagner leur vie, une partie des réfugiés dépendent des prestations sociales. Mais ils cotisent dès qu’ils sont en emploi.  » Même si leur contribution est en moyenne inférieure à celle des autochtones, ils ne représentent pas véritablement un coût pour les finances publiques « , prétend Xavier Chojnicki, professeur à l’université Lille-III, qui a étudié l’impact budgétaire de l’immigration en France entre 1979 et 2011. Et pour cause : ils sont surreprésentés dans les catégories en âge de travailler, contribuant dès lors théoriquement aux financements des infrastructures et des retraites. Mais c’est oublier :

1/ le nombre de ceux qui sont durablement employés clandestinement (en particulier dans la bâtiment, la manutention et l’hôtellerie-restauration),

2/ et son corollaire, le manque à gagner pour l’Etat en matière de cotisations sociales et d’impôts.

« L’apport migratoire peut aussi alléger ponctuellement le problème du vieillissement« , nous disent les chercheurs. Ce qui fut, souvenez-vous, l’un des arguments de la chancelière allemande, Angela Merkel. En  2017, le nombre de décès (5,3  millions) a dépassé celui des naissances (5,1  millions) dans l’UE, selon Eurostat : sans l’immigration, le nombre total d’habitants (513  millions) aurait reculé. Mais c’est là donner pleinement raison au CER qui affirme, face aux satisfactions affichées par nos autorités politiques en matière de démographie nationale, qu’il faut distinguer par exemple le nombre de naissances en France du nombre de naissances authentiquement françaises.

Et Hippolyte d’Albis de conclure que si les Européens de l’Ouest acceptent l’idée que les immigrés contribuent positivement à l’économie, ils sont bien plus divisés sur la question sécuritaire, ainsi que l’a révélé une étude publiée le 12  juillet par le Pew Research Center, un institut américain. Signe que   » les enjeux soulevés par les réfugiés sont en vérité moins économiques que politiques, diplomatiques et culturels. « 

Nous ne sommes pas si éloignés, toutes choses égales par ailleurs, de cette évidence…

Le 22 juillet 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Tous trois sont économistes mais ils ont toujours milité, dans plusieurs publications, en faveur des flux migratoires dont ils nient systématiquement les effets péjoratifs. Hippolyte d’Albi, leur mentor s’est ainsi signalé à la fois en faveur des migrants de toutes sortes comme par des prises de position iconoclastes concernant l’absence de conséquence des maternités de plus en plus tardives. Ekrame Boubtane, d’origine algérienne, comme Dramane Coulibaly, d’origine malienne, soutiennent quant à eux, depuis longtemps et dans plusieurs publications, les bienfaits des migrations maghrébine et africaine sous l’angle peu vérifiable de leurs conséquences économiques.

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Etat de droit ? Vous avez bien dit Etat de droit ?

21 Juil

Ils en ont plein la bouche de leur  » Etat de droit « , au nom duquel nous pouvons être sévèrement condamné pour avoir dit qu’un chat est un chat et que ce qui est noir n’est pas blanc.

Mais qu’est-ce que cet Etat de droit dans lequel un vulgaire sbire, né chez nous par les hasards de l’histoire mais en vérité venu d’ailleurs, fait de sac et de corde, sans autre qualité que celle d’être un protégé du chef de cet Etat avec lequel il copine…dicte sa loi ?

Qu’est-ce que cet Etat de droit dans lequel cet homme de main se permet, protégé qu’il est par les plus hautes autorités du pays et, bien sûr aussi, de ses forces de l’ordre, de violenter (en usurpant des fonctions policières) deux citoyens innocents lors d’une manifestation pacifique mais, manifestement, après d’autres « dérapages » analogues jamais sanctionnés  ?

Qu’est-ce que cet Etat de droit dans lequel ce nervi sournois dispose d’un superbe appartement de fonction mis à sa disposition par ses maîtres comme l’est aussi un véhicule avec chauffeur, disposant de toutes les signalisations propres aux forces de l’ordre afin d’impressionner, de tromper et même d’échapper à toute identification ?

Qu’est-ce que cet Etat de droit dans lequel, après avoir été indiscutablement confondu par une enquête journalistique, ce myrmidon écope d’une pseudo-mise à pied qui ne l’empêche pas de poursuivre ses méfaits sous la protection renouvelée des plus hautes autorités de la République ?

Qu’est-ce que cet Etat de droit dans lequel trois hauts gradés de la police nationale, docilement dévoués à l’autorité suprême du pays et liés entre eux par de probables accointances souterraines, acceptent de confier à ce barbouze des documents vidéo inviolables pour mieux préparer son éventuelle défense ?

Qu’est-ce que cet Etat de droit dans lequel leur supérieur politique, le ministre de l’intérieur, au courant de cette scabreuse affaire depuis son origine mais coupable d’avoir fermé les yeux sur les innombrables passe-droits dont bénéficiait ce voyou auprès de ses propres services, n’offre aux élus de la Nation que des effets de manche et de menton au lieu de songer tout simplement à démissionner ?

Qu’est-ce que cet Etat de droit dans lequel, le chef du gouvernement, toujours prêt à donner des leçons de droit comme de morale à la Terre entière mais en qui nous ne voyons qu’un minus habens, fuit le débat sur cette calamiteuse situation devant la représentation nationale et se calfeutre en son hôtel particulier ?

Qu’est-ce, enfin, que cet Etat de droit dans lequel le principal responsable de ce naufrage, dont on prétend qu’il est le « maître des horloges« , reste muré dans un silence prétendument « jupitérien » mais dont le mépris pour notre pays et les Français est devenu intolérable ?

Le 21 juillet 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

La grande arnaque de l’IFI.

20 Juil

Le gouvernement d’Emmanuel Macron a supprimé, fin 2017, l’ancien impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour satisfaire les amis du président. Ceux qui l’ont tant aidé au cours de sa campagne électorale ! Mais, sous la pression de l’opposition, il fut convenu d’instaurer en lieu et place de l’ISF un impôt sur la fortune immobilière (IFI), moins lourd, à partir du 1er janvier 2018.

Fin 2017, le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, avait estimé à 150 000 le nombre de personnes qui devraient être redevables de cet impôt. Combien de contribuables ont finalement envoyé au fisc un dossier de déclaration d’impôt sur la fortune immobilière ?  » On est en train de finir de relever les dossiers. Notre estimation initiale était de 90 000  déposants « , indique-t-on à la direction générale des finances publiques (DGFiP). Soit à peine plus de la moitié des estimations de Bruno Le Maire ! 

En 2017, l’ISF avait donné lieu à un peu plus de 358 000 déclarations (+ 2 % par rapport à 2016), a indiqué la DGFiP, mardi 17  juillet. Il a rapporté quelque 5  milliards d’euros de recettes. Dans le projet de loi de finance (PLF) pour 2018, le coût de la suppression de l’ISF pour le budget de l’Etat avait été estimé à 3,2 milliards d’euros. Fin 2017, l’exécutif avait estimé à seulement quelque 850 millions les recettes à attendre au titre de la taxation des  » signes extérieurs de richesse*  » (yachts, objets précieux, voitures de sport) cette année, en raison du recentrage sur l’IFI. Le revenu généré par l’IFI sera évidemment très inférieur à ce que l’on voulait bien annoncer à Bercy pour vendre la décision de suppression de l’ISF.

Une belle arnaque et, bien sûr, un trou dans le budget. Emmanuel Macron n’en a pas fait autant pour les retraités non bénéficiaires de la suppression de la taxe d’habitation.

Le 20 juillet 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Lire « Radio Bercy ment ! Radio Bercy ment ! Radio Bercy, c’est Macron.« :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/07/19/radio-bercy-ment-radio-bercy-ment-radio-bercy-cest-macron/

Les mauvaises nouvelles d’Hippocrate : sortez de plus en plus couverts…

20 Juil

Mal protégés et multipartenaires, mais surtout décérébrés et acculturés, les 15-24 ans sont les principales victimes des infections sexuellement transmissibles -IST- (à Chlamydiae et à gonocoque principalement) qui peuvent entraîner de graves complications.

Au début des vacances estivales, propices aux mauvaises rencontres, Santé publique France a publié, mercredi 18 juillet, des chiffres montrant la recrudescence des IST, qui se transmettent principalement lors de rapports sexuels non protégés. Fréquentes et très contagieuses, les infections à chlamydia trachomatis et à gonocoque ont l’une et l’autre triplé en 2016 par rapport à 2012. Des chiffres élevés par rapport à d’autres pays européens.

Ainsi, selon cette enquête menée auprès des laboratoires de biologie médicale publics et privés volontaires, une infection à chlamydia a été diagnostiquée en France chez 267 097 personnes en 2016, soit 491 cas pour 100 000 habitants, ainsi que 49 628 infections à gonocoque, encore appelées blennorragie ou « chaude-pisse » par Rabelais. Pour mémoire, en 2012, le nombre de diagnostics de ces IST se chiffrait respectivement à 77 000 et à 15 000 cas. Et sachez que ces cas sont largement sous-estimés puisqu’ils ne prennent pas en compte les personnes qui n’ont pas consulté. Car ces infections sont très souvent « silencieuses », ne donnant pas lieu à des symptômes, notamment chez les femmes. Toute personne peut ainsi sans le savoir être porteuse d’une IST et contaminer sa ou son partenaire. Et une IST non diagnostiquée peut, à la longue, entraîner d’importantes complications : risques de salpingite, de stérilité, de grossesse extra-utérine, de douleurs pelviennes chroniques…

Pour la première fois, précise l’agence, ces estimations renseignent sur le sexe, l’âge et la région. Les jeunes femmes de 15-24 ans sont les plus touchées par les infections à chlamydia, elles représentent 38 % de l’ensemble des diagnostics. Les régions les plus affectées sont l’Ile-de-France et la Guadeloupe.

Dans les pays industrialisés, l’infection à chlamydia trachomatis est la principale cause d’infertilité, du fait de l’inflammation des trompes utérines, précise le site Info-ist.fr. Les risques de complication concernent surtout les femmes, mais les hommes sont aussi touchés et peuvent transmettre les chlamydiae à leur partenaire.

Quant aux infections à gonocoques, les hommes, majoritaires, représentent près des trois quarts des diagnostics (73 %), sauf dans les départements d’outre-mer où les femmes prédominent (mais devinez d’où ils viennent). De plus, les personnes qui consultent en médecine générale ne sont pas forcément prises en compte dans les statistiques de Santé publique France.

Comment expliquer une telle hausse ? Pour l’agence sanitaire, elle est sans doute due à une sous-estimation encore plus importante du nombre de cas en 2012 et à une amélioration de la sensibilité des tests utilisés, mais pas seulement. Car le pire est ici : « La prévalence élevée de ces infections chez les moins de 25 ans s’explique par un nombre de partenaires important, et un recours non systématique au préservatif », souligne Florence Lot.

Si la plupart des jeunes utilisent un préservatif lors du premier rapport sexuel, 48 % des étudiants et 20 % des lycéens déclarent ne pas en utiliser à chaque rapport sexuel, selon l’enquête de la mutuelle Smerep sur la santé des étudiants, fin juin. De plus, 71 % des étudiants et 80 % des lycéens ne se font pas systématiquement dépister lors d’un changement de partenaire, et même jamais pour respectivement 41 % et 62 % d’entre eux, selon cette même enquête.

Or, en cas de dépistage positif, un traitement antibiotique permet de guérir rapidement l’infection. Ce traitement doit concerner la personne diagnostiquée et ses partenaires. Le dépistage peut être effectué à l’issue d’une consultation chez un médecin, mais aussi dans les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD).

Le préservatif reste le moyen le plus efficace pour lutter contre les IST, insiste Santé publique France, qui vient de lancer, jusqu’au 17 août, une campagne de prévention visant à en faire « l’accessoire indispensable du quotidien ». Mais il n’est pas interdit de favoriser aussi…l’abstinence et la virginité !

« Tout rapport sexuel doit être protégé, quelque soit leur nature », insistent les médecins qui suivent les IST. « C’est un problème de santé publique, alerte Florence Lot, car ces infections sont très contagieuses, très fréquentes, et leurs complications nombreuses. » La Haute Autorité de santé (HAS) a travaillé sur une nouvelle évaluation de la stratégie de dépistage des infections à chlamydiae, les précédentes recommandations datant de 2003.

Le phénomène n’est pas nouveau. Mais cette augmentation s’amplifie. De plus, les cas de syphilis, une maladie qui avait disparu, sont progressivement réapparus au début des années 2000, parallèlement à l’intensification de la crise migratoire. L’infection par le virus du sida (VIH) se maintient, elle, à un niveau élevé dans l’Hexagone, avec environ 6 000 personnes qui ont découvert leur séropositivité en 2016, selon Santé publique France (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/07/19/sida-ils-sont-loin-den-avoir-fini/).

Le nombre de cas d’hépatite B déclarés est stable ces dernières années. Les cas de lymphogranulomatose vénérienne rectale (LGV), dus eux aussi à chlamydia trachomatis et le plus souvent rencontrés chez les homosexuels masculins, sont en hausse. Les co-infections sont en outre fréquentes, d’où l’importance que ces infections soient bien dépistées.

La tendance à la hausse des IST sévit également dans d’autres pays, comme le Royaume-Uni tant il est vrai que la France n’a pas l’apanage des vies dissolues… Public Health England a récemment publié des chiffres montrant leur forte augmentation outre-Manche. De même, elles ont atteint un niveau record aux Etats-Unis, avec plus de deux millions de cas de chlamydiose, de gonorrhée et de syphilis recensés en 2016, « le chiffre le plus élevé jamais atteint », indique le rapport annuel sur la surveillance des maladies sexuellement transmissibles, publié par les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). Selon l’Organisation mondiale de la santé, qui pointe des lacunes dans l’éducation sexuelle, plus d’un million de personnes contractent chaque jour une IST.

Mais les lacunes dans l’éducation en général sont probablement les plus significatives et les plus conséquentes.

Le 20 juillet 2018.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

Pedro Sanchez : les ennuis commencent.

19 Juil

Il y a une semaine déjà, nous laissions entendre que les problèmes entre la Catalogne et le gouvernement central de Madrid ne tarderaient pas à être réactivés par les indépendantistes bien qu’ils aient participé au « golpe » parlementaire qui a porté au pouvoir le socialiste Pedro Sanchez (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/07/11/catalogne-ces-conciliabules-ne-meneront-pas-bien-loin/). Et voici que de nouvelles difficultés apparaissent sur la route du sémillant chef du gouvernement, ainsi que nous l’avions également prévu dès son élection (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/06/02/quien-te-hizo-rey/).

Mardi 17  juillet, un mois et demi après avoir pris le pouvoir à la suite d’une motion de défiance inattendue contre le conservateur Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, a égrené devant le Parlement, souvent sceptique, les mesures qu’il entend mettre en œuvre et ses objectifs.

La fragilité parlementaire de l’exécutif socialiste, dont le groupe ne représente que 84 des 350  députés, complique la réalisation de  » l’agenda du changement «  qu’a présenté M.  Sanchez. Néanmoins, le dirigeant socialiste, qui a revendiqué un programme  » pro-européen, d’inspiration progressiste et d’âme féministe « , s’est montré décidé à chercher de grands consensus autour de quatre axes :  » La consolidation de la croissance économique et de la création d’emplois dignes, le progrès en matière d’égalité et de cohésion sociale, le renouveau démocratique et le renforcement de la cohésion territoriale et la participation active à la construction européenne.  » Un ambitieux mais peu réaliste programme…

Malgré quelques divergences ponctuelles, son principal allié parlementaire est pour l’heure Podemos, qui dispose de 71 députés. Le temps semble passé où le parti de la gauche radicale concentrait ses critiques sur les socialistes. Il s’est engagé dans ce que l’ancien numéro deux de la formation, Iñigo Errejon, appelle une  » concurrence vertueuse «  avec le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSŒ) permettant de mener d’importantes réformes sociales.

Pedro Sanchez est bien décidé à se réapproprier les grands sujets de prédilection de la gauche espagnole. Il a ainsi confirmé l’exhumation de la dépouille du général Francisco Franco, enterré dans l’immense mausolée-basilique du Valle de los Caidos.  » La décision du gouvernement est ferme  » et se matérialisera  » dans un très bref espace de temps « , a insisté M.  Sanchez, malgré les difficultés posées par les descendants de Franco.  » Un pays qui regarde vers l’avenir doit être en paix avec son passé. (…) Aucune démocratie ne peut se permettre des monuments qui encensent une dictature « , a-t-il ajouté en oubliant que si Franco n’avait pas gouverné l’Espagne de 1939 à 1975 avec l’énergie et la compétence que l’on sait…Pedro Sanchez ne serait sans doute pas aujourd’hui à la tête du gouvernement de l’Espagne.

La ministre de la justice, Dolores Delgado, a en outre annoncé la semaine dernière la prise en charge par le gouvernement de l’ouverture des fosses de la guerre civile, dans lesquelles gisent encore, selon les associations, plus de 100 000 victimes républicaines.

Le féminisme est aussi l’une de ses principales bannières, comme en témoigne son gouvernement, composé de six hommes et onze femmes. Il entend réformer le code pénal afin d’introduire une perspective de genre dans l’appréciation des délits, notamment en matière d’abus sexuels, et pénaliser l’absence de consentement sexuel.  » Si une femme dit non, c’est non, et si elle ne dit pas oui, c’est que c’est non « , a-t-il déclaré.

Bref, comme cela ne vous aura certainement pas échappé, il s’agit là de trois sujet essentiels et, disons-le, vitaux pour le pays et son avenir !…

En matière de droits sociaux, il a annoncé le rétablissement de la couverture santé universelle pour les sans-papiers (l’équivalent de notre Aide médicale d’Etat qui est une pure folie) et a centré une partie de son discours sur la pauvreté infantile et sur le chômage des jeunes, de près de 40  %. Il a aussi annoncé que les pensions de retraite seront de nouveau indexées sur l’inflation.

Pour financer ces mesures, M.  Sanchez a promis de combattre la fraude fiscale et d’interdire dans la loi les amnisties fiscales, telles que celle accordée par le gouvernement de Mariano Rajoy en  2012. Il entend supprimer les niches fiscales des grandes entreprises afin qu’elles paient au minimum 15  % d’impôt sur les sociétés et créer de nouveaux prélèvements pour le secteur technologique et les banques. De très bonnes idées mais pour lesquelles nous lui souhaitons bien du plaisir et un meilleur rendement que celui que nous connaissons dans les autres pays européens.

Ce programme a provoqué de vives critiques du Parti populaire (PP, droite) et du parti libéral Ciudadanos. Ce dernier ne cesse d’exiger des élections législatives anticipées. Mais les griefs des partis d’opposition ont surtout porté sur les concessions que Pedro Sanchez pourrait faire aux indépendantistes catalans, qui l’ont porté au pouvoir en soutenant la motion de défiance contre son prédécesseur.

Pedro Sanchez a rappelé que sa  » priorité «  est de résoudre la crise catalane. Après avoir entamé un dégel en recevant le président indépendantiste Quim Torra au palais de La Moncloa à Madrid, il s’est heurté mardi aux exigences des partis indépendantistes, qui ont menacé de lui retirer leur soutien s’il n’accepte pas le droit à l’autodétermination de la région. Une concession que le chef du gouvernement n’est pas prêt à faire, fidèle qu’il est au  » cadre constitutionnel  » et seulement disposé à impulser une réforme du statut d’autonomie pour que les Catalans  » votent un accord, pas une rupture « . Le bras de fer va donc reprendre et, comme prévu, mener dans le mur.

Aussi,  » Pedro Sanchez risque de devoir convoquer des élections anticipées dès cet automne, estime le politologue Fernando Vallespin. Plus Sanchez apparaît dialoguant et plus il se consolide sur la scène européenne, plus il risque de provoquer des fissures internes chez les indépendantistes, ce qu’ils veulent éviter.  » Donc, la rupture est inévitable.

Pour l’heure, c’est surtout au sein de l’Union européenne que Pedro Sanchez s’est fait des amis. Son accueil des migrants de l’Aquarius – le bateau des négriers de SOS Méditerranée, qui a pu accoster à Valence – a été salué à Bruxelles qui n’en espérait pas tant. Emmanuel Macron lui rendra d’ailleurs une visite officielle le 26  juillet, une marque de soutien d’autant plus précieuse que l’allié local de La République en marche est, pour le moment, le parti libéral Ciudadanos.

 » Certaines mesures annoncées par Pedro Sanchez sont relativement faciles à mettre en œuvre, juge Pablo Simon, professeur de sciences politiques à l’université Carlos-III. Il peut approuver par décret l’augmentation du taux effectif de l’impôt sur les sociétés à 15  % et pourra exhumer Franco. En revanche, ce qui doit être adopté via des projets de loi, comme les modifications de la réforme du travail, de la loi d’éducation ou du code pénal, sera plus compliqué car l’opposition contrôle le bureau du Parlement et le Sénat, et peut dilater les temps. « 

La fragilité des accords parlementaires est déjà apparue au grand jour lundi 16  juillet, avec l’échec du vote du changement du conseil d’administration de la radiotélévision publique (RTVE), arrangé avec Podemos, du fait de l’absence de deux députés indépendantistes et du vote erroné de deux élus socialistes.

Le programme de gouvernement de Pedro Sanchez a ainsi des allures de programme électoral utopiste.  » C’est une déclaration d’intention visant à indiquer ce qu’il pourrait faire s’il avait une majorité forte « , résume M. Simon ! 

Attendons donc les inéluctables prochaines élections législatives…*

Le 19 juillet 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Lire « Mariano Rajoy » :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/07/16/mariano-rajoy/

« Radio Bercy ment ! Radio Bercy ment ! Radio Bercy, c’est Macron »

19 Juil

Un clin d’oeil à ce qui se disait de Radio Paris, pendant l’occupation ! Mais ce sera, aujourd’hui, une bonne façon de montrer de quelle manière le gouvernement nous mène en barque, au point d’en offusquer un membre éminent de sa majorité, Joël Giraud, rapporteur général (LRM) de la commission des finances de l’Assemblée nationale.

Mercredi 18  juillet, M. Giraud présentait aux  députés le rapport d’application de la loi fiscale (RALF).  » J’avais beaucoup de questions. J’ai reçu des réponses limitées « , déplore M. Giraud, auteur de cet exercice annuel destiné à expliciter comment les dispositifs votés à l’automne précédent se sont concrètement traduits. Objectif : élaborer en connaissance de cause le budget suivant.

Mais en voulant braquer  » quelques coups de projecteurs sur des réformes emblématiques  » du premier budget de l’ère Macron, l’ancien radical de gauche rallié à la majorité, connu pour ses prises de position appuyées – sur les signes extérieurs de richesse, la  » cagnotte fiscale  » ou les conséquences budgétaires de la reprise de la dette de la SNCF par l’Etat – s’est heurté à  la résistance de l’administration.

Le bras de fer a été mené sur la forme, d’abord. Faute de réponses au questionnaire envoyé fin avril à la direction de la législation fiscale (DLF), chargée d’élaborer les textes fiscaux, M.  Giraud est allé faire, le 5  juillet, un  » contrôle sur pièces et sur place « . Ce procédé lui a permis de s’inviter à l’improviste à Bercy, dans les bureaux des administrations concernées, pour prendre connaissance des dossiers.

Bras de fer sur le fond, ensuite. Premier sujet de  » grand étonnement « , euphémise de M. Giraud : le manque d’informations sur le nombre de retraités modestes pour lesquels la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG), effective au premier janvier  2018, ne sera pas compensée par la suppression progressive de la taxe d’habitation pour 80  % des Français (d’un tiers chaque année jusqu’en  2020). Le débat avait enflammé l’Assemblée nationale à l’automne 2017.

M.  Giraud a obtenu des chiffres pour l’ensemble des retraités, relativement cohérents avec ceux estimés fin 2017 : 6,4  millions de ménages retraités seront perdants en  2018 pour un montant moyen de 380  euros ; 4,4  millions en  2019 (pour 400  euros en moyenne) et 3,2  millions en  2020 (500  euros en moyenne). Vous, moi et quelques autres encore…

Mais parmi ceux-ci, combien y  a-t-il de bénéficiaires de petites retraites ? Ces derniers avaient en  effet découvert, fin janvier, qu’ils subiraient de plein fouet la  hausse de la CSG, uniquement parce que le revenu fiscal global de leur couple était au-dessus du seuil d’application de la réforme. Pour ceux-là, Matignon avait en urgence annoncé, en mars, qu’il  » corriger – ait – le dispositif « . Public visé : 100 000 couples de retraités.

Seul hic : la mesure est encore  » en cours d’expertise «  à Bercy, et  » aucun élément de calendrier «  n’a pu être donné pour sa mise en œuvre, indique le rapport.  » Le premier ministre a donc annoncé un réajustement sans que celui-ci ait fait l’objet d’un ciblage satisfaisant « , tacle M. Giraud. Comme d’habitude, quand Minus Habens* est à la manoeuvre, il faut s’attendre au pire.

Autre objet de courroux, les mesures d’accompagnement de la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), remplacé depuis le début de l’année par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Là encore, la mesure avait fait grand bruit lors des débats budgétaires de l’automne 2017.

Afin d’atténuer la polémique, les députés LRM avaient introduit une hausse de la taxation des  » signes extérieurs de richesse  » (yachts, objets précieux, voitures de sport). Ces dispositifs compensatoires  » font l’objet d’un suivi trop peu efficace par l’administration fiscale « , juge M. Giraud, qui mentionne le  » rendement limité «  de la surtaxe sur les yachts – elle ne s’applique qu’aux navires français, et un seul l’a acquittée à  ce jour ! 

Mauvaise volonté de Bercy, ou véritables lacunes ?  » L’existence et/ou l’accessibilité des données constitue un obstacle important « , pointe le rapporteur, qui estime  » préoccupant  » que  » l’administration fiscale ne se soit pas dotée des outils d’évaluation nécessaires « .

Mais ce n’est pas tout. Selon lui, les services de Bercy  » considèrent de plus en plus que le Parlement n’a pas à se mêler de ces sujets « . Une tendance accentuée par le faible effectif des cabinets ministériels, plafonnés à dix membres par le nouvel exécutif. Cette contrainte  » risque de donner à l’administration fiscale le soin de gérer les orientations politiques des réformes à venir, alors que c’est bien au politique que revient ce rôle « , alerte M. Giraud.

Manière de dire qu’à l’heure où la majorité LRM tente de réhabiliter le contrôle de l’évaluation des politiques publiques, notamment en mettant sur pied un office budgétaire qui devrait permettre de vérifier les évaluations fournies par l’exécutif, l’amateurisme de Bercy fait désordre. L’exécutif  » ne s’est pas vraiment aperçu que la nouvelle majorité a des exigences que n’avait pas l’ancienne « , conclut M. Giraud.

Des branquignols. Nous sommes dans les mains de branquignols qui osent, en plus, donner des leçons.

Le 19 juillet 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Lire « Edouard Philippe, le minus habens de la lutte anti-terroriste et de bien d’autres choses« : 

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/07/16/edouard-philippe-le-minus-habens-de-la-lutte-antiterroriste-et-de-bien-dautres-choses/

Traversée de la Méditerranée par les migrants, à partir de la Libye : la raison commence à l’emporter.

18 Juil

Fini (ou presque) les rafiots pneumatiques quittant les côtes libyennes en flottilles compactes, assurés d’être recueillis rapidement par les négriers des ONG pseudo-humanitaires venant se faire livrer leurs esclaves à la limite (quand ce n’était pas DANS les limites) des eaux territoriales de Libye. Car le trafic ne paie plus depuis que les navires desdites ONG sont devenus persona non grata en Italie comme à Malte et ne peuvent plus y rapatrier leur gibier.

Alors, les bonnes vieilles recettes des barcasses vermoulues de pêcheurs reviennent au goût du jour.

Pendant le week-end du 14  juillet, un bateau de pêche en bois, avec à son bord 450 personnes, a été secouru dans les eaux internationales, non loin de l’île italienne de Lampedusa.  » Ce n’est pas la première fois que ce type d’embarcations tente la traversée depuis la Libye, réagit Nicola Stalla, coordinateur des opérations de recherche et sauvetage à bord du navire humanitaire Aquarius. En revanche, le fait qu’ils soient parvenus aussi loin est clairement une conséquence du manque de moyens de sauvetage en mer.  » Et c’est très bien comme cela. Nous appelons ça  » les risques du métier de migrant « .

L’Aquarius est à quai à Marseille, tandis que le Lifeline et le Sea-Watch sont empêchés de repartir de Malte. Seul l’Open-Arms, le bateau affrété par l’ONG catalane Proactiva, navigue actuellement en Méditerranée centrale, de retour de Barcelone où il avait accosté le 4  juillet, avec à son bord soixante migrants que l’Italie avait refusé d’accueillir. Mais montrant ainsi combien, désormais, l’Espagne est en pointe dans l’accueil des migrants subsahariens, nouvelle porte d’entrée en France par ailleurs (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/06/14/du-reveil-de-litalie-aux-courbettes-de-lespagne-face-au-lobby-immigrationniste/).  » Ces bateaux sont particulièrement dangereux, car le risque de chavirage est très important, ajoute M. Stalla. En fonction de la quantité de carburant et d’eau à bord, le centre de gravité est modifié. Il y a aussi un risque d’asphyxie dans la cale, souvent surchargée. « 

Transbordées à bord de bateaux italien et britannique, les migrants récupérés ce week-end ont accosté lundi en Sicile après un nouveau ping-pong diplomatique entre Rome et La  Valette (Malte). La situation s’est débloquée après que cinq pays européens, dont la France, ont accepté de recevoir plus de la moitié de ces migrants, à la demande du gouvernement italien.  » On voit se mettre en place un mécanisme de solidarité entre certains pays européens, c’est un début mais c’est très fragile « , commente Vincent Cochetel, envoyé spécial du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour la situation en Méditerranée centrale. Et voilà comment, en catimini, surtout sans le dire aux Français, notre gouvernement cache derrière ses effets de manche législatifs la poursuite du  » Grand Remplacement « …Une imposture toute macronienne.

Sur l’ensemble de la zone de Méditerranée centrale, 564  personnes se sont noyées en juin. Un chiffre légèrement supérieur à celui de juin  2017, alors même que les flux d’arrivées sont sept fois moins importants. Le blocage des ONG s’avère donc efficace mais qui en aurait douté ? Ainsi, le Lifeline, de l’organisation allemande du même nom, est interdit d’accostage en Italie et se trouve aujourd’hui bloqué à Malte où il a été saisi et son capitaine convoqué devant la justice maltaise le 30  juillet. Egalement empêché de repartir, le navire d’une autre ONG allemande Sea Watch est également amarré à La Valette. La capitaine, Pia Klemp, explique :  » Quand on a décidé de partir le 2  juillet après une opération de maintenance, on a requis une autorisation aux autorités portuaires. Elle nous a été refusée. C’est la première fois « . Les exigences du CER font manifestement leur chemin.

Enfin, le Moonbird, l’avion de reconnaissance géré par Sea Watch et l’ONG suisse Humanitarian Pilots Initiative, est bloqué au sol.  » Malte nous interdit d’entrer ou de quitter la région d’information de vol libyenne donc ça nous empêche de faire nos opérations « , constate Tamino Böhm, chef de mission ! Ni par la mer ni par les airs…

Dans le même temps, les interceptions d’embarcations par les gardes-côtes libyens ont augmenté de plus de 28  %. Depuis le début de l’année, ce sont 10 466 personnes tentant la traversée qui ont été ramenées en Libye. Dans cet objectif, Rome apporte une aide importante à Tripoli, notamment en fournissant des vedettes aux gardes-côtes. Ce qui met en rage l’envoyé spécial du HCR :  » Si les Libyens réalisent des interceptions dans leurs eaux territoriales, ce n’est pas problématique en soi. Mais dans les eaux internationales, à notre avis, les Libyens peuvent coordonner les sauvetages dans leur zone de secours, mais pas débarquer les personnes chez eux tant qu’ils n’ont pas de lieu sûr. En tout cas, les centres de détention ne correspondent pas à un port sûr « , prétend Vincent Cochetel, en référence au droit maritime international, qui considère que les migrants secourus doivent être débarqués dans le port sûr le plus proche.

Plusieurs ONG témoignent d’un transfert de responsabilité entre Rome et Tripoli en matière de coordination des sauvetages dans les eaux internationales.  » Le droit maritime est complètement foulé au pied, crie Sophie Beau, patronne de SOS Méditerranée. On ne peut pas construire un modèle autour de la Libye, c’est le chaos le plus total.  » Mais qui a répandu le chaos en Libye au nom des principes humanitaires : Nicolas Sarkozy et ses complices, sous la houlette du plus grand des donneurs de leçons d’humanité, Bernard-Henri Levy !

Alors, de grâce, un peu de pudeur mais aussi de compassion pour les Français qui en subissent les terribles conséquences.

Le 18 juillet 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.