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Démographie mondiale: attendez-vous au pire ou alors…faites des enfants.

21 Sep

La population mondiale poursuit sa croissance. En pire ! Souvenez-vous en effet de nos deux derniers communiqués sur le sujet, intitulés « Démographie en Afrique, les migrations d’aujourd’hui ne sont rien à côté de ce qui attend nos enfants (1ère et 2e parties) » :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/08/08/demographie-en-afrique-les-migrations-daujourdhui-ne-sont-rien-a-cote-de-ce-qui-attend-nos-enfants/

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/08/08/demographie-en-afrique-les-migrations-daujourdhui-ne-sont-rien-a-cote-de-ce-qui-attend-nos-enfants-2eme-partie/

Selon une étude publiée par l’Institut national d’études démographiques (Ined) ce mercredi, la réalité s’annonce peut-être pire encore que ne le laissaient imaginer les premières estimations. En effet, la démographie de la planète a été multipliée par 7 au cours des derniers siècles et devrait continuer à croître jusqu’à atteindre « peut-être 11 milliards à la fin du XXIè siècle ».

D’après cette étude biennale intitulée « Tous les pays du monde », « l’un des grands changements à venir est le formidable accroissement de la population de l’Afrique« . Comptant 1,25 milliard d’habitants en 2017, les projections de l’Ined indiquent que le continent pourrait avoisiner les 2,5 milliards d’habitants en 2050, et la population pourrait être multipliée par plus de trois pour atteindre 4,4 milliards d’ici 2100, ceci malgré le sida (les dieux font ce qu’ils peuvent pour réguler la population mais n’y parviennent pas !).

Les projections pour l’Afrique ont été revues « un peu à la hausse » en raison « d’une baisse de la mortalité, notamment des enfants avec de gros progrès depuis 15 ans, et à une baisse de la fécondité plus lente que dans d’autres continents ». En clair : apportez leur le progrès médical…ils ne vous le rendront pas. Enfin, même si l’Afrique subsaharienne possède le taux de mortalité des moins de 5 ans le plus élevé du monde (un enfant sur douze meurt avant son cinquième anniversaire), la région a accéléré entre 2000 et 2015 son rythme annuel de réduction de la mortalité des moins de 5 ans. Il était environ 2,5 fois supérieur sur la période 1990-2000 d’après un rapport de l’Organisation mondiale de la santé.

Dans une approche par pays, des Etats comme la Sierra Leone, le Tchad ou le Cameroun figurent dans le bas de tableau de la mortalité infantile mondiale. Pour le premier, le nombre de décès infantiles pour 1.000 naissances s’élèvent à 92. En France, cet indicateur se situe à 4 pour 1.000 et le record est détenu par l’Islande avec 2 décès pour 1.000 naissances. La différence ? Elle vient simplement du taux moyen de natalité : 7 enfants par femme au Niger par exemple. Comment voulez-vous lutter contre ça, même avec une surmortalité infantile ou le sida…Il n’y a qu’une réponse possible : FAIRE DES ENFANTS. Mais ce n’est pas l’augmentation du nombre des avortements chez nous qui améliorera les choses (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/09/19/il-a-fallu-cinq-ans-a-hippocrate-pour-faire-entendre-raison/).

Pourtant, le rythme de croissance de la population mondiale devrait ralentir dans les années à venir. La principale explication avancée par l’institut repose sur une diminution de la fécondité. Le nombre d’enfants par femme se situe actuellement à 2,5 contre 5 enfants en 1950. D’après l’auteur de l’étude Gilles Pison interrogé par l’AFP :

« La fécondité a baissé presque partout mais les écarts restent grands. […] Là où elle reste encore élevée, 3 enfants ou plus en moyenne par femme, c’est dans presque toute l’Afrique, quelques pays de la péninsule arabe, et une bande de l’Asie qui va de l’Afghanistan, au nord de l’Inde, en passant par le Pakistan. C’est là qu’aura lieu le gros de l’accroissement démographique dans les années à venir », prédit-il.

D’ailleurs, des pays comme le Nigéria ou la République démocratique du Congo (RDC) devraient connaître une croissance démographique très élevée d’ici 2050 selon les chiffres publiés par l’organisme public. Le Nigéria pourrait par exemple passer de 190 millions d’habitants en 2017 à 411 millions en 2050.

Au niveau des pays, le classement mondial des pays les plus peuplés durant les trois prochaines décennies pourrait bien changer. Si la Chine (1,38 milliard d’habitants), l’Inde (1,352 milliard d’habitants) et les Etats-Unis (325 millions d’habitants) occupent les trois premières places du podium, l’Empire du Milieu pourrait bien être dépassé par le géant indien. D’après l’institut de recherches, l’Inde pourrait compter 1,67 milliard d’habitants d’ici 2050 dépassant largement la Chine avec 1,343 milliard la même année.

Du côté de la Russie, l’avenir démographique paraît également pessimiste au regard des chiffres présentés dans les tableaux de l’Ined. La Fédération pourrait passer de la neuvième place du classement à la quinzième place en trois décennies avec une perte d’1,8 million d’habitants d’ici 2050 (la population passerait de 146,8 millions d’habitants à 145 millions). Ce qui explique les efforts déployés par Vladimir Poutine, depuis quelque temps déjà, pour encourager les Russes à procréer.

Enfin pour la France, les prévisions sont statistiquement plutôt optimistes. Les chercheurs de l’Ined ont ainsi prévu que la population passerait de 65 millions d’habitants (France métropolitaine) à 72 millions d’ici 2050. Ces chiffres indiquent que la récente baisse de la natalité mentionnée par l’Ined ne devrait pas se poursuivre dans les années à venir. Mais attention. Comme nous ne cessons de le répéter, IL NE FAUT PAS CONFONDRE LA NATALITÉ EN FRANCE ET LA FÉCONDITÉ DES FRANÇAIS ! Si cette augmentation de la population de notre pays résulte de l’immigration, non seulement nous la récusons mais elle s’annonce d’ores et déjà catastrophique pour la France.

Qui nous parle de ces questions essentielles ? Le président de la République ? Le Premier ministre ? Quelque haut responsable démographe ? Personne. C’est d’ailleurs leur nom.

 

Le 21 septembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Nous ne laisserons pas attaquer Colbert par des Trissotins.

21 Sep

Tous les médias ont parlé des événements de Charlottesville, aux Etats-Unis, de la statue du général Lee, de la  » white supremacy « , etc. Et voici qu’une prétendue question des « emblèmes esclavagistes dans l’espace public » se pose également dans notre pays.

Cette exigence suscite une angoisse chez certains : jusqu’où, disent-ils, faudra-t-il aller ? La réponse est claire pour d’autres : on ne pourra sans doute pas modifier tous les symboles liés à l’esclavage dans l’espace public, tant ils sont nombreux et liés à notre histoire. Mais on ne saurait rester dans le déni, comme si le problème n’existait pas. Alors, ils y vont de leurs propositions et de leurs cibles.

On pourrait, par exemple, se concentrer sur les collèges et les lycées Colbert, avancent-ils. Il s’en trouve à Paris, à Lyon, à Marseille et dans d’autres villes. Pourquoi Colbert ? Parce que le ministre de Louis XIV jeta les fondements du Code noir, dont on nous dit qu’il serait un monstre juridique qui légalisa ce crime contre l’humanité. Colbert est aussi celui qui fonda la Compagnie des Indes occidentales, compagnie négrière de sinistre mémoire. En d’autres termes, en matière d’esclavage, Colbert symboliserait la théorie et la pratique au plus haut niveau.

On pourrait leur opposer qu’il vaudrait mieux retenir de lui non pas l’esclavagiste, mais le ministre qui sut établir la grandeur de l’économie française. Ce à quoi ils répondent déjà par une question intéressante : comment Colbert a-t-il développé l’économie française au XVIIe siècle, si ce n’est sur la base de l’esclavage colonial, justement ? Excellente remarque, au demeurant, car elle nous renvoie ipso facto à la situation d’aujourd’hui : comment les grands capitaines d’industrie européens développent-ils l’économie de leurs pays, si ce n’est par la pratique d’une nouvelle traite négrière camouflée en oeuvre humanitaire ? Et, qui plus est, sans aucune circonstance atténuante car accuser Colbert de crime contre l’humanité n’est rien d’autre qu’un grotesque anachronisme auquel ne peuvent pas prétendre les capitaines d’industrie dont nous parlions.

Alors, les tenants du déboulonnage tentent une « sortie par le haut » : l’exemplarité et la pédagogie. Pourquoi évoquer particulièrement les collèges et les lycées ? « Parce que la question posée aujourd’hui est celle de l’histoire, de la mémoire et de la transmission. Si l’école républicaine renonce elle-même à ces valeurs, elle n’a plus lieu d’être. Comment peut-on sur un même fronton inscrire le nom de  » Colbert « , et en dessous,  » Liberté, Egalité, Fraternité  » ? Comment peut-on enseigner le vivre-ensemble et les valeurs républicaines à l’ombre de Colbert ? » prétend même l’un des leurs, l’inénarrable Louis-Georges Tin (président du Conseil représentatif des associations noires de France -CRAN-).

C’est lui

Mais alors, pourquoi ne demande-t-il pas, par exemple, que l’on débaptise le Lycée Louis-le-Grand à Paris dont le nom ne répond manifestement pas aux « valeurs républicaines » qu’il nous vante ?

Louis-Georges Tin a une autre idée à nous proposer. Si on veut vraiment sauvegarder la mémoire de l’esclavage, il vaudrait mieux donner à ces établissements les noms de ces héros, noirs ou blancs, souvent méconnus, qui luttèrent contre l’esclavage. Par exemple Delgrès, héros de la Guadeloupe, ou les habitants de Champagney (Haute-Saône), qui, pendant la Révolution, plaidèrent pour l’abolition.

C’est pourquoi, dans le cadre de cette rentrée 2017, un certain nombre de « comités Théodule » regroupant quelques pétitionnaires professionnels, citoyens, professeurs, élèves, parents d’élèves, demandent au ministre de l’éducation nationale d’engager une réflexion, en concertation avec des « personnalités qualifiées« , (associations – on sait lesquelles -, syndicats -au nom de quoi ? – et les établissements concernés), afin que les symboles qui célèbrent Colbert dans ces institutions éducatives soient remplacés par d’autres noms qui valorisent plutôt la résistance à l’esclavage. C’est paraît-il aussi cela, la réparation à laquelle ils appellent le ministre de l’éducation nationale…

L’Espagne a été, avant la France, frappée par ce genre de démence à propos du régime du général Franco. La résistance s’y est organisée et se poursuit malgré les assauts de la pensée conforme et obligatoire. Mais la maladie est contagieuse et a franchi les Pyrénées !

À nous de savoir y faire face. Nous en avons les moyens, ayons-en le courage.

Le 21 septembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Si vous avez voté pour Emmanuel Macron voici aussi pour quoi vous avez voté*.

21 Sep

Emmanuel Macron : « Je vous ai bien eu…« 

Si vous êtes salarié dans le privé

• Vous y perdez avec la hausse de la CSG. Emmanuel Macron l’avait promis durant sa campagne, et il compte tenir parole : la hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG) s’appliquera à l’ensemble des revenus au 1er janvier 2018. Donc à votre salaire. Concrètement, si vous touchez le smic, cela représentera 24,50 euros de moins sur votre feuille de paie, estime Capital (sur la base de 1 466,62 euros brut par mois en 2016).

• Vous y gagnez avec la suppression des cotisations maladie et chômage. Vous bénéficiez en effet de la suppression des cotisations salariales de l’assurance maladie (0,75% du salaire brut) et de l’assurance chômage (2,4%). Selon Capital, la première vous permettra, si vous êtes au smic, de gagner 11 euros supplémentaires par mois ; la seconde 35,20 euros. A l’arrivée, une fois ôtée la CSG, votre feuille de paie devrait afficher 21,70 euros de plus par mois, soit 260 euros par an.

Et plus votre salaire est élevé, plus vous y gagnerez. Le bénéfice se montera ainsi à 533 euros par an pour un salarié touchant 3 000 euros brut mensuels. Un bémol tout de même, relevé par Les Echos : alors que la hausse de la CSG prendra effet dès le début 2018, « les cotisations sociales devraient, elles, baisser en deux temps ». Il faudra donc attendre le dernier trimestre 2018 pour bénéficier à plein du surcroît salarial annoncé. Mais, quand même, mieux vaut être plutôt riche que plutôt pauvre dans notre pays !

Si vous êtes fonctionnaire

• Vous y perdez avec le gel du point d’indice. Il n’y aura pas de hausse de la valeur du point d’indice – qui sert de calcul à la rémunération des agents publics – pour 2018. Donc pas d’augmentation générale des salaires en vue.

• Vous y perdez avec la hausse de la CSG. Vous subissez le même sort que les salariés du privé. Vos salaires seront davantage ponctionnés, avec l’augmentation de 1,7% de la contribution sociale généralisée.

• Et vous ne pouvez pas encore compter sur une compensation. Car la suppression des cotisations chômage et maladie ne vous concerne pas, du fait de votre statut. En l’état, vous y perdez, mais le gouvernement a promis une compensation. La discussion est en cours quant à ses modalités. Dernière proposition en date côté gouvernement : supprimer la cotisation exceptionnelle de solidarité, qui se monte à 1%, et ajouter, dès janvier, une « indemnité compensatoire » dont le montant n’a pas encore été fixé. Pour les syndicats, le compte n’y est pas et la colère gronde au point que – fait inédit depuis dix ans – tous appellent à la grève le 10 octobre.

Si vous êtes retraité

• Vous y perdez avec la hausse de la CSG. Comme les autres, elle va vous frapper au portefeuille, sauf si vous touchez moins de 1 200 euros mensuels et que vous êtes exonéré de CSG ou soumis à son taux réduit. Mais si vous ne faites pas partie des 40% de retraités aux revenus les plus modestes, vous sentirez la ponction. En effet, sur une pension de 1 500 euros par mois, une hausse de 1,7 point de CSG représente près de 25 euros de prélèvement supplémentaire. A priori, vous êtes le ou la principal(e) perdant(e) de cette mesure.

• Vous y gagnez avec la hausse de votre pension de base. Bonne nouvelle pour les seniors : la pension de base des salariés du privé, des indépendants et des agriculteurs augmentera de 0,8% au 1er octobre 2017. Un coup de pouce après « trois années de vaches maigres », assurent Les Echos.

• Mais votre retraite complémentaire stagne. En revanche, si la base augmente, la retraite complémentaire, dont la revalorisation annuelle est le 1er novembre, devrait stagner en 2017, prévient L’Express. Et ce pour la quatrième année consécutive. En effet, depuis 2015, cette revalorisation est égale au niveau de l’inflation moins un point (sans pouvoir être négative).

Si vous êtes un petit épargnant

• Votre Livret A ne suivra pas l’inflation. En août, compte tenu de l’inflation, il aurait dû passer à un taux de 1% d’intérêts. Mais le gouvernement en a décidé autrement, en maintenant le taux du Livret A à 0,75%, son plus bas niveau historique. Résultat ? « Son taux de rémunération est clairement négatif puisque l’inflation se monte à 0,9% depuis le début de l’année », commente l’économiste Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne.

• Votre nouveau PEL sera soumis à un impôt de 30%. Big bang fiscal au 1er janvier prochain : les intérêts des plans épargne-logement (PEL) ouverts en 2018 seront soumis à un impôt forfaitaire de 30% dès la première année, soit le taux de la « flat tax » (impôt unique) annoncé par le gouvernement sur les revenus du capital. « Il y a une volonté manifeste de pénaliser ce produit qui coûte cher aux banques », analyse Philippe Crevel. Mais il n’y aura pas d’effet rétroactif. Pour les plans ouverts avant le 1er janvier 2018, « les intérêts produits jusqu’à la veille du 12e anniversaire du PEL resteront exonérés d’impôt sur le revenu », a promis le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Mais n’oubliez pas que les promesses de ces gens-là n’engagent que ceux qui les écoutent.

Si vous avez un gros patrimoine

• Votre assurance-vie sera davantage taxée au-delà de 150 000 euros d’encours. Afin de limiter l’affection pour ce produit, le gouvernement a pris des mesures contre les « assurés haut de gamme », explique Philippe Crevel. A partir de 2018, l’imposition forfaitaire de 30% s’appliquera sur les revenus de l’assurance-vie, mais au-delà de « 150 000 euros d’encours net, tous contrats confondus, pour une personne seule et 300 000 euros pour un couple ». En-deçà de ces montants, « les détenteurs de contrats d’assurance-vie n’ont aucune raison de s’inquiéter. Rien ne change pour les revenus produits par les versements antérieurs à la réforme, quel que soit leur montant », garantit Bruno Le Maire. Mais, ça, c’est encore une promesse…et, qui plus est, de Bruno Le Maire !

• Votre épargne en actions est encouragée. Le gouvernement cherche clairement à orienter dans cette direction les plus fortunés car « l’effort d’épargne est concentré massivement sur les 20% les plus riches », synthétise Philippe Crevel. D’où la décision de maintenir la fiscalité très avantageuse des plans d’épargne en action (PEA), qui, au-delà de la cinquième année, ne sont plus soumis qu’aux prélèvements sociaux. D’où, surtout, la décision de ramener au taux maximum unique de 30% l’imposition sur les revenus du capital.

Mais…si vous touchez plus de 160 000 euros annuels et possédez un compte titres (panier d’actions ou d’obligations), vous êtes le grand gagnant de cette « flat tax« . Votre imposition va passer de « 60% de prélèvement maximum à 30 [le taux unique], soit une division par deux », analyse Philippe Crevel. Cerise supplémentaire sur le gâteau, si vous comptez parmi les 342 000 foyers les plus riches de France, vous pourrez déduire ces valeurs mobilières de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), voué à une mort prochaine. L’ISF sera remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière, taxant les patrimoines immobiliers nets supérieurs à 1,3 million d’euros. En d’autres termes, avec Emmanuel Macron, PLUS VOUS ÊTES RICHE ET PLUS VOUS SEREZ RICHE !

Si vous êtes locataire ou propriétaire

• Votre taxe d’habitation pourrait bien baisser. C’était une des mesures les plus populaires du candidat Macron : 80% des ménages n’auront plus à payer la taxe d’habitation d’ici trois ans, sachant que 12 millions de foyers en sont déjà exonérés en raison de leurs faibles revenus. Concrètement, selon l’entourage de Gérald Darmanin cité par Le Monde, un contribuable gagnant« jusqu’à environ 2 500 euros de revenu mensuel imposable » pourra être exonéré de la taxe d’habitation.

Les ménages concernés vont bénéficier progressivement de cette réforme. Leur taxe d’habitation sera 30% moins élevée dès 2018, puis baissera de nouveau d’un tiers en 2019, jusqu’à une exonération totale en 2020. « Quelqu’un qui paye 600 euros de taxe cette année payera 420 euros l’année prochaine, puis 200 euros, puis 0 euro », a détaillé Gérald Darmanin.

• Vos APL vont baisser et le calcul en sera modifié. Tollé en juin, lorsque le gouvernement a annoncé la baisse des aides personnelles au logement (APL) de 5 euros. Il a tenté de se rattraper en lançant (en vain) un appel aux propriétaires pour qu’ils baissent les loyers de 5 euros ! Dans les HLM, pour que les locataires n’aient pas à payer la facture de la baisse des APL, le gouvernement a demandé aux bailleurs de diminuer les loyers.

A partir du 1er janvier 2019, les APL seront calculées sur la base du revenu de l’année en cours, a annoncé, dimanche 17 septembre, le secrétaire d’Etat à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie. Jusque-là, le montant de cette prestation était calculé sur le revenu déclaré par le bénéficiaire deux ans plus tôt.

Alors, HEUREUX ?

Le 21 septembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Car Emmanuel Macron avait tout annoncé. Il est l’homme qui fait ce qu’il dit.

Surtout, ne pas confondre la « décroissance » avec la « déconsommation ».

20 Sep

Car, paradoxalement, la « déconsommation » est un luxe auquel ne sont sensibles que…les nantis. En voici la preuve.

Aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, ce n’est pas en remplissant mais en vidant ses placards que l’on fait sensation. Pionnière française de la détox vestimentaire, la youtubeuse Laetitia Birbes, 33  ans, s’est fait connaître en se lançant publiquement le défi de ne plus acheter de vêtements.  » J’étais une meuf classique ! Il pouvait m’arriver de me payer jusqu’à 500  euros de fringues par jour, et je ne voyais pas où était le problème (ndcer: nous, si. Car qui peut, à part les nantis et autres bobos, se payer 500 euros de fringues par jour ?). Dès que ça se passait mal avec mon mec, que je ratais un examen ou que je m’ennuyais, j’achetais des vêtements. J’avais si bien intégré le discours des publicitaires que je confondais moi aussi les produits et les émotions.  » Notre Laetitia entreprend alors de se séparer de son impressionnante garde-robe, en donnant autour d’elle ce qui encombre ses placards. Et la même de nous expliquer que, petit à petit, se dénouent les liens invisibles qui l’enchaînent à la ronde des promos, à  l’obsolescence programmée des tendances, et disparaît par la même occasion une charge mentale insoupçonnée !

Le consumérisme serait donc cet état de tension permanent que l’on ne peut appréhender qu’en en sortant.  » Tant que je consommais de façon compulsive, je n’étais pas dans l’instant présent. Aujourd’hui que je ne suis plus focalisée sur les vitrines, je prends le temps de regarder les pépés et mémés aux fenêtres et de leur sourire (ndcer: on sent quand même dans le choix des mots un reste de condescendance, n’est-ce pas ?) ». D’ailleurs, elle ajoute aussitôt : «  Je ne me suis jamais sentie aussi riche que depuis que je ne possède rien. » Elle qui conserve néanmoins une carte bancaire en guise de filet de sécurité…au cas où.  Le dernier achat de cette accro au dépouillement ?  » Euh, je ne m’en souviens plus « , s’excuse la demoiselle, qui se considère ouvertement comme une ancienne droguée ayant subi une longue cure de désintoxication. Comme quoi, il suffit de le vouloir.

Loin d’être un cas isolé, elle fait partie de ces Français de plus en plus nombreux qui empruntent la voie de la déconsommation. On les trouve essentiellement dans les grands centres urbains où, équipés de leurs sacs en papier kraft, ils vont avec parcimonie se réapprovisionner en baies de goji et en lentilles corail. Sous l’effet de ce nouvel attrait pour la frugalité, la France a connu pour la première fois en  2016 une année de consommation négative en volume, aux alentours de -0,1 % (à l’exception de 2008 où la violence de la crise avait induit une contraction des achats alimentaires).  » C’était d’autant plus notable qu’on a été habitué tout au long de la décennie à des hausses constantes, mécaniquement dopées par l’augmentation de la population et la baisse des prix « , souligne Jacques Dupré, spécialiste des marchés de grande consommation chez IRI.

Comme des actions surévaluées, l’alcool, le lait et ses dérivés, la viande, les sodas, les produits d’entretien et d’hygiène beauté, les surgelés et le pain ont vu  leurs ventes chuter. De même pour l’habillement et les chaussures. Selon les chiffres les plus récent en la matière, non seulement cette tendance se confirme, mais elle s’amplifie.  » On note au premier semestre 2017 une accentuation du phénomène avec une baisse de  0,3 % de la consommation en volume, alors que le PIB se redresse et que le moral des Français n’est pas (encore) mauvais. La déconsommation est clairement un mouvement de fond « , affirme Gaëlle Le  Floch, analyste chez Kantar Worldpanel, un institut qui décortique les habitudes d’achat de 20 000  foyers.

Même s’il y a autant de facteurs explicatifs que de déconsommateurs, les crises sanitaires à répétition semblent avoir lourdement pesé sur les comportements.  » On nous dit : “Attention vous mangez trop de viande, attention le lait de vache n’est pas bon pour la santé, le jambon est plein de nitrites, les œufs sont contaminés.” Dès qu’il y a un scandale sur le saumon, les ventes chutent de  10 %. Les gens se portent alors vers le bio, le local, le végétarien, les produits non transformés ; ils consomment moins, mais mieux, plus haut de gamme « , précise Jacques Dupré. En tout cas…chez les plus aisés. Hélas, il se peut que ça ne dure pas car ils vont bientôt mesurer l’impact de la nouvelle fiscalité Macron sur leur train de vie et le bio…ça coûte cher.

 » Mon père est du Limousin et ma mère est Normande, donc, à la base, je suis une grosse viandarde, raconte Bénédicte Couthellias, consultante en communication digitale. Mais, il y a trois ans, j’ai commencé à m’informer sur les incidences de ma consommation. Maintenant, quand je vois un steak, j’ai immédiatement la vision de toute la filière : l’Amazonie qu’on a déforestée pour planter du soja qui aura servi à nourrir les bêtes, l’eau qu’on a gaspillée, la barbarie des méthodes d’abattage. Du coup, je suis devenue végane…  » Noter tout de même qu’avec ces gens-là on tombe immédiatement d’un excès dans l’autre ! Cela porte un nom : LA MODE. Et, comme chacun devrait le savoir, LA MODE, C’EST CE QUI SE DÉMODE. Aussi, il est peut-être encore loin le temps de la décroissance (http://www.ladecroissance.net)…

Certains nomment «  éconologie  » cette vision émergente qui imbrique intimement économie et écologie, une perception globalisée de la consommation qu’illustre notamment The True Cost (2015), documentaire d’Andrew Morgan dont le propos est d’explorer les effets délétères de la mode à bas prix (conditions de travail mortifères, pollution des sols…). Alors qu’il y a une décennie encore on ne voyait pas plus loin que la prochaine tête de gondole, chez de nombreux « déconsommateurs » s’impose l’idée qu’il faut réévaluer le coût réel de nos achats, en y  intégrant aussi bien les maladies de civilisation et les dégâts environnementaux que la souffrance causée à autrui, fût-il en train de coudre un smiley sur un tee-shirt à l’autre bout du monde. Et, là, c’est le côté droit-de-l’hommiste du bobo qui refait surface. Dommage que sa prise de conscience n’aille pas jusqu’à dénoncer les négriers et la traite africaine trans-méditerranéenne qui les fournit en main-d’oeuvre bon marché !

Sous l’effet de cette baisse de la fièvre acheteuse, le supermarché, lieu emblématique des  » trente glorieuses « , sorte de corne d’abondance où tous les produits seraient entassés, est aujourd’hui une étoile pâlissante. Dans un monde qui valorise la frugalité, la troisième boîte de petits pois offerte n’est plus un argument.  » Je ne peux plus aller dans une grande surface sans ressentir des bouffées d’angoisse. Cette norme dans laquelle on essaie absolument de nous faire entrer à coups de cartes de fidélité, ça m’effraie. Avant, j’allais acheter un truc et je ressortais avec une passoire et des petites cuillères que j’avais déjà en double à la maison. Maintenant, je préfère largement la récup, l’échange. Cette culture de la gratuité est à réapprivoiser ; on en a tellement été coupé qu’elle fait presque peur « , explique Isabelle Chemin, jeune graphiste qui n’a pas connu mai 68 et ses suites dont, en particulier, la néo-ruralité sur le plateau du Larzac !

Dans ce monde où resurgissent les anciens réflexes antigaspi et les vieilles recettes de grands-mères, le do it yourself a le vent en poupe. Alors que la commercialisation des produits d’entretien industriels s’effondre, le vinaigre blanc connaît un succès sans précédent. Rien que pour le premier semestre 2017, sa consommation a bondi de  10 %.  » Je m’en sers comme nettoyant multisurface et comme assouplissant. J’y ajoute quelques gouttes d’huile essentielle (sic) pour gommer l’acidité, confie Margaux, qui travaille dans une radio parisienne. C’est génial, ça coûte à peine 0,70  centime le litre ! Comme je suis angoissée par les dangers de l’aluminium, je fabrique aussi mon déodorant moi-même, avec de l’huile de coco, du bicarbonate de sodium et de la maïzena. Quand j’ai testé cette mixture pour la première fois au bureau, j’ai quand même emporté un déo industriel de secours. De toute façon, les jours où il  fait 40  degrés, tout le monde pue. «  Ah, réalisme, quand tu nous tiens…

A la mutualisation des odeurs, qui témoigne d’un désir revivifié de naturalité, s’ajoute aujourd’hui celle des ressources, dans un contexte où la possession perd de son attrait au profit d’une vision recentrée sur les usages.  » J’ai décidé de ne plus acheter d’imprimante domestique. Ça n’avait pas de sens de payer des cartouches une fortune pour imprimer cinq feuilles alors qu’on peut faire ça au bureau ou dans des boutiques spécialisées. Par contre, je peux dépenser sans compter pour une boîte de Lego « , raconte Frédéric Philippe, ingénieur informatique et bobo-type parisien. Si dans les économies émergentes on peut encore exhiber son copieur multifonction comme s’il s’agissait d’une sculpture de Jeff Koons, chez nous, le fétichisme de l’objet laisse progressivement place à un fétichisme de l’expérience, dessinant les contours d’un nouveau type de citoyen : l’ascète productif. C’est la nouvelle appellation du bourgeois bohème !

Pour le sociologue Dominique Desjeux, auteur de l’ouvrage Le Consommateur malin face à la crise (L’Harmattan, 2013),  » il faut envisager la déconsommation comme une nouvelle stratégie de distinction. Alors que le fait de posséder une cafetière ou de manger du saumon est considéré chez nous comme une chose banale, le bio, au contraire, est un puissant outil permettant de signifier son appartenance à une certaine classe sociale « , ainsi que nous le rappelions plus haut.

Derrière cet attrait pour une vie plus saine apparaissent pourtant des comportements paradoxaux : le « déconsommateur« , qui tente de sauver la planète d’une main en réduisant ses emballages et en mangeant du quinoa équitable, peut de l’autre multiplier les voyages en avion pour vivre de belles histoires en Thaïlande ou dans quelques îles du Pacifique.  » La déconsommation s’accompagne d’un espoir de se sentir mieux, de vivre une vie meilleure. Au travers de cette maîtrise de la conso, les gens ont le sentiment de reprendre le contrôle sur une existence qui leur échappe, de changer le monde. Les rares objets que l’on achète ne sont plus une fin en soi mais sont envisagés comme un moyen d’atteindre un objectif social, spirituel « , explique Fanny Parise, anthropologue spécialiste de la consommation.  » C’est hyper-reposant de ne posséder que le minimum vital « , confirme sans rire la graphiste Isabelle Chemin. Pour nous, hélas, cette démarche porte un nom : le snobisme. À moins que ce ne soit tout simplement de la bêtise.

Dans cette nouvelle économie symbolique où la sobriété heureuse se nourrit dialectiquement de la tentation environnante, la consommation est souvent envisagée comme une souillure, une maladie honteuse dans laquelle il ne faudrait pas retomber.  » Parfois j’ai des rechutes et je me laisse tenter par les fringues des boutiques en ligne Etsy, mais ça reste des produits de créateurs, originaux « , confie Bénédicte Couthellias comme si elle parlait de crises de palu.  » Cette aspiration peut parfois virer à l’obsession. Certains déconsommateurs deviennent alors de véritables évangélistes d’un mode de vie minimaliste qu’ils tentent d’imposer aux autres « , poursuit Fanny Parise. Et nous y voilà. Aucune prise de conscience politique ni même philosophique. Simplement une mode.

Ce n’est pas avec ça que nous pourrons construire un véritable mouvement de décroissance, seule solution à la folie des hommes et des femmes du vingt-et-unième siècle.

Le 20 septembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

À quatre jours des élections législatives en Allemagne…

20 Sep

Et bien que tout ait été fait par Angela Merkel et ses complices pour la travestir, la tragédie migratoire refait surface. Car, ne l’oublions jamais, LES FAITS SONT TÊTUS.

Paul en est d’autant plus persuadé qu’il a  » arrêté de lire la presse  » qui ne  » disait plus la vérité « . Non, les centaines de migrants arrivés depuis 2015 dans sa petite ville de Sigmaringen, au cœur du Bade-Wurtemberg, une des régions les plus -riches d’Allemagne, ne vont pas résoudre le manque de main-d’œuvre des entreprises alentour.  » Quand on écoute Berlin, on nous dit que les migrants sont tous des pharmaciens. Mais, la réalité, c’est qu’ils n’ont pas de diplômes et sont analphabètes. Ce ne sont certainement pas eux qui vont sauver nos retraites « , assure ce Hongrois de naissance, 63 ans, arrivé ici juste après la chute du Mur, et désormais citoyen allemand.

Ingénieur aisé d’une entreprise de construction locale et avec sa femme, Judith, 49 ans, elle aussi germano-hongroise, arrivée en 2010, ils soutiennent sans hésitation le parti populiste Alternative für Deutschland (AfD, Alternative pour l’Allemagne) –  » le seul parti qui peut nous sauver du désastre de l’islamisation. «  Dans ce fief riche de la CDU, le parti d’Angela Merkel, l’AfD a fait une percée surprise lors des élections régionales de 2016. Tous les deux sont venus ce mardi soir au meeting de campagne du candidat local pour les législatives du 24  septembre.

Environ un millier résident actuellement dans la commune, dont 568 concentrés dans une ancienne base militaire qui domine la ville et qui a été transformée en  2015 en centre de premier accueil. Au pic de la crise, en novembre de cette année-là, ils furent jusqu’à 2 642 demandeurs d’asile à se répartir dans les anciens dortoirs de l’armée. Un chiffre qui  » a causé des soucis « , reconnaît Thomas Schärer, le maire (CDU). D’autant plus que la mairie n’a pas eu son mot à dire.  » On nous avait promis au début qu’il n’y en aurait pas plus de 1 500. « , assure-t-il.

Sous la pression de ses habitants, il a toutefois obtenu que le nombre de primo-arrivants ne dépasse plus les 875 sur l’ex-base militaire. Accusés de boire dans la rue, les migrants ont de facto fait monter la criminalité, qui a plus que doublé dans cette commune jusqu’ici très tranquille.  » Les vols ont explosé. Comme les comportements incorrects envers les femmes « , reconnaît le maire.

Ces derniers mois, la police a dû intervenir plusieurs fois pour arrêter des affrontements entre migrants au sein du centre. Arrivées en masse en  2015, les familles syriennes, quasi certaines d’obtenir l’asile, ne sont pas restées très longtemps. Désormais, Gambiens, Nigérians et Marocains représentent 70  % des migrants hébergés. Des hommes surtout, venus de pays considérés comme  » sûrs « , et qui ont donc très peu de chances d’obtenir l’asile.

Dans une région où le taux de chômage est d’à peine 3  % mais la population active de plus en plus âgée, de nombreux chefs d’entreprise ont vite lorgné ces nouveaux bras. Ce sont les négriers que nous dénonçons inlassablement.

Comme la plupart des entrepreneurs de la région, Dominik Eisele se plaint des démarches laborieuses à effectuer auprès de l’équivalent allemand de Pôle emploi.Les demandeurs d’asile ont interdiction absolue de travailler les quatre premiers mois de leur arrivée, et même après cela reste très compliqué tant que la demande d’asile n’a pas été formellement reconnue.  » Et quand on n’a rien à faire, qu’on a en plus aucune chance d’obtenir l’asile, on peut devenir violent « , estime Birgitta Samtner-Kempf, porte-parole du centre de réfugiés. Il fallait rester au pays !

Au Pôle emploi de Sigmaringen, désespérément vide, deux conseillers se consacrent aux demandeurs d’asile. Manuela Reinauer ne le cache pas :  » La volonté des employeurs est là, mais ils veulent des compétences, un permis de conduire, et parfois ils ne veulent pas de gens de couleur (…).  Pour certains réfugiés, on ne peut rien faire, il y a beaucoup d’Africains qui n’ont jamais été à l’école…  » Montrant ainsi combien ont menti les chefs d’entreprises allemands mais aussi Angela Merkel et ses ministres, en 2015, lorsqu’ils affirmaient au vain peuple que tous ces migrants étaient pourvus de diplômes et qu’ils permettraient de sauver une démographie en péril et une économie manquant de travailleurs.

Signe des divisions internes de la CDU, le parti de Mme Merkel, sur le sujet, son député local est inquiet et assure qu’il faudra expulser tous les réfugiés une fois que la situation dans leur pays d’origine sera résolue. Que faire alors pour le manque de main-d’œuvre ?  » Former les jeunes « ,  » automatiser les usines « , propose-t-il.  » Et il y a aussi beaucoup de chômeurs dans d’autres pays d’Europe qu’il faut faire venir en priorité, ils sont plus proches de nos traditions et de notre culture que les gens qui viennent d’Afrique. « 

Tant de bon sens mérite le respect !

Le 20 septembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

La Russie est en train de gagner (seule) la guerre de Syrie.

20 Sep

Pendant que les dirigeants occidentaux ne cessent de se prendre les pieds dans les tapis persans au nom de prétendus droits de l’homme, la Russie agit. Pendant qu’Emmanuel Macron, le président de la République Française, va à New-York exposer devant les Nations-Unies les projets que sa pensée complexe a élaborée pour la Syrie(1), Vladimir Poutine (qui n’est pas à New-York) avance inexorablement ses pions sur l’échiquier moyen-oriental. Cherchez l’erreur.

Car la Syrie et les pays environnants vivent désormais à l’heure russe. Du front militaire au front diplomatique, en passant par le sécuritaire et l’humanitaire, les hommes de Moscou sont partout. Ils négocient à Astana, au Kazakhstan, avec la Turquie et l’Iran, le mécanisme de désescalade, qui a permis une importante baisse des violences dans l’ouest de la Syrie ; ils patrouillent à la limite des zones sous contrôle gouvernemental et des bastions rebelles, pour tenter d’y consolider cette ébauche d’apaisement ; ils distribuent de l’aide humanitaire et des médicaments aux populations des deux camps ; ils déminent ; ils épaulent les troupes pro-Assad dans la reconquête de Deir ez-Zor, une ville de la vallée de l’Euphrate sous la coupe de l’organisation Etat islamique (EI) ; et ils œuvrent en faveur d’une réorganisation de l’opposition, dans la perspective de la reprise des négociations de paix à Genève, au mois d’octobre.

Après avoir sauvé Damas d’une possible déroute en  2015, puis refoulé les rebelles et anéanti leurs derniers espoirs en les délogeant d’Alep en  2016, militaires, diplomates et agents de renseignement russes s’efforcent de mettre un point final au conflit qui ravage la Syrie depuis six ans. Mais nous avions prévenu nos dirigeants : Vladimir Poutine est un excellent joueur d’échecs. Nous le disions d’ailleurs aussi en mars 2016 dans un article intitulé « Poutine en Syrie : un «  zwischenzug(2)  » ? » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/03/18/bulletin-climatique-quotidien-18-mars-2016-de-la-republique-francaise/).

Le retrait des Etats-Unis, qui se concentrent quasi-exclusivement sur la lutte contre l’EI, l’effacement des pétromonarchies du Golfe, accaparées par la guerre au Yémen et leurs propres dissensions, et le rapprochement d’Ankara et de Moscou leur laissent le champ libre pour façonner une sortie de crise à leur goût. Une sorte de  » Pax Poutina « , du nom du président russe dont le portrait est désormais accolé dans les lieux publics à ceux du président syrien, Bachar Al-Assad, et de son père et prédécesseur, Hafez Al-Assad.

 » Nous avons réussi, en séparant les uns des autres, (…) à arrêter, de facto, la guerre civile « , proclamait à la fin du mois d’août le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou.  » Dans les zones libérées, les routes et les infrastructures sont restaurées, l’eau et l’électricité sont fournies. Ainsi, toutes les conditions sont créées pour l’établissement d’une vie pacifique « , assurait-il encore, samedi 16  septembre. Même s’ils restent dubitatifs, diplomates occidentaux et opposants syriens sont forcés de constater sa relative efficacité.

 » Les Russes sont partout et ils avancent, reconnaît Abdulahad Astepho, membre du Haut Comité des négociations (HCN), le bras diplomatique de l’opposition. Ils ont envahi mon pays et ils l’occupent, mais il faut convenir qu’ils bossent. De tous les acteurs internationaux,ce sont les seuls qui tiennent leurs promesses. « 

La sixième phase des négociations d’Astana, organisée les 14 et 15  septembre, dans la capitale kazakhe, a permis à la diplomatie russe de consolider le processus de  » désescalade  » qu’elle avait initié en mai. Sur les quatre zones où un cessez-le-feu a été proclamé, trois ont expérimenté une baisse sensible du niveau des hostilités : la banlieue orientale de Damas, surnommée la Ghouta ; la campagne du nord de Homs, dans le centre du pays ; et la région de Deraa et Kuneitra, à la frontière sud.

 » Le bilan des morts a baissé de manière significative et les bombardements ont presque cessé «  dans les zones concernées, a assuré à l’Agence France-Presse le chef de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, Rami Abdel Rahman, qui tient la comptabilité du conflit mais ne peut être suspecté de collusion avec les Russes. Selon son organisation, 114 civils ont été tués durant les mois de juillet et d’août dans la Ghouta, contre 324 à la même époque l’année passée.  » On attend toujours que le blocus de notre zone soit levé et que les prisonniers soient échangés, mais en ce qui concerne les bombardements, il y en a beaucoup moins « , confirme Mohamed Abdel Rahman, un journaliste local.

La décrue des violences dans la Ghouta est le résultat de tractations menées durant l’été, au  Caire et à Genève, par des émissaires russes, avec des représentants des deux principaux groupes armés de cette région : Jaïch Al-Islam («  Armée de l’islam « ), une formation proche des Saoudiens, et Faylaq Al-Rahman, une faction soutenue par le Qatar et la Turquie.

Les quatre années de siège et de bombardements endurées par la population et le spectre d’une évacuation des combattants, sur le modèle de ce qui s’est passé dans la banlieue sud de Damas, à Daraya et Mouadamiya, ont facilité le rapprochement. Mais le savoir-faire des envoyés russes a aussi joué.  » Sur le terrain, ils connaissent tout le monde, c’est eux qui ont le carnet d’adresses le plus épais, constate Abdulahad Astepho. Des officiers russes assistent même à la messe de l’église syriaque orthodoxe de Qamishli « , une ville du nord-est du pays, en zone kurde.

 » Ils travaillent de façon méticuleuse, renchérit Samir Al-Taqi, le directeur de l’Orient Research Centre, un think tank proche de l’opposition. Ils ont envoyé des centaines d’agents et d’intermédiaires dans les villages et les villes tenus par les rebelles. Ils ont commencé par de tout petits arrangements pour arriver à l’accord plus global sur les zones de désescalade. « 

Ces protocoles sont pilotés depuis le  » Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie « , créé en février  2016, sur la base aérienne de Hmeïmim, qui a fourni une base précieuse de renseignements. Au niveau local, le travail de supervision des cessez-le-feu est assuré par quatre bataillons de soldats,portant le brassard  » police militaire « . Chacun de ces bataillons comprend entre 400 et 800 hommes, issus de contingents tchétchènes et ingouches, deux régions du Caucase à majorité musulmane. Un choix destiné à faciliter leur intégration aux communautés locales.

Les policiers militaires russes ont aussi été déployés à Alep-Est, pour éviter des accrochages entre les miliciens chiites (irakiens, libanais ou iraniens) qui ont participé à la reprise de la ville, et les habitants, majoritairement sunnites. Une autre force d’interposition russe a été positionnée à Tel Refaat, dans le nord-ouest, entre les unités rebelles de l’Armée syrienne libre et les Forces démocratiques syriennes, à dominante kurde.

Mi-septembre, alors que des missiles de croisière Kalibre, tirés depuis l’Amiral Essen, une frégate russe déployée en Méditerranée, s’abattaient sur Deïr ez-Zor, le Kremlin mettait en scène ses efforts visant à secourir la population.  » Quatre mille tonnes de matériaux de construction, plus de deux mille tonnes de tuyaux pour conduites d’eau, et des centaines de kilomètres de fils électriques à haute tension et de fibre optique « , ont été livrés en Syrie, a affirmé le ministère de la défense, dans un briefing à destination des correspondants étrangers.

L’armée a organisé, en parallèle, un voyage de presse destiné à montrer aux caméras la réouverture d’écoles et  » la reprise de la vie «  dans la région d’Alep,  » libérée «  en décembre  2016, après d’intenses bombardements. En prime, Ramzan Kadyrov, le dirigeant tchétchène, a  » offert  » 14  millions de dollars (12  millions d’euros) pour restaurer la mosquée des Omeyyades, le joyau d’Alep.

L’activisme tous azimuts des Russes inclut des efforts visant à unifier le camp anti-Assad. Moscou cherche à élargir le HCN à de nouvelles figures, issues de plates-formes plus favorables à ses vues, comme le groupe du  Caire et celui de Moscou, composés d’opposants, tolérés par le régime. Mais, en réalité, Bachar est victorieux et Poutine le sait.

Plutôt qu’un plan de paix, Moscou, selon les observateurs, cherche un accord intérimaire, lui permettant de sortir de la crise, tout en ayant stabilisé le pays.  » Les Russes sont les seuls à croire à ces accords de désescalade, observe un diplomate occidental. Damas a toujours refusé de les signer et les Iraniens les détestent. Le régime ne donnera pas la Syrie à la Russie. « 

Mais, après tout, il n’y a pas de petits profits dans ce domaine. Et vive Vladimir Poutine !

Le 20 septembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

(1) À New York, Emmanuel Macron a plaidé pour la création d’un « groupe de contact » sur la Syrie afin d’enclencher une nouvelle dynamique pour aller vers une solution politique au conflit. Le processus de négociations mené à Astana au Kazakhstan, par Moscou, Téhéran et Ankara, et qui ne traite pas les aspects politiques, « ne suffit pas », a-t-il ajouté.

Le groupe de contact voulu par la France intégrerait les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et « les parties prenantes » au conflit, a précisé Emmanuel Macron.

Quelques heures après l’Assemblée générale, Emmanuel Macron est allé un peu plus loin lors d’une conférence de presse : « Bachar al-Assad, c’est un criminel, il devra être jugé et répondre de ses crimes devant la justice internationale. Mais je n’ai pas fait de sa destitution un préalable, par pragmatisme« , a-t-il dit, reprenant, pour la deuxième partie de sa phrase, des déclarations qu’il avait déjà faites en juin. Hélas, pour Emmanuel Macron, Bachar Al-Assad a déjà gagné sa guerre et ne sera pas jugé. Quel aveuglement !

(2) Le zwischenzug (de l’allemand Zug = Coup / Zwischen = entre) ou coup intermédiaire aux échecs consiste à porter une menace qui doit être parée immédiatement en lieu et place d’un coup attendu. Le coup intermédiaire est censé modifier la position à son avantage.

Il a fallu cinq ans à Hippocrate pour faire entendre raison !

19 Sep

Souvenez-vous. Nous étions en 2012 et le CER venait d’être fondé. Notre ami Hippocrate (nom de plume) en était le Conseiller à la santé publique, lorsque éclata le scandale médiatique dit « des pilules contraceptives de troisième et quatrième générations« , alimenté par les tenants de la culture de mort qui avaient déjà comme objectif de faire de l’avortement…une méthode de contraception à part entière. « Grand Remplacement » oblige.

Le séisme fut maximal à la fin de l’année 2012, lorsque l’on prétendit que ces contraceptifs hormonaux oestro-progestatifs étaient responsables d’un risque intolérable d’accidents thromboemboliques.

Hippocrate se dressa contre ces manipulateurs dans plusieurs articles publiés sur notre blogue. En voici l’essentiel :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/05/03/cer-contre-gouvernement-sur-la-contraception-et-les-avortements/

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/09/14/baisse-de-lusage-de-la-contraception-orale-en-france/

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/02/06/a-propos-des-contraceptifs-hormonaux-trop-cest-trop/

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/08/01/coucou-la-revoila/

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/05/15/calomniez-calomniez-il-en-restera-quelque-chose/

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/07/04/nous-avions-pourtant-prevenu/

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/11/09/quand-la-betise-detat-conduit-au-crime/

 

Hier lundi 18 septembre 2017 et au terme de quatre années d’enquête, le parquet de Paris a décidé de classer sans suite l’affaire dite des pilules de troisième et quatrième générations.

Même s’il est suspecté, il n’existe « pas de lien de causalité certain » entre la prise de ces traitements hormonaux et les séquelles parfois graves – embolie pulmonaire, accident vasculaire cérébral – que les jeunes femmes leur attribuent, ont expliqué à ces dernières les vice-procureurs du pôle de santé publique.

L’avocat des plaignantes, Me Jean-Christophe Coubris, refuse pourtant d’en rester là. Mais n’est-ce pas sa raison d’être et son gagne-pain ? Mardi 19 septembre, il dépose plainte avec constitution de partie civile pour qu’un juge d’instruction poursuive les investigations. Il vise les fabricants des pilules concernées et l’Agence nationale du médicament (ANSM) pour « atteinte involontaire à l’intégrité de la personne humaine ».

« Il est scientifiquement établi depuis de nombreuses années qu’il existe, à l’échelle collective, un risque global de développer une pathologie thrombo-embolique en cas de prise de pilule oestroprogestative », ont admis les magistrats du pôle santé. Mais au pénal, il faut raisonner à titre individuel. Et en l’espèce, rien ne permet de dire pour ces jeunes femmes que l’accident n’aurait pas eu lieu même si elles n’avaient pas pris la pilule.

Or, qu’écrivait Hippocrate dans nos pages ? Ceci :  » le risque de thrombophlébite sous pilule de 3e ou 4e génération (dont le progestatif est du desogestrel, du gestodène ou de la drospirénone) est doublé par rapport à celui des pilules de 2e génération (à base de lévonorgestrel). Mais qui, somme toute, reste peu élevé et inférieur au même risque lors d’une grossesse. »

Le parquet dédouane aussi les industriels. La loi les obligeait à mentionner le risque thrombo-embolique. Celui-ci figurait bien sur les notices. Mais aucun texte ne leur imposait d’évoquer l’existence d’un surrisque par rapport à la prise d’un autre médicament, en l’occurrence les pilules de deuxième génération.

Hélas, ce qui devait arriver (et que nous avions annoncé) arriva. Les femmes se détournèrent de cette méthode de contraception et…le nombre d’avortements augmenta. Sous le titre « Quand la bêtise d’Etat conduit au crime…« , Hippocrate écrivait d’ailleurs ceci en novembre 2014 :

« 1/ Près d’une femme sur cinq déclare avoir changé de méthode contraceptive depuis le débat médiatique de 2012-2013 sur les pilules. Le recours à la pilule a baissé, passant de 50 % à 41 % entre 2010 et 2013. Cette diminution prolonge celle de 5 points observée entre le milieu des années 2000 et l’année 2010. En l’espace d’une décennie, le recours à la contraception orale a ainsi reculé de 14 points en France.

La baisse observée depuis 2010, plus marquée que la précédente, semble bien liée à la controverse de 2012-2013 : elle concerne de manière quasi exclusive les pilules incriminées dans le débat qui représentent désormais 10% des méthodes contraceptives utilisées contre 19% en 2010. En d’autres termes, alors que 40% des pilules utilisées en 2010 étaient de 3e ou 4e génération (45% de 2e génération et 15% de pilules progestatives), cette proportion est passée à 25% en 2013 (59% pour celles de 2e génération et 16% pour les pilules progestatives).

Le débat semble bel et bien avoir provoqué une désaffection à l’égard de la méthode elle-même, les transferts vers des pilules de 2e génération ayant été de très faible ampleur (22% d’utilisatrices de 2e génération en 2010 et 23% en 2013). Les femmes ont ainsi adopté d’autres méthodes de contraception : le stérilet (+1,9%), le préservatif (+3,2%) et d’autres méthodes plus risquées comme les dates (Ogino) ou le retrait (+3,4%). Mais il y a aussi toutes celles…qui ne pratiquent aucune méthode contraceptive et s’exposent, comme nous l’avions prévu, à des grossesses non désirées et donc à l’avortement. D’ailleurs, comme nous l’avions aussi prévu, la baisse du recours à la pilule concerne tout particulièrement les plus jeunes (moins de 30 ans) qui sont aussi les plus fécondes.

A tout ceci s’ajoute une recomposition des inégalités sociales. C’est ainsi que les femmes n’ayant pas (encore) de difficulté financière sont passées des nouvelles pilules aux plus anciennes ou au stérilet, tandis que les femmes en situation financière difficile se sont tournées vers les méthodes dites naturelles qui sont aussi les moins sûres. C’est en particulier le cas des femmes issues de l’immigration d’Afrique subsaharienne.
2/ Pendant le même temps, le nombre des avortements ne cessait, comme nous l’avions annoncé, d’augmenter. Les chiffres publiés en juin 2014 par la Direction des Etudes et Statistiques du ministère de la Santé (Drees : http://www.drees.sante.gouv.fr/IMG/pdf/er884.pdf) sont à cet égard édifiants : le nombre d’avortements a augmenté de 4,7% par rapport à 2012, passant de 207 000 avortements à 217 000. Ce chiffre se passe de tout commentaire. Si ce n’est celui-ci : comment les autorités politiques et sanitaires peuvent-elles se réjouir d’une diminution de 341 cas d’embolies pulmonaires que l’on attribue à la baisse de consommation des pilules de 3e et 4e génération et se taire vis-à-vis des 10 000 avortements supplémentaires engendrés par le débat médiatique cousu de fil blanc sur la composition des contraceptifs hormonaux ? « 

Conclusion : LA LECTURE DU BLOGUE DU CER DEVRAIT ÊTRE RENDUE OBLIGATOIRE !

Le 19 septembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, et Hippocrate, Conseiller à la santé publique.