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Hordes migrantes : la passoire transalpine.

25 Mai

Ce sont des frontières qu’on imagine paisibles depuis toujours. Mais c’est oublier qu’aucune frontière, si elle n’est pas défendue, n’est immuable. D’ailleurs, la ligne de partage entre la France et l’Italie a été âprement disputée pendant des siècles. En Europe occidentale, c’est l’une des dernières à avoir été dessinées : elle n’a pris sa forme actuelle qu’en 1947, par le rattachement à la France des communes de Tende et La Brigue (Alpes-Maritimes), ainsi que la partie sud de la vallée de la Roya (dont nous avons rapporté à plusieurs reprises qu’elle est le refuge d’un certain nombre de traîtres et de collabos, toujours prêts à favoriser l’entrée des envahisseurs, comme le firent ceux qui avaient la garde de la porte Salaria, à Rome en l’an 410 de notre ère).

La porte Salaria avant sa destruction en 1870

Mais ce ne sont pas les quelques migrants économiques venant des régions les plus défavorisées d’Italie, à partir de la fin des années 1940, et qui traversaient les Alpes pour venir travailler en France, qui mirent en péril cette frontière commune. À l’époque, aucune organisation en réseaux, aucun groupe mafieux encouragé par le grand capital cosmopolite et ploutocrate, aucune association prétendument humanitaire mais réellement immigrationniste pour mettre en oeuvre des franchissements illégaux de frontière. Juste une série de parcours individuels et les forces de l’ordre n’avaient aucune raison de lutter contre cette migration.

Puis le miracle économique italien a amené le flux à se tarir, et ces frontières ont cessé d’exister matériellement à la fin du XXe siècle, à la suite des accords consacrant la libre circulation des personnes – l’Italie est entrée dans l’espace Schengen en 1997, deux ans après la France.

Hélas, l’arrivée massive des hordes barbares sur les ­côtes sud de l’Italie, au début des années 2010 et en provenance de la rive sud de la Méditerranée, a changé la donne. A partir de 2014 et surtout à la fin du quinquennat de François Hollande (donc beaucoup trop tard) la France, de la même manière que l’Autriche, a accentué les contrôles des clandestins, systématiquement reconduits à la frontière. Une attitude renforcée après les attentats de 2015, qui a provoqué, peu à peu, un profond ressentiment des Italiens pour la France, accusée de ne pas vouloir prendre sa part du fardeau de l’accueil des migrants, alors qu’elle a joué un rôle décisif dans la guerre de Libye – un des principaux facteurs de déclenchement des arrivées massives sur les côtes italiennes (qu’allions-nous faire, il est vrai, dans cette galère menée par Nicolas Sarkozy et…Bernard-Henri Levy ?).

Localement, ces tensions se manifestent aujourd’hui par un surcroît d’activités militantes, de part et d’autre de la frontière (car il y a des collabos partout), et par des incidents sporadiques avec les policiers et gendarmes français. C’est dans ce contexte que des douaniers français sont entrés, le 30 mars, en gare de Bardonecchia (Piémont), dans un local occupé par une association d’aide aux migrants, du côté italien de la frontière, pour effectuer un test urinaire sur un Nigérian soupçonné de trafic de stupéfiants.

L’affaire a provoqué des déclarations indignées côté italien, et a été à l’origine, le 31 mars, d’une convocation de l’ambassadeur de France en Italie, Christian Masset – procédure inhabituelle entre deux Etats cultivant de multiples canaux de communication informels. Quelques jours plus tard, le ministre du budget français, Gérald Darmanin, a dit « regretter » l’incident, faisant un peu retomber la tension.

En s’installant, fin avril, sur les monts enneigés du col de l’Echelle (Hautes-Alpes), pour déployer des banderoles hostiles à l’« invasion » de l’Europeet s’opposer physiquement au passage des migrants par l’une des routes les plus pratiquées entre l’Italie et la France, les militants de Génération identitaire ont remis à sa juste place la tension latente entre les deux pays. Ou comment  » mettre le doigt là où ça fait mal… » Mais démontrant que l’Etat français est bien trop défaillant dans son rôle régalien de défense de nos frontières pour nous protéger de ces nouvelles « Grandes Invasions« .

Mais passons maintenant au crible les trous de cette passoire !

Première route :

Son artère principale est la voie d’accès à Menton (Alpes-Maritimes) à partir de Vintimille (Italie) mais, plus en amont, de Rome et du sud du pays. Les migrants parviennent à franchir la frontière en suivant la voie ferrée, l’autoroute vers Nice ou les chemins escarpés qui surplombent le littoral. En 2015, la France a rétabli les contrôles en ce point de la frontière et Vintimille est devenue un goulet d’étranglement pour les migrants, principalement subsahariens, qui s’entassent dans des campements informels, régulièrement démantelés (comme en France) et…aussi fréquemment reconstitués. La vidange de ces camps se faisant au gré des passages réussis !

C’est ainsi que naquit dans la cervelle de quelques lobbyistes de l’immigrationnisme – dont le chef de fil est le fameux Cédric Herrou (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/04/24/une-premiere-en-france-la-loi-va-venir-en-aide-a-la-cinquieme-colonne-cest-a-dire-aux-traitres-a-la-patrie/) – l’idée de mettre en place une

Deuxième route :

La vallée de la Roya, située à une trentaine de km plus au nord de la première. Les collabos ont l’impudence d’aller même récupérer les migrants dans leurs véhicules personnels en Italie, sur les routes en provenance de Vintimille et sur celles qui les mènent au col de Tende. Les policiers s’efforcent de contrôler autant que possible ces trafics mais ces contrôles sont facilement déjoués par des collectifs immigrationnistes locaux, bien implantés dans la région et qui bénéficient de solides complicités (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/12/19/nos-anciens-connaissaient-deja-les-cretins-des-alpes-vous-allez-decouvrir-les-collabos-des-hautes-alpes/).

Troisième route :

Elle l’est en tout cas chronologiquement car la plus récente, cherchant à déjouer les obstacles et les contrôles des forces de l’ordre sur les deux précédentes routes. Mais, quoi qu’il en soit, cette route est la plus dangereuse pour des hordes migrantes venues essentiellement d’Afrique, sans équipements adaptés à la haute montagne et qui n’en connaissent pas les dangers.

Elle part de Turin (Piémont italien), où se rejoignent les deux principaux flux de migration en provenance de Rome et de Milan, et tente de franchir la frontière franco-italienne dans les Hautes-Alpes entre Modane et Briançon, par les cols de Fréjus, de l’Echelle (où sont intervenus les identaires de Defend Europe) et de Montgenèvre soit sur une cinquantaine de km. On y retrouve surtout des migrants plus jeunes que ceux du sud (car le passage de cols situés entre 1700 et 1800 mètres d’altitude demande une bonne condition physique) mais aussi beaucoup de mineurs non accompagnés – MNA – et de plus en plus…de familles nombreuses ! (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/12/06/ca-ne-leur-coute-pas-cher-mais-ca-peut-leur-rapporter-gros/)

On nous rebat les oreilles des morts par noyade en Méditerranée de migrants ne sachant pas nager. Combien la fonte des neiges nos révèlera-t-elle de victimes de la haute montagne ?…Mais, ne vous y trompez pas, nos passeurs nationaux de migrants ne sont pas les seuls traîtres. Ils partagent cette turpitude avec des groupuscules italiens (dans le val de Suze ou la région de Vintimille par exemple), trop heureux de se mettre en valeur dans la croisade immigrationniste européenne tout en facilitant le transfert des migrants d’Italie en France et dans d’autres pays d’Europe…pour ne pas en subir trop longtemps les désagréments !

Et ce sinistre scénario pour satisfaire les besoins en main d’oeuvre taillable et corvéable à merci de nos entrepreneurs et autres industriels peu scrupuleux.*

Le 25 mai 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Ne vous privez pas de lire ceci (http://www.lefigaro.fr/social/2018/05/24/20011-20180524ARTFIG00143-travail-au-noir-les-redressements-ont-flechi-en-2017.php)

 

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Razzia sur l’hosto.

24 Mai

Razzia (pronociation anglaise : /ˈræziə/) est un terme français, et italien, emprunté à l’arabe algérien : غزية ghaziya(« pillages »). Vient du verbe berbère : ghez (mordre) > sghez (faire mordre, faire paître ses animaux dans le pâturage d’autrui) > aghezzou (pillage, destruction) > razzia ou ghazzia (forme arabisée de aghezzou en dialecte dardja).

Razzia peut désigner :

  • Employé en tant que nom commun : une razzia est une attaque, une incursion rapide en territoire étranger, dans le but de prendre du butin.
  • Le mot razzia est utilisé pour signifier le fait de tout rafler, de tout emporter, comme dans le titre du film français Razzia sur la chnouf.
  • Employé comme nom propre : c’est le nom donné à l’un des personnages de la bande dessinée Les Légendaires.

Bref, la razzia est un comportement traditionnel qui est né et perdure dans les pays arabo-musulmans mais que nos visiteurs d’outre-Méditérranée sont parvenus à exporter en le collant aux babouches des migrants. Et c’est ainsi qu’on le retrouve, entre autres, pratiqué…au sein même des hôpitaux publics français ! Il faut avouer cependant qu’il est favorisé par la pénurie de médecins dans les hôpitaux publics.

Ces dernières semaines, en effet, plusieurs établissements de soins ont été contraints de fermer ponctuellement des services, faute d’anesthésiste-réanimateur ou de médecin urgentiste pour en assurer le bon fonctionnement. Mais des fermetures dues au  » boycott  » lancé par des médecins intérimaires pour protester contre l’application du décret plafonnant depuis le 1er  janvier leur rémunération à 1 404,05  euros brut la garde de 24  heures, soit un peu moins de 65 euros brut de l’heure. Or, il faut que vous sachiez que beaucoup de ces médecins intérimaires sont issus de pays étrangers et, en particulier, du Maghreb.

Ces médecins remplaçants – souvent qualifiés de  » mercenaires « , un peu comme le furent en leur temps les janissaires ou les spahis d’origine chrétienne dans l’armée ottomane… – sont devenus au fil des ans indispensables à l’hôpital public :  » 25  % à 30  % des postes hospitaliers sont vacants, et jusqu’à 90  % dans certaines disciplines et certains établissements « , estime Jacques Trévidic, le président d’Action praticiens hôpital (APH), qui qualifie l’intérim de  » cancer «  de l’hôpital. «  Les intérimaires font tourner la boutique pour obtenir des actes, mais ils ne sont pas investis dans la vie intra-hospitalière ou dans la prise en charge collégiale de patients lourds « , abonde Anne Geffroy-Wernet, la vice-présidente du SNPHAR-e, le syndicat des anesthésistes-réanimateurs.

Alors, en bons marchands de tapis, ils font monter les prix !

Et, en plus, ils se permettent de faire du chantage pour augmenter leurs gains.

Louis-John Endres (1896-1989) : Les Marchands de tapis

Conséquence du rapport de forces engagé par les intérimaires, par le biais notamment de la publication d’une  » liste noire  » des hôpitaux appliquant le décret : les situations de fermetures provisoires apparues ce printemps, encore rares pour le moment, pourraient se multiplier d’ici à l’été. A Bourges par exemple, entre le 10 et le 17  mai, l’hôpital a dû fermer à quatre reprises sa ligne de service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR), n’ayant pas réussi à trouver un médecin urgentiste pour monter dans un véhicule destiné à traiter des urgences vitales, renvoyant les demandes sur les hôpitaux voisins.  » Une situation sans précédent « , reconnaît la direction de cet établissement, qui compte huit urgentistes titulaires et cherche à en recruter seize autres de façon pérenne.

A Dole (Jura), l’hôpital a dû suspendre en mars quelques jours son unité de surveillance continue, qui accueille notamment des patients atteints de détresse respiratoire, faute, là aussi, d’avoir pu recruter un anesthésiste-réanimateur, pour lequel il déboursait jusque-là 1 550 à 1 600  euros brut la garde de 24  heures.

 » On a finalement limité la casse et trouvé un terrain d’entente avec ceux qui venaient régulièrement chez nous, explique Emmanuel Luigi, le directeur. On leur a démontré qu’on était un peu coincés de tous côtés, et ils ont accepté de revenir en  2018. Mais il y a une vraie incertitude pour les années suivantes.  » Ce serait à mourir de rire si ce n’était pas si tragique.

A l’hôpital de Cherbourg, Maxime Morin, le directeur, reconnaît être  » inquiet « pour cet été. «  Il y a deux semaines en août où nous n’avons pas les moyens anesthésiques de maintenir les blocs de chirurgie programmée, dit-il. On est dans une situation très tendue. «  En août  2015, il avait déjà été obligé de fermer les urgences de Valognes, l’hôpital satellite situé à une vingtaine de kilomètres, n’ayant pas réussi à embaucher d’urgentistes pour cette structure à une époque de l’année où ils sont particulièrement demandés.

Coincés entre la nécessité d’assurer la continuité des soins, l’obligation d’appliquer la loi et l’impossibilité matérielle de trouver des médecins, certains directeurs ont fait le choix de repousser l’application du décret.  » Cela aurait un effet sismique chez moi « , confie sous le couvert de l’anonymat le directeur de plusieurs hôpitaux en zone rurale.

C’est comme la dhimmitude : les mercenaires au croissant obligent les dhimmis à payer l’impôt qui leur évite (temporairement) la disparition.

Dans ce type d’établissements, il arrive que des services entiers fonctionnent uniquement avec des médecins  » mercenaires  » payés 14 000  euros par mois pour quatorze jours de travail.  » Ça me coûte les yeux de la tête d’avoir dû internaliser ces intérimaires, témoigne un directeur. L’agence régionale de santé sait que c’est intenable.  » Et pourtant,que fait le gouvernement pour que cela change ? RIEN. Comme toujours.

Du côté des pouvoirs publics, on prétend suivre avec attention ce bras de fer entre hôpitaux et intérimaires.  » Etouffer des établissements appliquant la réglementation est inacceptable du point de vue des principes républicains « , assure-t-on à la direction générale de l’offre de soins (DGOS) au ministère de la santé, où l’on se dit  » choqué sur le plan de la symbolique et des valeurs «  par l’existence d’une  » liste noire « .

Mais, sacrebleu, ce n’est pas une question de symbolique ou de valeurs. C’est de la lâcheté et une capitulation totale du pouvoir régalien. Les « mercenaires » auraient tort de ne pas continuer à nous imposer leur art de vivre…

Fin mars, les agences régionales de santé ont envoyé un courrier aux directeurs d’hôpitaux pour dénoncer  » certaines exigences, parfois démesurées, de la part de médecins dans un contexte délicat de recrutement « , assimilant même ces exigences à une  » forme de chantage « .  » Même si c’est compliqué, nous faisons tout pour tenir bon « , fait-on valoir à la Fédération hospitalière de France (FHF), le lobby des hôpitaux publics.

Directeurs d’hôpitaux, autorités sanitaires et syndicats de médecins hospitaliers titulaires s’étaient tous prononcés en faveur de ce plafonnement, qui doit encore être abaissé ces deux prochaines années de manière à atteindre 1 170,04  euros brut la garde de 24  heures en  2020.

Avant ce texte, témoignent plusieurs acteurs du monde hospitalier, une véritable surenchère pouvait avoir lieu entre établissements, les prix flambant jusqu’à 3 000  euros les 24  heures à Noël ou au 15  août.  » On était arrivé au bout d’une situation, les rémunérations n’avaient plus de limite, et des établissements allaient dans le mur, ce n’était pas viable « , juge Thierry Gamond-Rius, directeur de l’hôpital de Lorient et président de la Conférence des directeurs de centre hospitalier.

Mais, comme si ce racket des hôpitaux par des médecins intérimaires ne suffisait pas, voici un autre scandale qui menace la prise en charge de nos compatriotes.

L’entrée en vigueur au mois de novembre 2017 de la réforme du troisième cycle des études de médecine a entraîné une baisse significative du nombre d’internes de médecine générale en stage dans les hôpitaux publics. A l’origine de cette diminution : une nouvelle maquette prévoyant que ces étudiants  » presque médecin  » effectuent davantage de stages chez des praticiens libéraux au cours de leurs six semestres de formation pratique.

Dans les hôpitaux, où les internes contribuent bien souvent à faire tourner les services, l’impact a été fortement ressenti. A Sedan (Ardennes), par exemple, ce sont huit postes d’interne sur douze qui ont été perdus, quinze sur soixante-dix à Charleville-Mézières. Des pertes qui ont  » renforcé les tensions pesant sur les équipes médicales « , reconnaît la direction du groupement hospitalier réunissant ces deux sites. A Troyes, les urgences pédia-triques ont même dû fermer leurs portes, faute d’internes.  » Nous nous attendions à une baisse, mais je ne pensais pas que nous passerions de six internes à aucun « , a déclaré Philippe Blua, le directeur du site, dans un entretien à L’Est éclair le 2  mai. A Bourges, on affiche également  » zéro interne aux urgences, contre quatre ou cinq les précédents semestres « .

Certains hôpitaux ont dû se résoudre à  » fermer régulièrement «  des plages de consultations, d’autres ont dû davantage recourir à…l’intérim.  » Les hôpitaux sont très impactés « , estime-t-on à la Fédération hospitalière de France (FHF), qui représente les établissements publics.  » Cette réforme a induit une désorganisation assez marquée dans pas mal d’endroits « , insiste Thierry Godeau, le président de la Conférence nationale des présidents de commissions médicales d’établissements de centres hospitaliers, qui regrette la mise en place  » brutale  » de la nouvelle maquette.  » Dans un contexte déjà tendu, c’est un facteur d’aggravation, dit-il. Et on ne peut pas remplacer ces internes parce que nous n’avons pas de médecins à recruter sur le marché.  » Et si l’on « importait » des internes des facultés de la rive sud de la Méditeranée ?…Qu’en pensez-vous ?

Chez les syndicats d’internes, où l’on était demandeur de cette réforme, on ne s’étonne guère de cette situation.  » Il y a certains services qui sont clairement en difficulté, parce qu’ils sont sans internes et sans suffisamment de médecins. Pour l’instant, il n’y a pas de solution miracle, ils se sont débrouillés « , explique Maxence Pithon, le président d’ISNAR-IMG, le syndicat des internes de médecine générale.

 » C’est un phénomène intéressant, ajoute Jean-Baptiste Bonnet, le président de l’intersyndicale nationale des internes (ISNI). On nous reproche d’avoir une formation trop hospitalière, mais, quand on fait plus de stages dans le libéral, on nous dit que les hôpitaux ne tournent plus. Cela veut donc dire que le nombre de médecins est insuffisant.  » CQFD.

Plusieurs directeurs d’hôpital font enfin valoir qu’une telle baisse risque de poser des problèmes de recrutement à l’avenir, l’internat permettant souvent à un médecin de découvrir un établissement et un territoire, lui donnant ensuite l’envie de s’y installer en libéral ou à l’hôpital.

Bref tout va bien dans le monde dévasté de la santé publique française !

Le 24 mai 2018.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la Santé publique.

Et voici une nouvelle espèce de MNA. Elle est dévastatrice.

23 Mai

En matière de mineurs non accompagnés (MNA) Paris a mangé son pain blanc car voici notre capitale bientôt submergée par les hordes de jeunes racailles, particulièrement violents, venus du Maroc (Lire « Les 25 000 mineurs marocains à la dérive finiront-ils tous dans nos rues ? » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/04/21/les-25-000-mineurs-marocains-a-la-derive-finiront-ils-tous-dans-nos-rues/).

Des hordes de gamins qui débarquent dans les rues du 18e  arrondissement, seuls, drogués, violents, le corps couvert de plaies et de brûlures, ne parlant pas un mot de français, semant la peur dans un quartier qui en a pourtant vu d’autres. En plus des milliers de sub-sahariens qui campent ici et là, défigurant notre capitale. C’est Paris, ex-ville Lumière, aujourd’hui.

Les premiers ont surgi il y a un an et demi, ils étaient une vingtaine ; ils sont repartis, quelques-uns sont revenus, de nouveaux sont arrivés, plus nombreux, ils sont une soixantaine aujourd’hui. Les plus jeunes ont 10 ans, les plus âgés prétendent avoir 17 ans (ils ont probablement plus).

Prise au dépourvu, la Mairie de Paris a tout tenté pour les approcher, comme on approche des bêtes sauvages : éducateurs, associations spécialisées dans la protection de l’enfance, solutions d’hébergement, lieux d’accueil ad hoc… Il ne manquait plus que les dompteurs du cirque Bouglione. En vain. Ils fuguent et retournent errer dans la Goutte-d’Or, où ils commettent des actes de délinquance pour le compte de petits réseaux locaux qui les rétribuent en cachets de Rivotril (un antiépileptique détourné de son usage). Ils sont arrivés shootés à la colle ; dans les rues de Paris, ils deviennent polytoxicomanes. Personne n’en savait plus sur leurs profils et les raisons de leur venue. Tout juste avait-on appris qu’il s’agissait de jeunes Marocains, pour la plupart mineurs, qui avaient transité par l’Espagne (qui s’empresse de s’en débarrasser de l’autre côté des Pyrénées). 

Un rapport de l’association Trajectoires, qui étudie le parcours des migrants et des réfugiés en Europe, apporte enfin des éléments de réponse. Commanditée par la Mairie de Paris il y a six mois, cette étude retrace le parcours de ces enfants qui vont et viennent d’une ville française à l’autre (Paris, Montpellier, Rennes, Brest, Bayonne…), d’un pays européen à l’autre (Suède, Danemark, Espagne, Allemagne, Belgique, France…), sans jamais se fixer.  » Ils se font jeter de pays en pays, ils traînent en Europe sans stratégie migratoire pensée, observe le sociologue Olivier Peyroux, coauteur du rapport. Ce sont les migrants les plus mobiles en Europe.  » Les plus  » abîmés  » aussi.

Contrairement à ce que l’on pensait, ce ne sont pas des enfants des rues du Maroc. La plupart ont des parents, et partent souvent à l’insu de ces derniers. Il suffit, paraît-il, de jeter un œil aux photos de jeunes garçons disparus et recherchés par leurs familles, épinglées au mur du commissariat du port de Tanger. Depuis cette ville sise aux portes de l’Europe, des centaines de mineurs tentent chaque mois de rejoindre l’Europe en s’agrippant aux essieux des cars de touristes qui embarquent sur les ferries à destination de Tarifa, localité andalouse située de l’autre côté du détroit de Gilbraltar.

La principale motivation de ces jeunes candidats à l’exil ? Les bonnes âmes prétendent que c’est pour  » Sauver maman  » ! Délocalisations, exode rural, travail des femmes, précarité… Leurs mères  » triment pour une misère «  dans des usines de textile, de décorticage de crevettes, de câblage automobile et aéronautique installées dans le pays par des industriels européens peu scrupuleux. Ils sont prêts à tout pour avoir une chance de mieux gagner leur vie sur le Vieux Continent et leur envoyer de l’argent (ndcer : snif ! snif !) . Mais quoi qu’il en soit,il n’est pas faux que  » Ces enfants incarnent le cauchemar de la mondialisation « , résume Olivier Peyroux.

Il est 17 heures dans la zone industrielle d’Al-Majd, située à l’est de Béni Makada, l’arrondissement le plus peuplé et le plus pauvre de Tanger. Des centaines de femmes déferlent soudain sur les trottoirs encore déserts une minute plus tôt : elles viennent de terminer leur journée de travail au sein d’ateliers de confection.Achouitex, Aricof, Alana Moda, Elta Conf, Salsabile, Azucena, Larimode, Espatex, Noryotex…sont leurs noms dont nous achetons les produits « pas chers » mais encore trop chers pour les malheurs qu’ils engendrent.

Beaucoup sont sous contrat avec les grandes enseignes européennes telles qu’Inditex (Zara), Mango ou l’autre géant espagnol, El Corte Inglés, qui ont installé leurs usines au Maroc à la fin des années 1990. Mais il y en a d’autres, comme les industries automobile, aéronautique et agroalimentaire françaises par exemple. Ces délocalisations ont créé une demande massive de main-d’œuvre peu qualifiée – et très bon marché – et ont accéléré l’exode rural. Les mineurs marocains du nord de la France et de la Belgique sont les enfants de cette immigration intérieure des campagnes vers les villes marocaines. Molenbeek ne s’en remet toujours pas…

Hakim habite encore Al-Haddad, situé au cœur de Béni Makada. Comme lui, la grande majorité des mineurs isolés originaires de Tanger ont grandi dans cet arrondissement, construit pour accueillir les petites mains venues des territoires ruraux et composé d’une succession de bidonvilles dortoirs en dur, sans infrastructures pour la jeunesse, ou si peu.

Chaque semaine depuis deux ans, Hakim risque sa vie pour traverser le détroit de Gibraltar, clandestinement. Il a 16 ans et un seul rêve :  » Partir « , quitter le Maroc et sa ville natale pour gagner l’Espagne, juste là, en face, à seulement 14 kilomètres, à portée de patera (petite barque) ou à trente-cinq minutes de ferry.

 » Ici, il n’y a rien pour moi, dit-il. Là-bas, je serai recueilli dans un centre pour mineurs, j’obtiendrai des papiers, puis un travail et je pourrai envoyer de l’argent à ma maman. «   » Là-bas « , c’est l’Europe. L’Espagne, la Suède, les Pays-Bas, la France, l’Italie, la Belgique ou l’Allemagne, qu’importe la destination finale. Hakim n’a pas de projet précis, juste le fantasme confus d’un avenir meilleur et l’espoir d’aider sa mère, ouvrière dans une usine de textile payée 1,20 euro de l’heure.

Souad, 51 ans, a tout découvert des projets de son fils, qu’elle réprouve. Sa voix s’étrangle lorsqu’elle évoque  » l’obsession de partir  » de son cadet. Son travail ?  » Le meilleur que j’ai jamais eu « , répond-elle, n’envisageant pas un seul instant de se battre pour un meilleur salaire.  » Il y a pire que la confection, ajoute-t-elle. Dans les usines de décorticage de crevettes, les employées sont payées au poids. Elles gagnent très peu et s’abîment tellement les mains qu’elles n’ont plus d’empreintes… « 

Dans la région de Tanger, entre 65 000  et 80 000 salariés, dont 90 % de femmes, -travailleraient aujourd’hui dans le prêt-à-porter, parfois jusqu’à seize heures par jour pour 1,50  euro de l’heure en moyenne, selon Olivier Peyroux.

Elles seront bientôt plus nombreuses encore : la Chine s’apprête à miser gros. En mars  2017, le Maroc a signé une convention avec le groupe chinois Haite pour l’édification d’un  » Shanghaï marocain « , inspirée des villes industrielles de la République populaire. Montant de l’investissement : 10  milliards de dollars (8,5  milliards d’euros) sur dix ans. Et autant de gamins en plus sur les routes trans-méditerranéennes…

Baptisée officiellement  » Cité Mohammed VI Tanger Tech « , elle accueillera quelque 200 entreprises opérant dans la construction automobile, l’industrie aéronautique ou encore le textile, et devrait créer plusieurs milliers d’emplois.  » Si, à long terme, la concurrence entre entreprises offrira peut-être de meilleures conditions aux salariés, à moyen terme, les conséquences sociales sont nombreuses et inquiétantes, souligne le -rapport de l’association Trajectoires. L’émigration des mineurs marocains en Europe en est l’un des symptômes. « 

L’irruption de la mondialisation dans une société conservatrice et patriarcale a  profondément bouleversé les équilibres familiaux. Dans ce nouveau monde urbain, les couples sont entassés dans des quartiers périphériques, les hommes sont au chômage, les femmes, jugées plus dociles et stables, travaillent pour une bouchée de pain, et les enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes. La situation est encore plus difficile pour les divorcées ou les mères célibataires, dont les enfants sont souvent rejetés par l’entourage et par les pères.

Cela fait plusieurs jours et plusieurs nuits qu’Ayoub, Souleymane et Majid traînent du côté du port de pêche de Tanger, à quelques encablures de la zone des ferries en partance pour l’Espagne, protégée par des grilles de 2,50 mètres de haut et par les agents des douanes. Ils ont 15 ans environ et multiplient les tentatives depuis trois ans.

 » Il est fréquent que ces enfants quittent leur domicile une semaine ou plus, pour rester sur place et augmenter ainsi leurs possibilités, explique Khalid Ait-Boughouliden, éducateur spécialisé dans l’insertion professionnelle et la prévention de l’émigration des mineurs à Tanger. Ils rentrent ensuite chez eux pour se reposer quelques jours, et ils recommencent. « 

Chacun y va de sa stratégie. Les gamins tentent leur chance par petits groupes, entre copains. Certains choisissent de se poster aux stations-service bordant l’autoroute, où les camions de marchandises font le plein d’essence sur la route du port de Tanger Med, situé à 40 kilomètres au nord de la ville, l’un des principaux points de passage des mineurs. D’autres investissent les voies qui mènent aux villes autonomes espagnoles de Ceuta (à 78 kilomètres) et de Melilla (à 400 kilomètres). La plupart passent des mois, voire des années, à attendre une occasion de passer, des mois à  dormir régulièrement dans des squats, à mendier quelques pièces pour se nourrir, à mourir de froid la nuit et à  crever de trouille.

Alors,  » Pour tenir le coup, ils consomment des stupéfiants, raconte Faouzia Bouzzitoun, la directrice de l’association Hasnouna, spécialisée dans le soutien aux usagers de drogues. Les solvants sont les drogues les moins chères du marché, les seules qu’ils peuvent se payer.  » Tarif : 4 dirhams (environ 35 centimes d’euro) la bouteille d’un litre de colle, la  » drogue de l’attente « . Certains paient au  » bout de chiffon imbibé  » : 2  dirhams les quelques gouttes. Plus onéreux mais très prisé, le cachet de Rivotril, vendu à l’unité entre 35 et 60 dirhams (entre 3 et 5  euros). Hélas aussi, la plupart basculent dans la violence qu’ils importeront tout au long de leur périple migratoire.

 » C’est tout le processus migratoire qui est tragiquement destructeur, du début à la fin « , explique Claire Trichot, responsable territoriale, à Tanger, de l’ONG barcelonaise Casal dels Infants (travail social auprès des enfants dans les quartiers populaires).  » Pendant leur trajet, d’un pays à l’autre, les choses empirent, d’où leur état d’addiction lorsqu’ils arrivent à  Paris. « 

 » Cette appétence des jeunes pour l’Europe s’explique par (…) un désir d’accéder à un statut social mis en scène quotidiennement sur les réseaux sociaux par leurs amis (…) qui affichent leur réussite matérielle à travers l’achat de vêtements coûteux et/ou (…) en dévoilant des liasses de billets « , note le rapport de Trajectoires.

Déscolarisé depuis cinq ans, Amine, 17 ans, y croit dur comme fer, lui aussi. Six de ses copains sont partis en  2017, affirme-t-il, et plusieurs prétendent qu’ils vont bientôt revenir pour faire construire une maison à leurs parents.  » Partir est un défi qu’ils se lancent en groupe, commente Claire Trichot. Ils se racontent des bobards pour ne pas perdre la face et ne pas décevoir.  » 

Mais au train où se développe cette tragédie, l’enfer s’annonce pour tous. Ceux qui partent et se nourrissent d’illusion plutôt que d’acquérir des connaissances scolaires puis professionnelles. Et ceux qui doivent subir leur arrivée puis leurs méfaits sans pouvoir compter sur l’aide des pouvoirs publics.

Car le Maroc est un pays sûr et avec lequel notre pays entretient suffisamment de bonnes relations pour lui renvoyer vite fait tous ces gamins en déshérence. 

Le 23 mai 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Mais ce n’est pas fini…

23 Mai

Car la prise en charge des migrants illégaux mineurs non accompagnés (MNA) coûte aussi de plus en plus cher aux collectivités locales et, en particulier, aux département. Ou comment l’Afrique se débarrasse à bon compte de ses bouches à nourrir (Lire « Ça ne leur coûte pas cher mais ça peut leur rapporter gros » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/12/06/ca-ne-leur-coute-pas-cher-mais-ca-peut-leur-rapporter-gros/).

Et même si une porte de sortie semble s’entrouvrir dans les négociations engagées depuis l’automne 2017 entre les départements et le gouvernement sur le financement de la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA) et des allocations individuelles de solidarité (AIS). Au moins sur le premier point. Dans un communiqué publié jeudi 17  mai, l’Assemblée des départements de France (ADF) annonce avoir accepté les dernières propositions du gouvernement sur ce dossier.

Le sujet est lourd. Les départements sont en première ligne dans l’accueil des mineurs étrangers arrivés seuls sur le territoire, dont le nombre est évalué aux alentours de 25 000. C’est à eux que revient de procéder à leur évaluation pour s’assurer de leur minorité effective avant leur prise en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE).

AU LIEU DE LES RENVOYER ILLICO DANS LES PAYS D’OÙ ILS VIENNENT !

Un récent rapport estimait à 50 000  le nombre d’évaluations réalisées en  2017 et à 14 908 celui des mineurs étrangers confiés à l’ASE. Selon Dominique Bussereau, le président de l’ADF, le coût de la prise en charge et de l’évaluation pour les départements s’est élevé, en  2017, à 1,25 milliard d’euros. Vous rendez-vous compte ? Et combien de temps pensez-vous que notre situation économique sera en mesure d’assumer un tel fardeau ?

L’Etat va d’abord assumer ses responsabilités en matière de régulation pour éviter que certains départements ne soient confrontés à des efforts disproportionnés. Un fichier national des jeunes évalués va être mis en place et les procédures d’évaluation vont être harmonisées. Ceci afin de mettre un terme à des disparités de traitement telles que le taux de reconnaissance de la minorité qui varie de 9 % à 100 % selon les départements, engendrant un phénomène de nomadisme des jeunes entrants. On marche sur la tête…

L’effort va également porter sur l’accompagnement financier des collectivités. L’Etat propose une aide de 500  euros par jeune à évaluer. Il financera également son hébergement à hauteur de 90 euros par jour pendant quatorze  jours, puis 20  euros du quinzième au vingt-troisième jour. Auparavant, l’Etat versait au département un forfait de 250  euros pour les cinq jours qu’était censée durer l’évaluation. La prise en charge par l’Etat de 30 % du coût annuel, au-delà de 13 000 mineurs accueillis par l’ASE, instaurée par Bernard Cazeneuve lorsqu’il était ministre de l’intérieur, est maintenue !!! Enfin, comme le demandaient les départements, les dépenses supplémentaires liées aux MNA n’entreront pas dans le périmètre du 1,2  % d’augmentation annuelle des dépenses de fonctionnement imposé par les pactes financiers.

Du côté des AIS, en revanche, ça coince encore. L’ADF a jugé insuffisante la proposition d’une dotation supplémentaire de 250  millions d’euros par an jusqu’en  2022. Ces dernières années, les fonds d’urgence débloqués pour soutenir les départements se sont élevés à 140  millions d’euros en moyenne. Pour l’ADF, cependant,  » le compte n’y est toujours pas « . D’autant que le gouvernement demandait aux départements de porter à 350  millions d’euros la redistribution entre eux des ressources des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) qu’ils perçoivent lors des transactions immobilières. Ce sont ces recettes de DMTO (14,6  milliards d’euros en  2017) qui, pour une bonne part, abondent les ressources destinées à financer les AIS. Autrement dit, ce sont les « frais de notaire » qui nous sont infligés lors de nos transactions immobilières qui servent à financer l’accueil et l’entretien de dizaines de milliers de mineurs ayant pénétré clandestinement sur notre territoire pour y vivre intégralement à nos dépends ! 

COMPTEZ-VOUS SUPPORTER ÇA LONGTEMPS ?

Et pourtant, ces subsides sont, paraît-il, très inégalement répartis : en 2016, 15 départements ont enregistré une recette de DMTO supérieure à 200 millions d’euros, avec 983 millions à Paris ou 605 millions d’euros dans les Hauts-de-Seine, tandis que 33 autres ont eu des recettes inférieures à 30 millions. Le ratio recettes de droits de mutation/dépenses d’AIS varie de 228 % dans les Hauts-de-Seine à 5 % dans la Creuse. Une disparité difficilement soutenable.

En contrepartie de cet effort supplémentaire de péréquation demandé aux départements, le gouvernement s’est dit ouvert à la demande du président de l’ADF d’augmenter ces DMTO et de porter son taux plafond, actuellement de 4,5 %, jusqu’à 4,7 %. Sachant qu’une augmentation d’un dixième de point de ce taux équivaut à 250 millions d’euros. Certes, les départements ne sont pas tenus de fixer leur taux de DMTO à ce niveau, mais à l’heure actuelle, 97 sur 101 sont déjà au plafond légal.

COMPTEZ-VOUS SUPPORTER ÇA LONGTEMPS ?

Le 23 mai 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Panem et circenses !

22 Mai
Aujourd’hui, Emmanuel Macron annonce le énième plan banlieues…Mais nous allons nous efforcer de ne pas mettre d’emblée en accusation son programme car il ne faut pas qu’il puisse accuser quiconque d’autre que lui-même de ses difficultés à venir ! Il faut, au contraire, lui souhaiter bonne chance comme à toute nouvelle tentative, même désespérée, et attendre patiemment que les Français jugent l’arbre à ses fruits !
Les plans banlieues, c’est en effet une même histoire qui se répète depuis plus de 40 ans. Et que les gens sensés dénoncent depuis aussi longtemps sans être entendus mais en observant que le tonneau des Danaïdes ne se remplit toujours pas.
Et c’est d’abord et avant toute chose, une histoire de communication, comme ce jour de 1971 et la visite d’un bidonville de Nanterre par Jacques Chaban-Delmas. Certes le Premier ministre de l’époque ne parle pas de « plan banlieue » mais il évoque ces familles « françaises ou non », qui vivent dans cette banlieue parisienne, dans des conditions déplorables. Il vient annoncer la destruction de bidonvilles et la construction de logements sociaux. « On loge dans des grandes tours ceux qu’on a arrachés aux bidonvilles… »Dans ces cités de « relogement », où vivent des familles nombreuses, le Premier ministre se réjouit de rencontrer une ribambelle de gamins. « Ce sont les enfants du bonheur alors qu’avant, c’était les enfants de la pouillerie. » Nous savons aujourd’hui ce que sont devenus « les enfants du bonheur » ou comment l’utopie a ruiné la France :

En 1977, la France de Giscard d’Estaing, le jeune et fringant président centriste de l’époque lance pour sa part un premier plan appelé « Habitat et vie sociale« . Il s’agit de rénover des logements sociaux dégradés. On n’a plus jamais cessé de le faire car…aussitôt rénovés, aussitôt dégradés !

Au début des années 80, les Minguettes, un quartier pauvre et périphérique de Lyon, connait de violents affrontements entre policiers et habitants, à la suite d’un incident avec la police.

Deux ans plus tard, on trouve la solution : détruire des tours. L’image est forte, télégénique et elle se répètera pendant 20 ans, un peu partout en France, comme un remède miracle dans les villes de banlieue. On ne détruit pas seulement un immeuble mais on enraye (ou l’on croit enrayer) la misère et la violence par la même occasion…Sauf qu’on n’en chasse pas les occupants !

Jean-Louis Borloo, ministre délégué à la ville en 1999, ne dira pas autre chose (avant son prochain plan de 2018). Et la création de l’ANRU (agence de rénovation urbaine) quatre ans plus tard sera un héritage direct de cette position. À partir de 2004, la rénovation urbaine devient l’alpha et l’oméga de la politique de la ville : environ 500 quartiers sont concernés en 10 ans. On rénove un peu mais on détruit beaucoup. Mais on n’en chasse toujours pas les occupants et pas davantage les trafiquants de tout poil qui y prospèrent !

En 2011, la rapporteure d’un bilan fait par le CESE sur cette question, la socialiste Marie-Noëlle Lienemann pointe le fait que « le travail humain n’est pas au rendez-vous« , idem sur la « mixité sociale » (le mot fétiche de la gauche comme, maintenant, de la fausse droite de Valérie Pécresse – https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-22-mai-2018 -)

 

Ces différents plans banlieue, se résument donc pour une large part à beaucoup de communication et donc…du pipeau.

En 1992, c’est l’arrivée au ministère de la Ville de Bernard Tapie. Deux ans, avant de devenir ministre, le chef d’entreprise « dynamique » a une idée totalement innovante (assure-t-il). Il promet la rédemption par le sport : avec de bonnes idées et un peu d’argent, promet-il aux jeunes, on fait ce que l’on veut. Tout est question de volonté. Comme ici, à Montfermeil dans le 93 où il promet baskets et survêtements gratuits, et rencontres avec des vedettes du sport. « Pour que les jeunes deviennent aussi des citoyens hors du commun, Tapie a donné aux jeunes l’envie de rêver », explique-t-on alors avec enthousiaste.

En matière de gadget, Fadela Amara, secrétaire d’État à la Politique de la Ville de Nicolas Sarkozy, ne fut pas en reste non plus. On se souvient par exemple du « busing« , (amener en bus les enfants d’un quartier défavorisé dans l’école d’un autre quartier) qui devait faciliter la mixité sociale, ou des parcours d’autonomie dont le bilan est plus qu’en demi-teinte…

En 2008, trois ans seulement après les émeutes en banlieue, le président qui voulait débarrasser la cité de la « racaille » avait fait beaucoup de bruit autour de son « plan Marshall pour les banlieues« . Et cette fois-ci, on tient la solution : il faut plus de policiers. On décide donc d’envoyer 4 000 policiers recrutés, pour aller « dans les quartiers« . Seulement voilà, avec la suppression de la police de proximité, il y a, en fait, moins de policiers en 2008 avec le plan banlieue qu’en 2000, alors que la gauche plurielle gouverne…

 

Le principal défaut de ces plans banlieues, c’est qu’ils restent des pansements sur une jambe de bois, une tentative désespérée pour donner aux gens qui y vivent les mêmes structures, les mêmes écoles, les mêmes service publics que dans n’importe quelle ville de France. Mais dont ils ne veulent pas parce qu’ils veulent vivre comme dans leurs douars ou leurs paillotes.

Bref, n’en doutez plus, ces gens-là sont inintégrables et, plus encore, inassimilables.

Quasiment une cause perdue comme l’expliquait Claude Dilain, longtemps maire de Clichy-sous-Bois, peu de temps avant sa mort :

Nous ne cessons de le répéter. Si vous voulez ne plus jamais entendre parler des banlieues (et moins encore des banlieues malfamées), si vous ne voulez plus jamais cracher au bassinet sans fond des « plans banlieues« , une seule solution:

Le 22 mai 2018.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

L’heure de vérité a sonné pour la zone euro.

22 Mai

C’est le scénario noir. Un risque aux conséquences au-delà de l’imaginable, que beaucoup à Paris, Bruxelles, Berlin pensaient écarté pour de bon. Voire enterré, puisque la croissance semble de retour.

Mais ces derniers jours, la  coalition gouvernementale entre les populistes du Mouvement 5 étoiles et les souverainistes de la Ligue en Italie a rappelé les eurolâtres (ou les cabris comme nous les appelons après le général De Gaulle) à la réalité : la zone euro n’est pas immortelle. Et c’est tant mieux pour nous. Rien ne garantit en effet qu’elle survivra à la prochaine crise financière. Et avant cela, peut-être, à l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement euro-sceptique dans la troisième économie de la région. Car même si les deux formations italiennes affirment (discrètement) vouloir conserver l’euro, elles pourraient bloquer les réformes indispensables à sa pérennité.  » Avec l’Italie, une terrible épreuve de vérité se prépare pour l’union monétaire « , redoute Daniel Cohen, économiste à l’Ecole normale supérieure.

La monnaie unique est une institution débile. Et jeune. Les Etats membres l’ont introduite en  1999 pour les transactions financières, puis en  2002 pour les pièces et billets. Avec un objectif : renforcer encore les liens entre leurs économies, mettre fin aux incertitudes liées aux fluctuations des changes et contribuer à la prospérité commune. Seulement voilà : sur les dix-neuf années d’existence de l’euro, dix ont été marquées par diverses crises. Les plus sévères soulignent que dans les pays les plus faibles, il a contribué à la désindustrialisation. Les eurosceptiques l’accablent de tous les maux du moment, du chômage aux inégalités en passant par les délocalisations.

Alors, les cabris se défendent :  » L’euro sert parfois de bouc émissaire facile « , regrette Philippe Martin, président délégué du Conseil d’analyse économique. «  Il a pu aggraver certaines difficultés, mais beaucoup relèvent d’abord de problèmes nationaux « , ajoute Jeromin Zettelmeyer, économiste en chef du ministère de l’économie allemand entre 2014 et 2016, aujourd’hui à l’Institut Peterson, un think tank de Washington.

Voilà où en est l’euro. Mais, en tout état de cause, tout le monde s’accorde à dire qu’il fonctionne mal même si les diagnostics sur les causes divergent. Si l’on schématise, deux grands courants s’affrontent. Le premier, plutôt représenté en Allemagne et en Europe du Nord, juge que les problèmes viennent pour bonne partie des erreurs de politiques économiques de certains gouvernements, responsables, entre autres, d’avoir violé les règles collectives. En particulier celles imposant la limite de 3  % du PIB pour le déficit public et de 60  % pour la dette publique. Dans ces conditions, il faut renforcer les règles. Sans quoi, mutualiser dettes ou budgets conduirait à la catastrophe.

Le second courant, notamment représenté en France par Emmanuel Macron, estime que l’incomplétude de la monnaie unique est, pour l’essentiel, à l’origine du mal.  » Comme elle n’a pas de budget fédéral ni de mécanisme de solidarité, les ajustements sont uniquement portés par les pays les plus fragiles, contraints de couper dans les dépenses et les salaires : la zone euro telle qu’elle fonctionne aujourd’hui fabrique la divergence entre ses membres « , s’inquiète Patrick Artus, économiste chez Natixis. En d’autres termes, c’est comme avec le communisme : ça ne marche pas…c’est parce qu’il n’y a pas assez de communisme !

Pas étonnant, dès lors, que Paris et Berlin aient tant de mal à s’entendre. Les deux pays doivent présenter, avant le sommet européen des 28 et 29  juin, une feuille de route commune jetant les pistes des réformes pour solidifier l’euro. Mais en dépit des appels d’Emmanuel Macron, l’Allemagne et les pays du nord traînent des pieds. L’idée de créer un budget de la zone euro, chère à Paris, les laisse de marbre. Toute perspective de mutualisation financière fait frémir nos voisins, soucieux de ne pas mettre au pot commun pour des pays manquant de sérieux financier à leurs yeux.  » En vérité, Paris et Berlin n’ont pas le même projet en tête « , regrette un diplomate européen.  » Le grand risque, aujourd’hui, est que l’on opte pour le statu quo : ce serait faire le lit de la prochaine crise « , redoute l’eurodéputée socialiste Pervenche Bérès.

Nombre d’économistes et dirigeants politiques restent pourtant convaincus qu’entre les deux rives du Rhin, un compromis est possible. Après tout, l’union monétaire a déjà surmonté de plus grands obstacles. Elle a survécu au risque d’une dislocation à l’été 2015, lorsque ses dirigeants se sont accordés pour maintenir la Grèce dans l’euro, en dépit des tensions explosives entre Athènes et Berlin. Le ministre des finances allemand de l’époque, le puissant Wolfgang Schäuble, était en effet favorable au  » Grexit « , la sortie de la Grèce…

Les dirigeants européens ont aussi réussi, au cœur de la récession, à bâtir l’union bancaire, indispensable pour renforcer les banques…sur le dos des clients de celles-ci, même si les nouvelles règles exigent qu’en cas de faillite, les actionnaires soient les premiers à payer (mais soyez sûrs que ces généreuses dispositions ne dureront pas bien longtemps lors de la prochaine crise financière). En  2012, ils ont aussi instauré le Mécanisme européen de stabilité (MES). Doté d’une capacité de prêt de 500  milliards d’euros, il apporte une assistance aux pays en difficulté financière. C’est lui qui, aujourd’hui, verse les aides à Athènes, dans le cadre du troisième plan de sauvetage du pays.

Bref, les eurocrates de Bruxelles et de Francfort ont réussi à faire croire aux Européens que l’Euro est incontournable et, même s’ils se montrent critiques, les citoyens des dix-neuf pays membres restent encore attachés à la monnaie unique. D’après la dernière enquête de la Commission européenne sur le sujet, menée en octobre  2017, 64  % d’entre eux estiment qu’elle est une bonne chose pour leur pays. Il s’agit du plus haut niveau enregistré depuis 2002, en progression de 8  points sur un an. Et 79  % sont favorables à l’adoption de réformes pour améliorer son fonctionnement.*

Mais hors des frontières de la zone euro, la monnaie unique ne fait plus rêver. La crise a terni son attrait (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/03/21/la-boulimie-de-lue-la-perdra-et-cest-tant-mieux/). Selon les traités, tous les pays membres de l’Union européenne (UE) ont en théorie vocation à le rejoindre. Or, depuis l’adhésion de l’Estonie (2011), de la Lettonie (2014) puis de la Lituanie (2015), les candidats se font rares car ils ont enfin compris la menace et…lisent peut-être le blogue du CER. Parmi les huit membres restant (sans compter le Royaume-Uni), seule la Bulgarie, pays le plus pauvre de l’UE, est officiellement volontaire. Sur le papier, ses comptes publics sont dans les clous. Mais l’état de ses banques et la corruption endémique dans le pays inquiètent.  » Personne ne voit Sofia entrer rapidement dans la zone euro : on ne leur dira pas non, mais le processus sera très long « , confient deux sources diplomatiques. C’est dire si la dynamique de la zone euro, censée incarner l’achèvement du rêve européen, s’est essoufflée.

L’adhésion de la Pologne, premier pays de l’Est par sa démographie, aurait pu la relancer. Mais il n’en est plus question depuis fin 2016, lorsque le parti conservateur eurosceptique Droit et justice (PiS) a pris le pouvoir. Au-delà des nécessaires réformes et de l’impasse du dialogue franco-allemand, le futur de la monnaie unique se joue aussi ici, juge-t-on à Bruxelles.

Alors vous imaginez l’impact de l’arrivée du nouveau pouvoir politique en Italie…

Le 22 mai 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

En réalité, ils n’y ont jamais rien compris à part que la monnaie unique leur permet de voyager en Europe sans frontières financières et, bien entendu, sans avoir à changer leur monnaie ! Une bien futile raison d’adopter l’Euro alors qu’ils ont oublié ce qu’il leur a coûté en terme d’inflation…

Mariage princier à la cour d’Angleterre : ils veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes

21 Mai

Tant de sollicitude de la part de nos médias républicains, si critiques d’ordinaire à l’égard de la monarchie britannique, avait de quoi nous intriguer. Mais nous savons aujourd’hui pourquoi ils prirent un tel intérêt au mariage du prince Harry de Grande-Bretagne avec Meghan Markle : ils voulaient « saluer l’entrée de la diversité chez les Windsor« , comme l’affirmait hier Le Monde, chef de file des militants du cosmopolitisme. Car, mesurons bien ce qu’il s’est passé samedi au Royaume-Uni : le petit-fils de la reine épousait une jeune femme métisse afro-américaine, divorcée et actrice de séries cinématographiques…Tout ce qu’adorent Le Monde et ses compères.

Les mariés, charmants au demeurant

Mais il y a un hic dans cette affaire dont on ne sait pas s’il a ou non échappé à la sagacité de la reine : ce n’est pas la diversité qui entrait ainsi à la cour. C’EST LE MÉTISSAGE, C’EST-À-DIRE LE CONTRAIRE MÊME DE LA DIVERSITE PUISQUE METISSER REVIENT PRECISEMENT À CE QU’IL N’Y AIT PLUS DE DIVERSITE ET QUE NOUS SOYONS TOUS INCOLORES, INODORES ET SANS SAVEUR. Bref une imposture de plus dans ce monde de fous ou de menteurs. En d’autres termes, par notre lutte incessante contre le métissage sous toutes ses formes, nous sommes les meilleurs protecteurs de la diversité ! Beau clin d’oeil de l’Histoire tout de même.

Et l’on nous affirme pourtant que la cérémonie, conçue pour symboliser la modernisation de la monarchie britannique, a atteint son but. Entre gospel et Schubert, entre prêche enflammé à l’américaine et rite anglican rigoureux, le mariage royal millésime 2018 a clairement signifié aux Britanniques, voire au monde, la volonté de la vénérable institution de vivre dans son siècle. Certes, en l’absence de son père, la mariée a été officiellement accueillie chez les Windsor au bras du prince Charles, le prochain roi. Mais le sermon enflammé sur « le pouvoir de l’amour »,prononcé par le Révérend Michael Curry, prédicateur afro-américain, a transformé la chapelle médiévale du château en cathédrale d’Harlem.

Le Révérend Michael Curry

Devant un auditoire huppé hésitant entre sidération, adhésion et amusement, le président de l’Eglise épiscopale des Etats-Unis a commencé en citant le leader américain de la lutte pour les droits civiques…Martin Luther King : « Le Dr King avait raison, nous devons découvrir l’amour, le pouvoir rédempteur de l’amour. De cette façon, nous pourrons faire du vieux monde un monde nouveau. L’amour est le seul moyen, a-t-il lancé en agitant les bras devant une reine Elizabeth II visiblement interloquée. Deux jeunes gens sont tombés amoureux et nous voici rassemblés ici. »

Même sous le joug, les esclaves noirs américains ont continué de croire dans le pouvoir de l’amour, a poursuivi le révérend en présence de Doria Ragland, mère de la mariée et descendante d’esclaves des plantations de Géorgie, assise au premier rang. Des chanteurs de gospel ont entonné plus tard This Little Light of Mine, un chant d’inspiration biblique utilisé pendant la lutte américaine pour les droits civiques.

Bien sûr, il y a eu du Fauré et du Schubert interprété au violoncelle par le Britannique Sheku Kanneh-Mason et des musiciens de trois orchestres nationaux, et une lecture biblique par la sœur de la princesse Diana, dont l’esprit flottait dans l’air. Mais le message était clair : on célébrait un mariage d’un genre nouveau, dans l’air du temps mais qui témoignait de la fin programmée de notre civilisation.

Pourtant, Meghan Markle n’est pas seulement une Américaine née d’un couple mixte. La comédienne de la série Suits s’est montrée telle qu’en elle-même : plutôt à l’aise dans son nouveau rôle de duchesse, comme si elle jouait un rôle au cinéma, rayonnante, parfois à la limite du rire. Devant un parterre d’invités prestigieux – le musicien homosexuel Elton John, les acteurs Idris Elba et George Clooney, l’ex-footballeur David Beckham, la joueuse de tennis Serena Williams et la star de la télévision américaine Oprah Winfrey –, la nouvelle ambassadrice de l’élégance britannique a néanmoins assuré la promotion de la French touch, en l’occurrence les maisons françaises Givenchy qui a créé sa robe blanche immaculée, et Cartier, qui lui a fourni ses boucles d’oreille et son bracelet. Après l’office religieux, quelque 100 000 personnes ont suivi le tour de calèche des nouveaux époux dans les rues de Windsor.

Samedi, à Windsor, Meghan Markle a commencé sa nouvelle carrière dans une famille dont elle est censée desserrer le sévère protocole. Mais déjà, le chroniqueur royal de la BBC interrogeait : « Qui changera en premier, Meghan ou la famille royale ? »

Déjà bien en cour tout au long du XXème siècle, l’imposture sera certainement le mot-clé le plus prégnant du XXIème !

Le 21 mai 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.