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Deux soldats français tués au Mali.

22 Fév

La France et son armée sont en deuil. Deux soldats français ont été tués, et un troisième a été blessé, près de Gao, au Mali. Les deux soldats français sont morts lorsque leur engin blindé de l’opération Barkhane a heurté une mine artisanale (appelée « engin explosif improvisé » -IED-) dans la région d’Indelimane (Mali). Il s’agit de Timothée Dernoncourt, brigadier chef 1ere classe et d’Emilien Mougin, maréchal-des-Logis Chef, du 1er régiment de Spahis de Valence. Le blessé est le chef de corps du régiment, le colonel François-Xavier Héon.

Timothée Dernoncourt et Emilien Mougin

 

Le Chef de l’Etat a fait publier le communiqué suivant :

« C’est avec une très vive émotion que le Président de la République a appris la mort en opération de deux militaires du 1er régiment de spahis de Valence, tués ce matin au Mali dans l’attaque à l’engin explosif improvisé de leur véhicule blindé. Il s’incline avec un profond respect devant le sacrifice de ce sous-officier et de ce soldat, tombés au combat dans l’accomplissement de leur mission contre le terrorisme. Le chef de l’Etat adresse à leurs familles et à leurs proches ses plus sincères condoléances et les assure de la solidarité de la Nation dans ces douloureuses circonstances. Il exprime également son soutien aux hommes et aux femmes de leur régiment. Le Président de la République tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel. Il salue leur détermination à poursuivre leur mission qui permet de porter des coups sévères à l’ennemi et tient à leur exprimer son entière confiance. »

Le Conseil dans l’Espérance du Roi partage la douleur des familles et des proches de nos soldats, de leurs amis et de leurs camarades de combat auxquels il adresse ses condoléances attristées. Il nomme ces militaire courageux, à titre militaire, au rang de Compagnon de l’Ordre et ardente Compagnie royale du Mérite sous le vocable de Sainte Jeanne d’Arc (appelé communément ordre royal de Sainte Jeanne d’Arc).

Au colonel Héon, blessé de cette même unité, engagée dans une opération de lutte contre l’insécurité et les dangers représentés par l’extrémisme islamiste, le Conseil présente ses meilleurs souhaits de prompte et complète guérison.

Insigne du 1er régiment de Spahis

R I P

 

Le 21 février 2018.

CC(r) François Romain, Conseiller aux Armées du CER.

 

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Le cheval de Troie du lobby bancaire de nouveau à l’oeuvre.

22 Fév

Prétendument interdit de séjour au siège de la Commission européenne, à Bruxelles, José Manuel Barroso n’aura pas tardé à y faire son retour. C’est en tout cas dans un hôtel — le Silken Berlaymont — sis à cinquante mètres de son ancien bureau, que l’ancien président du collège européen, devenu lobbyiste pour la banque d’investissement Goldman Sachs (de triste renommée), a rencontré le Finlandais Jyrki Katainen. Celui-ci est vice-président en titre de la Commission, chargé de la compétitivité, de la croissance et de l’emploi. Il avait été membre de la Commission Barroso 2 durant les derniers mois de celle-ci.

Manuel Barroso, franc comme un âne qui recule

De quoi les deux hommes ont-ils devisé le 25 octobre 2017 ? De « commerce et de défense », à en croire l’ancien premier ministre de la Finlande. Difficile à vérifier : l’entretien a eu lieu en tête à tête, n’a pas été enregistré, et M. Katainen n’aurait pris aucune note durant celui-ci, ce qui empêche toute demande d’accès à son contenu réel. Car ces gens-là sont des professionnels de la magouille.

Interrogé mardi 20 février, le porte-parole de la Commission a expliqué que M. Katainen avait respecté toutes les règles en vigueur en consignant, dès le lendemain, son entrevue dans un registre officiel. Le rendez-vous est certes mentionné, ainsi que le nom de la banque américaine, mais pas celui de M. Barroso, qui s’était engagé à ne pas exercer d’activité de lobbying auprès des commissaires au profit de son nouvel employeur. C’est dans une lettre adressée, le 31 janvier 2018, à l’ONG Corporate Europe Observatory, qui l’interrogeait, que le commissaire a mentionné le nom du superemployé de Goldman Sachs. Ne pensez-vous pas que s’il n’avait rien eu à cacher, M. Katainen n’aurait pas attendu plus de trois mois pour accepter de parler de cette entrevue ?

Le nouvel emploi de M. Barroso avait défrayé la chronique en 2016 étant donné l’implication de la banque d’affaires dans la crise financière grecque, qui a très largement occupé les institutions européennes durant des années. Devant le tumulte, Jean-Claude Juncker, successeur de M. Barroso à Bruxelles, s’était résolu à saisir le comité d’éthique de l’Union européenne. Lequel estimait mollement, en novembre 2016, que le choix du Portugais — officiellement « conseiller pour le Brexit » — n’était certes « pas judicieux », mais n’enfreignait pas les règles éthiques en vigueur.

Un avis discutable, d’autant que ses auteurs écrivaient que les nouvelles fonctions de M. Barroso auraient « certainement » un lien avec son ex-mandat de président. Une pétition dénonçant le « pantouflage »de l’ancien président avait récolté 150 000 signatures. Pas de quoi impressionner la Commission, qui soulignait le respect par son ancien dirigeant de la période dite « de refroidissement » — dix-huit mois — entre la fin de ses fonctions officielles et son recrutement par Goldman. Mardi, elle maintenait que ses règles étaient parmi « les plus strictes au monde ».

Mettrez-vous en doute notre affirmation selon laquelle l’Union européenne et son bras armé, la Commission de Bruxelles, constituent une authentique association de malfaiteurs ?

Le 22 février 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Les ONG et le sexe (suite).

22 Fév

Nous rapportions, la semaine dernière, les scandales lubriques de l’ONG Oxfam (et même de quelques autres) dont certains responsables profitent de leur statut de prétendus « sauveurs de l’humanité » tout autant que de la misère et de la fragilité des personnes auxquelles ils prétendent venir en aide, pour en obtenir des faveurs sexuelles ignobles (Lire « Les ONG et le sexe » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/02/14/les-ong-et-le-sexe/). Ce n’était d’ailleurs pas la première fois que nous soulevions ce scandale puisque nous l’avions déjà signalé à propos des associations humanitaires oeuvrant dans les bidonvilles de Calais.

Un rapport interne de l’ONG, remis il y a quelques jours, sous la pression, au gouvernement haïtien, a dévoilé les nombreux abus sexuels de la mission humanitaire déployée en Haïti après le séisme meurtrier de 2010.

En voici le résumé :

  • L’ONG britannique Oxfam, confédération d’une vingtaine d’organisations humanitaires, se trouve dans la tourmente depuis la révélation d’abus commis en Haïti par certains de ses employés après le séisme de 2010.
  • Ces derniers jours, d’autres révélations ont émergé : plusieurs employés d’Oxfam sont accusés d’avoir commis des viols au cours de missions humanitaires au Soudan du Sud et des abus sexuels au Liberia.
  • L’an dernier, « 87 rapports d’incidents » ont été remontés au sein de l’ONG au Royaume-Uni et à l’étranger. Cela va d’affaires « mineures » à des affaires « très graves », selon M. Goldring, le directeur général d’Oxfam.

La principale et heureuse conséquence :

7 000 donateurs réguliers ont interrompu leurs versements ces dix derniers jours ! Et certaines entreprises, généreuses sponsors habituelles, s’interrogent sur leur soutien à l’ONG, selon le directeur général. Alors, pour contrer les critiques, Oxfam a annoncé une série de mesures, dont la création d’une commission « indépendante » qui passera en revue la culture et les pratiques de l’ONG.

En détail :

L’ONG a remis au gouvernement haïtien l’enquête interne réalisée en 2011 (il a donc fallu sept ans et la révélation publique des horreurs commises par ces pseudo-acteurs humanitaires pour que l’association communique…) au sujet de la mission humanitaire en Haïti. Un responsable y reconnaît avoir payé des prostituées, d’autres employés sont accusés de harcèlement,  d’intimidation et même de viols, et un témoin a été menacé physiquement.

Une jeune Haïtienne a raconté au quotidien The Times avoir eu une relation avec l’ancien directeur d’Oxfam en Haïti, Roland van Hauwermeiren, alors qu’elle avait 16 ans et lui, 61. Il lui aurait donné de l’argent et des couches pour son nouveau-né. Selon elle, il invitait parfois dans sa maison des femmes venues demander un emploi et leur donnait parfois de l’argent en échange de leurs faveurs.

Sept employés d’Oxfam en Haïti avaient quitté l’ONG dans le cadre de l’enquête interne. Quatre ont été licenciés pour « faute grave » tandis que trois ont démissionné, dont Roland van Hauwermeiren auquel il a été proposé un « départ digne, à condition qu’il coopère pleinement avec le reste de l’enquête ».

Le point sur l’enquête :

L’ONG a déclaré, mardi 20 février, qu’elle enquêtait sur 26 nouveaux cas de comportements sexuels « inappropriés« . Ces cas se rapportent à « des événements récents comme à d’autres historiquement plus anciens », a précisé devant les membres d’une commission parlementaire britannique le directeur général d’Oxfam, Mark Goldring.

Oxfam enquête aussi sur des accusations d’abus sexuels aux Philippines après le passage d’un typhon destructeur en 2013. La directrice régionale en Asie, Lan Mercado, a expliqué avoir connaissance de plaintes dans ce pays ainsi qu’au Bangladesh et au Népal sur la période 2009-2013, tout en affirmant que leur ampleur n’était « pas comparable » avec ce qui s’est passé à Haïti. Et enfin sont apparus des faits de viol au Soudan et au Libéria.

Depuis, notre emblématique ONG Médecins sans Frontières (l’association prétendument humanitaire qui a longtemps participé à la traite des esclaves sub-sahariens entre la Libye et les côtes italiennes mais aussi à la gestion des migrants clandestins autour de Calais et de Grande-Synthe) a elle-même révélé l’existence de scandales sexuels en son sein.

En attendant, bien sûr, que d’autres horreurs de ce genre finissent par venir au jour et nous permettent de démasquer encore ces éternels donneurs de leçons.

Le 22 février 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Les ayatollah de la mairie de Paris subissent un rude camouflet.

21 Fév

Saisi par un comité de riverains, le tribunal administratif de Paris a annulé la décision de la mairie de fermer à la circulation la voie sur berge de la rive droite de la Seine !

Rive droite de la Seine…avant la décision de la maire

Nous nous étions élevés contre cette décision d’Anne Hidalgo et de ses sbires en montrant que les prétendus bénéfices en termes de lutte contre la pollution atmosphérique étaient non seulement un mensonge mais que la situation en la matière était devenue pire qu’avant cette décision (Lire « Quant à l’arnaque d’Anne Hidalgo… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/04/02/bulletin-climatique-du-week-end-12-mars-2017-de-la-republique-francaise/).

Dans son jugement rendu ce mercredi 21 février 2018, la juridiction a invalidé la délibération du Conseil de Paris déclarant l’intérêt général de l’opération d’aménagement des berges. Elle annule également l’arrêté du 18 octobre 2016 pris par la maire de Paris, Anne Hidalgo, impliquant la création d’une promenade publique sur l’emplacement de la voie Georges Pompidou.

Le jugement du tribunal administratif implique que la délibération et l’arrêté sur lesquels repose la fermeture à la circulation automobile sur cet axe routier au coeur de la capitale, voulue par la maire PS Anne Hidalgo, sont sensés ne jamais avoir existé. Il advient désormais à la mairie de Paris de prendre des mesures pour se mettre en conformité avec le droit alors que la voie Georges Pompidou est inaccessible aux voitures depuis septembre 2016. La Ville a deux mois pour faire appel auprès de la Cour administrative d’appel de Paris. Un appel qui n’est pas pour autant suspensif.

Le tribunal administratif de Paris était saisi en référé par une association de riverains. Le jugement a annulé la délibération du 26 septembre 2016 qui formule l’intérêt général de la fermeture à la circulation automobile de la voie Georges Pompidou, de l’entrée du tunnel des Tuileries à la sortie du tunnel Henri IV, et la création d’une promenade publique. En cause: l’étude d’impact du projet sur laquelle se basait le Conseil de Paris pour prendre cette décision.

Selon le tribunal administratif, cette étude comporte « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores, éléments majeurs d’appréciation de l’intérêt général du projet« . Autrement dit…des mensonges que nous dénoncions dès cette époque.

En conséquence, l’arrêté du 18 octobre 2016 pris par la mairie de Paris qui actait la fermeture à la circulation automobile est lui aussi annulé car il trouvait son fondement dans cette délibération. Par ailleurs, « le tribunal a relevé que l’arrêté du 18 octobre 2016 a été pris sur le fondement de l’article L. 2213-2 de ce code qui ne permet pas au maire de prononcer une interdiction permanente d’accès des voitures à une voie mais uniquement d’interdire cet accès, à certaines heures, pour des nécessités liées à la circulation et à l’environnement. »

Anne Hidalgo

Une claque dont les édiles parisiens vont avoir bien du mal à se relever.

Le 21 février 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

Le retour lumineux de Marion.

21 Fév

Volontairement en marge de la vie politique française depuis plusieurs mois, Marion Maréchal-Le Pen va faire son retour sur les devants de la scène dans les prochains jours. L’ancienne députée du Front National fera une allocution à Washington, lors d’un célèbre rendez-vous des mouvements conservateurs américains.

Depuis les législatives de juin 2017, où elle a annoncé son souhait de quitter la vie politique, Marion Marechal-Le Pen cultive la discrétion. Et pourtant, elle s’apprête à ouvrir une parenthèse politique hors de l’Hexagone. Elle s’exprimera en effet, ce jeudi 22 février, au cours de la CPAC (Conservative political action conference) qui se déroulera à Washington.

La CPAC est un rendez-vous annuel incontournable, outre-Atlantique, pour les figures des mouvements conservateurs américains mais aussi mondiaux. Il rassemble chaque année quelque 10 000 élus, militants ou personnalités liés à ce mouvement. Selon le programme officiel de l’évènement, l’ancienne tête d’affiche du Front National devrait prononcer son allocution jeudi, au premier jour de la conférence. Prévue à 11h30, elle interviendra une heure après le discours inaugural du vice-président des États-Unis, Mike Pence.

Elle sera la seule représentante française lors de ce rendez-vous auquel sont conviés le président des Etats-Unis,Donald Trump, des hauts responsables de son administration ou encore le leader du Brexit, Nigel Farage. L’ancienne députée du Vaucluse se sait donc attendue, comme en témoigne le président de l’Union conservatrice américaine, Matt Schlapp. Ce dernier a affirmé sur les réseaux sociaux que Marion Maréchal-Le Pen était plus conservatrice qu’un Mitt Romney, ancien candidat à la présidentielle américaine. Il se dit également « fier »que « Marion se soit éloignée de la politique de ses prédecesseurs. Écoutez-la. »

Nous l’écouterons.

Le 21 février 2018.

Chronique d’une imposture annoncée ou quand le « Grand Remplacement » s’institutionnalise.

21 Fév

Nous vous avions prévenus : la volonté d’Emmanuel Macron de lutter contre l’immigration…c’est du pipeau !

Et la raison en est des plus simples : prétendre résoudre ce terrible problème avec HUMANITE et FERMETE (« en même temps« , comme à son habitude) n’est rien d’autre que proposer aux Français…un oxymore pour mettre un terme à la plus grave tragédie de leur histoire.

Et c’est ainsi que nous avons droit, dans la même semaine, à la publication du rapport larmoyant de l’ex-député socialiste, devenu LRM, Aurélien Taché intitulé

et (toujours « en même temps« ) à la présentation, en Conseil des ministres, du projet de loi musclé dit « Asile et Immigration » du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

Alors pourquoi cette démarche antinomique de nos responsables politiques ?

Parce qu’au sein de l’élite politico-culturelle de notre pays, il existe deux doctrines à l’oeuvre… »en même temps » !

La première est celles des responsables qui pensent qu’il est trop tard pour lutter contre la crise migratoire actuelle et, a fortiori, contre les vagues voire les raz-de-marée qui devraient se produire avant longtemps du fait de l’évolution démographique et économique de certains pays (Lire « Démographie mondiale : attendez-vous au pire ou alors faites des enfants » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/09/21/demographie-mondiale-attendez-vous-au-pire-ou-alors-faites-des-enfants/). Ce sont les bras cassés de la défense de notre pays. Alors, pour faire AVEC, ils donnent des gages à tout le monde (Lire aussi https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/02/18/billet-dhumeur-du-sieur-du-plessis-les-voies-du-seigneur-sont-impenetrables/).

La seconde a « un coup d’avance » sur la première. C’est celle des tenants du « Grand Remplacement« , c’est-à-dire de ceux et celles qui ont compris que la résistance serait rude mais qui haïssent tellement la France et les Français qu’ils ne voient le salut que dans la substitution de notre population par de nouveaux arrivants, sans bagages ni volonté autres que de louer leurs bras pour le plus grand profit des maîtres du Meilleur des Mondes…Mais ils ne donnent de gages à personne car ils prétendent faire notre bonheur malgré nous. Nous n’avons qu’à nous taire.

Hélas, les mesures que prendront les uns et les autres, qu’elle soient plutôt de type « humanitaire » ou expriment plutôt la « fermeté« , ne règleront aucun des aspects de cette crise migratoire. Et chacun le sait ! Car, comme nous le rappelions, les vagues migratoires vont se poursuivre et sans doute s’amplifier. Le nier c’est mentir mais l’admettre c’est avouer l’impuissance chronique des acteurs politiques depuis des dizaines d’années.

Or trois positions sont possibles :

  • la 1ère est réellement celle de la fermeté, la vraie : assurer l’imperméabilité de nos frontières, pourchasser les migrants, leurs passeurs mais aussi leurs collabos, leur mener une vie infernale qui les décourage véritablement de rester, expulser sans état d’âme ces délinquants en n’oubliant pas de négocier d’indispensables accords de réadmission avec les pays exportateurs, rétablir la peine de relégation pour tous les contrevenants et autres récidivistes. Hélas, le poids des lobbys immigrationnistes est tel que personne aujourd’hui n’en aura le courage. Même pas au Front national…
  • La 2ème attitude consiste à prétendre que la France est un grand pays, avec la plus grande superficie d’Europe, 67 millions d’âmes dans la 5ème économie mondiale, qu’elle peut tout à fait prendre sa part, substantielle, à ces Grandes Invasions barbares. Le fameux « Wir schaffen das » d’Angela Merkel ! Mais dont nous savons qu’il est une vue de l’esprit et que l’Allemagne elle-même paie aujourd’hui dans sa crise politique interminable.
  • C’est pour cela que le gouvernement choisit, comme toujours, la troisième voie possible, celle du mariage de la carpe et du lapin, de « l’humanité et de la fermeté », qui prétend dire tout mais ne dit rien. L’acceptation du fait accompli et, donc, de l’ouverture inéluctable de notre pays aux prochaines vagues migratoires. La victoire assurée et sans combattre des tenants du « Grand Remplacement« .

Aurélien Taché

Aurélien Taché, député LRM mais ex-socialiste, militant de longue date de la cause immigrationniste, l’a parfaitement compris lorsque le Premier ministre lui a confié la mission de rédiger le rapport ci-dessus. Alors, il n’a pas hésité. Il a poussé son avantage aussi loin qu’il le pouvait et voici entre les mains d’Edouard Philippe et Emmanuel Macron ses déjà fameuses

« 72 propositions pour une politique ambitieuse d’intégration des étrangers arrivant en France ». 

En 131 pages, le parlementaire prétend faire entendre une autre voix que la dissuasion migratoire et la facilitation des expulsions, les deux lignes directrices du projet de loi du ministre de l’intérieur.

Pour réinventer une intégration économique, mais aussi culturelle et linguistique, le député propose de commencer par construire des « parcours » pour les 130 000 personnes qui s’installent chaque année en France et ont vocation à y rester, qu’ils soient ou non réfugiés (en vérité, ils sont bien plus nombreux que cela). En 2017, Paris a délivré 262 000 premiers titres de séjour. Parmi ceux-ci, les 91 070 arrivants de l’immigration familiale, les 36 000 réfugiés et ceux qui obtiennent un visa de travail (27 700) s’installent en général pour longtemps et doivent de ce fait, selon le député, bénéficier de programmes de langue.

L’élu plaide en tout cas pour que cet apprentissage puisse commencer là et soit suffisant. En 2017, la France a offert au maximum 200 heures de cours à 54 % des entrants. La brièveté de ce cursus et l’hétérogénéité des niveaux ont abouti à ce que seuls 46 % des stagiaires atteignent le niveau de survie (niveau baptisé A1). M. Taché préconise d’offrir 600 heures aux analphabètes dans leur langue et à tous ceux qui visent un niveau A2, de maîtrise courante. C’est d’ailleurs ce niveau et une certification qui seront désormais visés et non plus le A1, si M. Taché est entendu. Prouvant ainsi combien est mensongère l’affirmation d’Angela Merkel, reprise ensuite par nos propres dirigeants politiques, que la très grande majorité des nouveaux arrivants, qualifiés de « réfugiés« , jouit d’une excellente formation scolaire et professionnelle. C’est une insulte à nos enfants et à l’ensemble de nos compatriotes.

Mais , comme cela ne suffit sans doute pas, l’élu propose de supprimer l’interdiction de travailler qui pourrait être ramenée de neuf à six mois après le dépôt de demande d’asile. Et, tenez-vous bien,  » pour gagner du temps, tout nouveau venu expliquera ses études, son travail dans son pays d’origine et son projet en France, dès son premier contact avec l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) « . Les équivalences de diplôme seront dès lors lancées « pour éviter d’ajouter le déclassement à l’exil », insiste M. Taché, préoccupé par le bien-être des migrants comme par les conséquences économiques pour la France. Autrement dit, ce ne sont pas les tests professionnels mais le migrant lui-même qui décidera de son niveau universitaire ou professionnel et l’exprimera à sa guise…Tant de naïveté (ou de complicité) nous laisse pantois .

Alors, soit le nouveau venu peut entrer directement dans l’emploi (que nos propres compatriotes ne parviennent pas à trouver), soit il a besoin d’une formation professionnelle qui doit lui être proposée en même temps qu’un logement et un suivi. Et là, des modèles existent comme le programme HOPE. Mise en place par l’AFPA, l’Etat et le Medef, la formule permet un accès à l’emploi, dans des secteurs en tension, du bâtiment (pour les travaux les plus durs) à la grande distribution (pour la manutention). Ce nouvel esclavage, autorisé pour les grandes entreprises et que nous dénonçons sans cesse, deviendrait donc désormais la règle. D’ailleurs, Aurélien Taché propose « une contractualisation entre l’Etat et les branches professionnelles » et une autre avec les primo-arrivants entrant « dans un parcours intégré qui les conduit vers un emploi et un logement, mais peut leur imposer une mobilité géographique ».

Le parlementaire souhaiterait en même temps voir « supprimée la condition de nationalité pour les fonctions non régaliennes de la fonction publique », et surtout que soient « simplifiées les procédures administratives d’octroi d’autorisations de travail aux étrangers ainsi que la suppression de la taxe versée par les employeurs pour l’embauche de réfugiés ».

Pour financer son programme, Aurélien Taché estime que 600 millions d’euros sont nécessaires. « Un investissement sur l’avenir », ajoute l’élu, qui parie que cette mise de base créera un cercle vertueux qui pourrait à terme changer le regard de la population sur les immigrés. Selon le principe fiscal bien connu du « ruissellement« , qui a servi au gouvernement de prétexte à la suppression de l’ISF…

L’élu du Val-d’Oise estime que l’Etat doit lancer la machine, mais plaide aussi pour un engagement citoyen, afin que les Français soient acteurs de cette intégration. « Imaginons une grande plate-forme numérique, sur le modèle de servicespublics.fr, expose l’auteur du rapport. Le nouveau venu y trouverait aussi bien les démarches à suivre que les cours de français dispensés près de chez lui, ou même les hébergements chez les particuliers », résume l’élu, qui souhaite que les Français puissent parrainer un nouveau venu, « car l’intégration se fait aussi par le contact, le partage, la rencontre ». Ben voyons ! Dans le vaste mouvement qu’il aimerait voir initié, les communes pourraient participer, soutenues par une prime de 1 000 euros par logement proposé pour un réfugié, les entreprises seraient incitées à faciliter ce soutien et un « crédit impôt solidarité pour les gens qui hébergent » verrait le jour. Il vous faudra donc bientôt choisir : changer votre vieille chaudière au fioul ou accueillir un migrant chez vous…pour davantage de chaleur humaine sans doute !

Aurélien Taché fait le pari que cette France accueillante inciterait en retour le nouveau venu à signer pour du bénévolat voire un contrat de service civique. « Et c’est à mes yeux une si belle preuve d’intégration qu’elle mérite la nationalité ! », ajoute l’élu.

Et voici venu le « Grand Remplacement » par la cerise sur le gâteau : la naturalisation. Ajoutez-y le regroupement familial et la coupe sera pleine.

Le 21 février 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Union européenne : l’appât du gain restera plus fort que le gain !

20 Fév

À six pays, ça allait encore. À neuf, cela commença à se compliquer (la meilleure preuve en étant aujourd’hui le « Brexit »). Mais à partir de dix, ce fut de plus en plus catastrophique…Et, aujourd’hui, alors que vingt-huit pays en sont membres, l’Union européenne (UE) est devenue totalement foutraque et ingouvernable.

Pensez-vous que cette terrible expérience aurait mis un peu de plomb dans la tête de nos oligarques bruxellois ? PAS DU TOUT ! Et nous pûmes même entendre Mme Federica Mogherini, chef de la diplomatie de l’UE, évoquer le 6 février dernier une perspective « potentielle » d’adhésions en 2025, surtout pour la Serbie et le Monténégro, déjà officiellement candidats. Quatre autres pays (l’Albanie, le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine et la Macédoine) sont concernés mais, pour eux, la perspective est plus éloignée. Six « projets de coopération » sont aussi à l’ordre du jour, pour le renforcement de l’Etat de droit, l’aide à la construction de réseaux de transport et de communication, l’énergie, etc.

Le tout est assorti d’un appel aux réformes et à la réconciliation avec une aide de 500 millions d’euros pour la période 2018-2020. L’intégration de ces Etats, faiblement développés au plan économique, à la démographie déclinante et en proie à une corruption galopante, serait une « nécessité continentale », à en croire Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, qui la laissera en héritage à son successeur, son mandat s’achevant à la fin de 2019. En d’autres termes, ils sont quasiment tous pourris mais…il nous les faut tout de même pour accroître les dimensions du grand marché. Et, pour les y pousser, nous leur offrons une aide (payée par les contribuables européens) de 500 millions d’euros sur trois ans !

Ces gens sont fous.

Heureusement, l’accueil est réservé : les grandes capitales ont d’autres soucis et, en réalité, personne ne juge réaliste la date de 2025. Tous les pays des Balkans occidentaux sont en fait censés mener d’indispensables réformes pour assurer la stabilité politique, assainir la justice et la fonction publique, éradiquer la corruption, faire respecter les normes et valeurs européennes, etc. « Vaste programme, non ? », sourit un spécialiste du dossier, cachant mal son scepticisme.

Même si la Serbie, la plus avancée, travaille depuis une dizaine d’années à intégrer l’acquis communautaire, son chemin vers une démocratie répondant aux standards occidentaux sera long. En outre, comment envisager une candidature du Kosovo, dès lors que cinq pays de l’UE (dont la Grèce et l’Espagne) refusent de le reconnaître comme un Etat indépendant ? (Lire « Kosovo : ils l’ont voulu, ils l’ont eu » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/02/19/kosovo-ils-lont-voulu-il-lont-eu/).Et quid de la Macédoine, à laquelle la Grèce conteste encore avec véhémence le droit de porter ce nom ? Le développement d’une rhétorique nationaliste, les tensions ethniques ou l’expansion des trafics maintiennent beaucoup de pays de l’UE en alerte.

Certains dirigeants redoutent même que la simple mention d’un nouvel élargis­sement apporte de l’eau au moulin des populistes et des eurosceptiques lors de la campagne pour les élections européennes, au printemps 2019. « Aucun gouvernement ne veut faire un pas dans cette direction, sinon il lui faudra expliquer à son opinion que l’on risque d’assister à un nouvel afflux de travailleurs, comme ce fut le cas avec les autres élargissements », relève Enrico Letta, ancien premier ministre italien et professeur à Sciences Po Paris. Sans compter bien d’autres catastrophes.

Emmanuel Macron a pourtant paru défendre la nécessité d’une intégration, lors de son discours de la Sorbonne, le 26 septembre 2017,en précisant qu’il fallait sans doute dire oui à l’ouverture si les pays concernés respectaient pleinement « l’acquis et les exigences démocratiques ». Même tonalité en Allemagne, où conservateurs (CDU) et sociaux-démocrates (SPD) reconnaissent, sans donner la moindre date, « une perspective d’adhésion à tous les Etats des Balkans occidentaux » : « Nous surveillerons tout particulièrement l’évolution de la démocratie et de l’Etat de droit » dans ces pays, indique l’accord de grande coalition scellé, le 7 février, entre la CDU et le SPD.

A Bruxelles, les fonctionnaires chargés de la politique d’élargissement sont évidemment de ceux qui y croient, même si, depuis l’adhésion de la Croatie, le 1er juillet 2013, cette politique n’a plus le vent en poupe. Avec la crise financière qui menaçait l’existence de l’euro, la Commission a affronté d’autres urgences et les institutions évoquent tout de même à demi-mot  une « fatigue de l’élargissement ».

Depuis 1951 et la naissance de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) avec six pays fondateurs – France, Allemagne, Italie, Luxembourg, Belgique et Pays-Bas –, l’expansion progressive de l’Union a en fait été dictée par des considérations politiques et géopolitiques mais aussi économiques, dans le contexte de vaste mondialisation. Le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark ont rejoint le club en 1973, la Grèce en 1981 – « On ne fait pas attendre Platon », déclarait Valéry Giscard d’Estaing ; nous savons hélas aujourd’hui quelles furent les conditions financières désastreuses de cette entrée de la Grèce — , l’Espagne et le Portugal en 1986.

Après l’effondrement de l’URSS, c’est le cinquième élargissement, le plus massif, avec l’entrée de dix pays d’un seul coup : Pologne, République tchèque, Hongrie, Etats baltes, etc. « Dépêchez-vous de nous accueillir avant que l’ours russe ne se réveille », disait le président polonais Lech Walesa à ses visiteurs occidentaux au début des années 1990. Cette vague d’adhésions, survenue en 2004, a provoqué un bouleversement dont les décideurs n’avaient pas mesuré toutes les conséquences, à commencer par le déplacement du centre de gravité de l’Union vers l’est, principalement à l’avantage de Berlin.

Pierre Mirel fut au cœur des négociations d’adhésion en tant que responsable de la direction générale Elargissement de la Commission, au début des années 2000. « La France s’inquiétait pour la politique agricole commune, explique ce grand témoin, car la Pologne et la Hongrie disposaient de terres parmi les plus fertiles d’Europe. Les Espagnols craignaient de voir fondre leurs fonds ­“post-adhésion”. Les Allemands, eux, étaient confiants : ils avaient commencé à investir dans ces pays dès les années 1980 et voyaient le moyen d’y renforcer leur chaîne de production. » « Mais à l’époque, poursuit M. Mirel, une forme d’angélisme prévalait et l’on croyait à la “fin de l’histoire”. Du côté des pays de l’Est, il y avait un consensus politique et social très fort pour rejoindre l’UE et “retourner dans la famille”. » Mais c’est hélas cette conjonction  d’utopistes, de naïfs et même, pour quelques-uns, de malhonnêtes gens qui a abouti à cette chimère monstrueuse qu’ils nomment l’Union européenne.

Siège de la Commission européenne à Bruxelles

D’ailleurs, beaucoup d’experts critiquent aujourd’hui la manière dont cette intégration a été menée. « La Commission s’est aveuglée. Faire fonctionner la machine avec 15 Etats au développement économique comparable, puis passer à 28 [désormais], cela n’a rien à voir. On s’est mis à travailler en 24 langues, on a changé de monde », raconte un autre témoin de l’époque.

Les Français font partie de ceux qui dénoncent le plus les lourdeurs de la gouvernance à Bruxelles. Emmanuel Macron réclame une réduction du collège européen à 15 commissaires, mais en réalité, aucune capitale n’entend « lâcher » son mandataire. Impossible, pourtant, d’imaginer une Commission à 33 commissaires si les six pays des Balkans sont finalement intégrés un jour… Alors, comment faire ?

Depuis l’élargissement de 2004, les divergences persistantes entre les pays membres ont, en outre, entraîné le ressentiment des opinions à l’ouest avec, comme cible des critiques les plus virulentes, en France notamment, la directive sur les travailleurs détachés. Celle-ci favorisant, pour Paris, une forme de « dumping social » au profit des ­salariés venus de l’est.

Ajoutez-y la crise migratoire qui a creusé un fossé entre pays membres, dévoilant des approches totalement différentes de l’UE et de ses finalités. A l’est, on la voit comme un grand marché commun ; à l’ouest, davantage comme une communauté de destin. Les libertés prises avec la démocratie à l’occidentale en Pologne et le volontarisme du Hongrois Viktor Orban, chantre de l’illibéralisme, entraînent désormais une véritable crise existentielle au sein du bloc communautaire. Mais c’est mieux que les obligatoires copiés-collés imposés par Bruxelles…

« On n’aurait pas dû accueillir tous ces pays en même temps, mais progressivement, en n’intégrant que ceux qui étaient vraiment prêts, estime rétrospectivement M. Letta. Et il aurait fallu être beaucoup plus clair avec les Hongrois et les Polonais, en insistant sur le fait que l’UE n’est pas le supermarché de la solidarité.  On paye l’alliance nouée à ce moment-là entre les Allemands et les Britanniques, qui souhaitaient un élargissement à tout prix. Les Allemands pour renforcer leurs intérêts dans une zone proche, les Britanniques parce qu’ils pariaient sur l’élargissement pour affaiblir le cœur fédéraliste de l’Union. » Les derniers avaient raison mais à la condition que se produise l’explosion tant attendue de cette usine à gaz ! Ça se fera mais…Dieu que c’est long.

Les critiques sont bien plus vives encore à l’égard de l’élargissement survenu en 2007, avec l’entrée de la Bulgarie et de Roumanie. Une décision manifestement adoptée sans prise en compte du niveau réel de développement de ces pays. La France défendait la candidature de Bucarest, espérant compenser un peu l’influence grandissante de l’Allemagne en Europe centrale. Et on voulait remercier les deux capitales d’avoir accepté le survol de leur territoire par les avions de l’OTAN durant les guerres en ex-Yougoslavie, dont nous savons pourtant combien il convient aujourd’hui de s’en mordre les doigts avec l’installation d’un foyer islamique redoutable au coeur de l’Europe (Albanie, Bosnie et Kosovo).

Comme nous le disions plus haut : ces gens sont fous !

Aux Balkans occidentaux, Bruxelles a fait miroiter la perspective de l’adhésion dès 1999, juste au sortir de la guerre du Kosovo. « Cela faisait sens, autant du point de vue géographique qu’historique. En 1989, en termes de développement économique, la Yougoslavie était bien moins éloignée de l’UE que l’Europe centrale. Et l’Union avait mauvaise conscience d’être restée aussi passive pendant la guerre », souligne M. Mirel.

Mais, contrairement à l’est de l’Europe, qui s’est réformé à marche forcée, les Balkans végètent. « La perspective européenne n’offre pas le droit de ne rien changer, et nous le disons aux intéressés », affirme un expert impliqué dans ces négociations. « On a fait semblant de les intégrer, ils ont fait semblant de se réformer », regrette M. Mirel. Le seul pays qui soit parvenu jusqu’ici à franchir toutes les étapes de la course d’obstacles à l’adhésion est la Croatie (Lire « UE: les désillusions des pays d’Europe centrale et de l’Est » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/01/22/union-europeenne-ue-les-desillusions-des-pays-deurope-centrale-et-de-lest/).

Quoi qu’il en soit, la Commission est à présent dans une impasse. Elle ne peut revenir sur la promesse faite aux Balkans, craignant de les déstabiliser un peu plus. « Une zone aux limites de l’Union qui serait économiquement faible, mal stabilisée, en proie aux trafics, à la corruption et aux nationalismes aurait un coût », soulignele professeur Jean-Michel De Waele, spécialiste des pays de l’Est à l’Université libre de Bruxelles. Et, pourtant, il n’est pas possible de permettre leur intégration aux conditions qu’ils offrent. Ajoutez à ce casse-tête la candidature de la Turquie, imprudemment acceptée en 1987, et vous aurez une idée du cocktail explosif que les ignorants et autres incapables de Bruxelles (et même d’ailleurs) ont engendré !

Mais ce n’est pas tout et la bêtise ne s’arrête pas là. Car, en plus, les Européens voudraient aussi limiter l’influence grandissante de la Russie dans la région alors que l’on assiste à l’intégration de pays à majorité musulmane, comme le Kosovo ou la Bosnie. Et alors aussi qu’il importe de s’opposer au rôle croissant de la Turquie, voire de l’Arabie saoudite et des pays du Golfe dans la région. Ces derniers tentent en effet d’instiller une vision radicale de l’islam dans les sociétés balkaniques, d’où sont d’ailleurs partis de nombreux djihadistes pour rejoindre les zones de combat en Syrie et en Irak. Pour notre part, nous ne cessons d’attirer l’attention sur ce sur-risque et sur l’impérieuse nécessité d’y remédier rapidement.
La Commission européenne se condamne donc à un double discours stupide et mortifère : elle affirme que l’élargissement est impossible à court terme, mais souhaitable en fin de compte. « Le président de la Commission (Jean-Claude Juncker) jugeait sans doute nécessaire de donner un signal à cette région qui semble disparaître de l’actualité européenne. Il fallait bien que quelqu’un se charge de ce sale boulot, analyse le professeur De Waele. Pour éviter, entre autres, de répéter ce que l’on a fait avec la Turquie, devenue antieuropéenne à force d’avoir été baladée. » Le sentiment eurosceptique monte, en tout cas, dangereusement dans plusieurs pays balkaniques et les hésitations des membres de l’UE pourraient entraîner « des situations rapidement ingérables pour les leaders locaux, qui entendent évidemment que leur pays puisse y adhérer »,ajoute le politologue.

Tous ont oublié cette maxime du XIVème siècle, pleine de bon sens : « QUI TROP EMBRASSE, MAL ETREINT« . Quittons au plus vite cette folle entreprise.

Le 20 février 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.