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Dossier spécial Afrique, source présente et future de bien des maux pour notre pays.

22 Août

Ouvrez vos yeux. Ils sont là. Ils sont partout. Dans nos métropoles, dans nos villes et même dans nos villages. Et s’ils n’y sont pas encore ils y seront bientôt, au fil du « goutte-à-goutte migratoire » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/01/le-goutte-a-goutte-migratoire-continue-sans-faire-de-vagues/) que nous inflige sournoisement le gouvernement de la République chaque fois que l’un de ses navires négriers débarque sur les côtes européennes sa cargaison de nouveaux esclaves sub-sahariens…

Et toutes ces tragédies humaines autant qu’économiques dans le seul but d’essayer de maintenir la paix sociale et d’amortir l’explosion démographique dans des pays qui n’en sont pas (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/07/mali-un-non-pays-porte-a-bout-de-bras-par-la-france/) mais où règnent quelques potentats et autres tyrans vivant grassement sur le dos de leurs peuples autant que des subventions de nos gouvernements. Car c’est cela l’Afrique aujourd’hui. Et rien d’autre.

Pour vous en convaincre (s’il en était encore besoin), nous voulons vous en montrer quelques exemples édifiants tirés de nos informations les plus récentes*. En espérant que vous finirez par faire les choix nécessaires à l’arrêt de toute immigration venue, d’une manière ou d’une autre, de la rive sud de la Méditerranée mais aussi au renvoi chez eux de tous ceux qui n’auraient jamais dû en partir. En n’oubliant pas que si rien ne change, nous n’existerons plus avant longtemps **.

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Au CHU de Bamako, les bons vieux marabouts seraient bien plus efficaces…

Lundi 29 juillet, Fatoumata Keïta, un bébé d’à peine un mois, a perdu son bras droit. Elle qui avait été emmenée au service pédiatrique du CHU Gabriel-Touré pour un problème gastrique en est sortie…amputée jusqu’à l’épaule.

« Aux urgences pédiatriques, on l’a perfusée et piquée à plusieurs reprises. C’est à ce moment-là que sa main a commencé à noircir, raconte sa mère entre deux biberons. Chaque fois que les médecins venaient, je leur montrais sa main. Ils me disaient qu’il n’y avait pas de problème, que si je lui donnais tel ou tel médicament, elle allait guérir. » Hélas, une semaine d’hospitalisation plus tard, la gangrène avait progressé jusqu’au coude du bébé. Fatoumata sera amputée dans la soirée du 29 juillet.

Dans le département de pédiatrie, qui concentre près de la moitié des admissions de Gabriel-Touré, un enfant sur quatre (24 %) meurt à la suite de son hospitalisation, selon le dernier rapport 2018 du Bureau du vérificateur général, une institution malienne chargée de lutter contre les irrégularités financières et de vérifier les performances de certains établissements. Cela représente 96 % des décès enregistrés dans l’ensemble du CHU.

Mme Keïta accuse l’hôpital de négligence. Le chef du département de pédiatrie, Boubacar Togo (ça ne s’invente pas), ne le nie pas : « Ici, nous avons un infirmier pour vingt nouveau-nés. Le personnel est surchargé, dépassé, et ça peut l’amener à ne pas exécuter correctement son travail. Les soins de certains patients se retrouvent retardés. Cela diminue les chances d’efficacité des traitements et même les chances de survie des malades. » En serait-il autrement si tant d’apprentis infirmiers (ou autres) ne quittaient pas leur pays pour ce qu’ils croient être un nouvel Eldorado, la France ? En serait-il autrement si tant de jeunes médecins maliens n’abandonnaient pas leurs concitoyens pour venir s’installer chez nous ? Qui ose poser ces questions ?

Avec plus de 125 000 consultations par an, Gabriel-Touré est pourtant la vitrine de la santé au Mali. Mais une vitrine-trompe l’oeil. C’est le plus grand hôpital du pays, celui qui dispose aussi du service pédiatrique le plus complet : « Nous n’avons ni aspirateur ni matériel de ventilation. Coton, alcool, cathéters, perfusions… Nous manquons de tout ! Humainement, nous sommes marqués au quotidien par la souffrance des enfants et par notre incapacité à en sauver certains », poursuit M. Togo en entrant dans la salle des urgences pédiatriques.

Dans le local vétuste d’une trentaine de mètres carrés, il n’y a qu’une vingtaine de lits, rouillés. A gauche, deux bébés malades sont dans le même berceau. A droite, d’autres sont soignés par des médecins qui n’ont pas tous des gants, augmentant considérablement le risque d’infection. « Il faut aller chercher du sang pour cet enfant ! », crie un médecin en regardant un des malades, les yeux vitreux et la bouche ouverte, l’air agonisant. « Tout ça, c’est une violation des droits humains. Dans aucun pays du monde, vous ne verrez ça ! Ça nous fait mal. Il y a de bons pédiatres ici, mais nous n’avons pas les moyens de travailler », s’emporte-t-il en sortant des urgences, suivi par huit internes. Au fait, c’était quoi l’indépendance ? Les lendemains ne devaient-ils pas chanter ?

Début août, une partie du personnel soignant était en grève, pendant soixante-douze heures, pour exiger des autorités et de la direction du CHU un renforcement urgent du matériel médical et du personnel. Des revendications que Djimé Kanté, standardiste à Gabriel-Touré et porte-parole du comité syndical, porte depuis plus de sept ans. En vain. Sur le bureau de la direction, les courriers syndicaux s’entassent depuis des années, sans réponse.

Le 21 juillet, M. Kanté dénonçait pour la énième fois, sur Facebook, « la mort prochaine de l’hôpital Gabriel-Touré », évoquant des nouveau-nés qui meurent d’hypothermie par manque de lampes chauffantes et des femmes perdant la vie sur les tables d’accouchement par défaut de prise en charge. Le lendemain, sa propre fille, Basira Kanté, 19 ans, mourait après avoir accouché d’un prématuré de 8 mois à l’hôpital du Point G de Bamako. Basira n’a pas pu être transférée à Gabriel-Touré pour être soignée, faute de lits disponibles. Le CHU n’en a qu’environ 500 à disposition, pour plus de 17 000 hospitalisations chaque année.

« C’est une ironie du sort. Comme si la Terre s’ouvrait sous mes pieds, comme si le ciel tombait. Moi qui combats depuis toujours la mauvaise gouvernance hospitalière…, souffle M. Kanté, la gorge serrée. Ma fille venait juste de se marier. Elle a mis au monde un enfant qu’elle n’a pas vu, qui est aussi décédé sans voir sa mère. Ils sont morts à cause d’un système, à cause d’une insuffisance de plateau technique et de personnel qualifié. »

Le bébé, pris en charge aux urgences pédiatriques de Gabriel-Touré, n’avait que deux jours lorsqu’il est mort, probablement des suites de la même hypothermie que dénonçait son grand-père quelques jours plus tôt. « On envoie les enfants à la boucherie. On ne peut pas continuer comme ça, il faut que ça s’arrête ! », implore M. Kanté. Mais non, M. Kanté, au Mali cela s’appelle simplement la sélection naturelle.

Aujourd’hui, le syndicaliste tente de faire de ce drame une force pour poursuivre son combat et tenter de sauver les hôpitaux maliens et leurs patients, souvent pauvres et donc dans l’impossibilité de payer les soins pratiqués dans les cliniques privées qui fleurissent à Bamako pour les profiteurs de l’aide internationale…. Selon M. Kanté, le budget de fonctionnement de Gabriel-Touré a quasiment été divisé par quatre ces deux dernières années, passant de 800 millions de francs CFA en 2017 à 206 millions (314 000 euros) cette année. Une baisse drastique que le personnel peine à comprendre, au regard des difficultés croissantes qu’il rencontre au quotidien.

« Avec 206 millions de budget de fonctionnement, il n’est même pas possible de gérer le plus petit centre de santé communautaire, se désespère M. Kanté. De plus, les maigres ressources de l’hôpital prennent souvent d’autres destinations. Il y a eu une mauvaise gouvernance et une mauvaise gestion financière. Nous écrivons constamment à l’administration pour demander des sanctions contre les travailleurs indélicats, mais rien n’est fait. » Forcément, la corruption est la seconde nature des responsables africains…

Tant que les administrateurs de ces pays seront des prédateurs économiques, les routes migratoires ne désempliront pas !

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Le prochain « fruit mûr » a cueillir par les djihadistes du Sahel : le Burkina Faso.

Au moins une dizaine de militaires ont été tués, lundi 19 août, lors d’une « attaque d’envergure » de « groupes armés terroristes » dans le nord du Burkina Faso. C’est le détachement militaire de Koutougou, province du Soum, qui a été visé, selon l’état-major général des armées burkinabée.

« Dans les rangs des forces nationales, un bilan provisoire fait état de plus d’une dizaine de militaires tombés et plusieurs blessés », affirme encore l’état-major. Selon plusieurs sources sécuritaires, d’autres soldats sont « portés disparus » et le bilan pourrait dépasser la vingtaine de morts, faisant de cette attaque la plus meurtrière dans la région.

L’attaque a débuté vers 5 heures (locales et GMT). « Les assaillants ont effectué plusieurs tirs à l’arme lourde, incendiant une grande partie du camp de base et des engins », a précisé à l’Agence France-presse une source sécuritaire. « En réaction à cette attaque barbare, une vaste opération aérienne et terrestre de ratissage a permis de neutraliser de nombreux assaillants », a assuré l’état-major, sans donner plus de détail. Mais nous savons lire entre les lignes ! Les attaquants sont repartis comme ils étaient venus, dans la nuit noire et sans doute sans pertes.

Jusque-là, la plus grave attaque djihadiste jamais perpétrée contre l’armée burkinabée avait fait douze morts à Nassoumbou, également dans la province du Soum, en décembre 2016. Une quarantaine d’assaillants, à bord de véhicules pick-up et de motos, avaient alors attaqué un poste militaire situé à une trentaine de kilomètres du Mali. L’armée burkinabée avait aussi subi un revers sans précédent en mars 2018, lorsqu’une attaque djihadiste avait dévasté son état-major général, en plein centre-ville de la capitale Ouagadougou, faisant huit morts.

Pays sahélien pauvre d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso s’enfonce depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences, attribuées à une douzaine de groupes, certains affiliés à Al-Qaida et d’autres à l’Etat islamique. Les attaques djihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le nord et l’est du pays, ont fait plus de 500 morts.

Cinq Etats du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) ont constitué une force militaire multinationale pour lutter contre les multiples groupes djihadistes qui sévissent dans la région, mais cette force peine à monter en puissance et s’avère, en réalité, d’une incapacité notoire face au terrorisme islamique. Cet embryon de coalition de force régionale du G5 Sahel n’est pas parvens à contenir ces groupes qui progressent vers le golfe de Guinée et empiètent de plus en plus sur les frontières du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo.

Au moins 17 000 personnes ont dû fuir leurs foyers dans le nord du pays en raison de ces violences, avait indiqué le Comité international de la Croix-Rouge fin mai. Mi-juillet, les autorités ont prorogé de six mois l’état d’urgence, en vigueur depuis décembre 2018 dans plusieurs provinces du pays. Et ça ne va pas s’arranger car, pour cela, il faudrait une nation et un Etat.

Toute l’histoire du Burkina Faso et de l’entité qui précéda sa création, la Haute-Volta, démontre hélas que rien de cela n’existera jamais…

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Quant à l’épidémie d’Ebola en RDC, elle ne cesse de prospérer

Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo ont indiqué lundi 19 août avoir enregistré un nouveau décès des suites de la fièvre hémorragique Ebola dans la province du Sud-Kivu, la troisième à être touchée par l’épidémie dans l’est de la RDC.

« Un enfant de 7 ans est mort dimanche d’Ebola », près de Chowe, dans le territoire de Mwenga, a déclaré le docteur Claude Bahizire, responsable de la communication à la direction provinciale de la santé du Sud-Kivu. « Deux autres cas suspects, deux femmes, ont été détectés et sont admis au centre de transit de Bukavu », capitale du Sud-Kivu, a-t-il ajouté. D’après le docteur Bahizire, les deux patientes « étaient en contact avec la femme qui est décédée la semaine passée lors de son passage à Bukavu pour Mwenga ».

Le Sud-Kivu est la troisième province à être touchée par l’épidémie d’Ebola déclarée le 1er août 2018 dans la province voisine du Nord-Kivu (Beni, Butembo, Katwa), avant de s’étendre marginalement vers celle de l’Ituri (nord-est). La ville de Goma a également enregistré des cas d’Ebola depuis mi-juillet.

Depuis une année, la maladie a fait 1 934 morts, selon les derniers chiffres publiés par les autorités dans un bulletin daté de dimanche. Le ministère de la santé a annoncé qu’« une nouvelle zone de santé a été affectée au Nord-Kivu ». Un cas confirmé d’Ebola a été enregistré à Pinga, dans le territoire de Walikale (centre de la province du Nord-Kivu), a-t-il indiqué sans plus de détails.

L’épidémie d’Ebola, qui se transmet par contacts humains directs et étroits et dont le taux de létalité est très élevé, a longtemps été cantonnée dans le Nord-Kivu et l’Ituri avant donc de s’étendre à la province du Sud-Kivu

L’épidémie dans l’est de la RDC (la dixième sur son sol depuis 1976) est la deuxième plus importante dans l’histoire de la maladie après celle qui a tué près de 11 000 personnes en Afrique de l’Ouest (Guinée, Liberia, Sierra Leone) en 2013-2014. Le virus est transmis à l’homme par certains animaux sauvages, puis entre humains via les fluides corporels d’une personne malade.

Mais les efforts de la riposte médicale sont régulièrement annihilés par l’insécurité dans une zone infestée par de nombreux groupes armés, mais aussi par des résistances culturelles et communautaires : déni de la maladie, non-respect des mesures sanitaires spécifiques (enterrement sécurisé des victimes notamment).

Nous l’avons dit et redit : tôt ou tard, les déplacements de populations et les migrations vers l’Europe feront que nous aurons à observer puis à subir les conséquences de cette terrible maladie sur notre propre sol.

Mais dormez tranquilles, braves gens, nos responsables politiques vous feront croire jusqu’au bout que c’est impossible et que, de toute façon, ils sont là pour vous protéger. La bonne blague.

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Mais ne croyez pas que ce soit mieux dans le sud du continent

Le Zimbabwe, qui fut aux temps glorieux de la présence européenne, la Rhodésie du Sud, est à l’agonie, pour le plus grand malheur de ses habitants. L’ex-« Joyau de l’Afrique » n’en finit pas de mourir depuis que l’indépendance lui fut accordée par la Grande-Bretagne.

Les mauvaises nouvelles y sont en effet nombreuses. La famine, l’hyperinflation, l’effondrement de l’économie, les coupures d’électricité sont de retour, tandis qu’une poignée de puissants s’exhibent dans les voitures de luxe les plus extravagantes. Comme se fut déjà le cas pendant la longue dictature (1980-2017) de l’ignoble Robert Mugabe.

Robert Mugabe a marqué le Zimbabwe au fer de sa personnalité comme peu de responsables politiques. Lorsqu’il a été chassé du pouvoir à Harare, en novembre 2017, on ne sait ce qui l’a le plus choqué. Voir son peuple exulter en apprenant qu’une junte l’avait déposé en douceur, ou voir lui succéder Emmerson Mnangagwa, son confident, son responsable sécuritaire, son dauphin (avant de tomber en disgrâce) et même, au temps de la lutte armée, son secrétaire particulier, parvenant comme dans un tour de magie à susciter l’espoir de changement de toute une nation.

Mais, au Zimbabwe, les médecins viennent de se mettre en grève, pour protester contre l’effondrement du secteur de la santé. Les enseignants vont faire de même. Nelson Chamisa, le responsable du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principale formation d’opposition, appelait à manifester à partir du vendredi 16 août, pour demander « des emplois, des soins médicaux, la fin des pénuries dans l’électricité, l’enseignement, la distribution d’essence (…) ». La liste est plus longue encore, description clinique d’un pays en plein naufrage où les dernières entreprises en activité sont obligées de fonctionner de nuit, faute d’électricité le jour, et où, selon les Nations unies, il y aura bientôt 5,5 millions de personnes dans les campagnes et 2,2 millions dans les villes souffrant de la faim.

Lors des premiers mois de son arrivée au pouvoir, M. Mnangagwa, suscitant l’espoir que des réformes rendraient au Zimbabwe sa prospérité détruite, avait annoncé 27 milliards de dollars d’investissements étrangers et un véritable changement de politique. C’est l’inverse qui s’est produit. Le 12 août, profitant de l’une des cérémonies les plus solennelles du pays, célébrant les héros de la lutte pour l’indépendance, Robert Mugabe a fait savoir qu’il refusait d’être inhumé à Heroes Acre, la monumentale nécropole construite aux portes d’Harare et où reposent ceux qui ont libéré le Zimbabwe au temps de la guerre contre le pouvoir blanc de Rhodésie du Sud. Un affront subtil comme un crachat, administré au président Mnangagwa, qui disait ce jour-là son espoir de voir aboutir ses « réformes douloureuses, mais nécessaires », certain de les voir « mener l’économie vers une transformation fondamentale, fondée sur une plus grande efficacité ». Paroles , Paroles !

Le pays raconte une autre histoire. D’abord, le choc climatique. Une période de sécheresse a grillé la moitié de la récolte de maïs et fait descendre les eaux dans le barrage de Kariba, amputant les trois quarts de la principale source d’approvisionnement en électricité nationale, au moment où l’Afrique du Sud interrompait ses exportations de courant pour cause d’impayés. Le Zimbabwe subit désormais des load shedding (des coupures tournantes) de dix-huit heures par jour. L’eau n’est plus pompée dans le système d’adduction. Un accord de rééchelonnement de la dette vient d’être trouvé avec la compagnie sud-africaine Eskom, réduisant dans les prochains jours les coupures à dix heures quotidiennes. Même la production minière a chuté, de 10 %.

Ensuite, le Zimbabwe est entré en récession. La dernière fois, c’était il y a dix ans, au moment de l’hyperinflation (89,7 sextillions de pour-cent) qui avait signé la fin du dollar zimbabwéen. Dans l’intervalle, un panier de devises, dont le dollar, l’avait remplacé. Mais tout récemment, le Zimbabwe s’est doté d’une nouvelle monnaie ! Faisant face à une pénurie de dollars rendant la vie de la population impossible, le gouvernement avait mis en circulation des bond notes, sortes de petites obligations du Trésor libellées en dollars. En parallèle, l’Etat a eu recours à une valeur au nom étrange : le RTGS (real-time gross settlement system, ou système de règlement brut en temps réel), lui permettant de créer des dollars virtuels, ex nihilo, injectés dans le système pour assurer ses paiements, notamment les salaires des fonctionnaires (90 % des employés du pays). Il n’y a qu’en Afrique que l’on peut voir pareille folie.

La masse de cette monnaie fictive a enflé au cours des années, atteignant des milliards. Puis, en juin, le pouvoir a décidé que cette anomalie financière deviendrait, tout à coup, la monnaie zimbabwéenne. L’inflation a aussitôt grimpé. Elle atteignait déjà 176 % à la fin du mois, puis a cessé d’être calculée. Elle est aujourd’hui estimée à environ 500 %.

Et rien ne semble pouvoir stopper cette glissade. Dans un cabinet d’audit sud-africain, une source qui suit la situation financière au Zimbabwe en reste bouche bée : « J’aimerais savoir ce qu’ils fument pour ne pas paniquer ! » Dans ce cadre, l’appel du MDC à des manifestations, qui pourraient s’étendre la semaine suivante, porte la menace de violences. En janvier, lors de la première grande augmentation du prix de l’essence, des protestataires avaient essuyé des tirs de l’armée dans les rues d’Harare. Il y avait eu au moins douze morts. Rien à voir avec la répression du mouvement des « Gilets jaunes » chez nous…

Vendredi, face aux violences potentielles, le parti d’opposition a demandé à ses partisans de ne pas porter de signes du MDC ni sa couleur emblématique (le rouge). « L’une des raisons pour lesquelles Mnangagwa n’a pas réussi à avancer depuis qu’il a pris le pouvoir en novembre 2017 tient au fait que la culture, au sein des institutions, et les pratiques en cours sous le régime de son prédécesseur sont restées les mêmes », écrivait, en juillet, l’analyste zimbabwéen Alex Magaisa, qui vit en exil. Pourquoi ? Parce que l’Afrique est le continent du temps long, où le poids des coutumes d’abord, des habitudes ensuite fait que rien ne peut changer.

Surtout pas ce qu’il y a de plus calamiteux pour ses habitants. Alors, de grâce, laissons-les vivre à leur rythme et seulement chez eux.

Le 22 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Auxquelles nous vous suggérons d’ajouter la lecture de ces autres articles :

1/ https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/06/18/de-lafrique-au-mali-et-retour/

2/ https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/06/22/ne-croyez-pas-que-letat-de-la-mauritanie-soit-plus-rassurant-que-celui-du-mali/

3/ https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/06/27/apres-le-mali1-le-burkina-faso2-la-mauritanie3-voici-venir-le-risque-dune-explosion-au-tchad/

** Lire « Le XXIe siècle sera celui d’une tragédie démographique entre l’Afrique et l’Europe« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/06/12/le-xxi-eme-siecle-sera-celui-dune-tragedie-demographique-entre-lafrique-et-leurope/

Les incendies de forêts à répétition : cette tragédie qui détruit la Grèce…à grands feux.

21 Août

Végétation carbonisée, villages évacués, routes barrées par les flammes, animaux asphyxiés : le paysage aux alentours de la forêt de pins d’Agrilitsa, sur l’île grecque d’Eubée, est apocalyptique après plusieurs jours d’incendie.

A environ 150 kilomètres du foyer, un nuage noir recouvrait Athènes et laissait sentir l’ampleur du désastre. Sur l’île d’cubée (au nord-est d’Athènes), mardi 14 août vers 3 heures du matin, les flammes se sont propagées à grande vitesse en raison de violentes rafales de vent, sans faire de victimes mais en réduisant en cendres une forêt de 674 hectares.

Abritant une flore et une faune d’une grande richesse, « le poumon de l’île d’Eubée a été touché » d’après le gouverneur régional sortant, Costas Bakoyannis. « C’est une énorme catastrophe écologique dans une forêt de pins unique », a ajouté le neveu du premier ministre conservateur et nouveau maire d’Athènes, élu en juin.

« Il faudra au moins trente ans pour que la forêt se régénère », renchérit Theocharis Zagkas, professeur de sylviculture à l’université de Thessalonique. A Agrilitsa, des pins d’Alep majestueux côtoient des sapins de Céphalonie, des platanes d’Orient, des châtaigniers. Le site concerné par l’incendie n’est pas classé Natura 2000, contrairement à ce que certains médias grecs ont prétendu, mais sert néanmoins de refuge pour des renards, des tortues, des reptiles, des rapaces et des oiseaux rares qui ont pu perdre la vie à cause du sinistre.

L’activité locale risque aussi de subir le contrecoup des feux : les terres des agriculteurs ont été ravagées, les bêtes des éleveurs décimées et les habitants de la région qui récoltaient la résine des pins pour aromatiser le vin grec traditionnel (retsina) devront y renoncer. « Il n’y a plus beaucoup de régions en Grèce où cette tradition a perduré », constate Giorgos Milios de la direction régionale des forêts d’Eubée. Dès mercredi, en déplacement sur les lieux du drame, le premier ministre Kyriakos Mitsotakis a promis de dédommager « rapidement » les sinistrés.

Mais le souvenir du terrible incendie qui a ravagé la station balnéaire de Mati, à une quarantaine de kilomètres d’Athènes, et coûté la vie à 102 personnes, le 23 juillet 2018, est encore dans les esprits. Les cadavres calcinés dans les voitures, la foule qui essaie d’échapper aux flammes en se jetant dans la mer, les enfants paniqués qui crient, hantent encore les Grecs. Un peu comme l’éruption du Vésuve qui hanta longtemps les habitants de la Campanie.

L’éternelle polémique sur la gestion chaotique de l’urgence et le retard dans les indemnisations des sinistrés a pesé sur toute la campagne électorale entre l’ex-premier ministre de gauche, Alexis Tsipras, et le leader conservateur, Kyriakos Mitsotakis, élu le 7 juillet.

M. Mitsotakis a écourté ses vacances en Crète pour rentrer immédiatement à Athènes : « La priorité de l’Etat a toujours été et sera la protection de la vie humaine », a-t-il déclaré.

Près du village de Kontodespoti, sur l’île d’Eubée en Grèce, le 13 août.
Près du village de Kontodespoti, sur l’île d’Eubée en Grèce, le 13 août. MICHALIS KARAGIANNIS / EUROKINISSI VIA REUTERS

Dès mardi, les villages de Kontodespoti, Macrymalli, Stavros et Platana, ainsi que la ville de Psachna ont été évacués par les autorités. Et le premier ministre n’a pas attendu pour déclencher le mécanisme RescEU permettant à des partenaires européens d’envoyer des avions de renfort en Grèce. Dès le mercredi, deux bombardiers d’eau italiens étaient opérationnels pour éteindre les flammes qui continuaient de ravager Eubée.

« Chaque lieu a ses spécificités, les situations à Eubée et à Mati ne sont pas comparables. A Mati, la proximité des habitations et des arbres en feu, ainsi que le manque d’accès pour l’évacuation ont rendu le travail des secours très difficiles », estime Theocharis Zagkas. A Eubée, le pire semble avoir été évité mais, durant la nuit de mercredi à jeudi, une reprise de feu continuait d’inquiéter et de mobiliser certains pompiers qui ont enchaîné plus de trente-six heures de travail. Theocharis Zagkas estime que « tout se joue dans les quinze premières minutes lors d’un incendie, il faut agir très vite, surtout en présence de vents forts ».

Le mieux reste d’éviter ces incendies dévastateurs grâce à la prévention, selon le spécialiste. D’autant que 96 % des feux sur le pourtour méditerranéen sont déclenchés – volontairement ou non – par l’homme, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF) qui a publié un rapport en juillet intitulé « La Méditerranée brûle ».

A la télévision, des spots sont désormais diffusés : taillez les branches des arbres trop proches des habitations, débarrassez votre jardin des bois et feuilles mortes, laissez un accès aux véhicules des secours….Le numéro de téléphone d’urgence européen (112) peut, depuis quelques jours, recevoir tout témoignage concernant un départ de feu. Le service de protection civile informe la population par SMS des zones touchées par les incendies à éviter.

Hélas, d’après le WWF, chaque année le pourtour méditerranéen perd 0,6 % de sa surface forestière à cause des incendies. Constantinos Liarikos, responsable des programmes environnementaux au sein de l’ONG, note dans ce rapport que « la Méditerranée va rencontrer dans les prochaines années des incendies de forêt plus dévastateurs et plus vastes à cause du réchauffement climatique. Il est nécessaire de faire de la prévention pour éviter de nouveaux incendies meurtriers ». Paroles, paroles !

La preuve : du 15 juillet au 14 août, 1 302 feux ont été recensés en Grèce, presque le double par rapport à 2018 (735). En quelques jours, des sinistres ont été relevés dans la région d’Athènes près de Marathon, sur l’île de Thassos (nord), dans la région de Béotie (centre-ouest), dans le Péloponnèse (sud) et notamment sur l’île paradisiaque d’Elafonissos. « Les feux de forêt vont faire hélas partie de notre quotidien », a prévenu, mercredi, le premier ministre Mitsotakis.

Près de Makrimalli sur l’île d’Eubée en Grèce, le 14 août.
Près de Makrimalli sur l’île d’Eubée en Grèce, le 14 août. ANGELOS TZORTZINIS / AFP

Pour le professeur Zagkas, le changement climatique n’est pas la seule explication de la recrudescence d’incendies en Grèce : « Certaines forêts ont été abandonnées par les autorités. Les sous-bois ne sont pas entretenus et constituent une matière qui peut prendre feu à tout moment », précise-t-il. Mais il faut y ajouter la terrible habitude de la monoculture des épineux, certes persistants mais si terriblement inflammables. Un avis partagé par Giorgos Milios : « A Eubée, chaque année, nous appréhendons l’été avec anxiété. L’île a déjà connu plusieurs grands incendies en 2007 et 2016. Il faudrait embaucher plus de gardes forestiers. Malheureusement, il y a peu de candidats pour ces postes mal rémunérés. » 

Comme toujours et comme partout au sein de l’Union européenne…Etonnez-vous après cela que tant de migrants trouvent à faire leur nid chez nous.

Le 21 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

L’Allemagne, l’homme malade de l’Europe.

21 Août

Après avoir été la locomotive de l’Union européenne (UE), pour le meilleur (l’économie du pays a longtemps tiré vers le haut les poids morts de ceux qui bordent la Méditerranée) comme pour le pire (en obligeant la plupart de ses partenaires à accueillir des millions de migrants affamés, incultes et violents), l’Allemagne commence à se mordre les doigts de s’être embarquée dans la galère de l’UE.

Les tout derniers indicateurs conjoncturels laissaient en effet craindre le pire pour elle : au deuxième trimestre, l’économie allemande s’est contractée de 0,1 %, après avoir progressé de 0,4 % sur les trois premiers mois de l’année, selon les données publiées mercredi 14 août par l’Office fédéral de la statistique (Destatis).

C’est nettement moins bien que le chiffre, pourtant déjà décevant, enregistré en France et dans l’ensemble de la zone euro (+ 0,2 % dans les deux cas).

Avec celle du troisième trimestre 2018 (– 0,1 %), il s’agit de la première baisse du produit intérieur but (PIB) enregistrée dans le pays depuis début 2015 (– 0,2 %). Surtout, elle confirme les difficultés dans lesquelles le moteur de la croissance européenne s’enlise depuis plusieurs mois, alors que les incertitudes internationales s’accumulent.

Cette contraction tient en grande partie aux spécificités du modèle allemand, très dépendant des exportations, qui pèsent près de la moitié du PIB. Lorsque le commerce mondial va bien, l’économie germanique fait des étincelles et surpasse la croissance moyenne de la zone euro. Mais lorsqu’il ralentit, elle souffre beaucoup plus que ses voisins tournés vers leur consommation intérieure, comme la France (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/12/ceux-qui-nous-lisent-le-savent-depuis-longtemps-leconomie-de-lallemagne-va-de-plus-en-plus-mal/).

C’est ce que l’on observe depuis quelques mois, alors que les échanges internationaux plongent sous l’effet des tensions commerciales entre Pékin et Washington. Selon Oxford Economics, ils devraient progresser de 1,2 % seulement cette année, contre + 4,9 % en 2018. Résultat : l’économie allemande se retrouve au cœur de la tempête, et en parti­culier son industrie. En juin, la production du secteur a reculé de 1,5 % sur un mois, et de 5 % sur un an. Tétanisés par ces incertitudes, les entrepreneurs ont le moral en berne. Celui des investisseurs ne va guère mieux : début août, il est tombé à son plus bas niveau depuis huit ans, d’après les dernières données de l’institut ZEW.

« L’industrie allemande souffre beaucoup depuis un an », résume Nadia Gharbi, spécialiste de la zone euro chez Pictet WM. Tout au long de 2018, les économistes ont désigné une série de facteurs temporaires pour expliquer ces piètres performances – à commencer par la météo et les nouvelles normes antipollution automobiles, qui ont désorganisé les chaînes de production du pays pendant de longs mois. « Mais désormais, il apparaît clairement que le ralentissement est plus profond et durable qu’on ne le pensait alors », ajoute Mme Gharbi.

Celui-ci tient, bien sûr, à la décélération de l’économie chinoise, pénalisée par les droits de douane imposés par Washington sur ses importations. Or, la Chine est un marché essentiel pour l’industrie automobile allemande : BMW et Daimler y réalisent plus du tiers de leurs ventes. Pour Volkswagen, la part est même de 40 %.

S’ajoutent à cela des évolutions structurelles plus préoccupantes encore. Peu à peu, le marché mondial de l’automobile se tourne vers les véhicules électriques, créneau sur lequel l’Asie est déjà leader – en particulier la Chine, où les ventes de modèles de ce genre ont bondi de 50 % sur la première partie de l’année. « Face à ces mutations, l’Allemagne, spécialisée dans la vieille industrie, paraît mal engagée : ses outils de production sont déjà en retard », résume Patrick Artus, de chez Natixis.

Jusqu’au premier trimestre, cette faiblesse productive était malgré tout compensée par le dynamisme de la demande intérieure, portée par un marché de l’emploi en pleine santé : en juin, le taux de chômage n’était que de 3,1 % de la population active, selon Eurostat, très inférieur à la moyenne de la zone euro (7,5 %). « Mais sur ce front-là également, les signaux inquiétants s’accumulent », prévient Carsten Brzeski, économiste chez ING, à Francfort.

Nombre d’entreprises ont ainsi réduit le nombre d’heures travaillées ces dernières semaines, tandis que, fin juillet, le moral des ménages allemands mesuré par l’institut GfK était au plus bas depuis avril 2017. Dit autrement : la déprime industrielle semble en passe de contaminer les autres secteurs de l’économie, dont les services, et c’est probablement là le plus inquiétant.

Dans ces conditions, l’Allemagne risque-t-elle de plonger en récession (soit au moins deux trimestres d’affilée de baisse du PIB) ces prochains mois ?

Cela dépendra en partie de l’évolution des tensions entre Pékin et Washington. « Notre scénario central est plutôt celui d’une stagnation : face à l’accumulation des incertitudes commerciales, auxquelles s’ajoutent celles entourant le Brexit, on voit mal comment l’activité pourrait rebondir à court terme » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/01/23/face-a-un-brexit-dur-les-pays-de-lue-ont-probablement-plus-a-perdre-que-le-royaume-uni/), détaille M. Brzeski. Le gouvernement, lui, mise sur une croissance de 0,5 % sur l’ensemble de l’année, loin des 1,5 % enregistrés en 2018.

Face à ce tableau bien sombre, de plus en plus de voix – y compris parmi les économistes conservateurs – appellent le gouvernement allemand à en faire plus pour soutenir l’activité. « Etant donné la bonne tenue des finances publiques allemandes et des marges de manœuvre qui en résultent, le moment semble opportun pour que des mesures budgétaires soient prises, afin de compenser la faiblesse de l’environnement international », juge Bernhard Bartels, spécialiste du pays pour l’agence de notation Scope. Dans une note sur le sujet, il souligne que Berlin emprunte en outre à taux négatifs. Ce qui signifie que les investisseurs sont prêts à payer le pays pour lui prêter de l’argent…

Jeudi 8 août, l’agence Reuters laissait entendre que Berlin envisageait d’augmenter son endettement pour intensifier ses investissements dans la transition écologique. Une rumeur que le gouvernement n’a pas tardé à démentir. « Nous pouvons remplir les tâches auxquelles nous nous consacrons sans nouvelle dette », a insisté le ministre des finances, Olaf Scholz, lundi 12 août. Peut-être. Il n’en demeure pas moins que le débat sur l’opportunité d’une relance budgétaire s’impose peu à peu au sein de l’opinion publique allemande.

Mais qui donc a entendu Angela Merkel se prononcer sur ce préoccupant sujet ? Personne. Angela est aux abonnés absents…Il est vrai que nous sommes loin, aujourd’hui, de l’enthousiasme qu’elle manifestait en 2015 pour faire ouvrir la route des Balkans aux migrants. Et qu’il est loin le temps où elle prétendait que tout était possible :

« Wir schaffen das !» (« Nous y arriverons »)

Le 21 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Dans l’éternelle rubrique « Quand on veut, on peut »…

20 Août

BRAVO THERESA !

Le gouvernement britannique (à la fin de l’exercice de Theresa May) a déchu de sa nationalité Jack Letts, un homme de 24 ans surnommé « Jihadi Jack » qui avait rejoint l’Etat islamique en Syrie en 2014, selon des informations publiées dimanche 18 août par le journal Mail on Sunday. Jack Letts, qui avait la double nationalité britanno-canadienne, relève désormais de « la responsabilité du gouvernement canadien », écrit le journal britannique.

« Les décisions de retirer la citoyenneté à un individu de double nationalité se fondent sur des conseils avisés d’officiels, d’avocats et des agences de renseignement ainsi que toutes les informations disponibles », a précisé un porte-parole du ministère de l’intérieur britannique. C’est « un moyen de contrer la menace terroriste posée par des individus des plus dangereux et de garder notre pays en sécurité », a-t-il expliqué.

C’EST PRECISEMENT CE QUE PRETEND ET RECLAME LE CER DEPUIS QU’IL EXISTE…

Selon The Mail on Sunday, « la décision a suscité la fureur à Ottawa (…) alors que le premier ministre canadien doit rencontrer Boris Johnson au sommet du G7 en France le week-end prochain ». Ottawa estime que Jack Letts a « très peu à voir avec le Canada » d’après une source diplomatique citée dans l’article. Mais Ottawa oublie que le question, en la matière, n’est pas d’avoir beaucoup ou « très peu à voir »  avec tel ou tel pays dont les criminels revendiquent ou acceptent la nationalité. C’est que ces criminels soient rejetés d’une communauté nationale contre laquelle ils se sont dressés et qui n’en veut plus en son sein.Notre position est clairement résumée ici : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/06/29/marc-et-suzanne-lopez-ont-tout-rate-dans-leur-vie/ .

Le gouvernement canadien a fini par réagir officiellement suite à ces informations parues dans la presse, dimanche, par voie de communiqué. « Le Canada est déçu que le Royaume-Uni ait pris cette mesure unilatérale pour se décharger de ses responsabilités », a indiqué dimanche un porte-parole du ministère canadien de la Sécurité publique. Nous pensons, au contraire, que le gouvernement britannique a justement et efficacement pris toutes ses responsabilités.

Ottawa n’a pas fourni plus de détails sur Jack Letts, précisant ne pas pouvoir « commenter des cas spécifiques ou des questions opérationnelles de sécurité nationale ». « Bien que nous soyons déçus par leur décision, nous ne menons pas une diplomatie de représailles », a souligné le porte-parole, en réponse à une « fausse » réaction d’Ottawa rapportée par des médias britanniques.

Alors que le premier ministre canadien, Justin Trudeau, doit rencontrer son homologue britannique Boris Johnson au sommet du G7 à Biarritz le week-end prochain, les deux pays continuent « de collaborer étroitement sur un certain nombre de questions, notamment la situation à Hong Kong », a-t-il indiqué. « Le gouvernement est conscient que des citoyens canadiens sont actuellement détenus en Syrie. Il n’y a aucune obligation légale de faciliter leur retour », peut-on lire également dans le communiqué. Ce qui, notons-le, est une façon de botter en touche.

En France, où l’on est toujours sous l’emprise des droit-de-l’hommistes et des traîtres, la question de la déchéance de nationalité, proposée par le gouvernement de l’ancien président François Hollande avait suscité un tollé après les attentats de 2015, empoisonnant la fin de son quinquennat. Et pourtant, François Hollande avait raison et, pour une fois, du courage.

Jack Letts, converti à l’islam, avait quitté son domicile familial dans le comté d’Oxfordshire dans le centre de l’Angleterre en mai 2014. De Jordanie, il s’est alors rendu au Koweit puis s’est marié en Irak avant d’aller en Syrie. Letts a par la suite été capturé en mai 2017 par des forces kurdes syriennes quand il essayait de fuir vers la Turquie et est depuis détenu dans le nord du pays.

Dans une interview à ITV en février, Jack Letts avait dit vouloir rentrer au Royaume-Uni. « Je ne vais pas dire que je suis innocent. Je ne suis pas innocent. Je mérite ce qui m’arrive. Mais je veux juste que ce soit… approprié… pas une punition “freestyle(sic) en Syrie », avait-il déclaré. Ses parents (car il n’était pas seul dans ses mauvais coups), reconnus coupables en juin de financement du terrorisme pour lui avoir envoyé de l’argent en Syrie, ont été condamnés à des peines de prison avec sursis.

« Jihadi Jack » est le dernier cas connu de déchéance de nationalité britannique en lien avec des départs pour rejoindre l’Etat islamique. Mais le gouvernement avait déjà été fortement critiqué pour avoir déchu de sa nationalité en février Shamima Begum, une Britannique d’origine bangladaise mariée à un djihadiste en Syrie, qui avait demandé à rentrer au Royaume-Uni et dont le bébé est mort en Syrie.

Il n’y a pas de doute, « quand on veut, on peut » !

Le 20 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

La pire des migration-invasion: les mineurs non accompagnés.

20 Août

Parmi le millier de migrants qui devraient bientôt être évacués du gymnase communal de Grande-Synthe (Nord) et de ses alentours, environ quatre-vingts « mineurs non accompagnés » ont été comptabilisés par l’association spécialisée Refugee Youth Service.

Ces étrangers de moins de 18 ans, isolés et largués par leurs familles prolifiques mais impécunieuses sur les pistes caillouteuses d’Afrique, relèvent nous dit-on de la protection de l’enfance et d’une prise en charge par les services des départements. Mais ces derniers peinent à faire face à l’afflux de ces adolescents. Le nombre de personnes reconnues mineures non accompagnées est en effet passé de 8 054 en 2016 à 17 022 en 2018, d’après les données du ministère de la justice (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/12/06/ca-ne-leur-coute-pas-cher-mais-ca-peut-leur-rapporter-gros/).

En Gironde, la vice-présidente chargée de la protection de l’enfance, Emmanuelle Ajon, constate l’arrivée de nouveaux migrants, souvent de jeunes hommes venus d’Afrique subsaharienne. Elle est, dit-elle, en « perpétuelle recherche de places ». Alors que tout ce petit monde devrait, aussitôt repéré, être renvoyé manu militari d’où il vient.

Dans ce département, le nombre de jeunes étrangers accueillis est passé de 449 fin 2016 à près de 1 200 aujourd’hui (soit trois fois plus). En début d’année, le dispositif d’accueil girondin a été complètement submergé – rendant difficile l’accueil des primo-arrivants.

Faute de disponibilités dans des centres adaptés, certaines collectivités hébergent les jeunes mineurs non accompagnés….dans des hôtels, ou créent des dispositifs d’accueil dans des familles bénévoles.

Elles doivent aussi faire face à la « difficulté de trouver des personnels qualifiés » pour encadrer les mineurs étrangers. « Nous avons la préoccupation de les accueillir », résume Philippe Meyer, vice-président du département du Bas-Rhin,tout en reconnaissant « une saturation » des dispositifs.

ET SI ON SE DECIDAIT ENFIN À LES RENVOYER CHEZ EUX ?

Car cette situation a d’iinsupportables répercussions financières. En effet, la prise en charge des mineurs non accompagnés est estimée à 50 000 euros par an et par personne. Dans le Territoire de Belfort, l’enveloppe budgétaire de cette année atteint 3,9 millions d’euros. Un montant important pour ce département de taille modeste : « Cela équivaut à trois fois le budget de fonctionnement des collèges publics », précise Florian Bouquet, président de la collectivité.

ÇA SUFFIT !

Les départements doivent faire des concessions. « Cet argent, on doit le prendre ailleurs », dit le président du conseil départemental du Rhône, Christophe Guilloteau. Chez lui, les sommes consacrées à la prise en charge des mineurs non accompagnés, et ceux devenus de jeunes majeurs, ont été multipliées par douze par rapport à 2015.

L’Assemblée des départements de France a estimé à 2 milliards d’euros les dépenses effectuées en 2018 par les départements pour l’accueil des jeunes étrangers par leurs services. Ces derniers prennent en charge plus de 40 000 ayants droit. Mais l’Etat ne compense qu’une faible part de ces coûts.

« En Seine-Saint-Denis, cela représente moins de 10 % des dépenses », précise Stéphane Troussel, président du département. L’Etat verse notamment une somme liée à l’évaluation à laquelle doivent procéder les départements pour s’assurer que les personnes se présentant comme mineures le sont effectivement. Son montant a été réévalué par un arrêté du 28 juin, établissant une participation forfaitaire de l’Etat à 500 euros par personne évaluée, et une aide de 90 euros par jour durant les quatorze premiers jours, au titre de leur mise à l’abri.

Mais cette somme reste insuffisante aux yeux des présidents de conseil départemental. « Cela n’épouse pas l’évolution [des coûts] », assure Mathieu Klein, président du département de Meurthe-et-Moselle. Pour lui, comme pour plusieurs de ses homologues, ce n’est pas aux collectivités départementales d’évaluer si des jeunes gens sont mineurs ou non. « Nous ne devrions pas en avoir la responsabilité, elle relève du pouvoir régalien de l’Etat », estime l’élu socialiste.

Le rapport, déposé début juillet, par la mission d’information sur l’aide sociale à l’enfance, dont la députée La République en marche de la Nièvre, Perrine Goulet, était rapporteuse, pose aussi la « question de la pertinence du conseil départemental comme opérateur de l’Etat » dans cette mission d’évaluation de la minorité des personnes.

Recentraliser cette compétence n’est cependant pas envisagé par le secrétaire d’Etat à la protection de l’enfance, Adrien Taquet. Son entourage mentionne des « échanges constants » avec les élus sur le dossier des mineurs non accompagnés.

Le 9 juillet, M. Taquet a rencontré plusieurs présidents de conseil départemental pour échanger sur la problématique de la « clé de répartition », qui répartit les mineurs étrangers par département, en se basant notamment sur la proportion dans chaque département de jeunes de moins de 19 ans. Un groupe de travail devrait rendre ses conclusions sur le sujet pendant l’été.

Mais de nombreux élus disent attendre un débat « plus large » que ces différents points. Ils demandent un soutien financier plus important, mais aussi « plus d’écoute » face à une situation qui « ne cesse de se dégrader ».

Pour nous, toutes ces « parlottes » sont intolérables et démontrent la lâcheté de nos responsables politiques face à un problème d’une simplicité….enfantine.

Ces morveux clandestins, venus chez nous pour nous tondre la laine sur le dos en même temps qu’ils réduisent ainsi les problèmes démographiques de leurs pays, n’ont strictement rien à y faire. Au sens propre comme au sens figuré !

La seule réponse à apporter à leur présence illégale, c’est le renvoi immédiat.

Le 20 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Cherchez l’erreur.

20 Août

L’économie française bat de l’aile, la misère s’accroit chaque jour mais….les dividendes versés aux actionnaires atteignent des records ! Et ils s’étonneront le jour où la Carmagnole sera de nouveau chantée dans les rues de Paris :

La somme peut faire rêver… Quelque 513,8 milliards de dollars ont été versés par les entreprises mondiales à leurs actionnaires sous forme de dividende au cours du deuxième trimestre 2019. Un montant en hausse par rapport à l’année précédente, selon l’étude de référence de la société de gestion de fonds Janus Henderson Investors (JHI).

Une bonne surprise alors que, si les entreprises ont souvent publié des résultats plutôt rassurants – comme celles du CAC 40 -, la prudence est de mise dans leur discours et nombre d’entre elles anticipent une dégradation de leurs résultats. Le « taux de croissance [des dividendes] a été le plus faible en plus de deux ans », tempère toutefois JHI, l’une des principales dans le monde avec 316 milliards d’euros d’actifs gérés. La hausse de 1,1 % constatée au deuxième trimestre de cette année est en effet bien loin des 13% constatés un an plus tôt.

Au coup de mou de l’activité, s’ajoutent les effets des variations de change. Ceux-ci ont entraîné une baisse de 2,9 points des dividendes totaux d’avril à juin, selon les auteurs de cette étude qui s’appuie sur l’analyse des dividendes payés par les 1.200 sociétés les plus importantes en termes de capitalisation boursière.

Dans le détail, tous les actionnaires ne sont pas traités de la même manière. L’Europe (hors Royaume-Uni) « est particulièrement touchée », selon l’étude. Les dividendes y ont reculé de 5,3 % à 169,5 milliards de dollars, en raison notamment de la faiblesse de l’euro face au dollar.

« Le ralentissement économique mondial est particulièrement notable en Europe, ce qui a une incidence sur les bénéfices et qui, par conséquent, limite la capacité des sociétés européennes à augmenter leurs dividendes », explique Janus Henderson. Plusieurs constructeurs automobiles allemands, BMW et Daimler, dont les bénéfices sont affectés par la morosité du secteur, ont par exemple réduit leur distribution de dividendes.

Mais, à la surprise générale….des « Gilets jaunes« , les actionnaires français tirent bien leur épingle du jeu, les entreprises tricolores s’étant montrées particulièrement généreuses avec eux. La France est « de loin le plus grand payeur de dividendes en Europe » (+3,1 %, à 51 milliards de dollars). Une somme qui serait bienvenue pour améliorer l’ordinaire de nos compatriotes !

Comme le Vieux Continent, la région Asie-Pacifique hors Japon a fait moins bien que l’an passé (-2,9 %, à 43,2 milliards de dollars). « Un quart des sociétés de Hong Kong de notre indice ont réduit leurs dividendes, dont China Mobile. Il s’agit là d’un pourcentage bien plus important que sur les autres principaux marchés, reflétant le ralentissement de l’économie chinoise », observe Janus Henderson.

Le Japon, où « la croissance des dividendes a surperformé le reste du monde au cours des quatre dernières années », comme le Canada, la France et l’Indonésie qui sont les seuls pays à avoir battu des records au cours du deuxième trimestre, selon l’étude.

Outre-Atlantique, le montant des dividendes ressort en hausse de 4,4 % à 132,9 milliards de dollars. Ce qui correspond toutefois au « rythme de progression le plus lent en deux ans ».

Les fabricants automobiles y « ont maintenu leurs dividendes au même niveau, reflétant les défis structurels croissants auxquels le secteur est confronté à l’échelle internationale », souligne également le rapport.

Alors que depuis 2015, les dividendes mondiaux du deuxième trimestre n’ont cessé de croître, ils « ont augmenté de façon extrêmement rapide au cours des deux dernières années et le ralentissement auquel nous assistons n’est donc pas une source d’inquiétudes », estime Ben Lofthouse, directeur de la gestion actions internationales à fort rendement chez Janus Henderson.

Mais, tenez-vous bien, pour l’année 2019, Janus Henderson maintient ses prévisions inchangées. Tablant sur un montant record de 1.430 milliards de dollars de dividendes, soit une hausse annuelle de 4,2 %.

Une foins encore, force est de constater que les plus riches s’enrichissent davantage quand les moins riches continuent de s’appauvrir. Pensez-vous qu’Emmanuel Macron va en perdre le sommeil ?

Le 20 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Matteo Renzi : son goût à géométrie variable pour la démocratie nous étonnera toujours.

19 Août

Depuis l’annonce par le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini (Ligue), de sa volonté de rompre avec le Mouvement 5 étoiles (M5S) pour provoquer de nouvelles élections, l’Italie est plongée dans un véritable psychodrame dont l’inénarrable mais inusable Matteo Renzi, président du Conseil de février 2014 à décembre 2016 et mentor du Parti démocrate (PD) -centre gauche-, fait ses choux gras au prétexte d’ « essayer d’éviter une catastrophe budgétaire et une dérive extrémiste. »

Matteo Renzi et son ami Emmanuel Macron

Et, l’homme-lige de la Commission européenne à Rome d’ajouter sans  vergogne (car qu’a-t-il fait de constructif et d’efficace pendant ses presque trois ans de pouvoir ?) : 

 » Ce gouvernement avait promis de tout changer. Après un an et deux mois, son échec est évident. Démonstration est faite que les populistes, une fois au pouvoir, sont des incapables, des incompétents. Pour cela, le 20 août, nous voterons la défiance. Alors devrait commencer le parcours institutionnel prévu par la Constitution. »

Pour cela, Matteo Renzi et son Parti démocrate n’hésitent pas à ouvrir des discussions avec les populistes du Mouvement 5 étoiles (M5S) qu’ils qualifiaient, il y a quelques mois seulement de « mouvement d’extrême droite dangereux pour la démocratie et pour l’Europe » ! Mais, quand ça l’arrange…

Alors, il n’hésite pas à calomnier pour salir Matteo Salvini et sauver Bruxelles :  » En octobre 2018, à Moscou, des représentants de Matteo Salvini ont engagé des tractations avec des hommes d’affaires russes pour convenir de versements occultes. Si des proches du chef de file du premier parti d’Italie vont demander de l’argent à Poutine, c’est notre histoire, notre place dans le monde qui sont en danger. » Où sont les preuves de cette dénonciation ? Pour le moment, nous n’en avons vu aucune…

Et quid des nouvelles élections législatives réclamées par Matteo Salvini et La Ligue ?  » Je dis qu’il faut empêcher le retour aux urnes voulu par Matteo Salvini. Ce n’est pas une obligation, juste un choix personnel. » Car, ajoute-t-il,  » Si l’on vote immédiatement, la TVA passera de 22 % à 25 % à la fin de l’année. En plus, il y a le risque concret d’une dérive extrémiste. Face à cela, on ne peut pas obéir à son ressentiment personnel. »

Mais, ne l’oubliez pas, Matteo Renzi est l’homme de Bruxelles. Et Bruxelles a peur que de nouvelles élections aboutissent à donner les pleins pouvoirs à Salvini ! 

La preuve, il la livre lui-même :  » Il faut agir vite parce que l’Union européenne vit un moment fondamental. Bien sûr, il y a la mise en place d’une nouvelle Commission et d’une nouvelle direction de la Banque centrale européenne (BCE). Mais surtout, pour la première fois depuis des décennies, le business model de l’Allemagne, fondé sur le boom des exportations vers la Chine et une forte austérité en Europe, est mis à mal. La guerre commerciale entre Washington et Pékin, le ralentissement chinois et les inquiétudes géopolitiques en Europe, tout ça devrait conduire Berlin à se montrer plus expansif, plus keynésien. » Alors, au cas où vous n’auriez pas compris le charabia de Renzi, voici ses explications : 

 » Avec la France et l’Espagne, qui ont tout intérêt à ce changement, l’Italie a quelque chose à jouer. C’est le moment de la grande confrontation européenne. Et avec Matteo Salvini au gouvernement, qui insulte chaque jour Emmanuel Macron et Angela Merkel, l’Italie est comme une pestiférée. C’est pourquoi il faut une nouvelle équipe pour diriger le pays et pouvoir de nouveau peser en Europe. » Entendez surtout qu’il faut des fidèles de l’UE au pouvoir à Rome et non pas eurosceptiques bien décidés à en finir avec la tyrannie de Bruxelles…

Mais comment s’en sortir, financièrement ? Là, reviennent les vieilles recettes du socialisme italien customisé par l’UE :  » Il faut trouver 23 milliards d’euros. Je propose déjà d’élargir le recours à la facturation électronique [destinée à lutter contre l’évasion fiscale]. Comme ça, on récupérerait de 8 milliards à 10 milliards. » On croirait entendre Perrette se rendant au marché pour vendre le lait de son petit pot ! Mais, ce n’est pas fini. Ecoutez bien ce que nous raconte Matteo Renzi :  » Ensuite, il faudra revenir sur certaines dépenses excessives. Par exemple, la Ligue a tenté de détruire la réforme des retraites de 2011 en adoptant le « quota 100 » [qui permet à toute personne âgée de plus de 62 ans ayant cotisé trente-huit années de partir à la retraite]. Mais il est sans doute possible, dans le futur, de récupérer 4 milliards ou 5 milliards d’euros par an sur cette mesure. Puis, il faudra faire repartir la croissance. Je pense que ces fameux 23 milliards d’euros, le nouveau gouvernement pourrait les trouver en une semaine. Même si, bien sûr, nous espérons également que l’Europe saura se montrer sensible à un budget bâti par un exécutif pro-européen…« 

Vous l’aurez compris, Matteo Renzi n’a pas changé. Ce sont les Italiens qui doivent changer, au nom et pour le bonheur de l’UE. Mais, surtout, sans leur donner la parole au travers d’élections libres* pour qu’ils se prononcent sur les méfaits de la politique migratoire européenne !

Cette Union européenne est bien, comme nous ne cessons de le répéter, une association de malfaiteurs.

Le 19 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Car n’oubliez pas l’évolution des voix entre les élections européennes de 2014 et celles de 2019 :

  • le Parti démocrate de Matteo Renzi est passé de 41% à 23% tandis que 
  • La Ligue de Matteo Renzi est passée de 6% à 35%…

Vous comprenez sans doute mieux l’aversion du premier pour l’idée de redonner la parole aux électeurs italiens !