Archive | 3- Communiqués officiels du CER RSS feed for this section

La gangrène islamique s’installe chez nous.

27 Mai

Les pouvoirs publics ne voulaient rien voir ni rien entendre mais ils sont rattrapés par la réalité : les hommes musulmans veulent imposer aux femmes de rester à la maison. Au Maghreb ? En Arabie saoudite ? Non, tout simplement à Paris ! Mais cela ne concerne que les fatmas ? Pas du tout, ce doit être la règle POUR TOUTES LES FEMMES…C’est en tout cas ce qui ressort de la situation aussi stupéfiante qu’intolérable qui s’est installée sournoisement dans un quartier du 18e arrondissement la capitale.

Les témoignages affluent désormais tant à la mairie de Paris qu’au ministère de l’Intérieur. Comme celui de Sonia qui tient un magasin de fruits et légumes ouvert sur la rue, près de la place de la Chapelle. Les hommes dans le quartier ?  » Ils n’ont pas de respect. «  Sur son passage, elle entend des  » psstt « , des  » pute, salope «  si elle ne répond pas.  » La dernière fois, il y en a un qui a voulu me taper avec sa bouteille de bière « , poursuit-elle.

Pour atteindre la station de métro La Chapelle, elle fait un détour, afin d’éviter le trottoir où la densité d’hommes est la plus forte. Plus la journée avance, moins le passage est praticable. Des étals de fortune sont posés sur le trottoir.  » Marlboro ! Marlboro ! « , lancent des vendeurs de tabac de contrebande. Des hommes vont et viennent, échangeant des marchandises non identifiables de main en main. D’autres sont simplement assis le long du square Louise-de-Marillac (une référence pourtant), fermé pour dératisation depuis un mois. Il n’était plus fréquenté depuis longtemps par les familles du quartier.

Andrea n’a pas entendu parler de l’article paru dans Le Parisien, le 18 mai (http://www.leparisien.fr/paris-75018/harcelement-les-femmes-chassees-des-rues-dans-le-quartier-chapelle-pajol-18-05-2017-6961779.php), qui évoquait un quartier en partie  » interdit aux femmes « ni de l’emballement qu’il a suscité sur les réseaux sociaux. Elle semble être la seule. Devant un café de la rue Philippe-de-Girard, un couple évoque sa fille de 13 ans, qui s’est fait suivre dans son hall d’immeuble par un groupe de garçons de son âge.  » L’autre jour, au métro, un homme lui a caressé les cheveux « , relate la mère. Son père va la chercher là-bas même en pleine journée.

Le quartier n’est pourtant pas une  » no-go zone «  d’où les femmes seraient bannies. Elles sont nombreuses dans la rue à l’heure de la sortie des bureaux et des écoles. Les expériences varient selon que le quartier est seulement traversé, fréquenté pour le travail, ou habité. Selon le tempérament et le seuil de tolérance de chacune, aussi.  » Je n’ai jamais eu de problème « , affirme Anta, 22  ans, avant de poursuivre :  » Je mets mes écouteurs, je trace, je ne me déplace pas seule si je suis habillée léger. Les hommes, je les envoie balader. « 

C’est cette pression qu’ont voulu dénoncer les rédactrices de la pétition.  » Nous n’avons jamais écrit que les femmes étaient empêchées de sortir, explique Sandrine, de l’association Demain La Chapelle. Nous avons formalisé le fait que nous sommes contraintes par le comportement des hommes d’éviter certains endroits, et que nous l’avons intériorisé. «  Les mots choisis étaient forts.  » Certaines se terrent chez elles « , disait le texte.  » Des mères ont peur d’envoyer leur fille faire une course, assume Nathalie, de SOS La Chapelle. Quand on subit ça au quotidien, ça vous casse les jambes. « 

Le déferlement qui a suivi les a prises de court. Les médias ont afflué. La pétition a recueilli plus de 20 000 signatures en quatre jours. Des soutiens plus ou moins encombrants se sont manifestés. La candidate (Les Républicains) aux législatives Babette de Rozières a improvisé une marche place de la Chapelle, vendredi 19  mai, pour dénoncer  » l’incurie  » des pouvoirs publics, où la présidente LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, était conviée.

Dans le même temps, les associations de soutien aux migrants ont vigoureusement réagi.  » Nous ne pouvons supporter l’amalgame entre population immigrée et délinquance, a dénoncé comme d’habitude le Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants sur son compte Twitter le 19  mai. Le harcèlement sexuel n’est pas le propre d’une population spécifique, mais bien une problématique sociétale.  » Il n’est pire sourd que celui qui ne veut rien entendre…

 » On nous traite de racistes, de fascistes, c’est très difficile d’entendre ça, répond Virginie, l’une des pétitionnaires. Je me fiche de savoir quelle est la couleur des harceleurs. Je veux qu’ils sachent que c’est interdit. Que veulent dire ces accusations ? Qu’il ne faut pas en parler ? Ou seulement quand ça se passe dans les beaux quartiers ?  »

 » C’est la double peine, laisse tomber Sandrine. On est harcelées dans la rue et insultées sur les réseaux sociaux.  Jamais nous n’avons mis en cause les migrants, une origine ou une religion, ni dans la pétition ni dans les médias. «  Les Soudanais et les Erythréens qui peuplaient les campements du quartier sont moins souvent en cause, selon de nombreux témoignages, que les vendeurs à la sauvette et, les groupes d’hommes désœuvrés et quelques trafiquants de tout poil qui auraient dû être expulsés depuis longtemps.

Les féministes, de leur côté, sont circonspectes.  » Les femmes vivent cela depuis longtemps, pas seulement à la Chapelle mais aussi à l’Assemblée nationale, et pas seulement à Paris, observe Marguerite Stern, une ancienne des Femen qui a habité la Chapelle. J’ai vécu à Marseille des choses beaucoup plus violentes. Cette fois, on en parle que parce que c’est un quartier où il y a des migrants. « 

Elle juge cependant  » aberrant «  de mettre en doute la parole des victimes, comme cela a parfois été le cas.  » C’est comme dire à une femme qui a été violée : Vous étiez habillée comment ? , renchérit Cécile, 30 ans, une riveraine signataire de la pétition. On nous taxe de racisme parce que nous vivons dans un quartier cosmopolite, mais aucune population n’est stigmatisée. Je cible des hommes qui harcèlent des femmes.  » Les victimes sont de toutes origines.

Pourquoi ce sujet a-t-il émergé à cet endroit, à ce moment ? La situation s’est tout simplement aggravée au fil des mois. Au fur et à mesure du recul du pouvoir politique pour acheter la paix civile. Le quartier, l’un des plus pauvres de Paris, confronté de longue date au trafic de drogue, cumule les difficultés. Exclu des deux zones de protection spéciales policières du nord et de l’est parisien, il subit un report de la délinquance.  » J’ai plus été embêtée là en deux ans qu’en six ailleurs à Paris « , relève Cécile. Le harcèlement de rue est en outre clairement identifié dans le débat public. Les femmes sont d’autant plus enclines à le dénoncer.

La tempête médiatique a eu un effet visible : des patrouilles de police viennent de faire leur apparition. En leur présence, les trottoirs sont presque vidés. La secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, promet de faire de la verbalisation des agressions sexistes une  » priorité « . La préfecture de police et la ville de Paris se sont dites  » déterminées  à agir « .  » Anne Hidalgo est enfin sortie de son silence, observe François, de Demain La Chapelle. Cela fait deux ans qu’on essaie d’attirer son attention. «  Mais les habitants doutent que cet effet perdure. Nombreux sont ceux qui réclament la présence d’une police de proximité, un réaménagement de l’espace public et un accompagnement d’hommes livrés à eux-mêmes. Nous parlerions plutôt de leur RÉÉMIGRATION…

Alors que va faire le gouvernement d’Emmanuel Macron (si discret sur ces problèmes lors de la campagne présidentielle) et, en particulier, ce bon Gérard Colomb, nouveau ministre de l’Intérieur ?

Pour nous, la réponse est, comme d’habitude, fort simple :

Le 27 mai 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

Ils ont oublié les règles incontournables de l’arithmétique !

25 Mai
 

Peter Neumann, 42  ans, politologue allemand et professeur au King’s College de Londres, dirige le Centre international d’étude de la radicalisation et de la violence politique, qu’il a fondé en  2008. En janvier, il a été nommé représentant spécial pour la lutte antiradicalisation auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. C’est dire s’il est compétent !

Voici donc quelques extraits d’un entretien que ce fin connaisseur de l’islam a accordé au quotidien Le Monde daté de ce jour. C’est consternant.

Que nous apprennent l’identité et le profil de Salman Abedi, l’auteur de l’attentat-suicide de Manchester, né à Manchester de parents libyens ?

A 22  ans, il a précisément l’âge moyen des jeunes radicalisés au Royaume-Uni. Son origine libyenne ne dit rien de particulier a priori (sauf que ça nous renvoie immédiatement à notre article intitulé « Attentat islamiste de Manchester. Pauvres imbéciles » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/05/24/pauvres-imbeciles/) . Si elle surprend, c’est simplement parce que, jusqu’à présent, la plupart des personnes radicalisées ici venaient d’Asie (Pakistan, Bangladesh), mais cela ne fait que refléter la réalité des communautés en Grande-Bretagne. L’indicateur le plus important, c’est qu’il était connu des autorités, comme c’est souvent le cas dans les attentats récents en Europe. Cela signifie que, comme les Français, les Britanniques ont un problème quantitatif. Le nombre de suspects excède les moyens de surveillance et accroît le risque que des personnes passent au travers des mailles du filet. Au Royaume-Uni comme en France, la capacité des services de renseignement est insuffisante au regard de l’ampleur du phénomène de radicalisation (1).

Jugez-vous crédible la revendication par l’organisation Etat islamique ?

Il y a eu deux revendications distinctes que je pense authentiques. Mais la question n’est pas là, car l’Etat islamique peut avoir des relations très différentes avec ceux qui commettent des attentats en son nom. Certains reçoivent des ordres explicites, tandis que d’autres ne sont qu' » inspirés  » par l’organisation, et celle-ci revendique leurs actes a posteriori en les reconnaissant comme  » soldats du califat « . Pour le moment, il est difficile de dire à quelle catégorie appartient Salman Abedi. Etait-il en relation avec l’organisation ? A-t-il reçu des instructions ? A-t-il agi de son propre chef ou fait-il partie d’un réseau ? Je penche pour cette dernière hypothèse, étant donné la sophistication du dispositif et du mode opératoire (2).

Des témoins mettent en cause la faiblesse du dispositif de sécurité de la Manchester Arena. Une fouille plus sérieuse des spectateurs aurait-elle permis d’empêcher l’attentat ?

Je ne crois pas, car le scénario est terriblement habile et sous-tend justement l’idée d’une organisation, d’un repérage préalable. L’auteur a choisi de venir, non pas au milieu du spectacle, à un moment où il n’aurait probablement pas passé les contrôles, mais à la fin du concert, quand, comme chacun sait, on ne contrôle plus personne. Il a anticipé ces circonstances et a dû se dire que la voie serait libre.

Le Royaume-Uni n’avait pas connu d’attentats d’une telle ampleur depuis 2005. Le choix de ce pays pour cible marque-t-il un tournant lié à la politique étrangère de Londres ?

Il y a dix ans, je vous aurais directement répondu oui en raison de l’implication britannique en Irak. Mais aujourd’hui, cela n’est pas du tout évident. Le fait que les Britanniques subissent deux attentats coup sur coup – à Westminster – à Londres – et à Manchester – ne signifie pas qu’ils sont spécifiquement visés. En France, les réseaux islamistes sont d’ailleurs plus agressifs qu’au Royaume-Uni et ce dernier possède des services de renseignement particulièrement actifs. Tous les Etats d’Europe peuvent aujourd’hui être touchés sans qu’une véritable logique politique soit à l’œuvre. Stockholm, Berlin, Londres, Paris, Bruxelles, Manchester… Il s’agit de la même vague, qui va probablement continuer.

L’attentat de Manchester révèle-t-il une faille des services britanniques, récemment présentés par la ministre de l’intérieur comme  » les meilleurs du monde  » ?

Absolument pas. Si on regarde la situation sécuritaire depuis une douzaine d’années, on constate que les Britanniques se sont montrés très efficaces dans la prévention du terrorisme. Ils ont empêché un attentat par an en moyenne. Ils ont l’un des systèmes de renseignement les plus au point qui soit. Une faille comme à Manchester ne signifie pas un échec, mais confirme ce que nous savons : il n’existe pas de sécurité à 100  %. L’attentat de lundi soir montre que les meilleurs services de sécurité peuvent commettre des erreurs après plus d’une décennie de réussite (3).

Birmingham est la ville d’Angleterre la plus couramment associée aux activités islamistes. Vous considérez Manchester comme une  » scène djihadiste « . Pourquoi ?

Le Royaume-Uni possède trois foyers de djihadisme : Londres, Birmingham et Manchester. En dépouillant systématiquement les reportages de la BBC, on s’aperçoit que la plupart des arrestations dans ce domaine ont lieu à Manchester. Il existe un réseau britannique dont l’une des plates-formes est cette ville. Cela n’en fait pas particulièrement une cible, mais un endroit actif (4).

_______________

(1) Qu’est-ce que cela signifie ? Tout simplement que le nombre de musulmans dans nos pays d’Europe est devenu ingérable. Ce qui revient à conforter notre opinion selon laquelle…s’il n’y avait plus de musulmans chez nous, il n’y aurait plus de terroristes islamistes.

(2) Une preuve supplémentaire du bien fondé de notre affirmation ci-dessus.

(3) Précisons tout de même que ne pas tenir compte 

a/ du fait que le père et l’un des frères du terroriste résident désormais en Libye après l’avoir quittée sous le régime de Kadhafi,

b/ d’un récent séjour du terroriste en Libye avant qu’il rentre commettre son attentat,

n’est plus « une erreur« . C’est une faute doublée d’un crime !

(4) ce qui donne davantage de poids encore à ce que nous venons d’écrire sur la responsabilité des services de renseignement britanniques.

En résumé :

 

Le 25 mai 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

Certains ont choisi Emmanuel Macron ? Ils ont donc voté pour la légalisation progressive de l’usage du cannabis.

25 Mai

Mais ils ne pourront pas dire qu’ils ne le savaient pas car c’était annoncé dans les pages du blogue du CER ! (Lire, après bien d’autres articles, « La « cannabisation » de la campagne présidentielle » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/04/06/bulletin-climatique-quotidien-6-avril-2017-de-la-republique-francaise/).

Eh bien sachez que le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, veut mettre en œuvre une promesse électorale du candidat Macron d’ici « trois ou quatre mois »: des contraventions pour réprimer l’usage de drogue !

Dans son programme pour la présidentielle et comme nous l’avions relevé à l’époque, Emmanuel Macron prévoyait d’instaurer une simple contravention pour l’usage et la détention de cannabis, au lieu d’une éventuelle peine de prison et un passage devant un tribunal. « Nous lançons sans attendre les mesures de réflexion et de concertation sur le sujet pour une mise en œuvre d’ici à la fin de l’année », a précisé l’entourage du ministre de l’intérieur.

Pourtant, dans la soirée, un syndicat de policiers, l’UNSA, s’est félicité de cette annonce… « Le ministre, en [faisant sienne] cette revendication syndicale de longue date, répond à une demande forte de simplification et d’allégement du travail, sans sacrifier à l’efficacité », a estimé Philippe Capon, secrétaire général de l’UNSA-Police, dans un communiqué. Retenez que l’argument principal des policiers est…L’ALLÈGEMENT DU TRAVAIL ! Quand le véritable problème est l’impact désastreux (et prouvé) du cannabis sur les principales fonctions cérébrales des plus jeunes.

Favorable à « une simplification des procédures pénales », le syndicat estime que « les procédures habituelles concernant les usagers se révélaient jusqu’à présent trop lourdes, au vu des sanctions pénales, et trop chronophages pour les services de police » et n’avaient de plus « jamais démontré la moindre efficacité en matière de lutte contre les trafics ». Ce qui signifie, en clair, que le laxisme de le justice en la matière rend caduc le travail de la police. Ça ne vous rappelle rien ? Nous, si. En matière de terrorisme islamique.

Le débat politique autour de la dépénalisation ou de la légalisation du cannabis est récurrent, les associations d’usagers (car charité bien ordonnée commence par soi-même) manifestant régulièrement pour demander une modification de la loi de 1970 pénalisant l’usage d’une peine d’un an de prison maximum et 3 750 euros d’amende. Dans la pratique, si l’emprisonnement pour usage est exceptionnel, les amendes perdurent.

Le ministre a pourtant souligné qu’« on voit de plus en plus qu’il y a une articulation très forte entre trafic de stupéfiants, trafics divers d’ailleurs et terrorisme ». Dans son discours lors de la passation des pouvoirs place Beauvau le 17 mai, il avait déclaré faire de la lutte contre « l’insécurité » et « l’incivilité » sa priorité, avec la lutte contre le terrorisme.

En 2014, 17 millions de personnes disaient avoir déjà pris du cannabis dans leur vie et 700 000 en consommeraient quotidiennement, selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies.

Ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron savent désormais quelle est leur part de responsabilité dans la légalisation en cours de l’usage des stupéfiants dans notre pays. Car, ne vous faites aucune illusion, ceci est le début de cela et le QI de nos enfants, s’ils ne résistent pas à la manoeuvre en cours, va s’effondrer (Lire « Et ils veulent dépénaliser l’usage du cannabis » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/09/19/et-ils-veulent-depenaliser-lusage-du-cannabis/) et « Le QI de nos enfants fout le camp » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/05/bulletin-climatique-quotidien-5-janvier-2017-de-la-republique-francaise/). La France retournera à la préhistoire. Bravo et merci à tous ceux-là.

Le 25 mai 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

La bombe à retardement de Myriam El Khomri.

25 Mai

Ce n’est pourtant pas faute de l’avoir annoncé sans que nos compatriotes nous entendent, ainsi qu’ils l’ont montré le 7 mai dernier en élisant Emmanuel Macron à la présidence de la République. Mais l’illusion des emplois subventionnés a toujours une fin. Et cette fin a un coût (Lire « Quant aux emplois subventionnés pour les jeunes… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/10/06/bulletin-climatique-quotidien-6-octobre-2016-de-la-republique-francaise/).

C’est ainsi que Muriel Pénicaud, qui vient d’installer ses valises rue de Grenelle est sur le point d’avoir une très mauvaise surprise. Si elle ne prend pas de dispositions draconiennes très rapidement, la ministre du travail d’Emmanuel Macron risque de se retrouver avec 62 000 chômeurs supplémentaires sur les bras au second semestre.

Un mauvais signal pour un président de la République dont le but, maintes fois proclamé, est de faire baisser drastiquement le nombre de demandeurs d’emploi ainsi que le taux de chômage qui n’a cessé de croître pendant le quinquennat de François Hollande (et alors qu’il était lui-même ministre de l’économie).

Comment cela est-ce possible ? C’est très simple : l’enveloppe annuelle allouée aux contrats aidés, ces postes pour lesquels l’employeur public ou privé bénéficie d’aides et de subventions, a déjà été en très grande partie consommée par le gouvernement sortant ! Selon une note adressée à Manuel Bougeard, directeur de cabinet de Myriam El Khomri, ancienne ministre de l’emploi, les équipes précédentes anticipent une baisse de l’ordre de 120 000 contrats aidés sur les six derniers mois de l’année.

Myriam El Khomri, ministre sortante, accueille Muriel Pénicaud au ministère du travail, rue de Grenelle, le 17 mai.

Ne vous fiez pas à ces beaux sourires de circonstance…

Un phénomène qui aurait pour impact, entre autres, l’arrivée de 62 000 nouveaux demandeurs d’emploi sur le marché. Car, si une partie des bénéficiaires sont embauchés pour de bon ou renouvelés à l’issue du dispositif, les autres ne le seront pas.

Soucieuses de terminer sur le bilan le plus positif qui soit, les équipes de la ministre sortante ont consommé plus de 60 % de l’enveloppe qui était allouée à ce dispositif pour 2017. Elles ont donc engrangé nombre de nouveaux contrats aidés et ont renouvelé le stock de ceux qui arrivaient à échéance avant le 1er juillet. Mais il ne reste aujourd’hui pas grand-chose pour prolonger ou renouveler les contrats qui se terminent après cette date.

« Le gros de l’enveloppe a été dépensé par le précédent gouvernement, ce qui est tout à fait légitime vu que tout était pensé jusqu’à la fin du mandat de François Hollande. Charge ensuite aux nouveaux arrivants d’assurer la pérennité des dispositifs », explique une source au sein de l’exécutif sortant. En d’autres termes,  » Après nous le déluge « .

Or, Emmanuel Macron l’a dit, et redit : il n’y aura pas de collectif budgétaire avant la rentrée et donc pas de rallonge. La ministre devra, si elle le souhaite, trouver un autre moyen pour prolonger le dispositif et éviter l’arrivée de plusieurs dizaines de milliers de nouveaux chômeurs à Pôle emploi. Les ennuis commencent pour la nouvelle équipe.

C’est d’ailleurs pour cela que Muriel Pénicaud vient de prendre les devants : elle a annoncé mercredi 24 mai qu’à la différence de Myriam El Khomri elle se refuserait à commenter les résultats mensuels des statistiques du chômage. Précisant qu’elle ferait confiance aux chiffres de l’Insee (toujours plus favorables car ses statisticiens sont davantage aux ordres) plutôt qu’à ceux de…Pôle Emploi ! Les manipulations ont donc un bel avenir devant elles (Lire « La manipulation des chiffres du chômage paie » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/10/27/bulletin-climatique-quotidien-27-octobre-2015-de-la-republique-francaise/).

Chassez le naturel, il revient au galop.

Le 25 mai 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

Attentat islamiste de Manchester. Pauvres imbéciles !

24 Mai

Au lendemain de l’attaque terroriste qui a tué 22 personnes à l’issue d’un concert de la chanteuse américaine pour ados, Ariana Grande, certains pointent déjà du doigt une absence de précautions  autour de la salle et un possible échec du renseignement britannique. Nous serons plus sévères encore en relevant la faute civilisationnelle de gouvernements britanniques successifs qui ont accueilli, pendant trop longtemps et au nom du mondialisme mercantile, d’innombrables ressortissants de pays islamiques.

Britannia

La police de Manchester a en effet identifié l’auteur de l’attentat suicide. Il s’agit d’un certain  Salman Abedi, 22 ans. Cet assassin, nourri au lait bienfaisant de la généreuse  » Britannia « , serait né à Manchester de parents Libyens, qui auraient fui le régime de Kadhafi, selon le Daily Telegraph (n’hésitez pas à lire l’article, vous y apprendrez beaucoup de choses). Rappelons-leur qu’à l’époque ne  » fuyaient le régime de Kadhafi  » que les islamistes radicaux ou les riches Libyens ayant trempé dans de louches affaires (le père de Salman était d’ailleurs officier de sécurité auprès du pouvoir).

Pire encore, il est avéré que le Salman en question avait récemment séjourné en Libye, auprès de milieux islamistes radicaux et que sa famille était retourné temporairement au pays, après la chute du dictateur. Pour quelle raison ? Et que faisait en liberté ce  » fiché S  » à la sauce britannique ?

Mais, concernant ce terrible attentat, l’hypothèse du loup solitaire semble peu plausible aux spécialistes de l’antiterrorisme. «Plusieurs éléments indiquent que l’attentat a été préparé minutieusement avec la participation probable de plusieurs individus. La position du kamikaze au moment de la détonation dans le foyer de la salle, pour faire le plus de victimes possible dans un lieu fermé tout en réussissant à déjouer les contrôles, suggère un certain degré de coordination. L’attaquant a aussi attendu la fin du concert pour viser la foule en train de quitter les lieux», relève Kit Nicholl, analyste de sécurité à IHS Markit.

C’est en tout cas une bombe dite «artisanale» qui a tué 22 personnes et en a blessé 59. Elle contenait, selon des témoins, des écrous et des boulons, ce qui serait confirmé par les blessures de certaines victimes. Soit un dispositif destiné à maximiser les dommages.

Les explosifs «maison» font partie de l’arsenal potentiel des terroristes au Royaume-Uni, tout comme les armes blanches ou le véhicule bélier, moyens utilisés lors de l’attaque de Westminster, en mars, en raison de la difficulté à se procurer des armes à feu dans le pays. Mais cette fois, la sophistication du projet, la reconnaissance nécessaire des lieux, la collecte des composants de la bombe, très surveillée, semblent pointer un échec du renseignement.

Par ailleurs, comment un terroriste a-t-il pu accéder avec son matériel funeste si près d’une foule dans un lieu public à très forte concentration ? Des failles apparaissent aussi dans la sécurisation du concert d’Ariana Grande. Alexandra Rayson, une spectatrice de 19 ans, dit n’avoir fait l’objet d’aucune fouille. «Il suffisait de montrer son ticket. J’avais un sac, on ne l’a pas vérifié. Ça m’a semblé bizarre», raconte-t-elle.

Un autre spectateur, Mark Harrison, 44 ans, a dû montrer son sac, mais n’est passé par aucun détecteur de métaux et n’a été ni fouillé ni palpé. Les agents de sécurité étaient surtout à la recherche de bouteilles d’eau. Selon d’autres habitués du lieu, bien qu’étant la plus grande salle couverte d’Europe, avec une capacité de 21.000 places, les contrôles sont souvent aléatoires à l’entrée de la Manchester Arena.

Après l’explosion, dans la panique générale, les gens sont sortis de la salle avec précipitation mais d’autres y entraient tout aussi facilement – des parents venus chercher leurs enfants. Aucun cordon sanitaire ne protégeait le lieu, comme cela se pratique en France. La première ministre Theresa May a assuré que la police allait «étudier la sécurité» sur les sites de spectacle.

Il est bien temps ! Comme il serait temps aussi de renvoyer chez eux tous ces islamistes.

Le 24 mai 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

La Grèce, L’Europe et Emmanuel. Et si c’était un coup monté ?

23 Mai

Il y a quelques jours seulement nous évoquions ici même l’imposture des créanciers de la Grèce et les illusions du gouvernement de ce pays (Lire « Pour Emmanuel Macron, il faut encore plus d’Europe » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/05/20/pour-emmanuel-macron-il-faut-encore-plus-deurope/) quant à l’aide financière qu’il attend de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI).

Or, lundi 22 mai, les ministres des finances de l’Eurozone, réunis à Bruxelles, sont sortis de réunion au milieu de la nuit sans parvenir à l’accord attendu sur le versement d’une nouvelle tranche d’aide à Athènes, alors que le gouvernement Tsipras espérait au moins 7 milliards d’euros de prêts.

Ces sommes importantes, la Grèce en a pourtant absolument besoin pour parvenir à faire face, début juillet, à ses échéances de remboursement d’emprunts antérieurs….auprès de la Banque centrale européenne (BCE), l’un de ses trois principaux créanciers – avec le Fonds monétaire international (FMI) et le Mécanisme européen de stabilité (MES). Souvenez-vous du dessin humoristique qui égayait notre communiqué du 20 mai :

Surtout, Athènes n’a rien obtenu de concret, lundi, concernant des mesures d’allégement de l’énorme dette publique du pays (180 % de son produit intérieur brut, PIB). Alexis Tsipras, le premier ministre de la gauche radicale, promet de réduire le fardeau de la dette depuis qu’il a été élu, en janvier 2015, sans avoir réussi à obtenir jusqu’à présent de concessions significatives de la part de ses créanciers.

Les Grecs ont pourtant largement fait leur part du chemin. Ces derniers mois, pour espérer toucher d’autres prêts dans le cadre du troisième plan d’aide (86 milliards au total, décidé à l’été 2015), ils ont accepté pas moins de 140 mesures de rigueur (réformes, réduction des dépenses, augmentation des prélèvements).

« Ces réformes ne sont pas mineures, elles sont amples et profondes », a précisé, lundi, le commissaire européen à l’économie, Pierre Moscovici, évoquant, entre autres, « les administrations publiques, des privatisations, des mesures budgétaires additionnelles »

Espérant un accord à l’Eurogroupe, le Parlement grec a d’ailleurs adopté, jeudi 18 mai, une loi « omnibus » portant sur 45 des actions préconisées par les créanciers, dont une nouvelle réforme des retraites, la 14e depuis le début de la récession en 2010… Mais cela n’a pas été suffisant pour convaincre, à Bruxelles, lundi.

La vérité est que, depuis plus d’un an, les Grecs sont les otages d’un affrontement qui les dépasse largement. Il oppose principalement le FMI au très influent ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, dit le Dogue allemand. Ce dernier réclame que le Fonds, qui n’a toujours pas pris sa décision, participe enfin financièrement au troisième plan d’aide à la Grèce, pour tenir une promesse qu’il a faite devant les élus du Bundestag, à l’été 2015 !

Mais le FMI, pour des raisons à la fois politiques et de fonctionnement interne, hésite toujours et réclame, en échange de son ralliement, un allégement substantiel de la dette grecque. allégement dont les Allemands, mais aussi les Finlandais ou les Néerlandais contestent la nécessité.

Ce blocage serait responsable de la révision à la baisse, par Athènes, de sa prévision de croissance du PIB pour 2017 (passant sans surprise de 2,7 % à 1,8 %). Les incertitudes liées à l’aide grecque ont pour effet de décourager les investisseurs dans le pays. Cette situation est d’autant plus aberrante que les Grecs n’ont pas besoin de l’argent du FMI. Ils n’ont, pour l’instant, « tiré » qu’un peu plus de 30 milliards d’euros sur les 86 milliards rendus disponibles dans le cadre du troisième plan d’aide. Sans compter que, délivrés à court terme, ces prêts sont plus coûteux à rembourser pour la Grèce que ceux octroyés par la BCE et le MES…

Lundi soir, conscientes de l’urgence de la solution, les parties sont pourtant passées tout près d’un accord, l’Allemagne acceptant par exemple de n’exiger un surplus primaire grec (surplus budgétaire hors paiement des dettes) de 3,5 % du PIB que jusqu’en 2022 (au lieu de 2027). Mais le FMI aurait proposé de n’octroyer un prêt à la Grèce qu’à la fin du troisième plan d’aide (mi-2018). Redoutant un demi-accord, sans toutes les mesures de dette souhaitées, les Grecs auraient préféré repousser cette offre.

Ils comptent désormais sur le dernier Eurogroupe prévu avant leurs échéances de remboursement de juillet, le 15 juin, pour parvenir enfin à s’entendre. A moins qu’ils ne parient sur un accord au sommet entre le président français, Emmanuel Macron, et la chancelière allemande, Angela Merkel, qui se croiseront au G7 de Taormine, les 26 et 27 mai ? Quelques heures avant l’Eurogroupe, Emmanuel Macron avait en effet fait savoir qu’il s’était entretenu par téléphone avec Alexis Tsipras pour lui affirmer sa volonté de « trouver un accord prochainement pour alléger dans la durée le poids de la dette ».

Et si tous ces prétendus atermoiements n’étaient en réalité qu’un tour de passe-passe pour donner de l’épaisseur à Emmanuel Macron face aux créanciers de la Grèce et lui permettre d’apparaître en démiurge aux yeux des peuples fascinés ?…Nous serons bien vite fixés.

Le 23 mai 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

Macron et l’enseignement : ne vous attendez pas à des miracles.

22 Mai

On nous a dit et répété que le programme éducatif du nouveau président de la République est une des  » priorités du quinquennat « . Discours connu car obligatoire depuis 1968 (rendez-vous compte, bientôt cinquante ans soit deux générations !).

Alors, qu’en est-il réellement ?

D’abord sa mesure phare : la réduction à 12 de l’effectif des élèves des classes de CP et CE1, dans les réseaux d’éducation prioritaire (REP) et REP +. Mais aussitôt apparaît une question :  pourquoi 12 élèves ? Pour diviser deux classes de CP de 24 élèves (soit 48 élèves), deux nouveaux professeurs ainsi que deux nouvelles salles de classe seront nécessaires. Le coût de scolarisation par élève sera doublé ! Si ce seuil était fixé à 16, il ne faudrait plus qu’une seule classe supplémentaire (48/16 est égal à 3). L’efficacité d’un tel dispositif en serait-elle diminuée ? Non, bien sûr alors que le coût en professeurs et en espaces supplémentaires serait bien moindre. Mais quelques mauvais esprits ajouteront peut-être :  » pourquoi 12 ? Pourquoi pas tout simplement des cours particuliers de mise à niveau ?  » !

Voici une réponse. Grâce aux moyens économisés en CP et CE1 avec des classes de 16 élèves, il serait alors possible d’appliquer aussi cette mesure aux classes de 6e REP +, pour favoriser la transition souvent difficile entre l’élémentaire et le collège… En sachant cependant qu’aucune de ces mesures ne suffira pour supprimer les difficultés scolaires des élèves les plus faibles. Rappelons en effet que la plupart des élèves de ces réseaux d’éducation prioritaire sont en réalité issus de l’immigration-invasion que l’on continue de qualifier de  » Chance pour la France  » mais dont on devrait avoir appris depuis longtemps qu’elle est inassimilable au sein de notre tissu social, n’aboutissant inexorablement qu’à une acculturation négative des jeunes Français de souche.

Que penser ensuite de la proposition d’Emmanuel Macron d’augmenter la prime annuelle accordée aux enseignants du premier et du second degré qui exercent en REP (de 2 300 à 5 300 euros net), histoire de les motiver davantage ? Cela devrait permettre, nous dit-on, de stabiliser les équipes enseignantes, actuellement marquées par un « turn-over » (mot pseudo-scientifique pour dire que ces malheureux enseignants se lassent rapidement de prêcher dans le désert et de subir les violences que l’on sait) considérable qui altère les possibilités d’action pédagogique efficace.

Cette mesure pose toutefois un problème classique d’effet de seuil : les élèves scolarisés dans les REP ayant un niveau parfois proche de ceux classées REP +, les enseignants en poste en REP dans des équipes également instables ne devraient-ils pas aussi bénéficier d’une prime ? Ou bien, en contrepartie des difficultés rencontrées dans les établissements REP, bénéficier d’un avantage tel qu’un avancement de carrière plus rapide ? Bref, c’est sans fin alors que la vraie question est de savoir ce que font dans nos classes tous ces encombrants venus d’ailleurs…

Reste la question de l’autonomie accordée aux établissements, dans le programme d’Emmanuel Macron et qui est à la fois la plus intéressante (car la plus innovatrice) mais aussi la plus polémique au sein même de l’Education nationale. De façon parfois schizophrénique, une partie des syndicats d’enseignants et des professeurs s’opposent aux directives ministérielles jugées trop contraignantes, souhaiteraient plus de liberté dans l’organisation pédagogique de leur établissement, par exemple pour la mise en œuvre des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI). Mais, paradoxalement, ils craignent aussi un accroissement de l’autonomie dont ils redoutent un effet inégalitaire bien qu’elle puisse être une façon adéquate de faire face à la diversité des situations locales. Si souvent décriée dans le système éducatif français, cette autonomie est centrale par exemple dans l’école finlandaise, avec le succès que l’on connaît.

Dans le programme Macron, elle est définie de façon très large. Par exemple, chaque établissement pourrait rétablir des classes bilangues dès la 6e, des langues anciennes ou un  » parcours  » européen. Mais cette autonomie élargie supprimerait l’un des points essentiels de la toute récente réforme du collège, qui avait pour but, au contraire, de limiter la diversité de l’offre pédagogique des établissements. Il s’agit là d’un élément d’importance qui était aussi présent dans les programmes éducatifs de Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, tous opposés à cette réforme de Najat Belkacem.

Il y a pourtant un risque : permettre aux établissements de choisir leurs options linguistiques leur donnerait la possibilité de privilégier la scolarité de minorités d’élèves comme , par exemple avec l’enseignement de l’arabe dans certains quartiers.  En ce sens, l’autonomie élargie proposée est tout à fait contraire au modèle finlandais tant vanté, qui repose sur le principe d’établissements qui, en tant que service public, ne sont pas en concurrence les uns avec les autres.

En revanche, plus l’offre est différenciée, plus la concurrence entre les établissements augmente et plus les stratégies de choix des établissements par les parents sont favorisées avec, d’un côté, des établissements au recrutement social plus aisé scolarisant massivement les meilleurs élèves ; de l’autre, des établissements davantage prolétarisés scolarisant des élèves en grande difficulté scolaire. Les données statistiques sont à ce titre éclairantes. Mais n’est-ce pas la meilleure façon d’inverser le risque d’acculturation dont nous parlions plus haut ?

Alors qu’en disent les syndicats de l’Education dite nationale et les utopistes de l’assimilation ? Ils prétendent que l’autonomie des établissements élargie au choix des options va  » accentuer la ghettoïsation déjà considérable de l’école française, augmenter ses fractures, favoriser les sentiments d’exclusion et les ressentiments. » Ajoutant, sans l’avoir démontré, que presque 20 % des établissements privés pratiquent une sélection ethnique : à dossiers scolaires comparables, ceux-ci préfèrent les Pierre et Marie aux Mohamed et Aïcha et créent, impunément, outre des sentiments d’injustice, une inégalité de traitement incompatible avec leur mission de service public. Mais c’est aussi un argument cherchant à nuire à l’enseignement privé comme au bon vieux temps de la  » guerre scolaire « …Car, après tout, est-il anormal que les parents cherchent à tout prix à exfiltrer leurs enfants de la Tour de Babel ?

Alors, les syndicats ont une contre-proposition à l’autonomie élargie du projet Macron. Une autre politique d’égalité des chances scolaires consisterait à ce que les options linguistiques soient davantage implantées dans les collèges socialement mixtes ou délaissés par les catégories sociales aisées, y compris les REP +, afin que ces options favorisent la mixité plutôt que les stratégies ségrégatives des parents. Le but poursuivi par une telle politique de mixité est, comme précédemment, d’améliorer les conditions d’enseignement dans les collèges REP + mais, surtout, d’en réduire le nombre, façon la plus économique et la plus efficace de  » donner plus à ceux qui ont moins « .

Pour tous ces bons apôtres de l’immigrationnisme, comme la mixité urbaine, la mixité sociale des établissements ne peut pas être une option et la tentation du statu quo en matière de ségrégation scolaire serait fatale. Nous promettant même qu’en cas d’échec aujourd’hui une majorité d’électeurs risque de préférer, en 2022, le discours de la haine et de la revanche faute d’une école suffisamment accueillante et porteuse d’avenir pour chaque citoyen.

S’ils n’avaient pas tout fait pour  » faire barrage  » à l’arrêt de toute immigration et au renvoi chez eux de tous ceux qui n’ont rien à faire chez nous, les perspectives seraient sans doute meilleures…Et nous aurions perdu moins de temps.

D’ici là les conflits avec le nouveau gouvernement et, en particulier, son ministre de l’Education dite nationale, Jean-Michel Blanquer, ne vont pas manquer.

Le 22 mai 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.