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QUELQUES NOTES SUR LES PREMIERS ORDRES DE CHEVALERIE DU ROI DE FRANCE

19 Jan
Louis XI instituant l’ordre de Saint-Michel
Un Ordre de Chevalerie est une puissance Christique, dispensant à ses membres l’initiation, la consécration et l’investiture de la Chevalerie, distribuant aux Chevaliers et à leurs cercles d’influence les lumières et les forces sourdant de l’iimmuable tradition de la garde de l’Eglise et de la défense de la Chrétienté, assumant en son vivant esprit l’honneur de la Catholicité, au service de la gloire de N.S. Jésus-Christ et de l’établissement ici-bas de Son Royaume.
L’insitution Chevaleresque a pu disparaître en France 1830, mais le Chevalier subsuite, non seulement dans la littérature occidentiale du Moyen-Age, mais aussi dans toutes les littératures modernes. L’idée du Chevalier subsiste, en dehors mme de l’Histoire, est un élément de la culture chrétienne. Le type du gentilhomme, qui sert de façon désintéressée, en est issue.
L’histoire des Ordres de  Chevalerie commence avec Hugues Capet. A l’issue de l’élection de Senslis, se fait jour dans l’esprit du nouveau Roi l’idée d’une milice Royale ayant pour but de contraster les féodaux rebels des temps Carolingiens finissants. La cavalerie lourdement armée, avec homme en armure qui combat avec la lance ou l’épée, fait partie de l’appareil militaire Carolingien. Le Roi et chaque féodal possèdent chacun sa propre cavalerie.
Selon certains historiens, la milice Chevaleresque créée par Hugues Capet dès 987 aurait été constituée en un Ordre de la Couronne Royale, à moins que ce dernier fut un de ces Ordres imaginaires qu’a trops souvent créé l’imagination des anciens héraldistes. C’est cet Ordre qui aurait été envoyé en Espagne pour secourir le Comte de barcelone assiégé par les sarrazins. Profitant de la nécessité de devoir se rendre lui-même Outre-Pyrénées, Hugues Capet, alors agé de quarante-cinq ans, aurait alors proposé aux grands du Royaume de faire Sacrer son fils Robert, agé de vingt deux ans et en grade de tenir une épée, de son vivant, réalisant la deende exprimée par Dieu dans le Songe dit d’Hugues Capet : de là , la Loi de Primogéniture mâle.
Selon François Sicard, Histoire des institutions militaires des Français (Ed. Corréard, Paris, 1835), le premier Ordre de Chevalerie du Royaume de France est l’Ordre de Notre-Dame de l’Étoile créé par Robert II le Pieux (connu pour sa dévotion à la Vierge) le 15 août 1022 pour envoyer des Chevaliers aux Croisades, à ne pas confondre avec l’Ordre Royal et Militaire de l’Étoile de la maison Noble de Saint-Ouens, l’Ordre de Chevalerie fondé le 16 Novembre 1351 par Jean II le Bon, Roi de France, à l’imitation de l’Ordre de la Jarretière, créé en 1348 Outre-Manche par Edouard III d’Angleterre.
Et on comprend que l’Eglise, pour contrôller ces guerriers turbulants à cheval et leur donner l’idéal Chevaleresque, de s’emparer au passage de l’institution Chevaleresque en y introduisant des rites religieux. Les formules lithurgiques, inspirées de la remise d’arme de Charlemagne à son fils Louis le Pieux, rappellent cet idéal et le jeune Chevalier, après une nuit passée en prière, jure au petit matin, à genoux et sur l’évangile, de défendre l’Eglise, les veuves, les orphelins, les faibles, d’observer les règles Chrétiennes, d’être juste, d’aimer la Paix et de combattre non pas pour tuer les hommes mais pour atteindre les puissances du mal au travers de ceux qui les défendent.
Le Roi, ou celui qui adoube le Chevalier en son nom -ce ne peut être qu’un Chevalier confirmé- prononce la fromule suivante:  » Par le Tout Puissant, Par Notre-Dame, par Saint-Georges et par Saint-Michel, je te fais Chevalier et te donne le pouvoir de porter les armes et d’aministrer la justice!  » en posant l’épée sur l’épaule droite, sur la tête puis sur l’épaule gauche du Chevalier. La Chevalerie constitue donc la gendarmerie du Roi, elle assure l’ordre public dans le Royaume et la protection Royale, comme la défense de l’Eglise. Le Chevalier novice, ou « bas Chevalier », est dit  » Bachelier« . Le Chevalioer confirmé porte la bannière de la Maison et est dit pour celà  » Chevalier Bannerais« .
L’ Ordre Sacré Royal Militaire, Hospitalier et Religieux de Saint Lazarre de Jérusalem, Bethléem, Nazareth, en deçà et au-delà des Mers, dit Ordre de Saint Lazarre de Jérusalem , ou Ordre de Saint Lazarre est Ordre de Chevalerie crée vers le XI° siècle non pas à Jérusalem mais en France. Cet Ordre avait pour vocation d’accueillir et d’apporter des renforts aux militaires, des soins aux lépreux et une aide au minsitère paroissial. François Toussaint de Saint-Luc, dans ses Mémoires sur l’institution, progrès et privilèges de Notre_Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem, (Paris, 1666), nous disait déjà il y a 3 siècles que l’Ordre de Saint Lazarre était reconnu comme ancien et prestigieux.
La première mention de l’Ordre trouvée dans des sources date de 1142. Le Roi Philippe I°, arrière petit-fil d’Hugues Capet, excommunié pour avoir répudié sa femme, Berthe de Hollande, et enlevé la femme d’un de ses Barons avec qui il vit scandaleusement en concubinage, décide de prendre la Croix pour racheter son ex-communication.
Philippe I° fonde pour celà en 1108 l’Ordre Sacré Royal Militaire, Hospitalier et Religieux de Saint Lazarre de Jérusalem, Bethléem, Nazareth, en deçà et au-delà des Mers, dit Ordre de Saint Lazarre. L’Ordre reproduit en son sein les 3 ordres de la société Chrétienne : les Oratores (ceux qui prient), les Belatores (ceux qui combattent) et les Laboratores (ceux qui travaillent) et comprend des militaires, des soigants et des clercs. Les Chevaliers de Saint Lazarre arborent un Croix verte sur le côté gauche de leur Blanc Mateau.
Pour montrer sa bonne foi, le Roi chasse sa maîtresse, demende publiquement pardon à la Reine et reprend celle-ci auprès de lui. Tout est prêt sur le papier lorsque, atteint soudain d’une mystérieuse maladie – a-t-il été empoisonné par son rival?- le Roi Philippe I° sur son lit de mort charge son fils Louis, futur Louis VI le Gros, d’organiser l’expédition après l’avoir enseveli à l’Abbaye de Saint Benoit sur Loire. Louis VI le Gros, qui a été Sacré et associé au Trône du vivant de son père, succède naturellement à ce dernier et accomplie les dernière volonté de son prédécesseur. Louis VI le gros reçoit la lettre de levée d’excommunication de son père le jour des funérailles de celui-ci et décide d’envoyer ses demi-frères Philippe et Mantes et son cousin Laurent de France guider l’Ordre de Saint Lazarre en Terre Sainte, pour que la parole du père soit maintenue.
 
L’Ordre Royal de Notre Dame du Mont carmel et de Saint Lazarre de Jérusalem Réunits, dit Ordre de Saint-Lazarre et du Mont Carmel : Cet Ordre est issu de l’union personnelle de l’ Ordre de Saint-Lazare et de l’ Ordre de N.D. du Mont Carmel instué en 1608 par le Bon Roi Henri IV. C’est Ordre qui disparait avec le règne de Charles X…
Après la chute de Jérusalem, le Roi de France Louis IX, dit Saint-Louis, va crééer un Ordre de Chevalerie à soi, sur le modèle des Ordres Croisés : l’ Ordre Royal de la Cossse de Genêt. Il sera imité par la suite par les Rois d’Europe. Plusieurs corporations Chevaleresques devaient voir ainsi le jour jusqu’à la Renaissance, et on connait par exemple l’ Ordre de la Jaretière du Roi d’Angletrerre, de la Toison d’Or des Ducs de Bourgogne, de l’ Ecu d’Or des Bourbons ou de l’ Hermine de Bretagne.
L’Ordre de la Cosse de Genêt sera substitués plus tard par l’ Ordre Royale de l’Etoile de la Maison Noble de Saint-Ouen, fondé le 16 Novembre 1351 par Jean II le Bon, assisté par godfroy de charny, théoricien de l’idéal chevelresque et déjà conseiller de Philippe VI de valois, ce pour repousser les anglais, Ordre inspiré de l’Ordre de Notre-Dame de l’Étoile créé par Robert II le Pieux (François Sicard, Histoire des institutions militaires des Français, éd. Corréard, Paris, 1835) : l’ Ordre de l’Etoile aura une belle épiphanie en tombant presque dans la totalité de ses membres à la bataille de Crécy où les anglais, utilisant des archers, violèrent les règles du combat Chevaleresque.
Puis Louis XI, sur une idée de son père Charles VII mort avant d’avoir pu la réaliser, insituera l’Ordre de l’Aimable Compagnie de Monsieur Saint-Michel : pour domestiquer une Noblesse parfois turbulante, l’antique lien de vassalité risquant de se relacher à nouveau, le Roi, pour restaurer une hiérarchie pyramidale entre sa Noblesse et lui, se réfère tout naturellement à la hiérarchie angélique et créé cette confrérie de fidélité qu’il préside à la manière du Roi Arthur et des Chevaliers de la table Ronde ! ! !
Certains Chevaliers sont restés dans notre mémoire: Bertrand Du Guesclin (1320-1380), homme-lige de Charles V le Sage et héros de la Guerre de Cent An, ou Pierrail de Bayar (1476-1524), Chevalier sans peur et sans reproche, héros des Campagnes d’Italie, homme-lige du Roi François I° qui voulu recevoir l’adoubement par lui sur le champ de bataille.
La littérature et les tournois de Chevalerie, alors en vogue, diffusent aussi, et bien d’avantage l’aspect social de la Chevalerie qui a un énorme succès dans toutes les classes sociales, les tournois étant des spectacles publics et gratuits et où les seigneurd peuvent montrer leur bravoure et leur courage, au milieu de force de blason et de bannières. Le Roi Philippe VI de Valois a publié plusieurs lois et ordonnances touchant ces tournois. On connait la qualité des tournnois de Chavalerie de la Cour de Bourgogne. Mais c’est René II d’Anjou, qui a codifié les règles des tournois de Chevalerie, donnant naisance à ce que l’on appelle aujourd’hui l’héraldique ou science du blason. René II d’Anjou, Duc de Lorraine -c’est l’ancêtre de Marie-Antoinette!- Comte de Provence et Roi de Naples: c’est le Bon Roi René dont la soeur a épousé Charles VII le Victorieux et lui a donné un fils, le futur Louis XI, Bon Roi René dont Sainte Jeanne d’Arc était la sujette et à qui il donnera son propre fils, le beau Duc d’Alençon, comme compagnon…

La mort accidenttelle du Roi Henri II de France sonne le glas des tournois de Chevalerie

L’ancien Régime rend la Chevalerie anoblissante: à côté de la traditionnelle Noblesse d’Epée se lève une Noblsees de Robe, au grand dam d’un Saint-Simon. La Révolution Française abolit les Ordres de Chevalerie le 30 juillet 1791. La Restauration rétablira les Ordres de Chevalerie. On lira avec fruit l’ Ordonnance Royale de Louis XVIII du 16 Avril 1824 relative aux Ordres de Chevaleries Français, où on apprend que l’ Ordre de la Légion d’Honneur fut institué par Napoléon I°, maintenue par la Restauration, la Monarchie de Juillet, le Second Empire et la République. Et encore plus l’ Instruction du Grand Chancelier de l’Ordre Royal de la Légion d’Honneur, pour l’exécution de l’Ordonnance du 16 Avril 1824, et des décisions Royales qui y ont fait suite, concernant les Ordres Français et étrangers.

Il est dit dans l’ Instruction:
Les seuls Ordres Royaux avoués (reconnus) sont ceux: 1° du Saint-Esprit; 2° de Saint-Michel; 3° de Saint-Louis; 4° du Mérite Militaire; 5° de la Légion d’Honneur; 6° de Saint-Lazare et de Notre-Dame du Mont Carmel réunis.
On pourrait rajouter l’ Ordre du Lys institué en 1814 par le Comte d’Artois et autorisé par Louis XVIII pour récompenser les membres de la Garde Royale.
A l’heure où la France se débat dans une une crise politique, économique, sociale, identitaire sans précédant, possède une dette abyssale et des banlieues-guettos devenus zones de non droits ingérables, il apparait que pour un vrai Chrétien, seule la Chevalerie peut extraire du chaos actuel un Ordre conforme au plan Divin. 
Un Ordre de Chevalerie sert aujourd’hui à trois choses: anoblir un roturier méritant comme on le voit encore en Angleterre, fidéliser une Noblesse déjà existante comme on le voit encore en Espagne et sacraliser le métier des armes, réintroduisant les grades de l’Ordre de Chevalerie au sein de la hiérarchie militaire. Les vrais Royalistes comprendront ici que l’une des fonctions Royales soit non seulement rayonner dans le Royaume visible, mais encore de faire rayonner aussi les sujets qui l’entourent: de même que le Soleil, en projetant ses rayons bienfaisants sur les astres qui l’environnent, les fait briller à leur tour. Cette belle métaphore louis-quatorzienne nous fait comprendre de quelle façon la Royauté, vécue comme l’ascension de chacun vers un idéal moral et politique, est une réalité à nouveau envisageable.
Le 19 janvier 2020
Hervé J. VOLTO, CJA
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A paraître : L’Ordre de Saint-Michel.

Modification des armoiries du roi des Belges et de la maison royale de Belgique.

2 Août

Le roi Philippe, roi des Belges, a décidé de modifier ses armoiries royales ainsi que celles des membres de sa famille. Les deux principales modifications portent d’une part sur l’ajout d’un écusson de Saxe sur l’épaule du lion de Belgique (afin de rappeler les origines de la dynastie actuelle) et d’autre part l’inscription de la devise nationale dans les trois langues officielles du pays (Flamand, Français et Allemand) et non plus uniquement en Français, comme dans le passé.

Voici le texte de la décision royale, publié dans le Moniteur belge:

PHILIPPE, Roi des Belges,

A tous, présents et à venir, Salut.

Vu la Constitution, les articles 85 et 113;

Vu l’arrêté royal du 13 juillet 1880 déterminant les armoiries de la Maison Royale, tel que modifié par l’arrêté royal du 17 juin 1910;

Vu l’arrêté royal du 16 décembre 1840 attribuant à l’héritier présomptif de la Couronne le titre de Duc de Brabant et au Prince Philippe celui de Comte de Flandre, tel que modifié par l’arrêté royal du 16 octobre 2001;

Vu l’arrêté royal du 12 novembre 2015 relatif à l’octroi du titre de Prince ou Princesse de Belgique;

Considérant qu’il importe, à la suite de Notre avènement au Trône, d’adapter les règles fixant les armoiries de la Maison Royale et de ses membres aux évolutions historiques et juridiques traversées depuis l’entrée en vigueur de l’arrêté royal du 17 juin 1910;

Considérant que les arrêtés actuellement en vigueur ne répondent plus à toutes les situations rencontrées et qu’il convient de remédier aux risques de confusion ouvrant la voie à des usages héraldiques inappropriés et dommageables tant dans les usages publics que privés;

Sur la proposition du Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Etrangères et Affaires Européennes et Ministre de la Défense,

Nous avons arrêté et arrêtons :

Article 1er. Nos armes sont de sable, au lion d’or, armé et lampassé de gueules, chargé sur l’épaule d’un écusson burelé d’or et de sable de dix pièces, au crancelin de sinople, brochant en bande sur le tout.

L’écu est entouré du collier de l’Ordre de Léopold, placé sur un sceptre au lion de l’écu et une main de justice passés en sautoir d’or et sommé d’un heaume, taré de front, ouvert et sans grilles, d’or, doublé de sable, aux lambrequins d’or doublés de sable. Cimier : la couronne royale.

Les supports sont deux léopards lionnés au naturel, accompagnés chacun d’une bannière d’or, frangée de même, tiercée en pal de sable, d’or et de gueules.

Devise : eendracht maakt macht – l’union fait la force – einigkeit macht stark, en lettres d’or, sur un listel de gueules, bordé de sable.

Le tout est placé sur un manteau de pourpre, doublé d’hermine, frangé, cordonné et houppé d’or et surmonté de la couronne royale.

Art. 2. Le Roi ou la Reine qui a abdiqué porte l’écu des armes tel qu’il est décrit à l’article 1er, chargé d’un lambel à trois pendants de gueules, surchargé de la couronne royale; l’écu sommé d’un heaume, taré de trois quarts, ouvert et sans grilles, d’or, doublé et attaché de sable, aux lambrequins d’or doublés de sable. Cimier : la couronne royale.

L’écu de la Reine qui a abdiqué est en losange et sommé de la couronne royale.

Les supports avec leurs bannières, la devise, le manteau et sa couronne sont tels que décrits à l’article 1er.

Art. 3. Le Duc ou la Duchesse de Brabant (ndcer: héritier présomptif du royaume) porte l’écu des armes tel qu’il est décrit à l’article 1er, chargé d’un lambel à trois pendants d’or; l’écu sommé tel que décrit à l’article 2. Cimier : la couronne princière de Notre Maison Royale.

L’écu de la Duchesse de Brabant est en losange et sommé de la couronne princière de Notre Maison Royale.

Les supports sont tels que décrits à l’article 1er, accompagnés chacun une bannière d’or, frangée de même, portant de sable au lion d’or, armé et lampassé de gueules (ndcer: Brabant).

La devise, le manteau et sa couronne sont tels que décrits à l’article 1er.

Art. 4. Les autres Princes ou Princesses de Belgique de la descendance masculine et féminine en ligne directe de Sa Majesté Léopold Ier portent l’écu des armes, en losange pour les Princesses, tel qu’il est décrit à l’article 1er, chargé d’une filière d’or.

L’écu est sommé de la couronne princière de Notre Maison Royale.

Les supports, la devise, le manteau et sa couronne sont tels que décrits à l’article 1er.

Art. 5. Les Princes ou Princesses de Notre Maison Royale qui ne sont pas visés par l’article 4 portent l’écu des armes, en losange pour les Princesses, tel qu’il est décrit à l’article 1er, chargé d’une filière de pourpre.

L’écu est sommé de la couronne princière de Notre Maison Royale.

Les supports, la devise, le manteau et sa couronne sont tels que décrits à l’article 1er.

Art. 6. Les petites armes de Notre Maison Royale sont de sable, au lion d’or, armé et lampassé de gueules, chargé sur l’épaule d’un écusson burelé d’or et de sable de dix pièces, au crancelin de sinople, brochant en bande sur le tout.

L’écu est sommé de la couronne royale.

Art. 7. Les moyennes armes de Notre Maison Royale sont les petites armes telles que décrites à l’article 6, augmentées du collier de l’Ordre de Léopold et supporté par deux léopards lionnés au naturel.

Art. 8. L’arrêté royal du 13 juillet 1880 déterminant les armoiries de la Maison Royale, tel que modifié par l’arrêté royal du 17 juin 1910 est abrogé.

Art. 9. Le ministre qui a les Affaires étrangères dans ses attributions est chargé de l’exécution du présent arrêté.

Donné à Bruxelles, le 12 juillet 2019.

PHILIPPE

Par le Roi :

Le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Etrangères et Affaires Européennes et Ministre de la Défense,

D.REYNDERS

DONT ACTE !

Le 2 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Le CER est une référence dans le domaine de l’héraldique…aussi !

27 Juin

Souvenez-vous. C’était il ya à peine plus de deux ans, le 29 mai 2017. Nous relations le  remariage du prince Michel d’Orléans, comte d’Evreux, avec la baronne Barbara de Posch-Pastor (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/05/29/lheraldique-est-une-science-exacte-qui-ne-souffre-pas-lamateurisme/).

Pour l’occasion, le prince d’Arenberg avait commandé un armorial orné des blasons des invités qui avant le dîner signèrent tous sous leurs armes respectives .

Ces peintures réalisées à tempera par Hyacinthe de Keranrouë comportaient les grandes armes du nouveau couple princier, présentées pour la première fois.

A côté des armoiries du prince Michel d’Orléans, sous la couronne de prince du sang et posées sur le manteau princier aux armes d’Evreux, se tenaient celles de sa nouvelle épouse combinant les armes écartelées de son grand-père paternel Erich, Edler von Posch, 1886+1965 : (Coupé: au 1, parti: a. de sable à un griffon d’or, tenant dans ses pattes un sapin arraché de sinople; b. parti d’argent et de gueules, à un homme, habillé de l’un en l’autre, posé sur un tertre de sinople et tenant un bâton de commandement d’or en pal; au 2, fascé d’argent et de gueules.) et de sa grand-mère paternelle Marie Pia von Pastor, Freifrau von Camperfelden,née en 1892 : (Coupé: au 1, d’or à l’aigle éployée de sable, becquée et languée de gueules; au 2, de gueules au trèfle de sinople).

Mais nous relevions alors une erreur introduite sous le pinceau de l’artiste héraldiste. Voulant représenter les armes des seuls grands-parents paternels de la mariée (sans mention du côté maternel) l’artiste choisit de réaliser un écu écartelé dans lequel, si le fascé d’argent et de gueules du premier quartier était bien respecté, il devenait, au quatrième quartier : d’argent à trois fasces de gueules. En effet, la pointe de l’écu avait joué un mauvais tour à l’artiste qui avait sans doute reculé devant la surface de gueules (rouge) de la dernière fasce. Pour conserver un contraste avec le champ de gueules du troisième quartier, il créa…de fausses armes von Posch.

Car un fascé d’argent et de gueules de six pièces n’est pas un écu d’argent à trois fasces de gueules : la fasce est une «  pièce honorable » posée sur le champ de l’écu (seule ou en nombre), le fascé est une « partition » ou assemblage d’une même pièce, en nombre nécessairement pair. Ce n’est en aucun cas la même chose…

Rappelons d’ailleurs ici que les armoiries sont associée à la personne au même titre que le patronyme. Modifier un blason revient donc à modifier l’identité de son possesseur !

Mais les remarques (lorsqu’elles sont irréfutables) font leur chemin et finissent, tôt ou tard, par porter leurs fruits. La preuve nous en a été donnée par la consultation récente du site internet de l’artiste héraldiste en question (https://dazuretdor.wordpress.com/2018/10/24/armorial-pour-un-mariage-princier/) et d’y découvrir la correction discrète des fameuses armoiries :

Nous ne pouvons que nous réjouir d’avoir été entendus. Mais dommage pour les invités du prince Michel d’Orléans et de son épouse qui conserveront, eux, la version fautive de leur armorial !

Le 27 juin 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

La « French touch » héraldique aux USA.

5 Mai

Samedi 27 avril 2019 avait lieu à New-York, en l’église catholique romaine Saint-Pierre, le chapitre de la délégation nord américaine de l’Ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges (obédience napolitaine) et la réception de nouveaux chevaliers de l’Ordre.

Parmi ceux-ci, figurait le Révérend Père Timothy A. Iannacone, nommé chapelain de l’Ordre. Celui-ci pria, à cette occasion, notre ami Laurent Granier, brillant artiste héraldiste lyonnais, de créer et de réaliser ses armoiries (https://www.laurentgranier.com). Les voici. Vous en apprécierez sans aucun doute l’élégance autant que la richesse symbolique.

Création des armoiries du R.P. Tim Iannacone en tant que chapelain de L’Ordre sacré et militaire constantinien de St Georges (USA).

(D’argent au chef-pal d’azur chargé d’une croix latine ancrée du même, accostée en chef de deux coquilles d’or à la terrasse ondée d’azur chargée de deux fasces ondées d’argent)


Technique mixte gouache, encre et aquarelle sur papier chiffon à la forme « Arches », 300g/m2, grain fin.
Format papier : 23 x 31 cm
Format composition : 18,30 x 18,49 cm*

Le Révérend Père Timothy Iannacone, membre de la communauté Saint Hugues de Cluny (affiliée à la Fraternité Saint-Pie X), avait été ordonné prêtre le 24 juin 2017 par Mgr Frank Caggiano, évêque de Bridgeport. Il avait célébré sa première messe solennelle le 27 juin 2017, selon le rit extraordinaire, en l’église Sainte-Marie de Norwalk, Connecticut.

Le RP Timothy Iannacone le 27 juin 2017

Le 5 mai 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, OCSG.

* Vous observerez que l’écu est sommé du chapeau de sable à trois glands de pourpre (paonazzi) de chaque côté (les glands de gueules – cremisi – étant réservés aux chapelains chevaliers grand-croix) et entouré d’un ruban d’azur portant la croix de l’Ordre.

Nous avons eu raison de faire confiance au nouveau chef de la famille d’Orléans.

3 Fév

Car il nous a entendus (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/01/22/nous-comptons-beaucoup-sur-le-nouveau-chef-de-la-famille-dorleans/).

Hier, samedi 2 février, ont eu lieu les obsèques de feu le prince Henri d’Orléans, comte de Paris, en la chapelle royale de Dreux, lieu de sépulture de la famille depuis le règne du roi Louis-Philippe. Cette cérémonie, empreinte de beaucoup d’émotion mais aussi de recueillement, fut d’une grande sobriété, témoignant du désir du prince Jean, nouveau comte de Paris (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/02/02/le-bruit-courait-quil-nen-serait-peut-etre-rien/) de rompre avec les mascarades que nous avons connues et dénoncées dans le passé et qui étaient le fruit des délires du gourou de son père, Richard Finell, faux comte d’Auxois mais authentique chanteur d’opérette.

Sur la photo : à droite, le prince Jean d’Orléans et la princesse Philomena; au centre, l’impératrice Farah d’Iran, la reine Sofia d’Espagne, le prince Moulay Hassan du Maroc et le prince Albert de Monaco

Le prince Jean, organisateur de la cérémonie, eut l’élégance de préserver l’assistance, venue participer à l’inhumation de son père, des clowns blancs (du hochet de l’Etoile –1-) ou verts (du faux Saint-Lazare –2-) qui animaient, avant sa disparition, les pitreries phaléristiques de Saint-Germain-l’Auxerois, Amboise ou autres lieux découverts à marée basse (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/25/les-hochets-dorleans/).

Fini le Barnum des Finell, Huot, Quatrebarbes, Pichon, Mouchel ou autre…Masengu ! La dignité et la vérité historique étaient enfin de retour. Une triste page était tournée.

R  I  P 

Il ne reste plus qu’à espérer le retour aux réalités héraldiques de la maison de Bourbon avec la réappropriation par le prince Jean, dans ses armoiries, du lambel d’argent de sa famille et des ducs d’Orléans. On peut en tout cas y rêver.

Le 3 février 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

(1) http://ordredeletoileetdumontcarmel.fr

(2) https://www.facebook.com/lieutenance.saint.lazare/

Nous comptons beaucoup sur le nouveau chef de la famille d’Orléans.

22 Jan

Quand dans notre annonce, hier, de la disparition de son père le prince Henri, comte de Paris, nous formions  » des voeux ardents pour que le nouveau chef de la famille d’Orléans, le prince Jean, duc de Vendôme, contribue à réparer la désunion entretenue jusqu’à ce jour au sein de la maison royale de France par les funestes militants d’une querelle dynastique d’un autre âge « , nous étions peut-être un peu rêveurs. 

Alors, rêvons encore un peu.

Certes, nous pourrions souhaiter que le prince Jean et le chef de la maison de Bourbon, le prince Louis Alphonse de Bourbon, décident d’unir leurs efforts pour effacer tant de controverses et panser tant de plaies aussi inutiles que nuisibles à la cause du royalisme français. Mais cette ambition pacificatrice, pour essentielle qu’elle soit au salut de la France, a hélas encore peu de chance d’être entendue.

En revanche, la disparition de son père offre au prince Jean d’Orléans, au-delà de la grande tristesse qui ne doit pas manquer de l’habiter depuis hier, l’occasion de mettre un terme à quelques unes des tocades et autres chimères phaléristiques ou héraldiques nées dans l’esprit du prince Henri d’Orléans…à l’instigation de son âme damnée, l’inénarrable Richard Finell (Louis XI avait eu Olivier Le Daim !), pseudo-comte d’Auxois mais authentique chanteur d’opérette, propulsé à la tête du faux « Ordre Royal et Souverain de l’Etoile et de NotreDame du Mont Carmel (ouf!) » avec le titre de « Prince Souverain de l’Ordre » et le prédicat d’ « Altesse Sérénissime » !* De même, la remise en question, dans le même ordre d’idée, de l’utopique et fumeuse Lieutenance française de l’Ordre militaire et hospitalier de Saint Lazare de Jérusalem, également sous la protection de feu le prince Henri d’Orléans et l’administration de facto de Richard Finell, apparaît aujourd’hui une nécessité.

La mise en berne par le prince Jean des activités de ces fariboles comme le renoncement au port de leurs hochets serait du meilleur effet en même temps qu’elle rétablirait une saine vérité.

Il serait souhaitable aussi de revenir à la raison en matière héraldique (ainsi d’ailleurs que le fit l’ancêtre du prince, le roi Louis-Philippe) et accepter que le port des pleines armes de France reste intégralement dévolu à la branche aînée – ainsi que l’imposent les règles ancestrales en la matière – tandis que le prince Jean d’Orléans, chef de la seconde branche de la maison de Bourbon, reprendrait celles de sa famille (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/01/12/nous-refusons-linstrumentalisation-de-lheraldique-dans-linsupportable-querelle-dynastique-francaise/). Cette dernière pourrait alors cesser de porter ces créations fantaisistes que l’on voit fleurir deci ou delà , telles les armes du duc d’Aumale, du duc d’Angoulême ou, surtout, du prétendu duc d’Anjou de la branche d’Orléans, en les remplaçant par des variations portant sur le lambel d’Orléans (nombre de pendants, couleurs, meubles dont il pourrait être chargé, etc.).

Le prince Jean, duc de Vendôme, voit ainsi son nouveau parcours de chef de famille semé d’importantes décisions à prendre qui pourraient être favorables à l’unité familiale de la Maison de France. Souhaitons qu’il se montre sensible à nos requêtes.

Le 22 janvier 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Les armoiries concédées au « Prince Souverain et Sérénissime Grand-Maître » de ce faux ordre sont stupéfiantes pour ne pas dire éhontées : écartelé de Bourgogne moderne et de Bourgogne ancien, sur le tout d’or à l’aigle éployée d’azur; supports: un lion d’argent à dextre et un lion d’or à senestre; couronne de comte; l’écu posé sur la croix de gueules de son faux ordre…Qu’en fera-t-il si le troisième fils du prince Louis de Bourbon est titré duc de Bourgogne ?…

Nous refusons l’instrumentalisation de l’héraldique dans l’insupportable querelle dynastique française.

12 Jan

Alors que notre pays n’a jamais été aussi près, depuis la disparition de Mgr le Comte de Chambord, de l’impérieux besoin du recours au Roi, les tenants de nos princes et même une partie de la maison royale se lancent de nouveau dans la consternante et mortifère querelle dynastiques qui interdit, de fait, aux Français de voir dans la monarchie une possible renaissance de la France. Les exemples, tous plus affligeants les uns que les autres, se multiplient au point que l’on est en droit de se demander si ces gens-là ont seulement deux sous de jugeote.

C’est ainsi qu’en décembre dernier, le prince Henri d’Orléans, chef de la branche cadette de la maison de Bourbon mais prétendant, du chef du roi des Français Louis-Philippe, à la couronne de France publiait sur son blogue un texte aussi extravagant que funeste. Il y prétendait (encore !) « consacre(r) la France, aujourd’hui en péril, au Cœur Sacré de Jésus. » et, joignant le geste à la parole, instaurait ni plus ni moins que de nouvelles armoiries du royaume de France (http://leblogducomtedeparis.fr/les-armes-de-france-au-sacre-coeur/) !

Voici le fruit du délire de Son Altesse Royale :

Et en voilà le blasonnement, donné par le secrétariat du prince :

« D’azur au Sacré-Cœur rayonnant de dix-sept rais d’or accompagné de trois fleurs de lys du même. »

Accompagné des explications suivantes :

 » Parce qu’il s’agit du meuble principal, la règle commande de le citer en premier. Le Sacré-Cœur, selon une iconographie traditionnelle, est enflammé, sommé d’une croisette, généralement latine, présente le plus souvent une plaie ouverte, le tout de gueules et se trouve comme ceinturé par une couronne d’épines d’or. Parce qu’il s’agit précisément d’une iconographie bien établie et afin de conserver la sobriété et ainsi la puissance du blasonnement, on ne décrira donc pas tous ces éléments.

Le Sacré-Cœur repose en son rayonnement d’or lequel recouvre quasiment tout l’azur autour de celui-ci, de sorte qu’il ne saurait y avoir enquerre en cette nouvelle composition. « 

On croit rêver…

Mais ce n’est pas tout car, comme il fallait s’y attendre, « le camp d’en face » n’a pas tardé à répondre sur le site Vexilla Galliae. Avec des arguments pour une part étayés mais, pour une autre part…plus légers voire d’une tournure polémique qui n’ajoute rien de positif au débat (http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/divers/2752-le-prince-du-sang-henri-d-orleans-prend-acte-de-son-statut-de-cadet-et-ajoute-une-brisure-a-ses-armes).

Nous ne reviendrons pas sur l’histoire de la consécration de la France au Coeur Sacré de Jésus, demandée, nous dit-on, par Sainte Marguerite-Marie à Louis XIV (qui ne connut sans doute jamais cette requête) mais qui aurait finalement été effectuée par Louis XVI en 1791 ou 1792 (sans que quiconque en ait la preuve).

Nous nous attacherons uniquement à l’aspect héraldique de la question en commençant par l’erreur majeure figurant dans la réponse légitimiste de Louis Delauban aux élucubrations orléanaises. Celui-ci donne en effet le titre suivant à sa réponse : « Le prince du sang Henri d’Orléans prend acte de son statut de cadet et ajoute une brisure à ses armes« .

Emporté par sa colère, l’auteur oublie que ledit Sacré-Coeur ne peut être une brisure des armes du prince Henri d’Orléans pour la simple et bonne raison que l’écu d’azur à trois fleurs de lis d’or…n’est pas celui de la famille d’Orléans ! Celles-la, chacun devrait s’en souvenir, sont en effet « D’azur à trois fleurs de lis d’or, au lambel d’argent à trois pendants« .

famille d’Orléans

L’écu d’azur à trois fleurs de lis d’or sont les armes pleines de la maison de France et ne peuvent être portées que par l’aîné des Capétiens, le prince Louis Alphonse de Bourbon.

Néanmoins, il est vrai que, au cours de l’histoire récente, le Sacré-Coeur fut introduit au sein des armoiries de la branche aînée de la maison de Bourbon. Mais qui s’en souvient? Cependant, il ne le fut pas sur le champ de l’écu. Nulle brisure donc dans ce cas. Rappelons les faits.

Le baron Pinoteau, fin connaisseur de ces questions, rapporte que le prince Jacques-Henri de Bourbon, fils aîné du roi d’Espagne Alphonse XIII, titré duc d’Anjou et de Ségovie, aurait consacré la France au Sacré Coeur de Jésus à Paris, le 15 avril 1962 mais aucun document authentique n’en aurait été conservé. Quoi qu’il en soit, le duc d’Anjou et de Ségovie eut ses armoiries réglées le 11 mars 1969, en même temps que furent créés le sceau et la chancellerie. Il porta alors un écu parti, au 1 de France, au 2 des petites armes d’Espagne (écartelé de Castille, de Leon, d’Aragon et de Navarre, enté en pointe de Grenade). L’écu était timbré de la couronne royale française et entouré des colliers de la Toison d’or, de Saint-Michel et du Saint-Esprit. Deux anges tiennent l’écu: ils sont en tunique blanche, les ailes de celui de dextre étant d’azur et d’or et celles de celui de senestre de gueules et d’or. LA COMPOSITION EST SURMONTÉE D’UN SACRÉ COEUR DE JÉSUS de gueules, navré d’or, au centre d’un coeur de Marie d’azur dont il est séparé par un filet d’or, ensemble placé sur un soleil d’or, à 12 rais droits et 12 autres ondés.

Armoiries du duc d’Anjou et de Ségovie

Après la mort du prince Jacques-Henri, son fils et nouveau chef de maison, le prince Alphonse, titré duc d’Anjou et de Cadix, a conservé le sceau de son père et, de 1962 jusqu’à sa mort, la même composition héraldique avec le sacré coeur. Cette dernière n’a hélas pas été reprise à ce jour par son fils, le prince Louis Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et chef de la maison de Bourbon.

On voit ainsi qu’en matière de consécration de la France au Sacré Coeur de Jésus, la décision du prince Henri d’Orléans est anachronique. Mais, à dire vrai, que sait-il de ces choses et que sait-il de l’héraldique capétienne contemporaine ?…Pas grand chose sans doute.

Une dernière remarque au sujet des brisures.

Le chef de la famille d’Orléans fut débouté par la justice (de la République !) dans sa demande de faire interdire le port des pleines armes de France par les princes Alphonse puis Louis Alphonse de Bourbon, aînés de la maison de France. Il aurait pu (dû ?) en rester là. Hélas…Alors que les armes au lambel sont les siennes de fort longue date et, qu’après tout, elles sont fort honorables.

C’est, avec une vision respectueuse de l’histoire comme des règles héraldiques mais aussi dans un esprit de conciliation permettant à chacune des deux branches de la maison de Bourbon d’exprimer son existence, que nous avons proposé depuis longtemps de réserver le port des pleines armes à la branche aînée et le respect par la branche cadette de ses armes légitimes (au lambel) en introduisant les distinctions qu’elle souhaite entre ses diverses lignes sous la forme de modifications du lambel (trois ou cinq pendants par exemple) avec apposition sur celui-ci de petits meubles variés. A la façon dont procèdent avec intelligence et efficacité les maisons royales de Grande-Bretagne ou d’Espagne.

Mais cette proposition est sans doute trop simple pour satisfaire les uns ou les autres !…

Le 12 janvier 2019.

Jean-Yves Pons.