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LES ORDRES DE CHEVALERIE DU ROI DE FRANCE : L’ORDRE DE SAINT MICHEL (par Hervé J. Volto, CJA).

5 Juil
Un Ordre de Chevalerie est une puissance Christique, dispensant à ses membres l’initiation, la consécration et l’investiture de la Chevalerie, distribuant aux Chevaliers et à leurs cercles d’influence les lumières et les forces sourdant de l’iimmuable tradition de la garde de l’Eglise et de la défense de la Chrétienté, assumant en son vivant esprit l’honneur de la Catholicité, au service de la gloire de N.S. Jésus-Christ et de l’établissement ici-bas de Son Royaume.
Fondé fondé à Amboise le 1er août 1649 par Louis XI, sur une idée de son père Charles VII voulant remercier le Chef des Milices Célestes de lui avoir envoyé Sainte Jeanne d’Arc mais décédé avant d’avoir pu réaliser son souhait, l’Ordre et Aimable Compagnie de Monsieur Saint-Michel a pour but de rassembler une Sainte Chevalerie autour du Roi de France. l’Ordre est mis sous le patronage de Saint Michel Archange, Procteur de la France, qui avait suscité l’héroïne de la Patrie pour aider le Roi de France à recevoir son digne Sacre et bouter les anglais horS de France. Louis XI n’avait que 11 ans quand son père reçut la Sainte bergère au Château de Chinon. Mais il s’en rappellait encore.
La Royauté Franque, pourant Mikalienne dès le pacte de Tolbiac, avait même inscrit le nom du saint Archange dans son cri de guerre :
Montjoie Saint-Denis ! Mikaël ! Mikaël !
Aucun Roi, de Clovis à Louis XIV, ne manquera de consacrer la France, le jour de son Sacre à Reims, à Saint Michel : la protection Divine faisant défault à partir du Règne de Louis XV, la foudre révolutioniaire frappera le Roi suivant…
Saint-Michel était honoré en France, étant patron par exemple de la chapelle du Palais de Paris, dans l’Ile de la Cité : Philippe II Auguste y est baptisé en 1165. C’est après une invocation à saint Michel Archange que le même Roi gagne la Bataille de Bouvine, rameutant ses Chevaliers au cri de :
Montjoie Saint-Denis ! France en avant ! Mikaël ! Mikaël !
Après un pèlerinage au Mont Saint Michel, Charles VI a une fille, qu’il prénomma Michelle. La Princese Michelle de France, soeur de Charles VII et tante de Louis XI, sera donnée en mariage au Duc de Bourgogne Philippele Bon. Agnès de Bourgogne, fille de Michelle de France et de Philippe le Bon, épousera après le Sacre de Cahrles VII le Duc Charles I° de Bourbon -ce cousin du Roi qui le susbstitue sur le Trône lorque Sainte Jeanne d’Arc se présnte à Chinon !- ce qui fera rentrer les Bourguignons dans le giron du Roi.
Charles VII est en train de rédiger les statuts de l’Ordre de Saint Michel quand il tombe malade. Il fait promettre sur son lit de mort à son fils de consituer la Noble compagne. Le premier cate Royal de Lois XI sera d’instituer l’Aimable Compagnie de Monsieur Saint Michel pour domestiquer une Noblesse parfois turbulante. L’antique lien de vassalité risquant de se relacher à nouveau, le Roi, pour restaurer une hiérarchie pyramidale entre sa Noblesse et lui, se réfère tout naturellement à la hiérarchie angélique et créé cette confrérie de fidélité qu’il préside à la manière du Roi Arthur et des Chevaliers de la table Ronde, l’Ordre Royal de la Cossse de Genêt, imitant peut êter en celà la Toison d’Or des Ducs de Bourgogne à peine créée et récompendant ses Chevaliers selon le mérite prsonnel et non à cause de la naissance. Il sera imité par la suite par les Rois d’Europe. Plusieurs corporations Chevaleresques devaient voir ainsi le jour jusqu’à la Renaissance, et on connait par exemple l’Ordre de la Jaretière du Roi d’Angletrerre, de l’Ordre de L’Ecu d’Or des Bourbons, l’Ordre de L’Hermine de Bretagne, l’Ordre de Saint Maurice du Piémont et l’Ordre Cosntantinien de Saint-Georges du Duché de Parme puis du Royaume de Naples.
La fête de l’Ordre de Saint Michel est le 29 Septembre, jour la fête patronale de l’Archange. Son siège est établi à l’Abbaye du Mont Saint-Michel et le Roi Louis XI, que l’on dit autère -la France sort exangue de la Guerre de cent Ans, les caisses sont vides et le Roi de France donne l’exemple d’austérité personnelle, au grand dam de seigneurs frivoles avide de riches atours- réunit pourtant ses Chevaliers en grande pompe le 29 septembre 1649. Le Roi et ses Chevaliers retourneront au Mont chaque année pour le Chapitre annuel de l’Ordre qui se tiendra toujours dans la salle dite pour celà des Chevaliers.
L’Ordre de Saint Michel se compose au début de 36 Chevaliers, les meilleurs membres de la Noblesse Française renmarqués par le Roi, et de 4 officiers chargés de son administration, le Roi étant Grand Maître Souverain de l’Ordre. Cela permet au Roi de se créer un réseau de fidélités qui n’étaient plus directement liées aux fidélités féodales. Le Roi et ses Chevaliers aborrent un collier d’or, apparetenant au souverain et pesant 200 écus (Art. 4). Cet insigne est également composé de coquilles mises par deux, l’une sur l’autre, finement nervurées d’émail rouge et d’émail blanc. La coquille est associé à la mer, à la vie , et donc à la vie éterbnelle : le Chevalier de Saint-Michel est un pèlerin, le pèlerin est re-né, car transformé par son acte, et porte autour du coup un insigne de reconnaissance. L’image de Saint-Michel terrassant le Dragon pend au bout de deux chaines. On en peut au début faire parti d’un autre Ordre, à moins d’être souevrain, Roi ou Empereur.
Nous ne pouvons ici retracer la l’histoire de la lente resurection économique et sociale de la France d’après la Guerre de Cent Ans, dans laquelle les Rois de France sont Aidés et Conseillés par les membres de l’Ordre de Saint Michel, qui sont les Gardiens du Royaume : cet Ordre a donc un très grand prestige sous les Valois.
Tant que les receptions de Chevaliers ne dépessent pas le nombre fixé par son fondateur, l’Ordre de Saint Michel conserve son prestige. Mais sous François I° et la Régence de Catherine de Médicis, les réceptions dans l’Ordres se démultiplient de manière si scandaleuse, la Reine-Régente allant jusqu’à administrer l’Ordre à tout venant, que que l’Ordre tombera dams le discrédit le plus total, et méritera d’être qualifier de collier à toutes bêtes. Pour ne pas le dissousdre, Henri III le réunira nouvel Ordre de Chevalerie fondé par lui à l’intention des Princes du Sang : l’ Ordre du Sant Esprit.
Les membres de l’Ordre de Saint-Michel se disaient Chevaliers de l’Ordre du Roi, alors que les Chevaliers de l’Ordre di Saint Esprit s’intitulaient « Chevaliers des Ordres du Roi », l’Ordre du Saint Esprit étant remis aux Commenseurs de l’Ordre de Saint -Michel.
Le jeune Louis XIV, très fiers d’être Chevalier de Saint Michel, prend comme première mesure Souveraine à la mort de Mazarin le nettoyage de l’Ordre : le Roi Soleil entreprend une rigoureuse chasse aux faux Nobles -il faut prouver 4 quartiers de Noblesse à l’époque pour être admis dans l’Ordre- et soumet tous les décorés à une enquète sévère autant que déterminée (1161) et fixe le nombre de Chevaliers à 100, non compris les Chevaliers du saint Esprit. Le siège de l’Ordre sera par la suite transféré par Louis XIV du Mont Saint Michel aux Cordeliers de Paris (14 juillet 1661). Puis quand Louis XIV décide d’y admettre des roturiers méritants (1693-1694), l’Ordre devient anoblissant.
A partir de là, les Rois suivants jusqu’à Charles X enverront des Lettres d’anoblissment aux ministres, parlementaires ou gouverneurs locaux d’origine roturière ayant 20 ans de service ou étant décédés revétu de la charge. La décoration se porte en écharpe de droite à gauche. Elle est à peu près semblable à celle du Saint Esprit, sauf que son écusson central montre l’image de Saint Michel.
L’Ordre est supprimé en 1971. Il est recréé le 16 novembre 1816 par une Ordonnance Royale de Louis XVIII qui le transforme en récompense des mérites scientifiques, artistiques et littéraires. Son effectif est limité à 100 membres, sans compter les Chevaliers du Saint Esprit qui continuent à être automatiquement Chevaliers de Saint-Michel -l’Ordre du Saint-Esprit étant remis au Commadeurs de l’Ordre de saint-Michel et les Chevaliers honoraires (étrangers ou Français au service d’un autre État). Il est administré par le Ministre de la Maison du Roi, puis par le Ministre d’État, intendant-général de la Maison du Roi. Il sera supprimé lors de la Révolution de 1830.
Des Chevaliers modernes peuvent servir aujourd’hui à protéger la Tradition, l’attachement aux racines Chrétiennes de la France, à la Famille, à l’Armée et à la terre natale. Seul le Roi Légitime, sacré à Reims, pourra décider queoi que ce soit en ce qui concerne les Ordres de Chevalerie. Il appartiendra au Roi à venir de restaurer les Ordres du Roi, rajoutant peut-être la Décoration du Lys créé par Charles X pour la Garde Royale et en instituant de nouveau comme peut-être un Ordre Royal du Mérite de Sainte-Jeanne d’Arc, par exemple (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/08/01/consilium-consulte-n-2012006-du-1-er-aout-2012-instaurant-l-ordre-royal-de-sainte-jeanne-darc/).
Un Ordre de Chevalerie sert aujourd’hui à trois choses : anoblir un roturier méritant comme on le voit encore en Angleterre, fidéliser une Noblesse déjà existante comme on le voit encore en Espagne et sacraliser le métier des armes, réintroduisant les grades de l’Ordre de Chevalerie au sein de la hiérarchie militaire. Les vrais Royalistes comprendront ici que l’une des fonctions Royales soit non seulement rayonner dans le Royaume visible, mais encore de faire rayonner aussi les sujets qui l’entourent: de même que le Soleil, en projetant ses rayons bienfaisants sur les astres qui l’environnent, les fait briller à leur tour. Cette belle métaphore louis-quatorzienne nous fait comprendre de quelle façon la Royauté, vécue comme l’ascension de chacun vers un idéal moral et politique, est une réalité à nouveau envisageable.
Pour un vrai Chrétien , seule la Chevalerie peut extraire du chaos actuel un Ordre conforme au plan Divin.
Hervé J. VOLTO, CJA
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A paraître : L’Ordre du Saint-Esprit.

L’ORDRE DE NOTRE DAME DE L’ESPERANCE (Par Hervé J. Volto)

6 Juin

L’ Ordre de Notre-Dame de l’Espérance , dit aussi du Chardon, fut institué en janvier 1370, à Moulins, par Louis II, Duc de Bourbon, dit le Prince Chevalier, « en l’honneur de Dieu et de la Vierge immaculée », à l’occasion de son mariage avec Anne, fille de Béraud II, Dauphin d’Auvergne. Les Chevaliers de l’ Ordre de notre Dame de l’Espérance portaient une ceinture sur laquelle le mot Espérance était brodé.

On l’appelait aussi Ordre de Bourbon, à cause de son fondateur . Et Ordre du Chardon.

L’Ordre de Notre-Dame de l’Espérance se composait de vingt-six gentilshommes qui devaient s’être distingués par leur bravoure et être sans reproche. Le Duc de Bourbon était le Souverain Grand-Maître de l’Ordre. Au jour de la Conception de la Vierge, fête de l’Ordre, et aux fêtes solennelles, les Chevaliers étaient vêtus d’une soutane de damas incarnat, les manches larges, ceinte d’une ceinture de velours bleu doublée de satin rouge, bordée en broderie d’or, et ce mot ESPERANCE pareillement brodé. La ceinture était fermée par une boucle et un ardillon d’or, ébarbillonnés et d’échiquetés d’émail vert, comme la tête d’un chardon ; leur manteau était de damas bleu ciel, aux orfrois de broderie d’or représentant le grand collier, doublé de satin rouge, et un chaperon de velours vert.

Le grand collier de l’Ordre était composé de losanges entiers et de demis à double orle émaillés de vert cléchés et semés de fleurs de lis d’or et de lettres capitales antiques, émaillées de rouge, formant le mot espérance ; au bout du collier pendait un cercle émaillé de vert et rouge avec une image de la Vierge entourée d’un soleil d’or, couronnée à douze étoiles d’argent, un croissant de même sous ses pieds. Au bout de cette médaille se trouvait une tête de chardon émaillée de vert et barbillonnée de blanc.

Le chapeau des Chevaliers était de velours vert, à la pointe duquel pendait une houppe de soie cramoisie et de fil d’or, le rebras à l’antique fourré de panne cramoisie portant dans un écu d’or le mot ALLEN All ons tous En semble au service de Dieu, et soyons unis en la défense de nos pays, et là où nous pourrons trouver à conquérir honneur par fait de Chevalerie ). La Collégiale de Montbrison https://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A9giale_Notre-Dame-d%27Esp%C3%A9rance_de_Montbrison , dont la construction fut commencée par la famille de la Duchsse Anne Dauphine, épouse de Louis II, et fut terminée par ce dernier, abrite les Chapitre des Chevaliers de Notre-Dame de l’Espérance.

L’Ordre de notre Dame de l’Espèrance n’eut qu’une existence très courte.

En 1400, se constitue une Souveraineté, la Principauté de Dombes, qui restera indépendante jusqu’au milieu du XVI° siècle, alors que le traité de Lyon en 1601 rattache la Bresse et le Bugey, possessions de la Savoie, au Royaume de France.

Car en 1400, le dernier des Sires de Beaujeu, Édouard II, cède ses États au Duc de Bourbon, Louis II de Bourbon, le Prince Chevalier. De son côté, Humbert VII de Thoire-Villars, sujet du Saint-Empire, n’ayant pas vu son fils unique lui survivre et se trouvant menacé par le Duc de Bourgogne à qui il refuse de prêter hommage, vend ses terres en 1402, les partageant entre les Ducs de Savoie et de Bourbon, se plaçant ainsi sous la protection de ces grands Princes. Humbert VII garde toutefois l’usufruit de ses terres jusqu’à sa mort en 1423.

Cette enclave connut alors une certaine prospérité que les dombistes auraient aimé pérenniser, si l’on en croit leurs cahiers de doléances rédigés à la veille de la Révolution. La Principauté battait monnaie, possédait son Parlement, publiait le  Journal de Trévoux  et le  Dictionnaire de TrévouxL’ Ordre de Notre Dame de l’Espérance était l’Ordre dynatique de la Principauté des Dombes.

Les Ducs de Bourbons, Princes de Dombes, de Louis II de Bourbon, le Prince Chevalier, au Connétable de Bourbon , Charles III, sont les Grands-Maîtres de l’Ordre autant que les soutient du Roi de France contre les anglais durant la Guerre de Centréunissant autour des Chevaliers de Notre-Dame de l’Espérance tout le partit Armagnac.

François Ier,  encore jeune et influencé par sa mère, Louise de Savoie, veut dépouiller Charles III de Bourbon par un procès dont l’analyse, sur le plan du droit pur, est, aujourd’hui, qualifié de mauvais et fallacieux. Voilà la raison qui conduit le Prince souverain de Dombes à demander le soutien et la protection de Charles Quint. C’est pourquoi le Connétable de Bourbon est qualifié de parangon de la traîtrise, par les historiens, à l’égard du Roi de France.

Si la “trahison” de Charles III marque la disparition du cerf volant de l’emblématique des Bourbon et des Valois, la ceinture   ESPERANCE se maintient chez les premiers. La sœur du Connétable, Louise de Bourbon-Montpensier (1482-1561), Princesse de la Roche-sur-Yon, l’utilise sur un jeton de compte frappé après 1538, associée à son chiffre L et à la figure parlante de l’aile. On retrouve ces trois devises dans le décor de la Sainte Chapelle de Champigny-sur-Veude https://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Chapelle_de_Champigny-sur-Veude , commencée par son ancêtre Louis I° de Bourbon et achevée par son fils Louis de Bourbon-La Marche, Comte puis Duc de Montpensier vers 1520.

François Ier  laisse à la Principauté de Dombes tous les droits et privilèges dont elle jouissait du temps des souverains précédents AUX DESCENDANTS DE LOUISE DE BOURBONS, jusqu’à  Anne-Marie-Louise, la Grande Mademoiselle, qui gouvernera de 1627 à 1693, année où elle mourra sans enfants et où Louis XIV annexera la Principauté des Dombes au Royaume de France et supprimera l ‘Ordre de Notre Dame de l’Espérance

Un registre de 1394, conservé aux archives de la Loire représente la ceinture avecles mots  ESPERANCE A MGR LE DUC. Au XVIIe siècle le couvent de Poissy conservait encore des chandeliers portant la ceinture émaillée de bleu avec le mot  ESPERANCE, chargée de l’Ecu d’Or portant le mot  ALLEN   séparant en deux le mot  ESPERANCE, et d’un écu aux armes Bourbon et accompagnée en dessous d’un chien couché, symbole de fidélité.


FIDELITE : les Bourbons, durant la Guerre de Cent Ans, incarnèrent une Maison au service des Rois de France

Hervé J. VOLTO, CJA

A lire : Palliot, La Vraye et Parfaite Science des Armoiries – 1660

LES GRANDS ORDRES DE CHEVALERIE : L’ORDRE TEUTONIQUE (Hervé J. Volto).

29 Mar
Un Ordre de Chevalerie est une puissance Christique, dispensant à ses membres l’initiation, la consécration et l’investiture de la Chevalerie, distribuant aux Chevaliers et à leurs cercles d’influence les lumières et les forces sourdant de l’immuable tradition de la garde de l’Eglise et de la défense de la Chrétienté, assumant en son vivant esprit l’honneur de la Catholicité, au service de la gloire de N.S. Jésus-Christ et de l’établissement ici-bas de Son Royaume.
L’ORDRE MILITAIRE ET HOSPITALIER DE L’HOPITAL DES TEUTONS DE SAINTE MARIE DE JERUSALEM, dit ORDRE DES CHEVALIERS TEUTONIQUES, ou plus simplement, ORDRE TEUTONIQUE, est un Ordre de Chevalerie consacré à Saint-Marie, à Sainte-Elisabeth de Thuringe et à Saint Georges, créé en 1190 par Frédéric II de Souabe sur le model Templier, durant le Siège de Saint Jean d’Acre : il impose à ses Chevaliers la double obligation de défendre la terre Sainte et la Chrétienté contre les infidèles, et de soigner les blessés, spécialement ceux venus du Saint Empire Romain Germanique (d’où son nom).
Le pouvoir est dans les mains du Grand Maître de l’Ordre, mais son pouvoir est loin d’être absolu, car il doit gouverner en tenant compte des conclusions du  Grand Conseil  composé de cinq grands officiers : le Grand Commendeur , le Grand Maréchal , le Grand Hopitalier , le Grand Trésorier , le Grand Commissaire . Il est élu, normalement jusqu’à sa mort, par un  chapitre  ( capitulum ) de treize électeurs, parmi les quels figurent les cinq grands officiers. Celui-ci comprend huit frères chevaliers, choisis parmi les plus vertueux, quatre frères sergents (en général non nobles), et un frère prêtre. Le Grand Maître,   Hochmeister   ou    magister generalis , est au sommet de la hiérarchie de
La nouvelle institution est particulièrement appréciée et, l’année suivante, elle est confirmée par la pape Clément II et l’Empereur Henri VI, qui lui donnent une règle semblable à celle des Templiers. Les Chevaliers de l’Ordre adoptent le Blanc Manteau Cirtercien sur lequel est cousu une Croix Patée noire entourée d’un liseré d’Or. Le premier Grand Matre Heinrich Walpot Von Bassenheim est élu en Terre Sainte où il fait bâtir une église et un hôpital situé sous les remparts de Saint Jean d’Acre. Les Chevaliers Teutoniques sont d’abord 40, tous gentilhommes, mais leur nombre va s’accroitre à mesure que leurs services seront reconnus, et à la mort du premier Grand Maître, ils foment déjà une petite armée.
Lorsque Saint Louis vient en Terre Sainte avec ses bons Chevaliers de Joinville et régente le Royaume Saint de Jéruslem au nom de l’Empereur Conradin encore enfant, certains Chevaliers Teutoniques adoptent la Croix fleurdelysée d’Or par-dessus la noire : C’EST LA LANGUE FRANCAISE DE L’ORDRE .
En effet, Saint Louis, par Lettres Patentes du 20 août 1250, autorise l’Ordre Teutonique à mettre dans son blason les quatre fleurs de lys aux extrémités de la Croix d’Or de Jérusalem dans la croix magistrale. Ainsi Louis IX témoigne sa reconnaissance à l’Ordre pour sa participation à la Croisade.
Près d’un siècle après la fondation des chevaliers Teutoniques, la prise de Sain-Jean d’Acre en 1291 oblige les Chevaliers Teutonique à quitter la Terre Sainte et les contraint à déménager temporairement le siège de l’Ordre à Venise, d’où ils prévoient la reconquête des Etats Croisés du Levant : Royaume Saint de Jérusalem, Royaume d’Arménie, Principauté d’Antioche, Comté d’Edesse et Comté de Tripoli .
À cette époque, l’Ordre Teutonique posséde de nombreuses terres et fermages, moulins et scieries en Europe. L’Ordre peut également s’appuyer sur une organisation étonnement moderne et efficace, les Grands Maîtres sont choisis pour leurs qualités d’organisateurs. C’est cette force qui convaincra les papes et les empereurs de miser sur eux pour conquérir les États Baltes. Après la chute du Royaume de Jérusalem, les Chevaliers Teutoniques trouveront ici une nouvelle raison de vivre : la Croisade Baltique . L’ Ordre de Dobrinhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_Dobrzy%C5%84 , fondé en 1216 par Christian de Oliva, premier évêque de Prusse, s’étant révélé impuissant à Christianiser les Prussiens, les Chevaliers de l’ Ordre Teuronique les accuillent parmi eux : ils constituerons une Langue de l’Ordre.
En 1228, Conrad Duc de Mazovie, qui venait de voir les Chevaliers Porte-Glaive https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevaliers_Porte-Glaive détruire le paganisme en Livonnie, les appellent à son secour contre les prussiens idolâtres et leur offre la suzeraienté des terres occuppées par ces populations. Les Chevaliers Teutoniques se joignent à eux et orientent progressivement leurs actions vers la Lituanie. Comme les Chevaliers de Dombrin, les Chevaliers Porte-Glaive , dit Chevaliers de Livonie ou encore Chevaliers de la Croix , ayant esseuyé de nombreuses pertes, se fondent en 1237 dans la LANGUE FRANCAISE DE L’ORDRE TEUTONIQUE, et le Duc Louis II de Bourbon, le Prince Chevalier, qui partit se bettre dans les Régions Baltiques, en deviendra Commendeur : ils élisent un maître particulier parmi eux-même, dit Landmeister .
Trois Langues de l’ Ordre Teutonique vont se former : la Langue de Germanie, la langue de Livonie qui est issue de la Langue Française , et la Langue de Prusse. Chaque Langue de l’Ordre a son Landmeister .
Les Chavaliers de Livonie apporteront leur contribution à l’Ordre Teutonique dans la lente reconquète de la Prusse. En 1289, les Chevaliers Teutoniques sentent le besoin de concentrer leurs fouge dans de nouvelles possétions le Grand Maître Sigefroy von Fenchtwangen transporte le siège de l’Ordre de Venise au Chateau de Mariembourg https://fr.wikipedia.org/wiki/Forteresse_teutonique_de_Marienbourg , en Porémanie, dans le territoire actuel de la Pologne. La terre de Poméranie sera longtemps objet de conflits opposant la Prusse, fief central des Chevaliers Teutoniques (depuis la Bulle d’Or de Rimini), et les Rois de Pologne.
En 1386, le Grand Duc de Lituanie Jaguelon se convertit au Catholicisme et se fait baptiser sous le nom de Ladislas Władysław. Par son mariage avec la Reine Sainte Hedwige d’Anjou, il est couronné Roi de Pologne. L’union personnelle des deux pays crée un adversaire potentiellement redoutable pour les Chevaliers Teutoniques.
Le XIV° siècle est l’époque la plus brillante de l’Ordre Teutonique, qui organise ses Etats en Ordenstaat , ou Etats de l’Ordre , et acquiert de nouvelles terres et de nouveau territoires, encourage l’agriculture, développe le commerce, etc… mais au siècle suivant, les Chevaliers Teurtoniques engageront avec les polonnais une lutte très longue qui se terminera en 1466 par un traité de paix, la Paix de Thorm , en vertu duquel, l’Ordre cèdera la moitié de ses Etats au Roi Casimir IV et ne concervera le reste qu’à titre de fief et en reconnaissance de la Souverainté de ce Monarque. Les Chevaliers de Livonnie en profiteront pour se détacher de l’Ordre Teutonique et demender la protection de la Couronne polonaise. Ils feront l’objet d’un prochain article
En 1525, le grand maître de l’Ordre, Albert de Bardebourg-Ansbach, adoptant les recommandations de Lutther, quittera l’état religieux et transformera le patrimoine de sa communauté en une principauté séculiaire dont il se fera Duc héréditaire et qui deviendra le berceau de l’État Prussien. Une partie des Chevaliers Tetoniques, restés Catholiques, décident d’élire leur propre Grand maître -Walter von Cronberg- et intentent un procès contre Albert de Brandebourg qui est mis au ban du Saint Empire. Ils transfèrent leur siège à Mergenthiem en Franconnie et se réimplantent ainsi dans le Saint Empire Romain Germanique.
Cet évènement peut être considéré comme le terme de l’existance politique de l’Orde Teutonique.
En 1085, Napoléon accorde le droit, par le traité de Presbourg, à l’empereur d’Austriche-Hongrie Franmçois I° dont il épousera la fille, Marie Louise, de nommer comme Grand Maître un Prince de la famille Habsbourg, à qui reviennent tous les revenus de l’organisation. Mais désormais, seules subsistent quelques commanderies isolées en Autriche et en Ultrchet.
Avant la Seconde Guerre Mondiale, Adolf Hitler tente de récupérer l’image historique des Chevaliers Teutoniques pour exacerber le sentiment d’identité nationale allemande. L’Eglise ne pouvait pas voir l’Ordre des Chevaliers Teutonique dissous : elle le récupèrera à la fin de la guerre SOUS FORME D’ORDRE RELIGIEUX au service d’oeuvres de Charités.
L’Ordre Teutonique reçoit sa forme actuelle en 1929 : après la seconde guerre mondiale, il redeviendra un institut religieux clérical de droit pontifical voué aujourd’hui à des activités de bienfaisance dans le soin des malades, des personnes âgées, des pauvres et des nécessiteux dans les formes changeantes de l’action sociale, dans les œuvres d’éducation Chrétienne et l’éducation des enfants, des jeunes et des adultes .
En reconnaissance de son travail pour la Chrétienté, le Saint Siège a donné à l’Ordre, en plus d’un emplacement pour un cimetière Teutonique au sein de la Cité du Vatican, l’exemption, confirmée encore et encore, c’est-à-dire le privilège de subordination directe au Saint Siège de Pierre.
Pour un vrai Chrétien , seule la Chevalerie peut extraire du chaos actuel un Ordre conforme au plan Divin.
Hervé J. VOLTO, CJA
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A paraître : Un Ordre de Chevalerie oublié : l’Ordre de la Croix .

LES GRANDS ORDRES DE CHEVALERIE : L’ORDRE DU TEMPLE (Hervé J. Volto, CJA)

3 Mar
Sceau de l’ordre du Temple
Un Ordre de Chevalerie est une puissance Christique, dispensant à ses membres l’initiation, la consécration et l’investiture de la Chevalerie, distribuant aux Chevaliers et à leurs cercles d’influence les lumières et les forces sourdant de l’iimmuable tradition de la garde de l’Eglise et de la défense de la Chrétienté, assumant en son vivant esprit l’honneur de la Catholicité, au service de la gloire de N.S. Jésus-Christ et de l’établissement ici-bas de Son Royaume.
Sommaire.
  1. La fondation de l’Ordre du Temple.
  2. L’Ordre du Temple en Terre Sainte.
  3. L’Ordre du Temple après les Croisades.
  4. L’Ordre du Temple aujourd’hui
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  1. La fondation de l’Ordre du Temple.
En 1118, où Hugues de Payens et 7 autres Chevaliers, Godefroy de Saint-Homer, André de Montbard , (oncle de Saint-Bernard de Claivault), Payen de Montdidier, Godefroy Bisol de Frameries, Rolland le Provençal, Archambault de Saint-Amand et un certain Gondemare , se retrouvent à Jérusalem pour fonder une milice Chevaleresque ayant pour but de protéger les pèlerins qui viennent en Terre Sainte. Ils vivent d’abord dans une grande précarité -un cheval étant par exemple divisé entre deux Templier par soucis d’économies- mais le Roi de Jérusalem Baudoin II, appréciant leurs services, leur donne une partie de son palais, batit sur l’emplacement de l’antique temple de Salomon. C’est de ce palais, qui sera leur première commenderie officielle, que les Chevaliers tireront leur nom de Templiers et leur ORDRE SOUVERAIN DE LA PAUVRE MILICE DU CHRIST ET DU TEMPLE DE SALOMON, dit, ORDRE SOUVERAIN DU TEMPLE .
Le pape Honirius II approuve l’insitution de l’Ordre en 1128, au Concile de Troyes, et lui donne ses status, composés de la Règle de Saint Bernard de Clairvault. Ce dernier la fait rédiger par un clerc qui faisait sûrement partie de l’entourage du légat pontifical présent au concile, Jeahn Michel.
La Règle de l’Ordre du Temple fait quelques emprunts à la Règle de Saint Augustin mais s’inspire en majeure partie de la règle Cistercienne. Elle est cependant adaptée au genre de vie active, principalement militaire, que mènent les frères templiers. Par exemple, les jeûnes étaient moins sévères que pour les moines soldats, de manière à ne pas affaiblir les Templiers appelés à combattre : c’est le Discretio . Par ailleurs, la Règle sera adaptée à la bipolarité de l’Ordre, Militaire et Reliieux, ainsi certains articles concernent aussi bien la vie en Occident (conventuelle) que la vie en Orient (militaire) .
La règle primitive (ou latine car rédigée en latin), écrite en 1128, sera annexée au procès-verbal du concile de Troyes en 1129 et contient soixante-douze articles. Toutefois, vers 1138, sous la maîtrise de Robert de Craon, deuxième maître de l’ordre (1136-1149), la règle primitive sera traduite en Français et modifiée. Par la suite, à différentes dates, la Règle sera étoffée par l’ajout de six cent neuf retraits ou articles statutaires, notamment à propos de la hiérarchie et de la justice au sein de l’ordre.
Dès sa fondation, l’Ordre se dote d’une devise : Veritas .
Chez les Templiers, l’autorité suprême est concentrée dans le Chapitre Général, sorte de Table Ronde qui réunit le Grand Maître et deouze conseillers : le Sénéchal, le Chambellan, le Connétable, le Trésorier, le Chancelier, le Maréchal, le Commandeur de France, le Commandeur d’Angleterre, le Commandeur de la terre du Royaume Saint de Jérusalem -celui qui commande tous les autres Commandeurs : de France, Angleterre, Ecosse, Irlande, Espagne, Portugal, Pologne, Hongrie, Pologne, Allemgane, Italie, Belgique, Pays-Bas- le Commandeur de Triopli, le Commandeur d’Anticoghe, et le Drapier. Les décisions du Grand Maître n’ont de valeur que sansctionné par le Chapitre, car le Grand Maître est élu à vie par ses membres et choisi parmi l’un d’entre eux, et le respect de l’autorité se rattache à la fonction et non pas à la personne, ce qui déshumanise le système et favorise le turn-over et déchaine les ambitions et les passions à chaque élections .
Il semble que le mode de succession aux trônes du saint Empire Romain Germanique (d’avant la période des Habsbourg), de Hongrie et de Pologne, Monarchie électives, comme le mode de désignation du souverain pontife et des Doges de Venise et de Gènes soit copié sur le modèle Templier.
L’armement du Templier est celui d’un Chevalier : lance, épée, masse d’arme… En cas de combat, le butin ne revient pas au Templier qui l’a conquis, mais à l’Ordre. Le manteau des Templiers fait référence à celui des moines cisterciens : c’est le fameux Blanc Manteau à capuche. Les Chevaliers du Temple portent la Croix patée rouge sur leur Blanc Manteaux. Ils prennent comme emblème une bandière mi-partie de noir et de blanc : Le blanc représente la bannière du Christ, le noir indique que les Chrétiens sont engagés dans l’action terrestre. L’affrontement d’ombre et de lumière qu’il impose au Chevalier est une épreuve de Dieu et qui convie l’homme à remporter la victoire. Appel d’avant-garde du Croisé, humble parce qu’il n’est pas fait que de lumière mais efficace parce qu’il porte la Croix . Enfin, les Templiers considèrent la Très Sainte Vierge Marie, Sainte Marie Magdelaine et Saint-Jean Baptiste omme leurs Saint Patrons.
  1. L’Ordre du Temple en Terre Sainte.
Dès la fondation de l’Ordre, les Templiers vont consacrer leur vie exclusivement à combattre les infidèles pour la défense des pèlerins et de leurs biens. Ils reçurent du Patriarche Gormond de Picquigny la mission de «  garder voies et chemins contre les brigands, pour le salut des pèlerins » («  ut vias et itinera, ad salutem peregrinorum contra latrones ») pour la rémission de leurs péchés, mission considérée comme un IV° Voeu habituel pour les ordres religieux militaires.
Ils deviennent ainsi le gardes du corps de riches marchands venus de Terre Sainte, convoyeurs de fonds et même banquiers : ce sont les Templiers qui invent la Lettre de Change pour protéger les biens de leurs clients. Les Templiers inventeront ainsi le bon de dépôt. Lorsqu’un pèlerin confiait aux Templiers la somme nécessaire à son pèlerinage, le frère trésorier lui remettait une lettre sur laquelle était inscrite la somme déposée. Cette lettre manuscrite et authentifiée prit le nom de lettre de change. Le pèlerin pouvait ainsi voyager sans argent sur lui et se trouvait plus en sécurité. Arrivé à destination, il récupérait auprès d’autres Templiers l’intégralité de son argent en monnaie locale . Les Templiers ont mis au point et institutionnalisé le service du change des monnaies pour les pèlerins.
Dans un premier temps, Payns et Saint-Omer se concentrent sur le défilé d’Athlit, un endroit particulièrement dangereux sur la route empruntée par les pèlerins; par la suite, l’une des plus grandes places fortes templières en Terre Sainte fut construite à cet endroit : le Château Pèlerin.
Saint Bernard de Clervault compose en leur honneur son DE NOVA MILITIA ou L’ Éloge de la Nouvelle Milice ( 1130-1136 ) où il souligne l’originalité du nouvel ordre : le même homme se consacre autant au combat spirituel qu’aux combats dans le monde . Cet éloge permet aux Templiers de rencontrer une grande ferveur et une reconnaissance générale : grâce à Saint Bernard, l’Ordre du Temple connaît un accroissement significatif : bon nombre de Chevaliers s’engagent pour le salut de leur âme ou, tout simplement, pour prêter main forte en s’illustrant sur les champs de bataille .
Dans son homélie, Saint Bernard présente un portrait physique et surtout moral des Templiers, qui s’opposait à celui des chevaliers du siècle :
Ils se coupent les cheveux ras, sachant de par l’Apôtre que c’est une ignominie pour un homme de soigner sa coiffure. On ne les voit jamais peignés, rarement lavés, la barbe hirsute, puant la poussière, maculés par les harnais et par la chaleur
Des hommes d’action.
Les principales batailles où les Templiers furent engagés sont : le Second siège d’Ascalon (16 août 1153), la Bataille de Montgisard (25 novembre 1177), la Bataille de Hattin (4 juillet 1187), la Bataille d’Arsouf (7 septembre 1191), la Bataille de Mansourah (8 février 1250) et la Bataille de Mansourah (8 février 1250) .
La Règle de l’Ordre et ses retraits nous informent de manière précise sur ce que fut la vie quotidienne des Templiers en Occident comme en Orient. Cette vie était partagée entre les temps de prières, la spiritualité Cistercienne, la vie collective (repas, réunions), l’entraînement militaire, l’accompagnement et la protection des pèlerins, la gestion des biens de la maison, le commerce, la récolte des taxes et impôts dus à l’ordre, le contrôle du travail des paysans sur les terres de l’ordre, la diplomatie, la guerre et le combat contre les infidèles.
La Bulle Omne datum optimum est publiée par le pape Innocent II le 29 mars 1139, sous la maîtrise de Robert ed Caron, deuxième Grand Maître de l’Ordre du Temple. Elle est d’une importance capitale pour l’ordre puisqu’elle sera à la base de tous les privilèges dont jouissaient les Templiers, dont celui de voir leur Ordre devenir un Ordre Souverain. En effet, grâce à elle, les frères du Temple auront droit à la protection apostolique ainsi que d’avoir leurs propres prêtres .
Mais la dureté de la vie en Terre Sainte et le manque constant d’effectifs poussent les Templiers à faire évoluer leur Ordre pour faciliter le recrutement. La nouvelle struture Aristocratique leur mermet de jouer un rôle en Terre Sainte. Un Temple internecomprend des Commendeurs qui sont des frères suivant la Règle de Saint Bernard, et une Temple externe qui accuille des Chevaliers laïcs, marié ou en grande de l’être et ne sont plus astraient aux voeux de chasteté , des cadets de familles Nobles n’ayant pas assez d’argent pour s’équiper et être admis chez les Hospitaliers, les Lazaristes, ou les Teutoniques, des aventuriers, des criminels en fuite, des Chevaliers excomuniés, des catahres exilés après la prise de Montségur : on demende à ces soudars de se battre, pas de philosopher .
L’Ordre du Temple, protecteur des pèlerins et gardes des reliques – l’Ordre est gardien pour un temps du Saint Suaire et, dit-on, même du Saint Calice du Graal !- devient prestigeux, les Templiers sont cubiculaires du pape et admettent parmi eux le Roi de France Louis VII le Jeune , arrière Grand-pètre de Saint Louis IX. De retour de Terre Sainte, Louis VII le Jeune, Roi Chevalier, s’entoure d’un Chapitre de 12 Templiers et préside ce conseil à la manière du Roi arthur des Chevaliers de la table Ronde . Par la suite, les Rois de France confieront à l’Ordre du Temple la garde du Trésor Royal et l’escorte du Dauphin de France . Une autre grande personnalité, Henri II d’Angleterre, avait lui aussi laissé la garde du trésor au Temple. Par ailleurs, de nombreux Templiers de la maison d’Angleterre étaient également des conseillers Royaux.
Prestigueux donc, l’Ordre du Temple sélectionne ses nouveaux Chevaliers : les membres doivent s’engager à abandonner tous leurs biens à l’Ordre au moment de leur mort.
Avec la richesse viendra la puissance, et l’Ordre du Temple s’affirme au cour du XII° siècle sur le plan économique (domaines et opérations banquaires) et militaire (transport, escorte et convoyage de fonds). De plus en plus puissant, l’Ordre acquiert de plus en plus d’autonomie. C’est vers le milieu du XII° siècle que les Templiers atteignent l’apogée de leur puissance : propriétaires de 9000 commenderies, de bien énormes -dont la moitié en France- et de très gros revenus, ils possèdent 3 flottes : une basée aux Baléares, la seconde basée à Brindisi et la troisème à la Rochelle. C’est de la Rochelle qu’ils partent pour l’Ecosse, le Groënlande et même, dit-on, vers le Canada ! L’épouse d’Huges de Payen étant une Saint-Clair, de Noblesse écossaise, le clan Saint-Clair étant très impliqué dans les commenderies écossaises !
Avec la puissance viendra l’orgeuil. Le pape Innocent III doit les reprendre une permière fois. Le Roi Saint Louis, alors en Terre Sainte, doit les réprimender à son tour : alors que les autres Ordres Croisés se consultent avec le Roi de France avant toute opération militaire, les Templiers n’en font qu’à leur tête et ne protègent que leurs intérets et non plus ceux des pèlerins ni ceux du Royaume Saint de Jérusalem. L’historien et archevêque Guillaume de Tyr rédige à partir de 1167 Historia rerum in partibus transmarinis gestarum , ouvrage dans lequel il se révèle d’abord favorable aux Templiers puis de plus en plus critique à leur égard à mesure qu’ils prennent de la puissance.
Peu à peu , dit-il, les membres de l’Ordre deviennent arrogants et irrespectueux envers la hiérarchie ecclésiastique et séculière !
Selon Malcolm Barber, The Trial of the Templars (Cambridge University Press,1993, p. 11), Guillaume de Tyr est ainsi à l’origine des premières légendes noires sur les Templiers, tantôt apologétiques (légende des neuf chevaliers restés seuls pendant neuf ans), tantôt critiques, les accusant notamment à plusieurs reprises de trahir les Chrétiens pour de l’argent .
En dehors du champ de bataille, on note qu’une certaine tolérance religieuse les animait. En 1140, l’émir et chroniqueur Oussama Ibn Mounqidh, par ailleurs ambassadeur auprès des Francs, se rendit à Jérusalem. Il avait l’habitude d’aller à l’ancienne mosquée al-Aqsa, « lieu de résidence de mes amis les Templiers » . L’émir rapporta une anecdote pendant laquelle les Templiers prirent ouvertement sa défense lors de la prière. Alors que la façon de prier des musulmans était à la fois inconnue et incomprise des Francs nouvellement arrivés en Orient, les Templiers, eux, faisaient respecter ce culte, même si celui-ci était qualifié d’infidèle et menaçait le Christianisme !
  1. L’Ordre du Temple après les Croisades.
L’opinion publique accuse bienbtôt les Templiers d’avoir abandonné la Règle de Saint Bernard, de pratiquer l’usure, la sodommie (!) et de trahir au profit des sarrazins -opérant une intelligence avec l’islam, les Chevaliers du Temple aurait provoqué la chute de la Terre Sainte- car ayant rejeté le Christ par un oecuménisme avant l’eure entre Chrétienté, islam et judaïsme, toutes chose que l’on retrouvera au procès de l’Ordre du Temple. Et puis… l’Ordre fait-il bien la distinction entre ses propres caisses et celles du Roi ?
Il semble que les membre du Temple externe aient forcé les portes du Temple interne et envahie le Chapitre Général. Les Templiers doivent bientôt leur influence au pouvoir qu’ils exercent sur les Cours par l’endettement auprès de l’Ordre de TOUS les Royaumes Chrétiens : arrogants et brutaux, il font la pluie et le beau temps à la Cour d’Angleterre depuis la Magna Carta , qu’ils ont contribué à faire signer à Jean Sans Terre, et le Grand Maître du Temple est le Premier Baron du Royaume ! Le mécontentement général augmente .
Philippe le Bel, dont les Templiers ont l’outrecuidance de lui refuser la possibilité de voir le dauphin de France être nommé automatiquement Grand Maître de l’Ordre, voit leurs troupes armées et incontrolables depuis leur retour de Terre Sainte devenir un danger pour le Saint Royaume de France : surtout extrêmement endetté auprès de l’Odre, le Roi de France saute sur l’occasion que lui présente Clément V qui l’appelle au secour ! le pape aurait vu en effet le Divin Christ Roi lui apparaître en songe et lui demender de dissoudre l’Ordre du Temple, les Templiers ayant épousé l’hérésie catahre et constituant un danger pour la Chrétienté ! Tout le ressentiment du Roi de France, Empereur en son Royaume, pressentit pour la Couronne Impériale , s’exprime par l’arrestation simultanée de tous le Templiers de France le Vendredi 13 Octobre 1307 au petit matin. Le Château de Gisor est transformé en forteresse pénitencière pour les Templiers et Jacques de Molay, le Grand maître de l’Ordre, est incarcéré dans le donjon du château .
Le procès met l’accent sur l’hérésie Templière. L’Ordre aurait accuilli en son sein l’hérésie cathare et adoré une idole se présentant comme le père de la paix universelle parmi les hommes du Temple , qui nous offre sa rédemption gnostique par un syncrétisme religieux qui, par une ruse diabolique, doit apporter la Paix universelle entre des hommes qui ne reconnaissent plus la Divinité de Jésus-Christ, idole dont le nom est: BAPHOMET qui, écrit à la manière hébraïque (de droite à gauche) donne TEM pli, O mnium, H ominum, P acis, AB bas , le Père de la Paix Universelle parmi les Hommes du Temple , le père du mensonge, Lucifer.
Le pape Clément V dissout l’Ordre du Temple par la Bulle pontificale Vox in excelso du 22 mars 1312 et rendue publique lors du Concile de Vienne. Toutefois, ce n’est qu’en France que les Templiers seront traités avec rigueur et le Grand maître, Jacques de Molays, passé au bucher. En Espagne, ils seront acueillis au sein de l’ Ordre de Montesa ; au Portugal, au sein de l’ Ordre du Christqui s’élargira au Brésil; en Allemagne au sein de l’ Ordre Teutonique . Enfin, en Italie, les Templiers sont acueillis dans les Etats Pontificaux au sein d’un Ordre du Christ à ne pas confondre avec l’Ordre brésiliano-portugais et qui existe encore aujourd’hui au Vatican .
Après la dissolution de l’Ordre, l’opposition entre la papauté et le royaume de France se poursuit dans l’attribution des biens des Templiers mis sous séquestre de l’Eglise par la bulle pastoralis preeminentie , cette opposition tournera en défaveur du Roi de France et globalement en faveur du pape ; la bulle Ad providam transférait à perpétuité l’intégralité des biens Templiers à l’Ordre Hopsitalier de saint-Jeane, le famaux Ordre Souverain de Malte, à l’exception des possessions situées dans la péninsule ibérique qui sont réservés en attente d’accords.
  1. L’Ordre du Temple aujourd’hui.
La fin tragique des Templiers a contribué à générer des légendes à leur sujet. Parmi d’autres, leur quête supposée du Saint-Graal, l’existence d’un trésor caché (comme celui envisagé à Rennes-le-Château par exemple), leur découverte éventuelle de documents cachés sous le Temple d’Hérode, certaines hypothèses de leurs survivance en Ecosse, leurs liens avec la franc-maçonnerie. De plus, certains groupements ou sociétés secrètes (tels que la Rose-Croix) ou certaines sectes, telles que l’ Ordre du Temple Solaire (et ses survivances, comme le Collège Templier), ou certaines loges néo-Templières, comme la sulfureuse P2 italienne, se réclameront par la suite de l’Ordre, affirmant leur filiation en s’appuyant sur la survivance secrète de l’Ordre, sans parvenir pour autant à le prouver, ou en produisant même parfois de faux documents. On trouverait des membres de loges néo-Templières au sein de conseils d’administrations de grands groupes bancaires, de la Commission Trilatérale, du Groupe Bildemberg, du gouvernement de Bruxelles, parmi l’élite de Washington, Londres, Tel-Haviv et même Paris…
Yann Piat avait-elle découvert en France une espèce de P2 à la Française ?
Si on est prit de compassion envers les Templiers lorsqu’on lit leur triste fin, il faut aussi reconnaître qu’ils n’étaient pas tous  » blancs-bleus « , infiltrés par le gnosticisme et même, donc, par le catharisme que, soit dit en passant, ils n’ont pas combattu… et certains survivants furent assez impliqués, plus tard, dans les attaques subies par l’Église (protestantisme, franc-maçonnerie, etc…). D’ailleurs, beaucoup d’auteurs ont dit, probablement avec raison, que la Tour du Temple a été choisie comme prison de la Famille Royale pour venger les Chevaliers Templiers -“Jacques de Molay, te voici vengé !”, aurait crié un inconnu en saisisant la tête de Louis XVI à peine décapité et en la présentant à la foule- dont il n’est nullement question de nier l’héroïsme en Terre Sainte, mais dont on ne peut cacher ils se sont laissés influencer comme sus-dit (et même par le soufisme musulman !) et les Princes de la maison d’Orléans furent même Grands-Maître de l’Ordre du temple sous la Révolution, l’Empire, la Restauration et le Monarchie de Juillet. Et peut-être leurs descendants actuels en font-il partis encore aujourd’hui…
Alors prudence…
Pour un vrai Chrétien, seule la Chevalerie peut extraire du chaos actuel un Ordre conforme au plan Divin. Serait-il possibe de reconstituer l’Ordre du Temple dans son esprit Chrétien des origines ? oui, à condition de se rappeller, avec le Prince Giorgio I° de Seborga, que Jésus est aussi Roi des Templiers…
Hervé J. VOLTO, CJA
A lire : Henri Sevin, L’Enigne des Templiers et le Saint-Suaire (Editions J.M. Collet).
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A paraître : L’Ordre Teutonique .
Le 3 mars 2020.

LES GRANDS ORDRES DE CHAVALERIE : L’ORDRE DE SAINT-LAZARRE (Hervé J. Volto).

21 Fév
Le saviez vous ? L’Ordre des Chevaliers de Saint Lazarre fut créé par… un Roi de France !
De grosse c… hoses erronnées ont été écrits sur l’Ordre de Saint-Lazarre. De faux Ordres surgissent partous, comme des champignons. Les congrès internationaux des sciernces généalogiques et héraldiques ont été longuement empooisonnés psar des infiltrations de faux Ordres, que le 3° Congrès, tenu à Madrid en 1955, s’était pourtant empressés de stigmatiser. On savait que devait être fondée à La Hayeune association de “Lazarristes”. Des “Lazarristes” étainent arrviés les valises pleines de décorations et de diplomes. Un ministre néherlandais devait être compromis dans une cérémonie ! Plus pret de nous, des Princes d’une branche cadette de la Maison Royale de France ont constitué un hochet de vanité pour fidéliser une clientelle Royaliste. L’occasion patrait donc belle de faire connaître, par cet article, le point de vue juridique et historique Français. Et de rétablir quelques saines vérités…
Somaire.
  1. Fondation de l’Ordre.
  2. L’Ordre en Terre Sainte.
  3. L’Ordre en France.
  4. Union de l’Ordre avec l’ordre Notre-Dame du Mont-Carmel en France et avec l’Ordre de Saint-Mauriceau Royaume de Piémont-Sardeigne.
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  1. Fondation de l’Ordre.
Un Ordre de Chevalerie est une puissance Christique, dispensant à ses membres l’initiation, la consécration et l’investiture de la Chevalerie, distribuant aux Chevaliers et à leurs cercles d’influence les lumières et les forces sourdant de l’immuable tradition de la garde de l’Eglise et de la défense de la Chrétienté, assumant en son vivant esprit l’honneur de la Catholicité, au service de la gloire de N.S. Jésus-Christ et de l’établissement ici-bas de Son Royaume.
L’ORDRE ROYAL, MILITAIRE, HOSPITALIERE ET RELGIEUX DES CHEVALIERS DE SAINT LAZARRE DE JERUSALEM, DE NAZARETH, DE BTLEEM, AU-DELA ET EN DECA DES MERS, ou ORDRE DE SAINT-LAZARRE, est un ordre hospitalier fondé à Jérusalem au XI° siècle pour accueillir les pèlerins atteints de la lèpre, il ouvrira ses portes aux Croisés et Chevaliers lépreux pendant les Croisades, Chevaliers nommés Lazarites. Certains de ses chevaliers lépreux participent à la défense des Etat latins d’Orient : Royaume Saint de Jérusalem , Royaumes de Chypre et d’Arménie, Principauté d’Antioche, Comtés d’Edesse et de Tripoli . A près la perte de la Terre Sainte, l’Ordre se regroupe en France autour de son grand maître à la commanderie de Boigny-sur-Bionne jusqu’à la confiscation de tous ses biens en France à la Révolution. Il subit bien des aléas du fait de ses protecteurs jusqu’au moment où Louis XVIII, selon certains révisionistes Orléanistes, dilapide les derniers biens restants pendant son exil.
Les historiens contemporains ne sont pas tous d’accord aujourd’hui pour permettre de décrire la création de l’Ordre. La première mention de l’Ordre de Saint-Lazare trouvée dans des sources date de 11 19 . La tradition veut que l’hôpital de Saint-Lazare se trouve à l’extérieur de Jérusalem comme d’ailleurs tous les Lazarrets (mot dérivé de Saint-Lazarre pour désigner les léproseries) l’étaient à cette époque. Cet hôpital serait alors desservi par des moines régis par la règle de Saint-Basile le Grand sous la juridiction du Patriarche Grec-Melkite de Jérusalem.
On raconte qu’au temps du Roi Robert II le Pieux, fils d’Huges capet, le pape s’était courroucé contre le Roi de France : ce dernier avait répudié son épouse Rozalla d’Ivrée et enlevé la femme de l’un de ses Barons, Berthe de Bourgogne, épouse d’Eudes de Blois !Frappé d’excomunnication, le Roi de France aurait promis de se Croiser et jeté sur le paier la constitution d’un Ordre de Chevalerie sur le modèle de l’Ordre de la Couronne Royal fondé par soin père et dont il aurait donné pour nom ORDRE ROYAL, MILITAIRE, HOSPITALIER ET RELGIEUX DE SAINT LAZARRE DE JERUSALEM, BETHLEME ET NAZARETH, EN DECA ET AUDELA DES MERS : partir aux Croisades assure l’indulgence pléniaire, lorsqu’un Croisé endosse son Blanc-Manteau, il renaît, lavé de ses péchés, d’où le nom d’ORDRE DE SAINT LAZARRE, du nom du saint ressucité des Mort par n.S. Jésus-Christ.
Si le thème de la Jérusalem Céleste comme symbole du paradis est un lieu commun de l’époque, la Jérusalem Terrestre, vision de Paix, de Justice et d’Union pour toutes les tribus d’Israël, est le symbole du Royaume messianique et de l’Eglise Chrétienne ouverte à tous les peuples. Mais se sentant mourir, Robert II le Pieux demende à son fils Henri, d’accomplir la promesse Royale ( Epitoma vitæ regis Roberti pii ) .
Le succès de l’appel de Clermont dépassait les espérances du pape. L’évolution de la condition matérielle et de l’idéal Chevaleresque au cours du XI° siècle a dû en favoriser le retentissement en créant un état de disponibilité. Le départ en Orient est un moyen de s’affranchir de la contrainte du lignage, en un temps où le mouvement de paix et le resserrement des liens vassaliques limitent les occasions d’aventure. La Croisade réalise la fusion de l’esprit féodal et des préceptes chrétiens (le chevalier réalise au service du Christ et de l’Église son devoir vassalique).
Le premier à partir avait été Hugues de Vermandois, fils du Roi Henri I°. Il avait quitté la  France  vers le milieu du mois d’août 1096 avec une suite respectable et passant par l’ Italie , où il avait reçut l’étendard de Saint-Pierre à Rome. Godefroy de Bouillon finançait son expédition par la vente ou en hypothéquant certaines de ses possessions, partit également au mois d’août.
A la mort de son père Robert II le Pieux en 1031, le permier acte Royal d’henri I° est d’envoyer son frère Manthe et son cousin Laurent de France partir en Terre Sainte. C’est une petite troupe de Chevaliers qui se rend en Terre Sainte. Si le Prince Manthe meur en route, c’est Laurent de France qui guide les Chevaliers qui arrivent en Terre Sainte.
  1. L’Ordre en Terre Sainte.
On raconte que Baudoin d’Edesse, en voyage pour Jérusalem, voit son escorte attaquée par une bande de sarrazins, au moment de l’arrivée des Chevaliers de Saint-Lazzarre : ces derniers se jettent sur les sarrazins et les mettent en fuite. Remerciant Laurent de France de son intervention Providentielle, Baudoin d’Eddesse lui propose de l’accompagner à Jérusalem où il doit faire ses pacques. Etant également sa destination, Laurent accepte et lui propose d’e son escorte par ses soldats. En route pour la capitale du Royaume Saint de Jérusalem, es deux hommes se lient d’amititiés.
La Providence fait que Baudoin et Laurent arrivent au menet de la mort du Roi Baudoin I° de Jérusalem. Nous sommes en 1118 et la couronne de Jérusalem est d’abord proposée à Eustache III, le frère aîné du Roi, mais Josselin de Courtenay, qui ne tient pas rigueur à Baudouin du Bourg de l’avoir emprisonné en 1113, insiste pour que la couronne lui revienne, Eustache II étant un homme peu recomendable. Baudouin d’Édesse accepte et le 14 Avril 1118, dimanche de Pâques, est couronné Roi de Jérusalem sous le nom de Baudouin II. Reconnaissant, Baudouin donne à Josselin le Comté d’Edesse. Il couvre les Chevaliers de Saint-Lazarre de toutes les graces.
Comme les Chevalers de Saint-Saint-Jean, ceux du nouvel Ordre constitueront une institution tout d’abord hospitalière, puis également militaire, dont les membres se consacrent au service des malades et à la protection des lieux de soins. Bientôt, l’Ordre de Saint-Lazarre se spécialise particulièrement dans le soin des lépreux, Saint-Lazarre étant regardé comme le patron des malheureux atteints de la lèpre.
Par la suite, les Chevaliers de Saint-Lazarre étendirent leurs attributions et devinrent le second Ordre de Terre Sainte après l’Ordre du Saint-Sépulcre, étant organisés, sous la règle de Saint-Augustin, en un Ordre Religieux, Hospitalier et Militaire priant, combattant et soigant les Chevlaiers blessés ou malades, destiné en même temps à desservir les hopitaux et combattre les infidèles.
Les Chevaliers de Saint-Lazare, arborent la croix verte à la place de l’étoile blanche des Hospitaliers, rouge des Templiers ou noire desTeutoniques, et se retrouvent les armes en mains dans les combats de Terre Sainte comme pour la prise de Saint Jean d’Acre en 1191, la bataille de Gaza en 1244, au combat de damiette, à la Bataille de Mansourah en 1250. C’est en adoptant alors la règl augustinienne que l’Ordre de Saint-Lazarre est reconnu comme Ordre Hospitalier par une bulle d’Alexandre IV fulminée le11 avril 1255.
  1. L’Ordre en France
Après la perte de la Terre Sainte, les Chevaliers de Saint Lazarre se réfugient en France, où le Roi Louis VII le Jeune leur donne le chateau de Boigny, près d’Orléans. Ainsi près d’Orléans, le domaine de Boigny-sur-Bionne, érigé en domaine Royal, sert de commanderie mère. En Occident, les Lazarites ont une nouvelle vie et les fondations sont très nombreuses durant les XIII° et XIV° siècles : des commanderies de l’Ordre existent alors, en plus de la France, enAngletrere, Ecossse, Allemagne, Hongrie espagne, Etats italiques,Suisse, Flandres, etc…
A l’époque où Phillipe le Bel cherche à réduire l’Ordre du Temple, ce Roi met sous sa garde l’Ordre de Saint-Lazare en 1303 en se déclarant le Roi de France comme protecteur héréditaire de l’Ordre.
Leur compétence au service des malades est appréciée. Au XV° siècle cependant, l’Ordre périclite rapidement. En Allemagne, ils sont incorporés à l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1498. En France, les Templiers reprennent leur commenderiue à Boigny. Au XVI° siècle, siècle l’Ordre perd une grande partie de ses ressources en même temps que des biens importants en Italie, Angleterre, Allemagne et Suisse. En Angleterre, en1534, lorsqu’il rompt avec l’Eglise Catholique, Heneri VIII réunit le Prieuré anglais de Burton au domaine Royal. En Allemagne et en Suisse, l’Ordre est dépossédé de ses biens par les Princes protestants lors de la Réforme.
  1. Union de l’Ordre avec l’ordre Notre-Dame du Mont-Carmel en France et avec l’Ordre de Saint-Mauriceau Royaume de Piémont-Sardeigne.
Après différentes vissicitudes et des transformations nécessitées par les circonstances, l’Ordre de Saint-Lazarre allaient voir disparaître leur instiutuion lorqu’ils furent réunis, d’une part à l’Ordre de SaintMaurice de Piémont-Sardeigne (1572), et d’autre part à l’Ordre de N.D. du Mont Carmel (1608).
En effet, en 1607,Henri IV avait fondé l’Ordre de Notre Dame du Mont-Carmel pour sceller la réconciliation du Roi de France, converti au Catholicisme en 1593, avec le Saint Siège : Mais contre l’avis du pape, en cette même année 1607, Henri IV unit les chevaliers de Saint-Lazare de Jérusalem aux Chevaliers de Notre-Dame du Mont-Carmel et en confie la direction au grand maître de l’ordre de Saint-Lazare, Philippe De Nerestang. Malgrès un refus du pape, l’union est confirmée le 5 Juin 1668 par une bulle du cardib nal de Vnedôme, légat du pape en France.
La dénomination d’O rdre de Saint-Lazare est souvent utilisée aujourd’hui pour désigner plusieurs organisations différentes qui réclament pour origine l’ Ordre de Saint-Lazarre de Jérusalem. Toutes se veulent les continuatrices ou les héritières de l’ordre historique des Hospitaliers de Saint-Lazare. Ces deux Ordres font l’objet d’articles différents :
  • Ordre Royal Militaire, Hospitalier et Religieux de Saint-Lazarre de Jérusalem, Bethléem, Nazareth, en deçà et au delà des mers,  : ordre hospitalier crée par le Roi Robert II le Pieux vers le XI° siècle . Cet ordre en voyé en Terre sainte avait pour vocation d’accueillir et d’apporter des soins aux lépreux et de combattre les infidèles. Aparès la chute du Royaume de Jérusalem, le Roi Louis VII le Juen les installe en France et leur donne le chateau de Boigny, qui veviendra leur commenderie-mère. La Révolution dite Française voit la confiscation de tous les biens de l’Ordre. Commence alors une période obscure qui voit les derniers membres de l’Ordre rechercher des appuis en 1799 auprès de Paul I° de Russie , en 1808 auprès de Gustave IV de Suède, puis en 1814 de Louis LXVIII. C’est sous la protection de ce Roi que certains prétendent dater la fin de l’ordre historique.
  • Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Lazarre: mais l’ordre est maintenu en 1830 par le conseil des officiers qui obtient l’appui du premier protecteur de l’ordre le patriarche grec melkite. En 1835, un grand maître est élu par un chapitre général qui se tient en France. Le patriarche Maximos III acceptera de reprendre la protection de cet ordre en 1841. Des intérêts particuliers vont donner naissance à des obédiences particulières lors de l’élection de grands maîtres et à des Ordres de fantaisie. Réçamment, les Princes de la Maison d’Orléans ont décidé de prendre l’Ordre militaire et hospitlier de Saint-Lazzarre sous leur protection.
  • L’Ordre des Saint-Maurice et Lazarre est lui aussi issu de l’Ordre de Saint-Lazarre de Jérusalem. Cet ordre est placé sous la protection de la  Maison de Savoie .
  • L’Ordre Royal de Notre Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazarre de Jérusalem est issu de l’union personnelle de l’ordre de Saint-Lazare et de l’Ordre de Notre Dame du Mont Carmel.
Sur le plan Légitime, seul le Roi de France Sacré à Reims peut décider quoi que ce soit sur l’Ordre de saint Lazarre, comme par exemple de resaturer
Pour un vrai Chrétien cependant, seule la Chevalerie peut extraire du chaos actuel un Ordre conforme au plan Divin.
Hervé J. VOLTO, CJA
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A paraître : L’Ordre du temple.

L’Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem (Hervé J. Volto).

9 Fév
Un Ordre de Chevalerie est un insitution Christique, dispensant à ses membres l’initiation, la consécration et l’investiture de la Chevalerie, distribuant aux Chevaliers et à leurs cercles d’influence les lumières et les forces sourdants de l’iimuable traditon de la garde de l’Eglise et de la défense de la Chrètienté, assument en son vivant esprit l’honneur de la Chatolicité, au service de N.S. Jésus-Christ et de l’établissement ici-bas de Son Royaume.
L’ORDRE ROYAL RELIGIEUX ET MILITAIRE DU SAINT SEPULCRE DE JERUSALEM est l’Ordre de Chevalerie créé par Godefroy de Bouillon après la prise de Jérusalem en 1099. Constitué de Chanoines Réguliers et de Chevaliers, cet Ordre a pour fonction la protection du Saint-Sépulcre mais aussi la vie liturgique du sanctuaire. Sa devise est   DEUS LE VEULT , qui se traduit en Français par   Dieu le veut .
Partir aux Croisades assure l’indulgence pléniaire. Lorsqu’un Croisé endosse son Blanc-Manteau, il renaît, lavé de ses péchés. Si le thème de la Jérusalem Céleste comme symbole du paradis est un lieu commun de l’époque, la Jérusalem Terrestre, vision de Paix, de Justice et d’Union pour toutes les tribus d’Israël, est le symbole du Royaume messianique et de l’Eglise Chrétienne ouverte à tous les peuples .
Le symble de l’Ordre du Saint Sépulcre est la Croix dite de Jérusalem de couleur rouge que l’on porte sur le côté gauche du blanc-manteaux.
Des hommes dévoués se regroupent en une sorte de confrérie laïque autour du chapitre du Saint-Sépulcre. Des Croisés, restés en  Terre Sainte, des cadets de grandes familles Nobles trouvant ici l’occasion de continuer à SERVIR, de jeunes gens prets à combattre pour l’honneur de la Chrétienté, mettent spontanément leurs armes au service des chanoines pour protéger et défendre le Saint-Sépulcre : le chanoines les adoubent Chevaliers, ce qui vaut anoblissement. Comme d’autres Chevaliers engagés par les églises et les abbayes d’Occident, ils ont le statut de «rendus», dit aussi «donnés» ou «donats», c’est-à-dire de laïcs DONES A LA RELIGION, sans prononcer de vœu.
Ces chevaliers laïcs ont alors une double dépendance, une dépendance religieuse envers les chanoines et une dépendance charitable envers les Hospitaliers qui les nourissent et les entretiennent. Lorsqu’ils ne combattent pas, les Chevaliers du Saint Sépulcre se comportent comme les membres d’une confrérie de Pénitants, aidant la Chapitre canonique à accomplir la vie liturgique du sanctuaire dont ils sont chargés églement de la protection.
L’idéal du Chevalier est sensiblement le même que l’idéal proposé au Roi de France: combattre pour le droit et la justice, protéger les clercs, les femmes, les faibles, les pauvres, l’Eglise et le Royaume Saint de Jérusalem. Avant de créer l’Ordre des Chevaliers du Temple, Hugues de Payens a vraisemblablement fait partie des  milites sancti Sepulcri  dès 1115.
Le Royaume Saint de Jéusalem nait donc lors de la prise de Jérusalem (14 juillet 1099). Pour sécuriser les Lieux Saint délivrés le 15 Juillet 1099 après une journée de bataille, il faut sécuriser la ville de Jérusalem : pour sécuriser la ville Sainte de Jérusalem, il faut sécuriser la Palestine tout entière ! D’où la création du Royaume Saint de Jérusalem. Plusieurs chefs Croisés quitteront la Ville Sainte, soit pour se tailler des Principautés vassales du Royaume Saint de Jérusalem -Principauté d’Antioche, Comté d’Edesse et Comté de Tripoli- soit pour rentrer en Europe. Il ne reste plus que Godefroy, Tancrède de Hauteville, Raymond IV de Toulouse et trois cents Chevaliers. Tancrède conquit la plaine de Galilée et fonde la Principauté de Galilée.
Godefroye de Bouillon  est le premier Souverain de Jérusalem, mais se contente du titre d’Avoué du Saint Sépulcre, ne voulant pas porter un couronne d’or là où le Christ a porté une Couronne d’épine. Il faut d’abord combattre une première contre-attaque fatimide, qui est battue à Ascalon le 12 août 1099. Le Royaume se limitera aux villes de Jérusalem et Bethléem, du port de Jaffa et de la route reliant Jérusalem et Jaffa.
Godefroy meurt le 18 juillet 1100. Baudoin, Comte d’Edesse et frère de Godefroy, se présente. Il est bientt Sacreé Roi de Jérusalem.
Les institutions du Royaume, lois initialement non écrites, seront regroupés par Jaen d’Ibelin dans les   Assises de Jérusalem   : c’est une réplique de la Monarchie Capétienne Française, Catholique et Royale.
Le Royaume Saint de Jérusalem est tout d’abord une Monarchie élective : Godefroy de Bouillon, Baudoin I° et Baudoin II ont été désignés de cette manière. Mais les Barons prirent rapidement l’habitude de choisir le Roi dans la famille Royale, au point qu’après le règne de Frédéric II, et malgré l’absence du Souverain et le rejet des Hohenstofen, l’hérérédité Royale est établie. Cette double nature de la succession, élective et héréditaire, permet l’élection de Baudoin V, afin d’écarter Guy de Lusignan du Trône, et le maintien sur le trône de Jean de Brienne, veuf de Marie de Montferrat, alors que l’héritière était une fille âgée de trois ans. Enfin le Roi de Jérusalem doit-être de confession Catholique.
Dans les Chartes en latin, les Rois sont nommés   rex Hierusalem Latinorum ,   rex Ierosolymorum ,   rex Hierosolomitanus ,   rex Babilionie atque Asie , voire   rex Francorum .
Baudouin I° passe son règne à conquérir le littoral et à repousser les contre attaques islamiques. Il réussit à faire reconnaître la suzeraineté du Royaume Saint de Jérusalem sur les autres Etat Latins d’Orient : Les Royaume de Cypre et d’Arménie, la Principauté d’Antioche, le Comté d’Edesse et le Comté de Tripoli. Il meurt en 1118 et les seigneurs du Royaume lui choisirent comme successeur son cousin Baudoin du Bourg, Comte d’Édesse.
Avec l’extension des conquêtes en Terre Sainte, l’Ordre se développe en étendant sa mission de protection des Lieux Saints sur l’ensemble du Royaume Saint de Jérusalem, les Chanoines veillants sur les Lieux Saints et les Chevaliers constituant le gendarmerie du Roi de Jérusalem.  C’EST L’ORDRE DYNASTIQUE DE LA MAISON ROYALE DE JERUSALEM .
Grace à la force armée que contitue l’Ordre du Saint Sépulcre, Baudouin II renforce la présence Franque en Terre Sainte et remporte plusieurs victoires, mais ne peut s’emparer de la Syrie intérieure, les villes d’Alep et de Damas restant aux musulmans.
Les succès de la première croisade étaient principalement dus à la cohésion et à la displine des Chevaliers de l’Ordre du Saint-Sépulcre autant qu’aux divisions des musulmans. Foulques d’Anjou, successeur de Baudoin II, parvint à maintenir cet équilibre, mais la Syrie musulmane commençait à s’unifier sous la férule de Nur al-Din. La Deuxième Croisade n’aura aucun résultat positif, les Croisés ayant attaqué Damas, le seul émirat allié aux Francs.
Les règnes de Baudoin III et d’Amaury I° sont marqués par la recherche d’alliances auprès de Byzance et de l’Egypte fatimide, mais cette dernière action se soldera par un échec qui contribura à l’hégémonie de Sal- al-Din ou Saladin sur la Syrie et l’Égypte réunies, prenant le Royaume en tenaille.
Saint Baudoin IV le Lépreux, puis Raymond III de Tripoli, Régent au nom de Baudoin V, réussissent à tenir Saladin en échec, mais le comportement de Renault de Chatillon et l’avènement de Guy de Lusignan amèneront la catastrophe : l’armée Franque est vaincue à Hattin (4 juillet 1187), le Roi Guy de Lusignan fait prisonnier, et Saladin entreprend rapidement la conquête des États latins d’Orient. Le Royaume Saint de Jérusalem se réduit bientôt au port de Tyr, le Comté de Tripoli se réduit à la ville de Tripoli, au château de Tortose et au Krak des Chevaliers, et la Princiopauté d’Antioche à Antioche et à Marqab.
Avec la perte des Etats lation du levant, l’Ordre se replie sur l’Europe. C’est en 1489 que le pape Innocent VIII décide la suppression de l’Ordre canonial et son incorporation à l’Ordre Hospittalier de Saint-Jean.
L’ORDRE EQUESTRE DU SAINT-SEPULCRE DE JERUSALEM est un Ordre de Chevalerie religieux, réorganisé en 1847 sous forme d’Ordre Pontifical. C’est une association de fidèles Catholiques reconnue par le Saint Siège, et qui œuvre pour aider la communauté Chrétienne installée en Terre Sainte, aujourd’hui territoire d’Israël, de la Palestine, de Jordanie et de Chypre, voire en egypte. Sa devise est   Deus lo veult , qui  reprend la devise de l’ Ordre Royal, Religieux et Militaire du Saint-Sépulcre de Jérusalem . Les buts de l’Ordre du Saint Sépulcre sont définis dans l’article II de ses statuts, à savoir :
– Accroître parmi ses membres laïcs la pratique de la vie Chrétienne, en fidélité absolue au Souverain Pontife, en observant comme base les principes de la Charité, qui pour l’ordre sont un moyen fondamental d’aide à la Terre Sainte.
– soutenir et aider, notamment par une aide matérielle, les œuvres et les institutions cultuelles, caritatives, culturelles et sociales de l’Eglise Catholique en Terre sainte, particulièrement celles situées dans la juridiction du Patriarcat Latin de Jérusalem (diocèse recouvrant Israël, la Jordanie, la Cisjordanie, Gaza, Chypre) ; à ce titre l’Ordre soutient : -52 paroisses comprenant 80 prêtres,-206 établissements scolaires rassemblant 45 000 élèves,-différents établissements médicaux et sociaux ainsi que des organisations caritatives catholiques, -le Grand Séminaire de Beit Jala.
– encourager la conservation et la propagation de la Foi dans ces régions, en y intéressant les Catholiques répandus dans le monde entier, unis dans la charité par le symbole de l’ordre, ainsi que tous les Chrétiens : l’Ordre compte de nombreux Français.  Le Prince François-Xavier de Bourbon-Parme fut longtemps Lieutenant Français de L’Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem . Camérier Secret du Pape Pie XII et ami du Marquis de La Franquerie, il a baucoups oeuvré pour la Terre Sainte, Chypre et Rhodes. Dire que de nombreux membres de la Lieutenance Française de l’Ordre Esquestre sont Royalistes est un secret de polichinel.
Depuis cette époque, les souverains pontifes n’ont cessé d’être les Grands-Maîtres de l’Ordre du Saint Sépulcre, mais sans en exercer eux-même les droits. Ils ont d’abbord légué leurs pouvoirs à cet effet au Père Gardien du sanctuaire, mais, depuis le rétablissement du Patriarche Latin de Jérusalem au XIX° siècle, c’est à ce dernier qu’ils apprtiennent exclusivement.
La décoration consiste en une Croix potencée d’or, émaillée de rouge et cantonnée de 4 Croisettes semblales : elle s’attache à la boutonière avec un ruban noir. Les Chevaliers qui font le voyage de Jérusalem piquent en outre, une plaque sur le côté gauche.
A l’Ordre était annexée une Archiconfrérie dite ARCHICONFRERIE ROYALE DU SAINT SEPULCRE, que l’on a confondu avec lui. Cette confrérie fut institué à Saint-Samson d’Orléans par le Roi Louis VII le Jeune au retour de Terre, elle était composée de 20 frères de l’Ordre revenus de Palestine avec le Roi de France. Saint-Louis la transfèrera à la Sainte-hapelle de Paris, en 1254, pour gader la Couronne d’Epine ramenée par lui de Terre Sainte. Elle disparu à la Révolution. Louis XVIII la rétablit en 1814, mais comme ceux qui en faisaient partis prétendaient appartenir également à l’Ordre du Saint-Sépulcre que le pape avait dissout en 1489, et portaient les insignes de ce dernier, le gouvernement Royal la supprima en 1823, à la suite d’une protestation du Père Gardien de Jérusalem. On a dit que Charles X avait l’intetion de la restaurer au lendemain de la pise d’Alger, mais la Révolution de 1830 fit échouer le projet. Il semble aujourd’huiq eu la Lieutenance Française de l’Ordre Equestre ai reprit à son compte la mission de l’Archiconfrérie Royale de garder les Saintes reliques rapportées par Saint-Louis.
Sur le plan Légitime, seul el Roi de France Sacré à Reims, hérititer de la Couronne de Jérusalem, pourrait décider que ce soit au sujet de la restauration de l’ARCHI-CONFRERIE ROYALE DU SAINT SEPULCRE.
Une attente du retour du Roi de France, Souverain du Royaume Saint de Jérusalem, existe au Liban, en Terre Sainte, en Egypte comme à Chypre, Rhodes et… en Turquie où, si l’élite d’Ankara est en majorité musulmanne, on trouve de nombreux membres de la haute société d’Istamboul de confession Chrétienne. L’Ordre du saint-Sépulcre peut participer au Hiérosolymitisme ou Légitimisme de Terre Sainte et des pays de l’ex-Empire Latin de Constantinople .
Pour un vrai Chrétien, seule la Chevalerie peut extraire du chaos actuel un Ordre conforme au plan Divin.
Hervé J. VOLTO, CJA
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A paraître : l’Ordre de Saint-Lazarre.

LES GRANDS ORDRES DE CHEVALERIE : L’ORDRE SOUVERAIN DE MALTE (Hervé J. Volto).

3 Fév
Un Ordre de Chevalerie est une puissance Christique, dispensant à ses membres l’initiation, la consécration et l’investiture de la Chevalerie, distribuant aux Chevaliers et à leurs cercles d’influence les lumières et les forces sourdant de l’iimmuable tradition de la garde de l’Eglise et de la défense de la Chrétienté, assumant en son vivant esprit l’honneur de la Catholicité, au service de la gloire de N.S. Jésus-Christ et de l’établissement ici-bas de Son Royaume.
A quelques mètres de la Place d’Espagne à Rome , dans la très élégante et très prestigieuse via dei Condotti -l’équivalant romaine de notre Faubourg Saint-Honoré !- un cortège précédé d’une escorte de Carabiniers (Carabiniers=gendarmes) en uniforme de gala , s’engouffre sous le porche d’un palais. Dans la cour, les véhicules s’immobilisent devant une belle et grande fontaine surmontée d’une croix blanche à huit pointes peinte dans un disque de pierre rouge . Les 8 pointes de la Coix de Malte (qui est aussi celle de Saint-Lazarre ) représentent les 8 Béatitudes : Spritualité, Humilité , Charité , Compassion , Justice , Miséricorde , Sincérité , Patience !
Un petit groupe vêtu d’uniformes rouges aux épaulettes dorées acuillent des personalités en habit :
Carissimo Conte
Nous sommes dans l’enceinte de la Villa Malta , le « Vatican » de l’Ordre. Un ministre plénipotentière, ambassadeur de l’un des quatres-vingt-seize pays qui entretiennent des relations diplomatiques avec l’Ordre , vient remettre ses Lettres de Créance entre les mains du Prince et Grand-Maitre .
Il y a des Chevaliers laics au sein de l’Ordre de Malte, comme des Chevaliers religieux, parmi lesquels on trouve les Chapelains de l’Ordre et les Prieurs . Et bien, il se trouve le Souverain Grand Maitre de l’Ordre de Malte est toujours un Chevalier religieux, Prince-Evêque ayant le rang de Cardinal : ainsi le Prince et Souverain Grand Maitre de l’Ordre de Malte participe toujours au conclave qui a pour tache d’élir le nouveau Pâpe, c‘est un des cardinaux électeurs ! !!
Quelques instants plus tard, dans un salon orné de portraits -tiens, une photo de SAR Luis-Alfonso de Bourbon Espagne, Duc d’Anjou et de Cadix, en uniforme de baillis de l‘Ordre, et là, une photo du regretté Prince Charles-Hugues de Bourbon-Parme ( 1930-2010 ), dans le même uniforme rouge – le diplomate présente, selon un protocole parfaitement réglé, ses lettres au Souverain du plus petit Etat au monde . L’habit sombre du Ministre et de ses collaborateurs contraste singulièrement avec l’uniforme verneille des Chevaliers.
Un témoin non averti songerait qu’il a été transporté dans un autre age. Ce serait une erreur de le croire. L’ Ordre Souverain, Militaire et Hospitalier de Saint-Jean-de- Jérusalem dit de Rhodes dit de Malte -c’est son nom officiel- est l’héritier d’un passé millénaire et, grâce à lui, il incarne la Tradition qui se jette dans l’avenir .
Puisque l’on a évoqué les Bourbons-Parme, il faut savoir que la Duchesse Louise-Marie d’Artois , soeur du comte de Chambord et Duchesse Souveraine de Parme par son mariage avec le Duc Charles III , et donc arrière-grand-mère direct du Prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme , était dame de l’Ordre de Malte et fut enterrée avec le drapeau de l’Ordre -de Gueule à la croix de Malte d’Argent- sur son cercueil.
Saint François de Salles, a dit : L’HOMME EST LA PERFECTION DE L’UNIVERS, L’ESPRIT EST LA PERFECTION DE L’HOMME,L’AMOUR EST LA PREFECTION DE L’ESPRIT, LA CHARITE EST LA PERFECTION DE L’AMOUR !
On ne peut comprendre l’esprit de l’Ordre de Malte sans connaitre la pensée de Saint-François de Salles .
Sommaire :
1. L’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean en Terre Sainte.
2. L’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean à Rhodes.
3. L’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jeane à Malte.
4. L’Ordre Souverain de Malte aujourd’hui.
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1. L’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean en Terre Sainte.
L’origine de l’Ordre Souverain Hospitalier et Militaire de Saint Jean de Jérusalem, de Rhôdes et de Malte -c’est son nom entier- remonte au milieu du XI° siècle. Vers 1048, des négociants le République Maritime d’Amalfi achètent au calife d’Egypte, alors maître de la Palestine, le droit de batri unme chapelle qu’ils dédient à la Très Sainte Vierge Marie, et à côté de laquelle ils élèvent bientôt un hopsice destiné à recevoir les pèlerins malades et nécessiteux.
Cet hospice, palcé sous le patronnage de Saint-Jean baptiste, rend de bonne heure les plus éminants services et son supérieur Gerardo Tunco, l’un des amalfitains fondateurs qui gouverne le gouverne sous le nom de Prieur, déploie tant de zèle pendant la première Croisade, qu’après la prise de Jérusalem (14 Juillet 1099), l’insitution obtient de Godfroy de Bouillon et des autres Princes Chrétiens, d’Antioche, d’Edesse et de Tripoli, des donations qui lui permettront de se développer considérablement.
Les autres frères, bientôt, ne se contentent plus de soigner les malades, mais doivent founir des escortes aux pèlerins pour les protéger des bvandes musulmannes qui infectent la campagne, l’Ordre du Temple n’existant pas enmcore : il ne sera institué qu’un siècle plus tard, en 1118. Les frères Hospitaliers de Saint Jean se donnent une organisation Chevalesque mi-militaire, mi-religieuse, dont les status seront fixés en 1121 par Raymond du Puy, successeur de Frère Gerardo : L’Ordre Hopistalier et Militaire de Saint Jean de Jérusalem est né, et Raymond du Puy en est le premier Grand Maître.
Aux triples voeux d’obéissance, de pauvreté et de chasteté, les Chevaliers de Saint Jean, qui arborrent sur leur manteau noir la Croix blanche à huit pointes suymbolisant les 8 Béatitudes, joignent l’obligation de concourir de leur personne à la défense de l’Eglise, et plus paticulièrement de combattre les infidèles.
La prière quotidienne du Chevalier de Malte résume clairement les devoirs du Chevalier de Saint Jean :
SEIGNEUR JESUS, QUI AVEZ DAIGNE M’APPELLER DANS LES RANGS DES CHEVALIERS DE SAINT JEAN DE JERUSALEM, JE VOUS SUPPLIE HUMBLEMENT, PAR L’INTERCESSION DE LA TRES SAINTE VIERGE MARIE DE PHILERME, DE SAINT JEAN BAPTISTE, DU BIENHEURREUX GERARD ET DE TOUS LES SAINTS, DE MAIDER A RESTER FIDLE AUX TRADITIONS DE NOTRE ORDRE, EN PRATIQUANT LA RELIGION CATHOLIQUE, APOSTOLIQUE ET ROMAINE, EN LA DEFENDANT CONTRE L’IMPIETE ET ET EN EXERCANT LA CHARITE ENVERS LES PROCHAINS, AVANT TOUT ENVERS LES PAUVRES ET LES MALADES. DONNEZ-MOI LES FORCES NECESSAIRES POUR POUVOIR METTRE EN EXECUTION CES DESIRS, SELON LES ENSEIGNEMENTS DE L’EVANGILE, AVEC UN ESPRIT DESINTERESSE ET PROFONDEMENT CHRETIEN, POUR LA GLOIRE DE DIEU, LA PAIX DU MONDE ET LE BIEN DE L’ORDRE DE SAINT JEAN DE JERUSALEM.
Pendant tout le XII° siècle, les Chevaliers de Saint Jean contribuent fortement aux succès des armèes Chrétiennes de Terre Sainte, organisant les premiers services de brancardiers et créant les premières ambulances -hypomobiles à l’époque!- donnant à leurs exploits, outre une gloire justement méritée, des possétions immenses que la reconnaissance des Princes et des particuliers leur donneront dans toutes les parties de l’Europe. Le pape transformera l’Ordre de Saint-Jean en Ordre Souverain.
Les Hospitaliers vont alors jouer un rôle de premier plan sur l’échiquier politique du Royaume Saint de Jérusalem. En 1137, ils reçoivent de Foulque I°, Roi de Jérusalem, la garde de la forteresse de Bath-Gibelin, en 1142 celle du Krak des Chevaliers. Leur structure militaire et leurs places fortes en font une armée très efficace.
L’Ordre suit les vicissitudes des Etats Latin d’Orient en terre Sainte -Royaume d’Arménie, Principauté d’Antioche, Comté de Tripoli et Comté d’Edesse- et leur recul progressif vers la côte. Le 28 mai 1291, les croisés perdent Acre à l’issue d’une bataille sanglante durant laquelle le grand maître hospitalier, Jean de Villiers -ancêtre d’un faneux homme politique Vendéen- est grièvement blessé.
2. L’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean à Rhodes.
L’Ordre se replie à Chypre mais, n’ayant pu s’entendre avec le souverain du Royaume de Chypre, le perfide Henri II de Lusignan, lequel voit d’un mauvais œil une organisation aussi puissante s’installer sur son Royaume, décide, après s’être organisé en Langues et reçut en 1306 du pape Clément V l’autorisation de s’organiser en Ordre Souverain sous forme de Principauté élective et d’armer des navires, la conquête en 1309 de l’île de Rhodes (alors sous souveraineté byzantine) qui devient le nouveau siège de l’Ordre : ils y resteront jusqu’en 1522.
En 1311, ils renouent avec leurs origines en créant le premier hôpital de l’île de Rhodes et y institue ce que l’on appelle aujourd’hui la Protection Civile. À la suite de la disparition de l’Ordre du temple (1314), les Hospitaliers reçoivent les biens des Templiers, ce qui fait d’eux l’Ordre le plus puissant de la Chrétienté. Depuis Rhodes, les Chevaliers de Saint Jean attaquent les navires turcs et les empèchent de remonter le Danube, retardant le siège de Viennes de 3 siècles.
Expulsé cette fois-ci de Rhodes par Soliman le Magnifique, l’Ordre erre de Candie à Civitavecchia, puis de Cibvitavecchia à Viterbe, avant que le Roi de Piémont-Sardeigne Amédée de Savoie, qui est fait parti de l’Ordre, leur concède un palais à Nice, le Palais Lascaris -du nom du Grand Maître qui organise l’installation de l’Ordre dans cette ville- palais qui deviendra le Vatican de l’Ordre juqu’en 1530, et en reconnaissance duquel l’Ordre hopitalier changera les couleurs de l’Ordre, passant de Sinople à la Croix de Malte d’Argent à de Gueule à la Croix de Mlate d’Argent, les Armes du Roi de Piémont Sardeigne étant celles de la Savoie et de la Masion de Savoie : De gueule à la Croix d’Argent.
3. L’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jeane à Malte.
Après 8 ans de résidence à Nice, l’Ordre deviendra Souverain de l’île de Malte par le plaisir de Charles Quint. Avec ses Chevaliers, l’Ordre se transforme en une puissance souveraine qui prend de plus en plus d’importance en Méditerranée centrale. En effet, L’empereur, comprenant l’utilité que peut avoir un ordre militaire en Méditérannée face aux avancées ottomanes (Alger est conquis par le célèbre Barberousse en 1529), confie à l’Ordre l’archipel de Malte, constitué des l’îles de Malte, de Gozo et de Comino, alors dépendance du Royaume de Sicile, par un acte du 24 mars 1530, faisant du Grand Maître de l’Ordre le Prince de Malte. Même s’il est élu, le grand Maître de l’Ordre de Malte posède le titre de Prince Souverain et le Prédicat d’Altesse Sérénisime, comme aujourd’hui les Princes de Monaco et du Liechtenstein, héréditaires quand à eux.
De 1530 à 1793, Les Chevaliers de Malte vont créer sur cette petite île orange et parfumée, située au coeur de la Méditérannée, une médecine inventive, créant la paharmacologie moderne, le système hospitalier tel qu’on le conçoit aujourd’hui -les Rois de France, d’Angleterre, de Hongrie, de Pologne et l’Emperereur du Saint-Empire Romain Germanique viennent s’y faire soigner!- et l’une des premières école navale du monde, instituant au passage le secour en mer!
C’est un autre Grand Maître Français, Jean Parisot de La Valette, qui laisse son nom à la capitale de l’île. En 1566, le grand-maître fait reconstruire le fort Saint-Elme et, juste à côté, une ville nouvelle qui est baptisée de son nom : Valetta, en Français La Valette(Humilissima Civitas Valettae, La Valette). Philippe II d’Espagne, lui envoie, pour marquer sa valeur, un poignard d’or avec la devise : Plus quam valor Valetta valet. Entretemps, la Croix blanche aux huit pointes devient la terreur des barabresques.
L’Ordre de Malte envoie 4 galères à la bataille de Lépente : les Chevaliers marins y feront leur part et le Grand Maître de l’Ordre en personne, Fra’ Pietro de Monte, sucesseur de Jean de La Valette, y laissera même la vie.
L’île de Malte ayant été prise par l’armée bonarpartiste de l’expédition d’Egypte, les Chevaliers de Malte de dispercent, les anglais reprenant l’archipel maltais à Napoléen quelques années après. Quelques uns, réfugiés à Messine en Siciles, entreprennent de perpétuer l’institution hospitalière, et ayant obtenu l’abdication du Grand Maître Ferdinand de hompech, élisent à sa place l’empereur de Russie Paul I°, le 27 Octobre 1798 : bien que non-catholique -le Tsar est traditionnellement Orthodoxe- ce dernier protège l’Ordre et en respecte le caractère Catholique. A la mort de ce Prince qui a redonné du prestige à l’Ordre, les Chevaliers de Malte veulent conférer la Grande Maîtrise de l’Ordre à son sucesseur, le Tsar Alexendre I° , mais celui-ci l’ayant refusé -c’est un Orthodoxe convaincu qui n’a que faire d’un Ordre Catholique- il la confie au napolitain Giovanni de Tomasi le 9 Févier 1802, qui établit le siège de l’Ordre à Catane. Non sans avoir concervé le trône dedu Grand Maître et la relique la plus précieuse de l’Ordre : l’iconne de la Vierge de Philème, qui serait selon la légende un portrait de la Très Saionte Vierge Marie peint par Saint Marc. L’iconne est passée par mariage de la Maison Romanov à celle de Niegosh, les Maisons russe et monténégrine étant apparentées. L’iconne est aujourd’hui concervé au musé de la Municipalité de Cinja, capitale du Montenégro, et les Chevaliers de Malte y organisent chaque année un pèlerinage annuel afin d’y vénérer le portrait de la Mère de Dieu. Quand au Trône du Grand Maître de l’Ordre de Malte, il fait parti du trésor des Romanov et se trouve dans un musé à Saint Petersburg.
L’Ordre cherche néanmoins à récupérer son territoire à Malte, en vain (une des clauses du traité d’Amiens stipulait la restitution de Malte aux Chevaliers). Depuis la mort de Tomasi en 1805, le Grand Maître de l’Ordre Souverain de Malte ne porte plus que le titre de Lieutenant Magistère : le Prédicat est Prince et Altesse Sérénissime n’a pas changé. À cet « État sans territoire », le pape Léon XII accorde un couvent et une église à Ferrare en Italie, en 1826 : le 3° de ces Lieutanenants Magistères, Fra’ Ludovico Chigi Albani della Rovere, y transfère en 1827 les archives et la chancellerie de l’Ordre à Ferrara. L’ordre de Saint-Jean de Jérusalem est alors gouverné par sept lieutenants qui se succèdent jusqu’en 1879. C’est sur ces ruines que va se reconstruire l’ordre de Malte avec l’élection d’un nouveau grand maître, Jean Baptiste Ceschi di Santa Croce par le pape Léon XIII en 1879 : en 1834, il y fait ransférer le siège de l’ordre définitivement à Rome, à la Villa Malta, l’actuel Vatcan de l’Ordre, où archives et chancellerie se trouvent encore aujourd’hui.
Le rétablissement des trois grands-prieurés italiens dès le début du XIX° siècle, la création, à partir de 1864, d’associations nationales ou de nouveaux prieurés, et l’approbation en 1961, par le pape Jean XIII de la charte constitutionnelle actuelle ont constitué les jalons de l’histoire moderne de l’ordre de Malte. À partir de ce moment, l’ordre de Malte crée à travers l’Europe (et plus largement le monde) des fondations locales (compétences territoriales).
4. L’Ordre Souverain de Malte aujourd’hui.
L’Ordre Souverain Hospitalier et Militaire de Saint Jean de Jérusalem, de Rhôdes et de Malte, dit Ordre Souverain de Malte ou plus simplement Ordre de Malte, tel qu’il existe aujourd’hui, est organisé comme une Archi-Confrérie ayant pour but les soins aux malades, retournant à sa vocation première. C’est aujourd’hui une organisation à vocation caritative, l’un des organismes humanitaires les plus actifs. L’ordre est organisé aujourd’hui en grands-prieurés au nombre de 6: Rome, Lombardie-Vénétie, Naples et Sicile, Bohème, Autriche et Angleterre, et en associations nationales au nombre de 47 : Allemagne (1859/1867), Grande Bretagne (Ecosse, 1875), Italie (1877), Espagne (1886), France (1891), Portugal (1899), Pays Bas (1911), Pologne (1920), Etats-Unis (1926), Hongrie (1928), Belgique (1930), Irlande (1934), Argentine (1951), Pérou (1951), Canada (1952), Cuba (1952), Mexique (1952), etc…
Le Baillis de l’Ordre dans ces pays est toujours un Prince de la maison Royale du pays accuillant, régnant ou prétendant : en espagne, c’est la Reine ellle-même qui pourvoit aux nominations, en France c’est le Prince Louis-Alphonse de Bourbon, Duc d’Anjou et de Cadix, occupe la charge de Baillis de l’Ordre. Même dans les pays en république, il faut démontrer 4 quartiers de Noblesse pour accéder au rang de commendeur, voire de Baillis.
L’Ordre Souverain de Malte possède sa propre monnaie et ses propres amabassades dans de nombreux pays, ses passeports diplomatiques et nombreux sont les Princes en exil qui trouvent refuge au sein de l’Ordre, à l’image de Charles I° d’Autriche, ultime empereur d’Autriche, qui après la chute de l’Empire Austro-Hongrois, put bénéficier de la protection de l’Ordre et voyager grâce à un passeport diplomatique de l’Ordre.
L’article 1 de la Charte Constitutionnelle de l’ordre souverain de Malte De l’origine et de la nature de l’ordre dispose dans son paragraphe 1 :
L’Ordre Souverain Militaire et Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, dit de Rhodes, dit de Malte, issu des « Ospitalarii » de l’hôpital de Saint-Jean de Jérusalem, appelé par les circonstances à ajouter à ses tâches primitives d’assistance une activité militaire pour la défense des pèlerins en Terre Sainte et de la civilisation Chrétienne en Orient, successivement souverain des Iles de Rhodes et de Malte, est un ordre religieux laïque, traditionnellement militaire, Chevaleresque et nobiliaire.
Le Grand Maître est toujours un Chevalier Ecclésiastique, qui possède le rang et la dignité de Cardinal et fait parti des Cardinaux qui élisent le Souverain Pontife.
On dénombre environ 12 500 membres de l’ordre de Malte et 80 000 bénévoles réguliers à travers le monde qui font vivre les activités hospitalières. La fête de l’ordre se déroule le jour de la fête de Saint-Jean Baptiste, soit le 24 juin. À cette occasion, en France, les membres de l’association Française des membres de l’Ordre Souverain de Malte se réunissent au Château de Versailles : on y procède à l’adoubement de Chvaliers Français.
La démarche moderne de l’ordre de Malte s’inscrit dans la tradition des actions menées par les Hospitaliers d’autrefois. Par exemple en considérant en 1993, grâce au Prince Romain Sforza Ruspoli, grand dignitaire de l’Ordre Outre-Alpes et parent de la regrettèe Duchesse de Ségovie, grand-mère paternelle du Prince Louis-Alphonse, l’installation à La Valette d’une commenderie de l’Ordre Souverain de Malte, comme un « retour à la maison ». Une ambassade dont l’ordre dispose à Malte dans une partie des fortifications du port de La Valette, la mise à disposition de l’Ordre, pour une durée de 99 ans renouvelable, du fort Saint-Ange par la République de Malte, dans le but que celui-ci le restaure : depuis donc 1993, il y de nouveau des Chevaliers de Malte… à Malte !
L’ordre a conservé sa mission hospitalière : « secourir et soigner nos Seigneurs les Malades ». Pour la mener à bien, il dispose d’un personnel en grande partie bénévoles. Chaque association nationale organise elle-même ses propres œuvres, qu’elle gère selon les lois du pays où elle réside. Ces associations financent elles-mêmes leurs activités médicales, hospitalières et humanitaires grâce à des cotisations, des dons lors de quêtes nationales ou encore grâce à de nombreux legs. L’Hôpital Saint Louis de Paris possède un pavillon dit de Malte, qui sopigne les lépreux. des Lépreux en France au XXI° siècle ? un cadeau de l’immigration extra-européenne : mais depuis 9 siècle, les Chevaliers de Malte soignent « nos Seigneurs les Malades » sans distinction de race, de sexe ou de religion. Dans l’esprit de Charité Chrétienne. En ces temps de conflits sporadique et de terrorisme international, l’Ordre Souverain de Malte constitue une diplomatie humanitaire très active. Et un modèle de Catholcité en action…
Hervé J. VOLTO, CJA
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A paraître : L’Ordre du Saint Sépulcre .

QUELQUES NOTES SUR LES PREMIERS ORDRES DE CHEVALERIE DU ROI DE FRANCE

19 Jan
Louis XI instituant l’ordre de Saint-Michel
Un Ordre de Chevalerie est une puissance Christique, dispensant à ses membres l’initiation, la consécration et l’investiture de la Chevalerie, distribuant aux Chevaliers et à leurs cercles d’influence les lumières et les forces sourdant de l’iimmuable tradition de la garde de l’Eglise et de la défense de la Chrétienté, assumant en son vivant esprit l’honneur de la Catholicité, au service de la gloire de N.S. Jésus-Christ et de l’établissement ici-bas de Son Royaume.
L’insitution Chevaleresque a pu disparaître en France 1830, mais le Chevalier subsuite, non seulement dans la littérature occidentiale du Moyen-Age, mais aussi dans toutes les littératures modernes. L’idée du Chevalier subsiste, en dehors mme de l’Histoire, est un élément de la culture chrétienne. Le type du gentilhomme, qui sert de façon désintéressée, en est issue.
L’histoire des Ordres de  Chevalerie commence avec Hugues Capet. A l’issue de l’élection de Senslis, se fait jour dans l’esprit du nouveau Roi l’idée d’une milice Royale ayant pour but de contraster les féodaux rebels des temps Carolingiens finissants. La cavalerie lourdement armée, avec homme en armure qui combat avec la lance ou l’épée, fait partie de l’appareil militaire Carolingien. Le Roi et chaque féodal possèdent chacun sa propre cavalerie.
Selon certains historiens, la milice Chevaleresque créée par Hugues Capet dès 987 aurait été constituée en un Ordre de la Couronne Royale, à moins que ce dernier fut un de ces Ordres imaginaires qu’a trops souvent créé l’imagination des anciens héraldistes. C’est cet Ordre qui aurait été envoyé en Espagne pour secourir le Comte de barcelone assiégé par les sarrazins. Profitant de la nécessité de devoir se rendre lui-même Outre-Pyrénées, Hugues Capet, alors agé de quarante-cinq ans, aurait alors proposé aux grands du Royaume de faire Sacrer son fils Robert, agé de vingt deux ans et en grade de tenir une épée, de son vivant, réalisant la deende exprimée par Dieu dans le Songe dit d’Hugues Capet : de là , la Loi de Primogéniture mâle.
Selon François Sicard, Histoire des institutions militaires des Français (Ed. Corréard, Paris, 1835), le premier Ordre de Chevalerie du Royaume de France est l’Ordre de Notre-Dame de l’Étoile créé par Robert II le Pieux (connu pour sa dévotion à la Vierge) le 15 août 1022 pour envoyer des Chevaliers aux Croisades, à ne pas confondre avec l’Ordre Royal et Militaire de l’Étoile de la maison Noble de Saint-Ouens, l’Ordre de Chevalerie fondé le 16 Novembre 1351 par Jean II le Bon, Roi de France, à l’imitation de l’Ordre de la Jarretière, créé en 1348 Outre-Manche par Edouard III d’Angleterre.
Et on comprend que l’Eglise, pour contrôller ces guerriers turbulants à cheval et leur donner l’idéal Chevaleresque, de s’emparer au passage de l’institution Chevaleresque en y introduisant des rites religieux. Les formules lithurgiques, inspirées de la remise d’arme de Charlemagne à son fils Louis le Pieux, rappellent cet idéal et le jeune Chevalier, après une nuit passée en prière, jure au petit matin, à genoux et sur l’évangile, de défendre l’Eglise, les veuves, les orphelins, les faibles, d’observer les règles Chrétiennes, d’être juste, d’aimer la Paix et de combattre non pas pour tuer les hommes mais pour atteindre les puissances du mal au travers de ceux qui les défendent.
Le Roi, ou celui qui adoube le Chevalier en son nom -ce ne peut être qu’un Chevalier confirmé- prononce la fromule suivante:  » Par le Tout Puissant, Par Notre-Dame, par Saint-Georges et par Saint-Michel, je te fais Chevalier et te donne le pouvoir de porter les armes et d’aministrer la justice!  » en posant l’épée sur l’épaule droite, sur la tête puis sur l’épaule gauche du Chevalier. La Chevalerie constitue donc la gendarmerie du Roi, elle assure l’ordre public dans le Royaume et la protection Royale, comme la défense de l’Eglise. Le Chevalier novice, ou « bas Chevalier », est dit  » Bachelier« . Le Chevalioer confirmé porte la bannière de la Maison et est dit pour celà  » Chevalier Bannerais« .
L’ Ordre Sacré Royal Militaire, Hospitalier et Religieux de Saint Lazarre de Jérusalem, Bethléem, Nazareth, en deçà et au-delà des Mers, dit Ordre de Saint Lazarre de Jérusalem , ou Ordre de Saint Lazarre est Ordre de Chevalerie crée vers le XI° siècle non pas à Jérusalem mais en France. Cet Ordre avait pour vocation d’accueillir et d’apporter des renforts aux militaires, des soins aux lépreux et une aide au minsitère paroissial. François Toussaint de Saint-Luc, dans ses Mémoires sur l’institution, progrès et privilèges de Notre_Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem, (Paris, 1666), nous disait déjà il y a 3 siècles que l’Ordre de Saint Lazarre était reconnu comme ancien et prestigieux.
La première mention de l’Ordre trouvée dans des sources date de 1142. Le Roi Philippe I°, arrière petit-fil d’Hugues Capet, excommunié pour avoir répudié sa femme, Berthe de Hollande, et enlevé la femme d’un de ses Barons avec qui il vit scandaleusement en concubinage, décide de prendre la Croix pour racheter son ex-communication.
Philippe I° fonde pour celà en 1108 l’Ordre Sacré Royal Militaire, Hospitalier et Religieux de Saint Lazarre de Jérusalem, Bethléem, Nazareth, en deçà et au-delà des Mers, dit Ordre de Saint Lazarre. L’Ordre reproduit en son sein les 3 ordres de la société Chrétienne : les Oratores (ceux qui prient), les Belatores (ceux qui combattent) et les Laboratores (ceux qui travaillent) et comprend des militaires, des soigants et des clercs. Les Chevaliers de Saint Lazarre arborent un Croix verte sur le côté gauche de leur Blanc Mateau.
Pour montrer sa bonne foi, le Roi chasse sa maîtresse, demende publiquement pardon à la Reine et reprend celle-ci auprès de lui. Tout est prêt sur le papier lorsque, atteint soudain d’une mystérieuse maladie – a-t-il été empoisonné par son rival?- le Roi Philippe I° sur son lit de mort charge son fils Louis, futur Louis VI le Gros, d’organiser l’expédition après l’avoir enseveli à l’Abbaye de Saint Benoit sur Loire. Louis VI le Gros, qui a été Sacré et associé au Trône du vivant de son père, succède naturellement à ce dernier et accomplie les dernière volonté de son prédécesseur. Louis VI le gros reçoit la lettre de levée d’excommunication de son père le jour des funérailles de celui-ci et décide d’envoyer ses demi-frères Philippe et Mantes et son cousin Laurent de France guider l’Ordre de Saint Lazarre en Terre Sainte, pour que la parole du père soit maintenue.
 
L’Ordre Royal de Notre Dame du Mont carmel et de Saint Lazarre de Jérusalem Réunits, dit Ordre de Saint-Lazarre et du Mont Carmel : Cet Ordre est issu de l’union personnelle de l’ Ordre de Saint-Lazare et de l’ Ordre de N.D. du Mont Carmel instué en 1608 par le Bon Roi Henri IV. C’est Ordre qui disparait avec le règne de Charles X…
Après la chute de Jérusalem, le Roi de France Louis IX, dit Saint-Louis, va crééer un Ordre de Chevalerie à soi, sur le modèle des Ordres Croisés : l’ Ordre Royal de la Cossse de Genêt. Il sera imité par la suite par les Rois d’Europe. Plusieurs corporations Chevaleresques devaient voir ainsi le jour jusqu’à la Renaissance, et on connait par exemple l’ Ordre de la Jaretière du Roi d’Angletrerre, de la Toison d’Or des Ducs de Bourgogne, de l’ Ecu d’Or des Bourbons ou de l’ Hermine de Bretagne.
L’Ordre de la Cosse de Genêt sera substitués plus tard par l’ Ordre Royale de l’Etoile de la Maison Noble de Saint-Ouen, fondé le 16 Novembre 1351 par Jean II le Bon, assisté par godfroy de charny, théoricien de l’idéal chevelresque et déjà conseiller de Philippe VI de valois, ce pour repousser les anglais, Ordre inspiré de l’Ordre de Notre-Dame de l’Étoile créé par Robert II le Pieux (François Sicard, Histoire des institutions militaires des Français, éd. Corréard, Paris, 1835) : l’ Ordre de l’Etoile aura une belle épiphanie en tombant presque dans la totalité de ses membres à la bataille de Crécy où les anglais, utilisant des archers, violèrent les règles du combat Chevaleresque.
Puis Louis XI, sur une idée de son père Charles VII mort avant d’avoir pu la réaliser, insituera l’Ordre de l’Aimable Compagnie de Monsieur Saint-Michel : pour domestiquer une Noblesse parfois turbulante, l’antique lien de vassalité risquant de se relacher à nouveau, le Roi, pour restaurer une hiérarchie pyramidale entre sa Noblesse et lui, se réfère tout naturellement à la hiérarchie angélique et créé cette confrérie de fidélité qu’il préside à la manière du Roi Arthur et des Chevaliers de la table Ronde ! ! !
Certains Chevaliers sont restés dans notre mémoire: Bertrand Du Guesclin (1320-1380), homme-lige de Charles V le Sage et héros de la Guerre de Cent An, ou Pierrail de Bayar (1476-1524), Chevalier sans peur et sans reproche, héros des Campagnes d’Italie, homme-lige du Roi François I° qui voulu recevoir l’adoubement par lui sur le champ de bataille.
La littérature et les tournois de Chevalerie, alors en vogue, diffusent aussi, et bien d’avantage l’aspect social de la Chevalerie qui a un énorme succès dans toutes les classes sociales, les tournois étant des spectacles publics et gratuits et où les seigneurd peuvent montrer leur bravoure et leur courage, au milieu de force de blason et de bannières. Le Roi Philippe VI de Valois a publié plusieurs lois et ordonnances touchant ces tournois. On connait la qualité des tournnois de Chavalerie de la Cour de Bourgogne. Mais c’est René II d’Anjou, qui a codifié les règles des tournois de Chevalerie, donnant naisance à ce que l’on appelle aujourd’hui l’héraldique ou science du blason. René II d’Anjou, Duc de Lorraine -c’est l’ancêtre de Marie-Antoinette!- Comte de Provence et Roi de Naples: c’est le Bon Roi René dont la soeur a épousé Charles VII le Victorieux et lui a donné un fils, le futur Louis XI, Bon Roi René dont Sainte Jeanne d’Arc était la sujette et à qui il donnera son propre fils, le beau Duc d’Alençon, comme compagnon…

La mort accidenttelle du Roi Henri II de France sonne le glas des tournois de Chevalerie

L’ancien Régime rend la Chevalerie anoblissante: à côté de la traditionnelle Noblesse d’Epée se lève une Noblsees de Robe, au grand dam d’un Saint-Simon. La Révolution Française abolit les Ordres de Chevalerie le 30 juillet 1791. La Restauration rétablira les Ordres de Chevalerie. On lira avec fruit l’ Ordonnance Royale de Louis XVIII du 16 Avril 1824 relative aux Ordres de Chevaleries Français, où on apprend que l’ Ordre de la Légion d’Honneur fut institué par Napoléon I°, maintenue par la Restauration, la Monarchie de Juillet, le Second Empire et la République. Et encore plus l’ Instruction du Grand Chancelier de l’Ordre Royal de la Légion d’Honneur, pour l’exécution de l’Ordonnance du 16 Avril 1824, et des décisions Royales qui y ont fait suite, concernant les Ordres Français et étrangers.

Il est dit dans l’ Instruction:
Les seuls Ordres Royaux avoués (reconnus) sont ceux: 1° du Saint-Esprit; 2° de Saint-Michel; 3° de Saint-Louis; 4° du Mérite Militaire; 5° de la Légion d’Honneur; 6° de Saint-Lazare et de Notre-Dame du Mont Carmel réunis.
On pourrait rajouter l’ Ordre du Lys institué en 1814 par le Comte d’Artois et autorisé par Louis XVIII pour récompenser les membres de la Garde Royale.
A l’heure où la France se débat dans une une crise politique, économique, sociale, identitaire sans précédant, possède une dette abyssale et des banlieues-guettos devenus zones de non droits ingérables, il apparait que pour un vrai Chrétien, seule la Chevalerie peut extraire du chaos actuel un Ordre conforme au plan Divin. 
Un Ordre de Chevalerie sert aujourd’hui à trois choses: anoblir un roturier méritant comme on le voit encore en Angleterre, fidéliser une Noblesse déjà existante comme on le voit encore en Espagne et sacraliser le métier des armes, réintroduisant les grades de l’Ordre de Chevalerie au sein de la hiérarchie militaire. Les vrais Royalistes comprendront ici que l’une des fonctions Royales soit non seulement rayonner dans le Royaume visible, mais encore de faire rayonner aussi les sujets qui l’entourent: de même que le Soleil, en projetant ses rayons bienfaisants sur les astres qui l’environnent, les fait briller à leur tour. Cette belle métaphore louis-quatorzienne nous fait comprendre de quelle façon la Royauté, vécue comme l’ascension de chacun vers un idéal moral et politique, est une réalité à nouveau envisageable.
Le 19 janvier 2020
Hervé J. VOLTO, CJA
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A paraître : L’Ordre de Saint-Michel.

Modification des armoiries du roi des Belges et de la maison royale de Belgique.

2 Août

Le roi Philippe, roi des Belges, a décidé de modifier ses armoiries royales ainsi que celles des membres de sa famille. Les deux principales modifications portent d’une part sur l’ajout d’un écusson de Saxe sur l’épaule du lion de Belgique (afin de rappeler les origines de la dynastie actuelle) et d’autre part l’inscription de la devise nationale dans les trois langues officielles du pays (Flamand, Français et Allemand) et non plus uniquement en Français, comme dans le passé.

Voici le texte de la décision royale, publié dans le Moniteur belge:

PHILIPPE, Roi des Belges,

A tous, présents et à venir, Salut.

Vu la Constitution, les articles 85 et 113;

Vu l’arrêté royal du 13 juillet 1880 déterminant les armoiries de la Maison Royale, tel que modifié par l’arrêté royal du 17 juin 1910;

Vu l’arrêté royal du 16 décembre 1840 attribuant à l’héritier présomptif de la Couronne le titre de Duc de Brabant et au Prince Philippe celui de Comte de Flandre, tel que modifié par l’arrêté royal du 16 octobre 2001;

Vu l’arrêté royal du 12 novembre 2015 relatif à l’octroi du titre de Prince ou Princesse de Belgique;

Considérant qu’il importe, à la suite de Notre avènement au Trône, d’adapter les règles fixant les armoiries de la Maison Royale et de ses membres aux évolutions historiques et juridiques traversées depuis l’entrée en vigueur de l’arrêté royal du 17 juin 1910;

Considérant que les arrêtés actuellement en vigueur ne répondent plus à toutes les situations rencontrées et qu’il convient de remédier aux risques de confusion ouvrant la voie à des usages héraldiques inappropriés et dommageables tant dans les usages publics que privés;

Sur la proposition du Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Etrangères et Affaires Européennes et Ministre de la Défense,

Nous avons arrêté et arrêtons :

Article 1er. Nos armes sont de sable, au lion d’or, armé et lampassé de gueules, chargé sur l’épaule d’un écusson burelé d’or et de sable de dix pièces, au crancelin de sinople, brochant en bande sur le tout.

L’écu est entouré du collier de l’Ordre de Léopold, placé sur un sceptre au lion de l’écu et une main de justice passés en sautoir d’or et sommé d’un heaume, taré de front, ouvert et sans grilles, d’or, doublé de sable, aux lambrequins d’or doublés de sable. Cimier : la couronne royale.

Les supports sont deux léopards lionnés au naturel, accompagnés chacun d’une bannière d’or, frangée de même, tiercée en pal de sable, d’or et de gueules.

Devise : eendracht maakt macht – l’union fait la force – einigkeit macht stark, en lettres d’or, sur un listel de gueules, bordé de sable.

Le tout est placé sur un manteau de pourpre, doublé d’hermine, frangé, cordonné et houppé d’or et surmonté de la couronne royale.

Art. 2. Le Roi ou la Reine qui a abdiqué porte l’écu des armes tel qu’il est décrit à l’article 1er, chargé d’un lambel à trois pendants de gueules, surchargé de la couronne royale; l’écu sommé d’un heaume, taré de trois quarts, ouvert et sans grilles, d’or, doublé et attaché de sable, aux lambrequins d’or doublés de sable. Cimier : la couronne royale.

L’écu de la Reine qui a abdiqué est en losange et sommé de la couronne royale.

Les supports avec leurs bannières, la devise, le manteau et sa couronne sont tels que décrits à l’article 1er.

Art. 3. Le Duc ou la Duchesse de Brabant (ndcer: héritier présomptif du royaume) porte l’écu des armes tel qu’il est décrit à l’article 1er, chargé d’un lambel à trois pendants d’or; l’écu sommé tel que décrit à l’article 2. Cimier : la couronne princière de Notre Maison Royale.

L’écu de la Duchesse de Brabant est en losange et sommé de la couronne princière de Notre Maison Royale.

Les supports sont tels que décrits à l’article 1er, accompagnés chacun une bannière d’or, frangée de même, portant de sable au lion d’or, armé et lampassé de gueules (ndcer: Brabant).

La devise, le manteau et sa couronne sont tels que décrits à l’article 1er.

Art. 4. Les autres Princes ou Princesses de Belgique de la descendance masculine et féminine en ligne directe de Sa Majesté Léopold Ier portent l’écu des armes, en losange pour les Princesses, tel qu’il est décrit à l’article 1er, chargé d’une filière d’or.

L’écu est sommé de la couronne princière de Notre Maison Royale.

Les supports, la devise, le manteau et sa couronne sont tels que décrits à l’article 1er.

Art. 5. Les Princes ou Princesses de Notre Maison Royale qui ne sont pas visés par l’article 4 portent l’écu des armes, en losange pour les Princesses, tel qu’il est décrit à l’article 1er, chargé d’une filière de pourpre.

L’écu est sommé de la couronne princière de Notre Maison Royale.

Les supports, la devise, le manteau et sa couronne sont tels que décrits à l’article 1er.

Art. 6. Les petites armes de Notre Maison Royale sont de sable, au lion d’or, armé et lampassé de gueules, chargé sur l’épaule d’un écusson burelé d’or et de sable de dix pièces, au crancelin de sinople, brochant en bande sur le tout.

L’écu est sommé de la couronne royale.

Art. 7. Les moyennes armes de Notre Maison Royale sont les petites armes telles que décrites à l’article 6, augmentées du collier de l’Ordre de Léopold et supporté par deux léopards lionnés au naturel.

Art. 8. L’arrêté royal du 13 juillet 1880 déterminant les armoiries de la Maison Royale, tel que modifié par l’arrêté royal du 17 juin 1910 est abrogé.

Art. 9. Le ministre qui a les Affaires étrangères dans ses attributions est chargé de l’exécution du présent arrêté.

Donné à Bruxelles, le 12 juillet 2019.

PHILIPPE

Par le Roi :

Le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Etrangères et Affaires Européennes et Ministre de la Défense,

D.REYNDERS

DONT ACTE !

Le 2 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Le CER est une référence dans le domaine de l’héraldique…aussi !

27 Juin

Souvenez-vous. C’était il ya à peine plus de deux ans, le 29 mai 2017. Nous relations le  remariage du prince Michel d’Orléans, comte d’Evreux, avec la baronne Barbara de Posch-Pastor (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/05/29/lheraldique-est-une-science-exacte-qui-ne-souffre-pas-lamateurisme/).

Pour l’occasion, le prince d’Arenberg avait commandé un armorial orné des blasons des invités qui avant le dîner signèrent tous sous leurs armes respectives .

Ces peintures réalisées à tempera par Hyacinthe de Keranrouë comportaient les grandes armes du nouveau couple princier, présentées pour la première fois.

A côté des armoiries du prince Michel d’Orléans, sous la couronne de prince du sang et posées sur le manteau princier aux armes d’Evreux, se tenaient celles de sa nouvelle épouse combinant les armes écartelées de son grand-père paternel Erich, Edler von Posch, 1886+1965 : (Coupé: au 1, parti: a. de sable à un griffon d’or, tenant dans ses pattes un sapin arraché de sinople; b. parti d’argent et de gueules, à un homme, habillé de l’un en l’autre, posé sur un tertre de sinople et tenant un bâton de commandement d’or en pal; au 2, fascé d’argent et de gueules.) et de sa grand-mère paternelle Marie Pia von Pastor, Freifrau von Camperfelden,née en 1892 : (Coupé: au 1, d’or à l’aigle éployée de sable, becquée et languée de gueules; au 2, de gueules au trèfle de sinople).

Mais nous relevions alors une erreur introduite sous le pinceau de l’artiste héraldiste. Voulant représenter les armes des seuls grands-parents paternels de la mariée (sans mention du côté maternel) l’artiste choisit de réaliser un écu écartelé dans lequel, si le fascé d’argent et de gueules du premier quartier était bien respecté, il devenait, au quatrième quartier : d’argent à trois fasces de gueules. En effet, la pointe de l’écu avait joué un mauvais tour à l’artiste qui avait sans doute reculé devant la surface de gueules (rouge) de la dernière fasce. Pour conserver un contraste avec le champ de gueules du troisième quartier, il créa…de fausses armes von Posch.

Car un fascé d’argent et de gueules de six pièces n’est pas un écu d’argent à trois fasces de gueules : la fasce est une «  pièce honorable » posée sur le champ de l’écu (seule ou en nombre), le fascé est une « partition » ou assemblage d’une même pièce, en nombre nécessairement pair. Ce n’est en aucun cas la même chose…

Rappelons d’ailleurs ici que les armoiries sont associée à la personne au même titre que le patronyme. Modifier un blason revient donc à modifier l’identité de son possesseur !

Mais les remarques (lorsqu’elles sont irréfutables) font leur chemin et finissent, tôt ou tard, par porter leurs fruits. La preuve nous en a été donnée par la consultation récente du site internet de l’artiste héraldiste en question (https://dazuretdor.wordpress.com/2018/10/24/armorial-pour-un-mariage-princier/) et d’y découvrir la correction discrète des fameuses armoiries :

Nous ne pouvons que nous réjouir d’avoir été entendus. Mais dommage pour les invités du prince Michel d’Orléans et de son épouse qui conserveront, eux, la version fautive de leur armorial !

Le 27 juin 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.