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Entretien du prince Louis de Bourbon donné à Boulevard Voltaire.

23 Jan

Le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou et aîné des capétiens, a accordé un entretien au site Boulevard Voltaire. Superbe !

http://www.bvoltaire.fr/louis-de-bourbon-la-france-doit-rester-unie-et-se-regrouper-autour-des-fondamentaux/

Le 23 janvier 2019.

(Merci à GJ)

Voeux aux français de Mgr le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, à l’occasion de la Fête des Rois.

6 Jan

Le 6 janvier 2019

Chers Français,

Votre immense cri de désespoir a marqué la fin de l’année écoulée. Désespoir de n’être plus entendus, ni écoutés comme si vos souffrances avaient moins d’importance que les normes et les règlements.  Comme si votre vie quotidienne ne comptait pas ou plus. Comme si des mots pouvaient suffire à nier les réalités.

Ce cri ne doit pas demeurer vain, mais il ne s’agit pas non plus de se tromper d’objectif. Certes, si des rattrapages en de nombreux domaines, et notamment, en matière de niveau de vie sont nécessaires, ils ne doivent pas être une fin en soi cachant l’essentiel. Les mesures ne doivent pas être uniquement conjoncturelles et sectorielles.

Ce qui manque à la France depuis des dizaines d’années, c’est un projet de société partagé par tous. Un projet commun qui soude les uns et les autres et qui respecte sa souveraineté. Un projet qui réunit et entraîne sans privilégier certains aux dépens de tous les autres.  L’équilibre social a été progressivement brisé parce que le bien commun a été oublié au profit des intérêts individuels ou des mirages. Prenons garde que ce ne soit pas les intérêts et les passions communautaristes qui les remplacent ! Le mal serait encore plus grand et le cri de la France serait étouffé. L’histoire rappelle que les Français ont toujours accepté les sacrifices lorsqu’ils servaient la cause commune. Ils rejettent au contraire tout ce qui est injuste.

L’histoire, heureusement, comme une bonne fée veillant sur la France, est là pour nous faire souvenir qu’il n’y a pas à désespérer. Les situations les plus catastrophiques trouvent toujours un dénouement -pensons à la Guerre de Cent Ans, aux guerres de Religion, aux revers militaires qui ont pu faire douter du destin de la fille aînée de l’Eglise-. Le sursaut vient chaque fois d’un retour aux sources, en cherchant à retrouver les fondements de ce qui fait notre cher et vieux pays plus que millénaire.

Le mot « valeurs » a beaucoup été employé ces derniers temps, mais il ne faut pas le contrefaire. Les valeurs ne se trouvent ni dans l’éphémère ni dans le contingent, ni dans ce qui porte atteinte à la nature humaine. Les nôtres puisent au plus profond de notre histoire. Ce sont d’abord les valeurs de l’héritage gréco-romain. Il a apporté la citoyenneté, c’est-à-dire le sens de la vie en commun tempéré par le droit. Cet immense héritage fait accepter les différences des uns et des autres dès lors que tous se retrouvent sur un projet d’avenir partagé. Il a nom : Royaume, Couronne, Etat. Chaque génération l’a adapté. A la nôtre de le faire en s’appuyant sur les familles.

Le second fondement nous vient de la chrétienté qui a forgé l’âme de l’Europe et de la France. Elle a créé son unité, elle a fondé la grandeur de sa civilisation en faisant de chaque être humain la mesure de toute chose. Elle a libéré les esclaves, tempéré les riches, réconforté les pauvres, les malades et les sans-abris, donné du sens à l’existence. 

Le socle est encore là. Il appartient à chacun de le faire vivre.  Ainsi la société redonnera espoir à ceux qui souffrent. Tel est ce que je souhaite à tous en ce début d’année et notamment aux familles. Que Saint Louis et Sainte Jeanne d’Arc veillent sur la France et apportent aux Français l’espérance qu’ils méritent et qu’ils attendent. Ainsi notre pays retrouvera la route de l’avenir. 
 

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou

Communiqué du prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou.

10 Déc

Monseigneur le prince Louis de Bourbon, chef de la maison de Bourbon, a publié aujourd’hui un communiqué à la suite des évènements que connait notre pays depuis plusieurs semaines, dans le cadre de la révolte dite des « Gilets jaunes« . En voici le texte intégral :

Français, mes chers compatriotes,

Alors que se développe de semaine en semaine sur toute l’étendue du territoire national, le mouvement de protestation et de contestation des « Gilets Jaunes », je tiens à exprimer ma solidarité et ma profonde compassion pour ceux qui souffrent, dénués de ressources, écrasés de charges, humiliés et privés d’Espérance, et qui n’ont d’autre moyen d’expression que de se lever comme un seul homme pour manifester leur déception, leur angoisse et leur colère. Ces Français, c’est la majorité silencieuse qui se tait depuis des décennies et dont certains avaient oublié l’existence. Aujourd’hui c’est le peuple de France qui se dresse pour défendre son mode de vie et sa dignité.

Il est essentiel de l’entendre, essentiel de prendre en compte ses légitimes aspirations.

Bien sûr, il faut condamner et bannir le recours à la violence de certains groupes extrêmes qui cherchent à exploiter ce mouvement profondément populaire pour déstabiliser l’Etat. Cette violence coupable et stérile ne peut que favoriser la cause de ceux qui ne veulent pas entendre le cri de tout un peuple.

En ce jour de l’Immaculée Conception, je confie la France à Notre Dame qui est la vraie Reine de France.

Que Dieu protège la Fille aînée de Son Eglise, que Dieu vienne en aide aux Français malheureux, démunis et souffrants. Qu’Il leur rende l’Espérance et la foi en l’avenir de notre pays qui doit se relever et renouer avec tout ce qui en a constitué la grandeur autant que la paix des cœurs et la douceur de vivre.

Louis,
Duc d’Anjou

(Merci à FR)

En Espagne, la riposte se met en place (mais personne ne vous en parle encore).

31 Oct

Deux messages consécutifs du prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, postés sur sa page Facebook, hier et aujourd’hui, en disent long sur ses intentions profondes vis-à-vis du pouvoir espagnol et, plus précisément, sur ses liens avec ses cadets rois d’Espagne.

Il y eut d’abord ce montage audiovisuel qui montre les terribles dangers que fait courir l’arrivée au pouvoir du socialiste Pedro Sanchez et de ses sbires mais aussi les responsabilités du roi Felipe VI et le rôle qui devrait être le sien pour éviter la mise à mort de la monarchie. Inattendu et édifiant !

El #rey #Borbón y el #político #felón

Le #roi #Bourbon et le #politique #traitre

The #Bourbon‘s #king and the #traitor #politician

 

Mais il y eut ensuite, à l’occasion du quarantième anniversaire du vote par les Cortes de la Constitution espagnole, cette brève mais terrible analyse du texte en question :

Hoy se conmemora el 40 aniversario de la redacción de la #Constituciónespañola, si bien entraría en vigencia el 29 de diciembre de #1978.

Quiero destacar estas menciones:
#EstadodeDerecho
#Monarquiaparlamentaria
#Indisolubleunidad de la #Naciónespañola
– El #castellano como #lenguaespañola oficial del #Estado
– La #banderadeEspaña
– La #capitaldelEstado es la #villadeMadrid
– El #pluralismopolítico dentro del #respeto a la #Constitución y a la #ley
– Los #sindicatosdetrabajadores y #asociacionesempresarialesdentro del respeto a la Constitución y a la ley
– Las #FuerzasArmadas tiene por mision garantizar la #soberanía e #independenciadeEspaña, defender su #integridadterritorial y el #ordenamientoconstitucional
– Los #ciudadanos y #poderespúblicos están sujetos a la Constitución y al resto del #ordenamientojurídico

RESPÉTESE Y APLÍQUESE …

L’aîné des princes capétiens a bel et bien décidé de « mouiller sa chemise » et de mettre « les mains dans le cambouis » pour bouter le socialisme hors de l’Espagne et tenter de la sauver. Une pierre de taille dans le jardin des Bourbon d’Espagne…

Le 31 octobre 2018.
Du Plessis

Le combat du prince Louis de Bourbon pour le respect de la mémoire mais aussi pour le respect dû à ceux qui sont morts pour leur patrie.

20 Oct

Voici le dernier communiqué du prince Louis de Bourbon , duc d’Anjou et chef de la maison de Bourbon, publié aujourd’hui sur son compte Facebook. Signalons que ce combat, ainsi que s’intitule le communiqué, commence à recevoir un écho favorable chez les royaliste, tant en Espagne bien sûr qu’en France. Le CER s’honore d’avoir pris la tête de ce mouvement dès les premières déclarations du prince et d’être désormais suivi dans sa démarche courageuse, tant il fallait l’être dans notre pays…*

Cuando se ataca a Franco se ataca a los míos, a más de media España, a la monarquía que instauró y a la Iglesia a la que protegió”

“El Valle de los Caídos ya es un lugar de reconciliación, donde fueron enterradas víctimas de ambos bandos de la Guerra Civil”
“Todo el mundo tiene derecho a una digna sepultura, sea cual sea el lugar en el que militaron”
“Exhumar a un fallecido sin el consentimiento de los suyos es una profanación y, por tanto, un delito penal”
“La familia Franco está sufriendo una persecución mediática, dirigida e ideologizada”
“Soy apolítico, pero tengo mis valores y voto con conciencia”
“Creo en la Familia”
“Creo en la unidad de España”

« Quand on s’attaque à Franco, on s’attaque aux miens, à plus de la moitié de l’Espagne, à la monarchie qu’il a instaurée et à l’Eglise qu’il a protégée »
« La vallée des morts est déjà un lieu de réconciliation, où les victimes des deux côtés de la guerre civile ont été enterrées »
« Tout le monde a le droit à un enterrement digne, peu importe où il est allé se battre »
« Exhumer un défunt sans le consentement de sa famille est une profanation et donc un crime »
« La famille Franco souffre de la persécution des médias, dirigée et idéologisée »
« Je suis apolitique, mais j’ai mes valeurs et je vote avec conscience »
« Je crois en la famille »
« Je crois en l’unité de l’Espagne« 

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Le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, persiste et signe.

1 Oct
Lancé, depuis quelques temps déjà dans la reconquête de la mémoire de son arrière-grand-père, feu le général Franco (chef de l’Etat espagnol de 1939 à 1975), le prince Louis de Bourbon n’a pas manqué l’anniversaire de l’un des moments les plus importants et les plus glorieux de la guerre civile de 1936 : le siège par les troupes républicaines et la résistance de l’Alcazar de Tolède tenue par le général José Moscardo Ituarte. Rejoignant ainsi l’article que nous avons consacré il y a quelques jours aux titres de noblesse concédés par le Caudillo durant son gouvernement de l’Espagne (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/09/28/les-trente-neuf-titres-de-noblesse-concedes-par-le-general-franco-chef-de-letat-espagnol-de-1939-a-1975/). Voici donc le texte du message du prince Louis, posté sur son compte Facebook le 28 septembre :
 » Hoy se cumplen 82 años de la liberación de Toledo y su Alcázar; atrás quedan 70 días de asedio, 13.000 impactos directos de artillería, una guarnición al borde de la inanición, más de 500 heridos y casi 100 muertos.

 

82 ans ont passé depuis la libération de Tolède et de son Alcazar; laissant derrière 70 jours de siège, 13 000 coups d’artillerie directs, une garnison au bord de la famine, plus de 500 blessés et près de 100 morts.

82 years have passed since the liberation of Toledo and its Alcázar; leaving behind 70 days of siege left, 13,000 direct artillery hits, a garrison on the verge of starvation, more than 500 injured and almost 100 dead. »

Vue de Tolède et de son Alcazar
Le 1er octobre 2018.

Magnifique discours du prince Louis de Bourbon sur la famille.

16 Sep

Armoiries de la Moldavie

Le 12e Congrès mondial de la famille se tient, depuis vendredi 14 septembre, à Chisinau, en Moldavie. Il accueille plus de 2 000 personnes, des responsables politiques de haut niveau, des représentants de confessions religieuses du monde entier, des experts, des représentants de la société civile, des universitaires, etc.

Le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, y était invité au titre de chef de la maison de France. L’Union des Cercles légitimistes de France publie sur son site la vidéo de la cérémonie d’accueil et vous pourrez y entendre le discours du prince Louis (à partir de 1h 31) :

https://www.privesc.eu/Arhiva/83634

Voici la traduction de ce discours qui fut (hélas) prononcé en langue anglaise, pour en permettre sans doute une plus large diffusion :

Monsieur le Président,
Votre Sainteté, Eminence,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Tout d’abord soyez remerciés de me donner l’occasion d’intervenir sur le sujet de la famille, à l’ouverture de ce colloque international. Ce sujet m’est cher ainsi qu’à mon épouse. Nous vivons, en effet, dans nos sociétés occidentales, un moment crucial quant au rôle et à la place accordés à l’institution familiale, confrontée à de nombreux assauts. En dressant un état des lieux et en appelant au renouveau qui s’impose, ce congrès international, placé sous la présidence du Président de Moldavie et sous le patronage du Patriarche Kyril, et du Cardinal Parolin marquera donc une étape.

Il faut connaître les manières de résister face aux attaques auxquelles la famille traditionnelle est confrontée. Elles sont multiples : accueil d’une famille nombreuse, prière, action politique, sociale ou juridique, et toujours attention et vigilance permanentes. Il n’est pas exagéré de dire que les familles, dans bien des pays, doivent s’affirmer en résistant aux nombreuses mesures insidieuses qui cherchent à les affaiblir. Des congrès comme celui-ci contribuent à cet esprit de résistance, en facilitant les échanges et les partages de connaissances. Ensemble, il est plus facile de discerner les enjeux et les risques et de réfléchir aux moyens de remédier à cette situation qui, si elle devait continuer, n’amènerait qu’à la ruine de la société, voire à celle de la Civilisation.

La question de la défense de la famille est d’une extrême gravité tant elle touche à l’essentiel. La famille par la transmission naturelle de génération en génération, est intrinsèquement liée à la vie, et l’attaquer mène à des attitudes mortifères. L’une ne peut aller sans l’autre, même si, de nos jours, certains voudraient nous égarer dans d’autres voies telles que la théorie du genre ou les méthodes contre-nature comme la gestation pour autrui, que l’on réduit souvent à ses initiales, GPA, cherchant à cacher l’horreur de la pratique que les mots évoquent. L’avenir ne se trouve pas là. Bien au contraire ! Nier la famille naturelle, c’est nier la vie. Les orateurs vont nous le rappeler.

Parlant en ouverture de ce congrès il m’appartient de poser les problèmes tels que je les vois, et cela sous trois aspects : comme chef de la Maison de Bourbon et successeur des rois de France ; comme chef de famille, comme personne engagée dans la vie sociale.

Tout d’abord en tant que Chef de la Maison de Bourbon, je me trouve héritier d’une famille qui a régné durant plus de 800 ans en France et qui, surtout, comme tous les historiens le reconnaissent, a fait d’un petit domaine un état puissant et rayonnant en Europe et au-delà.

Cette œuvre a été possible parce qu’elle fut celle d’une famille, la famille royale, Ainsi, les lois fondamentales du royaume, la Constitution de l’époque, qui ont permis son développement, étaient à l’origine une loi de famille. Pour le plus grand bien collectif, ces lois organisaient la transmission du pouvoir royal de mâle en mâle par ordre de primogéniture. Elles garantissaient ainsi la stabilité du pouvoir et assuraient une dynastie nationale. Tel est le « miracle capétien ». Loi de famille mais tout autant loi sociale puisqu’elle était basée sur un ordre et qu’il en résultait des hiérarchies naturelles entre les personnes. Si toutes n’avaient pas les mêmes devoirs, toutes devaient concourir au Bien commun. L’aîné des mâles avait le devoir d’assurer la permanence de l’Etat, rôle principal de la fonction royale, mais les autres membres de la famille y concouraient que ce soit en étant héritier de droit, fonction du Dauphin ; en assumant la régence en cas de minorité du titulaire légitime, rôle souvent des mères ou des oncles ; ou en acceptant différentes fonctions pour les princes et princesses pourvus de charges de pouvoir… Cette manière de concevoir le pouvoir des dynasties n’est pas révolue. Dans les familles royales qui subsistent en Europe, dès leur plus jeune âge, les enfants et petits-enfants, les frères et sœurs participent à la fonction royale. Comment ne pas exprimer mieux, par cette pratique, combien le roi et sa famille sont au service de la société.

Au-delà, le roi, Chef de famille, symbolisait aussi l’unité de la société en étant le modèle de toutes les familles. Le lien qui unissait les Français entre eux était, avant tout, un lien de famille allant du plus humble jusqu’au roi. Ainsi loin d’être un objet de droit, chaque français était avant tout un sujet, c’est à dire une personne aux droits inaliénables. Ce lien entre le corps social et la tête manque actuellement. Ce lien organique est peut-être l’élément le plus important que la dynastie, la famille royale, a pu apporter. Ces principes furent compris, vécus et admis dès le grand Louis IX dont l’Eglise a fait un saint à la fin du XIIIe siècle. Ils n’ont pas varié durant des siècles car ils donnaient du sens à la vie en société, cette dernière étant bien plus qu’un ensemble d’individus tenus par des lois et de règlements mais une réelle communauté engagée par un même destin collectif. Voilà pourquoi la France ne fut pas seulement une réussite politique interne, mais avant tout un modèle de civilisation à partager. Et je le dis même pour aujourd’hui alors que notre pays semble parfois oublieux de ses grands principes, au point d’en renier certains, mais, voyez-vous, la force des principes est qu’ils demeurent contre vents et marées. Alors je préfère dire qu’ils sont en sommeil ! Comme l’exprimait déjà le Comte de Chambord, la France, peut renouer, du jour au lendemain avec ce qui demeure la force de la civilisation dont elle est porteuse qui repose sur le bien commun. Fruit du double héritage gréco-romain et chrétien, il passe par le statut donné à l’être humain qui trouve d’abord à s’épanouir au sein de la famille.

Mais je voudrais venir aussi à un second point, si le Chef de la Maison de Bourbon incarne, la famille royale et ses valeurs, il est aussi un chef de famille comme vous tous. Cette famille je la ressens dans mon être, au plus profond de moi. Cette famille ce sont ceux qui m’ont précédé et à qui je dois d’être ce que je suis. Voyez-vous, il n’y a pas un jour où je ne pense à mes aïeux qui m’ont légué une histoire qui parfois me dépasse ; où je ne pense à mon frère trop tôt perdu, à mon Père, mort alors que j’étais trop jeune, à mes grands-parents, à ma chère Grand-Mère décédée il y a quelques mois. D’eux tous, je suis redevable de ce que je suis, petit maillon d’une chaîne immense. Il est absurde de vouloir croire que l’on serait des individus orphelins qui auraient tout à redécouvrir ou à attendre de l’Etat. Bien évidemment si cela s’applique à ceux qui nous ont précédés, cela est encore plus vrai pour ceux qui sont actuellement à mes côtés, chaque jour, chaque instant. Que serais-je sans ma femme, sans mes chers enfants et parmi eux j’inclue le quatrième qui est annoncé pour dans quelques mois, mais qui est déjà une personne au sein de notre famille. Cet aspect spirituel, est au cœur de la famille et fait partie de son mystère. La famille est une entité en elle-même, exactement comme le couple est plus que le mari et la femme. Ainsi s’attaquer à la famille, c’est ruiner l’équilibre naturel, c’est rompre la chaîne des générations qui va des origines du monde à ce qui sera sa fin. Cette dimension de la famille est essentielle et la remettre en cause revient à attaquer les plus grands fondements de la société humaine. Il nous appartient de la défendre, à nous parents.

Nous sommes responsables de cette cellule sociale, lieu de la vraie solidarité et rempart contre la précarité et l’isolement. Cette défense de la famille passe par celle de la vie, de sa conception à la mort naturelle et, au-delà, par le respect dû aux morts qui ne doivent pas devenir des enjeux de pouvoir; elle passe par la transmission des valeurs et notamment par l’éducation qui ne peut se limiter à l’instruction.

Voilà ce qu’il convient d’affirmer et surtout d’assumer malgré les embûches de législations souvent hostiles. Ceux qui attaquent la famille naturelle savent ce qu’ils font. Par la famille ils cherchent à atteindre la société toute entière et ses fondements. C’est ainsi que naissent les totalitarismes. Ce danger est actuel. Malheureusement !

Voyez-vous, et ce sera mon troisième point qui porte sur le rôle social de chacun d’entre nous. Il repose sur l’expérience de l’histoire et sur l’actualité récente. Lorsque certains cherchent à rompre le pacte social, s’ils combattent dans un premier temps ceux qui s’y opposent par les idées ou par les armes, très vite et toujours ils cherchent à briser les familles. Pensons à la Vendée où femmes et enfants étaient tués encore plus que les combattants eux-mêmes et de façons atroces ; souvenons-nous des Arméniens et des politiques génocidaires qui ont suivi et qui, sur bien des points du globe continuent; comme nous l’avons vu il y a encore peu, pour les chrétiens d’Orient. Chaque fois, sous le règne des totalitarismes rouge, brun et maintenant vert, les familles sont inquiétées pour ce qu’elles représentent, chaque fois il y a des séparations forcées, l’emprise sur les enfants pour en faire des enfant-soldats, et des mises en esclavages pour les filles et les femmes. Sur ce point les familles royales ont payé leur écot. Rappelons Louis XVI assassinés avec femme, fils et sœur ; Nicolas II avec femme et enfants.

Cela montre combien la famille malgré toute sa fragilité demeure pour certains l’ennemi principal. Il est donc du devoir de tous et notamment de ceux qui aspirent à des fonctions religieuses, sociales, politiques mais aussi culturelles, de défendre la famille, c’est-à-dire la vie.

Ainsi, pour terminer, après avoir rappelé le lien entre famille royale, famille naturelle et famille sociale, je ferai une proposition : pourquoi ne pas proposer à l’Unesco d’inscrire au patrimoine mondial, le modèle de la famille naturelle traditionnelle, un père, une mère, des enfants, modèle ayant fait largement ses preuves. Voilà qui insufflerait une réelle dynamique à l’institution familiale en en faisant un modèle aux valeurs irremplaçables pour demain ?

Merci de m’avoir écouté et que saint Louis, mon aïeul, le roi aux onze enfants, protège nos familles.

Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou
Vendredi 14 septembre 2018