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Aborder la question des migrants en mathématique est devenu un sujet interdit.

19 Sep

ARGH !

Les profs s’en étranglent, nous dit-on, à la lecture de l’énoncé d’un exercice de mathématiques repéré dans un manuel scolaire de chez Nathan. Au point que l’éditeur a annoncé, dimanche 17 septembre, la cessation  » immédiate  » de la commercialisation dudit volume ! Faut-il que ce soit grave….

Que disait donc cet énoncé ? Ceci :  » Des migrants fuyant la guerre atteignent une île en Méditerranée « . Jusque-là, tout va bien mais c’est après que ça se corse (si l’on peut dire).

 » La première semaine, il arrive 100 – migrants – , peut-on lire dans l’intitulé controversé. Puis chaque semaine, le nombre de nouveaux arrivants augmente de 10 %. Par combien est multipliée une quantité lorsqu’elle augmente de 10 % ? « , est-il demandé aux élèves – des terminales L et ES – par les concepteurs de ce manuel imprimé en  2017.

A la droite de l’exercice, page  34….la photo d’une embarcation pneumatique sur laquelle s’entassent hommes, femmes et enfants.

Suivent cinq autres questions concluant par une invitation à  » en déduire le nombre total de migrants qui seront arrivés dans cette île au bout de huit semaines. Arrondir à l’unité « .

Tout le week-end, Facebook et Twitter ont résonné de commentaires outrés.  » Si c’est vrai, c’est un scandale « , ont persiflé bon nombre d’internautes, pour qui l’utilisation du « drame des migrants » à des fins mathématiques a semblé trop grave pour être tout à fait plausible. L’authentification officielle est venue de l’éditeur qui, dans un premier communiqué diffusé vendredi, a reconnu l’erreur tout en tentant d’expliciter la démarche.  » Les programmes actuels encouragent la transdisciplinarité et l’ouverture sur d’autres thématiques,faisait-il valoir. Ils invitent à traduire une situation concrète à l’aide d’une suite arithmético-géométrique. C’est ce que nous avons souhaité appliquer dans cet exercice en prenant un exemple d’une population qui croît régulièrement en lien avec un sujet d’actualité.  » Plus réaliste, tu meurs !

Tollé sur Twitter, où l’interdisciplinarité en matière d’éducation, souvent associée aux réformes éducatives de gauche, n’a pas rasséréné le débat. Bien au contraire. Dimanche soir, l’éditeur s’est donc cru obligé de présenter ses excuses non seulement à la communauté éducative mais aussi aux associations d’aide aux migrants, dont la Cimade, qui l’avait alerté. L’ouvrage sera bien sûr remplacé  » gratuitement  » par sa version corrigée.

Pauvre pays dans lequel la tyrannie s’installe chaque jour davantage.

Le 19 septembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Du bleu clair au bleu foncé, la palette de l’équipe de France de football est de moins en moins variée.

4 Oct

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Presnel Kimpembe

On nous annonce que Didier Deschamps, le sélectionneur de l’équipe de France de football (dite  » Les Bleus « ) a appelé le Congolais Presnel Kimpembe (dont c’est la première sélection) pour remplacer…l’autre Congolais Eliaquim Mangala blessé à la cuisse droite.

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Eliaquim Mangala

Initialement convoqué avec les Espoirs, le défenseur du Paris Saint-Germain va connaître pour la première fois les joies de la « vraie » équipe de France. Alors, on s’interroge. C’est quoi la « vraie » équipe de France de foot ?

Le 4 octobre 2016.

La justice avance lentement mais elle claudique aussi parfois.

14 Sep

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Le patron du bar de Rouen «  Au Cuba libre « , dans lequel un incendie survenu samedi 6 août a fait 14 morts, et son frère ont été placés en garde à vue mardi, a annoncé mercredi le parquet.

Au terme de cette garde à vue de 24 heures dans les locaux de la police judiciaire de Rouen, Nacer et Amirouch Boutrif , deux irremplaçables  » Chances pour la France  » originaires de Kabylie, ont été mis en examen pour  » homicides et blessures involontaires aggravées par violation délibérée d’une obligation de sécurité   » et…remis en liberté sous contrôle judiciaire, a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Rouen Pascal Prache. 

L’incendie a eu lieu dans la nuit du 5 au 6 août dans ce gourbi kabyle sur deux niveaux avec un rez-de-chaussée, une terrasse sur la rue et un petit caveau au plafond très bas. Ce soir-là le bar, très populaire sur la rive sud de Rouen, est plein. Plein d’inconscients qui ne savent pas encore que l’on ne peut jamais faire confiance à ces gens-là. Au sous-sol un groupe d’une vingtaine d’amis ont privatisé ce petit salon refait à neuf pour fêter les 20 ans d’Ophélie, une jeune fille qui se destinait à entrer dans l’armée. C’est une soirée dansante avec la présence d’un DJ. Les invités sont jeunes pour la plupart, âgés de 18 à 25 ans. La personne la plus âgée a 41 ans. Le drame va se jouer en quelques secondes. Une personne portant le gâteau d’anniversaire avec des bougies allumées, type « feux de Bengale » descend dans la cave par un escalier très étroit, plus proche d’une « échelle de meunier » que d’un escalier règlementaire, selon des témoignages de clients.

La personne trébuche-t-elle ou les bougies lèchent-elles simplement le plafond très bas du caveau ? Les témoignages divergent mais sont unanimes à relater un embrasement en quelques secondes du plafond et des murs recouverts d’un isolant phonique, à l’évidence extrêmement inflammable. Les fumées toxiques vont provoquer la mort de 13 personnes. Une jeune femme, Karima, très intoxiquée mais aussi gravement brûlée est décédée le 30 août dans un hôpital parisien, ce qui a porté le bilan à 14 morts et six blessés. Selon l’avocat de la famille de Karima et d’autres familles de victimes, Me Gérard Chemla, la porte de secours du sous-sol, qu’auraient pu emprunter plusieurs participants à la fête, était « verrouillée » pour éviter les resquilleurs. « Les victimes ont essayé d’ouvrir la porte de secours, vainement, parce qu’elle était fermée à clé », avait-il déclaré début septembre. « Quand vous avez l’escalier qui brûle d’un côté, vous allez vers l’issue de secours et quand on se retrouve devant une porte verrouillée, ça devient un piège mortel« , avait-il ajouté.

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Le  » Cuba libre « 

Depuis le drame, et après l’inspection des lieux par la police et un expert incendie, le bar a été fermé et reste entouré de barrières sur lesquelles les familles et amis des victimes ont placé des photos, messages et bouquets de fleurs. 

Ils ne viennent pas seulement chez nous pour imposer leur prétendue religion. Ils y amènent aussi leurs moeurs et leur art de vivre.

 

Le 14 septembre 2016.

Des oraux de rattrapage du bac reportés pour cause de Ramadan ?

4 Juil

Pour concilier l’Aïd-el-Fitr, qui marque la fin du ramadan, et le début des oraux de rattrapage du bac, l’administration propose de reporter au lendemain les épreuves pour les élèves concernés. Pour beaucoup, c’est une atteinte à la laïcité.

Faut-il aménager les épreuves du bac en fonction des pratiques religieuses des uns et des autres? La Maison des examens qui gère l’organisation des épreuves du baccalauréat  en Ile-de-France, a pris une initiative dénoncée par certains comme un excès de zèle, voire une manière de provoquer la polémique avant qu’elle n’advienne.

Comme la fin du ramadan, la grande fête de l’ Aïd-el-Fitr risque de tomber (la date est fluctue d’un jour à l’autre) pendant le début des oraux de rattrapage du bac, l’administration offre aux élèves concernés la possibilité de remettre au lendemain leur examen. C’est peu dire que cette note adressée le 30 juin aux proviseurs des lycées des académies de Paris, Versailles et Créteil, est contestée dans son principe.

« On anticipe une revendication qui n’a pas encore été formulée: l’administration fabrique elle-même le problème, on marche sur la tête! », fustige dans Le Figaro Charles Arambourou, responsable laïcité de l’Union des familles laïques (Ufal).

Pour les défenseurs de la laïcité, le zèle montré par Vincent Goudet, directeur de la Maison des examens, outre qu’elle fait entrer la religion dans le calendrier du bac, elle est aussi discriminatoire.

Une note qui promet de semer « une belle pagaille »

Une impossibilité pratique se profile à l’horizon. « Ce genre de note peut créer une belle pagaille« , juge Philippe Tournier, proviseur du lycée parisien et secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (Snpden). Dans les colonnes du  Parisien  il juge « inconcevable » de faire le tour des effectifs pour demander qui fait l’Aïd.

En dehors de ce risque d’improvisation dans l’organisation même des épreuves, un problème de discrimination se pose. Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, « l’administration n’a pas à anticiper les éventuelles demandes, pour la bonne raison que cette démarche revient à assigner les élèves à leurs pratiques religieuses« . Surtout, s’il admet que les autorisations d’absence peuvent être accordées le cas échéant, elles « ne sont pas données de droit mais seulement à titre exceptionnel« . Autrement dit, les défenseurs de la laïcité voient ici le risque d’un dangereux précédent.

http://www.bfmtv.com/societe/des-oraux-de-rattrapage-du-bac-reportes-pour-cause-de-ramadan-1000662.html

Bravo et merci Najat Belkacem !

Ministre de l’éducation dite « nationale » de la République dite « française« 

Approche d’une carte de France des naissances étrangères.

29 Avr

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http://www.ndf.fr/nos-breves/27-04-2016/la-carte-de-france-des-naissances-etrangeres#.VyDYGhzDZDQ

Des nouvelles atroces dont peu de personnes parlent. Qu’en déduire ?

1 Mar

http://www.planet.fr/international-moscou-une-femme-brandit-la-tete-coupee-dun-enfant.1027921.29335.html?xtor=ES-1-1025027[Planet-a-la-Une]-20160301

http://www.planet.fr/societe-infanticide-une-maman-tue-son-fils-et-le-fait-passer-a-la-machine-a-laver.1027770.29336.html

De ci-de là pourtant …

Et voici un nouvel enrichissement grâce à la multi-diversité, comme ils disent !
Mais il semblerait à l’heure de publication de ce commentaire que les grands médias tels que le Monde, la Croix et autres aient décapité l’information …

Enfant de 4 ans décapité : ne confiez pas vos gamins aux nounous voilées (vidéo-choc)

http://ripostelaique.com/enfant-de-4-ans-decapite-ne-confiez-pas-vos-gamins-aux-nounous-voilees.html

 » Douce France, cher pays de mon enfance… » (13)

3 Fév

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Dans la rubrique « Chronique du métissage tant désiré », voici un nouvel exemple des conséquences de l’aveuglement ou de la lâcheté de nos élites (selon qu’on les considère comme des imbéciles ou des salopards).

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Chronique de la vie ordinaire

A Lunel, grosse bourgade de Petite Camargue, quinze jeunes gens sont partis en Syrie en 2014, sur cinquante en tout dans l’Hérault. Ce qui se passait à Lunel,  » on le voyait venir, un secret de famille que tout le monde connaissait, mais on regardait ailleurs « , dit Philippe Moissonnier, urbaniste et élu municipal (PS). L’affaire a fini par éclater à l’automne 2014, quand la ville a appris la mort de huit jeunes en quelques semaines. A cette époque encore, ils restaient nimbés de «  romantisme, y compris pour des personnes très modérées, qui en parlaient comme des brigades internationales pendant la guerre d’Espagne « , continue M. Moissonnier.

Mais les attentats à Paris ont changé les regards. Celui de Moissonnier aussi : «  Je les considérais comme des victimes d’endoctrinement. Il faut affronter la réalité : certains sont devenus des bourreaux.  » Des vidéos circulent, où deux de ces enfants de Lunel participent à des actes terribles en Syrie. Pourquoi, chez nous, faut-il toujours attendre de toucher le fond pour ouvrir les yeux ?

Parmi les familles touchées, l’une a quitté la ville. Les autres tentent de devenir invisibles, y compris celle qui s’était d’abord félicitée de compter un martyr. La plupart des parents ont affirmé aux enquêteurs avoir appris le départ en Syrie par un mot laissé sur une table, qui demandait  » pardon « . Un seul père a témoigné spontanément à la police, en juillet 2014, dès l’envol de son fils converti de 23 ans, étudiant ingénieur. Laurent Amar est cadre, juif non pratiquant. Depuis la mort de Raphaël, au bout de trois mois à peine, il a déposé plainte pour  » instigation à participer à un groupement terroriste « . Aucune nouvelle de la procédure, selon son avocat…Surtout pas de vagues.

Entre le bar National et le bar des Amis, des policiers municipaux en patrouille (ils sont 37 en tout) regardent passer des militaires venus d’Aurillac – 8 depuis novembre. Il y a aussi des gendarmes (50 pour la ville) et deux fonctionnaires des renseignements territoriaux viennent d’être nommés. Lunel, 25 000 habitants, est la plus grande zone de sécurité prioritaire en France.  » C’est un échec collectif de notre société « , dit Pierre de Bousquet, le préfet. Non, monsieur le représentant de l’Etat, ce n’est pas « un échec collectif de notre société« . C’est la conséquence de l’aveuglement, de la lâcheté et de l’incurie des oligarques qui ont confisqué le pouvoir depuis des décennies et qui refusent encore d’entendre la vérité.

Alors que les jeunes gens étaient surveillés comme du lait sur le feu, il ajoute :  » les services sociaux ne nous disaient rien quand ils décelaient un cas : cela aurait été de la délation, selon eux. L’éducation nationale ne nous a pas avertis non plus que l’un séchait les cours depuis trois mois. Réponse de l’académie : nous n’avions pas à le faire, c’est un jeune majeur. Chacun compartimente, caché derrière une prétendue déontologie « . Non, monsieur le préfet, ce n’est pas non plus de la déontologie. C’est l’accouplement de l’idéologie et de la haine de soi.

Une réunion entre les différentes institutions se tient désormais chaque mois : s’y partage entre autres un fichier nominatif de certains profils, régi par une charte commune. Le maire de Lunel, Claude Arnaud (div. d.), y siège aussi. Mais il boude depuis si longtemps, obsédé par les journalistes «  qui ternissent l’image de la ville « , qu’on finirait par l’oublier. En 1983, Lunel devient la première ville de France où deux élus FN entrent au conseil municipal. Le Front a fait 47 % aux élections régionales de décembre 2015. Et une ligne de démarcation implacable tranche à vif la vieille ville, jadis surnommée  » le Saint-Germain-des-Prés camarguais « . D’un côté, les arènes, les halles, Notre-Dame-du-Lac, où la messe des rois se dit en occitan dans une église comble de  » pescalunes « , appellation qui distingue les natifs des simples habitants, les Lunellois. De l’autre, les boucheries hallal, les salons de thé, les adolescents dans l’ombre brune des porches devant d’anciennes maisons de maître, désossées par des marchands de sommeil.

La ville est juste assez grande pour pouvoir ne pas s’y mélanger, trop petite pour s’ignorer. Alors on se regarde et on s’observe, imaginant la vie de l’autre bien plus qu’on ne la connaît : face à face les deux clubs de foot, les deux cafés, les deux établissements scolaires – dont l’un est surnommé  » le lycée français « . Avec au milieu, sur la place des Caladons, un poste-frontière extravagant entre gardians et barbus : le bar-restaurant de Didier et Jesus où résonne un air d’opéra.  » Il y a ici une classe politique indécente, qui se sert des communautés pour être élue au lieu de les pacifier « , dit Patrick Vignal, député (PS), qui a consacré 180 000 euros de sa réserve parlementaire aux associations de Lunel. Depuis dix-huit mois, une pluie d’euros tente d’apaiser la ville, 60 millions en tout pour le détournement de la nationale, la rénovation de la gare, ANRU 2, l’Ecole de la 2e chance ou le centre social avec la CAF. C’est tout ce que réussissent à imaginer les pouvoirs publics : acheter la paix sociale. Une illusion quand les uns parlent fric et les autres religion.

Des jeunes gens boivent de la bière dans une voiture devant leur lycée fermé. Le soir tombe. Ils préfèrent ne pas aller au centre-ville,  » trop dangereux « . Tous, la fille aussi, veulent travailler dans  » les forces de l’ordre « , gendarme ou militaire. Posée sur un rond-point entre Kiloutou et la blanchisserie Le Raton laveur, la mosquée El-Baraka est une verrue. Professeur, spécialiste de l’islam, Gilles Kepel y consacre un chapitre de son dernier livre, Terreur dans l’Hexagone (avec la collaboration d’Antoine Jardin, Gallimard, 2015), racontant la fuite de l’imam menacé de mort, la valse des présidents de la mosquée, la mutation des pratiques.
C’est à El-Baraka aussi que, pour la première fois de sa vie, Kepel dit n’avoir n’a pas eu le droit d’entrer dans une mosquée. En 2009, le bâtiment majestueux devait symboliser la réussite des musulmans lunellois à s’organiser, devenant très vite la mosquée en vogue, où se bouscule la fine fleur musulmane de la région. Trop grande, trop de gens. Personne à Lunel n’a bientôt plus la carrure pour la contrôler.  » Alors, tout le monde s’est mis à venir y chasser, dit un fidèle. Un petit groupe de jeunes a commencé à vouloir s’imposer face aux anciens, affirmant qu’eux seuls connaissaient le vrai islam. « 

Cinq arrestations ont eu lieu en janvier 2015, juste après l’attaque de Charlie Hebdo, puis une vague de perquisitions et d’assignations à résidence a suivi les tueries de novembre. Mohamed, 22 ans, évoque le cas d’un jeune du quartier, poursuivi pour avoir envoyé à un ami quelques mandats en Syrie via Paypal, de 50 ou 100 euros.  » Il aide son pote dans la galère, normal « , s’étonne Mohamed, comme il parlerait de vacances qui ont mal tourné. Lui aussi est resté longtemps en contact avec un autre embrigadé de Daech.  » Ici, on se pose tous des questions, du genre : “Qu’est ce que je fais là ?” Il est parti pour trouver les réponses. Là-bas, on sent qu’on a besoin de nous « , dit-il en justifiant sans le savoir notre exigence de déchéance de la nationalité française au départ de ces djihadistes et non pas à leur retour  et après qu’ils aient commis un attentat (Lire « Ne désespérez pas, ils finiront par nous entendre » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/01/06/bulletin-climatique-quotidien-6-janvier-2016-de-la-republique-francaise/).

Mais Lunel, paraît-il, ne se résume pas à «  ça « . L’immense majorité y vivrait paisiblement. C’est pour envoyer ce message que le conseil municipal de Lunel-Viel, village collé flanc à flanc, s’est porté volontaire pour accueillir une famille de réfugiés syriens. En réalité, c’est un homme seul, un gaillard kurde et musulman de 33 ans, qui est arrivé juste avant Noël. Les autres suivront un peu plus tard…

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Quoi qu’il en soit, voilà qui ne s’invente pas. C’est le blason de Lunel. Si ce n’est pas de la prédestination…

 

Le 3 février 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.