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Du bleu clair au bleu foncé, la palette de l’équipe de France de football est de moins en moins variée.

4 Oct

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Presnel Kimpembe

On nous annonce que Didier Deschamps, le sélectionneur de l’équipe de France de football (dite  » Les Bleus « ) a appelé le Congolais Presnel Kimpembe (dont c’est la première sélection) pour remplacer…l’autre Congolais Eliaquim Mangala blessé à la cuisse droite.

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Eliaquim Mangala

Initialement convoqué avec les Espoirs, le défenseur du Paris Saint-Germain va connaître pour la première fois les joies de la « vraie » équipe de France. Alors, on s’interroge. C’est quoi la « vraie » équipe de France de foot ?

Le 4 octobre 2016.

La justice avance lentement mais elle claudique aussi parfois.

14 Sep

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Le patron du bar de Rouen «  Au Cuba libre « , dans lequel un incendie survenu samedi 6 août a fait 14 morts, et son frère ont été placés en garde à vue mardi, a annoncé mercredi le parquet.

Au terme de cette garde à vue de 24 heures dans les locaux de la police judiciaire de Rouen, Nacer et Amirouch Boutrif , deux irremplaçables  » Chances pour la France  » originaires de Kabylie, ont été mis en examen pour  » homicides et blessures involontaires aggravées par violation délibérée d’une obligation de sécurité   » et…remis en liberté sous contrôle judiciaire, a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Rouen Pascal Prache. 

L’incendie a eu lieu dans la nuit du 5 au 6 août dans ce gourbi kabyle sur deux niveaux avec un rez-de-chaussée, une terrasse sur la rue et un petit caveau au plafond très bas. Ce soir-là le bar, très populaire sur la rive sud de Rouen, est plein. Plein d’inconscients qui ne savent pas encore que l’on ne peut jamais faire confiance à ces gens-là. Au sous-sol un groupe d’une vingtaine d’amis ont privatisé ce petit salon refait à neuf pour fêter les 20 ans d’Ophélie, une jeune fille qui se destinait à entrer dans l’armée. C’est une soirée dansante avec la présence d’un DJ. Les invités sont jeunes pour la plupart, âgés de 18 à 25 ans. La personne la plus âgée a 41 ans. Le drame va se jouer en quelques secondes. Une personne portant le gâteau d’anniversaire avec des bougies allumées, type « feux de Bengale » descend dans la cave par un escalier très étroit, plus proche d’une « échelle de meunier » que d’un escalier règlementaire, selon des témoignages de clients.

La personne trébuche-t-elle ou les bougies lèchent-elles simplement le plafond très bas du caveau ? Les témoignages divergent mais sont unanimes à relater un embrasement en quelques secondes du plafond et des murs recouverts d’un isolant phonique, à l’évidence extrêmement inflammable. Les fumées toxiques vont provoquer la mort de 13 personnes. Une jeune femme, Karima, très intoxiquée mais aussi gravement brûlée est décédée le 30 août dans un hôpital parisien, ce qui a porté le bilan à 14 morts et six blessés. Selon l’avocat de la famille de Karima et d’autres familles de victimes, Me Gérard Chemla, la porte de secours du sous-sol, qu’auraient pu emprunter plusieurs participants à la fête, était « verrouillée » pour éviter les resquilleurs. « Les victimes ont essayé d’ouvrir la porte de secours, vainement, parce qu’elle était fermée à clé », avait-il déclaré début septembre. « Quand vous avez l’escalier qui brûle d’un côté, vous allez vers l’issue de secours et quand on se retrouve devant une porte verrouillée, ça devient un piège mortel« , avait-il ajouté.

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Le  » Cuba libre « 

Depuis le drame, et après l’inspection des lieux par la police et un expert incendie, le bar a été fermé et reste entouré de barrières sur lesquelles les familles et amis des victimes ont placé des photos, messages et bouquets de fleurs. 

Ils ne viennent pas seulement chez nous pour imposer leur prétendue religion. Ils y amènent aussi leurs moeurs et leur art de vivre.

 

Le 14 septembre 2016.

Des oraux de rattrapage du bac reportés pour cause de Ramadan ?

4 Juil

Pour concilier l’Aïd-el-Fitr, qui marque la fin du ramadan, et le début des oraux de rattrapage du bac, l’administration propose de reporter au lendemain les épreuves pour les élèves concernés. Pour beaucoup, c’est une atteinte à la laïcité.

Faut-il aménager les épreuves du bac en fonction des pratiques religieuses des uns et des autres? La Maison des examens qui gère l’organisation des épreuves du baccalauréat  en Ile-de-France, a pris une initiative dénoncée par certains comme un excès de zèle, voire une manière de provoquer la polémique avant qu’elle n’advienne.

Comme la fin du ramadan, la grande fête de l’ Aïd-el-Fitr risque de tomber (la date est fluctue d’un jour à l’autre) pendant le début des oraux de rattrapage du bac, l’administration offre aux élèves concernés la possibilité de remettre au lendemain leur examen. C’est peu dire que cette note adressée le 30 juin aux proviseurs des lycées des académies de Paris, Versailles et Créteil, est contestée dans son principe.

« On anticipe une revendication qui n’a pas encore été formulée: l’administration fabrique elle-même le problème, on marche sur la tête! », fustige dans Le Figaro Charles Arambourou, responsable laïcité de l’Union des familles laïques (Ufal).

Pour les défenseurs de la laïcité, le zèle montré par Vincent Goudet, directeur de la Maison des examens, outre qu’elle fait entrer la religion dans le calendrier du bac, elle est aussi discriminatoire.

Une note qui promet de semer « une belle pagaille »

Une impossibilité pratique se profile à l’horizon. « Ce genre de note peut créer une belle pagaille« , juge Philippe Tournier, proviseur du lycée parisien et secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (Snpden). Dans les colonnes du  Parisien  il juge « inconcevable » de faire le tour des effectifs pour demander qui fait l’Aïd.

En dehors de ce risque d’improvisation dans l’organisation même des épreuves, un problème de discrimination se pose. Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, « l’administration n’a pas à anticiper les éventuelles demandes, pour la bonne raison que cette démarche revient à assigner les élèves à leurs pratiques religieuses« . Surtout, s’il admet que les autorisations d’absence peuvent être accordées le cas échéant, elles « ne sont pas données de droit mais seulement à titre exceptionnel« . Autrement dit, les défenseurs de la laïcité voient ici le risque d’un dangereux précédent.

http://www.bfmtv.com/societe/des-oraux-de-rattrapage-du-bac-reportes-pour-cause-de-ramadan-1000662.html

Bravo et merci Najat Belkacem !

Ministre de l’éducation dite « nationale » de la République dite « française« 

Approche d’une carte de France des naissances étrangères.

29 Avr

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http://www.ndf.fr/nos-breves/27-04-2016/la-carte-de-france-des-naissances-etrangeres#.VyDYGhzDZDQ

Des nouvelles atroces dont peu de personnes parlent. Qu’en déduire ?

1 Mar

http://www.planet.fr/international-moscou-une-femme-brandit-la-tete-coupee-dun-enfant.1027921.29335.html?xtor=ES-1-1025027[Planet-a-la-Une]-20160301

http://www.planet.fr/societe-infanticide-une-maman-tue-son-fils-et-le-fait-passer-a-la-machine-a-laver.1027770.29336.html

De ci-de là pourtant …

Et voici un nouvel enrichissement grâce à la multi-diversité, comme ils disent !
Mais il semblerait à l’heure de publication de ce commentaire que les grands médias tels que le Monde, la Croix et autres aient décapité l’information …

Enfant de 4 ans décapité : ne confiez pas vos gamins aux nounous voilées (vidéo-choc)

http://ripostelaique.com/enfant-de-4-ans-decapite-ne-confiez-pas-vos-gamins-aux-nounous-voilees.html

 » Douce France, cher pays de mon enfance… » (13)

3 Fév

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Dans la rubrique « Chronique du métissage tant désiré », voici un nouvel exemple des conséquences de l’aveuglement ou de la lâcheté de nos élites (selon qu’on les considère comme des imbéciles ou des salopards).

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Chronique de la vie ordinaire

A Lunel, grosse bourgade de Petite Camargue, quinze jeunes gens sont partis en Syrie en 2014, sur cinquante en tout dans l’Hérault. Ce qui se passait à Lunel,  » on le voyait venir, un secret de famille que tout le monde connaissait, mais on regardait ailleurs « , dit Philippe Moissonnier, urbaniste et élu municipal (PS). L’affaire a fini par éclater à l’automne 2014, quand la ville a appris la mort de huit jeunes en quelques semaines. A cette époque encore, ils restaient nimbés de «  romantisme, y compris pour des personnes très modérées, qui en parlaient comme des brigades internationales pendant la guerre d’Espagne « , continue M. Moissonnier.

Mais les attentats à Paris ont changé les regards. Celui de Moissonnier aussi : «  Je les considérais comme des victimes d’endoctrinement. Il faut affronter la réalité : certains sont devenus des bourreaux.  » Des vidéos circulent, où deux de ces enfants de Lunel participent à des actes terribles en Syrie. Pourquoi, chez nous, faut-il toujours attendre de toucher le fond pour ouvrir les yeux ?

Parmi les familles touchées, l’une a quitté la ville. Les autres tentent de devenir invisibles, y compris celle qui s’était d’abord félicitée de compter un martyr. La plupart des parents ont affirmé aux enquêteurs avoir appris le départ en Syrie par un mot laissé sur une table, qui demandait  » pardon « . Un seul père a témoigné spontanément à la police, en juillet 2014, dès l’envol de son fils converti de 23 ans, étudiant ingénieur. Laurent Amar est cadre, juif non pratiquant. Depuis la mort de Raphaël, au bout de trois mois à peine, il a déposé plainte pour  » instigation à participer à un groupement terroriste « . Aucune nouvelle de la procédure, selon son avocat…Surtout pas de vagues.

Entre le bar National et le bar des Amis, des policiers municipaux en patrouille (ils sont 37 en tout) regardent passer des militaires venus d’Aurillac – 8 depuis novembre. Il y a aussi des gendarmes (50 pour la ville) et deux fonctionnaires des renseignements territoriaux viennent d’être nommés. Lunel, 25 000 habitants, est la plus grande zone de sécurité prioritaire en France.  » C’est un échec collectif de notre société « , dit Pierre de Bousquet, le préfet. Non, monsieur le représentant de l’Etat, ce n’est pas « un échec collectif de notre société« . C’est la conséquence de l’aveuglement, de la lâcheté et de l’incurie des oligarques qui ont confisqué le pouvoir depuis des décennies et qui refusent encore d’entendre la vérité.

Alors que les jeunes gens étaient surveillés comme du lait sur le feu, il ajoute :  » les services sociaux ne nous disaient rien quand ils décelaient un cas : cela aurait été de la délation, selon eux. L’éducation nationale ne nous a pas avertis non plus que l’un séchait les cours depuis trois mois. Réponse de l’académie : nous n’avions pas à le faire, c’est un jeune majeur. Chacun compartimente, caché derrière une prétendue déontologie « . Non, monsieur le préfet, ce n’est pas non plus de la déontologie. C’est l’accouplement de l’idéologie et de la haine de soi.

Une réunion entre les différentes institutions se tient désormais chaque mois : s’y partage entre autres un fichier nominatif de certains profils, régi par une charte commune. Le maire de Lunel, Claude Arnaud (div. d.), y siège aussi. Mais il boude depuis si longtemps, obsédé par les journalistes «  qui ternissent l’image de la ville « , qu’on finirait par l’oublier. En 1983, Lunel devient la première ville de France où deux élus FN entrent au conseil municipal. Le Front a fait 47 % aux élections régionales de décembre 2015. Et une ligne de démarcation implacable tranche à vif la vieille ville, jadis surnommée  » le Saint-Germain-des-Prés camarguais « . D’un côté, les arènes, les halles, Notre-Dame-du-Lac, où la messe des rois se dit en occitan dans une église comble de  » pescalunes « , appellation qui distingue les natifs des simples habitants, les Lunellois. De l’autre, les boucheries hallal, les salons de thé, les adolescents dans l’ombre brune des porches devant d’anciennes maisons de maître, désossées par des marchands de sommeil.

La ville est juste assez grande pour pouvoir ne pas s’y mélanger, trop petite pour s’ignorer. Alors on se regarde et on s’observe, imaginant la vie de l’autre bien plus qu’on ne la connaît : face à face les deux clubs de foot, les deux cafés, les deux établissements scolaires – dont l’un est surnommé  » le lycée français « . Avec au milieu, sur la place des Caladons, un poste-frontière extravagant entre gardians et barbus : le bar-restaurant de Didier et Jesus où résonne un air d’opéra.  » Il y a ici une classe politique indécente, qui se sert des communautés pour être élue au lieu de les pacifier « , dit Patrick Vignal, député (PS), qui a consacré 180 000 euros de sa réserve parlementaire aux associations de Lunel. Depuis dix-huit mois, une pluie d’euros tente d’apaiser la ville, 60 millions en tout pour le détournement de la nationale, la rénovation de la gare, ANRU 2, l’Ecole de la 2e chance ou le centre social avec la CAF. C’est tout ce que réussissent à imaginer les pouvoirs publics : acheter la paix sociale. Une illusion quand les uns parlent fric et les autres religion.

Des jeunes gens boivent de la bière dans une voiture devant leur lycée fermé. Le soir tombe. Ils préfèrent ne pas aller au centre-ville,  » trop dangereux « . Tous, la fille aussi, veulent travailler dans  » les forces de l’ordre « , gendarme ou militaire. Posée sur un rond-point entre Kiloutou et la blanchisserie Le Raton laveur, la mosquée El-Baraka est une verrue. Professeur, spécialiste de l’islam, Gilles Kepel y consacre un chapitre de son dernier livre, Terreur dans l’Hexagone (avec la collaboration d’Antoine Jardin, Gallimard, 2015), racontant la fuite de l’imam menacé de mort, la valse des présidents de la mosquée, la mutation des pratiques.
C’est à El-Baraka aussi que, pour la première fois de sa vie, Kepel dit n’avoir n’a pas eu le droit d’entrer dans une mosquée. En 2009, le bâtiment majestueux devait symboliser la réussite des musulmans lunellois à s’organiser, devenant très vite la mosquée en vogue, où se bouscule la fine fleur musulmane de la région. Trop grande, trop de gens. Personne à Lunel n’a bientôt plus la carrure pour la contrôler.  » Alors, tout le monde s’est mis à venir y chasser, dit un fidèle. Un petit groupe de jeunes a commencé à vouloir s’imposer face aux anciens, affirmant qu’eux seuls connaissaient le vrai islam. « 

Cinq arrestations ont eu lieu en janvier 2015, juste après l’attaque de Charlie Hebdo, puis une vague de perquisitions et d’assignations à résidence a suivi les tueries de novembre. Mohamed, 22 ans, évoque le cas d’un jeune du quartier, poursuivi pour avoir envoyé à un ami quelques mandats en Syrie via Paypal, de 50 ou 100 euros.  » Il aide son pote dans la galère, normal « , s’étonne Mohamed, comme il parlerait de vacances qui ont mal tourné. Lui aussi est resté longtemps en contact avec un autre embrigadé de Daech.  » Ici, on se pose tous des questions, du genre : “Qu’est ce que je fais là ?” Il est parti pour trouver les réponses. Là-bas, on sent qu’on a besoin de nous « , dit-il en justifiant sans le savoir notre exigence de déchéance de la nationalité française au départ de ces djihadistes et non pas à leur retour  et après qu’ils aient commis un attentat (Lire « Ne désespérez pas, ils finiront par nous entendre » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/01/06/bulletin-climatique-quotidien-6-janvier-2016-de-la-republique-francaise/).

Mais Lunel, paraît-il, ne se résume pas à «  ça « . L’immense majorité y vivrait paisiblement. C’est pour envoyer ce message que le conseil municipal de Lunel-Viel, village collé flanc à flanc, s’est porté volontaire pour accueillir une famille de réfugiés syriens. En réalité, c’est un homme seul, un gaillard kurde et musulman de 33 ans, qui est arrivé juste avant Noël. Les autres suivront un peu plus tard…

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Quoi qu’il en soit, voilà qui ne s’invente pas. C’est le blason de Lunel. Si ce n’est pas de la prédestination…

 

Le 3 février 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

 » Douce France, cher pays de mon enfance… » (12)

24 Jan

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Dans la rubrique « Chronique du métissage tant désiré », voici deux nouveaux exemples des conséquences de l’aveuglement ou de la lâcheté de nos élites (selon qu’on les considère comme des imbéciles ou des salopards).

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Il n’y a pas qu’en Allemagne qu’ils sévissent

A peine avait-on appris que des hordes de prédateurs sexuels allogènes s’étaient attaquées à d’innombrables jeunes femmes dans plusieurs villes d’Allemagne mais aussi d’autres pays européens, que l’on découvre aussi les crimes sexuels de ceux qui sont chez nous.

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Ainsi, un « marabout« , pratiquant l’alphabétisation coranique aux Mureaux, a été mis en examen, jeudi dernier, à Versailles, pour viol sur mineur. La justice soupçonne cet homme de 35 ans d’avoir agressé sexuellement et violé en novembre dernier trois jeunes « Chances pour la France«  de 11 ans qui suivaient son enseignement. Les enquêteurs de la brigade de protection de la famille ont réussi à l’interpeler, mercredi, vers 17 heures, à l’aéroport d’Orly, alors qu’il allait embarquer, pour son pays d’origine, le Sénégal…

L’affaire commence lorsque deux fillettes rentrent des cours de Coran dispensés par ce marabout chez une voisine. L’une d’elles se plaint d’avoir subi une agression sexuelle de sa part. Vers 21 h 30, le frère aîné de la petite fille, prévenu, téléphone au professeur et lui donne rendez-vous. Sur place, le marabout est emmené en voiture dans un parking souterrain des Mureaux. Amenée à son tour, l’enfant qui le met en cause répète ses accusations : selon elle, son professeur lui a mis la main dans la culotte. Le professeur est alors passé à tabac par toute la famille avant d’être relâché (au lieu d’être immédiatement remis à la police, ce qui en dit long sur l’idée que ces gens-là se font du droit et de la justice en France). Le marabout, lui, se précipite au commissariat pour déposer plainte ! Cela vaut une condamnation légère aux frères de la fillette, mais aussi l’ouverture d’une enquête sur les violences sexuelles dénoncées par les enfants.

Les policiers découvrent que ce jour de novembre, le marabout, qui réside depuis longtemps dans un foyer de la ville, donnait ses cours au domicile de la grand-mère d’une de trois victimes. Il a profité d’un moment où il était resté seul avec les trois enfants pour « s’occuper d’elles« . Et les constations gynécologiques faites par les médecins de l’Unité Médico-Judiciaire prouvent même que l’une d’elle a été violée, précise une source proche de l’enquête.

Le marabout, lui, nie évidemment les faits et trouvera bien un juge de Christiane Taubira pour le croire et l’acquitter !

 

C’est simple. Pour t’ « casser » tu t’fais un « casse » !

Ils sont quatre, ce soir-là, à patienter dans deux voitures sur le parking du restaurant Quick de Coignières (Yvelines). Dans quelques minutes, trois d’entre eux vont enfiler une cagoule et sortir pour braquer le fast-food. En attendant, de quoi parlent-ils, ce 4 septembre 2013, juste avant 22 heures ? Du système de sécurité du restaurant ? L’un des passagers, Daniel V. (d’origine vietnamienne), connaît assez bien l’établissement pour y avoir travaillé et l’avoir déjà volé à deux reprises. De l’effet psychologique de leurs armes factices ? La veille, Moustapha O. (d’origine comorienne) a essayé le faux pistolet SIG Sauer dans un bois et «sait le bruit que ça fait» – un pistolet à bille et un couteau papillon complètent leur attirail.

A moins qu’ils ne parlent de la Syrie. Des organisations armées qui ont pris part à la guerre qui a débuté il y a déjà deux ans ? Du supposé devoir, pour les musulmans du monde entier, de venir en aide au peuple syrien opprimé ? De leur hijra (l’émigration en terre d’islam) ? C’est ce qui différencie, dans ce procès, ces prévenus d’autres braqueurs «ordinaires». Eux sont poursuivis pour «vol à main armée» mais surtout «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste».

Les quatre hommes, interpellés dès le lendemain des faits, ont tous reconnu leur participation. «C’était improvisé, j’y ai pensé quelques jours avant, admet Moustapha O. On a fait ça à l’arrache.» Ils n’ont ouvert qu’un coffre sur deux et ont embarqué 3 000 euros de rouleaux de pièces dans des sacs de sport. Le butin est maigre ! Car l’objectif était clair – et lui aussi reconnu par les quatre participants : financer le voyage en Syrie de Moustapha O. Ce dossier est donc le procès de la ghanima, un concept islamique détourné par les jihadistes pour justifier le vol des «biens des mécréants» (vous ou moi), assimilés à un «butin de guerre» en période de conflit.

Le dernier larron, Abdallah B., 25 ans, a simplement participé aux repérages «sans se poser de questions», par amitié pour Daniel V., qu’il connaît depuis l’enfance. Il est le seul à comparaître libre devant le tribunal correctionnel de Paris.

Les trois autres hommes ont en commun une barbe en pointe, certaines connaissances de la galaxie islamiste en France et, d’après l’examen qu’ont fait les enquêteurs de leurs ordinateurs, une attirance pour les vidéos complotistes et la propagande jihadiste. Notamment les textes d’Anwar al-Aulaqi, prédicateur américano-yéménite et théoricien d’Al-Qaeda tué par un drone au Yémen en 2011. Ils étaient suivis de près par les services de renseignement.

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A la barre, le candidat déclaré au départ vers la Syrie, Moustapha O., Franco-Comorien de 35 ans, les cheveux coiffés en arrière, sourit malgré lui et garde les mains dans le dos en permanence. D’origine guadeloupéenne, son ami Jimmy J., 36 ans, père de cinq enfants, est plus agressif, comme agacé, dans ses réponses au président du tribunal. Enfin, Daniel V., 30 ans, crâne rasé et petites lunettes, apparaît comme l’intello de la bande. Il se présente comme un «militant de la cause palestinienne».

Jimmy J. et Moustapha O. se sont rencontrés à Tataouine, en Tunisie. Le premier s’y était installé en 2012 avec sa compagne et ses enfants, «parce que, en France, [s]a femme [avait] des problèmes pour porter son voile au travail». Là-bas, il faisait la promotion de la hijra. Il accueillera notamment Moustapha O. et un ami, Sofiane S., qui séjournent à Tataouine une dizaine de jours en février 2013. Mais aussi Charaffe el-Mouadan et très certainement Samir Bouabout. Ces deux-là, condamnés par contumace à cinq et trois ans de prison le 15 janvier, forment avec Samy Amimour le «trio de Drancy», parti rejoindre l’Etat islamique. El-Mouadan aurait été tué dans un bombardement américain en fin d’année dernière. Le deuxième combattrait encore actuellement en Syrie ou en Irak. Le troisième, désormais célèbre, est rentré à Paris pour participer au massacre du Bataclan, le 13 novembre.

L’urgence du départ de Moustapha O. est palpable dans les communications qu’il tient, quelques jours avant le vol, avec plusieurs jihadistes présents en Syrie. Il cherche notamment à faire entrer sa voiture dans le pays en guerre, et «TalibanKaboul», qui doit l’aider à passer la frontière, lui assure que cela ne pose pas de problème. «Il faut que tu partes vite, avant qu’ils commencent à attaquer, les kouffar [mécréants, ndlr] américains», lui écrit son ami Sofiane S. sur place. «Viens vite, après ça va être difficile de rentrer en S», le presse un autre correspondant syrien. «Tu as des nouvelles de Sofiane ? demande Moustapha O.
— Ça ne se passe pas bien avec l’émir. Il n’est pas patient. Là-bas, il faut respecter.
— Je vais lui expliquer si je peux lui parler.
— Oui, explique-lui, toi.
— Parle avec l’émir pour lui pardonner ses fautes.»

Sofiane S. sera tué quelques mois plus tard, en décembre 2013. «C’était vraiment un bon gars, il était déterminé, il savait où il voulait aller, lâche, bravache, Jimmy J., qui l’a connu en Tunisie et correspondait avec lui en Syrie. Je n’ai pas peur de le dire, moi. Il était charismatique

Dans le sac du butin retrouvé dans la chambre de Moustapha O., les policiers ont récupéré les rouleaux de pièces de monnaie et une carte d’employé du Quick. Cinq bandeaux noirs avec la chahada – la profession de foi des musulmans – inscrite en blanc ont également été retrouvés dans la pièce. A quelle occasion la bande de mauvais braqueurs et aspirants jihadistes comptaient-ils les ceindre ? Sans le fric-frac de Coignières, Moustapha O. aurait sans doute franchi la frontière turquo-syrienne le même jour que Samy Amimour.

Jeudi, le procureur a requis à l’égard des quatre prévenus des peines allant de quatre à huit ans de prison. Sans ajouter la demande de déchéance de la nationalité française et l’expulsion hors du territoire national.

C’est ça la France, aujourd’hui.

Le 24 janvier 2016.
J-Y. Pons, CJA.