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Les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

4 Nov

La richesse des archives de notre blogue est telle que l’idée nous est venue de rappeler de temps à autres au souvenir de nos amis lecteurs (surtout ceux qui viennent de naître !) quelques-uns des articles que nous y avons publiés. En voici un exemple (datant du 16 janvier 2018), qui concerne notre constance et notre détermination face à l’immigration qui s’acharne sur notre pays . Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride !

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Quelques uns de nos amis…

S’interrogent parfois sur les motifs de notre obstination à traiter, de façon quasi quotidienne, des problèmes migratoires que connaît notre pays. Certains s’interrogeant même sur le caractère obsessionnel de notre démarche ! Alors, que dire de ceux qui ne sont pas nos amis et qui pourtant nous lisent ?…

La réalité est pourtant fort simple et il nous faut, inlassablement, la répéter. Cet acharnement n’est pas l’expression d’un état pathologique qui pourrait relever d’un avis médical mais d’un constat sans appel et qui devrait apparaître clairement à la lecture des très nombreux articles que nous avons déjà consacrés au sujet.

À l’égal de la disparition de la monarchie qui fut longtemps préparée par ceux-là mêmes qui bénéficiaient de ses bienfaits jusqu’à l’assassinat du roi Louis XVI, le 21 janvier 1793, les nouvelles « Grandes Invasions barbares« , que nous subissons depuis plusieurs décennies et que nos dirigeants politiques et même religieux tentent aujourd’hui de cacher sous le masque d’un accueil humanitaire de réfugiés persécutés dans leurs propres pays, constituent (ainsi que nous n’avons jamais cessé de l’affirmer depuis la fondation du CER) LA PLUS GRANDE TRAGÉDIE DE NOTRE HISTOIRE.

Pire encore par le nombre et les conséquences que les invasions des IVe-Ve siècles, que les grandes épidémies de peste du Moyen-Age et de la Renaissance, que les grandes saignées humaines du Premier Empire et de la Grande-Guerre. C’est pour cette raison que l’oligarchie politico-médiatique qui a confisqué le pouvoir interdit que l’on en parle. Si nous n’y apportons pas la seule réponse possible qui est le renvoi chez eux de la plupart des migrants, qu’il soit consenti ou subi, c’est simple, nous allons vivre les dernières années de l’histoire de France.

Il suffit pour s’en convaincre d’ouvrir les yeux et d’observer ce que devient notre malheureux pays, dans tous les domaines, mais aussi d’ouvrir les oreilles et d’entendre le massacre de notre langue, non seulement par le baragouin des hordes d’étrangers mais, de plus en plus, du fait de l’acculturation qu’elles imposent, avec la complicité des pouvoirs publics, des médias et des milieux culturels, au sein de nos écoles et de nos quartiers.

C’est pour ces raisons que nous ne cessons et ne cesserons de montrer et de dire tout le mal que cette immigration pléthorique fait à la France et aux Français. Nous le ferons jusqu’à ce que TOUS OUVRENT LES YEUX ET LES OREILLES. À moins que nous ne soyons interdits d’expression d’ici là ou que notre pays ait disparu plus vite encore que nous le redoutons.

Permettez-nous enfin de rappeler le propos de Dom Gérard Calvet, abbé de Sainte-Madeleine du Baroud, en tête de l’excellent ouvrage de Julien Langella et intitulé « Catholiques et identitaires, de la Manif pour tous à la reconquête«  *:

(Dom Gérard Calvet)

 » La croix qui est plantée depuis treize siècles sur une terre chrétienne, cette croix représentant la religion catholique avec ses institutions, ses coutumes, ses familles, ses églises, ses écoles, cette croix ne sera efficacement défendue et sauvée que si l’on défend la terre qui la supporte. « 

Réfléchissez-y avant qu’il soit trop tard.

Le 16 janvier 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/01/03/pour-bien-commencer-lannee-voici-un-bon-conseil-de-lecture-de-notre-ami-gj/

Le 4 novembre 2019.

Dans les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

30 Oct

La richesse des archives de notre blogue est telle que l’idée nous est venue de rappeler de temps à autres au souvenir de nos amis lecteurs (surtout ceux qui viennent de naître !) quelques-uns des articles que nous y avons publiés. En voici un exemple (datant du 12 avril 2019), à la suite de notre publication de ce matin concernant la dhimmitude au sein de nos universités et du refus de l’une d’elle d’organiser un séminaire sur le dépistage de la radicalisation islamique (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/10/30/doutiez-vous-encore-que-luniversite-francaise-etait-gangrenee-par-la-dhimmitude/). Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride !

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Une nouvelle lubie du gouvernement français pour lutter contre la radicalisation islamique.

La publication de cet article à la date d’aujourd’hui va vous étonner tant nous aurions pu l’écrire et le publier, comme toute bonne blague…le 1er avril.

Décidément, ce pauvre Edouard Philippe ne comprend rien à l’islam et à ses capacités multiples de nuisance. On croirait avoir encore affaire à Manuel Valls ! Alors que toutes les tentatives de déradicalisation, quelqu’en soit le principe et les méthodes, sont inexorablement vouées à l’échec (ainsi que l’ont démontré les nombreux efforts déjà consentis) le voilà qui vient de se lancer dans une nouvelle croisade de prévention des violences terroristes. Persistant ainsi dans son refus d’admettre l’équation que nous avons édictée il y a de nombreuses années déjà :

REDUISEZ DRASTIQUEMENT LE NOMBRE DE MUSULMANS ET VOUS REDUIREZ D’AUTANT LES VIOLENCES URBAINES, LES TRAFICS EN TOUT GENRE ET LE TERRORISME.

Or, Edouard Philippe a profité d’un déplacement à Strasbourg, jeudi 11 avril, pour dévoiler une nouvelle  » stratégie  » (sic) de prévention de la délinquance, censée s’adosser aux dispositifs de lutte contre la radicalisation déployés ces dernières années mais dont nous rappelions plus haut…qu’ils ont tous échoué. Il oubliait pourtant qu’en la matière…il est un récidiviste (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/02/24/les-mesures-decoiffantes-dedouard-philippe-pour-lutter-contre-la-radicalisation-islamique/).

Cette nouvelle stratégie, qui sera soumise à concertation avec les élus locaux et les acteurs de terrain d’ici l’été (histoire de « mouiller » le plus de monde possible dans cette utopie), se veut une réponse à la multiplication des terroristes au profil qualifié d’« hybride ». Avant de se réclamer du djihad, Cherif Chekatt, l’auteur de la tuerie de Strasbourg, avait en effet eu un long parcours de délinquant, fait-on valoir à Matignon.

A l’âge de 8 ans, il était déjà signalé pour des troubles psychopathologiques (et voici venir la notion essentielle aujourd’hui qu’il n’y a pas de réels terroristes mais seulement des déséquilibrés mentaux *) ; à 14 ans, il était condamné une première fois ; et à 16 ans, il effectuait son premier séjour en prison. Au total, Cherif Chekatt n’avait pas moins de vingt-sept mentions à son casier judiciaire lorsqu’il a été abattu par les forces de l’ordre, le 13 décembre 2018.

« La prévention de la délinquance est actuellement concentrée sur les 12-25 ans, il faut pouvoir remonter plus en amont », détaille-t-on dans l’entourage du premier ministre. Et, là, nous ne pouvons que l’approuver car, pour nous, c’est IN UTERO qu’il convient d’agir ! Concrètement, cette nouvelle stratégie devrait donc rappeler l’importance des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance. Ces instances, pilotées par les maires, réunissent régulièrement associations, préfet, policiers, représentants de la justice, et peuvent permettre de détecter de façon précoce les cas de dérive sociale ou de radicalisation. Des mesures de soutien psychologique, scolaire ou à la parentalité, peuvent y être décidées. On croit rêver.

Cette nouvelle stratégie devrait en outre avoir un volet santé mentale, alors que cette dimension est l’un des parents pauvres des politiques publiques en France. Le premier ministre devrait acter le développement du réseau de « psychiatres coordonnateurs » dans les agences régionales de santé afin d’assurer un suivi précoce des personnes prises en charge. « Nous ne voulons ni psychiatriser la radicalisation ni criminaliser la maladie mentale, mais mieux éviter l’essor de profils mixtes », tient à rassurer Muriel Domenach, la secrétaire générale du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR). Pas sûr qu’elle y parvienne…

Enfin, et après…les artistes de rue, une quarantaine de postes d’éducateurs de rue devraient être créés. Et ce, prioritairement dans les quartiers de reconquête républicaine (sic), où doit se développer la police de sécurité du quotidien. Une mesure qui s’inscrit dans le « plan pauvreté » présenté en septembre 2018.

Mais ce n’est pas tout car Edouard Philippe a eu l’audace d’insister sur l’importance du futur service national universel comme levier de lutte contre la délinquance des racailles de nos banlieues ! Et, là, on ne rêve plus. On est consterné.

Un bilan du travail du CIPDR – l’organisme qui met en musique tous ces dispositifs – devait être présenté pour l’occasion. L’année écoulée, une attention particulière a notamment été portée en matière de prévention de la radicalisation dans le secteur du sport : un des derniers endroits qui échappaient à la vigilance alors que les associations sportives ont très souvent été sur les radars des services de renseignement. Les contrôles ont ainsi été multipliés et des « référents » ont été nommés dans de nombreux services de l’Etat en région ou dans des établissements de formation. Il était temps.

Après avoir longtemps parlé de « déradicalisation », dans les années 2014-2015, alors qu’émergeait le phénomène djihadiste, les gouvernements successifs s’y sont cassé les dents et le dernier tente maintenant de s’orienter vers la « prévention de la radicalisation » et le « désengagement » de la violence, notamment en prison.

Bon courage les gars ! Mais vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.

Le 12 avril 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* C’est ce que nous appelons la  » méthode allemande  » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/08/22/hausse-vertigineuse-du-nombre-de-malades-mentaux-chez-les-islamistes-francais/

Le 30 octobre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte) : souvenir, souvenir.

25 Sep

La richesse des archives de notre blogue est telle que l’idée nous est venue de rappeler au souvenir de nos amis lecteurs (surtout ceux qui viennent de naître !) quelques-uns des articles que nous y avons publiés. En voici un exemple avec un article concernant les acclamations lors des sacres de nos rois et publié le 15 mars 2013. Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride!

Mais ne vous privez pas d’écouter ce chant qui nous fait tant défaut aujourd’hui.

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Acclamations liturgiques du souverain des français : Laudes regiae

 

Logo-CER

Le Conseil dans l’Espérance du Roi a un an

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Nous avons le plaisir de publier, à cette occasion, une contribution de l’une de nos amies, sur les acclamations liturgiques du souverain des Français. 

N.K. (nous l’appellerons ainsi car ses fonctions imposent un strict devoir de réserve) appartient à l’élite de la musicologie de notre pays et travaille tout particulièrement dans le domaine de la musique ancienne.

Nous la remercions très chaleureusement d’avoir bien voulu rédiger ce texte sur un thème qui nous est particulièrement cher.

l’acclamation liturgique du souverain

File:Couronnement de Philippe Auguste.jpg

A côté des ordines réglant le déroulement des couronnements, des messes votives en faveur des souverains, les Laudes regiae constituent un groupe de textes chantés qui forment une longue série d’acclamations en l’honneur du souverain, accompagnées de demande d’intercessions en sa faveur. Ces textes plongent leurs racines dans l’Antiquité tardive et se perpétuent bien au-delà du Moyen Âge. Leur origine et leurs modèles sont doubles.

1. D’une part, les acclamations en faveur des empereurs romains de l’époque tardo-antique, elles-mêmes modelées par une longue tradition d’acclamation des généraux, consuls ou empereurs qui, après une victoire militaire, étaient acclamés par la foule lors de leur entrée dans Rome.

2. D’autre part, les invocations liturgiques aux saints (litanies, rogations) en usage dans les liturgies insulaires et gallicanes et adoptées par la liturgie romaine à partir du VIIIe siècle.

En Gaule franque, à l’époque carolingienne, ces deux sortes d’invocations se sont fondues en un premier type de laudes regiae qui aurait été instauré par Charlemagne, lors de son couronnement comme empereur, en l’an 800. L’adoption du fameux « Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat » témoigne de la fascination nourrie par ce souverain « barbare » à l’égard des usages de l’ancienne Rome. Dans sa version médiévale primitive, le texte associe systématiquement le souverain et le pape, et ce, jusqu’au début du XIIIe siècle. La tradition des laudes regiae médiévales est donc née dans le contexte du rétablissement de l’Empire à l’époque carolingienne, contexte qui associe la hiérarchie temporelle, la hiérarchie céleste (Dieu et ses saints), mais aussi la hiérarchie de l’Eglise (le pape). De là, elle s’est transmise à la dynastie capétienne : les laudes regiae sont chantées lors du sacre des rois de France, bien sûr, mais également, une fois par an, à Pâques, lors d’une cérémonie spéciale au cours de laquelle le roi se rend à la cathédrale Notre-Dame de Paris. A la faveur de la conquête normande, les laudes regiae ont pénétré l’Angleterre où elles ont été en usage jusqu’à la Réforme, mais également les Etats normands d’Italie du Sud. Naturellement, les laudes se sont perpétuées dans le rituel du couronnement des Empereurs du Saint-Empire romain germanique. De nos jours, les laudes sont encore chantées en l’honneur des papes nouvellement élus : elles l’ont été en 2005, lors de la messe d’inauguration du pontificat de Benoît XVI.

Ces textes et leurs adaptations successives au cours des siècles révèlent de manière exemplaire comment, depuis le haut Moyen Âge, s’est forgée une conception et une représentation de la place du souverain dans l’ordre politique et religieux. Il va de soi que ces chants intégrés à la liturgie contribuent à affirmer la dimension sacrée de la monarchie, en particulier en France, mais pas seulement. A partir du XIIe siècle et du XIIIe siècle, une évolution importante se produit : les formulaires d’acclamation des souverains cessent de mentionner les papes (et vice versa). Les laudes regiae s’affranchissent, en quelque sorte, de la tutelle pontificale et du pouvoir de l’Eglise, elles ne s’en remettent qu’à la hiérarchie céleste. Cette évolution, paradoxalement, ouvre la voie à l’idée que la légitimité religieuse s’accompagne désormais d’une forme de légitimité politique plus « temporelle » : la redécouverte, à cette époque, du droit romain, contribue à faire germer l’idée d’Etat moderne et les laudes regiae semblent accompagner cette évolution. Ernst Kantorowicz, qui a consacré un ouvrage entier à la question des laudes regiae, n’hésitait pas à y voir l’origine des « religions politiques modernes »[1].

N.K.


[1] Ernst H. Kantorowicz, Laudes Regiae : une étude des acclamations liturgiques et du culte du souverain au Moyen Âge, Paris, Fayard, 2004 (trad. française de l’ouvrage paru à Berkeley en 1946 sous le titre : A Study in Liturgical Acclamations and Mediaeval Ruler Worship).

File:Dagulf1.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=ZmH2VS8X2Vg

http://www.cduniverse.com/search/xx/music/pid/6974160/a/Chant+Wars.htm

 

Les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

9 Sep

La richesse des archives de notre blogue est telle que l’idée nous est venue de rappeler au souvenir de nos amis lecteurs (surtout ceux qui viennent de naître !) quelques-uns des articles que nous y avons publiés. En voici un exemple avec un article concernant la médecine hospitalière (à propos de laquelle Agnès Buzyn, ministre de la santé, doit annoncer aujourd’hui une meilleure prise en charge des services d’urgence) et publié en mai 2018. Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride !

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Razzia sur l’hosto.

 

 » Razzia (pronociation anglaise : /ˈræziə/) est un terme français, et italien, emprunté à l’arabe algérien : غزية ghaziya(« pillages »). Vient du verbe berbère : ghez (mordre) > sghez (faire mordre, faire paître ses animaux dans le pâturage d’autrui) > aghezzou (pillage, destruction) > razzia ou ghazzia (forme arabisée de aghezzou en dialecte dardja).

Razzia peut désigner :

  • Employé en tant que nom commun : une razzia est une attaque, une incursion rapide en territoire étranger, dans le but de prendre du butin.
  • Le mot razzia est utilisé pour signifier le fait de tout rafler, de tout emporter, comme dans le titre du film français Razzia sur la chnouf.
  • Employé comme nom propre : c’est le nom donné à l’un des personnages de la bande dessinée Les Légendaires.

Bref, la razzia est un comportement traditionnel qui est né et perdure dans les pays arabo-musulmans mais que nos visiteurs d’outre-Méditérranée sont parvenus à exporter en le collant aux babouches des migrants. Et c’est ainsi qu’on le retrouve, entre autres, pratiqué…au sein même des hôpitaux publics français ! Il faut avouer cependant qu’il est favorisé par la pénurie de médecins dans les hôpitaux publics.

Ces dernières semaines, en effet, plusieurs établissements de soins ont été contraints de fermer ponctuellement des services, faute d’anesthésiste-réanimateur ou de médecin urgentiste pour en assurer le bon fonctionnement. Mais des fermetures dues au  » boycott  » lancé par des médecins intérimaires pour protester contre l’application du décret plafonnant depuis le 1er  janvier leur rémunération à 1 404,05  euros brut la garde de 24  heures, soit un peu moins de 65 euros brut de l’heure. Or, il faut que vous sachiez que beaucoup de ces médecins intérimaires sont issus de pays étrangers et, en particulier, du Maghreb.

Ces médecins remplaçants – souvent qualifiés de  » mercenaires « , un peu comme le furent en leur temps les janissaires ou les spahis d’origine chrétienne dans l’armée ottomane… – sont devenus au fil des ans indispensables à l’hôpital public :  » 25  % à 30  % des postes hospitaliers sont vacants, et jusqu’à 90  % dans certaines disciplines et certains établissements « , estime Jacques Trévidic, le président d’Action praticiens hôpital (APH), qui qualifie l’intérim de  » cancer «  de l’hôpital. «  Les intérimaires font tourner la boutique pour obtenir des actes, mais ils ne sont pas investis dans la vie intra-hospitalière ou dans la prise en charge collégiale de patients lourds « , abonde Anne Geffroy-Wernet, la vice-présidente du SNPHAR-e, le syndicat des anesthésistes-réanimateurs.

Alors, en bons marchands de tapis, ils font monter les prix !

Et, en plus, ils se permettent de faire du chantage pour augmenter leurs gains.

Louis-John Endres (1896-1989) : Les Marchands de tapis

Conséquence du rapport de forces engagé par les intérimaires, par le biais notamment de la publication d’une  » liste noire  » des hôpitaux appliquant le décret : les situations de fermetures provisoires apparues ce printemps, encore rares pour le moment, pourraient se multiplier d’ici à l’été. A Bourges par exemple, entre le 10 et le 17  mai, l’hôpital a dû fermer à quatre reprises sa ligne de service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR), n’ayant pas réussi à trouver un médecin urgentiste pour monter dans un véhicule destiné à traiter des urgences vitales, renvoyant les demandes sur les hôpitaux voisins.  » Une situation sans précédent « , reconnaît la direction de cet établissement, qui compte huit urgentistes titulaires et cherche à en recruter seize autres de façon pérenne.

A Dole (Jura), l’hôpital a dû suspendre en mars quelques jours son unité de surveillance continue, qui accueille notamment des patients atteints de détresse respiratoire, faute, là aussi, d’avoir pu recruter un anesthésiste-réanimateur, pour lequel il déboursait jusque-là 1 550 à 1 600  euros brut la garde de 24  heures.

 » On a finalement limité la casse et trouvé un terrain d’entente avec ceux qui venaient régulièrement chez nous, explique Emmanuel Luigi, le directeur. On leur a démontré qu’on était un peu coincés de tous côtés, et ils ont accepté de revenir en  2018. Mais il y a une vraie incertitude pour les années suivantes.  » Ce serait à mourir de rire si ce n’était pas si tragique.

A l’hôpital de Cherbourg, Maxime Morin, le directeur, reconnaît être  » inquiet « pour cet été. «  Il y a deux semaines en août où nous n’avons pas les moyens anesthésiques de maintenir les blocs de chirurgie programmée, dit-il. On est dans une situation très tendue. «  En août  2015, il avait déjà été obligé de fermer les urgences de Valognes, l’hôpital satellite situé à une vingtaine de kilomètres, n’ayant pas réussi à embaucher d’urgentistes pour cette structure à une époque de l’année où ils sont particulièrement demandés.

Coincés entre la nécessité d’assurer la continuité des soins, l’obligation d’appliquer la loi et l’impossibilité matérielle de trouver des médecins, certains directeurs ont fait le choix de repousser l’application du décret.  » Cela aurait un effet sismique chez moi « , confie sous le couvert de l’anonymat le directeur de plusieurs hôpitaux en zone rurale.

C’est comme la dhimmitude : les mercenaires au croissant obligent les dhimmis à payer l’impôt qui leur évite (temporairement) la disparition.

Dans ce type d’établissements, il arrive que des services entiers fonctionnent uniquement avec des médecins  » mercenaires  » payés 14 000  euros par mois pour quatorze jours de travail.  » Ça me coûte les yeux de la tête d’avoir dû internaliser ces intérimaires, témoigne un directeur. L’agence régionale de santé sait que c’est intenable.  » Et pourtant,que fait le gouvernement pour que cela change ? RIEN. Comme toujours.

Du côté des pouvoirs publics, on prétend suivre avec attention ce bras de fer entre hôpitaux et intérimaires.  » Etouffer des établissements appliquant la réglementation est inacceptable du point de vue des principes républicains « , assure-t-on à la direction générale de l’offre de soins (DGOS) au ministère de la santé, où l’on se dit  » choqué sur le plan de la symbolique et des valeurs «  par l’existence d’une  » liste noire « .

Mais, sacrebleu, ce n’est pas une question de symbolique ou de valeurs. C’est de la lâcheté et une capitulation totale du pouvoir régalien. Les « mercenaires » auraient tort de ne pas continuer à nous imposer leur art de vivre…

Fin mars, les agences régionales de santé ont envoyé un courrier aux directeurs d’hôpitaux pour dénoncer  » certaines exigences, parfois démesurées, de la part de médecins dans un contexte délicat de recrutement « , assimilant même ces exigences à une  » forme de chantage « .  » Même si c’est compliqué, nous faisons tout pour tenir bon « , fait-on valoir à la Fédération hospitalière de France (FHF), le lobby des hôpitaux publics.

Directeurs d’hôpitaux, autorités sanitaires et syndicats de médecins hospitaliers titulaires s’étaient tous prononcés en faveur de ce plafonnement, qui doit encore être abaissé ces deux prochaines années de manière à atteindre 1 170,04  euros brut la garde de 24  heures en  2020.

Avant ce texte, témoignent plusieurs acteurs du monde hospitalier, une véritable surenchère pouvait avoir lieu entre établissements, les prix flambant jusqu’à 3 000  euros les 24  heures à Noël ou au 15  août.  » On était arrivé au bout d’une situation, les rémunérations n’avaient plus de limite, et des établissements allaient dans le mur, ce n’était pas viable « , juge Thierry Gamond-Rius, directeur de l’hôpital de Lorient et président de la Conférence des directeurs de centre hospitalier.

Mais, comme si ce racket des hôpitaux par des médecins intérimaires ne suffisait pas, voici un autre scandale qui menace la prise en charge de nos compatriotes.

L’entrée en vigueur au mois de novembre 2017 de la réforme du troisième cycle des études de médecine a entraîné une baisse significative du nombre d’internes de médecine générale en stage dans les hôpitaux publics. A l’origine de cette diminution : une nouvelle maquette prévoyant que ces étudiants  » presque médecin  » effectuent davantage de stages chez des praticiens libéraux au cours de leurs six semestres de formation pratique.

Dans les hôpitaux, où les internes contribuent bien souvent à faire tourner les services, l’impact a été fortement ressenti. A Sedan (Ardennes), par exemple, ce sont huit postes d’interne sur douze qui ont été perdus, quinze sur soixante-dix à Charleville-Mézières. Des pertes qui ont  » renforcé les tensions pesant sur les équipes médicales « , reconnaît la direction du groupement hospitalier réunissant ces deux sites. A Troyes, les urgences pédia-triques ont même dû fermer leurs portes, faute d’internes.  » Nous nous attendions à une baisse, mais je ne pensais pas que nous passerions de six internes à aucun « , a déclaré Philippe Blua, le directeur du site, dans un entretien à L’Est éclair le 2  mai. A Bourges, on affiche également  » zéro interne aux urgences, contre quatre ou cinq les précédents semestres « .

Certains hôpitaux ont dû se résoudre à  » fermer régulièrement «  des plages de consultations, d’autres ont dû davantage recourir à…l’intérim.  » Les hôpitaux sont très impactés « , estime-t-on à la Fédération hospitalière de France (FHF), qui représente les établissements publics.  » Cette réforme a induit une désorganisation assez marquée dans pas mal d’endroits « , insiste Thierry Godeau, le président de la Conférence nationale des présidents de commissions médicales d’établissements de centres hospitaliers, qui regrette la mise en place  » brutale  » de la nouvelle maquette.  » Dans un contexte déjà tendu, c’est un facteur d’aggravation, dit-il. Et on ne peut pas remplacer ces internes parce que nous n’avons pas de médecins à recruter sur le marché.  » Et si l’on « importait » des internes des facultés de la rive sud de la Méditeranée ?…Qu’en pensez-vous ?

Chez les syndicats d’internes, où l’on était demandeur de cette réforme, on ne s’étonne guère de cette situation.  » Il y a certains services qui sont clairement en difficulté, parce qu’ils sont sans internes et sans suffisamment de médecins. Pour l’instant, il n’y a pas de solution miracle, ils se sont débrouillés « , explique Maxence Pithon, le président d’ISNAR-IMG, le syndicat des internes de médecine générale.

 » C’est un phénomène intéressant, ajoute Jean-Baptiste Bonnet, le président de l’intersyndicale nationale des internes (ISNI). On nous reproche d’avoir une formation trop hospitalière, mais, quand on fait plus de stages dans le libéral, on nous dit que les hôpitaux ne tournent plus. Cela veut donc dire que le nombre de médecins est insuffisant.  » CQFD.

Plusieurs directeurs d’hôpital font enfin valoir qu’une telle baisse risque de poser des problèmes de recrutement à l’avenir, l’internat permettant souvent à un médecin de découvrir un établissement et un territoire, lui donnant ensuite l’envie de s’y installer en libéral ou à l’hôpital.

Bref tout va bien dans le monde dévasté de la santé publique française !

Le 24 mai 2018.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la Santé publique. « 

Le 9 septembre 2019.

Les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

7 Sep

La richesse des archives de notre blogue est telle que l’idée nous est venue de rappeler au souvenir de nos amis lecteurs (surtout ceux qui viennent de naître !) quelques-uns des articles que nous y avons publiés. En voici un exemple avec un article concernant la réforme des retraites et publié en juin 2019. Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride !

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Retraites : beaucoup ont du souci à se faire.

 

 » Une fois encore nous avions prévenu. La nomination de Jean-Paul Delevoye à la tête du haut-commissariat à la réforme des retraites, en septembre 2017, s’annonçait comme un très mauvais choix (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/09/15/ce-qui-devait-arriver-arriva-aussi-attendez-vous-au-pire/).

Car nous n’oublions pas que cet omnibus de la politique (qui s’est arrêté, successivement, aux gares de l’UMP, de LR, du PS – à Bapeaume – et enfin de La République en Marche !) a refusé, lorsqu’il présidait le Conseil économique et social (CESE), de prendre en compte la pétition de plus de 700 000 personnes, organisée par La Manif pour tous et présentée par Philippe Brillaut, maire du Chesnay en février 2013. Et nous n’oublions pas, non plus, que le tribunal administratif a condamné cette décision du CESE le 30 juin 2014 sans faire sourciller qui que ce soit, la loi Hollande-Taubira ayant été adoptée dans l’intervalle…(https://www.la-croix.com/Actualite/France/Le-juge-administratif-donne-raison-a-la-Manif-pour-tous-2014-06-30-1172297).

Et voilà que maintenant les menaces planent sur notre système de retraites…à l’initiative du même Delevoye.

Avant même de fonder, en 2025, un régime universel de retraites, le gouvernement pourrait ainsi prendre des dispositions dès cet automne afin de changer les règles du système actuel et de réaliser des économies. Cette hypothèse a été confirmée, mercredi 26 juin à Paris, par Jean-Paul Delevoye lui-même, en marge d’un colloque organisé par l’Institut des politiques publiques. « Il y a un débat là-dessus (…), ça fait partie des arbitrages [à rendre] », a déclaré le haut-commissaire chargé de la réforme. Or, le fait d’envisager un déplacement des curseurs à brève échéance, dans une optique budgétaire, ne correspond pas au dessein initial et risque de compromettre l’un des plus grands chantiers du quinquennat.

Emmanuel Macron l’avait assuré, haut et fort, dans un entretien au Point, quelques semaines avant le premier tour de la présidentielle : « Nous n’avons pas besoin d’une énième réforme d’ajustement des paramètres pour faire des économies de court terme sur le dos des retraités. » Cette promesse avait été réaffirmée, en janvier 2018, dans un discours prononcé lors de l’audience de rentrée de la Cour des comptes : « Je refuse ce que j’appelle les réformes paramétriques, les approches comptables qui rognent des droits sans offrir de nouvelles perspectives. »

Mais ce temps semble désormais révolu car les données du problème ont changé, depuis. Pour répondre aux attentes des « Gilets jaunes », le gouvernement a lâché du lest, notamment en revalorisant la prime d’activité et en accordant cette prestation à un plus grand nombre de personnes. Des dépenses supplémentaires, qu’il faut désormais financer (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/06/26/la-galere-du-financement-des-promesses-demmanuel-macron/).

Parallèlement, la croissance s’est ralentie, ce qui obère les rentrées de cotisations sociales. S’y ajoutent les récentes projections du Conseil d’orientations des retraites (COR), qui montrent que le système va revenir à l’équilibre plus tard que prévu : 2042, dans le meilleur des cas, soit six années de plus par rapport aux simulations réalisées en 2018.

D’ici à 2022, à législation inchangée, le dispositif resterait dans le rouge à hauteur de – 0,4 % du PIB alors que le COR tablait, l’an passé, sur un ratio de – 0,2 %. Des pourcentages qu’il convient toutefois de manier avec précaution car ils résultent de calculs où les projections de ressources sont « très conventionnelles », explique Pierre-Louis Bras, président du COR. Or, qui dit conventions dit aussi des choix, par nature arbitraires. Pour M. Bras, il est plus pertinent de scruter la part des dépenses de retraites dans le PIB, car un tel indicateur permet de soupeser l’effort à demander aux actifs afin de payer les pensions. Du reste, ce ratio devrait se stabiliser ou baisser dans les décennies à venir.

Même s’il convient de rester prudent sur la dégradation, provisoire, des comptes du système, une question a resurgi au sein de l’exécutif : pour assainir les finances publiques tout en faisant face aux besoins à venir, ne conviendrait-il pas de modifier le paramétrage des régimes de pension ? C’est le chef du gouvernement, Edouard Philippe, qui a été le premier à s’aventurer publiquement sur ce terrain, à la mi-mars, en s’interrogeant sur l’éventualité de faire « travailler plus longtemps » les actifs, de manière à engranger davantage de recettes (tirées des cotisations sociales).

La justification invoquée à l’époque était de s’assurer que « la dépendance soit totalement prise en charge ». Si cette motivation-là a disparu, depuis, l’idée d’allonger la durée d’activité, elle, est restée. Au point d’être défendue par le président de la République, lors de sa conférence de presse du 25 avril. Une solution, a-t-il dit, peut être trouvée « sans bouger » l’âge légal de départ à la retraite (62 ans) : elle passerait par la création d’une « décote [minorant le montant de la pension], qui incite à travailler (…) plus longtemps », c’est-à-dire au-delà de 62 ans.

Dans cette perspective, plusieurs scénarios sont sur la table. L’un d’eux consisterait à accélérer le calendrier de la loi Touraine de 2014. Ce texte avait augmenté la durée de cotisation requise pour être éligible à une retraite à taux plein : 167 trimestres pour ceux qui sont nés entre début 1958 et fin 1960 ; 168 pour les générations 1961-1963 et jusqu’à 172 pour ceux nés à partir de début 1973. Cette mécanique doit s’enclencher petit à petit, à partir de 2020 et jusqu’en 2035. Du fait de son caractère progressif, les économies induites par cette réforme ne sont pas immédiates, comme le souligne un document du COR paru en 2016 : l’impact « est modéré à court terme », avant de progresser « dans le temps » : « Ainsi, les masses de pensions servies par l’ensemble des régimes sont quasiment stables en 2020 puis diminuent de 4,8 milliards d’euros en 2030 (soit 0,16 point de PIB) et enfin d’environ 10,2 milliards d’euros à l’horizon 2040 (soit 0,3 point de PIB). »

Mais le gouvernement, lui, voudrait que de tels résultats soient obtenus plus rapidement. C’est la raison pour laquelle il envisage de changer le tempo fixé dans la loi de 2014 – par exemple en élevant d’un trimestre par année (et non plus tous les trois ans) la durée de cotisation nécessaire pour le taux plein. Dans cette configuration, les 172 trimestres seraient réclamés dès la génération 1963 (au lieu de 1973, dans la réglementation d’aujourd’hui). L’hypothèse d’un allongement de la période d’affiliation est effectivement à l’étude, indique Laurent Pietraszewski, député LRM du Nord, pressenti pour être le futur rapporteur du projet de loi.

Elle correspond aussi à un souci d’« équité », complète-t-il, en faisant l’observation suivante : si le système universel voit le jour en 2025, l’accroissement de la durée de cotisation programmée de 2025 à 2035 par la loi Touraine ne sera pas mise en œuvre et plusieurs tranches d’âge seront donc épargnées. En d’autres termes, les ajustements qui sont envisagés viseraient à ce que tous les assurés soient logés à la même enseigne, en 2025.

D’autres pistes sont examinées. Par exemple une minoration accrue de la pension de base des salariés du privé qui décident de partir avant d’avoir acquis tous leurs trimestres. L’option de « l’âge d’équilibre » ou « âge pivot » circule aussi : cette référence coexisterait avec l’âge légal et aurait pour but d’inciter les assurés à rester en emploi au-delà de 62 ans. Un tel mécanisme est évoqué pour le régime universel en cours de construction mais il pourrait aussi être mis en place, dans le régime d’aujourd’hui.

« Le but est de tirer du fric à gogo, se désole un haut gradé syndical. La question de l’équilibre du système est un cache-sexe grossier. » Surtout, le coût politique de tels changements pourrait s’avérer élevé : en 2017, M. Macron avait promis qu’il ne changerait pas les règles « pour ceux qui sont à cinq ans de l’âge de départ » ; cet engagement ne serait plus tenu, quel que soit le scénario retenu, puisque des personnes liquidant leur pension à compter de 2020 pourraient être touchées.

« Comment concilier une réforme paramétrique à court terme et une réforme structurelle ? Objectivement, ça devient compliqué, estime Pierre Mayeur, directeur de l’Ocirp, un organisme de protection sociale complémentaire, et ex-patron de la Caisse nationale d’assurance-vieillesse. Il faut choisir ses combats. »Toutes ces réflexions « parasitent un peu la réforme Delevoye », juge Serge Lavagna (CFE-CGC) : si elles se concrétisent par des règles plus dures, à partir de 2020, la réaction de l’opinion publique risque d’être très négative, poursuit-t-il : « Et je ne parle même pas des organisations syndicales. » La CFDT en fait « une ligne rouge ». « Le système de retraite n’a pas besoin de mesures paramétriques nouvelles,considère Frédéric Sève, chargé du dossier à la centrale cédétiste. Les salariés ont fait les efforts nécessaires par le passé. Ce n’est pas parce que l’Etat n’arrive pas à équilibrer son budget que les actifs devraient travailler plus longtemps. » Sans attendre les arbitrages, Force ouvrière a appelé, mercredi, à un rassemblement le 21 septembre contre la réforme systémique.

Au sein de la majorité, des voix s’élèvent déjà pour manifester de la préoccupation. « Ça m’inquiète et je ne suis pas la seule, confie Corinne Vignon, députée LRM de Haute-Garonne et présidente du groupe de travail transpartisan à l’Assemblée sur ce dossier. Je suis consciente qu’il y a des problèmes budgétaires mais je serai extrêmement vigilante car pour moi, c’est de nature à mettre en danger la réforme systémique. Non seulement vis-à-vis des organisations syndicales auprès de qui M. Delevoye s’est engagé mais aussi de l’opinion publique qui va penser qu’il y a une entourloupe alors qu’on leur a vendu une réforme positive. »

Mercredi, le haut commissaire a précisé que son rôle était de « voir » si les décisions à venir sont « compatible[s] avec la nature du projet » qu’il porte. « Le court et le moyen terme ont toujours été les deux composantes de la vie politique », a-t-il ajouté. L’un des enjeux maintenant est de savoir si le gouvernement parviendra à les concilier.

Mais une politique du grand écart permanent risque de trouver rapidement ses limites.

Le 30 juin 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA. »

Le 7 septembre 2019.

Les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

30 Août

Dans la foulée de notre article de ce matin, consacré aux « SECTIONS SPECIALES » de certains de nos tribunaux et, en particulier au jugement que vient de rendre le tribunal de Gap contre les jeunes identitaires qui avaient occupé le col de l’Echelle (Hautes-Alpes) en avril 2018 (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/30/justice-retour-aux-annees-les-plus-sombres-de-notre-histoire/), voici l’une de nos archives portant sur l’appel honteux lancé à l’époque par l’évêque de Gap en faveur des migrants. Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride !

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Le scandaleux appel de l’évêque de Gap en faveur des migrants.

 

En réponse à la courageuse entreprise des jeunes patriotes de Génération Identitaire visant à interdire aux migrants sub-sahariens le franchissement clandestin de la frontière franco-italienne au Col de l’Echelle, le lobby immigrationniste bat le rappel de ses troupes ! Il est ainsi parvenu à prendre dans ses filets le malheureux évêque de Gap et d’Embrun, Xavier Malle, qui s’est cru autorisé à rédiger un appel à la solidarité nationale en faveur des hordes migrantes. En voici le texte dont il serait utile qu’il reçoive l’accueil qu’il mérite de la part des Français du département des Hautes-Alpes mais aussi d’ailleurs : écrivons à cet évêque et disons-lui tout le bien que nous pensons de sa calamiteuse démarche.


Aidez-nous !

Trois actions presque concomitantes se sont déroulées dans les Hautes-Alpes. Samedi 21 avril, au col de l’Echelle, un groupe anti-migrants simulait une frontière*, tandis qu’au même moment, à Gap, un groupe altermondialiste demandait la suppression des frontières. Le lendemain, en réaction au premier, un troisième groupe faisait passer par force la frontière à des migrants. Comme évêque du diocèse de Gap et d’Embrun dans les Hautes-Alpes, j’estime que nos montagnes ne sont pas un terrain de jeu politique où pourraient librement s’affronter des personnes, d’un bord comme de l’autre, instrumentalisant les migrants. La situation étant assez compliquée, nous n’en avons vraiment pas besoin.

En revanche, nous avons besoin de l’aide de la communauté nationale. Si, en 2016, les Hautes-Alpes ont accueilli 60 mineurs non accompagnés, ils étaient plus de 1 200 en 2017. Nous sommes le premier département en accueil de mineurs par habitant. Après une période de flottement et finalement avec persévérance, le conseil départemental et l’Etat ont pris leur responsabilité, pour la mise à l’abri des mineurs, comme l’impose, à juste titre, notre droit. Les paroissiens de Gap et de Briançon se sont également mobilisés, répondant à l’appel du pape François.

Ainsi, pendant quatre mois, d’août à novembre, jusqu’à 60 mineurs ont été accueillis pour la nuit dans les salles paroissiales à Gap. La préfecture ayant réussi à trouver des solutions pour les nuits, le Secours catholique fait depuis un accueil de jour. Dans tous les cas, cet accueil est réalisé avec l’aide de nombreux bénévoles d’autres associations ou d’individuels. Que chacun soit remercié.

« Il nous faut préparer l’intégration dans notre société de ces mineurs »

Mais, d’une part, la situation se tend à nouveau avec la fin de l’hiver et, d’autre part, les bénévoles sont épuisés. J’en appelle donc à la solidarité nationale. Aidez-nous, aidez le Secours catholique, aidez le département des Hautes-Alpes qui ne compte que 140 000 habitants à l’année dans ses magnifiques vallées. Aidez-nous à créer les structures durables pour l’accueil des mineurs non accompagnés. J’en appelle aussi au travail collaboratif entre tous les acteurs du terrain, dont le Secours catholique et les paroisses, dans un dialogue renouvelé avec l’Etat.

Aucun d’entre nous, tout seul, n’a la solution. Pas plus l’Etat que les associations. C’est ensemble que nous pouvons faire face. Travaillons ensemble et non plus côte à côte.Mgr Xavier Malle, évêque de Gapà franceinfo

D’autant qu’il nous faut passer à une seconde phase. Tout en continuant l’accueil d’urgence, il nous faut préparer l’intégration dans notre société de ces mineurs, dont la plupart vont rester en France. Cela passe par la culture, la littérature, la langue ; tout ce qui fait notre civilisation, avec ses racines chrétiennes et la présence de toutes les religions, dans le cadre des valeurs partagées de notre pays. A terme, c’est l’unité, la cohésion de la France qui est en jeu. Ne croyons pas que cette ‘crise migratoire’ soit passagère. Elle est mondiale et durable, aussi bien en Amérique latine qu’en Asie et en Europe.

Je n’ai pas la solution ; alors quelle est ma mission d’évêque ? Elle me semble de proposer des critères de discernement et de confirmer les chrétiens dans leur mission. Le principal critère pour un chrétien est de suivre ce qu’a dit et ce qu’a fait Jésus, le fils de Dieu. L’évangéliste Matthieu le rapporte ainsi au chapitre 25 de son évangile :

« Le roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? Tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? Tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? Tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? Tu étais nu, et nous t’avons habillé ? Tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ »

En servant ces mineurs non accompagnés, c’est Jésus que nous servons.

« Défendre les plus fragiles, tous les plus fragiles »

Depuis le mois d’août, j’entends beaucoup d’idées reçues auxquelles mon expérience permet maintenant de répondre :

On créerait un appel d’air en donnant à manger aux migrants et en leur proposant un matelas. En vérité, ils sont là, nombreux, de l’autre côté des Alpes. Que fait-on en Europe pour aider l’Italie ?

On pourrait distinguer migrants économiques et réfugiés politiques, les premiers n’ayant pas vocation à rester sur le territoire national. Cette distinction est de plus en plus floue. C’est bien en grande partie pour des raisons politiques que les conditions de vie sont déplorables dans leurs pays. Que fait-on pour aider à la bonne gouvernance et au développement des pays d’origine ?

On favoriserait la délinquance et le chômage. Mais il n’y a aucune délinquance de la part des mineurs migrants que l’on accueille dans les paroisses et au Secours catholique à Gap et à Briançon. Ils ont tellement souffert qu’ils sont des mineurs mûrs et responsables. Et ils n’ont pas l’âge de travailler, mais d’aller au lycée. Pourquoi ne peut-on les prendre au lycée dès leur arrivée, même pour peu de temps ?

On ne s’occuperait pas de la misère des gens chez nous en s’occupant des migrants. Je peux vous dire que les actions du Secours catholique et des autres associations envers les personnes qui ont besoin d’aide dans les Hautes-Alpes n’ont en rien diminué. Qui est prêt à venir donner un coup de main au Secours catholique ?

On s’occuperait des migrants et pas des autres questions de la doctrine sociale de l’Église. C’est ma joie d’être évêque de l’Eglise catholique qui défend les plus fragiles, migrants et réfugiés, malades en fin de vie, enfants à naître. Essayons d’être cohérents. Qui est prêt à défendre à la fois le migrant et l’enfant à naître ?

Pour conclure, je citerai la lettre encyclique du pape Benoît XVI (Caritas in veritate, 2009): « Il faut qu’il y ait un renouveau de la pensée pour mieux comprendre ce qu’implique le fait que nous formons une famille. »

Mais le pire, dans cette affaire, n’est-il pas qu’un pasteur de l’Eglise instrumentalise ce qu’il croit avoir compris du christianisme et ses ouailles elles-mêmes pour ajouter sa pierre au « Grand Remplacement » du peuple français ?

Armoiries de Mgr Xavier Malle : cherchez l’erreur.

Le 27 avril 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Rappelons à l’évêque que les identitaires ne SIMULAIENT PAS UNE FRONTIERE. Cette frontière, entre la France et l’Italie, existe bel et bien mais elle n’est tout simplement pas respectée par les envahisseurs, avec d’ailleurs la complicité d’un certain nombre de collabos, comme la France en a connu dans « les heures les plus sombres de son histoire« .

Le 30 août 2019.

Dans les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

28 Août

La richesse des archives de notre blogue est telle que l’idée nous est venue de rappeler au souvenir de nos amis lecteurs (surtout ceux qui viennent de naître !) quelques-uns des articles que nous y avons publiés. En voici un exemple avec le dernier Bulletin climatique de la République française, publié au lendemain des dernières élections présidentielles, le 8 mai 2017. Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride !

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 » Dès la fondation du Conseil dans l’Espérance du Roi (CER), en mars 2012, et dans la foulée de l’élection du candidat socialiste, François Hollande, à la présidence de la République nous étions convaincus que les cinq années qui s’ouvraient à nous seraient les pires que la France aurait à connaître depuis la dernière guerre mondiale.

Nous savions quelles seraient les conséquences catastrophiques de cette situation pour notre pays et la vie de nos compatriotes. Nous l’avons d’ailleurs exprimé par deux Consilium Consultes très explicites. Celui du 11 octobre 2012 proclamant la Patrie en danger  (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2012007-du-11-octobre-2012-proclamant-la-patrie-en-danger/) et celui du 1er janvier 2013 ordonnant la mobilisation générale  (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2013001-du-1er-janvier-2013-ordonnant-la-mobilisation-generale/).

Et pourtant, jamais, depuis 1873, nous n’avons été si proches de pouvoir y mettre un terme pour donner à la France la chance de revenir au seul régime politique qui puisse lui être bénéfique : la monarchie.

Il nous a semblé alors indispensable de témoigner jour après jour du déclin de la France et des malheurs croissants des Français consécutifs à la gouvernance désastreuse qui venait d’être mise en place et de réunir à cette fin le plus grand nombre de preuves afin de les remettre à la Chambre d’instruction pour le Tribunal de l’Histoire que nous avons fondé par le Consilium Consulte du 10 février 2013 (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/02/10/consilium-consulte-n-2013002-portant-creation-de-la-chambre-dinstruction-pour-le-tribunal-de-lhistoire-cith/).

Nous l’avons fait, en particulier, grâce à la rédaction d’un Bulletin climatique quotidien de la République française qui avait pour objectif de rassembler les faits les plus marquants de la vie politique, sociale, économique ou culturelle de notre pays telle qu’elle résulte des institutions en place et de l’action mortifère de l’oligarchie médiatico-politique au pouvoir. De décrire en somme le climat dans lequel vécurent la France et les Français au long du quinquennat de François Hollande.

La somme des informations que nous y avons publiées et commentées est considérable (1338 Bulletins à ce jour)* et constitue un exceptionnel témoignage pour les générations à venir. Nous avons consacré à ce travail beaucoup d’efforts et plus encore de temps. Que toutes celles et tous ceux qui nous ont encouragés et nous ont aidés en soient chaleureusement remerciés…Mais que le soient aussi tous ceux qui nous ont fait l’amitié de nous lire !

Cinq ans plus tard, tout ce que nous avions annoncé s’est hélas produit…au-delà même de nos craintes. Mais nous avions néanmoins le secret espoir que, aidés de nos observations et de nos réflexions, nos compatriotes ouvriraient enfin les yeux sur les calamités engendrées par la République et en déduiraient l’impérieuse nécessité d’y mettre fin.

Ils ne l’ont pas fait et ne nous ont pas entendus.

Mystifiés par la désinformation des médias aux mains des plus grands groupes financiers cosmopolites et par le bagou d’un jeune illusionniste aux dents longues et aux mains d’une camarilla sans foi ni loi, ils ont choisi de laisser notre pays perdre son âme.

Désormais assujettie aux ploutocrates mondialistes, sous le joug d’une Union européenne germanisée et livrée à l’invasion de hordes barbares, la France va inexorablement sortir de l’Histoire. Détruite par la volonté de ses ennemis et l’aveuglement de ses propres enfants.

Les Bulletins climatiques quotidiens de la République française, publiés sur le blogue du CER, ayant ainsi perdu toute vertu pédagogique pour éclairer nos compatriotes, ils ne se justifient plus et votre serviteur a donc décidé, avec tristesse, d’y mettre fin.

Mais le blogue du CER continuera bien sûr, avec d’autres armes et sur d’autres terrains, à oeuvrer pour le retour du Roi qui restera pour la France l’ultime planche de salut.

Sic Transit Gloria Mundi.

En ce 8 mai  2017.

Jean-Yves Pons, OCSG, CJA. »

 

Le 28 août 2019.

* Notez aussi qu’à la date du 28 août 2019,

7 208 articles ont été publiés sur notre blogue.

Ce qui vous donne une idée de l’importance de la base de données actuellement disponible et accessible par nos différents modes de classements des informations (bande passante à main droite) et bien sûr par notre moteur de recherche. Ne vous en privez pas et…n’hésitez pas à en faire profiter vos amis.