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Les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

9 Sep

La richesse des archives de notre blogue est telle que l’idée nous est venue de rappeler au souvenir de nos amis lecteurs (surtout ceux qui viennent de naître !) quelques-uns des articles que nous y avons publiés. En voici un exemple avec un article concernant la médecine hospitalière (à propos de laquelle Agnès Buzyn, ministre de la santé, doit annoncer aujourd’hui une meilleure prise en charge des services d’urgence) et publié en mai 2018. Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride !

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Razzia sur l’hosto.

 

 » Razzia (pronociation anglaise : /ˈræziə/) est un terme français, et italien, emprunté à l’arabe algérien : غزية ghaziya(« pillages »). Vient du verbe berbère : ghez (mordre) > sghez (faire mordre, faire paître ses animaux dans le pâturage d’autrui) > aghezzou (pillage, destruction) > razzia ou ghazzia (forme arabisée de aghezzou en dialecte dardja).

Razzia peut désigner :

  • Employé en tant que nom commun : une razzia est une attaque, une incursion rapide en territoire étranger, dans le but de prendre du butin.
  • Le mot razzia est utilisé pour signifier le fait de tout rafler, de tout emporter, comme dans le titre du film français Razzia sur la chnouf.
  • Employé comme nom propre : c’est le nom donné à l’un des personnages de la bande dessinée Les Légendaires.

Bref, la razzia est un comportement traditionnel qui est né et perdure dans les pays arabo-musulmans mais que nos visiteurs d’outre-Méditérranée sont parvenus à exporter en le collant aux babouches des migrants. Et c’est ainsi qu’on le retrouve, entre autres, pratiqué…au sein même des hôpitaux publics français ! Il faut avouer cependant qu’il est favorisé par la pénurie de médecins dans les hôpitaux publics.

Ces dernières semaines, en effet, plusieurs établissements de soins ont été contraints de fermer ponctuellement des services, faute d’anesthésiste-réanimateur ou de médecin urgentiste pour en assurer le bon fonctionnement. Mais des fermetures dues au  » boycott  » lancé par des médecins intérimaires pour protester contre l’application du décret plafonnant depuis le 1er  janvier leur rémunération à 1 404,05  euros brut la garde de 24  heures, soit un peu moins de 65 euros brut de l’heure. Or, il faut que vous sachiez que beaucoup de ces médecins intérimaires sont issus de pays étrangers et, en particulier, du Maghreb.

Ces médecins remplaçants – souvent qualifiés de  » mercenaires « , un peu comme le furent en leur temps les janissaires ou les spahis d’origine chrétienne dans l’armée ottomane… – sont devenus au fil des ans indispensables à l’hôpital public :  » 25  % à 30  % des postes hospitaliers sont vacants, et jusqu’à 90  % dans certaines disciplines et certains établissements « , estime Jacques Trévidic, le président d’Action praticiens hôpital (APH), qui qualifie l’intérim de  » cancer «  de l’hôpital. «  Les intérimaires font tourner la boutique pour obtenir des actes, mais ils ne sont pas investis dans la vie intra-hospitalière ou dans la prise en charge collégiale de patients lourds « , abonde Anne Geffroy-Wernet, la vice-présidente du SNPHAR-e, le syndicat des anesthésistes-réanimateurs.

Alors, en bons marchands de tapis, ils font monter les prix !

Et, en plus, ils se permettent de faire du chantage pour augmenter leurs gains.

Louis-John Endres (1896-1989) : Les Marchands de tapis

Conséquence du rapport de forces engagé par les intérimaires, par le biais notamment de la publication d’une  » liste noire  » des hôpitaux appliquant le décret : les situations de fermetures provisoires apparues ce printemps, encore rares pour le moment, pourraient se multiplier d’ici à l’été. A Bourges par exemple, entre le 10 et le 17  mai, l’hôpital a dû fermer à quatre reprises sa ligne de service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR), n’ayant pas réussi à trouver un médecin urgentiste pour monter dans un véhicule destiné à traiter des urgences vitales, renvoyant les demandes sur les hôpitaux voisins.  » Une situation sans précédent « , reconnaît la direction de cet établissement, qui compte huit urgentistes titulaires et cherche à en recruter seize autres de façon pérenne.

A Dole (Jura), l’hôpital a dû suspendre en mars quelques jours son unité de surveillance continue, qui accueille notamment des patients atteints de détresse respiratoire, faute, là aussi, d’avoir pu recruter un anesthésiste-réanimateur, pour lequel il déboursait jusque-là 1 550 à 1 600  euros brut la garde de 24  heures.

 » On a finalement limité la casse et trouvé un terrain d’entente avec ceux qui venaient régulièrement chez nous, explique Emmanuel Luigi, le directeur. On leur a démontré qu’on était un peu coincés de tous côtés, et ils ont accepté de revenir en  2018. Mais il y a une vraie incertitude pour les années suivantes.  » Ce serait à mourir de rire si ce n’était pas si tragique.

A l’hôpital de Cherbourg, Maxime Morin, le directeur, reconnaît être  » inquiet « pour cet été. «  Il y a deux semaines en août où nous n’avons pas les moyens anesthésiques de maintenir les blocs de chirurgie programmée, dit-il. On est dans une situation très tendue. «  En août  2015, il avait déjà été obligé de fermer les urgences de Valognes, l’hôpital satellite situé à une vingtaine de kilomètres, n’ayant pas réussi à embaucher d’urgentistes pour cette structure à une époque de l’année où ils sont particulièrement demandés.

Coincés entre la nécessité d’assurer la continuité des soins, l’obligation d’appliquer la loi et l’impossibilité matérielle de trouver des médecins, certains directeurs ont fait le choix de repousser l’application du décret.  » Cela aurait un effet sismique chez moi « , confie sous le couvert de l’anonymat le directeur de plusieurs hôpitaux en zone rurale.

C’est comme la dhimmitude : les mercenaires au croissant obligent les dhimmis à payer l’impôt qui leur évite (temporairement) la disparition.

Dans ce type d’établissements, il arrive que des services entiers fonctionnent uniquement avec des médecins  » mercenaires  » payés 14 000  euros par mois pour quatorze jours de travail.  » Ça me coûte les yeux de la tête d’avoir dû internaliser ces intérimaires, témoigne un directeur. L’agence régionale de santé sait que c’est intenable.  » Et pourtant,que fait le gouvernement pour que cela change ? RIEN. Comme toujours.

Du côté des pouvoirs publics, on prétend suivre avec attention ce bras de fer entre hôpitaux et intérimaires.  » Etouffer des établissements appliquant la réglementation est inacceptable du point de vue des principes républicains « , assure-t-on à la direction générale de l’offre de soins (DGOS) au ministère de la santé, où l’on se dit  » choqué sur le plan de la symbolique et des valeurs «  par l’existence d’une  » liste noire « .

Mais, sacrebleu, ce n’est pas une question de symbolique ou de valeurs. C’est de la lâcheté et une capitulation totale du pouvoir régalien. Les « mercenaires » auraient tort de ne pas continuer à nous imposer leur art de vivre…

Fin mars, les agences régionales de santé ont envoyé un courrier aux directeurs d’hôpitaux pour dénoncer  » certaines exigences, parfois démesurées, de la part de médecins dans un contexte délicat de recrutement « , assimilant même ces exigences à une  » forme de chantage « .  » Même si c’est compliqué, nous faisons tout pour tenir bon « , fait-on valoir à la Fédération hospitalière de France (FHF), le lobby des hôpitaux publics.

Directeurs d’hôpitaux, autorités sanitaires et syndicats de médecins hospitaliers titulaires s’étaient tous prononcés en faveur de ce plafonnement, qui doit encore être abaissé ces deux prochaines années de manière à atteindre 1 170,04  euros brut la garde de 24  heures en  2020.

Avant ce texte, témoignent plusieurs acteurs du monde hospitalier, une véritable surenchère pouvait avoir lieu entre établissements, les prix flambant jusqu’à 3 000  euros les 24  heures à Noël ou au 15  août.  » On était arrivé au bout d’une situation, les rémunérations n’avaient plus de limite, et des établissements allaient dans le mur, ce n’était pas viable « , juge Thierry Gamond-Rius, directeur de l’hôpital de Lorient et président de la Conférence des directeurs de centre hospitalier.

Mais, comme si ce racket des hôpitaux par des médecins intérimaires ne suffisait pas, voici un autre scandale qui menace la prise en charge de nos compatriotes.

L’entrée en vigueur au mois de novembre 2017 de la réforme du troisième cycle des études de médecine a entraîné une baisse significative du nombre d’internes de médecine générale en stage dans les hôpitaux publics. A l’origine de cette diminution : une nouvelle maquette prévoyant que ces étudiants  » presque médecin  » effectuent davantage de stages chez des praticiens libéraux au cours de leurs six semestres de formation pratique.

Dans les hôpitaux, où les internes contribuent bien souvent à faire tourner les services, l’impact a été fortement ressenti. A Sedan (Ardennes), par exemple, ce sont huit postes d’interne sur douze qui ont été perdus, quinze sur soixante-dix à Charleville-Mézières. Des pertes qui ont  » renforcé les tensions pesant sur les équipes médicales « , reconnaît la direction du groupement hospitalier réunissant ces deux sites. A Troyes, les urgences pédia-triques ont même dû fermer leurs portes, faute d’internes.  » Nous nous attendions à une baisse, mais je ne pensais pas que nous passerions de six internes à aucun « , a déclaré Philippe Blua, le directeur du site, dans un entretien à L’Est éclair le 2  mai. A Bourges, on affiche également  » zéro interne aux urgences, contre quatre ou cinq les précédents semestres « .

Certains hôpitaux ont dû se résoudre à  » fermer régulièrement «  des plages de consultations, d’autres ont dû davantage recourir à…l’intérim.  » Les hôpitaux sont très impactés « , estime-t-on à la Fédération hospitalière de France (FHF), qui représente les établissements publics.  » Cette réforme a induit une désorganisation assez marquée dans pas mal d’endroits « , insiste Thierry Godeau, le président de la Conférence nationale des présidents de commissions médicales d’établissements de centres hospitaliers, qui regrette la mise en place  » brutale  » de la nouvelle maquette.  » Dans un contexte déjà tendu, c’est un facteur d’aggravation, dit-il. Et on ne peut pas remplacer ces internes parce que nous n’avons pas de médecins à recruter sur le marché.  » Et si l’on « importait » des internes des facultés de la rive sud de la Méditeranée ?…Qu’en pensez-vous ?

Chez les syndicats d’internes, où l’on était demandeur de cette réforme, on ne s’étonne guère de cette situation.  » Il y a certains services qui sont clairement en difficulté, parce qu’ils sont sans internes et sans suffisamment de médecins. Pour l’instant, il n’y a pas de solution miracle, ils se sont débrouillés « , explique Maxence Pithon, le président d’ISNAR-IMG, le syndicat des internes de médecine générale.

 » C’est un phénomène intéressant, ajoute Jean-Baptiste Bonnet, le président de l’intersyndicale nationale des internes (ISNI). On nous reproche d’avoir une formation trop hospitalière, mais, quand on fait plus de stages dans le libéral, on nous dit que les hôpitaux ne tournent plus. Cela veut donc dire que le nombre de médecins est insuffisant.  » CQFD.

Plusieurs directeurs d’hôpital font enfin valoir qu’une telle baisse risque de poser des problèmes de recrutement à l’avenir, l’internat permettant souvent à un médecin de découvrir un établissement et un territoire, lui donnant ensuite l’envie de s’y installer en libéral ou à l’hôpital.

Bref tout va bien dans le monde dévasté de la santé publique française !

Le 24 mai 2018.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la Santé publique. « 

Le 9 septembre 2019.

Les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

7 Sep

La richesse des archives de notre blogue est telle que l’idée nous est venue de rappeler au souvenir de nos amis lecteurs (surtout ceux qui viennent de naître !) quelques-uns des articles que nous y avons publiés. En voici un exemple avec un article concernant la réforme des retraites et publié en juin 2019. Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride !

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Retraites : beaucoup ont du souci à se faire.

 

 » Une fois encore nous avions prévenu. La nomination de Jean-Paul Delevoye à la tête du haut-commissariat à la réforme des retraites, en septembre 2017, s’annonçait comme un très mauvais choix (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/09/15/ce-qui-devait-arriver-arriva-aussi-attendez-vous-au-pire/).

Car nous n’oublions pas que cet omnibus de la politique (qui s’est arrêté, successivement, aux gares de l’UMP, de LR, du PS – à Bapeaume – et enfin de La République en Marche !) a refusé, lorsqu’il présidait le Conseil économique et social (CESE), de prendre en compte la pétition de plus de 700 000 personnes, organisée par La Manif pour tous et présentée par Philippe Brillaut, maire du Chesnay en février 2013. Et nous n’oublions pas, non plus, que le tribunal administratif a condamné cette décision du CESE le 30 juin 2014 sans faire sourciller qui que ce soit, la loi Hollande-Taubira ayant été adoptée dans l’intervalle…(https://www.la-croix.com/Actualite/France/Le-juge-administratif-donne-raison-a-la-Manif-pour-tous-2014-06-30-1172297).

Et voilà que maintenant les menaces planent sur notre système de retraites…à l’initiative du même Delevoye.

Avant même de fonder, en 2025, un régime universel de retraites, le gouvernement pourrait ainsi prendre des dispositions dès cet automne afin de changer les règles du système actuel et de réaliser des économies. Cette hypothèse a été confirmée, mercredi 26 juin à Paris, par Jean-Paul Delevoye lui-même, en marge d’un colloque organisé par l’Institut des politiques publiques. « Il y a un débat là-dessus (…), ça fait partie des arbitrages [à rendre] », a déclaré le haut-commissaire chargé de la réforme. Or, le fait d’envisager un déplacement des curseurs à brève échéance, dans une optique budgétaire, ne correspond pas au dessein initial et risque de compromettre l’un des plus grands chantiers du quinquennat.

Emmanuel Macron l’avait assuré, haut et fort, dans un entretien au Point, quelques semaines avant le premier tour de la présidentielle : « Nous n’avons pas besoin d’une énième réforme d’ajustement des paramètres pour faire des économies de court terme sur le dos des retraités. » Cette promesse avait été réaffirmée, en janvier 2018, dans un discours prononcé lors de l’audience de rentrée de la Cour des comptes : « Je refuse ce que j’appelle les réformes paramétriques, les approches comptables qui rognent des droits sans offrir de nouvelles perspectives. »

Mais ce temps semble désormais révolu car les données du problème ont changé, depuis. Pour répondre aux attentes des « Gilets jaunes », le gouvernement a lâché du lest, notamment en revalorisant la prime d’activité et en accordant cette prestation à un plus grand nombre de personnes. Des dépenses supplémentaires, qu’il faut désormais financer (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/06/26/la-galere-du-financement-des-promesses-demmanuel-macron/).

Parallèlement, la croissance s’est ralentie, ce qui obère les rentrées de cotisations sociales. S’y ajoutent les récentes projections du Conseil d’orientations des retraites (COR), qui montrent que le système va revenir à l’équilibre plus tard que prévu : 2042, dans le meilleur des cas, soit six années de plus par rapport aux simulations réalisées en 2018.

D’ici à 2022, à législation inchangée, le dispositif resterait dans le rouge à hauteur de – 0,4 % du PIB alors que le COR tablait, l’an passé, sur un ratio de – 0,2 %. Des pourcentages qu’il convient toutefois de manier avec précaution car ils résultent de calculs où les projections de ressources sont « très conventionnelles », explique Pierre-Louis Bras, président du COR. Or, qui dit conventions dit aussi des choix, par nature arbitraires. Pour M. Bras, il est plus pertinent de scruter la part des dépenses de retraites dans le PIB, car un tel indicateur permet de soupeser l’effort à demander aux actifs afin de payer les pensions. Du reste, ce ratio devrait se stabiliser ou baisser dans les décennies à venir.

Même s’il convient de rester prudent sur la dégradation, provisoire, des comptes du système, une question a resurgi au sein de l’exécutif : pour assainir les finances publiques tout en faisant face aux besoins à venir, ne conviendrait-il pas de modifier le paramétrage des régimes de pension ? C’est le chef du gouvernement, Edouard Philippe, qui a été le premier à s’aventurer publiquement sur ce terrain, à la mi-mars, en s’interrogeant sur l’éventualité de faire « travailler plus longtemps » les actifs, de manière à engranger davantage de recettes (tirées des cotisations sociales).

La justification invoquée à l’époque était de s’assurer que « la dépendance soit totalement prise en charge ». Si cette motivation-là a disparu, depuis, l’idée d’allonger la durée d’activité, elle, est restée. Au point d’être défendue par le président de la République, lors de sa conférence de presse du 25 avril. Une solution, a-t-il dit, peut être trouvée « sans bouger » l’âge légal de départ à la retraite (62 ans) : elle passerait par la création d’une « décote [minorant le montant de la pension], qui incite à travailler (…) plus longtemps », c’est-à-dire au-delà de 62 ans.

Dans cette perspective, plusieurs scénarios sont sur la table. L’un d’eux consisterait à accélérer le calendrier de la loi Touraine de 2014. Ce texte avait augmenté la durée de cotisation requise pour être éligible à une retraite à taux plein : 167 trimestres pour ceux qui sont nés entre début 1958 et fin 1960 ; 168 pour les générations 1961-1963 et jusqu’à 172 pour ceux nés à partir de début 1973. Cette mécanique doit s’enclencher petit à petit, à partir de 2020 et jusqu’en 2035. Du fait de son caractère progressif, les économies induites par cette réforme ne sont pas immédiates, comme le souligne un document du COR paru en 2016 : l’impact « est modéré à court terme », avant de progresser « dans le temps » : « Ainsi, les masses de pensions servies par l’ensemble des régimes sont quasiment stables en 2020 puis diminuent de 4,8 milliards d’euros en 2030 (soit 0,16 point de PIB) et enfin d’environ 10,2 milliards d’euros à l’horizon 2040 (soit 0,3 point de PIB). »

Mais le gouvernement, lui, voudrait que de tels résultats soient obtenus plus rapidement. C’est la raison pour laquelle il envisage de changer le tempo fixé dans la loi de 2014 – par exemple en élevant d’un trimestre par année (et non plus tous les trois ans) la durée de cotisation nécessaire pour le taux plein. Dans cette configuration, les 172 trimestres seraient réclamés dès la génération 1963 (au lieu de 1973, dans la réglementation d’aujourd’hui). L’hypothèse d’un allongement de la période d’affiliation est effectivement à l’étude, indique Laurent Pietraszewski, député LRM du Nord, pressenti pour être le futur rapporteur du projet de loi.

Elle correspond aussi à un souci d’« équité », complète-t-il, en faisant l’observation suivante : si le système universel voit le jour en 2025, l’accroissement de la durée de cotisation programmée de 2025 à 2035 par la loi Touraine ne sera pas mise en œuvre et plusieurs tranches d’âge seront donc épargnées. En d’autres termes, les ajustements qui sont envisagés viseraient à ce que tous les assurés soient logés à la même enseigne, en 2025.

D’autres pistes sont examinées. Par exemple une minoration accrue de la pension de base des salariés du privé qui décident de partir avant d’avoir acquis tous leurs trimestres. L’option de « l’âge d’équilibre » ou « âge pivot » circule aussi : cette référence coexisterait avec l’âge légal et aurait pour but d’inciter les assurés à rester en emploi au-delà de 62 ans. Un tel mécanisme est évoqué pour le régime universel en cours de construction mais il pourrait aussi être mis en place, dans le régime d’aujourd’hui.

« Le but est de tirer du fric à gogo, se désole un haut gradé syndical. La question de l’équilibre du système est un cache-sexe grossier. » Surtout, le coût politique de tels changements pourrait s’avérer élevé : en 2017, M. Macron avait promis qu’il ne changerait pas les règles « pour ceux qui sont à cinq ans de l’âge de départ » ; cet engagement ne serait plus tenu, quel que soit le scénario retenu, puisque des personnes liquidant leur pension à compter de 2020 pourraient être touchées.

« Comment concilier une réforme paramétrique à court terme et une réforme structurelle ? Objectivement, ça devient compliqué, estime Pierre Mayeur, directeur de l’Ocirp, un organisme de protection sociale complémentaire, et ex-patron de la Caisse nationale d’assurance-vieillesse. Il faut choisir ses combats. »Toutes ces réflexions « parasitent un peu la réforme Delevoye », juge Serge Lavagna (CFE-CGC) : si elles se concrétisent par des règles plus dures, à partir de 2020, la réaction de l’opinion publique risque d’être très négative, poursuit-t-il : « Et je ne parle même pas des organisations syndicales. » La CFDT en fait « une ligne rouge ». « Le système de retraite n’a pas besoin de mesures paramétriques nouvelles,considère Frédéric Sève, chargé du dossier à la centrale cédétiste. Les salariés ont fait les efforts nécessaires par le passé. Ce n’est pas parce que l’Etat n’arrive pas à équilibrer son budget que les actifs devraient travailler plus longtemps. » Sans attendre les arbitrages, Force ouvrière a appelé, mercredi, à un rassemblement le 21 septembre contre la réforme systémique.

Au sein de la majorité, des voix s’élèvent déjà pour manifester de la préoccupation. « Ça m’inquiète et je ne suis pas la seule, confie Corinne Vignon, députée LRM de Haute-Garonne et présidente du groupe de travail transpartisan à l’Assemblée sur ce dossier. Je suis consciente qu’il y a des problèmes budgétaires mais je serai extrêmement vigilante car pour moi, c’est de nature à mettre en danger la réforme systémique. Non seulement vis-à-vis des organisations syndicales auprès de qui M. Delevoye s’est engagé mais aussi de l’opinion publique qui va penser qu’il y a une entourloupe alors qu’on leur a vendu une réforme positive. »

Mercredi, le haut commissaire a précisé que son rôle était de « voir » si les décisions à venir sont « compatible[s] avec la nature du projet » qu’il porte. « Le court et le moyen terme ont toujours été les deux composantes de la vie politique », a-t-il ajouté. L’un des enjeux maintenant est de savoir si le gouvernement parviendra à les concilier.

Mais une politique du grand écart permanent risque de trouver rapidement ses limites.

Le 30 juin 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA. »

Le 7 septembre 2019.

Les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

30 Août

Dans la foulée de notre article de ce matin, consacré aux « SECTIONS SPECIALES » de certains de nos tribunaux et, en particulier au jugement que vient de rendre le tribunal de Gap contre les jeunes identitaires qui avaient occupé le col de l’Echelle (Hautes-Alpes) en avril 2018 (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/30/justice-retour-aux-annees-les-plus-sombres-de-notre-histoire/), voici l’une de nos archives portant sur l’appel honteux lancé à l’époque par l’évêque de Gap en faveur des migrants. Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride !

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Le scandaleux appel de l’évêque de Gap en faveur des migrants.

 

En réponse à la courageuse entreprise des jeunes patriotes de Génération Identitaire visant à interdire aux migrants sub-sahariens le franchissement clandestin de la frontière franco-italienne au Col de l’Echelle, le lobby immigrationniste bat le rappel de ses troupes ! Il est ainsi parvenu à prendre dans ses filets le malheureux évêque de Gap et d’Embrun, Xavier Malle, qui s’est cru autorisé à rédiger un appel à la solidarité nationale en faveur des hordes migrantes. En voici le texte dont il serait utile qu’il reçoive l’accueil qu’il mérite de la part des Français du département des Hautes-Alpes mais aussi d’ailleurs : écrivons à cet évêque et disons-lui tout le bien que nous pensons de sa calamiteuse démarche.


Aidez-nous !

Trois actions presque concomitantes se sont déroulées dans les Hautes-Alpes. Samedi 21 avril, au col de l’Echelle, un groupe anti-migrants simulait une frontière*, tandis qu’au même moment, à Gap, un groupe altermondialiste demandait la suppression des frontières. Le lendemain, en réaction au premier, un troisième groupe faisait passer par force la frontière à des migrants. Comme évêque du diocèse de Gap et d’Embrun dans les Hautes-Alpes, j’estime que nos montagnes ne sont pas un terrain de jeu politique où pourraient librement s’affronter des personnes, d’un bord comme de l’autre, instrumentalisant les migrants. La situation étant assez compliquée, nous n’en avons vraiment pas besoin.

En revanche, nous avons besoin de l’aide de la communauté nationale. Si, en 2016, les Hautes-Alpes ont accueilli 60 mineurs non accompagnés, ils étaient plus de 1 200 en 2017. Nous sommes le premier département en accueil de mineurs par habitant. Après une période de flottement et finalement avec persévérance, le conseil départemental et l’Etat ont pris leur responsabilité, pour la mise à l’abri des mineurs, comme l’impose, à juste titre, notre droit. Les paroissiens de Gap et de Briançon se sont également mobilisés, répondant à l’appel du pape François.

Ainsi, pendant quatre mois, d’août à novembre, jusqu’à 60 mineurs ont été accueillis pour la nuit dans les salles paroissiales à Gap. La préfecture ayant réussi à trouver des solutions pour les nuits, le Secours catholique fait depuis un accueil de jour. Dans tous les cas, cet accueil est réalisé avec l’aide de nombreux bénévoles d’autres associations ou d’individuels. Que chacun soit remercié.

« Il nous faut préparer l’intégration dans notre société de ces mineurs »

Mais, d’une part, la situation se tend à nouveau avec la fin de l’hiver et, d’autre part, les bénévoles sont épuisés. J’en appelle donc à la solidarité nationale. Aidez-nous, aidez le Secours catholique, aidez le département des Hautes-Alpes qui ne compte que 140 000 habitants à l’année dans ses magnifiques vallées. Aidez-nous à créer les structures durables pour l’accueil des mineurs non accompagnés. J’en appelle aussi au travail collaboratif entre tous les acteurs du terrain, dont le Secours catholique et les paroisses, dans un dialogue renouvelé avec l’Etat.

Aucun d’entre nous, tout seul, n’a la solution. Pas plus l’Etat que les associations. C’est ensemble que nous pouvons faire face. Travaillons ensemble et non plus côte à côte.Mgr Xavier Malle, évêque de Gapà franceinfo

D’autant qu’il nous faut passer à une seconde phase. Tout en continuant l’accueil d’urgence, il nous faut préparer l’intégration dans notre société de ces mineurs, dont la plupart vont rester en France. Cela passe par la culture, la littérature, la langue ; tout ce qui fait notre civilisation, avec ses racines chrétiennes et la présence de toutes les religions, dans le cadre des valeurs partagées de notre pays. A terme, c’est l’unité, la cohésion de la France qui est en jeu. Ne croyons pas que cette ‘crise migratoire’ soit passagère. Elle est mondiale et durable, aussi bien en Amérique latine qu’en Asie et en Europe.

Je n’ai pas la solution ; alors quelle est ma mission d’évêque ? Elle me semble de proposer des critères de discernement et de confirmer les chrétiens dans leur mission. Le principal critère pour un chrétien est de suivre ce qu’a dit et ce qu’a fait Jésus, le fils de Dieu. L’évangéliste Matthieu le rapporte ainsi au chapitre 25 de son évangile :

« Le roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? Tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? Tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? Tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? Tu étais nu, et nous t’avons habillé ? Tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ »

En servant ces mineurs non accompagnés, c’est Jésus que nous servons.

« Défendre les plus fragiles, tous les plus fragiles »

Depuis le mois d’août, j’entends beaucoup d’idées reçues auxquelles mon expérience permet maintenant de répondre :

On créerait un appel d’air en donnant à manger aux migrants et en leur proposant un matelas. En vérité, ils sont là, nombreux, de l’autre côté des Alpes. Que fait-on en Europe pour aider l’Italie ?

On pourrait distinguer migrants économiques et réfugiés politiques, les premiers n’ayant pas vocation à rester sur le territoire national. Cette distinction est de plus en plus floue. C’est bien en grande partie pour des raisons politiques que les conditions de vie sont déplorables dans leurs pays. Que fait-on pour aider à la bonne gouvernance et au développement des pays d’origine ?

On favoriserait la délinquance et le chômage. Mais il n’y a aucune délinquance de la part des mineurs migrants que l’on accueille dans les paroisses et au Secours catholique à Gap et à Briançon. Ils ont tellement souffert qu’ils sont des mineurs mûrs et responsables. Et ils n’ont pas l’âge de travailler, mais d’aller au lycée. Pourquoi ne peut-on les prendre au lycée dès leur arrivée, même pour peu de temps ?

On ne s’occuperait pas de la misère des gens chez nous en s’occupant des migrants. Je peux vous dire que les actions du Secours catholique et des autres associations envers les personnes qui ont besoin d’aide dans les Hautes-Alpes n’ont en rien diminué. Qui est prêt à venir donner un coup de main au Secours catholique ?

On s’occuperait des migrants et pas des autres questions de la doctrine sociale de l’Église. C’est ma joie d’être évêque de l’Eglise catholique qui défend les plus fragiles, migrants et réfugiés, malades en fin de vie, enfants à naître. Essayons d’être cohérents. Qui est prêt à défendre à la fois le migrant et l’enfant à naître ?

Pour conclure, je citerai la lettre encyclique du pape Benoît XVI (Caritas in veritate, 2009): « Il faut qu’il y ait un renouveau de la pensée pour mieux comprendre ce qu’implique le fait que nous formons une famille. »

Mais le pire, dans cette affaire, n’est-il pas qu’un pasteur de l’Eglise instrumentalise ce qu’il croit avoir compris du christianisme et ses ouailles elles-mêmes pour ajouter sa pierre au « Grand Remplacement » du peuple français ?

Armoiries de Mgr Xavier Malle : cherchez l’erreur.

Le 27 avril 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Rappelons à l’évêque que les identitaires ne SIMULAIENT PAS UNE FRONTIERE. Cette frontière, entre la France et l’Italie, existe bel et bien mais elle n’est tout simplement pas respectée par les envahisseurs, avec d’ailleurs la complicité d’un certain nombre de collabos, comme la France en a connu dans « les heures les plus sombres de son histoire« .

Le 30 août 2019.

Dans les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

28 Août

La richesse des archives de notre blogue est telle que l’idée nous est venue de rappeler au souvenir de nos amis lecteurs (surtout ceux qui viennent de naître !) quelques-uns des articles que nous y avons publiés. En voici un exemple avec le dernier Bulletin climatique de la République française, publié au lendemain des dernières élections présidentielles, le 8 mai 2017. Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride !

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 » Dès la fondation du Conseil dans l’Espérance du Roi (CER), en mars 2012, et dans la foulée de l’élection du candidat socialiste, François Hollande, à la présidence de la République nous étions convaincus que les cinq années qui s’ouvraient à nous seraient les pires que la France aurait à connaître depuis la dernière guerre mondiale.

Nous savions quelles seraient les conséquences catastrophiques de cette situation pour notre pays et la vie de nos compatriotes. Nous l’avons d’ailleurs exprimé par deux Consilium Consultes très explicites. Celui du 11 octobre 2012 proclamant la Patrie en danger  (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2012007-du-11-octobre-2012-proclamant-la-patrie-en-danger/) et celui du 1er janvier 2013 ordonnant la mobilisation générale  (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2013001-du-1er-janvier-2013-ordonnant-la-mobilisation-generale/).

Et pourtant, jamais, depuis 1873, nous n’avons été si proches de pouvoir y mettre un terme pour donner à la France la chance de revenir au seul régime politique qui puisse lui être bénéfique : la monarchie.

Il nous a semblé alors indispensable de témoigner jour après jour du déclin de la France et des malheurs croissants des Français consécutifs à la gouvernance désastreuse qui venait d’être mise en place et de réunir à cette fin le plus grand nombre de preuves afin de les remettre à la Chambre d’instruction pour le Tribunal de l’Histoire que nous avons fondé par le Consilium Consulte du 10 février 2013 (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/02/10/consilium-consulte-n-2013002-portant-creation-de-la-chambre-dinstruction-pour-le-tribunal-de-lhistoire-cith/).

Nous l’avons fait, en particulier, grâce à la rédaction d’un Bulletin climatique quotidien de la République française qui avait pour objectif de rassembler les faits les plus marquants de la vie politique, sociale, économique ou culturelle de notre pays telle qu’elle résulte des institutions en place et de l’action mortifère de l’oligarchie médiatico-politique au pouvoir. De décrire en somme le climat dans lequel vécurent la France et les Français au long du quinquennat de François Hollande.

La somme des informations que nous y avons publiées et commentées est considérable (1338 Bulletins à ce jour)* et constitue un exceptionnel témoignage pour les générations à venir. Nous avons consacré à ce travail beaucoup d’efforts et plus encore de temps. Que toutes celles et tous ceux qui nous ont encouragés et nous ont aidés en soient chaleureusement remerciés…Mais que le soient aussi tous ceux qui nous ont fait l’amitié de nous lire !

Cinq ans plus tard, tout ce que nous avions annoncé s’est hélas produit…au-delà même de nos craintes. Mais nous avions néanmoins le secret espoir que, aidés de nos observations et de nos réflexions, nos compatriotes ouvriraient enfin les yeux sur les calamités engendrées par la République et en déduiraient l’impérieuse nécessité d’y mettre fin.

Ils ne l’ont pas fait et ne nous ont pas entendus.

Mystifiés par la désinformation des médias aux mains des plus grands groupes financiers cosmopolites et par le bagou d’un jeune illusionniste aux dents longues et aux mains d’une camarilla sans foi ni loi, ils ont choisi de laisser notre pays perdre son âme.

Désormais assujettie aux ploutocrates mondialistes, sous le joug d’une Union européenne germanisée et livrée à l’invasion de hordes barbares, la France va inexorablement sortir de l’Histoire. Détruite par la volonté de ses ennemis et l’aveuglement de ses propres enfants.

Les Bulletins climatiques quotidiens de la République française, publiés sur le blogue du CER, ayant ainsi perdu toute vertu pédagogique pour éclairer nos compatriotes, ils ne se justifient plus et votre serviteur a donc décidé, avec tristesse, d’y mettre fin.

Mais le blogue du CER continuera bien sûr, avec d’autres armes et sur d’autres terrains, à oeuvrer pour le retour du Roi qui restera pour la France l’ultime planche de salut.

Sic Transit Gloria Mundi.

En ce 8 mai  2017.

Jean-Yves Pons, OCSG, CJA. »

 

Le 28 août 2019.

* Notez aussi qu’à la date du 28 août 2019,

7 208 articles ont été publiés sur notre blogue.

Ce qui vous donne une idée de l’importance de la base de données actuellement disponible et accessible par nos différents modes de classements des informations (bande passante à main droite) et bien sûr par notre moteur de recherche. Ne vous en privez pas et…n’hésitez pas à en faire profiter vos amis.

Dans les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

27 Août

La richesse des archives de notre blogue est telle que l’idée nous est venue de rappeler au souvenir de nos amis lecteurs (surtout ceux qui viennent de naître !) quelques-uns des articles que nous y avons publiés. En voici un exemple consacré aux armoiries de la France et publié le 15 août 2016. Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride.

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La face volontairement cachée de l’identité de la France.

 

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Nous avons dû subir pendant de longs mois, avant qu’elle ait la fin piteuse qu’elle méritait, la guignolade sarkozienne pompeusement intitulée « Débat sur l’identité de la France ». Ouvrir ce débat après 1500 ans d’un destin hors du commun ne peut témoigner que de la consternante amnésie des uns et de la perfide volonté de nuire des autres. On y vit d’ailleurs s’affronter, sans la moindre sincérité tant leur connivence est avérée, les gesticulations électoralistes des Diafoirus au pouvoir et les cris d’orfraie des Grands-Prêtres du métissage. En vérité ce débat n’est pas le nôtre. C’est celui de la République, de ses mensonges et de ses échecs. L’accepter c’est se laisser corrompre par une démarche relativiste dans l’air du temps mais dont l’unique objectif est précisément la négation de l’identité française.

Tenter de lire l’avenir de notre pays dans les racines de son histoire et s’interroger sur les menaces qui pèsent sur lui est une démarche éminemment louable et sans doute nécessaire face aux avancées de la barbarie. Mais est-elle suffisante si elle ne donne pas à voir la clé de notre identité ? Fernand Braudel nous mettait pourtant sur la voie dans son livre-testament (1) : « Une nation ne peut être qu’au prix de se chercher elle-même sans fin, de s’opposer à autrui sans défaillance, de s’identifier au meilleur, à l’essentiel de soi, conséquemment de se reconnaître au vu d’images de marque, de mots de passe… ».

Mais quelles sont alors ces « images de marque », ces « mots de passe » qui permettraient aux Français de penser, vouloir, agir, construire ensemble pour vivre et mourir ensemble, en dehors des élucubrations des penseurs de la modernité ? La réponse à cette question est, à nos yeux, des plus simples.

Depuis la nuit des temps les hommes et les peuples qu’ils constituent ont connu le besoin et même la nécessité d’exprimer leur identité par des systèmes emblématiques tant il est vrai, même si cela échappe désormais à nos prétendues élites, que tout emblème est signe d’idéal et de volonté. Cette forme particulière de métaphore connut son apogée en France, « Mère des arts, des armes et des lois », dans la première moitié du XIIème siècle avant de s’étendre à l’ensemble de l’Europe occidentale puis bien au-delà : il s’agit des armoiries et du système héraldique que des règles, si rigoureuses et pourtant si simples, et une langue, si particulière et pourtant si poétique, différencient de tous les autres systèmes emblématiques, antérieurs ou postérieurs, militaires ou civils.

Ce système s’inscrit totalement dans le jeu fondamental du « cacher/montrer » qui caractérise si bien les signes d’identité à ce moment de l’histoire. Nous y voyons d’ailleurs l’une des expressions les plus explicites de ce que l’historien Jacques Le Goff résume si bien lorsqu’il met en valeur l’invention de « l’intériorité » à l’époque médiévale (2) : « Au-delà de l’œil et de l’oreille externes, il y a l’œil interne et l’oreille interne, combien plus importants car ce qu’ils perçoivent, c’est la vision divine, la parole et la rumeur du monde le plus réel, celui des valeurs éternelles ». Et c’est ainsi qu’à la question : « qu’est-ce que la France ? » la réponse, pendant sept siècles et aux yeux du monde, fut toujours : « le royaume des lis ». Ne cherchez pas ailleurs car tout est là…

Lorsque naissent les armoiries, la fleur de lis constitue déjà un très ancien symbole de pureté et de fécondité (on la trouve utilisée en ce sens dans plusieurs civilisations orientales dès le troisième millénaire avant notre ère avant que les gaulois ne se l’approprient et l’installent sur leurs monnaies) mais aussi de souveraineté. Très vite cependant, sous l’influence de Suger, abbé de Saint-Denis, et de Saint Bernard de Clairvaux prêchant sur le Cantique des cantiques, elle acquit une nouvelle dimension à la fois christologique (« Je suis la fleur des champs et le lis des vallées », Cant. -2,1) puis mariale (« Comme un lis au milieu des épines, telle est ma dame au milieu des lis », Cant.2,2) et même cosmique (le semé de fleurs de lis d’or sur un champs d’azur des vêtements royaux, à partir de Louis VI et Louis VII, rappelant que le roi de France est médiateur entre le ciel et la terre, entre Dieu et son royaume).

C’est aussi de cette époque que date l’association de la couleur bleue (azur) à la nation française. Hervé Pinoteau résume admirablement ce caractère si particulier non seulement du roi mais aussi de ses emblèmes : « Notre roi portait ainsi la livrée du Dieu de l’univers… ». Et c’est ainsi que le caractère sacré de la royauté française et l’origine « célestielle » (comme cela se disait autrefois) de sa mission furent à l’origine de ses armoiries puis de celles de la nation française : sur les vêtements, les oriflammes puis l’écu du roi apparurent les fleurs de lis d’or sur un champs d’azur, d’abord sans nombre (semé) comme un ciel constellé d’étoiles, puis réduites au nombre de trois (en l’honneur de la Sainte Trinité) à partir de la fin du règne de Charles V.

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Mais c’est ainsi également que se trouvent réunis dans cet emblème, à la dimension symbolique à nulle autre pareille, l’ensemble des éléments constitutifs de l’identité de la France tels que les rappelle Paul-Marie Coûteaux (3) : la foi partagée, une langue (celle du blason ayant été universellement le Français), des partages historiques (une mémoire, des rituels, un imaginaire culturel, etc.), enfin la souveraineté. Une fois encore nul mieux qu’Hervé Pinoteau ne saurait résumer le lien entre l’emblématique et la symbolique : « Superbe signe apotropaïque, expression d’une royauté dynamique au service de Dieu et donc aidée par le ciel, les armes de France sont emblème de combat alors même qu’il s’agit là de fleurs, lesquelles, chose admirable, mettaient en fuite les bêtes féroces arborées par les autres princes de la chrétienté ».

Lorsqu’en 1964 l’historien Pierre Francastel (dans la préface du catalogue d’une exposition du musée Guimet) affirmait que «…Les signes parlent au premier regard et disent toujours beaucoup plus que ce qu’ils ont pour fonction de dire » il n’imaginait peut-être pas combien ce point de vue pourrait être d’actualité en 2010 dans un débat sur l’identité nationale. Il suffit de voir la pérennité de l’usage des fleurs de lis sur d’innombrables objets de luxe, bijoux, ferronnerie, tissus, objets d’ameublement, etc. pour comprendre combien la mémoire collective est vivante !

Les révolutionnaires ne s’y sont d’ailleurs pas trompés lorsque, dans leur délire destructeur et leur obsession régénératrice, ils abolirent en juin 1790 les armoiries du roi et des particuliers mais aussi, par le fait même, celles de la France. La République ne s’y trompe pas davantage en refusant depuis septembre 1870 un emblème héraldique à la France et aux Français en se cramponnant au seul drapeau tricolore (article 2 de notre Constitution) dont l’histoire apparaît bien mince en regard de celle de la fleur de lis et même d’autres emblèmes qui accompagnèrent l’histoire de notre pays au fil des siècles (4). En effet, ni Marianne, allégorie de la République qui ne s’enracine dans aucun système emblématique, ni les bonnets (qu’ils soient « rouges », « phrygiens » ou « de la liberté ») par trop associés aux débordements de la Terreur (au point d’en avoir effrayé Robespierre lui même !), ni les monogrammes RF (lettres initiales de République française) aux styles incertains et variables, et moins encore les faisceaux de licteur ou autre pelta hérités de la Rome antique ne sont des emblèmes dignes de la France ; seul le coq parvient à survivre tant bien que mal grâce à ses accointances…sportives ! Et ce n’est pas le logo tricolore de la République, imposé sans concertation en 1999 par les services du Premier Ministre de l’époque (Lionel Jospin) et qui fleurit depuis sur tous les documents officiels, qui peut en tenir lieu : nous y observons le profil blafard d’une Marianne grimaçante se détournant d’un ciel sans nuage pour se perdre dans le rouge violent du drapeau tricolore.

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Ce terrible particularisme, qui fait de la France le seul pays d’Occident sans armoiries d’Etat, en dit long sur la volonté de déculturation de l’oligarchie au pouvoir qui s’efforce de cacher la véritable face de l’identité de la France sous le faux débat dont on nous a rebattu les oreilles. A l’inverse, dans l’ensemble des pays occidentaux, l’héraldique en général et les armoiries d’Etat en particulier constituent encore aujourd’hui une part essentielle et inaliénable du patrimoine, non seulement historique ou culturel, mais aussi politique. Aucun de ces pays n’a, il est vrai, commis la faute d’élever au rang de religion d’Etat la folle idée de faire du passé…table rase ! Il n’est qu’à voir la vitalité des artistes créateurs en ce domaine autant que des institutions chargées de ces questions emblématiques : les pays du nord de l’Europe sont ici particulièrement imaginatifs tandis que ceux du sud ou de l’est mettent davantage l’accent sur la redécouverte et la mise en œuvre des sources anciennes.

En France seuls quelques rares héraldistes survivent en ayant miraculeusement échappé à la mort lente de l’oubli. Ils ont compris qu’une renaissance est possible par la base et non par le sommet de la pyramide sociale. C’est ainsi qu ‘après la grande vogue des « logos » initiée par les élites post-soixantehuitardes nous observons un regain d’intérêt pour l’héraldique municipale et associative. La parution d’ouvrages spécialisés, l’organisation de colloques ou d’expositions mais aussi le développement de sites internet dédiés à cette science annexe de l’histoire témoignent de la pérennité du besoin emblématique de nos compatriotes, confrontés à une grave et inquiétante détérioration de notre tissu social. Gageons qu’un emblème héraldique d’Etat pourrait avoir de nouveau un rôle favorable sur la cohésion sociale de notre pays comme sur son image de marque au sein de la communauté internationale.

Mais, disons-le clairement, nous n’accepterons pas les vociférations des ayatollahs de la République qui prétendent qu’il est inconcevable (car politiquement incorrect) d’utiliser les armoiries de la France monarchique. Ce sont en effet les mêmes qui nous ont enchaînés à une institution politico-économique dont ils ne cessent de nous vanter les mérites et qu’ils nomment l’Union européenne. Celle-ci est aujourd’hui composée de vingt huit Etats, sept monarchies et vingt et une républiques : tous ces états se sont appropriés, sans le moindre conflit politique ou social, les anciennes armoiries de leurs pays ou de leurs monarques, les considérant comme des signes de souveraineté et de continuité nationale. Au nom de quoi ceux-là même qui, depuis cent cinquante ans, s’avèrent incapables de proposer le moindre projet d’emblème national susceptible de réconcilier, de rassembler et de mobiliser nos compatriotes leur interdiraient-ils de redécouvrir et d’adopter les armoiries qui accompagnèrent les gloires de la France pendant tant de siècles?

En ces moments où les menaces s’accumulent autour et au sein même de notre pays, il faut nous dresser contre cette nouvelle tyrannie des temps modernes afin que les armes de la France redeviennent un signe d’espoir et d’une mission sacrée. Alors…à vos armes citoyens !

Armoiries-France-royale

Le 15 août 2016, Fête nationale de la France.

Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux Affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire du CER.

Dans les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

18 Août

Nous nous gaussions ce matin de la fausse ignorance mais authentique mauvaise foi du quotidien Le Monde à propos des dangers sanitaires résultant de l’installation et de la progression du nombre des foyers de moustiques-tigre en France (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/18/quand-le-monde-decouvre-linstallation-en-france-et-les-dangers-du-moustique-tigre/).

Il suffisait pourtant à ses investigateurs de lire le blogue du CER chaque année depuis plus de cinq ans pour être informés sur ces calamités infectieuses résultant du mondialisme et de l’une de ses pires conséquences : les déplacements de population, qu’ils soient apparemment réjouissants comme le tourisme de masse ou carrément funestes comme les nouvelles « Grandes invasions barbares« .

En voici un exemple dans un article déjà ancien et que nous avons publié le 12 juillet 2014, dans le Bulletin climatique de la République française (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/07/12/bulletin-climatique-quotidien-1213-juillet-2014-de-la-republique-francaise/) :

Nous ne sommes pas menacés que par le virus Ebola…

Dont nous avons déjà souligné non seulement la gravité mais aussi le risque qu’une contamination finisse par se produire en France par le biais d’une immigration débridée (Lire « Comment voulez-vous que nous y échappions ? » https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/07/03/bulletin-climatique-quotidien-3-juillet-2014-de-la-republique-francaise/).Mais il y a peut-être pire en terme quantitatif.

Entre 2005 et 2006, une grave épidémie de chikungunya a déjà frappé La Réunion : 266.000 personnes avaient été contaminées par le virus et 250 en étaient mortes. Et voilà qu’une nouvelle épidémie de chikungunia se répand depuis décembre 2013 aux Antilles. « Épidémie majeure » : c’est en ces termes que la ministre de la Santé Marisol Touraine l’a qualifiée, hier. Avec « 5.000 nouveaux cas par semaines », selon les déclarations de la ministre, l’épidémie, qui a déjà causé 33 décès et 1.000 hospitalisations, ne faiblit pas.

Véhiculé par les piqûres de moustiques, le chikungunya se caractérise par de fortes fièvres et des douleurs articulaires parfois violentes. Les services sur place sont sur le qui-vive puisque les îles de la Caraïbe entrent dans la saison des pluies, propice à la reproduction des moustiques, ce qui « fait craindre une augmentation du nombre de cas ». Des renforts de la Sécurité civile sont déjà arrivés mercredi soir pour éliminer les flaques d’eau résiduelle situées sur les toits, pour éviter que les femelles moustiques n’y pondent leurs oeufs.

Mais le pire est sans doute à venir. Les autorités redoutent en effet la période de grandes vacances scolaires, qui rime avec un afflux de quelque 400.000 personnes dans les Antilles-Guyane, majoritairement des antillais  vivant en métropole. La crainte des autorités est que certains de ces voyageurs reviennent porteurs du virus, alors que le territoire métropolitain connaît déjà une forte progression du moustique tigre, vecteur spécifique de cette maladie. Il suffit que « nos » moustiques tigres piquent un sujet rentré des Antilles, porteur du virus, et ils le transmettront aussitôt à la population jusque là saine. 47 cas ont d’ailleurs été déjà recensés depuis mai en métropole, et 95 % des personnes infectées revenaient des Antilles. Les cas à venir seront…autochtones.*    

D’autant que la métropole connaît elle aussi, en ce mois de juillet…sa saison des pluies.

Le 12 juillet 2014.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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* Ça y est, c’est fait ! Nous avons désormais des cas autochtones de dengue et de Chikungunya en France. Preuve, s’il en était besoin, de l’irresponsabilité et de l’incurie de nos pouvoirs publics et de leurs complices médiatiques…dont le quotidien quasi-officiel de la République, Le Monde.

Dans les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

15 Août

La richesse des archives de notre blogue est telle que l’idée nous est venue de rappeler au souvenir nos amis lecteurs (surtout ceux qui viennent de naître !) quelques-uns des articles que nous y avons publiés. Et, en ce 15 août, fête de l’Assomption de la Vierge Marie, voici notre Bulletin climatique de la République française des 15-16 août 2015. Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride.

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BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (15/16 août 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

15AOÛT

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l’Assomption de la Vierge Marie, par le Titien, à Santa Maria Gloriosa dei Frari (Venise)

La mort programmée des églises de France

Les colonnes infernales de la révolution éventraient les mères vendéennes pour détruire leurs enfants, les édiles de la république éventrent nos église pour écraser l’infâme et éradiquer la foi.

Alors qu’aujourd’hui 15 août 2015 nous fêtons l’Assomption de la Vierge Maris, la France détruit ses églises. Celles de Saint-Aubin-du-Pavoil et de Gesté dans le Maine-et-Loire ont été récemment détruites, après bien d’autres dont l’église Saint-Jacques d’Abbeville dans la Somme.

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Destruction de Saint-Jacques d’Abbeville

On nous raconte que l’entretien et la rénovation de ces lieux de culte, hélas de plus en plus désertés (avant qu’ils ne soient réquisitionnés pour être transformés en mosquées), coûtent souvent trop cher aux communes. Mais c’est aussi l’image traditionnelle des villages français qui est menacée.

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Même François Mitterrand, avec sa force tranquille, l’avait compris !

Sur les quelque 45 000 églises de France, 400 sont en péril. Et pourtant, certaines églises s’en sortent mieux que d’autres. Par exemple, dans le Pas-de-Calais, celle de Lumbres a été rénovée, et celle de Bouin-Plumoison n’a finalement perdu que son clocher. D’autres sont sauvées par les habitants ou des procédures de classement.

Mais l’inquiétude est si vive cependant que Denis Tillinac et l’hebdomadaire Valeurs actuelles ont lancé une pétition en ligne adressée au gouvernement pour sauver les églises de France. Vous pouvez signer cette pétition grâce au lien ci-dessous :

http://www.valeursactuelles.com/comme-les-30-premiers-signataires-je-signe-lappel-de-denis-tillinac-54186

De grâce, signez et faites signer !

 

La Terre est en rupture de stock ! 

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En moins de huit mois, nous avons déjà consommé toutes les ressources naturelles renouvelables que la planète peut produire en un an.

L’organisation non gouvernementale Global Footprint Network réalise ce calcul depuis une vingtaine d’années. Grâce à des données fournies par les Nations unies, elle compare l’empreinte écologique, qui mesure l’exploitation des ressources naturelles de la Terre par l’homme, avec la biocapacité de la planète, c’est-à-dire sa capacité à régénérer ses ressources et absorber les déchets, comme les émissions de gaz à effet de serre.

L’ONG détermine ainsi le jour de l’année où l’empreinte écologique dépasse la biocapacité. Pour 2015, ce « jour de dépassement » est le 13 août.
Toujours plus précoce, cette date avance de trois jours par an, en moyenne, depuis 1970. En 2005, elle tombait début septembre et en 1975, fin novembre. «Même si notre calcul est approximatif, il montre que le dépassement est très élevé. Et que l’humanité continue d’accroître sa consommation de ressources, alors qu’elle vit déjà à crédit », s’inquiète Mathis Wackernagel, fondateur de l’ONG et cocréateur du modèle de calcul. A partir du « jour de dépassement », l’humanité creuse sa dette écologique. Une dette dont la planète et ses habitants paient déjà le prix : déforestation, baisse des réserves d’eau, épuisement des ressources aquatiques, accumulation de déchets et de gaz à effet de serre…

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L’empreinte écologique par pays en 2011. En vert, les régions où la production naturelle dépasse la consommation (de 0-50 % à plus de 150 %). En rouge, les pays où la situation est inverse. © Global Footprint Network

A quelques mois de la conférence mondiale sur le climat (COP21), le jour de dépassement prend une résonance particulière. « Les négociations à venir seront capitales pour réduire l’empreinte écologique. Car les premiers responsables de son augmentation, ce sont nos émissions de carbone », précise Sebastian Winkler, vice-président de l’organisation internationale. Rien que pour absorber les gaz à effet de serre émis par l’homme, 85 % de la biocapacité totale de la planète sont aujourd’hui nécessaires, d’après l’ONG.

Autres facteurs qui expliquent cette fuite en avant, l’accroissement de la population et l’augmentation du niveau de vie des Brics – Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud –, les grandes puissances émergentes. Car s’il faudrait 1,6 planète pour répondre au besoin de l’humanité, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. Les Chinois auraient besoin de 2,7 Chine pour répondre à leur besoin. Ce qui la place devant la France (1,4) ou l’Inde (2), mais derrière la Suisse (3,5) ou le Japon (5,5). Et demain, si la tendance se poursuit, il faudra 2 planètes pour répondre à tous  besoins en 2030.

En résumé, alors que les humains ne consommaient que 103 % des ressources terrestres en 1970, en franchissant symboliquement ses limites le 23 décembre, ils en consomment désormais 163 %.

« Malgré les beaux discours, peu de dirigeants croient en l’intérêt, pour leur pays, de réduire leurs rejets, nuance Mathis Wackernagel. Pourtant, ce que montre notre indicateur, c’est que les États sont dans une situation critique. Comment faire prendre conscience à nos dirigeants qu’utiliser des ressources que l’on ne possède pas entraîne un grave risque économique ? » Pour le fondateur du Global Footprint Network, cette prise de conscience est essentielle, car ensuite, les leviers d’action sont multiples.

Diane Simiu, du WWF France, met elle aussi l’accent sur la politique énergétique : « Les gouvernements doivent agir dès maintenant, en accélérant le déploiement des énergies renouvelables, en renforçant l’efficacité énergétique et en supprimant leurs subventions aux énergies fossiles. »

Pour vivre à nouveau, un jour, dans les limites que nous offre notre planète.

 

Vous cherchez un complément de revenu ?

Devenez « passeur de migrants« 

Nous avons rapporté hier vendredi 13 août qu’un nouveau réseau de passeurs de migrants a été démantelé à Calais, lundi 10 août. La police aux frontières a interpellé quatre Albanais et trois Français. Ils sont suspectés d’appartenir à un réseau de passeurs, mais aussi de proxénétisme de migrants. C’est le dix-neuvième réseau démantelé depuis le début de l’année à Calais par la police aux frontières et l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre (Ocriest). Un chiffre en forte hausse : les enquêteurs avaient mis seulement fin à six filières sur la même période en 2014.

Alors que le groupe Eurotunnel a affirmé, le 29 juillet, avoir intercepté  » plus de 37 000 migrants  » depuis le 1er janvier, l’afflux massif de migrants décidés à entrer illégalement en Grande-Bretagne aiguise l’appétit des organisations criminelles. Faire passer la frontière franco-anglaise à des migrants est un commerce très lucratif. Dans le Calaisis, les sept filières de passeurs albanais démantelées depuis janvier ont généré entre 700 000 et 2 millions d’euros de chiffre d’affaires chacune, estiment les policiers.

Autre atout : les risques financiers sont limités. Même si la police aux frontières et l’Ocriest multiplient les arrestations, les saisies d’argent restent rares. Les réseaux faisant souvent payer dans leur pays d’origine les candidats au départ, peu d’argent circule en France.
Avec la multiplication des affaires, la justice dispose de nombreux témoignages de migrants qui permettent de se faire une idée plus précise des tarifs pratiqués et de l’organisation des réseaux. Auparavant très cloisonnés – le migrant se tournait vers une filière issue de son pays d’origine –, les réseaux sont désormais des entreprises criminelles internationales. Les policiers ont ainsi observé des passeurs pakistanais, afghans, irakiens ou vietnamiens circuler dans la  » nouvelle jungle « , le campement qui regroupe depuis mars des milliers de migrants, pour proposer leurs services aux clandestins issus d’Afrique ou du Moyen-Orient. Les passeurs albanais sont plus malins et préfèrent loger leurs clients dans des hôtels, loin du campement sur lequel se focalisent tous les regards.

Les tarifs des passeurs varient en fonction de la prestation et surtout de la communauté prise en charge. Les Erythréens, qui représentent le quart des candidats au passage mais aussi la population la plus démunie, ne doivent ainsi débourser  » que  » 500 euros pour passer en Grande-Bretagne ; les Irakiens entre 900 et 1 500 euros ; Albanais, Indiens et Syriens entre 6 000 et 8 000 euros. Devant les prix pratiqués, certains clandestins deviennent eux-mêmes passeurs pour financer leur propre passage. Les tarifs varient aussi en fonction des réseaux, certaines nationalités étant plus reconnues que d’autres pour leur savoir-faire.

Comme on pouvait s’en douter, les filières chinoises et vietnamiennes, très structurées, prennent en charge leurs clients du pays d’origine au pays de destination. Elles proposent des places  » VIP  » (en cabine à côté du chauffeur de poids lourd) et une formule avec garantie (en cas d’échec, on retente autant de fois que nécessaire). Les tarifs sont à l’avenant de ces prestations  » haut de gamme  » : 20 000 euros le passage. Comme ceux pratiqués par les filières de passeurs du sous-continent indien, spécialisées dans les faux papiers. Démantelé en mars à Strasbourg, un réseau bangladais qui fournissait, entre autres, des visas étudiants pour le Royaume-Uni aurait généré 6 millions d’euros de recettes. Un réseau sri-lankais, tombé en juin, remettait aux migrants désirant se rendre en Grande-Bretagne un faux passeport britannique fabriqué en Thaïlande puis expédié. La prestation était facturée entre 15 000 et 19 000 euros.

A l’autre bout de la chaîne, on trouve les filières issues de la Corne de l’Afrique, beaucoup moins structurées. La plupart des Erythréens, après avoir réussi dans des conditions souvent épouvantables à traverser les déserts puis la Méditerranée, doivent ainsi utiliser un premier réseau pour passer d’Italie en France, puis un second de France en Grande-Bretagne.

Entre les deux, les réseaux afghans, albanais, irakiens et kurdes. Les passeurs acheminent leurs clients depuis les campements vers différentes aires de repos de l’autoroute E40, en France et en Belgique, où ils sont chargés comme des bestiaux dans des remorques de poids lourds en partance pour la Grande-Bretagne. Avec ou sans la complicité des camionneurs.

Vous souvenez-vous que l’Union européenne (et la France n’était pas en reste*) a prétendu au mois de juin dernier s’attaquer aux passeurs libyens qui acheminent les hordes africaines vers les côtes italiennes ? (Lire « La montagne a encore accouché d’une souris » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/04/25/bulletin-climatique-du-week-end-2526-avril-2015de-la-republique-francaise/). Que va-t-elle faire contre les réseaux de passeurs qui sévissent non pas sur les côtes libyennes mais dans notre propre pays ?

RIEN, bien sûr…

* François Hollande avait alors indiqué que Paris et Londres allaient saisir ensemble le Conseil de sécurité des Nations unies, pour demander une intervention sur le territoire libyen : « La décision a été prise de présenter toutes les options pour que les navires puissent être appréhendés, annihilés. Cela ne peut se faire que dans le cadre d’une résolution du Conseil de sécurité et la France prendra une initiative, avec d’autres. » Va-t-il « annihiler » les camions et les grosses cylindrées des passeurs du Calaisis ?

 

 » Demain, on rase gratis ! « 

Les premières estimations de croissance de l’Insee publiées vendredi 14 août sont un coup dur pour le gouvernement, avec une croissance nulle pour le deuxième trimestre 2015 et après une croissance à peine plus élevée (0,7%) au premier trimestre.

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Moteur attendu d’une reprise économique durable, l’investissement des entreprises a ralenti au deuxième trimestre (+0,2% après +0,6% au premier trimestre), tandis que la consommation des ménages a fortement fléchi (+0,1% après +0,9%). Le commerce extérieur a contribué positivement à l’évolution du PIB (+0,3 point après -0,3), mais a été plombé par les variations de stocks (-0,4 point). 

Autre élément marquant de cette première estimation, l’investissement des ménages accentue encore son recul au printemps (-1,6% après -1,1%). Les exportations ont en revanche accéléré (+1,7% après +1,3%), notamment celles de matériels de transport (+8,2% après +0,1%), mais celles de produits pétroliers raffinés ont fortement ralenti (-7,5% après +13%). Dans le même temps, les importations ont également ralenti (+0,6 après +2,2%).

Bref, tout va mal.

Et pourtant le gouvernement continue de proclamer que  » demain, on rase gratis « …Ce chiffre « conforte notre objectif » d’une croissance de 1% en 2015, a en effet réagi dans la foulée le ministre des Finances, Michel Sapin. « Après un premier trimestre très dynamique (jugez-en : + 0,7%), le niveau de l’activité se maintient« , s’est-il félicité.

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Michel Sapin : « Mais puisque je vous le dis !« 

Errare humanum est…sed perseverare diabolicum. Car, dans une tribune au Monde, Michel Sapin estime qu’« après trois années sans réelle croissance, la reprise se diffuse dans l’économie » : « Constatons […] que le chiffre de la croissance du 2e trimestre, à première vue décevant, vient après un 1er trimestre très dynamique, et qu’au-delà des à-coups d’un trimestre à l’autre, inévitables dans toute phase de redémarrage, la reprise est bel et bien engagée en France.
Ce résultat, ce n’est pas seulement le fruit d’un « alignement astral » favorable – pétrole bas, taux d’intérêt bas, euro bas. C’est d’abord le résultat d’une politique volontariste : avec le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et la première étape du Pacte de responsabilité et de solidarité, ce sont 20 milliards d’euros qui ont déjà été restitués aux entreprises. Le plan de soutien à l’investissement, notamment la mesure de « suramortissement », est en œuvre depuis avril.

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Et que pensez-vous qu’il adviendra du chômage ?

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Samedi 26 et dimanche 27 septembre 2015

103e PELERINAGE LEGITIMISTE à Sainte-Anne d’Auray

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Le premier pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d’Auray a eu lieu en 1844 pour le 25e anniversaire d’Henri V (Comte de Chambord).

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Interrompu en 1914, il a été repris en 1983. À la demande de l’Union des Cercles Légitimistes de France, il est organisé par la Fédération Bretonne Légitimiste. Témoignage d’adhésion et de fidélité aux principes qui ont fait la France, ce pèlerinage est le garant de la force des cercles légitimistes dont la vocation est d’œuvrer au renouveau de notre pays en lui redonnant ses Institutions naturelles.

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Monseigneur Louis de Bourbon, duc d’Anjou et son épouse en visite à Sainte-Anne d’Auray, le 28 mai 2015

Renseignements
Courrier : Fédération Bretonne Légitimiste (F.B.L.) : B.P. 10307 35703 Rennes cedex 7
Tél : 09 97 45 46 80 – 06 28 35 51 60
Mél : cerclejeandebeaumanoir@orange.fr

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Monument au comte de Chambord à Sainte-Anne d’Auray

Le 15 août 2015.
Jean-Yves Pons, CJA.