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Moment historique en Italie.

21 Mai

Le nom du nouveau président du Conseil italien pressenti, Giuseppe Conte, vient d’être révélé par les dirigeants de la coalition du Mouvement 5 étoiles et de la Ligue, après leur entretien avec le chef de l’Etat italien. C’est un moment historique pour l’Italie qui va enfin pouvoir faire face avec force et conviction à la lutte contre les nouvelles « Grandes Invasions barbares » qu’elle subit de plein fouet depuis tant d’années mais aussi aux diktats intolérables de l’Union européenne.

https://www.ilblogdellestelle.it/2018/05/un_governo_votato_dal_popolo_per_il_cambiamento_dellitalia.html

Courage et bon vent !

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Immigration. Comment la Démocratie occidentale donne des armes à ceux qui veulent la détruire.

15 Mai

La colonisation moderne est un phénomène plus complexe. Il se constitue militairement des empires de hasard comme ceux d’Attila et de Napoléon. Mais, économiquement, ce n’est qu’une acquisition de richesses nouvelles, d’espaces nouveaux et de possibilités de vie. Tous ces avantages sont pour nous anéantis par le fait que, contrairement aux colonies primitives qui allaient d’un pays très peuplé vers un pays relativement vide, ces expéditions modernes vont d’un pays qui se dépeuple vers un pays souvent plus peuplé. Elles réussissent à leurs débuts parce que le Blanc a des fusils et que l’indigène n’en a pas. Mais le vainqueur, ayant commis l’insigne imprudence d’apprendre aux primitifs à se servir de ces fusils, ne peut plus espérer contenir longtemps ses sujets. Voyez les Indes. Et même, lorsque l’idéologie jacobine est en jeu, le désastre doit être plus rapide. Par idéal démocratique, le Blanc mêle l’indigène à sa politique, il lui accorde ou promet un bulletin de vote, il lui donne des droits sur la métropole elle-même. Voyez l’Algérie. Il ne réfléchit pas qu’il est, lui conquérant, une simple minorité dans son empire. Les missions sanitaires elles-mêmes, partant d’un bel idéal, favorisent l’accroissement de la population de couleur, donc préparent l’échec de la race blanche. Fatalement, dans l’avenir, cette population accrue, n’étant plus décimée par les maladies, doit se trouver à l’étroit et chasser les Blancs, peut-être même songer à conquérir la métropole dépeuplée, après l’avoir envahie pacifiquement. Le phénomène se dessine déjà nettement à Marseille, à Paris et dans toutes les zones industrielles de la métropole ».

in « Pages Bourguignonnes », recueil d’articles de Johannès Thomasset (celui-ci paru dans la revue bretonne « Stur », nouvelle série, N°6, Été 1943).

Sortie de crise en vue en Catalogne ?

14 Mai

C’est en tout cas l’espoir des Espagnols depuis que Carles Puigdemont a renoncé à redevenir président de la Catalogne. Jeudi 10  mai, le dirigeant indépendantiste, destitué par le gouvernement espagnol fin octobre  2017, a  annoncé depuis Berlin (où il attend la résolution du mandat d’arrêt européen émis contre lui par Madrid pour rébellion) que son groupe présentera dans les prochains jours, devant le Parlement catalan, la candidature à la présidence de Quim Torra, éditeur et ancien président de l’association Omnium cultural.

Sauf surprise, M.  Torra devrait obtenir le vote des 66 députés indépendantistes de droite et de gauche (sur 135) et bénéficier de l’abstention déjà annoncée des quatre députés séparatistes d’extrême gauche, CUP. Il ne devrait être élu qu’au second tour, grâce à la majorité simple.

Près de cinq mois après les élections catalanes du 21  décembre 2017, qui avaient entériné la majorité indépendantiste (en sièges), la voie semble enfin ouverte pour la formation d’un gouvernement régional, condition posée par Madrid pour mettre fin à la mise sous tutelle approuvée par le Sénat espagnol le 27  octobre 2017, à la suite de la déclaration unilatérale d’indépendance de la Catalogne.

Le gouvernement espagnol a réagi en rappelant que son  » obligation est de respecter la loi « . Pour l’exécutif, soucieux d’éviter de nouvelles élections régionales, la possible formation d’un gouvernement en Catalogne, même indépendantiste, est un soulagement. Pour favoriser ce déblocage, Mariano Rajoy a d’ailleurs renoncé à déposer devant le Tribunal constitutionnel un recours contre le vote par procuration de M. Puigdemont et d’un autre député mis en examen pour rébellion et réclamé à la Belgique, Toni Comin, comme l’exigeait la formation  » unioniste  » Ciudadanos.

Quim Torra, député néophyte de la liste Ensemble pour la Catalogne (JxC), proche de Carles Puigdemont, est le premier candidat à l’investiture présenté depuis les élections qui n’est ni en prison ni en exil ni poursuivi par la justice.

En janvier et février, le Tribunal constitutionnel espagnol avait empêché la candidature à  distance de M.  Puigdemont – alors installé en Belgique pour éviter la justice espagnole –, et celle de l’ex-président de l’association indépendantiste ANC, Jordi Sanchez, en détention provisoire pour sédition. En mars, c’était la CUP qui avait empêché l’investiture de l’ancien porte-parole du gouvernement catalan, Jordi Turull, la veille de son placement en détention provisoire : elle exigeait un programme de rupture avec l’Etat…

Ces derniers jours, M.  Puigdemont s’était montré décidé à se porter de nouveau candidat. Le 4  mai, le Parlement catalan avait, dans ce but, réformé la loi de présidence pour permettre son investiture à distance. Mais, mercredi, après un recours du gouvernement espagnol, cette loi a été suspendue par le Tribunal constitutionnel, fermant définitivement la porte à sa possible réélection.

La désignation de Quim Torra, un nationaliste radical connu pour ses Tweet antiespagnols, n’est pourtant pas une très bonne nouvelle. Dans une allocution diffusée sur Internet, M.  Puigdemont, bien décidé à conserver les rênes, a insisté sur le fait que M. Torra devra  » défendre le mandat du 1er octobre « . Une référence au référendum illégal, boycotté par les partis constitutionnalistes, qui s’était soldé par 90  % de oui à l’indépendance mais avec seulement 43  % de participation.

Il a en outre précisé qu’il s’agit d’une  » période provisoire « . Enfin, il a fait allusion au  » Conseil de la République « , un projet de gouvernement parallèle à l’étranger, dont le but serait de  » pouvoir s’exprimer en liberté  » et de  » contribuer à déployer le mandat du 1er  octobre « . Sur Twitter, Quim Torra s’est, de son côté, dit  » honoré par la confiance reçue  » par le  » président légitime de Catalogne « . Mais la question est aujourd’hui de savoir si l’Union européenne, si prompte à vouloir donner des leçons de respect de l’Etat de droit à la Pologne et à la Hongrie, pourra accepter longtemps que l’un de ses membres héberge sur son territoire un gouvernement illégal, agissant ouvertement de façon hostile envers l’Espagne. L’heure de vérité approche donc.

Quant à Quim Torra,  » C’est un candidat choisi par Puigdemont pour prolonger la confrontation et la fracture sociale « , a, pour sa part, commenté la porte-parole de Ciudadanos, Inés Arrimadas. Reste enfin à savoir si la présente évolution de la situation aboutira à une reprise des relations entre Madrid et Barcelone. Jeudi 10 mai, Mariano Rajoy a assuré lors d’une interview télévisée sur Antena 3 qu’une fois un gouvernement catalan formé, il commencera  » un processus de dialogue, sans autre limite que le respect de la loi « . 

Il faudra bien que le gouvernement catalan s’y résolve.

Le 14 mai 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CER.

Pourquoi faut-il refuser le retour des femmes de/ou djihadistes ? PARCE QU’ELLES SONT PIRES QUE LES HOMMES.

13 Mai

Les femmes ayant rejoint les rangs de l’organisation Etat islamique (EI) ont longtemps bénéficié d’un biais de genre inversé,conduisant les acteurs de l’antiterrorisme à sous-estimer leur degré de radicalité et donc de violence.  » On a peut-être été trop scrupuleux au début en se disant que les femmes suivaient leur mari et se cantonnaient à des tâches ménagères en Syrie « , reconnaissait le procureur de Paris, François Molins, dans un entretien au Mondeen  2016. Pauvres naïfs et piètres protecteurs de la France et des Français.

Une analyse récente plus fine du phénomène a enfin convaincu le système judiciaire de prendre en compte la spécificité des muhajirat (femmes migrantes), qui sont aujourd’hui systématiquement arrêtées à leur retour. La direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), une direction centrale du ministère de la justice, a même consacré en mars une étude au  » djihad des femmes  » à partir des auditions de Françaises de retour de Syrie (et dont nous prétendions qu’il fallait, pour elles aussi, les rigueurs de l’expulsion ou de la relégation) , trois ans après avoir produit un travail similaire sur les hommes en  2015.

Destinée aux magistrats, cette étude relève en préambule que le phénomène est historique : la proclamation du  » califat « , en juin  2014, a été à l’origine d’un  » mouvement inédit « de migration de femmes musulmanes, natives ou converties, désireuses d’intégrer une entité terroriste. Au 19  janvier, les services comptabilisaient 298 Françaises ayant rejoint l’EI, soit près de la moitié des 676  adultes recensés sur zone (ces chiffres ne tiennent pas compte des nombreux décès survenus ces derniers mois). Hélas, par naïveté ou faiblesse, sur les 72 femmes rentrées en France, 26 sont mises en examen – dont 15 en détention provisoire – et six ont été jugées. Malgré la difficulté à  » dégager une figure type  » permettant de fixer une politique de poursuite unique, la DACG met en avant quelques grandes tendances permettant d’interpréter leurs motivations, leurs activités sur zone et la menace que certaines sont susceptibles de représenter en France.

Les motivations : un  » projet sociétal « fantasmé

Si plusieurs Françaises ont rejoint l’EI sous la contrainte de leur mari, la plupart des muhajirat interrogées à leur retour expriment une  » adhésion idéologique assumée  » au projet djihadiste. Elles décrivent leur engagement comme un mouvement simultané d’ » aversion «  pour l’Occident, de victimisation et d’attraction : le  » califat  » leur apparaît comme un moyen de vivre leur foi  » délivrée de l’oppression occidentale « , et comme une perspective d’accomplissement dans un projet sociétal idéalisé.

Signe de la solidité de cet engagement, seul un peu plus d’un tiers d’entre elles ont émigré dans le cadre d’un départ en famille. Les deux tiers restant sont parties seules après avoir été recrutées sur les réseaux sociaux ou pour rejoindre un combattant dont elles étaient tombées amoureuses sur Facebook !  » La promesse d’une vie en communauté est associée à la possibilité d’accéder à un refuge identitaire, où le rôle de chacun contribuerait à la construction d’un idéal de solidarité sociale, conforme aux préceptes de l’islam, souligne la DACG. La recherche de sororité ou de camaraderie féminine est régulièrement mise en avant dans le cadre de la construction d’un projet sociétal de réunification des musulmans. « 

Le rôle des femmes : épouses et mères

Si la doctrine islamique assigne traditionnellement aux femmes un rôle domestique, le projet territorial du  » califat  » leur a conféré une mission plus fonctionnelle : contribuer à la pérennité de l’organisation en assurant une descendance aux combattants. Dans la huitième édition du magazine de propagande francophone Dar Al-Islam, la veuve d’un combattant insistait sur cette double fonction :  » Mes sœurs. (…) Vous n’imaginez pas l’immense récompense que nous avons à servir notre mari, (…) à nous occuper de son linge, de son repas, de son bien-être, de ses blessures, de ses douleurs et, pour certains, de leurs enfants. (…) On se doit de les aider à raffermir leur haine envers les mécréants. (…) Faites en sorte d’avoir les enfants toujours calmes lorsqu’ils rentrent à la maison. Ne vous montrez pas têtue face à leurs exigences ou leurs ordres (…). Nous les Européennes, nous avons été formatées de manière à croire que la femme est l’égale de l’homme, (…) alors qu’en réalité rien de tout cela n’est vrai. « 

Cette mission éducative pose la question de la responsabilité de ces femmes face aux scènes de violence et à l’endoctrinement auxquels leurs enfants ont été exposés, note la DACG. Interpellée à son retour en France, l’épouse d’un combattant français avait ainsi confié, sans manifester le moindre remords, avoir montré à ses deux enfants d’une dizaine d’années une vidéo mettant en scène un groupe de djihadistes, dont leur propre père, exécutant un prisonnier au lance-roquettes.

La désillusion : viols et charia

Ce rôle assigné aux femmes a pu être à l’origine de quelques désillusions. Une Française a raconté le  » cauchemar «  de son union avec un djihadiste belge épousé en Syrie. Très isolée, elle  » avait été soumise à des violences et des viols quotidiens pendant près de trois mois « . Un jour où son mari l’avait défenestrée, la jeune femme avait fait une fausse couche avant d’être autorisée à rentrer en France.

De nombreuses  » revenantes  » ont par ailleurs décrit des scènes d’atrocités quasi quotidiennes, telles que  » des lapidations de femmes accusées d’adultère, des parties de foot d’enfants jouant avec des têtes coupées ou des exécutions suivies d’exposition publique des corps mutilés « .

Une seule de ces  » revenantes « , prétend que l’effet a été radical.  » Maintenant, je ne suis plus musulmane car je suis dégoûtée vu tout ce qui m’est arrivé, a-t-elle déclaré. Quand j’étais en Syrie, je n’avais pas le droit de vivre.  » Au-delà de ces abus, la réalité est que ce sont plutôt les bombardements et autres attaques contre l’EI qui ont achevé de convaincre la plupart des familles de quitter le  » califat « .

Activités opérationnelles : propagande et police islamique

La doctrine djihadiste interprète de manière convergente les recommandations émises par les écoles islamiques au XIIIe  siècle : les femmes ne combattent pas. Certaines ont cependant pu jouer un rôle opérationnel au sein de la police islamique, la  » hissbaa « , qui pouvait appliquer des sanctions allant jusqu’à la flagellation. Une Française a reconnu en audition avoir exercé de telles fonctions. Cela ne vous rappelle-t-il rien ?

Gardiennes de camps nazis contentes d’elles-mêmes

Certaines de ces brigades pouvaient en outre se voir confier des missions tactiques au service de la protection des frontières : il s’agissait notamment de détecter des hommes habillés en femmes aux points de contrôle tenus par l’EI. Dans un objectif tout aussi stratégique, certaines étrangères ont été chargées de diffuser dans leur langue la propagande de l’organisation et d’infiltrer les réseaux sociaux pour guider les nouvelles recrues. Les Françaises et Francophones ne furent pas les dernières à s’en charger !

Femmes combattantes : l’appel aux armes

Le contexte opérationnel a cependant pu conduire l’EI à adapter la  » doctrine d’emploi  » du djihad féminin à ses besoins stratégiques. Si aucun cas impliquant des Occidentales n’a encore été rapporté, des femmes ont mené des attentats sur zone.  » C’est au nom de cette figure de la femme martyre « , relève la DACG, que  » les “veuves noires” de Tchétchénie ou du Daghestan endossèrent les habits des combattants djihadistes pour mener prises d’otages meurtrières et attentats suicides  » à partir du début des années 2000.

Adaptant l’orthodoxie idéologique à ses difficultés militaires du moment, l’EI a lui-même récemment appelé, dans l’hebdomadaire Al-Naba du 5  octobre 2017, les femmes à rejoindre les hommes sur le champ de bataille.  Plus récemment, le 8  février, une vidéo intitulée «  Inside the Khilafah  » montrait pour la première fois des femmes au combat.  » La forme que cet appel à la mobilisation est susceptible d’emprunter est étroitement prise en compte dans l’évaluation de la menace terroriste en France « , note la DACG.

Attentats : une menace endogène

 » La place grandissante affectée aux femmes par les organisations terroristes, le niveau d’endoctrinement et d’entraînement atteint par certaines, invitent à la plus grande vigilance à leur retour « , insiste l’étude. Pour autant, la menace féminine est jusqu’ici essentiellement le fait de femmes ayant projeté de passer à l’acte en France, faute d’avoir pu rejoindre le  » califat « .  » Privées de combat (…), les affiliées féminines s’émancipent volontiers en Europe de la discipline des groupes djihadistes « , relève la DACG. Si la capacité de propagande et de recrutement de l’EI a fortement diminué sous l’effet des succès militaires de la coalition internationale,  » la menace endogène se maintient quant à elle à un haut niveau « , conclut l’étude. En clair, cela signifie que les femmes nées musulmanes ou converties à l’islam et vivant en France, constituent un réel et considérable danger pour notre pays et la sécurité de nos compatriotes.

N’est-ce pas une raison suffisante pour tout mettre en oeuvre pour s’en débarrasser. Tout gouvernement Français qui s’y refuserait serait responsable des actes qui en découleraient.

Le 13 mai 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Ces pays d’Amérique cédés aux Espagnols et aux Anglais (1762-1803)

2 Mai

 

 

Page FB de « Musée de la Neufve-France ». LE 30 AVRIL 1803, les États-Unis achètent à la France pour 15 millions de dollars les territoires de la Louisiane. Le Premier Consul Napoléon Bonaparte compte sur cet argent pour financer la guerre avec l’Angleterre. De son côté, le président américain Thomas Jefferson peut se féliciter d’avoir doublé la superficie de son pays (dont la Louisiane sera le 18ème État) et d’avoir débloqué la frontière du Mississippi, ouvrant la voie à l’expansion de son pays. En vert, le territoire de la Louisiane française, en 1803.

Des soucis pour la France : il n’y a pas que la dette et les prélèvements obligatoires qui s’envolent. Il y a aussi la croissance qui plonge.

30 Avr

Il y a un mois nous attirions l’attention sur le fait que, si le déficit public de notre pays s’est amélioré en 2017, il faut se souvenir qu’une hirondelle ne fait pas le printemps. Nous insistions, en particulier, sur la hausse très préoccupante de la dette publique (qui a dépassé la somme faramineuse de 2 200 milliards d’euros, soit 97% du produit intérieur brut -PIB- ) ainsi que sur le niveau intolérable des prélèvements obligatoires, à 45,4% du PIB :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/03/28/le-gouvernement-ne-manquera-pas-de-se-satisfaire-de-la-baisse-du-deficit-public-de-la-france/

Mais ce n’est pas tout et, d’après les estimations de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), rendues publiques vendredi 27 avril, la croissance a nettement ralenti en France au premier trimestre. Le produit intérieur brut (PIB), qui avait progressé de 0,7 % à la fin de l’année précédente, plafonne à 0,3 % pour les trois premiers mois de 2018. C’est 0,1 point de moins que ce qui était anticipé par l’organisme public.

« On a sans doute atteint un point haut fin 2017. Le pic de croissance est derrière nous », estime Alexandre Vincent, économiste chez Coe-Rexecode, un think tank proche du patronat. Faut-il s’en inquiéter ? Pas tout de suite… Le fléchissement était attendu. Début avril, la Banque de France avait été la première à revoir ses prévisions à la baisse, évoquant déjà une croissance de 0,3 % au premier trimestre. En cause : la contraction de la production manufacturière et une consommation des ménages atone.

Les performances enregistrées dans l’industrie au premier trimestre piquent en effet du nez dans presque tous les secteurs. Affectée par la baisse des matériels de transport, la production manufacturière tombe dans le rouge, à – 1,1 % après + 1,5 % au quatrième trimestre 2017. Seules la construction et l’énergie soutiennent un peu les courbes, de même que les services, qui se maintiennent à un bon niveau (+ 0,5 % après + 0,8 %).

Pas étonnant, dans ce contexte, que le moral des entrepreneurs ait marqué le pas ces derniers mois. La demande globale et étrangère a été moins vivace que prévu. L’euro s’est apprécié par rapport au dollar, les prix du pétrole ont augmenté. En outre, les menaces de guerre commerciale persistent entre Washington et Pékin. « Les chefs d’entreprise sont fatalement plus circonspects. On assiste à une correction après la forte progression de 2017 », observe Hélène Baudchon, analyste chez BNP Paribas.

Résultat : « Les goulots de production se desserrent, après avoir augmenté continûment depuis fin 2016 et atteint en janvier 2018 un niveau proche de celui d’octobre 2000 », notait l’Insee dans son enquête trimestrielle de conjoncture dans l’industrie. En d’autres termes, les tensions, liées aux problèmes de recrutement et au renouvellement de l’appareil productif, s’apaisent. En avril, le taux d’utilisation des capacités de production s’est établi à 85,3 %, un chiffre très élevé, mais en baisse de 0,5 point par rapport à janvier.

« Le trou d’air s’explique par l’explosion de la bulle d’optimisme (ndcer: artificiellement gonflée par les illusions engendrée par l’élection d’Emmanuel Macron). On le voit bien dans l’automobile : la production a été beaucoup plus forte que le niveau des immatriculations. Les entreprises ont parié sur une demande qui n’a pas été aussi forte qu’attendue, alors elles déstockent… », note Stéphane Colliac, économiste chez Euler Hermes. Cela se répercute assez logiquement sur les décisions d’investissement. Ces dernières baissent très nettement, passant de 1,6 % à 0,5 %.

Mais la principale inquiétude vient du niveau de la consommation. Les dépenses en biens et services plafonnent à 0,2 %, comme au quatrième trimestre 2017. La baisse est particulièrement marquée dans l’alimentaire, tandis que la consommation en énergie a rebondi, en raison des températures inférieures aux normales saisonnières enregistrées en février et mars.

Cette frilosité des ménages s’explique notamment par la contraction du pouvoir d’achat. Une faiblesse  liée, selon Mathieu Plane, de l’Observatoire des conjonctures économiques (OFCE), au calendrier des mesures fiscales mises en œuvre par le gouvernement. La hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) et des impôts indirects (tabac, hydrocarbures) n’a pas encore été compensée par la baisse des cotisations salariales. Des réformes favorables comme la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % de ceux qui la règlent aujourd’hui n’entreront en vigueur qu’à la fin de l’année.

Certes, le marché de l’emploi reste relativement dynamique mais on y observe une hausse continue des temps partiels et des contrats précaires.

Et quels effets auront les grèves sur l’activité ? Impossible à évaluer pour le moment, même si M. Le Maire, a affirmé sur Europe 1 que le tourisme pâtissait déjà des mouvements sociaux.

Une minime consolation : la France n’est pas la seule, en Europe, à connaître un trou d’air. Le moral des patrons a encore flanché en avril outre-Rhin. Les indicateurs donnent des signes de faiblesse en Allemagne et en Italie. Ce n’est pourtant pas faute de les avoir caressés dans le sens du poil avec l’accueil d’un million et demi de migrants-travailleurs dont Angela Merkel avait vanté les qualifications !

Petite question annexe : comment Emmanuel Macron et ses brillants ministres, Bruno Lemaire et Gérald Darmanin, feront-ils face aux problèmes économiques et sociaux récemment apparus (et dont le gouffre de la SNCF n’est qu’un aperçu) sans réaugmenter les déficits publics et la dette souveraine ? Par les impôts ?

Mystère et boule de gomme.

Le 30 avril 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

Grande guerre . L’offre de paix séparée de l’empereur Charles 1er d’Autriche

25 Avr

L’offre de paix séparée de Charles 1er d’Autriche (22 novembre 1916- Eté 2017)
Bernard Charpentier
Article publié le 7 Fév 2010 |

Il y a quatre-vingt-dix ans s’achevait la Grande Guerre. Plusieurs tentatives en faveur de la paix ont été entreprises dès 1916. Une seule, pourtant, a presque abouti, celle de l’empereur Charles Ier d’Autriche, en 1917, connue sous le nom d’« affaire Sixte ». Cette offre de paix illustre une conception de l’ordre international fondée sur la justice et l’équité et la recherche de la paix envisagée comme le premier devoir d’un souverain envers les peuples qui lui sont confiés.

http://www.catholica.presse.fr/2010/02/07/laffaire-sixte-loffre-de-paix-separee-de-charles-ier-dautriche/all/1/