Archive | Uncategorized RSS feed for this section

Nouveau et dernier Billet d’Argolide.

19 Juil

Après deux semaines passées dans le beau pays d’Aristote, de Platon, d’Hippocrate, d’Euripide, de Sophocle, d’Eschyle mais aussi d’Alexandre-le-Grand et de Périclès…pour ne citer qu’eux. Après avoir annoncé puis goûté la fin du pouvoir calamiteux de la gauche radicale, parvenue au pouvoir dans des conditions extravagantes, en 2015, nous avons observé et écouté nombre de ses habitants. Mais nous avons aussi tenté de discerner les effets, sur la population, du grand bouleversement politique, intervenu le 7 juillet dernier avec l’arrivée au pouvoir d’un nouveau gouvernement de droite à Athènes. 

Eh bien, sachez que le naturel revient au galop.

Combines variées, petits arrangements entre amis, économie souterraine, sans oublier quelques discrets trafics. Bref, bien des travers qui furent à l’origine de la quasi-faillite de la Grèce après la crise de 2008 (qui ne firent pourtant que mettre en lumière un état désastreux ancien et jamais véritablement réformé, jusqu’à l’effondrement de 2015), sont de nouveau réunis comme si rien (ou si peu) n’avait changé…

Or, comme chacun devrait s’en souvenir, LES MÊMES CAUSES PRODUISENT GENERALEMENT LES MÊMES EFFETS.

C’est pour cette raison que, même si nous formons des voeux pour que le nouveau gouvernement parvienne à mettre en oeuvre ses projets, nous redoutons que de graves difficultés économiques réapparaissent. Ce qui nous rend légitimement inquiets quant aux prochaines relations entre la Grèce et ses créanciers, en particulier l’Union européenne que le pays aurait dû quitter il y a quatre ans, ainsi que nous le lui avions vivement conseillé (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/07/11/crise-economique-grecque-le-cer-avait-encore-raison/).

Il est probable que nous n’aurons pas à attendre très longtemps avant d’être entendus.

Le 19 juillet 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Nouveau Billet d’Argolide (10).

18 Juil

Blason des seigneurs d’Argolide de la maison de Brienne

Nous rappelions, il y a peu, que les hordes migrantes continuent d’envahir la Grèce, en provenance de Turquie, dans le silence le plus assourdissant de nos médias officiels (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/07/16/nouveau-billet-dargolide-8/). Ce qui permet de donner l’illusion d’une importante diminution de la pression migratoire sur le continent européen en la concentrant sur la route maritime de la Méditerranée centrale, en provenance de la Libye.

En voici un nouvel exemple particulièrement démonstratif.

Depuis la rive turque, l’Evros – qu’on appelle Meriç en Turquie – a l’air bien placide, surtout en été. Le fleuve coule tranquillement : on a l’impression de pouvoir franchir aisément les quelques 100 ou 150 mètres de sa largeur, au besoin à la nage. Il ne faut pas s’y fier. « C’est vrai que le fleuve est particulièrement dangereux en hiver », prévient un paysan du village voisin de Tatarköy, « mais même en ce moment où l’on a pied, le courant reste très fort. Même si vous avez de l’eau jusqu’à la taille seulement, le fleuve peut vous emporter facilement, surtout si vous n’êtes pas bon nageur. D’ailleurs, les migrants préfèrent plutôt passer en bateau. »

Durant les six premiers mois de l’année dernière, l’Evros a quasiment fait jeu égal avec les îles grecques comme point d’entrée le plus emprunté par les migrants voulant entrer en Europe. Selon les chiffres du Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU, 8210 personnes étaient ainsi entrées en Grèce par-là en 2018 ; elles sont 4590 a avoir suivi le même chemin depuis le début de l’année 2019. Et il ne s’agit là que des personnes enregistrées auprès du HCR.

Sur la rive turque du fleuve, l’armée patrouille en permanence. la zone est « militarisée » ; il est normalement interdit d’y faire la moindre photo, mais ces patrouilles, si elles arrêtent de temps à autre quelque groupe plus visible que les autres, ne tarissent nullement le flux des passages. D’ailleurs, le veulent-elles vraiment ?

« C’est surtout la nuit qu’ils passent« , témoigne Özcan, qui termine ses foins près de Tatarköy. « Ils arrivent en voiture, par petit groupes, parfois 10 personnes, parfois 20… Ils gonflent des petits bateaux pneumatiques et ils traversent là-dessus. En fait quand on les voit dans le village, ce n’est pas quand ils traversent vers la Grèce, c’est au retour : quand ils ont été refoulés par les Grecs et qu’ils se retrouvent ici. Là ils viennent au village pour essayer de trouver à manger.« 

Un bateau pneumatique abandonné sur les bords de l'Evros.
Un bateau pneumatique abandonné sur les bords de l’Evros. © AFP / Konstantinos Tsakalidis / SOOC

Ces expulsions de migrants vers la Turquie se sont multipliées depuis un an. Le gouvernement grec dément qu’elles aient jamais été organisées mais la situation des rives de l’Evros ne rentre pas dans l’accord qui régit la limitation de la migration depuis la Turquie vers les îles grecques, lequel prévoit un retour organisé des déboutés du droit d’asile. Sur l’Evros, les expulsions de migrants vers la Turquie se font en dehors de tout cadre.

Reste que le passage de l’Evros – dans un sens ou dans l’autre – n’est pas sans risque. Du côté grec du fleuve, le docteur Pavlos Pavlidis, professeur de médecine légale à l’hôpital universitaire d’Alexandroupolis, recueille depuis 2000 les dépouilles de ceux qui n’y sont pas parvenus : la plupart se sont noyés ; la seconde cause de mortalité c’est l’hypothermie : ils traversent à la nage, avec tous leurs vêtements sur eux…Une fois parvenus sur la berge ils cherchent un coin pour se reposer et en général ils s’endorment. Et, parce que les températures la nuit peuvent descendre très bas en hiver, ils finissent par y mourir, d’hypothermie.

Jusqu’en 2008, la rive grecque de l’Evros était également minée, souvenir des années de crise entre Athènes et Ankara. Selon le décompte de Pavlos Pavlidis, au moins 49 personnes ont également été tuées par ces mines anti-personnel ; en tout, la morgue d’Alexandroupolis a vu passer quelques 450 corps, ou ce qu’il en reste.  » En tout, si l’on compte les disparus, dont les familles nous préviennent qu’ils n’ont plus donné signe de vie depuis leur tentative de passage de l’Evros, on doit pouvoir compter entre 1500 et 2000 personnes qui sont mortes en essayant de passer l’Evros en vingt ans. »

L’identification de ces centaines de disparus n’est pas simple et constitue l’essentiel du travail du docteur Pavlidis. Dans son bureau, il conserve dans de petits sacs en plastique les effets personnels qui peuvent y aider ; certains migrants avaient sur eux quelques documents d’identités, pour d’autres c’est un téléphone, un bijou, une gourmette, une bague qui peuvent éventuellement donner une indication. « Nous prélevons systématiquement l’ADN sur tous les corps ;  c’est la seule manière certaine de les identifier à terme : quand une famille nous contacte pour tenter de retrouver l’un de ses membres, on fait un second prélèvement chez elle et on compare. »

Faute d’identification complète, les légistes peuvent parfois déterminer le pays de provenance de la personne, ou sa religion. Les musulmans, originaires du Moyen-Orient, du Maghreb ou d’Asie et qui ont fini leurs jours sur l’Evros sont inhumés en terre musulmane. En l’occurrence sur une petite colline près du village de Sidiro. Rien, à part une vague clôture, ne distingue l’endroit du reste de la campagne méditerranéenne environnante :  garrigue et chêne-liège. Quelques petits monticules envahis par les ronces signalent chacun une tombe : au moins une quarantaine de dépouilles anonymes ont été enterrées là, selon l’imam du village.

Entendez-vous parler de cette route migratoire dans l’un ou l’autre de nos médias ? Avez-vous lu quelque part le moindre reportage sur cette lente et sournoise invasion invisible ?
Tous s’en gardent bien pour, surtout, ne pas faire de vague pendant que l’ex-président de l’Assemblée nationale et maintenant ex-ministre de la transition écologique et SOLIDAIRE, se goinfrait avec sa famille et ses amis de homards, de champagne et de vins fins aux frais des contribuables français.

Ce n’est pas Bizance, ce sont les écuries d’Augias.

Le 18 juillet 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

La pénurie de médicaments anti-cancéreux s’aggrave.

13 Juil

Hippocrate de Cos

Il y a bien des années déjà que nous dénonçons la pénurie de médicaments qui frappe l’Europe en général et la France en particulier (Lire « Et ce n’est pas mieux en matière de médicaments » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/17/bulletin-climatique-quotidien-17-juillet-2015de-la-republique-francaise/). Et, pourtant, sachez que rien ne change malgré nos cris d’alarme. En particulier, aujourd’hui, en ce qui concerne les médicaments anti-cancéreux…L’exemple le plus criant nous a été révélé cette semaine au Centre de lutte contre le cancer François-Baclesse, à Caen.

En dix ans, les ruptures de stocks ou les tensions d’approvisionnement y ont considérablement augmenté. Le point avec le Dr Fabienne Divanon, cheffe de service de la pharmacie.

La ministre de la Santé, Fabienne Buzyn, a dévoilé, ce lundi 8 juillet, ses pistes pour lutter contre la pénurie de médicament. Ce plan génial ne repose que sur un meilleur partage de l’information, et une meilleure gestion du « circuit du médicament », du fabricant jusqu’à à la pharmacie…Pauvre niaise !

Fabienne Divanon, chef de service de la pharmacie de l’hôpital François-Baclesse de Caen (Calvados), explique les raisons de la pénurie de médicaments dans son établissement.

 » En dix ans, les ruptures de stocks ou les tensions d’approvisionnement ont considérablement augmenté. Nous étions à 40 ruptures ou tensions de stocks en 2008, parfois pour le même médicament. En 2017 nous en avons compté…538. Il arrive, par exemple, que nous commandions 200 médicaments et que nous n’en recevions que 75. C’est difficile à gérer et cela montre que la pénurie de médicaments s’accélère.« 

Ce sont rarement des nouveaux médicaments qui sont en rupture. La pénurie concerne surtout des molécules anciennes, mais avec des apports thérapeutiques majeurs : les antibiotiques, les médicaments pour le système nerveux comme les antalgiques apaisant la douleur, et les anticancéreux. Et là, ce qui est dramatique, c’est que ce sont des molécules majeures entrant dans la composition de nombreux protocoles de traitement. Notre crainte majeure serait la rupture de stock totale.

Et comme vous vous en doutez, les ruptures de stock ne sont pas rares :  » Quand cela arrive, il y a des molécules que nous pouvons remplacer. Parfois, c’est à l’identique. Parfois, ce ne sont pas les mêmes, mais nous trouvons des équivalences. Mais là où ça devient compliqué, c’est quand on ne peut pas remplacer la molécule. Et comme de nombreux traitements sont faits chez nous sous la forme injectable, nous avons davantage de tensions par rapport aux pharmacies libérales. »
Comment expliquer cette scandaleuse situation ? C’est très simple. Quand les quantités de médicaments sont trop justes par rapport à la demande, les laboratoires préfèrent vendre aux pays qui vont payer mieux. Et la France n’a pas bonne réputation auprès des laboratoires fabricants qui sont en grande partie situés…en Asie. Parce qu’elle achète les médicaments aux prix les plus bas par rapport aux autres pays.
La France paie cher son système unique au monde et précieux permettant à chacun de se soigner. Elle met la pression pour obtenir des prix bas auprès des labos. Mais la contrepartie est que, quand ses services hospitaliers sont en difficulté, ils sont approvisionnés en dernier !

Ce sont les conséquences de la dépendance et d’une politique constamment hostile à l’industrie pharmaceutique.

Le 13 juillet 2019.

Pour le CER,Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

La fracture territoriale en France (suite).

5 Juin

Nous avons montré hier l’importance et la gravité de la fracture territoriale dont notre pays est l’objet et telle qu’elle est apparue de façon brutale, au décours des dernières élections européennes. Nous insistions sur ses aspects sociologique et politique, exprimés dans les urnes dimanche 26 mai (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/06/04/france-la-fracture-territoriale-saggrave/).

Nous vous proposons aujourd’hui une approche davantage économique, centrée sur la région parisienne. Vous allez pouvoir mesurer l’ampleur des illusions et des impostures républicaines autant que l’amnésie des responsables politiques actuels qui ont oublié tous les signes avant-coureurs de la révolte qui finit par éclater en 1789.

Deux mondes y coexistent, à des années-lumière l’un de l’autre, en ne cessant de s’éloigner.

C’est ce que montre une édifiante étude publiée lundi 3 juin par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU), un organisme qui dépend de la région Ile-de-France. En partant de statistiques sur les revenus, les logements, les types de ménages, etc., elle souligne combien les inégalités se sont creusées depuis une quinzaine d’années dans la région parisienne.

Inégalités entre individus, mais aussi entre départements, communes et quartiers : malgré tous les efforts, les prétendues « politiques de la ville » les plus folles, le tissu social ne cesse de se dégrader. Avec une nouveauté : des « ghettos de riches » de plus en plus riches et clos sur eux-mêmes, et des « ghettos de pauvres » qui s’enfoncent dans les difficultés. D’un côté, les beaux quartiers de l’Ouest parisien comme le 8arrondissement, Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) ou Le Vésinet (Yvelines). De l’autre, les cités des Misérables.

L’Ile-de-France est de longue date « la région où les inégalités sont les plus marquées, du fait de la concentration de populations très aisées », rappelle l’étude. Mais, depuis le début des années 2000, ce phénomène s’accentue.

Il reste certes quelques « espaces mixtes », où se mélangent les différentes catégories sociales. Des communes comme Colombes, Asnières, Clamart dans les Hauts-de-Seine, Joinville-le-Pont dans le Val-de-Marne. Un tiers des ménages franciliens y vit. Mais la période 2001-2015 passée au crible montre surtout « une polarisation toujours plus marquée entre les secteurs aisés et les secteurs pauvres »,écrivent les auteurs.

En haut de l’échelle, les « territoires de la richesse se consolident » : ils s’enrichissent encore, et s’élargissent doucement à des zones limitrophes un peu moins cossues. La part des ménages ayant les revenus les plus élevés s’est par exemple accrue dans les 7e et 8e arrondissements de Paris, déjà deux des plus cotés. Elle a aussi progressé fortement dans les 2e et 3e arrondissements, et dans une moindre mesure dans les 17e, 4e et le 1er, ainsi qu’à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Le mouvement touche aussi des communes du voisinage telles qu’Issy-les-Moulineaux, Le Plessis-Robinson, La Garenne-Colombes, Montrouge (Hauts-de-Seine), Carrières-sur-Seine (Yvelines) ou encore Vincennes (Val-de-Marne).

Globalement, la présence des ménages aisés et des cadres s’est renforcée dans les zones les plus riches de la région : sur place, « quatre ménages sur dix qui ont emménagé depuis moins de cinq ans sont des actifs dont la personne de référence est cadre », une proportion bien plus importante qu’ailleurs, « attestant d’une difficulté à s’y installer pour les plus modestes au regard des prix des logements et des loyers », relève l’IAU.

Les prix de l’immobilier parfois stratosphériques expliquent en bonne partie que l’« entre-soi » devienne aussi net dans les territoires aisés. En Ile-de-France, le prix des logements anciens a été en moyenne multiplié par trois entre 1999 et 2018, tandis que le revenu déclaré des ménages a progressé de moins de 50 % durant la même période. Dans les quartiers de Paris les plus recherchés, le mètre carré se vend plus de 11 000 euros. A ce tarif-là, qui peut encore s’offrir un appartement ?

Cette hausse amène les jeunes cadres, les « bobos », les couples qui ont un deuxième enfant, etc., à s’intéresser à des quartiers un peu moins centraux. « Quand on voit que les prix ont monté de 14 % en un an dans le 19earrondissement, cela ne signifie pas que les salaires de ceux qui y habitent ont bondi, relève Bertrand Savouré, le président des Notaires du Grand Paris. C’est que de nouvelles populations arrivent. » Résultat : le quart nord-est de la capitale et quelques communes de banlieue telles que Bagnolet, Pantin, Romainville ou Le Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) se sont embourgeoisés, « gentrifiés », avec les conséquences que l’on pouvait en attendre (Lire « Les bobos parisiens sont les meilleurs alliés des racailles de banlieue » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/09/27/les-bobos-parisiens-sont-les-meilleurs-allies-des-racailles-de-banlieue/).

Ce changement de statut ne concerne parfois que certains quartiers. A Montreuil (Seine-Saint-Denis), par exemple, la situation s’améliore dans les rues les plus proches de la capitale, « mais se détériore à l’est », note l’étude. A Paris même, l’enrichissement général de la ville n’empêche pas une dégradation du niveau de vie à la lisière de la Seine-Saint-Denis, là où se trouvent les anciens immeubles à bon marché, près du périphérique. Le 26 mai, c’est là que le Rassemblement national a enregistré ses meilleurs résultats parisiens. Pourquoi ? Simplement parce que ces quelques Français de souche qui y habitent encore connaissent et mesurent l’ampleur des dégâts et de l’acculturation engendrés par les soi-disant « Chances pour la France » dont les habitants des beaux quartiers n’imaginent même pas l’existence !…

Le problème, cependant, n’est pas que les riches vivent de plus en plus entre eux, ni que les enfants de bourgeois transforment en lofts les usines vidées par la désindustrialisation de la capitale et de ses environs. Le drame souligné par l’étude est que, simultanément, les zones les plus pauvres sont en train de sombrer. On assiste à « une paupérisation absolue de secteurs urbains entiers », s’alarme l’IAU. Dans 44 des communes parmi les plus pauvres de la région, où vivent 15 % des Franciliens, le revenu médian en euros constants a encore baissé entre 2001 et 2015.

C’est notamment le cas à Grigny (Essonne), Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), Pierrefitte-sur-Seine, La Courneuve, Clichy-sous-Bois, Stains, Aubervilliers et Bobigny (Seine-Saint-Denis). Les cadres sont toujours aussi peu nombreux à s’y installer. Mais autant de villes dans lesquelles

ne manqueront pas de faire campagne pour accéder au pouvoir. Et, soyez assurés que les candidats de La République en Marche ne seront pas les derniers !

D’ailleurs, à l’inverse, la présence des immigrés ne cesse d’y progresser. Dans le secteur le plus pauvre, six ménages sur dix nouvellement installés ont une personne de référence née à l’étranger. Dans ces villes, « la concentration d’actifs peu qualifiés, souvent immigrés, plus exposés à la montée du chômage et aux emplois précaires, et l’augmentation des familles monoparentales contribuent à la stigmatisation et à la détérioration des situations financières des résidents », soulignent les chercheurs.

C’est l’instauration du « Grand Remplacement » par l’organisation de la fracture territoriale.

Incapables d’empêcher l’immigration-invasion, nos dirigeants politiques se consolent en acceptant la partition du territoire national sur un mode communautaire et en veillant à ne pas en subir les désagréments. 

La lâcheté du personnel politique de la République n’a d’égal que sa forfaiture. Etonnez-vous avec cela que nous attendions ce moment avec impatience :

Le 5 juin 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Concours Eurovision de la chanson.

18 Mai

Comme certains d’entre-vous le savent, bien que cet évènement ne soit sans doute pas leur tasse de thé, le Concours Eurovision de la chanson se tiendra ce soir, samedi 18 mai, à Tel Aviv (Israël).

À cette occasion, et cette merveilleuse nouvelle vous aura peut-être échappé, notre beau pays sera représenté par ce qu’il génère de mieux et de plus beau en matière de diversité et de mixité socio-culturelle et, pour tout dire, de « Chance pour la France » : le jeune Franco-Marocain Bilal Hassani qui déclenche, chez nous, une allégresse et un  enthousiasme difficiles à contenir.

C’est elle ou lui à moins que ce ne soit lui ou elle, selon 

Mais, comme le recommande avec pertinence notre cher Alain Texier *, sur son blogue de la Charte de Fontevrault, tout commentaire sur Bilal Hassani risquant de tomber sous le coup de la loi …nous n’en ferons pas et vous encourageons à en faire de même.

Gallia ? 

Le 18 mai 2019.

* Alain Texier, Garde des Sceaux du CER, Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux devoirs et aux droits des Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelles.

Commençons donc par taxer les transports aérien et maritime avant d’e……r les Français en taxant leurs carburants (seconde partie).

14 Mai

Nous avons vu tout l’intérêt qu’il y aurait à taxer le carburant des avions (mais aussi des navires de transport comme de croisière). Voyons à présent les méthodes permettant à tout un chacun, s’il est un citoyen responsable et soucieux de l’état dans lequel il va laisser notre planète à ses descendants, d’agir pour réduire son rôle dans l’usage du kérosène.

Que vous commenciez tout juste à vous interroger sur les dégâts environnementaux causés par le trafic aérien, ou que vous tentiez déjà de limiter l’impact de vos vols, voici une liste de conseils pour vous aider.

Niveau débutant : prendre conscience et compenser

1/ Réaliser. Pas de doutes, malheureusement : voyager en avion, c’est mauvais pour la planète. Avec ses 4,3 milliards de passagers annuels, le transport aérien est responsable de 2 % des émissions de CO2 mondiales. « Et même de 5 % du réchauffement climatique, une fois pris en compte tous ses effets (traînées de condensation, oxyde d’azote…) », précise Lorelei Limousin, du Réseau action climat (RAC), qui fédère vingt-deux associations luttant contre ce réchauffement. Or le trafic aérien explose : dans vingt ans, l’Association du transport aérien international (IATA) prévoit 8,2 milliards de passagers. Il échappe pour l’instant à tout engagement international de réduction des émissions ainsi qu’à la taxation du kérosène.

2/ Calculer. Si vous prenez régulièrement l’avion, ces voyages représentent sans doute une bonne partie de votre empreinte carbone annuelle. Pour évaluer cet impact, il est intéressant de calculer les émissions de CO2 liées à chaque vol. Si, contrairement à l’obligation réglementaire, elles ne sont pas indiquées sur le billet d’avion, des calculateurs en ligne le permettent facilement – comme celui de la DGAC ou de l’aviation civile internationale.

Pour revenir à un niveau durable d’émissions de gaz à effet de serre (GES), chaque Français est censé tendre vers un « budget carbone » global, toutes activités confondues, de 1,5 tonne de CO2 par an, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). L’équivalent d’un seul vol aller-retour Paris-Rio…Ça vous laisse rêveur, non ?

3/ Compenser. Une fois calculé le « coût carbone » du vol, il est possible de verser à un organisme de compensation carbone une somme permettant d’éviter une émission équivalente de GES, ou d’absorber une quantité équivalente de gaz déjà émis. Il s’agit de projets remplaçant des énergies carbonées par des énergies renouvelables (panneaux et fours solaires, éoliennes), ou de programmes de reforestation, les arbres séquestrant du carbone tout au long de leur vie. Certaines compagnies aériennes (comme Air France), certains tour-opérateurs (comme Voyageurs du monde) proposent directement cette possibilité lors de la réservation du voyage.

Attention à l’opérateur ! Pour s’assurer de son sérieux, mieux vaut choisir un organisme contrôlé, doté d’un label reconnu par les Nations-Unies, comme le Gold standard ou Verra (listés sur le site info-compensation-carbone), ou du label français Bas Carbone. Le prix de la tonne de carbone varie selon les projets. En général, la contribution s’élève à quelques dizaines d’euros pour un long courrier.

Mais ces mécanismes de compensation carbone volontaire suscitent bien des critiques quant à leur efficacité réelle, durable, et leur impact local – accaparement des terres, reforestation incompatible avec la protection de la biodiversité… Et compenser n’est pas réduire.

Niveau intermédiaire : bien choisir la compagnie et limiter les vols professionnels en France

1/ S’informer sur le vol. Avant de s’envoler, quelques précautions s’imposent : privilégier les vols internationaux sans escale, la consommation de kérosène étant accentuée lors des phases de décollage, d’atterrissage et de circulation sur les pistes. Embarquer avec un minimum de bagages, suivant la même logique que celle du constructeur de l’avion qui tente de réduire le poids de l’appareil et, ainsi, sa consommation en carburant. Privilégier la classe économique : les émissions associées à un vol en première classe sont jusqu’à 9 fois plus importantes (selon une étude de la Banque mondiale), la taille des sièges diminuant le nombre de passagers convoyés pour un même volume de kérosène.

Opter pour une compagnie dont le taux de remplissage est élevé, et la flotte récente, donc moins énergivore. A en croire les constructeurs aéronautiques, les avions de nouvelle génération consomment entre 10 % et 20 % de carburants de moins que leurs prédécesseurs. Certains sites, comme atmosfair ou l’International Council on Clean Transportation, établissent des classements des compagnies selon ce critère d’efficacité énergétique.

2/ Ralentir. Se rendre à l’aéroport en transports en commun. Une fois arrivé à destination, rester le plus longtemps possible pour amortir le coût carbone du vol. Eviter les vols intérieurs, même s’ils sont peu coûteux, tout comme les gros ferries et surtout les bateaux de croisières, extrêmement polluants. Privilégier le vélo, l’autocar, le train (y compris de nuit). Et le voilier !

3/ Au boulot, limiter. 45 % des vols intérieurs ont un motif professionnel, pour une durée très limitée. Une conférence téléphonique ou une visioconférence n’est-elle pas envisageable ? Le train n’est-il pas une alternative ?

Niveau confirmé : renoncer aux vols intérieurs, espacer les vols internationaux

1/ Supprimer. Finis les vols low cost pour un petit week-end en amoureux dans une capitale européenne, ou les Paris-Marseille aux premiers beaux jours. L’urgence écologique plaide pour un renoncement aux vols intérieurs et à certains vols européens – pour les trajets de moins de 1 000 kilomètres disposant d’alternatives terrestres (train, voiture) d’une durée inférieure à 4 heures, ou d’une offre de trains de nuit. Les liaisons nocturnes ayant hélas quasiment disparu (ne restent que Paris-Portbou et Paris-Briançon), un collectif de défense de cette « mobilité du futur » s’est constitué.

Six vols aller-retour Paris-Marseille émettent autant de CO2 qu’un Paris-New York. Sur une distance équivalente, l’avion émet 40 fois plus de CO2 que le TGV, quinze fois plus que les autres trains (par passager, par kilomètre).

Même la voiture essence ou diesel est moins polluante que l’avion ! Selon une étude de l’Ademe sur les trajets nationaux, qui prend pour référence le taux d’occupation moyen des voitures et des avions, l’avion émet 145 g de CO2 par passager par kilomètre, contre 85 pour la voiture. Pour tous les trajets intra-européens, aussi, l’avion est à tous coups plus polluant que la voiture, comme l’a montré l’European environnement agency.  L’impact de la voiture varie de 1 à 3 selon le nombre de passagers, mais reste toujours inférieur à celui du transport aérien.

2/ Espacer les vols internationaux. « Les premières questions à se poser sont : Mon déplacement est-il nécessaire ou pas ? De loisir ou non ? Est-il impératif d’aller à Bali ou puis-je faire un tour dans les Alpes suisses ?” », explique le chef du service Climat de l’Ademe, Hervé Lefebvre, pour qui se dessine « un vrai changement de modes de vie ». « Il faut de la sobriété. On sait bien que les évolutions technologiques ne pourront pas répondre à nos émissions de GES. » Ne riez pas. C’est ce que nous réclamons depuis toujours au travers du besoin impératif de DECROISSANCE.

Commencer par un mois, un trimestre sans avion. Envisager ensuite de « rester au sol » une année, comme y appellent plusieurs collectifs écologistes européens. « L’avion doit devenir exceptionnel, insiste le RAC, on ne le prend plus tous les ans. Pour se conformer à l’objectif de 1,5 degré de hausse des températures fixé par l’accord de Paris, il faut a minima espacer les vols de plusieurs années ». Le séjour à l’autre bout du monde, si longuement attendu, dure alors deux mois, au moins. Un vrai changement de modes de vie, effectivement.

Pourquoi pas ? N’est-ce pas un bon moyen de faire davantage connaissance avec ceux qui nous accueillent ?…

Le 14 mai 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Union européenne : les grandes manoeuvres pour la prise du pouvoir ont commencé.

12 Mai

Les élections parlementaires européennes n’ont pas encore eu lieu que, déjà, certains lorgnent sur les postes importants qui vont devoir changer de titulaires ! Il en est ainsi, en particulier, de la présidence du Conseil européen, de celle de la Commission et des portefeuilles les plus significatifs de cette Commission.

C’était d’ailleurs l’unique thème à l’ordre du jour du sommet (il fallait bien ça pour un tel sujet) de ce jeudi 9 mai, à Sibiu, en Roumanie.

Les Vingt-sept à Sibiu (Roumanie) le 9 mai.

Le président du Conseil, l’ineffable Donald Tusk, veut notamment sonder les intentions des dirigeants européens sur sa succession et sur la procédure très contestée pour désigner le successeur de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission, ont indiqué plusieurs sources européennes. En effet, 2019 sonne la fin de leurs mandats (de même que ceux de Frederica Mogherini*, Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et d’Antonio Tajani, président du Parlement). Et si certains noms sont déjà officiellement lancés, d’autres se murmurent de façon plus officieuse.

Après deux mandats de deux ans et demi, Donald Tusk voit la fin de sa présidence au Conseil et Jean-Claude Juncker renonce à briguer un second mandat après cinq ans à la tête de la commission. Qui pourrait alors leur succéder? Un sommet extraordinaire aura lieu le 28 mai pour “commencer le processus de nominations”.

Et, là, tenez-vous bien…le nom d’Angela Merkel revient avec insistance pour la présidence du Conseil européen, l’instance des chefs d’État ! Celle à laquelle nous devons l’invasion de notre continent par plus d’un million de migrants depuis 2015 au nom des valeurs humanistes de l’Europe mais aussi de ses besoins démographiques et de main d’oeuvre. Celle encore à qui les citoyens européens doivent l’arrivée, dans les pas de ces migrants, de nombreux terroristes islamistes qui ont semé le chaos, les violences de toutes sortes mais aussi la mort dans tous les pays où ils se sont introduits.

Et qui parle d’elle? Principalement l’ancien Premier ministre socialiste italien Enrico Letta qui plaide ouvertement pour la désignation d’Angela Merkel à la tête du Conseil et alimente les rumeurs…

Si elle est élue, elle serait alors en charge notamment de la représentation extérieure de l’UE au niveau des chefs d’État ou de gouvernement, de présider les réunions du Conseil européen et d’animer ses travaux, d’assurer la préparation des réunions du Conseil européen et leur continuité et également contribuer à faciliter la cohésion et le consensus au sein du Conseil européen.

ET VOUS CONFIERIEZ NOTRE SORT À CETTE FOLLE ?

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte (qui ne vaut pas mieux qu’Angela Merkel) est également cité comme un autre potentiel candidat. Ce dernier et Emmanuel Macron ont d’ailleurs affiché leurs convergences de vues sur une Europe prétendument plus forte. Les deux hommes, en désaccord sur certains choix économiques, se retrouvent alliés pour le scrutin du 26 mai : le parti de Mark Rutte est affilié au groupe centriste et libéral Alde (Alliance des démocrates et libéraux pour l’Europe), que les députés Marcheurs pourraient rejoindre. Ce qui n’est pas le cas de la chancelière Angela Merkel, dont le parti, la CDU, est allié au parti européen de droite PPE.

Donc, pour nous, il n’est pas question de soutenir la moindre candidature qui favoriserait la Alde ou le PPE.

Même si les noms de Merkel et Rutte circulent, tous deux ont cependant prétendu ne pas être intéressés par ce poste de facilitateur entre des États aux intérêts souvent divergents. De plus, le président du Conseil ne peut pas exercer de mandat national tant qu’il est en fonction. Ceci induirait la démission de la chancelière ou du Premier ministre si l’un des deux était désigné et acceptait ce poste. En Allemagne, cette démission serait un tremblement de terre pour le pays qui devrait alors trouver un nouveau chancelier fédéral après 14 ans sous la direction d’Angela Merkel. La belle affaire !

Ce jeudi, en plein sommet, elle a toutefois préféré éluder la question d’un journaliste à ce sujet

Un autre enjeu de taille est à l’agenda: celui du choix du nouveau président de la Commission, qui fait office en quelque sorte de chef du gouvernement européen. Son rôle est crucial puisque c’est à lui de promouvoir l’intérêt général de l’Union européenne en proposant des textes législatifs et en veillant à leur application, ainsi qu’en mettant en œuvre les politiques et le budget de l’UE. La fonction de président de la Commission européenne est la position la plus puissante de l’UE. Hélas, on a pu mesurer au cours des cinq dernières années le rôle néfaste (entre deux verres d’alcool) de Jean-Claude Juncker, l’homme des lobbys de toutes natures et, pire encore, l’homme des paradis fiscaux.

Pour faire pression sur la nomination de ce personnage-clé, élu par le Parlement européen mais pré-sélectionné par le Conseil européen, chacun des partis européens représentés à Strasbourg désigne son chef de file. Il est appelé “spitzenkandidat”. La procédure du “spitzenkandidat” (en Allemand dans le texte), imposée en 2014 par le Parlement européen, désigne à cette fonction le prétendant de la famille politique qui comptera le plus d’élus à l’issue des européennes organisées du 23 au 26 mai. Pour être élu, le candidat doit être approuvé par la majorité des députés européens. A condition que les Etats-membres l’aient désigné en amont. Cette règle facilite l’endogamie de cette oligarchie politique.

Il y a à ce jour quatre “spitzenkandidaten” attendus pour le 26 mai: l’Allemand Manfred Weber, chef de file des conservateurs européens (PPE); le Néerlandais Frans Timmermans, candidat des sociaux-démocrates; l’Allemande Ska Keller (Verts); et le Belge Guy Verhofstadt (Libéraux et démocrates européens).

Frans Timmermans, Ska Keller, Guy Verhofstadt et Manfred Weber.

 

Pour l’heure, le Parti Populaire Européen fait la course en tête et pourrait obtenir 180 élus contre 149 pour les sociaux-démocrates, selon la dernière enquête d’opinion publiée le 15 avril par le Parlement européen. Son candidat, l’Allemand Manfred Weber est soutenu par Angela Merkel. Problème: il est inconnu hors du Parlement européen, où il a présidé le groupe du PPE.  Il lui faudra être adoubé par les dirigeants européens et obtenir la majorité des suffrages au Parlement. Aucun veto n’est possible au Conseil, mais une minorité peut le recaler.

En 2014, par exemple, l’Allemande Angela Merkel, le Néerlandais Mark Rutte, le Britannique David Cameron et le Suédois Fredrik Reinfeld avaient tenté de constituer une minorité de blocage contre la nomination de Jean-Claude Juncker. Une campagne de presse en Allemagne sur le thème “Merkel trahit la démocratie” avait contraint la chancelière à rentrer dans le rang.

Cinq ans plus tard, les dirigeants européens refusent toujours, Emmanuel Macron en tête, de s’engager à désigner forcément le futur patron de la Commission parmi l’un des “Spitzenkandidaten” en lice. Manière pour les Etats-membres de se laisser la possibilité de désigner un autre candidat plus consensuel avec lequel ils vont devoir travailler pendant cinq ans.

Plusieurs dirigeants cherchent à tuer le spitzenkandidat”, a confié à l’AFP un responsable européen. Un sommet extraordinaire est planifié pour le 28 mai, deux jours après les élections européennes, a-t-on appris de sources européennes. “Ce sera l’occasion”, a estimé le responsable européen.

Dans le cas où Manfred Weber n’arriverait pas à convaincre et rassembler derrière lui (Viktor Orban a annoncé le retrait de son soutien cette semaine), un autre nom est évoqué avec insistance comme recours: celui du Français Michel Barnier, membre du PPE et négociateur du Brexit. La majorité présidentielle française plaide de plus en plus ostensiblement pour sa candidature, vantant son profil d’homme de consensus.

Les nominations ne vont pas se résumer au système du spitzenkandidat. Il n’y a pas d’automaticité”, rappelait-on d’ailleurs mardi à l’Élysée. Une position réaffirmée ce jeudi par Emmanuel Macron: “je ne crois pas que ce soit la bonne manière sauf à faire de vraies listes transnationales”.

Mon rêve serait d’avoir un président de la Commission français”, a glissé dans Le Parisien fin avril la tête de liste de la majorité, Nathalie Loiseau. “Et si c’est Michel Barnier, ça nous va très bien”, complète un cadre de la campagne européenne à l’AFP.

L’intéressé a toutefois affirmé le 29 avril qu’il n’était “pas candidat aujourd’hui” à la présidence de la Commission européenne, la priorité pour lui restant de négocier la sortie du Royaume Uni de l’UE. Or celle-ci n’interviendra probablement pas avant les élections européennes, auxquelles les Britanniques participeront quoi qu’il arrive. D’autres noms circulent par ailleurs, dont la Française Christine Lagarde, actuellement à la tête du FMI, ou l’actuelle commissaire européenne Margrethe Vestager.

Avant la désignation du président de la Commission, la première nomination sera celle du président du Parlement européen lors de la session inaugurale de la nouvelle assemblée, le 2 juillet. Son mandat est de deux ans et demi. Deux candidats sont déjà en lice: le président sortant, le conservateur italien Antonio Tajani, et l’ancien premier ministre libéral belge Guy Verhofstatdt, un ennemi acharné des élus de droite, identitaires et souverainistes. Le vainqueur devra convaincre les autres familles politiques de voter pour lui pour obtenir la majorité absolue.

Quant au Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, il est est élu par le Conseil européen à la majorité qualifiée avant d’être auditionné par le Parlement et d’être soumis à un vote d’approbation par les députés. Le mandat de Frederica Mogherini prendra fin en novembre 2019 après cinq ans à ce poste. Nous ne la regretterons pas, vu sa collusion avec le lobby immigrationniste.

Souvenons-nous qu’en 2014, “il a fallu trois sommets et trois mois pour décider” des principaux postes, a rappelé un responsable européen.

Sans doute comprenez-vous mieux maintenant notre inlassable campagne en faveur du  » Frexit « .

Le 12 mai 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.