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« La république c’est le royaume des cons ». C’est sûr mais pas si facile de faire autrement finalement .

5 Fév

         « Si je comprends bien, l’Etat ne maîtrise plus les prisonniers. Il ne maîtrise plus l’immigration, il ne maîtrise plus les banlieues, il ne maîtrise  plus les Zadistes (un truc inventé par nos journaleux), il ne maîtrise plus les capitaux,  il ne maîtrise plus les banques, les assurances et les entreprises y compris à participations publiques… Il ne maitrise plus la monnaie, il ne maitrise plus les lois qui nous arrivent directement de la commission européenne. Il ne maitrise plus la pauvreté, il ne maitrise plus l’islamisation rampante,  il n’a plus les moyens de l’école, plus les moyens de la sécurité intérieure,  hésite sur les moyens militaires à mettre en œuvre.  Mais il met la vitesse à 80 Km/H, alourdit le contrôle technique, augmente nos impôts et détricote les droits sociaux…  Bienvenue au royaume des cons. »

Eric Pourcel

Docteur en droit

L’Etat fait ce qu’il peut. Face à une population qui veut tout et le contraire de tout, les causes sans les conséquences (coucou au passage à Bainville : « il faut vouloir les causes et les conséquences de ce qu’on veut » plutôt qu’à la plate citation de Bossuet qu’on fait tout le temps), qui veut moins d’impôts mais qui refuse obstinément de couper dans tout budget significatif, qui est composée sinon de cons du moins d’analphabètes économiques atterrants auxquels on fait lire Alternatives économiques et regarder l’autre gauchiste d’Elise Lucet, il n’y a guère de solution que de taper sur ceux qui ne peuvent pas s’organiser (les retraités avec la CSG) ou ceux qui n’y peuvent pas grand chose (les automobilistes). Et que faisait d’ailleurs d’autre l’ancien régime quand, en bout de course économique, il laissait les privilégiés racheter leur participation au 10e puis au 20e pour des sommes dérisoires mais qui le soulageaient momentanément ?

Ceci dit, le M. Pourcel là dit quelques trucs un peu rapides.

– « l’Etat ne maîtrise plus les prisonniers » : c’est quoi maîtriser les prisonniers ? Passons sur les farauderies inapplicables comme le bagne à restaurer. C’est les priver de téléphone portables et de drogue et de propagande salafiste ? que fait-on si on a subitement 50 prisons qui flambent ? on met tout le monde dans des camps dans la massif central ? Rappelons qu’il y a parmi ces prisonniers quelques gens de chez nous, hein, quand même, emprisonnés pour divers délits d’opinion putativement raciste, et quelques pauvres bougres là pour un délit routier quelconque et objectivement pas bien grave et sans victime autre que l’honneur du gendarme sur le bas côté avec ses jumelles à vitesse… La solution, c’est de construire des prisons. Et marginalement d’expulser les prisonniers étrangers au bout de leur peine pour éviter de les avoir en récidive. Pour cela il faut de l’argent.  Retour à ma remarque ci-dessus : tant qu’on ne voudra pas licencier 20 ou 30% de nos fonctionnaire pléthoriques, ou couper dans quelques gros budgets sociaux, ceux qui alimentent le modèle social que le monde nous envie (parce qu’ailleurs on crève dans le caniveau devant les hôpitaux si on n’a pas de carte de crédit à la place de sa carte vitale, c’est bien connu) rien n’avancera.  Il faut aussi expulser les gens, c’est à dire assumer d’expulser les familles, les enfants scolarisés qu’on nous montrera à la télé en train d’être emportés par des CRS de leur école… autant dire que c’est pas demain la veille.

– « Il ne maîtrise plus l’immigration » : qui la maîtrise parmi les pays comparables à la France ? Les seuls qui y arrivent un peu  (Hongrie) ou bien (Japon) sont ceux qui bénéficient encore d’une homogénéité réelle. S’il y a quelque chose dont on peut créditer Hollande au milieu de toutes ses impuissances, c’est quand même de nous avoir tiré des migrants sans trop de dégâts, bien moins que l’Allemagne par exemple. Certes ça ne règle rien, mais c’est mieux d’en avoir moins eu. La politique actuelle, Collomb étant tout sauf un immigrationniste fou, vise à limiter les dégâts tout en ne créant pas d’abcès de fixation médiatiques. C’est sans doute ce qu’on peut faire de plus intelligent pour l’instant. Là encore, c’est quoi maîtriser l’immigration ? c’est arracher des enfants à leur école pour les expulser avec leurs parents, faire des rafles à Calais devant les caméras et foutre en taule les bons chrétiens de gauche bien cons et collabos qui apportent des repas, pour aide au séjour clandestin ? bonne chance, à supposer que les fonctionnaire obéissent et que les juges condamnent, un gouvernement qui ferait ça, républicain ou royal, ne tiendrait pas un an sous le scandale répété. La politique, c’est aussi dealer de la bonne conscience à l’électeur, ou au sujet. S’il a l’impression qu’on le vole sur cet article, il renversera le gouvernement : par les élections ou en chassant le roi s’il n’y a pas d’élection possible pour faire sauter un fusible. Assumer la violence collective certes, mais en lénifiant et en dessalant de la bonne conscience.

– « il ne maîtrise  plus les Zadistes (un truc inventé par nos journaleux) » : ben non, construire un aéroport inutile, loin de tout centre ville, mal desservi, pour faire plaisir aux copains qui ont payé les campagnes électorales d’Ayrault, le tout sanctionné par un référendum local au périmètre défini exprès pour avoir le résultat qu’on souhaitait, plein de gens pas inventés par les journalistes trouvent que c’était pas une bonne idée… l’autorité pour l’autorité parce qu’il faut que le bas peuple obéisse et chacun à sa place, j’ai peur que ce ne soit pas une manière très flatteuse de présenter les choses, en outre.

– « il ne maîtrise plus les capitaux » : il ne l’a jamais fait. Le roi fouettant les financiers c’est une très belle imagerie populaire bien démago, mais dans les faits, l’ancien régime a quand même la plupart du temps été l’histoire de comment on comblait le déficit grâce aux financiers. J’écris ça d’une riante ville où on a encore des ruines laissés par les frères Pâris tous les coins de rue, et une superbe église baroque qu’on leur doit… en outre, les capitaux sont bien plus efficaces quand l’Etat ne s’en occupe pas et les laisse croître, circuler et multiplier. C’est qui le pays qui maîtrise les capitaux aujourd’hui ? le Vénézuela ?

– « il ne maîtrise plus les banques, les assurances et les entreprises y compris à participations publiques » ; vieille blague : si en 1945 les communistes alliés aux résistants avaient nationalisé les usines de chaussures, on nous expliquerait aujourd’hui que sans l’Etat les pauvre seraient nu-pieds… :oD

– « il ne maitrise plus la monnaie » : c’est vrai que la longue histoire des monnaies fiduciaires et de leur érosion inflationniste plaide pour qu’on confie la monnaie aux politiciens… Dieu sait que je n’aime guère l’Euro, mais si on le met à bas pour confier la monnaie nouvelle à des politiciens qui ne rêvent que de dévaluer tous les deux ans pour échapper aux conséquences de leurs actes – ou pire aux conséquences de leurs inactions – je préfère encore une monnaie gérée à Francfort par Draghi, qui au moins sait compter sans faire croire que deux et deux font entre 3,7 et 4,4 selon les besoins de la com du moment…

– «  il ne maitrise plus les lois qui nous arrivent directement de la commission européenne » : et qui les y fait ? nos bons haut-fonctionnaires français n’auraient ils pas su largement se couler dans les institutions européennes ? Sans compter toute les fois où la transcription du droit européen est l’occasion, bien française, de rajouter à la couche européenne deux ou trois couches de régulation franco-française pour faire bonne mesure…

– « Il ne maitrise plus la pauvreté » : c’est vrai qu’avant on l’éteignait après 18 heures :oD Reste à expliquer comment, quand l’Etat contrôle tout ce que M. Pourcel veut lui faire contrôler, on fait diminuer la pauvreté. Généralement les pays qui fonctionnent comme ça sont assez peu prospères. Mais la France l’était me dira M. Pourcel quand… quand quoi ? quand sous Pompidou la part du PIB passant dans les mains de l’Etat était de 33% au lieu de 60% ? et qu’il y avait deux bons millions de fonctionnaires de moins ? Bah voilà.

– « il ne maitrise plus l’islamisation rampante ». Fallait pas les laisser rentrer, comme qui disait… faire rentrer des millions de musulmans en espérant qu’ils deviennent un peu comme des berrichons ou des Polonais du Nord, c’était stupide. Et qui a fait ce raisonnement sinon précisément les tenants d’un autorité étatique tricolore comptant sur la force irréfragable de son modèle d’assimilation (républicaine, au passage) qu’elle portait aux nues sans en voir les terribles ambiguïtés ?  Et fera-t-on un jour l’histoire de ce que nous  coûté dans ce tragique aveuglement le rêve algérien de certains qui ont transposé ici leur ambition déçue, leur rêve devrait-on dire, de deux peuples vivant en bonne intelligence là bas dans les plis d’un drapeau (tricolore, pas blanc) assez vaste pour tout prendre ?

– « il n’a plus les moyens de l’école » : le quart du budget de l’Etat y passe pourtant… ce n’est peut-être pas une question de moyens, vu qu’on met chaque année un peu plus d’argent dans ce machin ingouvernable, obèse, national par pétition de principe idéologique, qui fonctionne chaque année un peu moins bien. Coupons ça en tronçons régionaux, comme en Allemagne. Au moins.

« plus les moyens de la sécurité intérieure » : on les prend où ? où qu’on coupe ? de quoi on prive qui pour financer plus de sécurité intérieure ? Ou qui assome-t-on encore plus d’impôts ? Faut nous le dire M. Pourcel !

– « hésite sur les moyens militaires à mettre en œuvre » : Même motif, même punition : où trouve-t-on l’argent ? surtout quand par ailleurs on ne veut visiblement toucher à rien ni à personne. Et puis là aussi : on a vu la superbe chevauchée de nos soldats au Mali dans des conditions quasi idéales (un désert, des avions, des ennemis en pick-up sur de pistes sans rien autour : un vrai dessert pour officier) Pour quoi ? que se passera-t-il quand nous partirons ? Là aussi est-ce vraiment une question de moyens ? Le but d’une guerre, en général, c’est d’en sortir : pas de la gagner techniquement sans solution politique ni de la continuer indéfiniment.

– « Mais il met la vitesse à 80 Km/H, alourdit le contrôle technique, augmente nos impôts et détricote les droits sociaux » : et on parie que s’il ne le faisait pas M. Pourcel aurait motif à crier encore plus fort qu’il ne le fait, mais exactement sur le même ton et les mêmes sujets ?

Effectivement, soit tout le monde est très con, soit les choses sont un peu plus compliquées que ne le croit M. Pourcel et c’est pour ça que quelle que soit la nuance gouvernementale, et sans doute quelle que serait la nuance institutionnelle, la réalité et les problèmes qu’elle pose ne disparaissent pas. Et imposent des solutions politiques, c’est à dire des demi-mesures, des compromis, des cotes mal taillées.

La question n’est pas de savoir qui taillerait la bonne cote. Mais si la cote taillée par une monarchie serait moins mal taillée que par la république actuelle. Et d’expliquer comment, pour convaincre. 

Nicolas M.

Le 5 févr. 2018 à 11:01, Turbier Paul turbierp@gmail.com [vexilla-regis] <vexilla-regis@yahoogroups.com> a écrit :

 Que la république soit le royaumes des incompétents malfaisants est une évidence et pour cause. Hier dans deux élections partielles les élus un recueillis à peu près 54 % des suffrages exprimés dans des scrutins pour lesquels les abstentions avaient atteint des altitudes himalayennes ( autour de 70%)  Leurs électorats réels  étaient donc de l’ordre de 15 % des inscrits ce qui rends leur représentativité squelettique. Dans toute banale association, le vote aurait été déclaré nul faute d’un quorum suffisant mais l’un de ces imbécile heureux,interrogé sur cette piètre performance, n’en a pas moins plastronné devant les caméras télévisuelles. Comme aurait dit Audiard, les cons ça plastronne toujours, c’est à ça qu’on les reconnait.

Paul T.     

 

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En quoi consiste l’allocation pour demandeur d’asile (Ada) ?

2 Fév

Vérifié le 01 avril 2017 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

En tant que demandeur d’asile, vous n’êtes pas autorisé à travailler avant un délai de 9 mois. Toutefois, si vous êtes majeur, une allocation pour demandeur d’asile (Ada) peut vous être versée. Le versement de cette aide est conditionné par le respect de certaines règles et son montant dépend notamment de votre situation familiale.

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Qui est concerné ?

En tant que demandeur d’asile, vous pouvez bénéficier de l’allocation pour demandeur d’asile (Ada) si vous remplissez les conditions cumulatives suivantes :

  • avoir accepté les conditions matérielles d’accueil qui vous ont été proposées par l’Ofii,
  • avoir au moins 18 ans,
  • être en possession de l’attestation de demandeur d’asile,
  • avoir des ressources mensuelles inférieures au montant du revenu de solidarité active (RSA).
Montant du RSA en fonction du nombre de personnes au foyer
Nombre d’enfants Personne seule Parent isolé : majoration pour isolement Couple
0 545,48 € 700,46 € 818,22 €
1 818,22 € 933,94 € 981,87 €
2 981,87 € 1 167,43 € 1 145,51 €
Par enfant supplémentaire 218,19 € 233,48 € 218,19 €

Les ressources prises en compte sont vos ressources, ainsi que celles de la personne avec qui vous vivez en couple.

Vous devez faire connaître à l’Ofii toutes les informations relatives à votre domicile, votre situation de famille, vos activités professionnelles et vos ressources et vos biens ainsi qu’à ceux des membres de votre famille.

Vous devez signaler à l’Ofii tout changement intervenu dans l’un ou l’autre de ces éléments.

  Attention :

en cas de fraude ou de dissimulation d’une partie de vos ressources, vous pouvez perdre le bénéfice de l’allocation.

Montant

L’allocation pour demandeur d’asile est composée d’un montant forfaitaire journalier, dont le niveau varie en fonction du nombre de personnes composant le foyer, et, éventuellement, d’un montant supplémentaire dans le cas où vous ne bénéficiez pas d’un hébergement.

Montant journalier de l’allocation pour demandeur d’asile
Taille de la famille Montant journalier
1 personne 6,80 €
2 personnes 10,20 €
3 personnes 13,60 €
4 personnes 17,00 €
5 personnes 20,40 €
6 personnes 23,80 €
7 personnes 27,20 €
8 personnes 30,60 €
9 personnes 34,00 €
10 personnes 37,40 €

À ce montant journalier peut s’ajouter un montant supplémentaire de 5,40  € si aucune place d’hébergement ne vous a été proposée.

L’allocation vous est versée mensuellement, à la fin de chaque mois.

Durée d’attribution

L’Ada vous est due à compter du moment où vous acceptez les conditions matérielles d’accueil qui vous sont proposées.

Son versement prend fin à la fin du mois qui suit celui de la notification de la décision définitive sur votre demande d’asile ou jusqu’à votre transfert effectif dans un autre pays.

Cas de suspension du versement

Le versement de l’allocation peut être suspendu si :

  • vous avez refusé une proposition d’hébergement,
  • vous n’avez pas respecté l’obligation de vous présenter aux autorités ou ne vous êtes pas rendu aux entretiens personnels,
  • vous avez abandonné, sans motif légitime, votre lieu d’hébergement,
  • vous cessez de remplir les conditions pour percevoir l’allocation,
  • vous ne produisez pas les documents qui vous sont demandés.

Vous êtes informé de ces possibilités de refus ou de suspension du versement dès la décision d’attribution de cette aide.

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F33314

 

1-Oui, les demandeurs d’asile ont le droit à une allocation : elle s’appelle l’ADA (allocation demandeurs d’asile) et elle varie en fonction de la situation familiale du demandeur (avec ou sans enfants).

Les montants vont de 6,80 euros/jour pour une personne seule (soit environ 190 euros/mois) à 17 euros/jour pour un couple avec deux enfants(soit environ 476 euros/mois). Pour bénéficier de 40 euros par jour, il faudrait pouvoir justifier d’une famille de 10 personnes !

Pendant tout le temps que dure le traitement de son dossier, le demandeur d’asile ne bénéficie que de l’ADA. Il n’a droit ni aux allocations familiales, ni aux allocations logements, ni au Revenu de solidarité active (RSA). Pour prétendre au RSA, il faut avoir un titre de séjour et une autorisation de travail valable depuis 5 ans.

2-Oui, les demandeurs d’asile peuvent obtenir une carte de retrait pour retirer cette ADA. Ce n’est pas une carte bancaire classique. Elle ne sert qu’à retirer l’argent auquel il a droit, le demandeur d’asile ne peut pas payer directement un commerçant.

Cette disposition est légale et inscrite dans le décret paru le 21 octobre 2015 : « L’allocation pour demandeur d’asile est versée mensuellement […] par alimentation d’une carte de retrait. »

L’aide est versée en une fois à la fin de chaque mois. Dans tous les cas le versement de l’ADA s’interrompt lors de la décision de l’administration sur la demande d’asile.

3-     Non, tous les migrants n’ont pas le droit à une allocation

Pour pouvoir bénéficier de l’ADA, il faut remplir des critères stricts :

1)      Etre âgé de 18 ans révolus

2)      Gagner moins que le RSA

3)      être en possession d’une attestation de demande d’asile ou d’un Récépissé de Carte de Séjour (RCS) mention « a demandé l’asile »

4)      Avoir accepté les conditions matérielles d’accueil proposées par l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII).

Les migrants, en situation irrégulière, et qui n’ont fait aucune demande d’asile, n’ont droit à rien.

http://www.infomigrants.net/fr/post/3807/carte-bleue-distribuee-aux-migrants-par-l-etat-demeler-le-vrai-du-faux

En passant

NON, Monsieur DERRIDA* ! NON.

24 Jan

NON, Monsieur DERRIDA* ! NON.

Dans l’une des impostures dont il a le secret, le quotidien Le Monde s’est servi du défunt philosophe Jackie Elie (dit Jacques) Derrida -1930-2004- pour durcir le ton de sa campagne en faveur des migrants clandestins et soutenir la cause du lobby immigrationniste. Les auteurs de cette manipulation ont en effet publié un texte du philosophe (d’origine algérienne et naturalisé Français grâce au décret Adolphe Crémieux de 1870 –  https://fr.wikipedia.org/wiki/Décret_Crémieux), datant de 1996 et confié au Groupe d’information et de soutien des immigrés n° 34. L’auteur s’exprimait alors sur la loi permettant de poursuivre, voire d’emprisonner, ceux qui hébergent et aident des étrangers en situation jugée illégale.

Jacques Derrida étant, par la magie du Monde, revenu parmi nous il nous est devenu possible (le CER n’existait pas en 1996)…de lui répondre.

Que disait alors le philosophe ? Ceci en était l’introduction.

«  L’an dernier, je me rappelle un mauvais jour : j’avais eu comme le souffle coupé, un haut-le-cœur en vérité, quand j’ai entendu pour la première fois, la comprenant à peine, l’expression   » délit d’hospitalité « . En fait, je ne suis pas sûr de l’avoir entendue, car je me demande si quelqu’un a jamais pu la prononcer et la prendre dans sa bouche, cette expression venimeuse, non, je ne l’ai pas entendue, et je peux à peine la répéter, je l’ai lue sans voix, dans un texte officiel.

Il s’agissait d’une loi permettant de poursuivre, voire d’emprisonner, ceux qui hébergent et aident des étrangers en situation jugée illégale. Ce  » délit d’hospitalité  » (je me demande encore qui a pu oser associer ces mots) est passible d’emprisonnement. Que devient un pays, on se le demande, que devient une culture, que devient une langue quand on peut y parler de  » délit d’hospitalité « , quand l’hospitalité peut devenir, aux yeux de la loi et de ses représentants, un crime ? « 

On y trouve déjà tous les poncifs, les approximations, les amnésies,  les pleurnicheries et même les fautes sémantiques de cette littérature militante.

Commençons, une fois n’est pas coutume, par la fin. La faute sémantique : par définition, le  » délit d’hospitalité « , comme il l’appelle, n’est pas un  » crime  » tant il devrait être connu de tous que, même si les deux sont des actes délictueux, la gravité du premier ne relève que du tribunal correctionnel alors que celle du second mérite la cour d’assise.

Hélas, le reste ne vaut guère mieux. Ainsi, s’indigner que l’on poursuive  » ceux qui hébergent et aident des étrangers en situation jugée illégale  » revient à nier la réalité et la force de la loi en même temps que l’on cautionne l’intelligence avec l’ennemi ou, en tout cas, l’envahisseur. De quel côté aurait été M. Derrida lorsque la France fut envahie par les armées nazis ? Nous ne le saurons jamais car il vivait alors en Algérie, dans une famille juive séfarade, et qu’il était trop jeune pour s’engager politiquement. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que sa scolarité fut difficile du fait de mauvaises relations avec ses maîtres. Il voyait déjà, en effet, les enseignants venant de métropole comme oppresseurs et normatifs, normalisateurs et moralisateurs…De la rébellion à la trahison, il n’y a qu’un pas. Comme des  » Grandes Invasions  » au  » Grand Remplacement « .

Il le précise d’ailleurs plus loin dans son texte, avec une emphase qu’il affectionne souvent :

«  (…) Nous habitons désormais des abris sous haute surveillance, des quartiers de haute sécurité – et, sans oublier la légitimité de tel ou tel instinct de protection ou besoin de sécurité, nous sommes de plus en plus nombreux à étouffer et à avoir honte d’habiter ainsi, de devenir les otages des phobiques qui mélangent tout, exploitent cyniquement la confusion à des fins politiques, ne savent plus ou ne veulent plus distinguer entre la délimitation d’un chez-soi et la haine ou la peur de l’étranger et ne savent plus que le chez-soi d’une maison, d’une culture, d’une société suppose aussi l’ouverture hospitalière.  » Nous le rappelions :

 » Wilkommen ! « 

Et l’imposture va plus loin encore avec ceci :

 » (…) Un décret-loi de mai 1938, dans un langage qu’on retrouve aujourd’hui dans toutes les rhétoriques politiciennes, prétendait, je cite,  » ne pas porter atteinte aux règles traditionnelles de l’hospitalité française « . Le même texte, simultanément, argumentait comme aujourd’hui, et de façon aussi peu convaincante, pour rassurer ou flatter les fantasmes d’un électorat et déclarait, je cite (c’est en  1938, au moment de l’arrivée encombrante de certains réfugiés au faciès ou à l’accent jugés parfois caractéristiques; comme tous ceux qui leur ressemblent, ces discours nous rappellent aujourd’hui, dans leur anachronie même, à une sorte de veillée pré –  » vichyste « ) :Le nombre sans cesse croissant d’étrangers résidant en France impose au gouvernement (…) d’édicter certaines mesures que commande impérieusement le souci de la sécurité nationale, de l’économie générale du pays et de la protection de l’ordre public. « 

C’était en 1938, pas en 2018…

Alors, M. Derrida, appelons un chat un chat. Un migrant clandestin est un délinquant qui contrevient gravement, par son intrusion (on pourrait même dire son effraction), à la loi du pays qu’il a choisi pour cible. Il doit être au moins expulsé vers son point de départ et, au plus, être puni pour ce délit. Toute personne physique ou morale qui participe à la réalisation de son entreprise est, aux termes de la loi, son complice (et nous pourrions même dans certaines circonstances l’appeler un « collabo« ). Il doit, lui aussi, être puni.

DURA LEX SED LEX !

« La fonction d’un écrivain est d’appeler un chat un chat. Si les mots sont malades, c’est à nous de les guérir. Au lieu de cela, beaucoup vivent de cette maladie » écrivait d’ailleurs votre ami Jean-Paul Sartre dans Qu’est-ce que la littérature ? dans Situations philosophiques.

Portez-vous mieux, M. Derrida.

Le 24 janvier 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

 * Jacques Derrida (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Derrida)

Les royalistes commémorent la disparition de Louis XVI à Alata (Corse)

22 Jan
Publié le 

 Les royalistes n’ont pas oublié la date du 21 janvier, bien sombre anniversaire à leurs yeux. En 1793, à l’âge de 38 ans, le roi Louis XVI était en effet exécuté, « assassiné », sur la place de la Révolution, aujourd’hui place de la Concorde. « En homme digne et courageux, roi par la grâce de Dieu devenu après la première phase de la Révolution roi des Français, il paie de sa vie sa prétendue trahison de la monarchie constitutionnelle« , déclarent-ils.

Pour l’Union des cercles légitimistes de France (UCLF) – qui regroupe une quarantaine de relais locaux – cette commémoration est aussi l’occasion de défendre l’idée du retour d’un roi en la personne de Louis XX.

« Louis XX, issu de la branche des Bourbon, est la seule personne, le seul roi, qui peut ramener la France à des valeurs oubliées, perdues depuis la Révolution. Des valeurs de morale et de stabilité comme il en existe autour de nous en Europe en Suède ou au Pays-Bas », expliquait hier Lord Brian, représentant de l’UCLF en Corse, lors de la messe anniversaire célébrée à Alata par le père traditionaliste Dakhmeteff de la congrégation Pie X. « Si notre pays possède un patrimoine culturel, architectural, reconnu dans le monde, c’est grâce à la royauté. »

« Éclairer les consciences »

Si ces convictions royalistes peuvent en étonner certains, Lord Brian ne tarit pas d’éloges sur Louis XX, « un homme de bon sens, d’humilité et proche des gens et plus particulièrement des plus démunis ». Une visite en Corse du prétendant au trône n’est pas encore actée mais pas exclue non plus. « Il est très occupé, il est directeur de banque à Madrid avec d’énormes responsabilités », précise Lord Brian.

Selon le président de l’UCLF, la Corse aurait tout à gagner à devenir une principauté, comme Monaco : « Nous avons des atouts que le régime monarchique mettra en avant avec une qualité de vie et un progrès pour les habitants, non négligeable. » Pour l’heure, sa mission consiste à « essayer d’éclairer les consciences et démontrer que notre salut est dans le retour d’un roi, Louis XX en l’occurrence, d’une monarchie constitutionnelle avec la grâce de Dieu”.

http://m.corsematin.com/article/alata/les-royalistes-commemorent-la-disparition-de-louis-xvi.2275170.html

Traite négrière à partir de la Libye : les affaires reprennent !

11 Jan

Après une relative accalmie, une centaine de migrants Africains ont péri, lundi 8 janvier, à quelques encablures des côtes libyennes dans le naufrage de leur embarcation de fortune (un de ces canots pneumatiques traditionnellement employés à la traite négrière par les passeurs libyens).

Le rafiot transportait plus d’une centaine de personnes, mais seules dix-sept d’entre elles, dont des femmes et des enfants, ont pu être secourues, a déclaré le général Ayoub Kacem, porte-parole de la marine du pays. Les survivants sont restés plusieurs heures accrochés à des bouts du canot jusqu’à l’arrivée des secours.

Des migrants arrivant par bateau après avoir été securus par les gardes côtes libyens, le 9 janvier.

Retour au bercail, dans le port de Tripoli

Le naufrage a eu lieu au large de la ville d’al-Khoms, à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale libyenne, a précisé M. Kacem.

La marine libyenne a ajouté avoir secouru, la veille, 267 autres migrants de diverses nationalités africaines qui étaient à bord de deux embarcations en détresse au large de la ville de Zawiya, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Tripoli. Ce qui signifie que les zones de départ se multiplient de nouveau sur la côte libyenne, au sein du territoire administré par le gouvernement fantoche, mais soutenu par l’ONU et l’Union européenne, de Fayez el-Sarraj. Celui-là même qui, du fait de son impuissance, ferme les yeux sur l’esclavage des migrants sub-sahariens qui a fait récemment les Unes de la presse.

Il apparaît donc que les efforts des pays européens, et en particulier de l’Italie, pour rendre efficace la lutte contre les passeurs en équipant la marine libyenne de navires performants sont de nouveau vains. Et il est à craindre que la route maritime vers l’Italie reprenne avant longtemps ses trafics d’êtres humains, si utiles aux grosses entreprises de notre continent…

En 2017, au moins 3 116 migrants sont morts ou disparus en tentant de traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe, dont 2 833 au large de la Libye, selon un relevé de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Rappelons que la longueur de la façade maritime de la Libye n’est que de 1770 km et qu’un blocus maritime efficace n’en serait pas si difficile. Seule manque en vérité la volonté politique d’y parvenir.

Le 11 janvier 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Funérailles de le duchesse de Franco.

30 Déc

Madame Maria del Carmen Franco y Polo, duchesse de Franco, marquise douairière de Villaverde, grand-mère maternelle de Mgr le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, décédée vendredi matin à son domicile de Madrid, a été incinérée puis inhumée dans la plus stricte intimité, ce samedi 30 décembre 2017, dans le caveau familial de sa belle-famille aux côtés de son époux don Cristobal Martinez-Bordiu, marquis de Villaverde, en la cathédrale de la Almudena à Madrid.

Selon son voeu, seule la famille et ses plus proches amis assistèrent à la cérémonie.

Voici deux clichés pris lors de la cérémonie et choisis à l’attention des royalistes français :

Monseigneur le prince Louis de Bourbon et la princesse Marie-Marguerite son épouse arrivant à la Almudena

Monseigneur le prince Louis de Bourbon, très affecté, se recueillant dans la chapelle funéraire

 

Le 3à décembre 2017

5 décembre 1360, l’ordonnance de Compiègne instaure une nouvelle monnaie, commune au royaume : Le Franc.

5 Déc

LE 5 décembre 1360, l’ordonnance de Compiègne instaure une nouvelle monnaie, commune au royaume. Jean II le Bon, par l’intermédiaire de son fils Charles, futur Charles V, donne naissance au franc. Le roi s’arrête à Compiègne alors qu’il rentre de Londres. Il vient de passer quatre années de captivité après sa défaite face aux Anglais à Poitiers (19 septembre 1356). Il obtient sa libération sous réserve du versement d’une rançon : 12,5 t d’or. Édouard III le roi d’Angleterre exige un acompte de 600 000 écus et les 400 000 supplémentaires avant un an.

Or, Charles V, dauphin et régent du royaume en l’absence de son père, ne réussit à collecter que 400 000 écus au prix d’efforts considérables de la population. L’intronisation d’une nouvelle monnaie est censée faciliter le paiement de la dette contractée par la France envers l’Angleterre. Le Franc incarne la confiance. Il a une très forte teneur en or (3,88 g d’or fin), il est donc stable.

La première version du franc est le « Franc à cheval ». Sur la pièce figure Jean II le Bon juché sur une monture. Il est armé d’un écu à fleur de lys, symbole de royauté. Autour de la pièce figure l’inscription : « Jean Roi des Francs par la grâce de Dieu ». En plus de faciliter le paiement de la rançon, l’objectif est de restaurer l’autorité royale. Au XIVe siècle, le système financier est détruit. De nombreuses monnaies circulent de façon anarchique. Des dévaluations successives touchent la monnaie officielle. Avec le franc, la monarchie s’affirme et fait le ménage.

Pour Compiègne, l’événement est épisodique. Le franc n’a pas été battu dans la cité impériale mais bien à Paris. « En ce qui concerne le lieu ou a été ordonné la création du franc, aucune indication ne figure dans les textes », précise Guillaume Roignant, membre de la société historique. En 1360, la demeure où le Roi a ses habitudes n’est pas en ville mais à « Royal-Lieu » près de l’abbaye fondée en 1303 (l’actuel parc de Bayser) « On ne connaît pas l’emplacement exact du château. Il a été détruit en 1430 pendant le siège de la ville qui a vu la capture de Jeanne d’Arc. » En souvenir, de cette ordonnance, le musée Vivenel garde précieusement un « Franc à cheval » dans ses réserves.

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