Archive | Uncategorized RSS feed for this section

Il en aura fallu du temps…

17 Déc

Pour que le gouvernement français nous entende et se rende à l’évidence : l’opération Barkhane, au Sahel, ne peut plus réussir (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/05/07/mali-loperation-militaire-barkhane-ne-peut-plus-reussir/). De sorte qu’il n’existe plus d’autre solution aujourd’hui que le retrait ordonné de notre corps expéditionnaire en laissant les pays concernés prendre enfin en charge leur destinée. Ils ont voulu, avec insistance, être indépendants…qu’ils nous montrent qu’ils sont capables de l’être.

Il est des moments où il faut savoir se réjouir de peu, féliciter chaque pas comme un grand soir. Et en cette fin d’année, c’est à Hombori, une bourgade de terre ocre aux confins du désert du Gourma, située en pleine zone des « trois frontières » entre Mali, Niger et Burkina Faso, que le chef d’état-major des armées, François Lecointre, est venu le faire comprendre à ses courageux garçons. Et ce, alors que le gouvernement réfléchit de plus en plus sérieusement à amorcer une sortie pour ses 5 100 militaires engagés au Sahel, dans une guerre qui a pris en huit ans des allures de puits sans fond.

Soldats de Barkhane à Hombori

Ceux à qui s’adressent les encouragements du général en ce 10 décembre, dans le cadre d’une inspection de deux jours des troupes de l’opération Barkhane, n’arborent rien d’autre que des uniformes vert réséda sans nom ni galons. Des treillis en toile rêche mal taillée, exhumés d’anciens stocks de l’armée française. Mais, en ce jour de visite officielle, ils portent beau. Ils ont entre 18 et 22 ans. Et, aux yeux des stratèges de Barkhane, ils sont le nouveau visage de l’« élite » de l’armée malienne, telle qu’ils l’ambitionnent.

Avant d’être projetés ici, entre les ombres invisibles des djihadistes et celles des falaises de grès de cet ancien haut lieu des grimpeurs occidentaux, ces jeunes recrues sont pour la plupart passées par un « parcours type ». Elles ont d’abord eu droit à de la formation dispensée par l’UETM, une mission de l’Union européenne, créée en 2012. Elles ont ensuite été prises en main, début décembre, par des militaires français issus du 1er régiment de tirailleurs d’Epinal et de la 7brigade blindée de Besançon. Objectif : les entraîner au combat rudimentaire en pick-up et à moto, afin de les associer à une opération d’envergure, début 2021.

Cette scène d’encouragements aurait dû avoir lieu beaucoup plus tôt. La montée en puissance de l’armée malienne a toujours été considérée comme indispensable au succès des opérations françaises, depuis que Paris a envoyé ses troupes sauver l’Etat malien des assauts djihadistes. D’abord sous la bannière de Serval, en 2013, puis sous celle de Barkhane, à partir en 2014. Mais, depuis, les progrès sont minces et terriblement précaires. « On a fait le tour du cadran, on doit désormais aller de l’avant. Un certain nombre d’échéances se profilent », considère le général Lecointre durant sa septième tournée au Sahel en trois ans.

Le chef d’état-major des armées ne s’en cache pas. Il pousse depuis un certain temps pour un retrait partiel de ses troupes (Lui, a lu attentivement les analyses et autres recommandations du CER ! Mais il n’a pas tout compris car il est déjà très tard et demain il sera trop tard) : « Dès que je pourrai limiter le niveau d’engagement de mes armées, je le ferai », assume-t-il. D’ailleurs, le général Lecointre insiste sur le fait qu’il n’y aura pas de« désengagement » au Sahel, juste une « évolution » de cet engagement. La décision étant en réalité aujourd’hui essentiellement entre les mains de l’Elysée et, de ces discussions, rien n’a filtré jusqu’à présent.

Sur les modalités de cet éventuel retrait, le chef d’état-major des armées se montre d’ailleurs prudent. « Je ne sais pas à quel rythme, ni sous quels procédés [se fera cette évolution], mais ce sera durable. Il faut le faire intelligemment pour ne pas, notamment, que les Russes ou les Chinois viennent occuper le vide qu’on aura laissé », prévient-il. Une décision qui dépend en partie des signaux que pourrait envoyer, à partir de janvier 2021, le nouveau président américain Joe Biden vis-à-vis des engagements militaires de son pays en Afrique.

Aucun calendrier n’est donc officiellement arrêté côté français pour annoncer une éventuelle réduction de la voilure au Sahel. Plusieurs rendez-vous pourraient toutefois être l’occasion de faire les comptes pour l’opération Barkhane.

Le premier est imminent. Le 13 janvier marquera le premier anniversaire du sommet de Pau. Il y a un an, face au délitement de la situation sur le terrain et après la mort de treize soldats français, le 25 novembre 2019, lors d’une collision entre deux hélicoptères, Emmanuel Macron avait envoyé 600 nouveaux militaires, après le lancement d’une nouvelle coalition antiterroriste pour le Sahel avec les pays du G5. Il était convenu de faire le bilan un an plus tard. Hélas, celui-ci ne sera pas folichon car, à quelques rares exceptions près, les troupes des Etats africains concernés ne se sont jamais montrées à la hauteur de la situation…

L’autre rendez-vous qui approche est la campagne pour la présidentielle de 2022. A ce jour, le poids des morts pour la France – 44 depuis 2013 – « n’entre pas en ligne de compte » pour « décider de rester ou partir », assure le général Lecointre. En Afghanistan, où la France a été engagée plus de dix ans, près de 90 soldats sont décédés entre 2001 et 2012. Dans les Balkans, où les forces françaises ont été déployées de 1992 à 2014, ils avaient dépassé la centaine.

L’appréciation politique de ces chiffres pourrait toutefois évoluer à mesure que se rapprochera l’échéance symbolique des « dix ans » d’engagement de la France sur zone. Preuve de cette politisation en devenir des enjeux sahéliens, la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat qui, elle, a étudié de près nos analyses a annoncé, le 9 décembre, un débat en séance publique sur Barkhane, en février. Un rendez-vous à ne pas manquer.

Dès 2018, le chef d’état-major des armées avait bien pris les devants de l’Assemblée nationale : « Je ne pense pas qu’il soit possible de régler le problème au Mali en moins de dix à quinze ans, si tant est que nous le puissions. » Mais, aujourd’hui, d’autres contingences sont venues complexifier cette projection. A commencer par des inquiétudes diplomatiques et stratégiques, en raison, notamment, des manœuvres de la Russie et de la Turquie en Méditerranée orientale. Ce qui n’est pas faux mais ne justifie pas pour autant que la France continue, SEULE, à soutenir à bout de bras des pays aussi corrompus et impuissants que ceux du Sahel.

« Ce que nos soldats gagnent ici en aguerrissement, ils le perdent en capacité à faire de la haute intensité [en cas de conflit majeur avec beaucoup de moyens technologiques] », résume, avec des mots choisis, le général Lecointre. Paradoxe cruel de cette guerre au Sahel : les difficultés qu’y affronte Barkhane sont essentiellement d’ordre logistique. Concrètement, le défi est surtout de maîtriser les distances, la chaleur et l’éparpillement de troupes partenaires, dont le niveau d’entraînement, de moyens et de discipline – des exactions sont régulièrement constatées – est pour le moins…très disparate.

Dans l’espoir de contrôler ce territoire grand comme dix fois la France, le poste de commandement principal de Barkhane est basé à N’Djamena, au Tchad. Mais le « cœur du réacteur », la base d’où décollent la plupart des avions de chasse et les drones, est située à Niamey (Niger), à 1 900 km. Barkhane s’appuie par ailleurs sur un archipel d’unités de l’armée malienne, de casques bleus et d’autres postes avancés français qui vont jusqu’à la Mauritanie. Les avions escortant les troupes au sol ont souvent des missions de six heures, durant lesquelles ils doivent être ravitaillés en vol jusqu’à trois ou quatre fois…Et ça coûte la peau des fesses !

Autre paradoxe de l’équation dans laquelle s’inscrirait un retrait français : les succès militaires ont été nombreux ces derniers mois. Plusieurs figures djihadistes ont été éliminées, tel Abdelmalek Droukdel, chef d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). « Je ne dis pas que c’est parfait, mais il y a une forte attrition », considère le général Lecointre. Les capacités de résurgence des djihadistes n’en demeurent pas moins fortes et, à défaut d’avoir gardé la mainmise sur un territoire, ils ont désormais étendu leurs capacités d’actions plus au sud, jusqu’en Côte d’Ivoire.

En attendant, les officiers français s’accrochent aux signaux permettant d’espérer que les choses sont malgré tout « sur le bon chemin », comme le défend le général Marc Conruyt, commandant de l’ensemble de la force Barkhane depuis juillet. A l’image de ces rares partenariats avec des pays européens. En vigueur depuis le début de l’opération, ils se sont un peu renforcés depuis deux ans avec l’apport de quelques hélicoptères anglais et danois, une poignée de militaires estoniens, et bientôt des contingents tchèque et suédois…riquiquis. Le tout sous la bannière d’une task force baptisée pompeusement Takuba du nom d’une épée touareg:

Autre signe positif dans ce paysage compliqué : la sortie de terre, à Bamako, après plus deux ans d’errance, d’un véritable QG pour le « G5 Sahel ». Cette coalition de cinq pays (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), créée en 2017 dans l’objectif de mieux coordonner leurs armées respectives, n’avait plus aucun poste de commandement visible depuis 2018, à la suite d’un attentat ayant détruit ses locaux. Depuis le mois de juin, le G5 Sahel dispose enfin d’une base, avec place d’armes, drapeaux et préfabriqués aux normes OTAN. MAIS POUR QUOI FAIRE ?…

Pour tenter de renforcer les armées du G5 Sahel, et alors que l’aide au développement n’a pas produit les effets escomptés depuis huit ans, un travail a aussi été engagé pour améliorer leur coordination dans des domaines aussi sensibles que le partage de renseignement, ou la simple standardisation des uniformes et des équipements. L’entretien des 4 × 4, par exemple, est aujourd’hui un casse-tête pour mécanicien. Un « partenariat opérationnel » a été signé à ce titre, en début d’automne, à Dakar, au Sénégal.

Il y a, enfin, les casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), créée en 2013, qui représente une force de près de 13 000 hommes. En raison du très strict mandat onusien en matière de « maintien de la paix », ces casques bleus se sont souvent retrouvés davantage à compter les morts qu’à intervenir efficacement contre les terroristes, tout en pâtissant des rancœurs des populations civiles. Rien que dans ses rangs, la Minusma a déploré entre 11 et 25 morts par an lors d’attaques.

Depuis septembre 2019, dans un bureau situé au sein de l’état-major malien, à Bamako, une poignée d’officiers français tentent, enfin, pour leur part, d’aider les Maliens à mettre sur pied une « planification opérationnelle ». En clair, un plan de recrutement, d’entraînement et de rotations des effectifs. Aujourd’hui, un soldat malien n’a que dix jours de congé tous les six mois. Il n’y a pas toujours de listes nominatives des effectifs, et le paiement des soldes est à l’avenant. Sauf pour les officiers, pour lesquels a débuté la bancarisation des salaires.

« Nous souhaitons que les Maliens nous aident à les aider. Il y a du travail », a lâché sans ambages le général Lecointre à la presse malienne à l’issue d’une rencontre avec le président de la transition Bah N’Daw, le 11 décembre, à Bamako. Tout était dit ! Comme d’autres, le chef d’état-major des armées regrette les gages de façade donnés, selon lui, à la communauté internationale par les équipes de la présidence malienne. « A chaque fois que je viens, je le dis : il n’y a pas de rente de situation. Il faut toujours rappeler que l’on va lâcher le porte-bagages », insiste-t-il.

Reste la question des éventuelles négociations entre l’exécutif malien et les forces djihadistes, dans (ou sur) le dos de la France – ou comment mordre la main qui vous nourrit ? –. Sur ce point, le chef d’état-major des armées assume : « On ne négociera jamais avec les terroristes. Mais il faudra bien trouver une solution politique. Un soldat doit savoir pactiser. C’est un devoir. Pour moi ce n’est pas une question morale. On ne pourra pas faire la paix au Mali sans une vaste réconciliation qui dépasse les critères occidentaux. C’est ma conviction. »

Et si nous les laissions enfin se dévorer entre eux?

Le 17 décembre 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

In memoriam.

25 Nov

Voici l’enregistrement vidéo d’un entretien accordé par le baron Hervé Pinoteau à nos amis du site Les Rois souterrains en 2016, consacré à l’état présent de la Maison de Bourbon et complété par des réflexions sur les origines des armes de France aux fleurs de lis :

http://lesroissouterrains.over-blog.com/2016/09/legitimoscopie-viii-herve-pinoteau-etat-present-de-la-maison-de-bourbon-origine-veritable-des-armes-de-france.html

Le 25 novembre 2020.

Communiqué de Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou.

25 Nov

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou,

Très affectés par la nouvelle du rappel à Dieu de notre chancelier, le baron Pinoteau, qui nous a quittés la nuit dernière après tant d’années au service de Dieu, de la France et de la Légitimité, nous tenions, la Princesse et moi-même, à témoigner notre reconnaissance à celui qui a tellement œuvrė aux côtés de mon grand père, le Prince Jacques Henri, de mon père, le Prince Alphonse, puis auprès de moi.

Nous nous unissons à la prière de ses enfants, petits enfants, nombreux et tous fidèles aux engagements de leur père et les assurons de notre affection.

Louis, duc d’Anjou.

Conseil de lecture.

22 Nov

Ne vous privez surtout pas de lire l’article de notre ami Catoneo, sur son blogue Royal-Artillerie (https://royalartillerie.blogspot.com/2020/11/le-s-de-palavas.html), intitulé « Le sémaphore de Palavas« .

Vous y trouverez matière à réflexion sur l’état de la marine marchande et le commerce dans le monde mais avec d’utile et dévastatrices incidentes sur la situation de l’Union européenne, cet horizon indépassable de la réussite et du bonheur des peuples… Mais aussi sur notre beau pays. Le tout exposé avec le talent que l’on sait à Catoneo, sa culture mais aussi son humour. Lisez et faites lire.

Nous nous contenterons, dans ce bref commentaire, de citer sa conclusion tant elle apporte d’eau au moulin de nos propres analyses du quinquennat d’Emmanuel Macron:

 » Les dix-sept mois qui restent à l’équipe en place verront s’ajouter aux désordres intérieurs le reflux de notre influence européenne, surtout si l’Allemagne prend ses distances avec notre impérialisme moral comme on le sent de plus en plus. Quel imbécile a couplé les dispositifs de relance européenne à la manifestation d’un état de droit que personne n’a pris la peine de définir ? Finalement, l’élection de M. Macron dans le but de se débarrasser d’une classe politique corrompue, intéressée d’abord à sa propre perpétuation, si elle a effectivement fracassé les partis traditionnels, n’aura abouti à aucun des changements espérés. Mais le plus triste c’est qu’à ce jour, le plus mauvais reste encore le moins mauvais. C’est tout dire ! Bon, je retourne à mon classement.« 

Mais aussi au slogan que nous déroulons depuis la campagne présidentielle de 2016-2017:

« Si Macron est élu… c’est cinq ans de foutus »

Le 22 novembre 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Et si vous vous inspiriez de cette petite vidéo pour vous protéger du Covid-19 ?

11 Nov

Tirée d’une étude de la revue JAMA Internal Medicine en septembre 2020  :

Le 11 novembre 2020.

Conseil de lecture.

5 Nov

L’article de Jean-Pierre Maugendre, dans Renaissance catholique, intitulé SAUVEZ-LES TOUS et qui éclaire de manière intéressante la situation sanitaire actuelle :

Le 5 novembre 22020.

(Merci à Marie-Agnès Lacour)

Le Seigneur n’a pas interdit de rêver.

28 Oct

Le 28 octobre 2020.

(Merci à MM et à AM)

Le Seigneur n’a pas interdit de sourire.

28 Oct

Impôts salutaires (histoire belge).

Le mari et son épouse, lors d’un vol vers le grand sud, se retrouvent, indemnes, sur une île absolument déserte après que leur avion se soit écrasé.
Rien ne laisse présager qu’on pourra les secourir.  

Le mari demande alors à son épouse (apparemment, c’est elle qui gère les finances): » Chérie, est-ce que tu as payé nos impôts sur le revenu avant de partir ? « 
Et elle de répondre :  » Non « . Il lui demande aussi :
 » Est-ce que tu as payé notre précompte immobilier avant de partir ?”
Et elle de répondre :  » Non  » .
Il lui demande encore :
«  As-tu payé la taxe de circulation de la voiture avant de partir?”
Et elle de répondre : « Non » .   

Alors le mari lui saute au cou et l’embrasse avec chaleur. Elle lui demande pourquoi il a l’air si heureux. Et lui de répondre :

« C’est sûr, ils vont nous retrouver ! « 

Le 28 octobre 2020.

(Merci à MM et AM)

Ces évidences statistiques ont un nom:

22 Oct

@JSainte_Marie‬⁩ #LInfoduVrai pic.twitter.com/akt55SihWI

C’est le  » GRAND REMPLACEMENT  » et il est non seulement voulu mais organisé par l’oligarchie au pouvoir.

Il faudra vous en souvenir lors des prochaines élections sinon…vous êtes morts !

Le 22 octobre 2020.

(merci à GJ pour l’info)

Leur république islamique est déjà là…

22 Oct

pic.twitter.com/xA0s0P5HXh

Le 22 octobre 2020

(merci à GJ pour son envoi)