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Jean-Yves Le Gallou : « Anne-Sophie Lapix, qui va remplacer David Pujadas au 20 h. de France 2, est à la charnière du pouvoir médiatique et du pouvoir financier ».

21 Mai

Bronca des journalistes contre Emmanuel Macron  remplacement de David Pujadas par Anne-Sophie Lapix… Jean-Yves Le Gallou revient sur les tempêtes qui ont agité le paysage médiatique cette semaine.

Voilà deux jours que les journalistes et les sociétés de journalistes s’énervent contre le nouveau président élu parce qu’il a dit vouloir choisir les journalistes qui l’accompagneraient dans ses voyages selon leur spécialité notamment.
Est-ce que comme certains vous y voyez une menace pour la liberté d’informer ou la démocratie ?

Non, aucunement.
Je ne suis pas macroniste, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais j’ai aussi publié il y a quelques années un ouvrage qui s’intitule La tyrannie médiatique dans lequel je dénonce, entre autres choses, la domination que les médias exercent sur d’autres pouvoirs comme le pouvoir économique, le pouvoir religieux, voire politique.
En l’occurrence, la démarche de Macron consiste à refuser en tant que président de la République d’être placé un petit peu sous la domination des médias.
Ça ne me choque pas!
Alors évidemment, tout cela est assez ambigu parce que Macron n’a été élu que parce qu’il a eu le puissant soutien des médias, et en particulier des propriétaires de médias.
Je crois qu’il faut noter qu’il y a ici une petite nuance à apporter. Les propriétaires de médias, que ce soit Drahi, Niel, Pigasse, Arnault et beaucoup d’autres sont ouvertement macronistes. Par contre, les journalistes étaient macronistes dans la mesure où Macron leur paraissait le meilleur candidat contre  Marine Le Pen  Mais au fond d’eux-mêmes, beaucoup étaient peut-être un peu plus à gauche, un peu plus pour Hamon, un peu plus pour Mélenchon.
Alors là, la contradiction apparaît entre les journalistes de base et les propriétaires de journaux, et le président de la République lui-même.

Il a une autre actualité médiatique, le départ un peu forcé apparemment de David Pujadas du 20h de France 2. Certains ont évoqué d’un timing un peu malheureux laissant croire que le pouvoir avait influencé cette décision. Mais le SNJ a déclaré, quant à lui, qu’il y avait notamment beaucoup de journalistes qui étaient contre David Pujadas au sein de la rédaction, et a parlé de deux « dérapages » ou deux « dérives » journalistiques, et notamment le reportage qui avait été fait dans le journal de 20h sur les cafés de Sevran (93270)  dans lesquels les femmes ne pouvaient pas se rendre.
Qu’est-ce que vous pensez de la déclaration du SNJ, notamment sur ce qu’ils appellent une « dérive » journalistique ?

Je pense que le SNJ est toujours dans un rôle de commissaire politique.
De même qu’à l’époque de l’Union soviétique, ceux qui garantissaient le conformisme dans les médias, ce n’était pas directement le pouvoir politique, mais les syndicats de journalistes.
Et bien le syndicat national des journalistes est toujours dans cette ligne-là. Il traque ce qui lui paraît aux limites du politiquement correct. Et donc ce reportage qui n’a pas vraiment été démenti depuis d’ailleurs, qui montrait que les femmes n’étaient pas toujours bienvenues dans certains cafés de Sevran, c’était politiquement incorrect. Donc le syndicat national des journalistes est monté en ligne contre ce reportage.
Il est en quelque sorte dans son rôle de commissaire politique.
Ceci étant, c’est quand même tout à fait excessif d’accuser Pujadas de ne pas être politiquement correct parce qu’il est évidemment très politiquement correct. Même s’il a pu, à tel ou tel moment, laisser passer des choses qui l’étaient un peu moins. C’est l’exception qui confirme la règle.

On a appris par ailleurs que Pujadas serait remplacé par Anne-Sophie Lapix. Faut-il, selon vous, y voir la raison de l’éviction de David Pujadas ?

Vous savez, quand on remplace un ministre, qu’on remplace un préfet ou qu’on remplace un présentateur de télévision, c’est un peu la même chose.
C’est moins par le souci de faire partir quelqu’un que par le souci de faire arriver quelqu’un d’autre.
Je crois qu’il y a avait le souci de faire arriver Anne-Sophie Lapix.
La raison est que c’est une femme qui est à la charnière du pouvoir médiatique, du pouvoir financier et du pouvoir publicitaire.
Elle réunit, dans son salon peut-on dire, ou à diner, chaque semaine, avec son mari Arthur Sadoun, patron de Publicis, les grands du CAC 40, les grands du politiquement correct. Au fond, ces gens-là ont fait un petit « pou-putsch » sur France 2, en disant: «  ce sera Anne-Sophie Lapix qui est le mieux à même de nous remplacer ».
C’est d’ailleurs une journaliste qui a un certain talent, en même temps que de grandes qualités de politiquement correcte.
Elle a à son crédit d’avoir défini, il y a plus de cinq ans maintenant, début 2012, la bonne stratégie d’attaque contre le Front National en insistant sur les failles ou les difficultés de son programme économique.
Au fond, elle a fait un bon boulot pour le politiquement correct. Il est assez normal qu’elle soit récompensée.

Pour défendre la liberté d’expression, ( 😊 ) et moi…qui trouvais que Pujadas s’était amélioré en ne hurlant plus avec les hyènes…habituelles aux quelles nous nous sommes habitués. G.

 

A quoi pouvait bien penser le président Emmanuel Macron à bord d’un command-car le dimanche 14 mai 2017 ?

20 Mai

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3) « Oui, je vous ai bien eus, je viens de réussir en moins de deux ans un coup d’Etat parfait, selon un scénario pensé et réalisé par le capitalisme financiarisé et ses principaux relais qui vont pouvoir en finir, grâce à moi et à mon allure moderne,  avec l’exception française, son jacobinisme, son état providence, son goût pour l’égalité.  Ceci est un putsch, d’un genre nouveau, mais on sait en Europe, depuis la Grèce de 2015, qu’il n’y a plus besoin de chars pour renverser un régime. »

……….

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2017/05/20/des-reflexions-nees-de-la-presence-du-president-emmanuel-macron-a-bord-dun-command-car/

Retour sur l’amour de son pays. Président Macron versus reine Letizia.

19 Mai

En voyage en Algérie  en début de semaine, Emmanuel Macron a qualifié la colonisation de « crime », de « crime contre l’humanité » et de « vraie barbarie », dans une interview à la chaîne algérienne Echorouk News, diffusée mardi 14 février 2017.

« La colonisation fait partie de l’ histoire française (…). Ça fait partie de ce passé que nous devons regarder  en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes », a-t-il dit au cours de cet entretien.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/02/15/macron-qualifie-la-colonisation-de-crime-contre-l-humanite-tolle-a-droite-et-au-front-national_5080331_4854003.html#577UoIcAVf17eeik.99

NDLRB . Rien ne manque  dans  ce jugement  à coup de  hache et même pas d’avoir  été prononcée à l’étranger, contrairement  aux règles les plus élémentaires  du savoir-vivre politique.

 

Les aléas des débuts de la présidence Macron.

18 Mai

Un premier ministre de droite mais éphémère ?

Edouard Philippe, notre nouveau (et éphémère, car il ne faut pas oublier qu’il devra obligatoirement présenter sa démission après les législatives, quel que soit le résultat du vote, et qu’ensuite il sera soit confirmé pour un gouvernement Philippe II, soit renvoyé à ses chères études) premier ministre est donc de droite.

Bien malin qui saura dire ce que cela nous promet. En apparence, à la fois un espoir, pour M. Macron, d’obtenir une majorité « droite, centre et gauche » à l’Assemblée, en ayant fait exploser la droite parlementaire en trois ensembles au moins :

  • ceux qui auront pris ses bonnes paroles et ses promesses pour argent comptant et l’auront rejoint de bonne foi, espérant une union nationale et un gouvernement représentant, peu ou prou, les idées du clan juppéiste ;
  • ceux qui, sans y avoir cru, auront espéré, en le rejoignant, s’assurer quelques avantages, un maroquin ou un siège de député gagné sans féroce concurrence ;
  • et ceux qui ne pensent pas que les idées et les projets de M. Macron puissent jamais rencontrer les leurs et qui resteront fermes sur leurs positions antérieures, auxquels on peut ajouter ceux qui seront restés LR faute de savoir quoi faire.

Si les deux premiers ensembles entraînent avec eux leurs électeurs (ce qui n’est pas gravé dans le marbre), il est probable que LR ne pourra obtenir une majorité et il est même très possible que ce parti ne soit pas la principale force d’opposition, cette position lui ayant été disputée, et ravie, soit par le FN, soit par M. Mélenchon, soit par les deux, tandis que M. Macron pourra se flatter d’une majorité certes disparate, mais apparemment unie sur son nom et sur un programme.

Et dans ce cas, personne ne peut être assuré qu’ayant atteint son but, M. Macron ne reviendra pas à sa famille naturelle, de gauche, et qu’un premier ministre qui ne soit pas un « homme de droite » soit nommé, pour faire la politique macrono-hollandiste qui était annoncée.

Mais supposons qu’il conserve M. Philippe comme premier ministre, que fera celui-ci ?

Sera-t-il un bon « collaborateur », celui dont le Président dit « Je décide, il exécute. » ? En ce cas, qu’il soit de droite ou de gauche n’a aucune importance.

Au contraire, usera-t-il, en jouant des divisions de la nouvelle majorité parlementaire, de tous les pouvoirs que lui donne la Constitution pour mener la politique qu’il souhaite, même si cela déconcerte, voire mécontente le Président de la République ?

Et quelle serait-elle, cette politique qu’il souhaite ? En apparence, ce serait celle qu’a préconisé, depuis les primaires de la droite et du centre, M. Juppé.

Or il est évident que M. Juppé ayant été battu sèchement lors de ces primaires et le candidat ayant obtenu la majorité des suffrages de LR ayant été retoqué par l’électorat du premier tour des élections présidentielles, cette vision politique est loin d’être majoritaire dans le pays. Le paradoxe qui a vu un candidat plus de gauche que de droite, un poulain de M. Hollande ayant joué un rôle important dans la politique de celui-ci être élu par un peuple qui rejetait cette politique à une écrasante majorité serait alors doublé du paradoxe de voir M. Juppé, presqu’aussi minoritaire en France que M. Hollande soi-même, dominer le paysage politique de demain.

Anne Merlin-Chazelas, docteur en histoire, ingénieur de recherches au CNRS e. r.

Si le gouvernement annoncé aujourd’hui est à l’image du Premier ministre…

16 Mai

La droite et la gauche n’auront qu’à bien se tenir :

Edouard Philippe dans ses pompes et dans ses oeuvres

C’est ce que nous appelons « LA GUEUSE EN MARCHE ! « 

Le 16 mai 2017.

 » Un signal fort « , comme le dit la doxa.

14 Mai

Ce matin, après son investiture comme 8e président de la République, Emmanuel Macron s’est rendu à l’Arc de Triomphe de l’Etoile pour se recueillir sur la tombe du soldat inconnu. Il a, pour cela, remonté l’avenue des Champs-Elysées non pas dans une automobile traditionnelle mais dans un véhicule de commandement de type VLRA (véhicule léger de reconnaissance et d’appui) tels que ceux qui sont très largement utilisés sur les théâtres d’opérations extérieures. Il s’agissait là d’un témoignage de grande importance en  soutien à nos forces armées, durement mises à l’épreuve au cours du quinquennat précédent. Que le nouveau président de la République en soit vivement félicité.

Mais, un peu plus tard dans l’après-midi, il eut un geste plus fort encore à l’égard de nos militaires en se rendant, dans la plus grande discrétion, à l’hôpital militaire Percy au chevet de plusieurs de nos soldats blessés au combat pour défendre notre pays et la liberté dans le monde. Cette visite « hors la présence de la presse, augure d’une présidence sensible aux symboles et aux gestes forts« , précise son entourage.

Le Conseil dans l’Espérance du Roi ne peut qu’adhérer à ces marques de sympathie à l’égard de nos armées et que nous réclamions depuis longtemps.

Le 14 mai 2017.

Paul Turbier, CJA s’interroge: L’université est-elle un lieu d’opinion monolithique ?

12 Mai

  La page opinion du Figaro est consacrée à un philosophe intellectuel peu connu qui est présente comme un intellectuel de gauche,ancien Maoiste. L’intellectuel en question conteste mollement et s’excuse presque en disant que, forcément, puisqu’il fréquentait l’université et qu’il n’y rencontrait que des gens de gauche, il devait donc avoir été influencé..
J’en déduis deux interrogations que ne peux pas lever seul. Les voici :

A) Si l’Université était un lieu d’opinion monolithique c’est donc que la liberté de pensée n’y régnait pas ce qui est la marque de tout les totalitarisme. L’Université est-elle un univers totalitaire peuplé de moutons intolérants ou serviles ?
B) Le constat d’une ancienne sympathie maoiste ne semble infamant pour personne alors que Mao a causé directement ( en Chine) ou indirectement ( au Cambodge) des millions de morts comme Hitler et peut être davantage que ce dernier. D’où vient donc qu’admission et répulsion soient sélectives ?

Paul T., CJA

 

     Je peux du moins répondre à la première des interrogations de Paul (Interrogation A) .  j’ai porté une  fleur de lys à la boutonnière lors de mes trois dernières années d’études supérieures de Droit (Bac+3, Bac +4, Bac +5).

A l’issue de  celles-ci (DEA de Droit public)- septembre 1971- ma place de major m’a ouvert  sans difficulté les  portes de l’enseignement supérieur (Assistant des Facultés de Droit), le doyen de la Faculté Robert Savy étant un socialiste assumé .

Mon militantisme n’ayant  fait  que croître ne m’a nullement  empêché d’effectuer une carrière sensiblement supérieure à la normale (Maître de Conférences H.C.), la cause en étant peut-être  mes  dix ans de direction d’une petite  composante de l’Université de Limoges , l’IPAG (Institut de préparation à l’Administration Générale).

Alain TEXIER, CJA, Docteur en droit , Diplômé de Science politique.