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A Birmingham (Royaume-Uni) , ce qui arrive avait été prophétisé dés le 20 avril 1968.

22 Sep

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Le Seigneur n’a pas interdit de sourire.

21 Sep

Un conseil de POULE-EMPLOI : si tu veux du boulot, traverse la rue !

Le 21 septembre 2018.

Pour vous inciter à lire le dernier Zemmour…

14 Sep

Ecoutez ceci :

Le 14 septembre 2018.

(Merci à GJ)

Pourquoi, indépendamment des problèmes religieux, l’intégration des migrants extra-communautaires ne peut pas fonctionner ?

8 Sep

En voici un excellent exemple avec la Suède, dont les habitants votent dimanche pour les élections législatives.

Ce Syrien de 23 ans n’a quasiment jamais fait d’études. Il travaille depuis qu’il a 15 ans, d’abord en  parcourant les mers sur des porte-conteneurs. En cuisine, puis, après une formation de six mois au Panama, comme marin. Mais la guerre est arrivée. Il préfère fuir son pays plutôt que de l’aider à se redresser et finit par atteindre clandestinement le sud de la Suède, en mai  2016. Grâce à la route des Balkans, chère à la chancelière allemande, Angela Merkel.

 » Entre l’apprentissage du suédois, de l’anglais, et la formation pour me remettre à niveau, j’en avais pour trois ans. » Il veut travailler pour gagner rapidement de l’argent. Alors, après quelques mois passés en centre d’accueil à attendre ses papiers, il saute sur tout ce qu’on lui propose : des cours de suédois –  » décevants, on était 25 «  –, des cours de connaissance de la société suédoise, un boulot dans un restaurant – deux semaines seulement, car le patron (en bon négrier comme ceux que nous avons chez nous) voulait le payer au noir –, un stage dans un garage. Et finalement, une formation de manutentionnaire de quatre semaines, grâce à laquelle il finit par décrocher un contrat aidé chez Tarkett, spécialiste français du revêtement de sol, dans son usine de Ronneby.

La question de l’intégration des étrangers sur le marché du travail suédois n’aura jamais autant été discutée que ces derniers mois, avant les élections législatives du 9  septembre, où l’immigration, l’intégration et l’avenir de l’Etat-providence suédois arrivent en tête des préoccupations des électeurs.

Pourtant, certaines statistiques auraient de quoi réjouir les immigrationnistes: en  2017, les travailleurs nés à l’étranger ont absorbé 80 % des nouveaux emplois créés en Suède – 90  % dans le secteur public et 100  % dans l’industrie, le commerce et l’hôtellerie.Traditionnels secteurs dans lesquels les Suédois eux-mêmes laissent des emplois vacants tant ils craignent de se fatiguer…Porte ouverte à l’installation des immigrés (« qui va à la chasse…« ).

Les indicateurs économiques sont aussi au beau fixe : 2,4  % de croissance en  2017 (2,8  % prévu en  2018), un taux de chômage à 6,7  %, une industrie qui se porte bien et des finances publiques dans le vert tandis que 250 000 emplois ont été créés au cours des quatre dernières années.

Autant de conditions qui n’existent pas chez nous !

Mais le tableau est trompeur, assure Carola Lemne, directrice générale de la confédération suédoise des entreprises (Svenskt Näringsliv). Car à y regarder de près, le taux de chômage, par exemple, révèle de très fortes disparités : s’il est quasiment nul pour les personnes nées en Suède (4,2  %), il atteint 16,2  % pour celles nées à l’étranger. Un groupe qui a rapidement augmenté, ces dernières années, avec l’arrivée de près de 500 000 demandeurs d’asile depuis 2010. Aujourd’hui, 18,5  % des dix millions d’habitants du pays sont nés à l’étranger, contre 14,7  % en  2010. INGERABLE alors qu’on approche des 20%.

Paradoxe : la Suède souffre d’une pénurie de main-d’œuvre, qui ne devrait qu’empirer. Sur le site de l’Arbestförmedlingen, le service public de l’emploi, environ 100 000 postes sont à pourvoir. Les besoins se font sentir dans deux tiers des secteurs de l’économie. Pour combler les départs à la retraite, les communes et régions suédoises devront embaucher 124 000 personnes d’ici 2025.  » Il faudrait que 25  % de chaque cohorte prenne un de ces emplois « , note Carola Lemne, qui précise, par exemple, que  » la Suède ne forme que la moitié des conducteurs de poids lourds dont elle aurait besoin « .

L’équation ne devrait pas être si compliquée à résoudre, estime Marcus Karlström, directeur de l’agence pour l’emploi de Ronneby. Au bord de la Baltique, la commune de 28 000 habitants a accueilli un peu plus de 2 400 réfugiés depuis 2015. Dès leur arrivée, ils sont intégrés au  » programme d’établissement « , géré par l’agence pour l’emploi. En échange d’une allocation de 307 couronnes par jour (soit 28,50 euros pour un adulte seul), ils doivent suivre des cours de langue, une sensibilisation à la société suédoise, des stages et formations, pendant deux ans, ou jusqu’à ce qu’ils décrochent un emploi.

En revanche, s’insurge Marcus Karlström,  » S’ils ne participent pas aux activités, les allocations sont suspendues. «  A Ronneby, 46  % ont intégré un emploi ou une formation dans les trois mois, suivant le programme. C’est mieux que dans le reste du pays, où la moyenne atteint 35  %.

La commune a joué un rôle déterminant, en proposant, depuis trois ans, un contrat d’un an à cent réfugiés. L’agence pour l’emploi a aussi organisé des formations sur mesure pour répondre à la demande d’entreprises locales, qui n’arrivaient pas à recruter. Et pourtant, 46  % des habitants de Ronneby nés à l’étranger sont au chômage.

Pour le directeur de l’agence, ce n’est pas étonnant :  » Nous avons accueilli beaucoup de monde très vite, trop vite. Certains sont analphabètes. Beaucoup de femmes n’ont jamais travaillé. Il faut leur expliquer le modèle suédois, qui est fondé sur le travail des femmes et des hommes. «  Ainsi, à 37 ans, Wafaa, une Syrienne arrivée en Suède en  2015 et déjà mère de cinq enfants (autant de musulmans supplémentaires dans ce pays luthérien), tente des études d’aide-soignante, après avoir appris le suédois. En Syrie, elle donnait paraît-il des cours d’aérobic…  » Ce n’est pas facile « , dit-elle.

Hamed, 27 ans, arrivé de Palestine à 14 ans (l’un de ses innombrables MNA – mineurs non accompagnés -), confie, lui, qu’il travaille au noir.  » J’ai eu un contrat dans une commune pendant un an. Mais pour continuer, il fallait faire des études. J’avais besoin de gagner de l’argent.  » Il a préféré les offres des esclavagistes sans scrupule qui ne paient pas de cotisations sociales et lui permettent…de se soustraire aux impôts du pays. Mais, comme vous le savez, nous avons les mêmes à la maison.

Pour Carola Lemne, la  » patronne des patrons « , un des problèmes réside dans l’absence d’emplois simples en Suède : 5  % seulement contre 10  % à l’étranger.  » Et même pour un petit boulot, il faut parler suédois, avoir le permis. «  Le fait que les salaires d’entrée sur le marché du travail suédois soient  » parmi les plus élevés en Europe «  n’arrange rien, selon elle. A force de négociations, les partenaires sociaux sont parvenus à se mettre d’accord début mars, sur le principe d’un  » emploi d’établissement  » : un contrat de deux ans, financé à hauteur de 8 400  couronnes par l’employeur, l’Etat avançant un peu plus de 9 000  couronnes. Au total, 10 000 personnes pourraient être concernées. Qu’est-ce que cela signifie ? Tout simplement que le patronat tire profit de cette main-d’oeuvre peu exigeante et docile pour pratiquer le dumping social. Mais, là encore et comme vous le savez, nous avons les mêmes à la maison.

D’ailleurs, côté syndicat, la question est sensible.  » Sous prétexte de vouloir accélérer l’intégration des réfugiés, la droite et le patronat sont prêts à remettre en cause notre modèle social et le système des accords collectifs, ce que nous n’accepterons jamais « , déclare Therese Guovelin, la vice-présidente de LO, la confédération des syndicats suédois.

Et ce qui devait arriver finira par arriver. Le 9  septembre, demain, un quart des adhérents de la puissante centrale pourrait se laisser séduire par le programme nationaliste et social conservateur des Démocrates de Suède. Un vote d’extrême droite que Therese Guovelin analyse comme une réaction à  » la précarisation de l’emploi, avec une augmentation des contrats à temps partiel et de l’intérim, et le recul de l’Etat-providence en Suède, avec la fermeture d’hôpitaux dans les campagnes, les files d’attente dans les centres de soin, ou le niveau qui baisse dans les écoles. » Ajoutez-y l’explosion des violences en tout genre, des viols et de la criminalité et vous comprendrez la colère sourde (mais bien tardive) des Suédois.

L’économiste Joakim Ruist approuve :  » On parle beaucoup de problèmes d’intégration, mais ce qu’on veut dire, en fait, c’est qu’on souhaite arrêter l’immigration. «  Le chercheur a signé un rapport très remarqué au printemps, où il évaluait le coût de l’accueil des réfugiés à 1  % du PIB suédois, soit 40  milliards de couronnes et autant que l’aide au développement et le pays est au bord de l’asphyxie.

Il est probable que, dimanche, les citoyens de Carl XVI Gustaf mettront dans les urnes des bulletins de vote à la hauteur de leurs désillusions :

Mais, diable, pourquoi ne nous ont-ils pas écoutés plus tôt ?

Le 8 septembre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

Depuis Monsieur Vincent, rien n’a changé en France en matière de pauvreté.

7 Sep

On nous dit qu’Emmanuel Macron doit présenter le 13 septembre un nouveau plan contre la pauvreté. Etant donné l’état lieux en la matière, on ne peut que souhaiter qu’il soit à la hauteur des besoins de nos compatriotes les plus affectés et non pas tourné, une fois de plus, vers l’aide ruineuse autant qu’injuste aux populations allogènes qui envahissent notre pays.

Hélas, on peut en douter lorsque l’on sait qu’Emmanuel Macron lui-même appelle cette lèpre sociale des  » inégalités de destin « .  » Selon l’endroit où vous êtes né, la famille où vous avez grandi, votre destin est le plus souvent scellé « , déclarait-il le 9  juillet, pour défendre son déjà fameux plan antipauvreté…Avouez que cela commence plutôt mal en terme de volonté politique.

Quelques informations sont déjà apparues dans la presse tels que la distribution de petits déjeuners gratuits dans les écoles, l’allongement de la période obligatoire de formation de 16 à 18 ans, ou encore le versement unique des allocations… Si les pistes évoquées sont jugées intéressantes  par les associations concernées, certaines redoutent néanmoins que les moyens dégagés ne soient pas à la hauteur de l’enjeu. Nous aussi !

Car les signaux envoyés par l’exécutif sont ambigus. En juin, le président a qualifié de  » pognon de dingue  » les sommes consacrées aux minima sociaux. Si le minimum vieillesse (833  euros) sera revalorisé de 35  euros en  2019 et 2020, les allocations familiales, APL et pensions de retraites progresseront de 0,3  % seulement sur ces deux années, soit moins que l’inflation. Sera-t-il possible de renforcer la lutte contre la pauvreté tout en serrant la vis sur certaines prestations ?

Délicat, lorsqu’on mesure l’ampleur du problème.  » La pauvreté est un phénomène complexe et multidimensionnel « , explique Louis Maurin, président de l’Observatoire des inégalités. Son estimation la plus courante est le taux de pauvreté monétaire, exprimant la part d’individus vivant avec moins de 60  % du revenu médian (après redistribution), soit 1 015  euros mensuels pour une personne seule (par les temps qui courent et dans les conditions ordinaires de vie, comment peut-on prétendre que l’on peut vivre décemment avec une telle somme ?).

En  2007, 13,1  % des Français étaient dans cette situation, selon Eurostat. Après un pic à 14,1  % en  2012, pendant la crise, ce taux est retombé à 13,6  % en  2016. C’est plus qu’en Finlande (11,6  %) et au Danemark (11,9  %). Mais moins qu’en Allemagne, où le taux de pauvreté est passé de 15,2  % à 16,5  % entre 2007 et 2016, ainsi qu’en Italie (19,5  % à 20,6  %) et dans la zone euro (16,1  % à 17,4  %).  » Le système de redistribution français a plutôt bien joué son rôle d’amortisseur pendant la récession « , souligne Yannick L’Horty, économiste à l’université de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne). Mais, en vérité, cela témoigne du fait que l’on ne fait pas mieux au vingt-et-unième siècle, avec Emmanuel Macron (et les autres), qu’au dix-septième avec saint Vincent de Paul et ses Dames de la Charité…* Cela donne à réfléchir.

Monsieur Vincent

Mais la pauvreté ne se mesure pas seulement en termes de revenus. Elle se traduit aussi par un accès limité à la santé et à la culture, une alimentation de moins bonne qualité ou, encore, le mal-logement, qui touche 4  millions de personnes en France, selon la Fondation Abbé-Pierre. Pour évaluer ces privations, l’Insee parle de  » pauvreté en conditions de vie « , recensant les ménages confrontés à un certain nombre de difficultés en matière d’habitation, de paiements, de contraintes budgétaires. Son niveau est proche de celui de la pauvreté monétaire, mais elle ne concerne pas exactement les mêmes personnes.  » En outre, la relative stabilité du taux de pauvreté monétaire depuis les années 1980, autour de 14  %,masque des mutations profondes « , explique Julien Damon, sociologue et professeur à Sciences Po.

A l’issue de la seconde guerre mondiale, les pauvres étaient essentiellement des personnes âgées. Au fil des décennies, ces dernières ont été (provisoirement) mieux couvertes par les régimes de retraite, et les difficultés se sont concentrées sur les plus jeunes, en particulier ceux qui étaient peu qualifiés et sans emploi. De plus, le profil des familles précaires a changé : en  2000, le nombre de foyers monoparentaux en difficulté a dépassé celui des familles nombreuses.  » La part de personnes d’origine étrangère parmi les bas revenus est également plus importante qu’autrefois « , ajoute M.  Damon qui reconnaît ainsi le poids de l’immigration dans l’appauvrissement de notre société.

Ces évolutions dessinent les principaux ressorts de la pauvreté : chômage, origine sociale et culturelle, niveau d’éducation, auxquels s’ajoute le poids des déterminismes. Selon l’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE), six générations, soit cent quatre-vingts ans, sont nécessaires pour que les descendants d’une famille en bas de l’échelle des revenus atteignent le revenu moyen.  » En France, dans la plupart des cas, on est pauvre parce qu’on naît pauvre « , résume Yannick L’Horty. Précisons ici que nous pouvons témoigner qu’il n’en fallut que cinq à plusieurs familles que nous connaissons particulièrement bien pour parcourir un chemin social plus réussi encore entre le XIXème et le XXIème siècles ! Progrès ? Vous avez dit progrès ?…

Les raisons pour lesquelles notre pays peine à éradiquer les  » inégalités de destin  » d’Emmanuel Macron tiennent en partie au système bâti dans l’après-guerre autour de la Sécurité sociale. A l’époque, le risque d’exclusion lié aux pertes d’emploi n’a pas été suffisamment pris en compte.  » On l’a compris avec violence dans les années 1980, après l’apparition du chômage de masse « , rappelle Nicolas Duvoux, sociologue à l’université Paris-VIII et membre de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES). Le revenu minimum d’insertion (RMI) fut créé en  1988 pour tenter d’y faire face, remplacé vingt ans plus tard par le revenu de solidarité active (RSA), tous deux étant censés encourager le retour à l’emploi. Sans y parvenir.

Au fil des réformes, notre système est devenu complexe : faute de s’y retrouver dans le maquis des aides, un tiers des bénéficiaires potentiels ne demandent pas celles auxquelles ils ont droit. Est-il trop coûteux ? Selon une étude de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publiée en juin, le montant des prestations sociales s’élevait à 32,1  % du PIB en  2016, contre 27,5  % dans l’Union européenne. Dans le détail, plus de 80  % de ces sommes sont dédiées à la santé et à la vieillesse. Supprimons donc déjà les prestations sociales attribuées aux migrants (ne serait-ce que l’Aide médicale d’Etat – AME – dédiée à la prise en charge à 100% de leur santé et qui se monte à 900 millions d’euros) et les choses iront mieux !

L’effort consacré à la seule lutte contre la pauvreté et l’exclusion se chiffre autour de 1,8  % à 2,6  % du PIB, selon le périmètre considéré, note l’étude de la DREES. Soit 40,5 à 57  milliards d’euros, dont 10,9  milliards pour le RSA socle, 3,2  milliards pour le minimum vieillesse et 2,9  milliards pour les allocations familiales allouées aux foyers pauvres. Notons que sans ces transferts sociaux, le taux de pauvreté en France ne serait pas de 13,6  %, mais de 23,6  %. 

Malgré tout, les poches d’exclusion persistent. Notre système couvre insuffisamment les jeunes entrant sur le marché de l’emploi sans diplôme. Notre école, en amont, peine à enrayer la reproduction de la pauvreté. Nos formations pour adultes, en aval, échouent à réinsérer ceux trop éloignés du marché du travail.  » Pour bien faire et combattre le problème à la racine, il faut agir sur tous ces fronts en parallèle « , résume M.  Maurin.

Sans oublier le chômage, machine à fabriquer l’exclusion. Selon l’OCDE, le taux de pauvreté serait divisé par deux si dans toutes les familles, l’un au moins des adultes avait un travail. Dès lors, la France a-t-elle intérêt à se rapprocher du modèle britannique, qui inclut plus de personnes dans l’emploi, quitte à leur fournir des boulots précaires ? » Nous constatons tous les jours que les postes à temps partiel sont insuffisants pour tirer les familles fragiles de la pauvreté « , témoigne Sonia Serra, secrétaire nationale du Secours populaire.

Et ainsi briser la spirale des  » inégalités de destin  » dont nous parlait Emmanuel Macron cet été. Mais ses propositions du 13 septembre seront-elles à la hauteur de cet enjeu ?

Le 7 septembre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

* Rappelons-nous  aussi que, en 1647, Vincent de Paul, alors membre du conseil de conscience fait pression de façon prémonitoire pour interdire la première traduction en français du coran. Publiée sous le titre L’Alcoran de Mahomet, cette traduction d’André Du Ryer (ancêtre de la Cinquième colonne mahométane) se propage en dépit de l’interdiction de l’ouvrage…

A la découverte d’un homme d’exception : Philippe Bas.

11 Août

Cet homme de l’ombre, si discret que peu de Français le connaissaient à part ses voisins de la Manche, est apparu en pleine lumière au cours des quelques semaines de présidence de la Commission d’enquête sénatoriale constituée à la suite du scandale d’Etat de l’affaire Macron-Benalla. Il y fut brillant.

Les auditions de ministres, policiers ou conseillers élyséens, qu’il a menées avec courtoisie et fermeté, ont permis au grand public de découvrir un personnage à la fois intransigeant et caustique, placide comme un volcan endormi mais qui, au fond, tout au fond, bouillonne.  » Il y a des principes dans notre République, je passe mes journées à les rappeler « , dit-il.  » Il a la finesse giscardienne et l’énergie chiraquienne. Le droit, c’est sa gymnastique intellectuelle préférée « , loue l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui le connaît depuis vingt ans.

Attaché à lutter contre la  » confusion des pouvoirs dont cette affaire – Benalla – est le signe « , Philippe Bas insiste :  » Il n’y a pas de plus grande honte pour un collaborateur que de mettre en difficulté le président de la République. «  Mais, poursuit-il, cette affaire révélée le 18  juillet par Le Monde  » n’est pas seulement un dérapage individuel « , ce fameux 1er-Mai, place de la Contrescarpe.  » Alexandre Benalla a bénéficié d’une protection « , affirme-t-il. La commission d’enquête reprendra ses auditions à la rentrée :  » Nous voulons aller au bout du travail. « 

Après avoir passé les macronistes à la moulinette de ses questions (précises) et digressions (professorales), le sénateur Bas, de retour sur ses terres le temps des vacances, » travaille «  le (grand) électeur de la Manche, une  » terre morale, vertueuse et honnête « , à l’ » esprit indépendant et paysan « , dont il a présidé le conseil départemental entre 2015 et 2017.

Ce conseiller d’Etat, énarque, habitué à l’ombre des cabinets ministériels, a découvert un jour la lumière qui émane du terrain. C’était en  2007. Le chiraquien, ancien directeur de cabinet des centristes Jacques Barrot et Simone Veil, se voit infliger une défaite humiliante aux élections législatives par un dissident de droite, malgré l’investiture de l’UMP et son statut de ministre sortant de la santé.  » Grâce à cet échec inattendu, j’ai compris la politique comme je n’avais jamais pu la comprendre, raconte-t-il. Les électeurs éprouvaient un doute sur la sincérité de ma démarche, mes racines locales étaient jugées insuffisantes. Avec mon épouse, nous avons décidé de nous installer dans ce canton. « 

Fini la vie parisienne : son chemin de Damas passera donc par Villedieu-les-Poêles, réputée pour sa fonderie de cloches et une excellente fabrique d’ustensiles de cuisine, et une élection de conseiller général, en 2008.  » Ça a été l’acte de naissance du Philippe Bas politique. Il y a un métal qui s’est forgé ce jour-là « , assure Frédéric Salat-Baroux, qui lui a succédé comme secrétaire général de l’Elysée de Jacques Chirac. Cela n’empêche pas l’élu d’aborder le chaland avec une circonspection propre aux hommes de l’ombre.

L’expérience de cet homme de terrain lui permet aujourd’hui de juger avec sévérité la présidence d’Emmanuel Macron.  » Le parti En marche n’existe pas, il n’a pas de racines idéologiques, pas de racines territoriales, pas d’expérience politique « , fustige-t-il. Le pouvoir macronien, avant l’affaire Benalla, était jeune et insolent comme un héros du Quartier perdu, de Patrick Modiano, d’un  » âge où les conseils sont inutiles et où ceux qui les donnent vous semblent prononcer des phrases bien vaines « .

La voix d’un Philippe Bas claque aujourd’hui comme une revanche. Quand le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, tente le 26  juillet pendant son audition au Sénat de jouer la connivence entre grands commis de l’Etat –  » Vous avez occupé le poste que j’ai l’honneur d’occuper aujour-d’hui «  –, le président de la commission d’enquête l’interrompt sèchement :  » C’était la préhistoire et l’ancien monde, je veux bien reconnaître qu’il y ait des différences.  »  Pas question de baisser la garde.  » Chacun doit être à sa place dans une commission, souligne-t-il. J’ai voulu dire : “Vous êtes pris à votre propre jeu. Vous incarnez les élites françaises du CAC  40 et de l’administration réunies et vous voulez vous faire passer pour des révolutionnaires. Ce n’est pas vrai, vous ne l’êtes pas.” « 

Cet ancien fidèle de François Fillon, qu’il a soutenu jusqu’au bout malgré les affaires, aurait pu, sur le papier, se laisser séduire par les promesses macroniennes. Après tout, il vote bien au Sénat en faveur des réformes économiques et sociales du gouvernement.  » Je suis Chirac-Barrot, dans la lignée du gaullisme social « , dit-il pour se définir politiquement. Mais il ne croit pas aux générations spontanées.  » Il y a de la posture et de l’artifice à considérer que le renouvellement règle 100  % des problèmes de la société française. «  Pis, il voit même dans l’affaire Benalla le symptôme d’une dérive. «  Tout se fait en public, le pouvoir se montre tel qu’il est. La fumée du macronisme va disparaître et on verra ce qu’il y a derrière : la technocratie, le narcissisme et la solitude… « 

 » C’est un descendant de Tocqueville, Manchois comme lui, modéré et déterminé « , assurait il y a peu Bruno Retailleau, patron du groupe Les Républicains au Sénat.

C’est la détermination, plutôt que la rondeur, que l’on découvre là. Rendez-vous à la rentrée pour la prochaine saison !

Le 11 août 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Molenbeek-sur-Seine est de l’histoire ancienne.*

11 Août

Car nous avons maintenant, tout simplement…GRENOBLE. Un modèle du genre.

Voilà deux ans qu’Adrien Perez vivait et travaillait en région lyonnaise, et revenait tous les week-ends ou presque à Grenoble, sa ville, celle de sa jeunesse, de sa famille, de ses amis. Avec plusieurs d’entre eux, samedi 28  juillet, ce jeune homme jovial et sans histoires qui ne fréquentait pas particulièrement les boîtes de nuit est allé fêter ses 26 ans au Phœnix, situé à Meylan, commune voisine.

Peu avant 5 h 30 du matin, le dimanche, ils attendaient le taxi du retour, à quelques dizaines de mètres de la discothèque, lorsque trois « Chances pour la France » âgés de 19 et 20 ans se sont dirigés vers eux. Un peu plus tôt, un début d’altercation les avait opposés à l’intérieur de l’établissement : une amie d’Adrien Perez avait en effet été la cible de propos déplacés. Les videurs avaient retenu les trois racailles – habitués du lieu, où ils entraient sans payer –, le temps que la pression retombe et qu’Adrien et ses amis s’en aillent. Mais le taxi n’est pas arrivé.

Nouveau face-à-face, un échange de mots, puis une explosion de violence, sidérante. Adrien Perez, à l’écart dans un premier temps, vite venu en aide à un couple d’amis roués de coups, l’est à son tour, au visage, à la poitrine. Il s’écroule, inerte. Quand les trois assassins s’en vont, il est déjà mort : un coup de couteau l’a touché au cœur. La scène a duré une minute.

Les images de vidéosurveillance ont permis d’identifier les trois suspects : Younes et Yanis El Habib, deux frères habitant le quartier Teisseire, secteur malfamé de Grenoble, et un de leurs amis de même origine; l’un a été arrêté le jour même, les deux autres se sont livrés aux gendarmes. Les deux frères ont été écroués, leur ami laissé libre sous contrôle judiciaire, décision dont le parquet de Grenoble a fait appel. Tous trois sont mis en examen pour homicide volontaire, tentative d’homicide et violences volontaires – dans la bagarre, une autre victime, poumon perforé, a échappé au pire. L’enquête doit déterminer lequel des trois a porté le coup mortel à Adrien Perez.

C’est à l’endroit où celui-ci s’est effondré que s’est s’achevée la marche blanche organisée mercredi 8 août par ses amis. Meylan était finalement un peu loin du point de départ, fixé au cœur de Grenoble, et il faisait une chaleur accablante en Isère, alors c’est dans les rues du centre-ville, pendant une heure et demie, que le cortège silencieux a figé les tramways et les terrasses de café sur son passage. A sa tête, une banderole portée par la sœur et les amis de celui qu’ils appelaient  » Perez  » ou  » Merguez « , sur laquelle s’affichaient sa belle gueule souriante et ces mots :  » Justice pour Adrien – Nous ne t’oublierons jamais « .

Parmi le millier de marcheurs arborant tee-shirts, fleurs et ballons blancs, des proches, et de simples citoyens – les jeunes disent qu’ils auraient pu être à la place d’Adrien, les plus âgés, qu’il aurait pu être leur fils. Mais tous (ou presque) savent qu’il marchent…pour rien.

Quelques élus également, quatre conseillers régionaux du Rassemblement national (ex-Front national) et plusieurs adjoints aux maires. Mais pas les maires eux-mêmes de Grenoble et de Meylan, trop péteux pour être là et qui ont tellement trempé dans cette honte de la République :

 

Mais  » On pourra toujours organiser des marches blanches (…), cela ne servira à rien, expliquaient rappelaient, mercredi 1er  août dans Le Dauphiné libéré, les parents d’Adrien. Il y aura d’autres victimes. Cela ne s’arrêtera jamais. Le niveau de violence dans l’agglomération grenobloise est inadmissible.  »  » Quand on sort le soir, on sait qu’il y aura un souci, témoigne Lucas, un ami d’Adrien Perez à la carrure pourtant dissuasive. Pas forcément une catastrophe, mais il y a toujours des guignols qui s’arrêtent en voiture, qui embêtent les filles, etc. On ne sort jamais complètement serein. C’est très rare que tout se passe bien du début à la fin. «  Lors des obsèques, vendredi 3  août, un autre ami avait eu ces mots :  » On en a marre de cette ville. Il faut qu’on arrête d’être tué pour un mauvais regard, une cigarette, un mot de travers. Grenoble, c’est le Texas.  » Pauvre naïf, c’est bien pire que ça, c’est l’islam.

 » Il ne s’écoule pas une semaine à Grenoble sans que des gens soient blessés au couteau.  » Ces mots-là sont ceux du procureur de la République, Jean-Yves Coquillat, dont les propos sur une ville  » pourrie et gangrenée par le trafic de drogue  » avaient fait couler beaucoup d’encre à l’été 2017.  » Les agressions ne sont pas forcément liées au trafic, il s’agit souvent de vols avec violence ou de violence gratuite, dit aujourd’hui ce magistrat passé notamment par Mâcon, Mulhouse, Lyon ou Besançon. Il y a à Grenoble un niveau de violence que je n’ai constaté dans aucune ville comparable.  » Pour le moment. Mais soyez sûr que cela se produira par la lâcheté des uns et l’incurie des autres.

Les marcheurs de mercredi, dont certains comparent leur agglomération à Marseille ou à la Seine-Saint-Denis, déploraient en chœur une dégradation sur le plan sécuritaire. Les statistiques de la préfecture concernant les atteintes aux personnes – 1 722 faits recensés à Grenoble en  2018, (+ 15 % par rapport à 2017) – ne les rassureront pas. Pas plus que ce constat de Jean-Yves Coquillat :  » La police et la justice font avec leurs moyens, et ne peuvent pas faire plus. Quand vous avez une culture de la violence quelque part, c’est très difficile de revenir en arrière.  » Rappelons quand même ici notre avis sur la question puisque nous sommes là pour le donner :

IL N’Y A QU’UNE SEULE SOLUTION, ET ELLE EST IMPARABLE, C’EST LE RETOUR, DE QUELQUE MANIÈRE QUE CE SOIT, DES FAUTEURS DE VIOLENCE (TOUS ISSUS DE LA RIVE SUD DE LA MÉDITERRANÉE OU D’AFRIQUE) DANS LEURS PAYS D’ORIGINE. 

Des milliers de personnes s’étaient déjà rassemblées pour d’autres marches blanches, après d’autres morts pour rien, celles de Kevin Noubissi (21 ans) et Sofiane Tadbirt (22 ans) en  2012, et de Grégory Baharizadeh (18 ans) en  2015, tous tués à Echirolles, au sud de Grenoble (Lire « Une fois que la Porte Salaria a été franchie… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/04/05/bulletin-climatique-du-week-end-56-avril-2014-de-la-republique-francaise/). L’impression de déjà-vu aurait de quoi décourager.  » Il ne faut surtout pas être fataliste, mais continuer à agir, sans baisser les bras « , affirme, avec la naïveté de beaucoup de représentants officiels de la République, Violaine Demaret, sous-préfète de l’Isère, qui avoue néanmoins une certaine lassitude :  » Intellectuellement, toute cette violence nous dépasse.  »  » Cette marche pour Adrien, c’est le refus de la banalisation de la violence « , veut croire, de son côté, le maire Eric Piolle, qui admet avoir parfois l’impression d’essayer de  » vider l’océan à la main « . Mais qui oublie que ce serait plus facile s’il n’avait pas hurlé avec les loups quand les hordes barbares envahissaient sa ville et ses banlieues ou s’il avait accepté l’installation, tant de fois demandée mais jamais mis en place, d’un système de vidéosurveillance afin sans doute de protéger l’économie parallèle du trafic de drogue…

Et, patatras, quelques heures à peine après la marche blanche en question, une fusillade à la kalachnikov faisait encore deux morts dans le quartier de la Villeneuve !

À côté de Grenoble aujourd’hui, les violences de Chicago au temps de la prohibition ne sont que de la petite bière…Les Français apprécieront les zélateurs de ces « Chances pour la France« .

Le 11 août 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

* Nous vous invitons à relire cet article qui a à peine deux ans » Au temps où les faux culs sont la majorité, Gloire à celui qui dit toute la vérité « :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/08/30/bulletin-climatique-quotidien-30-aout-2016-de-la-republique-francaise/