Archive | Uncategorized RSS feed for this section

DU PAREAGE OU CO-SUZERAINETE D’ANDORRE

3 Nov

Les Co-Princes d’Andorre sont les chefs de l’État indistincts de la Principauté d’Andorre, dont les attributions sont décrites au titre III de la Consitution de 1993.
Mais le saviez vous ? La co-suzeraineté d’Andorre, institution issue des Paréages et de leur évolution historique, sont, à titre personnel et exclusif, l’Evêque d’Urgelle et le chef de l’Etat Françaisà l’heure où j’écris, le Président de la République Française. Leurs pouvoirs sont égaux et procèdent de la présente Constitution de 1993. Chacun d’eux jure ou promet d’exercer ses fonctions conformément à la présente Constitution.
La Principauté d’Andorre (en catalan Principat d’Andorra), est cet État d’Europe du Sud bordé par l’Espagne et la France (donc enclavée dans l’Union Européenne), et située dans le massif des Pyrénées : elle est principalement constituée de montagnes élevées et est connue pour son accueil, ses stations de ski et sa fiscalité avantageuse. 
La Principauté d’Andorre, dont la création remonte à 780 sous le règne de Charlemagne, était donc régie par un système unique, le Paréage de 1278, qui donnait à la petite Principauté son territoire et sa forme politique. Ce contrat de droit féodal concède le Trône andorran à deux Co-Princes, l’Evêque catalan d’Urgell (sous l’autorité du Comte de Barcelone, sous le Roi d’Argon) et le Comte de Foix (sous l’autorité du Roi de France) dont les droits et devoirs sont passés successivement au Roi de Navarre, puis au Roi de France à partir de Henri IV, Roi de France et de Navarre, puis à enfin au Chef de l’Etat Français, qu’il soit Roi, Empereur ou Président de la République. 
Les vallées andorranes, situées dans le Comté d’Urgelle étaient l’objet d’un débat entre les deux principaux vassaux du comte de Foix, l’évêque d’Urgell et le Vicomte de Castelbon. La Vicomté de Castelbon passa au Comte de Foix, qui hérita donc de prétentions à l’Andorre. Le Comté de Foix, avec la Vicomté de Castelbon et la co-seigneurie d’Andorre furent réunis au Royaume de Navarre en 1479, puis au Royaume de France en 1589. C’est le 2 mars 1663 que l’évêque d’Urgell prit le premier le titre Princier (Co-Prince Souverain des vallées d’Andorre avec le Roi de France).
En 1620, le Roi Louis XIII, seigneur souverain d’Andorre, unit la Couronne de Navarre et la part fuxéenne de la Couronne d’Andorre à la Couronne de France.
En France, le 21 septembre 1792, l’abolition de la Royauté est proclamée. Louis XVI, Co-Prince d’Andorre et Roi de France, est détrôné.
En 1793, la République Française refuse d’exercer une souveraineté sur l’Andorre. Les Co-Princes évêques règnent donc désormais seuls, mais le viguier -représentant du Roi de France en Andorre https://fr.wikipedia.org/wiki/Viguier_d%27Andorre – nommé par Louis XVI en 1788, Boniface Gomma-Montou, reste en poste jusqu’en 1806.
En 1806, Napoléon I° rétablit à son profit la souveraineté Française sur l’Andorre, considérant que depuis 1620 la part de souveraineté andorrane est unie à la souveraineté Française, et que le souverain Français, quel qu’il soit, détient la souveraineté andorrane de droit. Il nomme un nouveau viguier, Joseph Pilhes (qui démissionnera en 1820 en raison de son grand âge). Pendant la période 1812-1813, l’Andorre est momentanément annexée de facto — ainsi que les corregimientos espagnols de Catalogne — à l’Empire napoléonien (par des décrets impériaux — des 26 janvier 1812 (art. V) et 7 mars 1813 — et des Sénatus-Consultes jamais publiés) et incorporée dans le département du Sègre, puis en 1813 dans celui de Ter-et-Sègre. Les traités de Valançay (1813) puis de paris (1814), en reconnaissant officiellement la frontière Franco-Espagnole de 1792, rétablissent de ce fait la souveraineté de l’Andorre.
De 1814 à 1830 (sauf pendant les Cent-Jours), le Roi de France exerce de nouveau la Souveraineté comme Co-Prince et seigneur des vallées souveraines d’Andorre. Louis XVIII nomme en 1820 un nouveau viguier, Pierre-Roch Roussillou (1785-1874), qui sera destitué en 1831 en raison de ses opinions Légitimistes, par le gouvernement de Louis-Philippe.
En 1830, le Co-Prince Roi Charles X est détrôné. Les chefs successifs de l’État Français, suivant la logique établie par Napoléon, exercent la souveraineté andorrane, et portent le titre de Co-Prince d’Andorre ex officio.
L’autorité était traditionnellement indivisible des deux Co-Princes : l’Evêque d’Urgell et le Chef de l’Eta Français. Ils déléguaient leurs pouvoirs à deux Viguiers : le Viguier Episcopal et le Viguier Français.
Le 6 juillet 1934, Boris Skossyreff, un aventurier russe, promet au président du Conseil Général, Pere Torres Riba, de l’argent et l’amélioration économique à condition de le proclamer Roi d’Andorre. La chambre est rapidement acquise et lorsque le vote est soumis aux députés, seulement l’un d’entre eux, M. Cinto, vote contre “Boris I°”. Le Royaume d’Andorre est de facto institué, à la grande indifférence du Co-Prince Français : il ne durera qu’une semaine.
Le règne de Boris Ier est écourté par la Guardia Civile espagnole, qui prend le parti du Co-Prince épiscopal contre l’avis du parlement et du peuple. Le 14 juillet 1934, les forces de police entrent en Andorre et arrêtent le Roi, qui est destitué puis envoyé à Barcelone. Il est ensuite envoyé à Madrid, puis exilé au Portugal. Les Viguiers, délégués des coprinces, sont placés sous contrôle espagnol et le président du parlement est déchu.
En 1967, le Général De Gaulle devient le premier Co-Prince Français à se déplacer en Andorre depuis Henri IV.
En 1993, la fonction de viguier disparaît avec l’entrée en vigueur de la Constitution d’Andorre de 1993.
Depuis 1993, date de la première Constitution de la principauté, les Co-Princes deviennent chefs d’État indistincts, ont pour fonction de convoquer les élections générales, d’acréditer les représentants diplomatiques et de sanctionner et promulguer les lois. Le poste de viguier n’existe plus. Le chef du gouvernement est issu du Conseil Général (Parlement), composé de vingt-huit membres élus par les sept paroisses, à raison de quatre conseillers par paroisse.
La langue officielle est le catalan, la monnaie officielle est l’euro. La devise de l’Andorre est « Virtus Unita Fortior », et son drapeau est constitué de trois bandes verticales bleue, jaune et rouge, la bande jaune étant plaquée de l’écusson andorran. L’hymne national est El Gran Carlemany
Jules Six, avocat et docteur en droit, soulignera néanmoins en 1901 que « c’est comme aîné de la famille de Bourbon, et non comme chef d’État, que le Roi de France a exercé des droits souverains sur l’Andorre. Les droits auraient dû — logiquement — rester dans la famille de Bourbon, indépendamment du titre Royal qu’elle a possédé et ensuite perdu ». Il justifie toutefois la logique napoléonienne en ajoutant que « la personne du Roi s’étant confondue avec le Gouvernement, avec la France, le titre de Co-prince d’Andorre est échu ensuite aux chefs des divers Gouvernements — royal, impérial ou républicain — qui se sont succédés (sic – la faute d’orthographe est d’origine) en France — la Révolution exceptée » : Jules Six, Les institutions politiques du Val d’Andorre, p. 30 (notice BnF no FRBNF34099657), lire en ligne [archive]
Selon les règles de la Légitimité, le Roi de France est le seul vrai héritier des Comtes de Foix et de Béarn comme de l’éphémère Boris I°, Princes d’Andorre, et que « les Andorrans se sentent administrés contre leur volonté par le Président de la République Française »
Et comme en Wallonnie, au Québec, il y a à Andorre une volonté de « Rattachisme ». Ceratins Royalistes y attendent même le retour du Roi.
Selon les règles de la Légitimité, seul le Roi Sacré à Reims pourra décider quoi que ce soit au sujet de la récupération de ses droits sur la Couronne d’Andorre.

Le 3 novembre 2021.

Hervé J. VOLTO, CJA

Un distributeur automatique d’eau bénite accueille désormais les fidèles à l’entrée de la cathédrale de Limoges.

4 Sep
L’on n’arrête pas le progrès au sein de la Cathédrale Saint Etienne de Limoges

Un léger bémol pourtant. Il en est qui confondent le gel hydroalcoolique avec lequel il convient – pour les nouveaux dévots des gestes barrières- de se laver les mains et l’eau bénite qui permet de tracer sur soi un large signe de croix * en entrant dans ls édifices du culte.

  • En cette période de déchristianisation massive, nous croyons bien faire de donner pour les lecteurs de ce blog à qui nous n’apprendrons sans doute rien , les lignes qui suivent :

Réalisé avec la main droite à trois doigts ou la main entière suivant les époques et les différentes traditions, marquant le front puis la poitrine ou plus bas puis chacune des deux épaules il est associé à l’énoncée trinitaire : « Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen. » (ou « ainsi soit-il » en français jusqu’au concile Vatican II pour les catholique

https://fr.wikipedia.org/wiki/Signe_de_croix

Alain TEXIER.

Chiré-en -Montreuil (86190). Journées chouannes les 4 et 5 septembre 2021

2 Sep

Samedi 4 et dimanche 5 septembre 2021 

Vous devez répondre tous présents ! Ne manquez pas nos cinquante et unièmes Journées Chouannes. Ces deux jours que nous vous proposons vous permettent de rencontrer de nombreux auteurs, et conférenciers, qui toute l’année, se battent pour vos idées. Invitation aux conditions habituelles, comme chaque année.
En raison des contraintes qu’impose la situation de dictature sanitaire pour les hôtels, gîtes, tables d’hôtes, nous vous informons (ou rappelons) que vous avez la possibilité de dresser votre tente sur le même lieu que les Journées Chouannes dans un espace dédié au camping. Afin de vous accueillir du mieux possible vous trouverez des WC et un point d’eau à votre disposition. Si vous êtes intéressés par cette solution, merci de nous tenir informés.
Vous pouvez également vous diriger sur les locations Airbnb pour lesquelles l’obligation du passe sanitaire n’est pas obligatoire. 

Un grand parking sera à votre disposition sur place, à « La Caillauderie » 86190 Chiré-en-Montreuil. Voici un plan qui vous permettra de vous rendre à nos Journées Chouannes : Plan d’accès 

Une participation est demandée à l’entrée (pour couvrir les très gros frais de ces deux jours : sono, électricité, personnel supplémentaire, publicité, matériel divers et varié, mais nécessaire). Il s’agit de 4 € pour une personne et de 6 € pour un ménage ; c’est gratuit pour les moins de 25 ans. Merci pour votre compréhension. Le ticket d’entrée que nous vous remettrons vous servira pour les deux jours. 

http://www.chire.fr/A-226277-journees-chouannes-2021-les-4-et-5-septembre.aspx

Alain Texier.

Qu’est ce que l’Héraldique ?

1 Sep


L’héraldique est la science historique qui a pour objet l’étude des armoiries. C‘est une discipline méconnue qui a longtemps eu mauvaise réputation, notamment en France. À cela de multiples raisons, dont la principale se trouve sans doute dans la confusion trop souvent faite entre noblesse et port d’armoiries. Le grand public croit que les armoiries ont toujours été des marques de noblesse et que seuls ont pu en porter les individus et les familles qui étaient nobles. Or jusqu’au début du XIXe siècle, nulle part en Europe, l’usage d’armoiries n’a été réservé à une classe ou catégorie sociale privilégiée. Bien au contraire, toujours et partout, chacun a été libre d’adopter des armoiries et d’en faire l’emploi de son choix, à la seule condition de ne pas usurper celles d’autrui.

L’erreur qui assimile armoiries et noblesse semble dater de la Révolution française. Dans sa séance du 19 juin 1790, l’Assemblée constituante décréta la suppression des armoiries en même temps qu’elle décidait celle de la noblesse, des titres, des fiefs, des ordres de chevalerie, des livrées, etc. Par un jugement sommaire, les armoiries furent assimilées à des « signes de féodalité » et donc abolies. Or si les constituants avaient bien regardé autour d’eux, ils auraient constaté qu’à la fin de l’Ancien Régime toutes les corporations, toutes les institutions et administrations, tous les échevins, la plupart des marchands et de nombreux artisans portaient des armoiries. Mais le pli était pris et, malgré leur restauration au début du XIXe siècle, les armoiries ne purent jamais retrouver en France la place qui était la leur jusqu’à la fin du XVIIIesiècle. Et cependant, en France comme dans les pays voisins, les armoiries se rencontrent partout, sur tous les objets, monuments et documents que le passé nous a transmis.

https://www.universalis.fr/encyclopedie/heraldique/

NDLRB . Les mots en bleu sont des liens hyper texte dans le texte auquel conduit le lien ci-dessus.

Alain TEXIER

La difficile survie des parcs naturels à l’heure du tourisme de masse.

27 Juil

L’explosion du nombre de visiteurs oblige les parcs à subir un public souvent novice et à chercher un équilibre précaire entre activité économique et protection de l’environnement. Au point qu’une difficile question vient à l’esprit : du troupeau d’animaux ou du groupe de vacanciers, qui est le plus difficile à canaliser ? La réponse pourrait être désobligeante pour nos congénères !

Dans les parcs naturels, refuge des touristes français en quête d’espace, on fait cette curieuse expérience depuis le début de la pandémie de Covid-19 : « Autant on peut travailler avec les éleveurs pour éviter que leurs animaux aillent boire dans la rivière, autant c’est plus compliqué avec les touristes », constate Thibaut Thierry, directeur du développement du parc naturel régional d’Armorique (Finistère), qui s’étend de l’île d’Ouessant aux monts d’Arrée.

M. Thierry tente de protéger le couvert végétal et les berges de rivière dans la forêt de Huelgoat, monde de chaos rocheux, de korrigans et, désormais, de randonneurs. « Sur le littoral, cela fait des dizaines d’années que l’on gère la surfréquentation. En milieu forestier, on est moins à l’aise, ajoute M. Thierry. L’Office national des forêts avait récemment fait en sorte de favoriser la découverte de la forêt. Aujourd’hui, on doit déjà rationaliser les cheminements pour limiter la pression sur les milieux naturels. »

Les onze parcs nationaux et 56 parcs régionaux français sont aux prises avec l’explosion de leur fréquentation, souvent par une clientèle régionale saisie de passion pour la randonnée et la balade à vélo. L’attrait pour les parcs naturels n’a pas commencé avec le Covid-19 : les années 2010 avaient déjà marqué l’essor du tourisme vert, qui commençait à être exploité par les acteurs privés et encouragé par les parcs pour des raisons économiques. Mais le déconfinement de mai 2020 a fait sauter un plafond.

Cette explosion est visible à l’œil nu pour les locaux mais difficile à estimer, puisqu’il n’y a pas de porte d’entrée dans un parc naturel en France. Les éco-compteurs placés sur les chemins de randonnée enregistrent des hausses de 30 % de l’été 2019 à 2020 dans le parc national des Ecrins (Hautes Alpes et Isère) ou au cirque de Gavarnie, site majeur des Pyrénées. La hausse sera encore sensible cet été, si l’on en croit les chiffres de réservations en montagne. A l’été 2020, les stigmates du surtourisme ont fait leur apparition en altitude : parkings complets, querelles entre visiteurs, déchets, bouchons de randonneurs…

Les responsables des parcs insistent : ce n’est pas que les novices se comportent mal – ils les trouvent même de plus en plus soucieux de l’environnement –, c’est qu’ils ne sont « pas rompus aux gestes à adopter dans un milieu naturel protégé », dit poliment Michaël Weber, président de la Fédération des parcs naturels régionaux de France. Monter en tongs vers un lac de montagne ? Cueillir des fleurs ? S’approcher d’une chèvre qui paisse tranquillement ? Allumer un feu ou son enceinte portable ? Mauvaises idées. Les gardes des parcs et les services de secours de montagne ont fini l’été lessivés.

Les points de tension les plus préoccupants se situent le week-end à proximité des villes, notamment dans le Gâtinais français (Essonne), au sud de Paris, dans le Vercors (Drôme et Isère), près de Grenoble, et dans les Calanques, à Marseille. En été, ce sont les somptueuses îles d’Hyère (Var) – Porquerolles, Port-Cros, Le Levant… – qui souffrent. Pour la première fois cette année, une jauge d’accès à Porquerolles a été fixée par le parc national et la métropole toulonnaise, en accord avec les compagnies maritimes : 6 000 passagers par jour maximum, contre des pics de 12 000 constatés au mois d’août 2020. Bien assez pour ce caillou de 12,5 kilomètres carrés. Mais tout ceci donne une idée des calamités qui s’abattaient, grâce au tourisme de masse, sur les pays envahis par les touristes avant les restrictions dues à la pandémie. Et Jean Mistler avait bien raison lorsqu’il écrivait que

« Le tourisme est l’industrie qui consiste à transporter des gens qui seraient mieux chez eux dans des endroits qui seraient mieux sans eux !« 

Ailleurs, on envoie des médiateurs à la rencontre des touristes, on cesse les campagnes de communication, ou on collabore avec l’application de navigation Waze pour éloigner les visiteurs des sites surfréquentés et leur recommander des alternatives. « Les solutions ne sont pas seulement réglementaires », observe Anne Legile, directrice du Parc national des Cévennes, le plus visité de France.

Chez elle, les discussions avec les professionnels du canyoning et les pratiquants de VTT ont permis de réduire la taille des groupes et d’interdire certains tronçons à préserver. Et les marques Esprit parc national et Valeurs Parc permettent de diriger les touristes vers des structures pratiquant le tourisme durable, parfois à l’écart des sentiers les plus fréquentés. Et pourtant, hormis les Calanques ou Port-Cros, aucun parc ne souhaite pourtant réduire les flux de visiteurs ! Because :

L’oseille.

« Dès la création des parcs régionaux en 1967, l’idée était de maintenir la compatibilité entre les activités économiques et la préservation de l’environnement,rappelle Didier Olivry, ancien directeur du parc naturel régional de Camargue. Le tourisme était vu comme un outil majeur pour maintenir les activités authentiques du territoire. Aujourd’hui encore, l’idée est que le visiteur l’enrichisse et non qu’il l’appauvrisse, en l’aidant à maintenir sa culture, sa gastronomie, son artisanat. » 

Hélas ! L’équilibre est délicat à trouver entre la protection de l’espace naturel, qui aura bientôt les atours d’une poule aux œufs d’or, et celle de l’activité économique. D’autant que les parcs n’ont aucune compétence touristique et s’étendent sur plusieurs intercommunalités, parfois plusieurs départements, dont les intérêts ne sont pas toujours convergents.

Ou comment redécouvrir la quadrature du cercle ?

Le 27 juillet 2021.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Espagne : Pablo Iglesias reprend sa liberté.

17 Mar

Lassé, déjà, après une année au sein du gouvernement de coalition de gauche en Espagne, Pablo Iglesias, le Robespierre (crasseux) qui sévit à Madrid, a décidé de reprendre sa liberté, et de replonger dans l’arène politique et la bagarre des campagnes électorales. A la surprise générale, le chef du parti de la gauche radicale Podemos, ennemi juré de la monarchie en place, a annoncé, lundi 15 mars, qu’il quitterait le gouvernement mené par le socialiste Pedro Sanchez, dont il est deuxième vice-président chargé des droits sociaux, afin de se présenter aux élections régionales madrilènes anticipées du 4 mai. Sa décision sera effective dès que commencera la campagne, le 17 avril.

C’est lui.

« Un militant doit être là où il peut être utile », a expliqué M. Iglesias dans une vidéo de huit minutes envoyée aux militants. « Madrid a besoin d’un gouvernement de gauche », a-t-il martelé, estimant que la région « court le risque d’être gouvernée par la droite ultra d’Ayuso et de Vox ». La présidente régionale sortante, Isabel Diaz Ayuso, figure de proue du Parti populaire (PP, droite) qui incarne un populisme décomplexé, est donnée largement en tête des sondages, avec près de 40 % des intentions de vote, et a déjà avancé qu’elle n’aurait « aucun mal à se mettre d’accord avec Vox », le parti de la droite radicale.

Au contraire, les sondages publiés ces derniers jours situaient Podemos aux alentours de 5 %, la barre sous laquelle le parti risque d’être privé de représentation parlementaire là même où il est né, il y a sept ans. Dans la capitale espagnole, c’est le parti Mas Madrid, piloté par l’ancien cofondateur de Podemos et dissident Iñigo Errejon, le frère ennemi de Pablo Iglesias, qui occupe presque tout l’espace de la gauche alternative au Parti socialiste, que M. Iglesias espère à présent récupérer.

Un pari risqué qui a de quoi inquiéter, aussi, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). « M. Iglesias, qui n’aimait pas la gestion, abandonne une vice-présidence avec peu d’attributions pour récupérer sa position politique et davantage de marge de manœuvre pour dire ce qu’il pense et critiquer le gouvernement de l’extérieur… », souligne Pablo Simon, professeur de sciences politiques à l’université Carlos III de Madrid. N’en doutez pas, voilà qui nous réjouit !

Ces derniers mois, les tensions se sont accrues entre Unidas Podemos et le PSOE. D’un côté, les socialistes n’apprécient guère les dérapages verbaux de M. Iglesias, lorsqu’il attaque la monarchie, critique le « manque de normalité démocratique » en Espagne ou compare l’ex-président de la Catalogne Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique après la tentative de sécession d’octobre 2017, avec les exilés républicains de la guerre civile. Son parti a voté, le 9 mars, contre la levée de l’immunité de M. Puigdemont au Parlement européen.

De l’autre côté, la gauche radicale, titulaire de cinq des vingt-deux ministères, perd de plus en plus patience, alors que ses projets de loi peinent à aboutir en conseil des ministres. « Durant les semaines qui restent jusqu’à la campagne, je vais concentrer mes efforts pour mener à bon port la loi sur le logement que nous négocions au sein du gouvernement et respecter certains engagements-clés », a d’ailleurs prévenu M. Iglesias, lundi, laissant augurer de nouvelles tensions.

Le projet de loi sur le logement, qui devait être présenté en décembre 2020 en conseil des ministres, ne cesse d’être repoussé. La gauche radicale exige que les régions et les villes aient la possibilité de limiter les prix des loyers ou de sanctionner les grands propriétaires de logements vides, comme prévu dans l’accord de coalition, alors que le ministre socialiste des transports, de la mobilité et des programmes urbains, José Luis Abalos, préfère jouer la prudence, craignant que « beaucoup de logements qui pourraient se louer finissent sur le marché de l’achat-vente ». « Les accords doivent être respectés », lui a rappelé sèchement la secrétaire d’Etat à l’agenda 2030 de Podemos, Ione Belarra, sur Twitter, le 22 février.

Deux autres projets de loi, émanant du ministère de l’égalité homme-femme, mené par Irene Montero, compagne de M. Iglesias et numéro deux de Podemos, se trouvent également bloqués. La « loi de liberté sexuelle », qui vise à considérer toute relation sexuelle sans consentement – lequel doit être « manifesté librement par des actes antérieurs, concluant et sans équivoque » – comme un viol, et non plus une agression sexuelle, a été mise en question par le pouvoir judiciaire et les socialistes qui critiquent sa rédaction. Idem pour le texte sur la transsexualité, qui défend la « libre autodétermination de genre » pour les personnes de plus de 16 ans. Celles-ci pourraient changer leur nom et leur sexe sur leurs documents d’identité par une simple déclaration, sans avis médical ni traitement hormonal. De quoi provoquer la colère de la vice-présidente du gouvernement, la socialiste Carmen Calvo, qui y voit un risque pour les acquis en matière de parité ou de violence de genre.

« Ces désaccords sont avant tout du bruit entre deux partenaires qui cherchent chacun à s’attribuer les médailles des réformes, relativise M. Simon. Elles n’anticipent pas une dissolution de la coalition pour l’heure, ne serait-ce que parce que le pays se trouve en plein milieu d’une pandémie et d’une grave crise économique. Mais cela pourrait changer… »

Pablo Iglesias a déjà prévu sa relève : il confiera sa vice-présidence à l’actuelle ministre du travail, la communiste Yolanda Diaz, qui s’est fait remarquer pour sa capacité à sceller des accords ambitieux et néanmoins transversaux entre patronat et syndicats, et il a déjà exprimé son souhait qu’elle devienne la « candidate d’Unidos Podemos aux prochaines législatives ». 

Une fois encore, le parcours de Pedro Sanchez en politique s’annonce semé d’embuches. Et c’est tant mieux pour cet imposteur, ami d’Emmanuel Macron.*

Le 17 mars 2021.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

*Lire : https://www.lesechos.fr/monde/europe/paris-et-madrid-renouent-avec-les-sommets-bilateraux-1298498

Nouvel étape dans les tirages au sort présidentiels. Les citoyens qui pourront être vaccinés ? Non !

28 Jan

COVID-19 – Emmanuel Macron l’avait annoncé le 24 novembre 2020 : pour “garantir la sécurité sanitaire, un comité scientifique sera chargé du suivi de la vaccination (contre le Covid-19), (et) un collectif de citoyens sera aussi mis en place pour associer plus largement la population”.

Ce “collectif de citoyens” va prendre forme en ce début d’année. Selon le Journal du dimanche, un tirage au sort des 35 membres de ce collectif sera lancé à partir de ce lundi 4 janvier 2021, selon des critères d’âge, de genre, de région, de niveau de diplôme, de catégorie socioprofessionnelle et de type d’habitation, a précisé le Conseil économique, social et environnemental (Cese), qui va héberger leurs travaux.

Le groupe final sera ensuite constitué le 10 janvier et les travaux commenceront le 16 janvier, tandis qu’un premier bilan est attendu cet été.

Pour garantir une bonne représentativité des positions des personnes tirées au sort, elles devront répondre de manière variée à la question suivante, sur une échelle de 1 à 5: “Avez-vous l’intention de vous faire vacciner dans l’année 2021 contre le Covid-19?”

“Cette expression de leur position permettra de ­constituer a posteriori les équilibres au sein du collectif de citoyens, afin d’avoir des avis et des recommandations reflétant les positions en présence au sein de la société française”, explique le Cese.

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a assuré que les personnes du collectif “pourront poser toutes les questions, faire toutes les observations et interpeller Olivier Véran ou le professeur Alain Fisher” sur la gestion de l’épidémie et de la vaccination..

https://www.huffingtonpost.fr/entry/vaccin-quel-est-ce-collectif-citoyen-voulu-par-macron-dont-le-tirage-au-sort-debute-lundi_fr_5ff1fb39c5b6e7974fd404ea

Virus Corona COVID 19. Ah si nous avions toujours la Bastille… les clients ne manqueraient pas.

27 Jan

https://www.courrier-picard.fr/id159654/article/2021-01-27/covid-19-en-retard-aussi-sur-les-livraisons-le-laboratoire-astrazeneca-ne-prend

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/vaccin-apres-pfizer-astrazeneca-annonce-un-nouveau-retard-delivraison_4269209.html

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/vaccin-contre-le-coronavirus-de-nouveaux-retards-de-livraison-annonces_4269483.html

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/retard-de-livraison-du-vaccin-astrazeneca-c-est-une-mauvaise-nouvelle-regrette-la-vaccinologue-marie-paule-kieny_4273275.html

Et en bonus , mais attention , moi je ne suis pas médecin.

Vaccins contre le Covid-19 : voici les réponses aux 41 questions les plus fréquentes que vous vous posez

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/vaccins-contre-le-covid-19-voici-les-reponses-aux-41-questions-les-plus-frequentes-que-vous-vous-posez_4253025.htm

Alain Texier, webmestre par interim du blog du CER.

Sur quoi, exactement, Président et vice-Président des Etats unis ont-ils prêté serment lors de leur entrée en fonctions et qu’ont-ils juré?

26 Jan

Bien entendu nous n’ignorons pas , comme nous l’a rappelé une lectrice attentive de blog de la Charte de Fontevrault (https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/) que les ressources modernes de l’informatique permettent de modifier les photos et vidéos prises lors de cette cérémonie; Pour autant , cela ne nous empêche pas de rechercher ce que les spectateurs et téléspectateurs ont vu entendu et cru ou peut être cru voir et entendre . Loin de moi l’idée de professer que le complotisme n’est pas une opinion mais un délit.

L’assermentation se tient traditionnellement sur les marches du Capitole dans le centre de Washington, D.C.. Le vice-président prête serment au cours de la même cérémonie. Cette tradition a débuté en 1937, auparavant la prestation du vice-président se tenait au Sénat (dans une des ailes du Capitole).

Le vice-président prête serment en premier :« I do solemnly swear [or affirm] that I will support and defend the Constitution of the United States against all enemies, foreign and domestic, that I will bear true faith and allegiance to the same: that I take this obligation freely, without any mental reservation or purpose of evasion, and I will well and faithfully discharge the duties of the office on which I am about to enter. So help me God. »« Je jure (ou affirme) solennellement que je soutiendrai et défendrai la Constitution des États-Unis contre tous ennemis, externes ou intérieurs, que je montrerai loyauté et allégeance à celle-ci, que je prends cette obligation librement, sans aucune réserve intellectuelle ni esprit de m’en distraire et je vais bien et loyalement m’acquitter des devoirs de la charge que je m’apprête à prendre. Que Dieu me vienne en aide. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Inauguration_Day

À midi précis, le président prête serment à son tour, traditionnellement devant le Chief Justice, président de la Cour suprême, utilisant les termes indiqués dans l’article II, section 1 de la Constitution américaine :« I do solemnly swear (or affirm) that I will faithfully execute the office of President of the United States, and will to the best of my ability, preserve, protect, and defend the Constitution of the United States. »« Je jure (ou affirme) solennellement que j’exécuterai loyalement la charge de président des États-Unis et que du mieux de mes capacités, je préserverai, protégerai et défendrai la Constitution des États-Unis. »

Lors de la première inauguration, le président Washington aurait ajouté les mots suivants « So help me God » (« Que Dieu me vienne en aide ») lorsqu’il récita le serment, il n’existe pas de preuve de ce rajout. Ces mots ont également été répétés par certains autres présidents, et par tous depuis Franklin D RooseveltTheodore Roosevelt, par exemple, choisit de conclure son serment par cette phrase « And thus I swear. » (« Et par conséquent je jure »). Seul le président Herbert Hoover, un quaker dont la foi prohibait un tel serment, en 1929 choisit d’affirmer plutôt que de jurer.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Inauguration_Day

Plusieurs présidents utilisèrent des Bibles ayant appartenu à des personnages historiques célèbres; Warren G. Harding, en 1921, Eisenhower en 1953, Jimmy Carter en 1977 et George H.W. Bush utilisèrent la Bible sur laquelle George Washington avait prêté serment. Certains ont prêté serment sur deux Bibles à la fois8. Barack Obama a prêté serment sur les Bibles d’Abraham Lincoln et de Martin Luther King. Lors de son investiture, Donald Trump a également prêté serment sur deux Bibles, celle d’Abraham Lincoln comme son prédécesseur et celle, offerte par sa mère, quand il était jeune enfant10,11..

https://fr.wikipedia.org/wiki/Inauguration_Day

Pour Joe Biden et Kamala Harris, les bibles de leur prestation de serment n’ont pas été choisies au hasard

https://www.huffingtonpost.fr/entry/bibles-biden-harris_fr_600861dec5b697df1a0b0243

Investiture : la bible de Douai réunit Joe Biden et Kennedy, 60 ans plus tard

https://actualitte.com/article/98454/international/investiture-la-bible-de-douai-reunit-joe-biden-et-kennedy-60-ans-plus-tard

KAMALA HARRIS PRÊTE SERMENT ET DEVIENT LA PREMIÈRE FEMME VICE-PRÉSIDENTE DES ÉTATS-UNIS

L’ex-sénatrice et ancienne procureure âgée de 56 ans, fille d’immigrés, a prêté serment face à la juge de la Cour suprême Sonia Sotomayor, la main sur une bible que tenait son époux Doug Emhoff. Joe Biden a été investi 46e président des États-Unis dans la foulée.

« Moi, Kamala Harris, jure solennellement de soutenir et défendre la constitution des États-Unis contre tous ses ennemis extérieurs ou intérieurs. De faire preuve de loyauté et d’allégeance envers celle-ci. De m’engager librement dans cette charge, sans aucune réserve intellectuelle ni volonté de m’y souscrire. De m’acquitter pleinement et loyalement des devoirs de la charge que je m’apprête à exercer avec l’aide de Dieu« , a-t-elle dit.

Alain TEXIER. Webmestre par interim du Blog du CER.

Communiqué de Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou.

25 Nov

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou,

Très affectés par la nouvelle du rappel à Dieu de notre chancelier, le baron Pinoteau, qui nous a quittés la nuit dernière après tant d’années au service de Dieu, de la France et de la Légitimité, nous tenions, la Princesse et moi-même, à témoigner notre reconnaissance à celui qui a tellement œuvrė aux côtés de mon grand père, le Prince Jacques Henri, de mon père, le Prince Alphonse, puis auprès de moi.

Nous nous unissons à la prière de ses enfants, petits enfants, nombreux et tous fidèles aux engagements de leur père et les assurons de notre affection.

Louis, duc d’Anjou.