Archive | Uncategorized RSS feed for this section

Concours Eurovision de la chanson.

18 Mai

Comme certains d’entre-vous le savent, bien que cet évènement ne soit sans doute pas leur tasse de thé, le Concours Eurovision de la chanson se tiendra ce soir, samedi 18 mai, à Tel Aviv (Israël).

À cette occasion, et cette merveilleuse nouvelle vous aura peut-être échappé, notre beau pays sera représenté par ce qu’il génère de mieux et de plus beau en matière de diversité et de mixité socio-culturelle et, pour tout dire, de « Chance pour la France » : le jeune Franco-Marocain Bilal Hassani qui déclenche, chez nous, une allégresse et un  enthousiasme difficiles à contenir.

C’est elle ou lui à moins que ce ne soit lui ou elle, selon 

Mais, comme le recommande avec pertinence notre cher Alain Texier *, sur son blogue de la Charte de Fontevrault, tout commentaire sur Bilal Hassani risquant de tomber sous le coup de la loi …nous n’en ferons pas et vous encourageons à en faire de même.

Gallia ? 

Le 18 mai 2019.

* Alain Texier, Garde des Sceaux du CER, Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux devoirs et aux droits des Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelles.

Commençons donc par taxer les transports aérien et maritime avant d’e……r les Français en taxant leurs carburants (seconde partie).

14 Mai

Nous avons vu tout l’intérêt qu’il y aurait à taxer le carburant des avions (mais aussi des navires de transport comme de croisière). Voyons à présent les méthodes permettant à tout un chacun, s’il est un citoyen responsable et soucieux de l’état dans lequel il va laisser notre planète à ses descendants, d’agir pour réduire son rôle dans l’usage du kérosène.

Que vous commenciez tout juste à vous interroger sur les dégâts environnementaux causés par le trafic aérien, ou que vous tentiez déjà de limiter l’impact de vos vols, voici une liste de conseils pour vous aider.

Niveau débutant : prendre conscience et compenser

1/ Réaliser. Pas de doutes, malheureusement : voyager en avion, c’est mauvais pour la planète. Avec ses 4,3 milliards de passagers annuels, le transport aérien est responsable de 2 % des émissions de CO2 mondiales. « Et même de 5 % du réchauffement climatique, une fois pris en compte tous ses effets (traînées de condensation, oxyde d’azote…) », précise Lorelei Limousin, du Réseau action climat (RAC), qui fédère vingt-deux associations luttant contre ce réchauffement. Or le trafic aérien explose : dans vingt ans, l’Association du transport aérien international (IATA) prévoit 8,2 milliards de passagers. Il échappe pour l’instant à tout engagement international de réduction des émissions ainsi qu’à la taxation du kérosène.

2/ Calculer. Si vous prenez régulièrement l’avion, ces voyages représentent sans doute une bonne partie de votre empreinte carbone annuelle. Pour évaluer cet impact, il est intéressant de calculer les émissions de CO2 liées à chaque vol. Si, contrairement à l’obligation réglementaire, elles ne sont pas indiquées sur le billet d’avion, des calculateurs en ligne le permettent facilement – comme celui de la DGAC ou de l’aviation civile internationale.

Pour revenir à un niveau durable d’émissions de gaz à effet de serre (GES), chaque Français est censé tendre vers un « budget carbone » global, toutes activités confondues, de 1,5 tonne de CO2 par an, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). L’équivalent d’un seul vol aller-retour Paris-Rio…Ça vous laisse rêveur, non ?

3/ Compenser. Une fois calculé le « coût carbone » du vol, il est possible de verser à un organisme de compensation carbone une somme permettant d’éviter une émission équivalente de GES, ou d’absorber une quantité équivalente de gaz déjà émis. Il s’agit de projets remplaçant des énergies carbonées par des énergies renouvelables (panneaux et fours solaires, éoliennes), ou de programmes de reforestation, les arbres séquestrant du carbone tout au long de leur vie. Certaines compagnies aériennes (comme Air France), certains tour-opérateurs (comme Voyageurs du monde) proposent directement cette possibilité lors de la réservation du voyage.

Attention à l’opérateur ! Pour s’assurer de son sérieux, mieux vaut choisir un organisme contrôlé, doté d’un label reconnu par les Nations-Unies, comme le Gold standard ou Verra (listés sur le site info-compensation-carbone), ou du label français Bas Carbone. Le prix de la tonne de carbone varie selon les projets. En général, la contribution s’élève à quelques dizaines d’euros pour un long courrier.

Mais ces mécanismes de compensation carbone volontaire suscitent bien des critiques quant à leur efficacité réelle, durable, et leur impact local – accaparement des terres, reforestation incompatible avec la protection de la biodiversité… Et compenser n’est pas réduire.

Niveau intermédiaire : bien choisir la compagnie et limiter les vols professionnels en France

1/ S’informer sur le vol. Avant de s’envoler, quelques précautions s’imposent : privilégier les vols internationaux sans escale, la consommation de kérosène étant accentuée lors des phases de décollage, d’atterrissage et de circulation sur les pistes. Embarquer avec un minimum de bagages, suivant la même logique que celle du constructeur de l’avion qui tente de réduire le poids de l’appareil et, ainsi, sa consommation en carburant. Privilégier la classe économique : les émissions associées à un vol en première classe sont jusqu’à 9 fois plus importantes (selon une étude de la Banque mondiale), la taille des sièges diminuant le nombre de passagers convoyés pour un même volume de kérosène.

Opter pour une compagnie dont le taux de remplissage est élevé, et la flotte récente, donc moins énergivore. A en croire les constructeurs aéronautiques, les avions de nouvelle génération consomment entre 10 % et 20 % de carburants de moins que leurs prédécesseurs. Certains sites, comme atmosfair ou l’International Council on Clean Transportation, établissent des classements des compagnies selon ce critère d’efficacité énergétique.

2/ Ralentir. Se rendre à l’aéroport en transports en commun. Une fois arrivé à destination, rester le plus longtemps possible pour amortir le coût carbone du vol. Eviter les vols intérieurs, même s’ils sont peu coûteux, tout comme les gros ferries et surtout les bateaux de croisières, extrêmement polluants. Privilégier le vélo, l’autocar, le train (y compris de nuit). Et le voilier !

3/ Au boulot, limiter. 45 % des vols intérieurs ont un motif professionnel, pour une durée très limitée. Une conférence téléphonique ou une visioconférence n’est-elle pas envisageable ? Le train n’est-il pas une alternative ?

Niveau confirmé : renoncer aux vols intérieurs, espacer les vols internationaux

1/ Supprimer. Finis les vols low cost pour un petit week-end en amoureux dans une capitale européenne, ou les Paris-Marseille aux premiers beaux jours. L’urgence écologique plaide pour un renoncement aux vols intérieurs et à certains vols européens – pour les trajets de moins de 1 000 kilomètres disposant d’alternatives terrestres (train, voiture) d’une durée inférieure à 4 heures, ou d’une offre de trains de nuit. Les liaisons nocturnes ayant hélas quasiment disparu (ne restent que Paris-Portbou et Paris-Briançon), un collectif de défense de cette « mobilité du futur » s’est constitué.

Six vols aller-retour Paris-Marseille émettent autant de CO2 qu’un Paris-New York. Sur une distance équivalente, l’avion émet 40 fois plus de CO2 que le TGV, quinze fois plus que les autres trains (par passager, par kilomètre).

Même la voiture essence ou diesel est moins polluante que l’avion ! Selon une étude de l’Ademe sur les trajets nationaux, qui prend pour référence le taux d’occupation moyen des voitures et des avions, l’avion émet 145 g de CO2 par passager par kilomètre, contre 85 pour la voiture. Pour tous les trajets intra-européens, aussi, l’avion est à tous coups plus polluant que la voiture, comme l’a montré l’European environnement agency.  L’impact de la voiture varie de 1 à 3 selon le nombre de passagers, mais reste toujours inférieur à celui du transport aérien.

2/ Espacer les vols internationaux. « Les premières questions à se poser sont : Mon déplacement est-il nécessaire ou pas ? De loisir ou non ? Est-il impératif d’aller à Bali ou puis-je faire un tour dans les Alpes suisses ?” », explique le chef du service Climat de l’Ademe, Hervé Lefebvre, pour qui se dessine « un vrai changement de modes de vie ». « Il faut de la sobriété. On sait bien que les évolutions technologiques ne pourront pas répondre à nos émissions de GES. » Ne riez pas. C’est ce que nous réclamons depuis toujours au travers du besoin impératif de DECROISSANCE.

Commencer par un mois, un trimestre sans avion. Envisager ensuite de « rester au sol » une année, comme y appellent plusieurs collectifs écologistes européens. « L’avion doit devenir exceptionnel, insiste le RAC, on ne le prend plus tous les ans. Pour se conformer à l’objectif de 1,5 degré de hausse des températures fixé par l’accord de Paris, il faut a minima espacer les vols de plusieurs années ». Le séjour à l’autre bout du monde, si longuement attendu, dure alors deux mois, au moins. Un vrai changement de modes de vie, effectivement.

Pourquoi pas ? N’est-ce pas un bon moyen de faire davantage connaissance avec ceux qui nous accueillent ?…

Le 14 mai 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Union européenne : les grandes manoeuvres pour la prise du pouvoir ont commencé.

12 Mai

Les élections parlementaires européennes n’ont pas encore eu lieu que, déjà, certains lorgnent sur les postes importants qui vont devoir changer de titulaires ! Il en est ainsi, en particulier, de la présidence du Conseil européen, de celle de la Commission et des portefeuilles les plus significatifs de cette Commission.

C’était d’ailleurs l’unique thème à l’ordre du jour du sommet (il fallait bien ça pour un tel sujet) de ce jeudi 9 mai, à Sibiu, en Roumanie.

Les Vingt-sept à Sibiu (Roumanie) le 9 mai.

Le président du Conseil, l’ineffable Donald Tusk, veut notamment sonder les intentions des dirigeants européens sur sa succession et sur la procédure très contestée pour désigner le successeur de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission, ont indiqué plusieurs sources européennes. En effet, 2019 sonne la fin de leurs mandats (de même que ceux de Frederica Mogherini*, Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et d’Antonio Tajani, président du Parlement). Et si certains noms sont déjà officiellement lancés, d’autres se murmurent de façon plus officieuse.

Après deux mandats de deux ans et demi, Donald Tusk voit la fin de sa présidence au Conseil et Jean-Claude Juncker renonce à briguer un second mandat après cinq ans à la tête de la commission. Qui pourrait alors leur succéder? Un sommet extraordinaire aura lieu le 28 mai pour “commencer le processus de nominations”.

Et, là, tenez-vous bien…le nom d’Angela Merkel revient avec insistance pour la présidence du Conseil européen, l’instance des chefs d’État ! Celle à laquelle nous devons l’invasion de notre continent par plus d’un million de migrants depuis 2015 au nom des valeurs humanistes de l’Europe mais aussi de ses besoins démographiques et de main d’oeuvre. Celle encore à qui les citoyens européens doivent l’arrivée, dans les pas de ces migrants, de nombreux terroristes islamistes qui ont semé le chaos, les violences de toutes sortes mais aussi la mort dans tous les pays où ils se sont introduits.

Et qui parle d’elle? Principalement l’ancien Premier ministre socialiste italien Enrico Letta qui plaide ouvertement pour la désignation d’Angela Merkel à la tête du Conseil et alimente les rumeurs…

Si elle est élue, elle serait alors en charge notamment de la représentation extérieure de l’UE au niveau des chefs d’État ou de gouvernement, de présider les réunions du Conseil européen et d’animer ses travaux, d’assurer la préparation des réunions du Conseil européen et leur continuité et également contribuer à faciliter la cohésion et le consensus au sein du Conseil européen.

ET VOUS CONFIERIEZ NOTRE SORT À CETTE FOLLE ?

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte (qui ne vaut pas mieux qu’Angela Merkel) est également cité comme un autre potentiel candidat. Ce dernier et Emmanuel Macron ont d’ailleurs affiché leurs convergences de vues sur une Europe prétendument plus forte. Les deux hommes, en désaccord sur certains choix économiques, se retrouvent alliés pour le scrutin du 26 mai : le parti de Mark Rutte est affilié au groupe centriste et libéral Alde (Alliance des démocrates et libéraux pour l’Europe), que les députés Marcheurs pourraient rejoindre. Ce qui n’est pas le cas de la chancelière Angela Merkel, dont le parti, la CDU, est allié au parti européen de droite PPE.

Donc, pour nous, il n’est pas question de soutenir la moindre candidature qui favoriserait la Alde ou le PPE.

Même si les noms de Merkel et Rutte circulent, tous deux ont cependant prétendu ne pas être intéressés par ce poste de facilitateur entre des États aux intérêts souvent divergents. De plus, le président du Conseil ne peut pas exercer de mandat national tant qu’il est en fonction. Ceci induirait la démission de la chancelière ou du Premier ministre si l’un des deux était désigné et acceptait ce poste. En Allemagne, cette démission serait un tremblement de terre pour le pays qui devrait alors trouver un nouveau chancelier fédéral après 14 ans sous la direction d’Angela Merkel. La belle affaire !

Ce jeudi, en plein sommet, elle a toutefois préféré éluder la question d’un journaliste à ce sujet

Un autre enjeu de taille est à l’agenda: celui du choix du nouveau président de la Commission, qui fait office en quelque sorte de chef du gouvernement européen. Son rôle est crucial puisque c’est à lui de promouvoir l’intérêt général de l’Union européenne en proposant des textes législatifs et en veillant à leur application, ainsi qu’en mettant en œuvre les politiques et le budget de l’UE. La fonction de président de la Commission européenne est la position la plus puissante de l’UE. Hélas, on a pu mesurer au cours des cinq dernières années le rôle néfaste (entre deux verres d’alcool) de Jean-Claude Juncker, l’homme des lobbys de toutes natures et, pire encore, l’homme des paradis fiscaux.

Pour faire pression sur la nomination de ce personnage-clé, élu par le Parlement européen mais pré-sélectionné par le Conseil européen, chacun des partis européens représentés à Strasbourg désigne son chef de file. Il est appelé “spitzenkandidat”. La procédure du “spitzenkandidat” (en Allemand dans le texte), imposée en 2014 par le Parlement européen, désigne à cette fonction le prétendant de la famille politique qui comptera le plus d’élus à l’issue des européennes organisées du 23 au 26 mai. Pour être élu, le candidat doit être approuvé par la majorité des députés européens. A condition que les Etats-membres l’aient désigné en amont. Cette règle facilite l’endogamie de cette oligarchie politique.

Il y a à ce jour quatre “spitzenkandidaten” attendus pour le 26 mai: l’Allemand Manfred Weber, chef de file des conservateurs européens (PPE); le Néerlandais Frans Timmermans, candidat des sociaux-démocrates; l’Allemande Ska Keller (Verts); et le Belge Guy Verhofstadt (Libéraux et démocrates européens).

Frans Timmermans, Ska Keller, Guy Verhofstadt et Manfred Weber.

 

Pour l’heure, le Parti Populaire Européen fait la course en tête et pourrait obtenir 180 élus contre 149 pour les sociaux-démocrates, selon la dernière enquête d’opinion publiée le 15 avril par le Parlement européen. Son candidat, l’Allemand Manfred Weber est soutenu par Angela Merkel. Problème: il est inconnu hors du Parlement européen, où il a présidé le groupe du PPE.  Il lui faudra être adoubé par les dirigeants européens et obtenir la majorité des suffrages au Parlement. Aucun veto n’est possible au Conseil, mais une minorité peut le recaler.

En 2014, par exemple, l’Allemande Angela Merkel, le Néerlandais Mark Rutte, le Britannique David Cameron et le Suédois Fredrik Reinfeld avaient tenté de constituer une minorité de blocage contre la nomination de Jean-Claude Juncker. Une campagne de presse en Allemagne sur le thème “Merkel trahit la démocratie” avait contraint la chancelière à rentrer dans le rang.

Cinq ans plus tard, les dirigeants européens refusent toujours, Emmanuel Macron en tête, de s’engager à désigner forcément le futur patron de la Commission parmi l’un des “Spitzenkandidaten” en lice. Manière pour les Etats-membres de se laisser la possibilité de désigner un autre candidat plus consensuel avec lequel ils vont devoir travailler pendant cinq ans.

Plusieurs dirigeants cherchent à tuer le spitzenkandidat”, a confié à l’AFP un responsable européen. Un sommet extraordinaire est planifié pour le 28 mai, deux jours après les élections européennes, a-t-on appris de sources européennes. “Ce sera l’occasion”, a estimé le responsable européen.

Dans le cas où Manfred Weber n’arriverait pas à convaincre et rassembler derrière lui (Viktor Orban a annoncé le retrait de son soutien cette semaine), un autre nom est évoqué avec insistance comme recours: celui du Français Michel Barnier, membre du PPE et négociateur du Brexit. La majorité présidentielle française plaide de plus en plus ostensiblement pour sa candidature, vantant son profil d’homme de consensus.

Les nominations ne vont pas se résumer au système du spitzenkandidat. Il n’y a pas d’automaticité”, rappelait-on d’ailleurs mardi à l’Élysée. Une position réaffirmée ce jeudi par Emmanuel Macron: “je ne crois pas que ce soit la bonne manière sauf à faire de vraies listes transnationales”.

Mon rêve serait d’avoir un président de la Commission français”, a glissé dans Le Parisien fin avril la tête de liste de la majorité, Nathalie Loiseau. “Et si c’est Michel Barnier, ça nous va très bien”, complète un cadre de la campagne européenne à l’AFP.

L’intéressé a toutefois affirmé le 29 avril qu’il n’était “pas candidat aujourd’hui” à la présidence de la Commission européenne, la priorité pour lui restant de négocier la sortie du Royaume Uni de l’UE. Or celle-ci n’interviendra probablement pas avant les élections européennes, auxquelles les Britanniques participeront quoi qu’il arrive. D’autres noms circulent par ailleurs, dont la Française Christine Lagarde, actuellement à la tête du FMI, ou l’actuelle commissaire européenne Margrethe Vestager.

Avant la désignation du président de la Commission, la première nomination sera celle du président du Parlement européen lors de la session inaugurale de la nouvelle assemblée, le 2 juillet. Son mandat est de deux ans et demi. Deux candidats sont déjà en lice: le président sortant, le conservateur italien Antonio Tajani, et l’ancien premier ministre libéral belge Guy Verhofstatdt, un ennemi acharné des élus de droite, identitaires et souverainistes. Le vainqueur devra convaincre les autres familles politiques de voter pour lui pour obtenir la majorité absolue.

Quant au Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, il est est élu par le Conseil européen à la majorité qualifiée avant d’être auditionné par le Parlement et d’être soumis à un vote d’approbation par les députés. Le mandat de Frederica Mogherini prendra fin en novembre 2019 après cinq ans à ce poste. Nous ne la regretterons pas, vu sa collusion avec le lobby immigrationniste.

Souvenons-nous qu’en 2014, “il a fallu trois sommets et trois mois pour décider” des principaux postes, a rappelé un responsable européen.

Sans doute comprenez-vous mieux maintenant notre inlassable campagne en faveur du  » Frexit « .

Le 12 mai 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Son affaire est mal barrée !

20 Avr

Pas de bol ! Disions-nous déjà après qu’Emmanuel Macron ait dû annuler, dans l’urgence imposée par l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, son allocution en réponse au Grand débat qu’il avait initié en décembre.

Nous avions pourtant réussi à révéler les principaux points de cette réponse en montrant qu’une fois de plus…la montagne allait accoucher d’une souris. Ce n’était donc que partie remise et un communiqué de l’Elysée nous apprend que le chef de l’Etat annoncera ses réponses au grand débat jeudi 25 avril à 18 heures lors d’une conférence de presse. Un propos liminaire précédera l’exercice de questions-réponses avec les journalistes.

Après la trêve politique imposée par cette destruction partielle de Notre-Dame, Emmanuel Macron se prépare donc à défendre, face aux Français, ses réponses au grand débat et à la crise des « Gilets jaunes« .

« Tout est susceptible d’être amélioré et approfondi », souligne notamment l’entourage du président de la République, contacté par l’AFP. « Certaines annonces ne seront pas modifiées, comme celles sur la baisse des impôts, sur la réindexation des petites retraites ou sur la suppression de l’ENA. Pour le reste, rien n’interdit de les compléter ou d’en ajouter ». On peut toujours rêver…*

Mais le « timing » (en globish dans le texte) est serré en raison de la proximité des élections européennes du 26 mai, un enjeu majeur pour Emmanuel Macron.

N’en doutez pas un instant…il va se planter !

Le 20 avril 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/04/17/la-reponse-differee-demmanuel-macron-au-grand-debat/

La France toxicomane.

18 Avr

D’abord, que « Parmi les drogues illicites, le cannabis demeure la première substance
consommée« 45% des Français ont déjà fumé du cannabis, affirme le rapport. Parmi eux, 11% en ont consommé dans l’année et 6% au cours du dernier mois. L’observatoire constate par ailleurs un net vieillissement des consommateurs d’herbe et de résine.

« C’est une drogue qui est consommée par les jeunes, mais du fait de sa disponibilité et du fait des modes de consommation, les gens continuent à fumer en vieillissant », analyse Julien Morel d’Arleux, directeur de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies.

Un des points d’inquiétude des enquêteurs concerne les problèmes liés à la consommation de cannabis chez les jeunes. « On a 7% des jeunes de 17 ans qui ont un usage problématique du cannabis, précise Julien Morel d’Arleux, or, aujourd’hui on sait que les effets du cannabis sont très importants sur le cerveau et que le cerveau est en pleine maturation jusqu’à 22-25 ans. »

Ce qui n’empêche pas les criminels qui dirigent notre pays ou qui y distillent leur influence de réclamer et, désormais, d’autoriser la dépénalisation du cannabis.

Parmi les produits créant une dépendance, le tabac et l’alcool restent de loin les plus consommés. « Si le tabac est bien moins expérimenté que l’alcool, il est plus souvent associé à un usage quotidien : les adultes qui fument tous les jours (27 %) sont presque trois fois plus nombreux que les buveurs quotidiens (10 %) », précise le rapport.

L’observatoire constate toutefois une tendance à la baisse pour ces deux substances. Tendance amorcée dans les années 1950 et qui ne fait que s’accentuer ces dernières années. Pour le tabac, le paquet neutre et les hausses de prix sont à l’origine de cette baisse, affirme l’étude. Pourquoi n’en serait-il pas de même avec le cannabis ?

FRAPPONS-LES AU PORTE-FEUILLE !

La consommation de cocaïne atteint, elle, un chiffre record : plus d’1,5% des Français déclarent en avoir pris au cours de l’année. Une hausse qui s’explique notamment par « une disponibilité accrue de ces produits et l’image positive (sic) dont ils bénéficient ».

Autre tendance, la diversification des drogues de synthèse : 68 substances différentes ont été recensées dans l’hexagone entre 2008 et 2017. MDMA, ecstasy, héroïne sont de plus en plus présentes sur le marché de la drogue et de plus en plus prisées par les mineurs.

Le rapport constate également une évolution de l’offre. Toutes les drogues illicites bénéficient d’un accès de plus en plus simplifié ces cinq dernières années. De plus en plus de consommateurs achètent sur internet. Depuis cinq ans, les livraisons par voie postale ou directement à domicile se sont banalisées avec commande par sms ou sur les réseaux sociaux.

Voulez-vous que cette tragédie cesse ? C’est simple. Il suffit d’en avoir la volonté politique. Mais il faut aussi mettre en place les mesures qui s’imposent :

1/ la peine de mort…incompressible (!) pour tous les trafiquants,

2/ vider intégralement les banlieues de nos villes, hauts lieux de ces trafics, de tous les trafiquants et selon la méthode que nous avons déjà souvent indiquée :

Pour nous, « agir dans les quartiers » cela signifie qu’il faut les nettoyer comme nos soldats savent nettoyer une kasbah :

1/ bloquer toutes les voies d’accès et de sortie par des barrage, comme en temps de guerre,

2/ y pénétrer par la force car il n’y a pas d’autre moyen,

3/ les vider de tous leurs trafics, rue par rue, immeuble par immeuble, cave par cave,

4/ mettre à terre toutes les « barres » et autres « tours » non seulement insupportablement laides mais qui en sont aussi les sanctuaires impénétrables,

5/ mettre aux fers tous les délinquants qu’on ne manquera pas d’y trouver ; le bagne et des camps de travail feront parfaitement l’affaire,

6/ renvoyer chez eux manu militari tous les illégaux et organiser (vraiment) la remigration du reste.« 

A bon entendeur salut.

Le 18 avril 2019.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

Dans moins de trois mois la Finlande prendra la présidence tournante de l’UE.

15 Avr

Mais elle aura un gouvernement pour une large part…europhobe !

Armoiries de la Finlande

Nous l’annonçons depuis longtemps maintenant, les droites radicales gagnent de plus en plus de voix en Europe contre les cabris de l’Union européenne. On les surnomme avec mépris des « populistes » mais, rassurez-vous, ça ne les émeut pas et ne les empêche pas d’avancer !

Le dernier exemple en date est significatif en Scandinavie puisque, après le Danemark puis la Suède, il s’agit cette fois de la Finlande. 

Ils étaient encore à moins de 10 % des intentions de vote en décembre 2018. Mais dimanche 14 avril, après quatre années au pouvoir en coalition avec la droite et le centre, le parti des Vrais Finlandais a réalisé ce que même son chef de file, Jussi Halla-aho, « n’attendait pas », en décrochant la deuxième place des élections législatives, avec 17,5 % des voix, à 0,2 point seulement des sociaux-démocrates (17,7 %).

Il aura fallu attendre minuit pour obtenir les scores, avant que le résultat définitif soit proclamé mercredi 17 avril. Arrivés en tête, les sociaux-démocrates décrochent 40 sièges de députés, au coude-à-coude avec les Vrais Finlandais qui totalisent 39 mandats, juste devant les conservateurs de la Coalition nationale, à 17 % des voix et 38 députés.

Mais, même s’ils arrivent en tête, en progression de 1,2 point par rapport à 2015, les sociaux-démocrates font beaucoup moins bien que prévu. Antti Rinne lui-même, leur chef de file, n’obtient que 11 400 voix personnelles contre plus de 19 000 pour Sanna Marin, la vice-présidente du parti, qui a assuré l’intérim en janvier et février, en l’absence de son président, victime d’une grave pneumonie en Espagne à Noël.

Parmi leurs partenaires privilégiés, les écologistes de la Ligue verte figurent parmi les gagnants de ce scrutin avec 11,5 % des voix, un résultat historique. La question du climat s’est imposée dans la campagne électorale, forçant les partis traditionnels à présenter des mesures pour réduire les émissions du pays. Avec une exception : les Vrais Finlandais, climatosceptiques, qui ont réussi à en faire un sujet supplémentaire de polarisation !

Les Verts doivent également leur popularité à celle de leur chef de file, Pekka Haavisto, 61 ans, à leur tête depuis octobre 2018. A la présidentielle de  2012, le candidat écologiste avait fait sensation, faisant campagne avec…son compagnon, un coiffeur d’origine équatorienne, et parvenant à se qualifier pour le second tour. Car, jusque-là en Finlande, tout ou presque était permis.

La gauche radicale progresse également, à 8,2 %. Antti Rinne devrait cependant tenter de convaincre en priorité une des deux grandes formations de la coalition sortante de le rejoindre. Grand perdant des élections, le Parti centriste du premier ministre Juha Sipilä n’obtient que 13,8 % des voix (contre 21,1 % en 2015) et perd 18 députés, son pire résultat depuis 1917.

Sanctionné pour sa politique d’austérité et incapable de mener à bien la réforme de la santé qu’il s’était engagé à mettre en place, M. Sipilä, ancien homme d’affaires, multimillionnaire, a cristallisé le mécontentement contre son gouvernement. Par contraste, malgré quatre années au sein de l’exécutif, les conservateurs de la Coalition nationale s’en sortent avec à peine quelques égratignures.

Dimanche soir, le leader des sociaux-démocrates a assuré que sa priorité était de« restaurer la confiance du peuple ». La Finlande est habituée aux larges coalitions gouvernementales. Aux lendemains des législatives de 2015, les Vrais Finlandais étaient même, pour la première fois, parvenus au pouvoir, quitte à renier une bonne partie de leur programme eurosceptique. Interrogé sur une éventuelle négociation avec un parti qui s’est nettement radicalisé depuis, M. Rinne a « refusé de spéculer ». Mis à part le Parti du peuple suédois (une minorité locale), aucune des autres formations n’a officiellement exclu de collaborer avec la droite radicale.

Mais autant le fondateur du parti des Vrais Finlandais, Timo Soini, ministre des affaires étrangères dans le gouvernement sortant, comptait de nombreux partisans au sein des formations traditionnelles, autant la personnalité et les idées de son successeur, Jussi Halla-aho, demande à convaincre. Linguiste, spécialiste des langues slaves, cet idéologue s’est fait connaître au début des années 2000 par le blog où il énonçait un discours nationaliste, anti-immigration et islamophobe.

Il a pris sa carte chez les Vrais Finlandais en 2010, puis est entré au Parlement l’année suivante. Deux ans plus tard, M. Halla-aho, ainsi que ses alliés les plus radicaux au sein de la formation, reprochant aux modérés leur participation au gouvernement, en ont pris la direction, menant à la scission du parti. Dimanche, les dissidents rassemblés au sein de la Réforme bleue n’ont remporté que 1 % des voix, perdant leurs 17 sièges de députés, qui sont retournés dans le giron des Vrais Finlandais.

Dans la circonscription d’Helsinki où il se présentait, Jussi Halla-aho a obtenu 30 500 voix, le record du scrutin. « Nous voulons être au gouvernement mais à condition d’avancer sur les sujets qui sont importants pour nos électeurs », a-t-il fait savoir dimanche soir. Parmi ces priorités : la fermeture des frontières aux demandeurs d’asile, une mesure de sagesse. Quoi qu’il en soit, et même si elle s’annonce délicate, la constitution d’un gouvernement presse : à partir du 1er juillet, la Finlande assumera la présidence de l’Union européenne !

Emmanuel Macron et ses amis allemands ont bien du souci à se faire.

Le 15 avril 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Bernard Lugan . L’avenir de l’Europe se joue en Afrique

12 Mar