Les géants du BTP se sont emparés du « Grand Paris ».

20 Oct

Arrivée de migrants en gare de Munich, automne 2015

En 2015, Angela Merkel avait largement ouvert les portes de l’Europe aux hordes de migrants de la route des Balkans pour satisfaire les besoins de main d’oeuvre du patronat allemand. En 2018 Anne Hidalgo, la maire de Paris, et ses complices politiques ont le projet de bétonner l’Ile-de-France pour faire la joie de nos plus grandes entreprises du BTP et de promotion immobilière. Ils appellent cela « Le Grand Paris » ! D’ailleurs, le préfet d’Ile-de-France lui même, Michel Cadot (précédemment préfet de police), reconnaissait il y a quelques jours qu’il a cru au départ à « un pari, un défi », mais admet aujourd’hui, face à un parterre d’élus locaux et de promoteurs immobiliers réunis à Nogent-sur-Marne que « le succès est massif : la métropole ne se décrète pas, c’est vous qui l’avez plébiscitée ! » Alors, si c’est eux…

Les chiffres donnent en effet le tournis. Si 6,4 milliards d’euros de valeur ajoutée avaient été annoncés en 2016, ce serait désormais de l’ordre de 7,2 milliards, d’après le cabinet EY mandaté par la MGP (Métropole du Grand Paris). Et 2,1 millions de mètres carrés de surface doivent être construits d’ici à 2024, en concomitance avec les Jeux olympiques, soit 9.000 personnes employées par an ou 65.000 au total sur les chantiers. Sans oublier 200 millions d’euros déjà investis par la Caisse des Dépôts, représentée sur place par sa directrice régionale Marianne Louradour.

Chez les 51 lauréats dont 25% sont des constructions en bois, quelques entreprises s’imposent : Linkcity Île-de-France, avec sept projets récompensés, et la Compagnie de Salszbourg ou Pichat quatre fois primés. Suivent, entre autres, Bouygues Immobilier trois fois en Seine-Saint-Denis, Altarea-Cogedim deux fois dans le Val-de-Marne, Icade à la ZAC Léon Blum, ou encore Woodeum porte de Brancion-porte de Vanves.

Restent deux villes qui se sont retirées de la course : Aubervilliers et Aulnay-sous-Bois, trois projets qui continuent : Charenton-Le-Pont, Charenton-Bercy et Rosny, et la commune de Gentilly qui n’a pas trouvé de candidats. Patrick Ollier est déjà dans l’après : le président de la MGP a annoncé une deuxième phase dont le contour sera dévoilé au Mipim de 2018.

Alors qu’une deuxième édition d’  » Inventons la Métropole  » est déjà annoncée pour 2018, des acteurs s’interrogent sur ce modèle de consultation, qui délègue très largement au secteur privé la programmation et la conception de quartiers entiers, au nom de la nécessité de faire émerger des idées neuves. L’engouement suscité par l’appel à projets  » Réinventer Paris « , lancé fin 2014 par la municipalité d’Anne Hidalgo pour transformer 22 sites de la capitale, a fait école au point de bouleverser désormais à grande échelle la fabrique de la ville.

L’avantage : le coût pour la collectivité est minime, en des temps de disette budgétaire, puisque le privé finance tout. Et la procédure, en sautant des étapes, fait gagner beaucoup de temps. L’inconvénient : des groupements dominés par des majors du BTP et de la promotion immobilière contrôlent toute la chaîne, des études préalables à la construction, de la définition des usages à la trame urbaine et à l’architecture. Et, sans doute, comprenez-vous mieux à présent pourquoi ces acteurs de l’urbanisme, auxquels on a abandonné tous les pouvoirs, sont en pointe dans la traite négrière trans-méditerranéenne : il leur faut de la main d’oeuvre, ils ont besoins de bras. Si possible costauds, peu exigeants sur les émoluments et peu regardants sur leurs droits sociaux ! On se croirait revenu dans les plantations coloniales des Amériques, au XVIIIe siècle…Mais avec, en prime, modernité oblige, l’installation sur place de cette main-d’œuvre et des familles qui ne manquent pas de les suivre, dans la vaste entreprise du  » Grand Remplacement « .

Esclaves dans les champs de coton d’Amérique

Pour chaque site, la municipalité édicte simplement quelques prescriptions techniques ou exigences de programme – inclure des logements, des bureaux, un lieu culturel, des commerces…  » Les maires seuls, dans un schéma d’aménagement classique, n’auraient pas pu obtenir des investisseurs des projets aussi exigeants, aussi révolutionnaires, assure Patrick Ollier, le président – LR – de la Métropole. Sans l’élan donné par l’appel à projets, sans la vision globale que nous portions, certains sites n’auraient même jamais trouvé preneur ! « 

Mais pour Catherine Jacquot, présidente du Conseil national de l’ordre des architectes, les collectivités locales délèguent un peu vite à des groupes privés la programmation et la réalisation de morceaux de ville de plusieurs hectares.  » Cette évolution demanderait un encadrement très rigoureux de la part des élus pour garantir que l’intérêt public prime sur la logique économique, or ce n’est pas le cas, regrette-t-elle. Les cahiers des charges se cantonnent au strict minimum, il y a très peu de règles.  » On ne saurait mieux dire.

Cette procédure permet de dépasser le seul critère du prix proposé pour le foncier, estime Martial Desruelles, le directeur de Linkcity Ile-de-France. Cette filiale de Bouygues Construction est mandataire de groupements finalistes pour pas moins de dix-neuf sites.  » Habituellement, la collectivité demande de faire tant de logements, tant de mètres carrés de bureaux, et le jeu consiste pour les concurrents à proposer la charge foncière la plus haute avec l’image architecturale la plus séduisante, explique-t-il. Là, nous sommes évalués sur une vision, une programmation, la capacité à associer des acteurs économiques innovants  » Ben voyons !

Le résultat est paraît-il ici :

« Un balcon sur Paris« , à Villiers-sur-Marne, un ensemble de 127.000 mètres carrés de bureaux, logements, palais des congrès, cinémas… dessiné par l’architecte japonais Kengo Kuma et construit majoritairement en bois par la Compagnie de Phalsbourg. Séduisant, non ?

À moins qu’il soit là :

Campement de migrants Boulevard de La Chapelle à Paris. Inquiétant, non?

Le 20 octobre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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 » Elections, piège à cons ! « 

19 Oct

Etait l’un des plus fameux slogans de Mai 68. En 2017…il n’a pas pris une ride. La preuve ? La dernière élection présidentielle dans notre pays et les législatives qui l’ont suivie !

Car, d’après le quotidien L’Opinon, Emmanuel Macron réfléchirait actuellement à une commémoration digne de Lui et à la hauteur des évènements de l’époque pour les cinquante ans de ce mouvement social qui accoucha de bien des choses mais, surtout…du début de la fin d’une époque heureuse et faste.

Emmanuel Macron souhaiterait ainsi sortir des discours maussades sur les événements dont on prétend qu’ils ont participé à  » moderniser la société française « . L’Élysée souhaite donner une dimension internationale à 68, car ce fut l’année du Printemps de Prague et de sa répression, des grandes manifestations aux États-Unis, du massacre à l’université de Mexico, des mouvements étudiants dans toute l’Europe... , précise le quotidien. Un clin d’oeil, en quelque sorte, à ce que nos responsables politiques et leurs complices médiatiques appelèrent, en 2011,  » les Printemps arabes « , saison dont nous savons maintenant qu’elle s’achève, non pas dans les chaleurs de l’été mais dans les frimas de l’hiver religieux, social et politique.

En voulez-vous une preuve ? La voici : figure de Mai 68 chantre du cosmopolitisme apatride, porte-drapeau de toutes les transgressions sexuelles (« Vivre sans temps mort et jouir sans entrave » était aussi un slogan de Mai 68…) mais aussi soutien d’Emmanuel Macron lors de la dernière élection présidentielle, Daniel Cohn-Bendit devrait être associé à la réflexion sur les manifestations proposées (Lire « Il n’y aura pas de place pour tout le monde » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/25/bulletin-climatique-du-week-end-2526-mars-2017-de-la-republique-francaise/). L’année 2018 marquera également le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, adoptée par les Nations Unies en 1948 ainsi que le 60e anniversaire de la Constitution de 1958.

Il était incontournable qu’Emmanuel Macron entende marquer cette date historique d’un grand événement festif et d’un discours qui ne le sera pas moins. Alors, à ce moment de l’histoire, permettez-nous de renvoyer nos compatriotes au souvenir du grand Coluche, témoin de époque, et qui recommandait ceci :

Nous appelons cela la  » Chronique d’une imposture annoncée  » !

Le 19 octobre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

Les affaires d’Angela Merkel vont heureusement de plus en plus mal.

19 Oct

Alors qu’elle vient de se lancer dans de délicates négociations avec les libéraux-démocrates (FDP) et les Verts pour tenter de constituer sa prochaine coalition, la chancelière sortante d’Allemagne espérait une victoire de son parti (CDU) en Basse-Saxe, dimanche 15  octobre. Hélas pour elle, celui-ci y a obtenu son pire score dans la région depuis 1959 : 33,6  % des voix, soit 3,3 points de moins que le Parti social-démocrate (36,9  %).

Pour Mme Merkel, cette défaite est d’autant plus sévère que la victoire des conservateurs dans ce Land du nord-ouest du pays paraissait acquise il y a encore quelques semaines. Fin août-début septembre, la CDU frisait les 40  % dans les sondages, tandis que le SPD dépassait à peine 30  %.

Mais l’inversion des courbes mesurée dans les dernières enquêtes d’opinion s’est confirmée dans les urnes, et le SPD est finalement arrivé en tête, dimanche, ce qui permettra à Stephan Weil de continuer à diriger la région dont il est le ministre-président depuis 2013, cette fois probablement à la tête d’une  » grande coalition  » avec la CDU, faute de disposer d’assez de sièges pour continuer de gouverner avec les Verts, comme il le faisait depuis quatre ans.

Certes, des facteurs locaux expliquent ce résultat. En août, le quotidien conservateur Bild avait accusé M. Weil d’avoir fait  » réécrire et atténuer «  par Volkswagen – dont la Basse-Saxe possède 20  % du capital – un discours prononcé devant le Parlement régional en octobre  2015, un mois après les révélations sur les manipulations auxquelles se serait livré le constructeur sur ses moteurs diesel. Ces accusations auraient pu profiter au candidat de la CDU, Bernd Althusmann.

C’est l’inverse qui s’est produit, et M. Weil a moins pâti du scandale Volkswagen que son rival n’a été affaibli par un autre épisode, intervenu lui aussi en août : la décision d’une élue régionale de quitter le groupe écologiste pour rejoindre la CDU, faisant perdre sa majorité à la coalition SPD-Verts. C’est ce transfert qui a provoqué des élections anticipées – le scrutin devait avoir lieu à l’origine en janvier  2018. A l’évidence, la CDU n’a pas réussi, dimanche, à écarter le soupçon d’une manœuvre en coulisses pour faire chuter la majorité sortante.

Mais ces facteurs locaux n’expliquent pas tout. En tout cas, ils ne convaincront pas ceux qui, au sein de la CDU, estiment que cette défaite n’est que la réplique du résultat décevant des conservateurs aux législatives du 24  septembre (33  % des voix), et qu’elle est donc également une sanction contre Mme Merkel et sa politique trop éloignée des valeurs conservatrices.

 » La clé de la défaite – en Basse-Saxe – a son origine dans la soirée électorale du 24  septembre, quand on a voulu enrober notre perte catastrophique de 8 points – par rapport aux législatives de 2013 – en la faisant passer pour une victoire stratégique « , a commenté Wolfgang Steiger, le secrétaire général du  » conseil économique  » de la CDU, l’aile du parti proche du patronat, interrogé par Bild.

Des propos qui visent directement la chancelière, à qui beaucoup, à la CDU, reprochent de n’avoir pas pris la mesure du revers essuyé aux législatives en déclarant, au lendemain du scrutin :  » Je ne vois pas ce que nous aurions dû faire différemment. « 

En mettant Mme Merkel sous la pression de son aile droite, à la fois dans son parti et à la CSU, l’alliée de la CDU en Bavière, très remontée contre la politique migratoire de la chancelière, les régionales en Basse-Saxe vont obliger celle-ci à jouer sur deux fronts dans les prochaines semaines : non seulement celui, externe, des négociations avec les Verts et le FDP, mais aussi celui, interne, de sa propre famille politique sur laquelle son autorité est vacillante.

Seule  » bonne  » nouvelle pour Mme Merkel : les scores décevants qu’ont obtenus, dimanche, les Verts (8,7  %, en recul de 5 points par rapport à 2013) et le FDP (7,5  %, en recul de 2,4 points), qui par conséquent ne se trouvent guère en position de force pour engager les premiers pourparlers avec les conservateurs en vue de la prochaine coalition gouvernementale.

Pour le parti populiste Alternative pour l’Allemagne (AfD), le résultat des élections en Basse-Saxe est en demi-teinte. Avec 6,2  % des voix, l’AfD va certes entrer au Parlement régional (il est désormais représenté dans 14 des 16 Länder). Mais, trois semaines après son entrée au Bundestag, le parti n’a pas été porté par la vague de son succès aux législatives, où il était arrivé en troisième position derrière la CDU-CSU et le SPD avec 12,6  % des voix.

Ainsi, son résultat de dimanche est inférieur de près de 3 points à celui obtenu lors du vote national en Basse-Saxe le 24  septembre. L’une des raisons de ce recul est sans doute à chercher dans les dissensions entre sa tête de liste et le chef du parti dans la région, ainsi que par les soupçons d’escroquerie qui pèsent sur ce dernier, dont le domicile a été perquisitionné six jours avant les élections.

Y aurait-il quelque chose de pourri dans l’empire de Germanie ?

Le 19 octobre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

À Madagascar la peste s’étend. Rassurez-vous, la France est à 11h et 21 minutes de vol !

19 Oct

Il y a à peine plus d’une dizaine de jours, nous signalions la recrudescence des cas de peste sur l’île de Madagascar avec 231 cas et déjà 33 décès depuis le mois d’août (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/10/07/la-peste-bientot-a-nos-portes/).

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) considérait alors qu’il existe un  » risque élevé de propagation au niveau national « .  » L’OMS est préoccupée par le fait que la peste se répande, car elle est déjà présente dans plusieurs villes, et c’est seulement le début de la saison épidémique « , avait admis Christian Lindmeier, l’un des porte-parole de l’organisation, lors d’un point presse, mardi, au siège à Genève.

L’OMS avait raison de tirer la sonnette d’alarme puisqu’après dix jours le ministère de la santé du pays en recense 805 cas et plus de 74 morts. En outre, ce que l’on redoutait se produit avec une extension de la maladie dans les zones urbaines et, en particulier, la capitale Antananarivo.

La peste réapparaît presque chaque année à Madagascar, généralement de septembre à avril. Mais cette année, l’épidémie a débuté dès le début du mois d’août et atteint déjà un nombre impressionnant d’habitants. A titre de précaution, les autorités ont interdit jusqu’à nouvel ordre les manifestations et réunions publiques dans la capitale et suspendu les cours dans plusieurs universités et écoles du pays afin de procéder aux opérations de désinfection.

Rappelons que la bactérie de la peste, qui se développe chez les rats, est véhiculée par les puces. Chez l’homme, la maladie peut prendre deux formes : la peste bubonique (ganglionnaire) qui fait suite aux piqures de puces et reste moins dangereuse et la forme pulmonaire – transmissible par la toux – qui, elle, peut être fatale en seulement 24 à 72 heures. La plupart des patients recensés à Madagascar ont été infectés par la peste pulmonaire.

L’OMS est venu à la rescousse des autorités en livrant 1,2 million de doses d’antibiotiques et, avec des ONG comme la Croix-Rouge, a formé en urgence des centaines de volontaires pour la prévention et l’information de la population.

Espérons que quelques malades contaminés n’auront pas la fâcheuse idée de quitter leur île pour rejoindre l’un des campements de migrants qui défigurent Paris mais où, surtout, les rats sont devenus légions !…

Le 19 octobre 2017.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

Mardi 17 octobre journée mondiale du refus de la misère

18 Oct

En ce 17 octobre journée mondiale du refus de la misère, je dois avouer que je ne suis pas indignée par certains très hauts salaires. Il m’est assez indifférent de savoir que certains gagnent en un jour plus que mon revenu annuel, et même beaucoup plus. Ce qui me choquerait, ce serait que dans la même entreprise le salaire versé aux plus modestes des salariés ne leur permette pas de sortir de la misère, les empêche de se nourrir, vêtir correctement et les prive d’accès à un logement décent, en dépit d’un travail normal correctement assuré. Fort heureusement, dans l’entreprise où le salaire qui a été versé à sa Présidente suscite aujourd’hui tant de commentaires défavorables, savoir la SNCF, il semble que ce ne soit pas le cas et que la situation de cheminot soit relativement enviable.

Ce n’est pas à l’opinion publique, me semble-t-il, de juger de la pertinence du salaire versé à tel ou tel dirigeant, mais bien à ceux qui le paient, c’est-à-dire, dans ces grandes entreprises, à leurs actionnaires.
Tant que le dirigeant en question fait honnêtement le travail pour lequel il lui a été promis une certaine rémunération, que peut-on lui reprocher ?
Encore faut-il que celui que sa rémunération transforme en « riche » s’acquitte des obligations de cette situation. Et parmi celles-ci la première, mais oui, c’est de dépenser. Le riche peut, certes, user de l’argent dont il dispose pour favoriser des œuvres caritatives ou des activités politiques, intellectuelles, artistiques ou sportives, mais cette générosité, louable, n’est pas l’essentiel. Un riche a d’abord l’obligation morale de dépenser son argent largement, quoique sans ostentation, en sorte que des entreprises produisent les biens et services qu’il décide d’acquérir et soient donc en mesure d’offrir des emplois pour assurer cette production. Car sans riches faisant leur « métier de riches » en dépensant largement en constructions, en mobilier, en décoration, en vêtements sur mesure, en bijoux, en hôtellerie de luxe, en voyages, il n’y a pas d’entreprises pour fournir ces biens et donc pas d’emplois dans ces entreprises.
Supposons que, au lieu de s’étaler comme aujourd’hui de un à plus de cent, les rémunérations soient arbitrairement limitées à un petit nombre de fois le salaire minimum, comme beaucoup semblent le souhaiter : les dirigeants, comme les salariés modestes, verraient leurs dépenses limitées, peut-être à un peu plus que le strict nécessaire à la vie de leur famille, mais ne disposeraient certainement pas de suffisamment d’argent pour que l’on puisse entreprendre à leur intention la production de biens plus coûteux que ceux dont on ne peut pas se passer et de créer des emplois pour les produire. Nombreux seraient donc ceux qui seraient maintenus dans la misère ou dépendraient entièrement de l’assistanat. Sans riches faisant correctement leur « métier de riches », il n’y a plus que des pauvres.
Maintenir une certaine proportion de « riches » dans la société est donc une nécessité pour ne pas augmenter la misère
Mais le riche qui thésaurise l’argent qui lui est versé, que ce soit pour assurer son avenir ou celui de ses héritiers, ne fait pas son « métier de riche ».

Cela n’exclut évidemment pas d’autres mesures pour sortir de la misère les « travailleurs pauvres » parmi lesquelles la formation à de nouvelles compétences, leur permettant l’accès à de nouvelles fonctions mieux rémunérées devrait avoir une place de choix. On pourrait aussi envisager de délocaliser certaines activités qui maintiennent actuellement leur main d’œuvre dans des zones où le coût de la vie est faramineux vers des zones où le logement, en particulier, serait bon marché. Avec une formation adéquate, les salariés ainsi délocalisés pourraient utiliser les outils numériques actuels pour travailler comme s’ils se trouvaient dans une grande ville, sans subir les coûts inhérents à celle-ci. Mais je laisse à d’autres le soin de trouver d’autres mesures.

Si le Président de la République se montre outrageant envers ces travailleurs pauvres et d’autres, moins pauvres mais loin d’être riches, en les traitant de « fainéants » par exemple, il n’a pas tort quand il attribue à la jalousie certaines réactions qui non seulement n’auraient aucun effet positif pour réduire la misère, mais pourraient l’aggraver si elles étaient satisfaites.

Anne Lys, CJA.

CQFDMe permettra  t’on de rappeler  qu’à l’époque  où les ordres monastiques  couvraient  d’un  vaste  et  performant réseau de structures tout le royaume de France et où ces structures  charitables et d’assistance ne  coutaient ainsi rien à l’Etat, la misère me paraissait mieux  prise en en compte que maintenant. Alain TEXIER.

La dérision n’avait pas sa place en ce lieu et en cette circonstance.

18 Oct

Et pourtant elle s’y montra. Stupide, ignorante et même haineuse, sous le masque grimaçant du sarcasme. Elle s’y montra en la personne d’un comique révolutionnaire, tel qu’il y en eut sans doute le 16 octobre 1793 à Paris, se réjouissant de voir tomber la tête de la reine Marie-Antoinette.

C’est le triste et honteux spectacle que nous infligea avant hier un certain Guillaume Meurice, employé de France Inter (et donc rémunéré par le budget de l’Etat), dans le cadre d’une émission vespérale intitulée PAR JUPITER ! et au cours de laquelle il exposa son épigramme consacré à la messe de Requiem célébrée en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, en mémoire de la reine assassinée.

C’est à vomir. 

 

Le 18 octobre 2017.

Lutte d’Emmanuel Macron contre la pauvreté : ne vous laissez pas berner

18 Oct

Le président de la République l’avait promis, le 27  juillet, à Orléans, dans un discours sur l’accueil des réfugiés :  » D’ici la fin de l’année, je ne veux plus personne dans les rues, dans les bois.  » Aussitôt dit…presque aussitôt fait et, hier mardi 17  octobre, il lançait une concertation sur un futur plan de lutte contre la misère.

Le hic, c’est que la promesse risque de ne pas être tenue sauf s’il berne les Français dans un opaque amalgame où l’on mettra, pêle-mêle, les « sans abri de souche« , les pauvres de la République et, cerise sur le gâteau, les miséreux importés de l’immigration clandestine.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

 » Nous vivons une crise de l’accueil qui devient une crise humanitaire et laisse des milliers de familles avec enfants à la rue « , alerte ainsi, dans le 15e arrondissement de Paris, Nathalie Martz, la directrice de l’un des espaces solidarité insertion (ESI) gérés par Emmaüs Solidarité dans la capitale, celui-ci réservé aux familles sans abri. Au total, quinze lieux d’accueil de jour quadrillent la ville.

 » Oui, les familles ont faim, raconte-t-elle, les corps lâchent… Cette année, nous avons déjà appelé les pompiers ou le SAMU à vingt-deux reprises, pour des malaises, des accouchements. Ce n’était arrivé que deux fois en  2016… Et nous redoutons des décès durant l’hiver. « 

SOIT. MAIS DE QUI PARLE-T-ON ?

Ce vendredi matin, les quatre enfants de la famille malienne de Cissé Touré, âgés de 7, 4, 3 ans et 18  mois, ont pris possession de la salle de jeu de l’ESI familles. Garçons et fille s’affairent à habiller des poupées, les coucher ou les faire manger, dînette et mini-cuisine en batterie.  » Nous sommes arrivés du Mali il y a une semaine, explique la génitrice. Nous dormons dans les parcs mais il y a beaucoup de rats. Le seul endroit où se reposer, c’est ici.  » Mais que viennent-ils foutre chez nous ?

Et, un peu plus loin,  » C’est notre premier petit-déjeuner depuis une semaine « , confie le père d’une famille algérienne qui compte trois grands garçons… Ils se sont inscrits au centre d’accueil de la porte de La Chapelle. Ils ont dormi où ils pouvaient, sous une tente dans un jardin public, cette nuit même dans le sous-sol d’une boulangerie  » grâce à la bonne volonté du boulanger à qui je dois rendre la clef « , dit-il. Mais que viennent-ils foutre chez nous ?

Et encore : le numéro d’urgence des sans-abri, le  » one one five « , pour le géniteur d’une famille bangladaise de six personnes présente ce matin-là, ne répond plus.  » Wait, wait, wait « , est la seule réponse qu’il obtient.  » Allez dans les gares, les aéroports ou les hôpitaux « , suggère Anna, éducatrice à  l’ESI familles. Depuis quelques mois, la plupart des services d’urgences des hôpitaux parisiens, surtout ceux pour enfants comme Trousseau, Necker ou Robert-Debré, ont fini par réserver un espace, avec lits, matelas ou simples fauteuils. C’est un scandale doublé d’une honte.

A l’hôpital Trousseau (12e arrondissement de Paris), jeudi 12, vers 23  heures, deux familles, soit une dizaine de personnes, dorment côte à côte à même le sol du hall du bâtiment des urgences. Nadine, Congolaise de 22 ans, mère d’un enfant de 2 ans, n’arrive pas à dormir et elle en profite pour recharger son portable, lien indispensable avec toutes les institutions et services qui peuvent lui venir en aide et envoient leurs consignes par SMS !!!

Malgré ses appels répétés, elle n’a jamais obtenu une nuit à l’hôtel :  » J’appelle le 115 tous les jours et on me conseille de dormir dans les bus de nuit ou de venir ici. A Trousseau, on est en sécurité mais on doit quitter à 6  heures du matin et attendre jusqu’à 9 h 30 l’ouverture de l’accueil de jour. C’est très dur.  » Mais que vient-elle foutre chez nous ?

Walter, commerçant camerounais âgé de 35 ans, a réussi à réunir sa famille, sa femme et ses deux garçons de 8 et 2 ans, au terme d’un périple de plusieurs années à travers l’Afrique, la Libye et l’Italie :  » Je ne suis convoqué en préfecture que fin novembre. C’est long et je suis inquiet pour mon grand fils, toujours pas scolarisé.  » Et lui, c’est pareil : Que vient-il foutre chez nous?

Chaque soir, de quatre à sept familles sont, après une évaluation médicale, mises à l’abri, dans ce hall, entre 21  heures et 6  heures :  » Nous trouvons un lit pour les femmes enceintes de plus de huit mois mais appelons le 115 pour les autres, presque toujours en vain « , explique Annie Caron, responsable du service social de l’hôpital, qui confirme l’afflux inédit de familles primo-arrivantes. Pour le médecin urgentiste Patrick Pelloux, au SAMU de Paris,  » il n’est pas normal de voir des enfants vivre dehors et pourtant, les Parisiens s’y habituent « . Tous les hôpitaux de Paris sont concernés, même ceux des quartiers aisés, comme l’hôpital Georges-Pompidou.  » C’est désespérant, soupire Edwin Rouff, urgentiste à l’hôpital Tenon (Paris, 20e). Accueillir tant de familles dans la détresse, cela nous atteint. Nous appelons à notre tour, sans arrêt, le 115, sans résultat.  » La solution est pourtant simple : retour à la maison ! Comme s’y est engagé le chef de l’Etat.

Alors, surtout, ne croyez pas ce que vous disent les « acteurs de la solidarité« . Ainsi, il paraît que leur Fédération a mesuré le taux de réponse du 115 dans quarante départements, la nuit précédant la rentrée scolaire, et qu’elle a constaté qu’elle n’a pas pu loger 63  % des familles avec enfants qui le sollicitaient, ni 42  % des enfants de moins de 3 ans. La situation est encore plus critique à Paris, puisque moins de 10  % des appels reçoivent une solution, moins de 6  % en Seine-Saint-Denis…SAUF QU’IL NE S’AGIT JAMAIS QUE DE MIGRANTS CLANDESTINS.

D’ailleurs,  » C’est du jamais vu, explique Christine Laconde, directrice du Samusocial de Paris.Il y a seulement deux ans, nous répondions à 73  % des demandes des familles. Ce ne sont pas tant les arrivants qui sont plus nombreux (ndcer: en réalité SI. Les arrivants sont bel et bien plus nombreux, en provenance d’Italie), mais notre hébergement, en centre comme en hôtel, qui est saturé, faute de sorties, notamment d’étrangers attendant leurs papiers, qui permettraient de libérer des places. Pourtant, nous louons 12 000 chambres, chaque soir, dans 550  établissements d’Ile-de-France. «  Un gouffre financier.

Mais, tenez-vous bien,  » L’Etat n’est pas resté inactif, souligne Bruno Morel, directeur d’Emmaüs Solidarité. Grâce à  ses financements en forte hausse, nous ouvrons des centres d’hébergement et d’accueil comme l’ESI familles, mais ils sont tout de suite saturés. Il faudrait un vrai plan de bataille pour ne pas subir sans cesse la pression de l’urgence. « 

Qui ose encore nier l’existence du  » Grand Remplacement  » ?

Post-scriptium : est-il nécessaire de vous demander encore pour qui vous avez voté à la dernière élection présidentielle de mai dernier ?…Alors ne vous étonnez pas que nous criions

VIVE VIKTOR ORBAN, VIVE JAROSLAV KACZYNSKI, VIVE SEBASTIAN KURZ !

Le 18 octobre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.