Calais : la discrétion de violette de Bernard Cazeneuve.

21 Juin

Quand Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, annonça fièrement, en octobre 2016, le démantèlement du bidonville de Calais, que l’on appelait alors  » la jungle « , les compliments et autres témoignages d’admiration pour son courage et sa détermination occupèrent longtemps la Une des médias complaisants. Y compris à l’étranger.

Les journaux «Politiken» au Danemark, «De Morgen» en Belgique, «La Stampa» en Italie et la version européenne du «Wall Street Journal». (Captures d’écran des Unes)

Même l’inénarrable Natacha Bouchart, maire LR de Calais, agent d’influence local du président de région, Xavier Bertrand, et complice des manipulations du ministre, applaudissait en se moquant manifestement de ses administrés !

Quant aux organisations dites humanitaires, qui avaient voué leur existence à  » soulager les misères  » des hordes migrantes qui occupaient illégalement notre territoire…elles étaient en larmes : « À Calais, Bernard Cazeneuve leur a chipé leurs jouets » (vous trouverez tout ici : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/?s=chipé+leurs+jouets&submit=Recherche).

Des migrants observant l’incendie qu’ils ont provoqué des baraquements du bidonville

Seul le Conseil dans l’Espérance du Roi savait et disait alors que nous vivions là une triste illusion. Les migrants évacués ne tarderaient pas à être de retour, d’une façon ou d’une autre, puisque Calais est la porte maritime qui leur permet d’espérer accéder à leur seul objectif : LA GRANDE BRETAGNE. Mais aussi parce que, tant que nos frontières de l’est et du sud resteraient des passoires, le flux incessant de migrants franchissant la Méditerranée (dans les rafiots affrétés par les négriers du monde de la finance et de l’industrie) continuerait de se déverser sur la Côte d’Opale ! 

C’est évidemment ce qui n’a pas manqué de se produire.

Mais personne n’entend plus Bernard Cazeneuve donner, sur le sujet, des leçons à la Terre entière comme il savait si bien le faire lorsqu’il était aux affaires. Il est désormais aux abonnés absents et les Français de Calais plongés de nouveau dans la tragédie qu’on leur impose depuis 2002.

Et pourtant la situation se dégrade chaque jour davantage autour de la ville. C’est ainsi qu’un homme est décédé dans la nuit de lundi à mardi dans un accident provoqué par un barrage fabriqué par des migrants sur l’autoroute A16, tout près de Calais. Ce conducteur d’une camionnette immatriculée en Pologne a percuté vers 03 h 45 l’un des trois poids lourds bloqués par un barrage artisanal à hauteur de Guemps, à 15 kilomètres de Calais. Son véhicule s’est alors embrasé, a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais dans un communiqué. L’identité du conducteur n’a pu être encore déterminée, «compte tenu de l’état du corps».

Neuf migrants de nationalité érythréenne ont été interpellés dans l’un des poids lourds bloqués par le barrage et placés en garde à vue. Ils sont poursuivis pour «homicide involontaire», «entrave à la circulation» et «mise en danger de la vie d’autrui»*. L’autoroute a alors été fermée et une déviation a été mise en place.

L’installation de barrages artisanaux dans le Calaisis, principalement la nuit, par des migrants afin de ralentir des camions en partance pour l’Angleterre et tenter de prendre place à l’intérieur, est devenue une pratique quotidienne lorsque la «jungle» existait encore.

Dans une interview à Libération, Xavier Delebarre, le directeur du réseau routier du Nord, décrivait en septembre 2016 cette pratique alors en cours sur la rocade portuaire : «Les migrants préparent des barrages en entassant des matériaux divers sur la route, notamment des branchages, mais aussi des candélabres, des matelas, des poubelles. Ils y mettent le feu, et y jettent des bouteilles de gaz, ce qui n’est pas très rassurant. Ils créent des embouteillages pour prendre d’assaut les camions et embarquer à bord pour tenter de passer en Angleterre.»

Cette stratégie du barrage a ensuite cessé avec le démantèlement du bidonville en octobre 2016, mais elle a progressivement repris avec le retour marqué des migrants dans le Calaisis. Alors qu’ils étaient principalement érigés sur la rocade portuaire du temps de la «jungle», désormais ultra-sécurisée, ils sont aujourd’hui pour l’essentiel concentrés sur l’autoroute.

Ainsi, dans la nuit de dimanche à lundi, vers 4 heures, des migrants avaient une nouvelle fois créé un barrage de troncs d’arbres et de branchages. Il avait «rapidement été retiré par les policiers et les agents de la DIR» et un poids lourd avait «fait l’objet de jets de pierres», selon la préfecture.

Entre 600 et un millier de migrants vivent aujourd’hui de nouveau à Calais et dans ses environs, toujours dans l’espoir de rallier la Grande Bretagne. Pour faire face à cette augmentation, et éviter «tout point de fixation», le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb avait annoncé début juin l’envoi à Calais de «trois unités supplémentaires de forces mobiles, soit plus de 150 policiers et gendarmes», pour «réprimer les atteintes à l’ordre public et lutter contre les filières de passeurs». Mais d’autres l’avaient fait avant lui avec le succès que l’on sait !

Dans l’intervalle, les Français ont choisi Emmanuel Macron et sa République en Marche…Nul doute que tout cela va s’arranger !

À bientôt.

Le 21 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

* Mais que font-ils encore en France ? Pour nous, tout migrant illégal pris dans de telles circonstances devrait, dans l’heure, être raccompagné manu militari dans son pays d’origine après que l’on ait relevé ses identités (administrative comme biologique) et qu’on lui ait signifié que tout retour dans notre pays serait sanctionné par une relégation définitive dans un bagne approprié. Nous avons d’ailleurs, à cet effet, quelques projets d’aménagement pour nos Terres australes et antarctiques….

LR (Les Républicains) : le temps des renégats.

20 Juin

Il y eut le temps du marais avec le ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron, récompensé par un poste ministériel prestigieux mais…provisoire (Lire « François Bayrou, perpétuel candidat et éternel perdant » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/06/20/francois-bayrou-perpetuel-candidat-et-eternel-perdant/). Il y eut aussi le temps des socialo-macroncompatibles avec Gérard Collomb, Jean-Yves Le Drian (également récompensés par des postes ministériels prestigieux) et même quelques-uns qui l’étaient moins mais auxquels il ne fut opposé aucun candidat de La République en Marche aux législatives, pour leur permettre une élection facile et une nouvelle prébende en remplacement de leur précédent maroquin. Manuel Valls en est la caricature.

Et puis il y a les députés de la fausse droite parlementaire, issus des Républicains mais qui ont choisi d’aller à la soupe macroniste, histoire de ne pas trop perdre des ors de la République. Ils s’auto-désignent sous le vocable burlesque de  » les constructifs  » mais entendez plutôt  » les renégats  » (ce qui sied bien mieux à leur origine L R !).

A la manœuvre, Thierry Solère, Franck Riester et tout le groupe des prétendus modérés qui, eux non plus, n’ont pas eu de candidats La République en marche (LRM) face à eux. Toute la journée de lundi, ils ont téléphoné à certains de leurs collègues avant de se réunir dans la soirée. Objectif : se compter pour voir s’ils sont assez pour constituer un groupe et s’affranchir de leur parti. Mardi matin, M.  Solère n’a pas caché ses ambitions sans être définitif.  » Nous travaillons à cela en ce moment et je crois que l’on est assez nombreux, on est largement plus de quinze « , a-t-il assuré sur France Inter, en expliquant qu’il voulait encore rencontrer d’autres parlementaires. Les ministres Gérald Darmanin et Bruno Le Maire, qui avaient depuis longtemps vendu leur âme contre un plat de lentilles, ont eux aussi contacté des députés LR, pour les convaincre de suivre leur exemple

En nommant trois ministres de droite et en protégeant certains candidats de LR, le nouvel exécutif a réussi à perturber la campagne législative de la droite et à réveiller les clivages idéologiques de cette vieille famille politique. Depuis lundi matin, la fausse droite est donc en ébullition. L’objectif étant de rassembler le plus de monde possible.

Mais une opération pas si simple. Car le résultat des élections législatives n’a pas été favorable à ces fameux  » constructifs  » qui souhaitent voter la confiance au gouvernement, puis travailler main dans la main avec le premier ministre, Edouard Philippe, l’un des meilleurs amis de M. Solère. Si les candidats protégés ont presque tous été élus (MM. Solère et Riester, Laure de la Raudière, Yves Jégo, Pierre-Yves Bournazel, Marine Brenier), d’autres sont tombés (les juppéistes Maël de Calan et Gilles Boyer, Nathalie Kosciusko-Morizet). La fausse droite juppéiste en particulier, a priori plus  » macroncompatible « , a très mal vécu le second tour des élections législatives : aucun des candidats LR n’a été élu en Gironde, terre d’élection de l’ancien premier ministre de Jacques Chriac, seulement un en Charente-Maritime.

Même s’ils affirment toujours être entre 20 et 30, le second tour, qui a abouti à un plus grand groupe LR que prévu (113 députés), les a rendus plus minoritaires à droite. Depuis dimanche soir, ces renégats ont ravalé quelques ambitions. Ils ont par exemple renoncé à prendre les commandes du groupe en abandonnant le projet de faire élire Thierry Solère.  » Ils sont dans la pire des situations : En marche ! a la majorité absolue sans le MoDem et n’a pas besoin d’eux. L’UDI peut faire un groupe sans eux, et le groupe LR survivrait largement à leur départ « , commente un proche de Christian Jacob, ancien président du groupe, probable candidat à sa succession.

Incapable de prendre le contrôle du groupe, il leur reste la possibilité de rompre avec la droite historique et de quitter la navire. Créer leur propre groupe leur permettrait d’avoir les mains libres et de glaner quelques postes au sein de l’Assemblée comme une éventuelle vice-présidence. Cela constituerait aussi une manière de renvoyer l’ascenseur au gouvernement d’Edouard Philippe qui a protégé leur campagne. Lequel apprécierait de voir des députés de droite voter la confiance. Ils doivent se décider avant le 27  juin à 18  heures, veille de l’élection à la présidence de l’Assemblée. Mais les choses se décanteront sans doute plus vite. Car s’ils restent dans le groupe historique, ils devront s’y inscrire avant mardi 20  juin dans la soirée pour participer à l’élection de son président. Saint-Pierre en sait quelque chose, ce n’est pas si simple de renier sa foi !

Un groupe, d’ailleurs, au sein duquel ils ne sont plus vraiment les bienvenus. Dès dimanche soir, certains ténors ont sorti les couteaux.  » Ils se vendent pour un plat de lentilles, c’est vieux comme l’antique « , déplore Jean-François Copé, maire de Meaux. Certains imaginent même Thierry Solère manipuler tout le monde pour briguer le perchoir.

D’autres agitent déjà l’idée d’une exclusion :  » Ceux qui, par leur comportement, nous ont fait perdre des députés n’ont plus leur place dans notre famille politique « , a déclaré Eric Ciotti (Alpes-Maritimes), lundi 19  juin, sur France Inter, avant d’attaquer ceux  » qui ne se sont pas vu opposer de candidat – LRM –  » :  » Ils ont un lien de dépendance qu’ils doivent clarifier.  » Bernard Accoyer, secrétaire général de LR, est aussi très clair :  » Quand on est dans l’opposition, par principe de construction on ne vote pas la confiance au gouvernement. «  Enfin, la masse des élus n’a pas beaucoup apprécié de mener une campagne compliquée alors qu’eux étaient protégés.  » Ils installent un clivage en se décrivant comme les intelligents contre les gros beaufs qui s’opposent. Forcément, ils énervent beaucoup de monde « , lâche un député. Qui, avouons-le, n’ont pas tort.

La situation semble inextricable. S’ils ne créent pas leur groupe autonome, les  » constructifs  » ne veulent pas du tout rester dans un groupe dirigé une nouvelle fois par Christian Jacob. Le député de Seine-et-Marne a commencé sa campagne pour être réélu à la présidence du groupe.  » En termes de renouvellement, c’est quand même très moyen. Et on met Gilles Carrez à la présidence de la commission des finances ? Marc Le Fur à une vice-présidence ? Il y a un moment où il faut dire aux électeurs que l’on a compris le message « , confie un député macroniste. Ceux-là non plus n’ont pas complètement tort.

Lundi, une solution médiane se dessinait avec l’hypothèse d’une candidature de Damien Abad à la tête du groupe.  » Je peux être un trait d’union entre ces deux droites. Je veux une opposition constructive mais très vigilante et j’ai eu une candidature En marche ! face à moi « , estime le député de l’Ain, âgé de 37 ans, qui sert de lien entre les  » constructifs  » et les nombreux députés qui veulent préserver l’unité du groupe.

Coincés entre la ligne des opposants systématiques et celle des  » macroncompatibles « , la plupart des députés LR sont déjà très agacés par l’ambiance délétère qui les attend à Paris. La plupart souhaitent trouver une voie médiane.  » Une opposition frontale ne m’irait pas, les choses ont trop évolué. Mais un vote de confiance, cela signifie une adhésion à tout un projet. Nous pouvons trouver une troisième voie. Mais pas une quatrième ou une cinquième, car on arriverait à une atomisation sans issue « , conclut Philippe Gosselin, député de la Manche.

En vérité, aucun n’a encore compris que la seule solution, claire et efficace, est dans la constitution d’un grand parti de droite. De vraie droite, identitaire et patriote, qui fasse l’union de toutes les droites actuelles, sans exclusion ni exclusive.

ON PEUT RÊVER, NON ?

Le 20 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

François Bayrou, perpétuel candidat et éternel perdant.

20 Juin

C’était la conclusion d’un de nos articles consacré à ce que certains nomment encore le centre mais que nous préférons appeler le marais (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/02/bulletin-climatique-quotidien-2-decembre-2016-de-la-republique-francaise/). Or il semble que les perspectives nées du ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron, de sa participation au gouvernement d’Edouard Philippe mais aussi de l’agitation qui est en train de naître autour de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris sur un soupçon d’emplois fictifs au MoDem nous orientent vers la confirmation de notre titre…

Depuis les 18,6  % que François Bayrou avait recueillis au premier tour de l’élection présidentielle de 2007, le condamnant à rester spectateur du duel de second tour entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, le MoDem, le mouvement qu’il avait créé dans la foulée, était allé de déconvenue en déconfiture. Au point de s’effacer de l’Hémicycle du Palais-Bourbon.

Porté disparu, le parti donne l’illusion de renaître de ses cendres de manière quasi inespérée, grâce à l’alliance conclue en février entre François Bayrou et Emmanuel Macron. Entraîné dans l’aspiration du mouvement qui va porter à l’Assemblée nationale plus de 350  députés se revendiquant de la majorité présidentielle, le MoDem, lui, devrait décrocher au moins 42  sièges et, par conséquent, constituer un groupe autonome. Au moins 42  sièges, car, pour sa part, le mouvement de M.  Bayrou revendique 50  élus, reprenant à son compte plusieurs candidats jusque-là considérés comme liés à La République en marche (LRM).

Quoi qu’il en soit, il s’agissait, pour le MoDem, d’une véritable renaissance. Le ministre de la justice lui-même reconnaît que  » c’est le groupe MoDem historiquement le plus fort qu’on ait connu « . Forcément, il n’y en avait jamais eu avant ! Bien que bénéficiaire au premier chef de la majorité accordée au président de la République, M.  Bayrou met l’accent sur le rééquilibrage intervenu au second tour des élections législatives,  » comme s’il y avait un sens inné des Français de dessiner une majorité qui respecte les sensibilités « .

Avant même que l’Assemblée nationale ne prenne ses marques, le président du MoDem insiste sur  » l’exigence d’une action politique cohérente et forte et, en même temps, respectueuse des sensibilités qui composent la majorité « . Autrement dit, le MoDem n’entend pas jouer les supplétifs et veut faire entendre sa voix. Mais c’est là sans doute que l’attendent Emmanuel Macron…et quelques autres.

Théoriquement, ce devrait être Marc Fesneau, le secrétaire général du MoDem, élu dans la 1re  circonscription de Loir-et-Cher, qui devrait prendre la présidence du groupe.  » Nous sommes clairement dans la majorité présidentielle, indique-t-il. Nous allons avoir des relations classiques de deux groupes de la majorité entre eux. « 

Pour le MoDem, ces élections législatives représentent également une éclatante revanche sur les anciens compagnons de route de M.  Bayrou, qui, en  2007, l’avaient lâché pour rejoindre Nicolas Sarkozy et qui, depuis, avaient fait le choix de l’alliance avec la droite. Une alliance dont ils n’ont pas su s’affranchir, même s’ils avaient espéré  » débrancher  » François Fillon quand celui-ci était empêtré dans les nasses des enquêtes judiciaires sur des soupçons d’emplois fictifs de membres de sa famille.

Là où l’UDI voit ses effectifs à l’Assemblée nationale fondre de 40  %, passant de 27 à 17, sans jamais avoir réussi à affirmer une ligne autonome vis-à-vis de l’UMP puis de LR (ainsi que nous le prévoyions dans l’article cité ci-dessus), M.  Bayrou touche les dividendes du choix qu’il a fait de s’allier avec M.  Macron, à un moment où ce dernier traversait un trou d’air passager. Il revient en majesté au gouvernement avec le titre de ministre d’Etat, garde des sceaux, accompagné de Sylvie Goulard au ministère des armées et de Marielle de Sarnez aux affaires européennes.

Et le voilà à présent en mesure de former un groupe qui constituera le «  deuxième pilier  » de la majorité présidentielle et qui, en nombre, sera le troisième de l’Assemblée nationale après ceux de La République en marche et de LR. Supérieur même en effectif au groupe socialiste qui détenait la majorité absolue au début de la législature précédente.

Mais, pataras ! Voici que les cartes sont subitement rebattues.

D’abord par Sylvie Goulard, ministre des Armées dans le premier gouvernement d’Edouard Philippe, en cours de remaniement. Celle-ci vient en effet d’ annoncer sa démission pour se consacrer à  » démontrer sa bonne foi  » dans l’affaire dont nous parlions :

 » Le président de la République a entrepris de restaurer la confiance dans l’action publique, de réformer la France et de relancer l’Europe. Cette entreprise de redressement doit l’emporter sur toute considération personnelle.

Dans l’hypothèse où l’enquête préliminaire visant le MoDem conduirait à vérifier les conditions d’emploi de mes assistants au Parlement européen, je souhaite être en mesure de démontrer librement ma bonne foi et tout le travail que j’y ai accompli.  » Vient-elle de déclarer.

 Sylvie Goulard

Qu’est-ce que cela signifie ?

1/ Qu’il n’y a pas de fumées sans feu et qu’elle a bien conscience que l’affaire des emplois fictifs d’assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen n’est pas une vue de l’esprit,

2/ Qu’elle tient à prouver qu’à Strasbourg elle a bien accompli un authentique travail (sous-entendu : quid de son assistant parlementaire ?),

3/ Qu’elle ne tient pas à assumer les manipulations mises en oeuvre par d’autres qu’elle et, suivez son regard, le président du MoDem en particulier…

Mais ce n’est pas tout. Car une autre ministre MoDem du gouvernement Philippe est aussi sur le sellette : Marielle de Sarnèze. Elle aussi visée par la fameuse enquête préliminaire. Actuellement ministre déléguée aux Affaires européennes, elle vient de déclarer : « Tout est ouvert pour moi, ma mission au gouvernement ou la présidence du groupe MoDem à l’Assemblée« , ouvrant ainsi la voie à son possible remplacement. Pour démonter sa bonne foi ? Sans doute…

François Bayrou et Marielle de Sarneze

En résumé, ça sent le roussi au sein de la majorité présidentielle. En tout cas en ce qui concerne son groupe centriste.

Nous résumions bien ainsi la trajectoire de son président, François Bayrou :  » perpétuel candidat et éternel perdant. »

Le 20 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Terrorisme islamique : qui sont les coupables ?

20 Juin

Nous n’avons cessé, depuis la fondation du CER, de dénoncer la responsabilité de l’oligarchie politico-médiatique qui a confisqué le pouvoir en France dans l’installation et le développement de la violence islamique. L’ouverture de nos frontière aux hordes migrantes puis les conditions d’accueil de l’islam en sont les manifestations emblématiques qui témoignent de l’aveuglement des dirigeants de notre malheureux pays, au nom de prétendus droits de l’homme et d’une laïcité d’un autre âge. Elles ont abouti à un nombre sans cesse grandissant d’attentats terroristes et, évidemment, de victimes innocentes.

Mais il ne sert à rien de dénoncer la barbarie et la lâcheté de leurs auteurs ou de pleurnicher sur le sort des victimes quand on fait tout…pour que rien ne cesse.

L’exemple le plus flagrant nous est apparu hier dans l’attaque d’un fourgon de la Gendarmerie nationale, sur les Champs-Elysée à Paris, par un terroriste islamique connu des services de police et de renseignement, fiché « S » pour sa dangerosité et son radicalisme reconnus, toujours en France (alors qu’il est d’origine tunisienne) et en liberté mais aussi 

détenteur d’un permis de port d’armes, dans le cadre d’une inscription à un club de tir sportif ! Ce permis était valable pour plusieurs armes.*

Certains naïfs diraient sans doute :  » On croit rêver... » Eh bien non, on ne rêve pas. C’est bien la réalité de ce pays devenu fou et qui en perdra la vie. Mais nous n’aurons cessé de dénoncer ces folies comme ces responsabilités :

Pourtant, cela sert-il encore à quelque chose ? On se prend à douter quand on pense à l’interminable et stérile campagne électorale qui vient à peine de s’achever.

Le 20 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

* Un important stock d’armes, de tous types, a d’ailleurs été découvert à son domicile lors de la perquisition qui a suivi son méfait.

 » Puisque ces mystères me dépassent, feignons d’en être l’organisateur « 

19 Juin

C’est sans doute ce que s’est dit Emmanuel Macron lorsque, confronté à la fois à l’enquête préliminaire ouverte contre son ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, et à l’élection de se dernier comme député du Finistère, ce qui témoignait de l’absence de rancune de ses électeurs.

Alors lui vint une idée de génie : le « démissionner  » sans en avoir l’air !

Emmanuel Macron a donc demandé à Richard Ferrand de quitter le gouvernement pour « briguer la présidence du groupe La République en Marche » à l’Assemblée, a précisé l’entourage du président de la République.

De son côté, l’entourage de Richard Ferrand a « confirmé » l’information, ajoutant que le ministre avait « accepté » cette proposition. « Le président voulait que Richard Ferrand prenne la tête du groupe car c’est un homme de confiance et d’efficacité« , a-t-on déclaré de même source, faisant valoir que le ministre démissionnaire était « la clé de voûte du mouvement » politique du chef de l’Etat. Nous sommes morts de rire !

À qui fera-t-on avaler cette couleuvre ? C’est surtout la meilleure façon de ne pas éclabousser le gouvernement lorsqu’il faudra discuter de la levée de l’immunité parlementaire du député. Ça porte un nom : une exfiltration nécessaire opérée en catimini.

« Logiquement, il voulait qu’il soit à la tête du groupe le plus large de la Ve République« , a ajouté l’entourage du ministre. Lors de leur entretien, Emmanuel Macron a affirmé que « Richard Ferrand était pour lui ce que Pierre Joxe (président du groupe PS à l’Assemblée de 1981 à 1984) était à François Mitterrand« , a-t-il poursuivi.

Rappelons que Richard Ferrand fait l’objet d’une enquête préliminaire, après la révélation fin mai par Le Canard enchaîné que les Mutuelles de Bretagne, lorsqu’il en était directeur général, avaient décidé en 2011 de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne.

Le ministre a été réélu dimanche à son siège de député de la sixième circonscription du Finistère, bénéficiant comme partout ailleurs, et malgré ses ennuis avec la justice, de l’élan en faveur du parti présidentiel.

Mais…prudence est mère de sureté.

Le 19 mai 2017.

La dhimmitude au pouvoir.

19 Juin

Nous n’avons pas le souvenir d’une visite de Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des cultes, rompant le pain avec Monseigneur l’Archevêque de Lyon, Primat des Gaules à la fin du carême ! Alors que :

Et aussi :

Et dire que certains des nôtres ont voté pour ça…

Le 19 juin 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

Merci à GJ pour l’information.

Chronique d’une imposture annoncée : à moins qu’il soit cacochyme.

19 Juin

Car voici ce qu’a osé déclarer, dimanche 18 juin 2017, au soir du second tour des élections législatives, sur France 2, le ministre d’Etat ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb :

 » Nous serons jugés par les Français sur l’économie, l’emploi et l’école  » (à partir de 2h27 30).

Rien de moins mais, surtout, rien de plus. Car, où sont passés :

  • la sécurité des Français (violences et trafics en tout genre, terrorisme, etc),
  • l’islamisation de la France et, pour tout dire,
  • l’invasion de notre pays par des hordes migrantes importées par les négriers, amis du président de la République ?

Etonnant tout de même de la part de celui qui est en charge de la sécurité publique et des cultes ! Et dire que 66,1% des électeurs ont voté pour une telle équipe…

Quelle est  » la seule chose (dont Ernest Renan disait) qu’elle donne une idée de l’infini  » ?

Le 19 juin 2017.

Du Plessis