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Billet d’humeur d’Antonia : Le moment était mal choisi

27 Jan

 

Communiquer n’est pas froisser

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En ce jour du 21 janvier 2016, nous étions nombreux à rendre hommage à la mémoire de notre roi Louis XVI, Place de la Concorde à Paris. Monsieur l’abbé de Tanoüarn s’est exprimé, parmi d’autres intervenants.

Il a exposé, à cette occasion, ses convictions sur l’inaptitude de Louis XVI à communiquer et sur ses responsabilités dans la Révolution de 1789.

Il faut que Monsieur l’abbé de Tanoüarn sache qu’il a déçu beaucoup d’entre nous, royalistes fidèles réunis dans leur deuil. Alors qu’il avait quitté la Place avant la fin de ce très respectueux et hommage, Monsieur l’abbé n’a pas pu connaître notre opinion sur son intervention. A nos yeux, celle-ci a raté son but dans l’hommage, à moins que ce but ne fut d’ajouter encore et encore la division entre tenants d’un roi « comme ci » et tenants d’un roi « comme çà ».

Pourtant, monsieur l’abbé sait que la communication est un art subtil. Subtil surtout dans le choix du moment opportun pour émettre son avis.

Cet hommage à la mémoire du roi n’était pas, pour nous, le moment le mieux choisi pour exprimer de telles critiques.

Qu’il soit rappelé à Monsieur l’abbé de Tanoüarn, respectueusement et en toute amitié royaliste, que le 21 janvier, la place de la Concorde, ancienne place Louis XV et lieu du martyre du roi, n’est pas une tribune où chacun vient exprimer ses opinions personnelles sur  » l’ Ancien Régime « , comme le nomment les tenants de la République. C’est un lieu de prières émues, de recueillement endeuillé où, une fois l’an, les fidèles ont la très rare occasion de venir publiquement dire leur deuil, leur chagrin extrême et leur amour pour leur roi sacrifié sur l’autel de Baal à la gloire du Mal.

La mémoire de Louis XVI, quelles que fussent ses erreurs passées, doit être en ce lieu et à cet instant, préservée et chérie. Son âme, si Dieu le permet, doit pouvoir entendre notre affection, sans qu’aucune blessure, aussi minime soit-elle, ne puisse ajouter à son agonie, qui fut aussi celle de la France. Si erreurs il y eut de la part de Louis XVI, sa confession faite à Dieu et à son peuple par son testament, ainsi que son supplice, interdisent que le moindre propos sur son tempérament vienne s’immiscer perfidement dans cette commémoration.

Monsieur l’abbé de Tanoüarn dispose de journaux et tribunes de toutes les sortes où il excelle à captiver ses lecteurs et auditeurs par ses démonstrations brillantes et sa culture immense. Il devrait leur réserver ses dissertations sur l’Ancien Régime pour éviter, lors d’une autre de nos cérémonies commémoratives, de froisser nos lys, décevoir nos âmes déjà dans la peine, et continuer ainsi à nous faire l’amitié de sa bénédiction et d’une homélie plus adaptée à ce douloureux moment de mémoire collective.

Car, Monsieur l’abbé ne peut ignorer qu’en ce jour, en ce lieu et à la  place qui lui fut réservée, il alimentait les polémiques sur l’action de Louis XVI. Polémiques qui, parmi tant d’autres que nous servent les tenants visibles ou cachés de la République, nous divisent et nous anéantissent. Depuis plus de deux siècles, les manœuvres du « grand agrippant » qui tient notre France chérie entre ses crocs, aveuglent nos esprits et étouffent nos actions par les zizanies qu’elles engendrent. N’en ajoutons pas en ce jour qui signe une déchirure. Laissons de côté ce jour-là nos opinions de bataille navale et unissons nos cœurs avec dignité.

L’avenir de la France est à l’unité dans l’action. L’unité de nous tous, royalistes et résistants, vivants dans notre espérance, confiants dans nos prières, impatients dans la résurrection.

De grâce, Monsieur l’abbé, laissez donc de côté vos analyses de brillant penseur. Quittez votre tour d’ivoire et joignez-vous à nous pour reprendre notre château…

Le 21 janvier 2016.
Antonia, Conseiller à l’Information, aux moyens de Communication et à leur usage dans la société du CER.

 

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