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Académie française : grands et petits secrets du Dictionnaire.

26 Nov

Nos immortels œuvrent à la neuvième édition de leur dictionnaire. L’auguste institution compte désormais sur Internet pour le faire rayonner. Coulisses.

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Publié le | Le Point.fr
Le premier tome de la 9e edition. Elle devrait etre achevee en 2020, 85 ans apres la parution de la precedente...
Le premier tome de la 9e édition. Elle devrait être achevée en 2020, 85 ans après la parution de la précédente…

© JEAN-PIERRE MULLER / AFP

Arnaud-Aaron Upinsky en appelle au Président de la République afin que  » le Français devienne la langue commune de l’Europe »

10 Jan

Union Nationale des Ecrivains de France 62, boulevard St Germain
75005 Paris

Le Président

Monsieur le Président de la République Palais de l’Elysée
55, rue du Faubourg St Honoré
75008 Paris

Paris, ce 20 novembre 2017

Réf. Discours de la Sorbonne du 26 sept. 2017 « Pour une Europe souveraine, unie, démocratique ».

Objet : Appel au Président Protecteur de l’Académie française pour qu’il engage la « Reconnaissance du français comme la langue commune de l’Europe ».

Monsieur le Président,

« LA RENAISSANCE OU LA MORT DE LA LANGUE FRANÇAISE ! » . Comment allez-vous relever le suprême défi du « cri d’alarme 1 » que l’Académie française vient de lancer au monde dans sa déclaration du 26 octobre 2017 en déclarant « la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui redevable devant les générations futures 2. »

MONSIEUR LE PRÉSIDENT, à l’heure de tous les périls, c’est vers vous que se tournent aujourd’hui tous ceux qui, de votre discours d’Orléans à votre intronisation à Versailles – figure emblématique de toutes les gloires de la France – ont vu en vous le restaurateur de sa grandeur : celui qui s’engageait à redonner leur fierté aux français, celui qui en appelait à combler le « vide » de Verticalité, à « rebâtir la France » et à relever le défi héroïque du futur. « Depuis trop longtemps, leur avez-vous dit en effet dans votre Grand entretien du 31 août 2017 au Point, nous nous sommes résignés à une vie démocratique sans sel. Nous sommes en train de payer le prix de cette bêtise collective qui consiste à croire en la fin de l’Histoire, alors qu’elle nous revient en plein visage. Pour l’affronter, nous devons renouer avec l’héroïsme politique propre au monde républicain, retrouver le sens du récit historique. Notre pays ne propose en effet plus de héros. » « Le défi de la politique, aujourd’hui, c’est donc aussi de réinvestir un imaginaire de conquête. » En réponse à la question « De quelle manière comptez-vous, insuffler ce nouvel état d’esprit ? », vous avez conclu : « Nous devons redevenir un pays fier. Il faut expliquer qu’il y a des héros en France, des génies et des gens qui s’engagent au quotidien 3. » (…)

« POUR REDEVENIR UN PAYS FIER », selon vos vœux, Monsieur le Président, c’est donc dans le chef de l’État, protecteur de l’Académie française depuis le règne de Louis XIV, que les Français mettent aujourd’hui tous leurs espoirs : non seulement pour sauver la langue française en péril de mort ; mais plus encore pour répondre à l’appel solennel « À la reconquête de la langue française » que l’Académie avait lancé au Président Hollande, le 5 décembre 2013 ; et, par- dessus tout, pour obtenir la « Reconnaissance du français comme la langue commune de l’Europe » : au titre de la maîtrise de sa Souveraineté linguistique, de sa Puissance politique, de son rayonnement  culturel, de sa  compétitivité et de sa  vocation historique de  » lingua  franca« 4 ,, comme langue internationale de la diplomatie  et de l’universalité

1 Déclaration de l’Académie française sur l’écriture dite « inclusive », du 26 octobre 2017.

2 Idem.

3 Le Point, op. cité, p. 32.

4 « lingua franca » ou« langue franque » : langue véhiculaire du Moyen-âge au XIXe siècle dans l’ensemble du bassin méditerranéen, désignant aujourd’hui une langue utilisée par des populations de langues maternelles différentes pour communiquer.

MONSIEUR LE PRÉSIDENT, cette reconnaissance de la langue française, comme langue commune naturelle de l’Europe, s’impose d’évidence au regard de la position historique de « lingua franca » qu’elle n’a cessé d’y occuper depuis le XIIIe siècle, position inscrite dans la dénomination d’«Europe française» depuis Louis XIV, ayant fait du français la langue diplomatique incontestée, et position ayant fait d’elle la langue commune naturelle de l’Europe formalisée dans la rédaction du Traité de Paris  du 18 avril 1951 assurant sa suprématie jusqu’à l’hégémonie anglaise d’après 1995. Cette prédestination historique fait de cette « Reconnaissance » le couronnement d’évidence à apporter à votre discours de la Sorbonne « Pour une Europe souveraine, unie, démocratique », du 26 septembre 2017, ayant omis de conclure qu’une « Europe souveraine » ne saurait être véritablement souveraine si elle ne dispose pas d’une langue commune de prestige incontestée : une langue qui soit à la fois « européenne » et « souveraine », qui ne saurait donc être l’anglais et qui ne peut être que le français pour affirmer sa singularité, sa culture et son unité à la face du monde, en particulier vis-à-vis du marché anglo-saxon.

« LE BREXIT A SAUVÉ L’ÂME DE L’EUROPE ! » Car, Monsieur le Président, les faits parlent d’eux-mêmes. Ce n’est pas l’Europe qui a traité le Royaume-Uni en corps étranger, c’est le Royaume-Uni qui s’est reconnu étranger à l’Europe. En se retranchant du corps politique « souverain » de l’Europe, par le « Brexit », le Royaume-Uni, a rendu manifeste l’incompatibilité substantielle de l’élément anglo-saxon avec le projet européen, comme l’avait prévu le général de Gaulle. Dès lors l’anglais n’est plus une langue européenne et sa colonisation hégémonique, comme langue commune de l’Europe au détriment du français, doit cesser de facto et de jure. Sa poursuite ne pourrait apparaître que comme une haute trahison de la « Souveraineté européenne » à laquelle vous en appelez, et qui, d’évidence, a besoin d’avoir sa propre langue de gouvernance géopolitique : pour parler au monde en son nom, pour faire respecter la singularité de son génie propre, dans toute la richesse de sa diversité comme de son universalité, et pour traiter d’égal à égal avec les grands ensembles continentaux. Le « poids » de la « souveraineté européenne » fera de la « lingua franca » européenne la langue de référence mondiale alternative, ayant vocation à supplanter l’hégémonie anglo-saxonne mondiale, tant au service du prestige politique de l’Europe, de sa puissance économique et de son rayonnement culturel, que d’un monde désormais plus ouvert à la diversité. Enfin, cette reconnaissance de la langue française comme langue commune de l’Europe, fera ipso facto cesser un scandale : celui de la langue anglaise déclarée « lingua franca » par l’Onu 5 ! La Communauté européenne du Charbon et de l’Acier (CECA), initiée par le Traité de Paris du 18 avril 1951, où le français domine largement, précise à l’article 100 que seule la version française du Traité fait foi.

5   Sur le site de l’ONU, au jour de la langue anglaise du 23 avril, on peut en effet lire : “English, along with French, is one of the two working languages of the United Nations Secretariat, and one of the Organization’s six official languages. Because it is so widely spoken, English is often referred to as a « world language », or the lingua franca of the modern era.” ( http://www.un.org/en/events/englishlanguageday/)

Mais, MONSIEUR LE PRÉSIDENT, au-delà du retour à l’ordre naturel des choses, il y a tout à attendre de la restauration du français dans sa vocation de porte-parole de la Civilisation européenne, en termes de valeur décuplée, politique, économique et culturelle :

1)  RAYONNEMENT LINGUISTIQUE ET CULTUREL. Après l’anglais, le français est la langue la plus parlée en Europe, à 11 %. Contrairement à «L’anglais [qui] n’est pas un outil de communication international fiable 6 », le français possède les trois caractères du latin ayant permis à l’empire romain d’exercer un gouvernement international durable – économique, politique et spirituel –, sur des peuples les plus divers, en constituant une langue qui soit à la fois : « universelle, immuable, non vulgaire 7 ». C’est cette complétude et cette immuabilité, inscrite sur le sceau de l’Académie française – « À l’immortalité » – qui en fait l’« étalon » linguistique idéal. Prise comme langue-pivot de «référence systématique, au sein des services de traduction des institutions européennes, il ne faudrait plus que 48 filières de traduction au lieu de 600 avec 25 pays membres 8». Le génie de l’anglais est aux antipodes de celui de l’Europe. Le Brexit libère le génie européen de sa cage et le rend à sa vocation mondiale ! Quant au futur rayonnement diplomatique et culturel de l’Europe, tenant compte du fait que « La France est la première puissance culturelle au monde » (Kennedy), il en sera décuplé. C’est de ce prestige culturel immense de la France, première destination touristique au monde, que l’Europe, premier marché au monde rendu à son génie culturel, a désormais le plus pressant besoin pour préserver sa compétitivité, légitimer sa « Souveraineté » et fonder sa propre politique distincte de celle de l’axe anglo-saxon.                                                                                                                                                               2)  COMPÉTITIVITÉ ÉCONOMIQUE. La corrélation entre l’influence culturelle, la langue et le flux commercial induit, est décisive. L’imprégnation massive des jeunes européens en langue anglaise (musique, média, « soft power ») les détourne du marché européen. L’adoption du français comme langue commune, en rapatriant le centre de gravité culturel de l’Europe de l’étranger vers l’intérieur de ses frontières, y fera revenir les flux commerciaux au profit de sa balance commerciale. L’Organisation internationale de la francophonie a calculé que « l’adoption d’une langue commune stimulera les flux commerciaux d’environ 33 % : il abaissera en effet les coûts à l’exportation, permettant aux entreprises de pénétrer plus facilement un nouveau marché à l’exportation et de maintenir des flux existants 9. » En vérité, l’exemple anglo-saxon montre que le pouvoir multiplicateur de l’adoption d’une langue commune est infiniment supérieur ! Il porte tous les fruits résultant de l’Unité. Enfin, il suffit de comparer les 510 millions d’habitants du marché européen au 320 millions du marché américain pour voir le poids en résultant faisant de la langue commune de l’Europe, celle de la première puissance marchande du monde !                                                                                                                                                                                                                              3)  POUVOIR POLITIQUE : comme l’illustre l’histoire de France, la langue commune – la « langue du Roi » devenue langue de la République – respectueuse des langues nationales et du latin, fut « l’axe vertical de l’unité de la France ». Après le Brexit, le français apparaît aussitôt comme l’axe vertical de l’unité culturelle et politique de l’Europe : il est en effet la langue unique de délibération de la Cour de justice de l’Union européenne ; il est la deuxième et seule langue européenne de l’OTAN ; il est la langue du seul membre permanent du Conseil

6  L’anglais correct pour les nuls,, First Editions, 2004, p. 25.
7  Le latin langue de l’Eglise, Bernadette Lécureur, Spses, 1964, p. 153.
8  L’avenir de Buffon, 1996.
9 « Etat des lieux du français dans le monde », France diplomatie, diplomatie.gouv.fr

de sécurité qui soit européen ; il est la prestigieuse langue diplomatique par excellence, la langue de la clarté, de la précision et de la haute intelligence. Véritable «latin des modernes », il est l’outil de gouvernance démocratique qui manquait pour renouer avec le « génie européen », varié à l’infini mais dont l’esprit est le même : le seul propre à faire de l’Europe – actuel nain politique – la première puissance politique au monde.

CETTE PREMIERE PUISSANCE AU MONDE – culturelle, économique et politique –, Monsieur le Président, c’est la vôtre ! C’est celle de votre discours de la Sorbonne « Pour une Europe souveraine, unie, démocratique », auquel il ne manquerait, pour aboutir, que le couronnement de la « Reconnaissance du français » comme langue commune de l’Europe : comme langue de gouvernance constitutive de cet « axe vertical de l’unité de l’Europe » qui est la condition sine qua non de la « Souveraineté européenne » que vous appelez de vos vœux !

CET AXE VERTICAL DE L’UNITÉ DE L’EUROPE, c’est à vous qu’il appartient maintenant de l’instaurer, Monsieur le Président, vous en qui les Français ont mis tous leurs espoirs pour : 1) Sauver la langue française en péril de mort ; 2) Répondre à l’appel solennel que l’Académie française a lancé le 5 décembre 2013, « À la reconquête de la langue française » ; 3) Faire obtenir la « Reconnaissance du français comme la langue commune de l’Europe ».

« L’AVENIR DE LA FRANCE EST INSÉPARABLE DE LA GLOIRE DE NOTRE LANGUE », a déclaré Madame le Secrétaire perpétuel de l’Académie française dans son appel à la Reconquête de la langue française. Désormais, c’est la gloire de l’Europe qui est inséparable de l’avenir de la langue française !

« NOUS DEVONS RENOUER AVEC L’HEROÏSME POLITIQUE », « Nous devons redevenir un pays fier», sont vos engagements. Relever le suprême défi du «péril mortel» que l’Académie française a lancé le 26 octobre 2017, à la nation en la déclarant dès aujourd’hui redevable devant les générations futures » s’adresse donc en premier lieu à son Protecteur : le chef de l’Etat que vous êtes ! Sauf à renoncer à vous-même et à votre grand projet européen comment pourriez-vous ne pas répondre à son appel « au secours du français » devant l’histoire ?

« LA RENAISSANCE OU LA MORT », il n’y a pas de troisième voie. C’est donc au nom de cette adresse de l’Académie française à son Protecteur, valant déclaration d’Etat d’urgence ; au nom de l’espoir que tous les amoureux de la langue française ont placé en vous pour retrouver leur fierté ; au nom même de votre projet d’une Europe « souveraine, unie et démocratique », que nous vous adressons cet appel solennel pour inverser la spirale de mise à mort du français en en faisant la langue commune de l’Europe, comme condition sine qua non de sa réussite !

«AU NOM DE L’HEROÏSME POLITIQUE ! » qu’exige assurément la reconquête de la languefrançaise en péril de mort et sa Renaissance comme figure emblématique de la premièrepuissance au monde, dans l’attente d’une rencontre que vous pourriez nous accorder, veuillezdonc agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma très haute considération.

Arnaud-Aaron Upinsky

Candidat à l’élection à l’Académie Française du 14 décembre 2017

Et pour signer la pétition en ligne

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-la-pétition-pour-la-reconnaissance-du-français-comme-langue-commune-de-l-europe

Pour l’Académie, l’écriture inclusive est un «péril mortel»

26 Oct

Par Marie-Estelle Pech Mis à jour le 26/10/2017 à 20:02

Les Immortels, à l’unanimité, estiment que cette nouvelle pratique est un danger pour la langue française.

Les immortels de l’Académie française se sont fendus ce jeudi 26 octobre d’une déclaration au ton alarmiste condamnant vertement l’écriture inclusive. Ils vont même jusqu’à prédire un«péril mortel» pour l’avenir de la langue française. Pour rappel, cette graphie consiste à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans les noms, comme dans «mes ami·e·s», pour le rendre «visible». Le «point milieu», ce signe situé à mi-hauteur des lettres, peut être utilisé alternativement en composant un mot comme «lycéen·ne» comme suit: racine du mot + suffixe masculin + le point milieu + suffixe féminin.
Cette pratique défendue par certaines militantes féministes au prétexte que la langue française «invisibiliserait les femmes» a beaucoup fait parler d’elle ces dernières semaines alors qu’un manuel scolaire, destiné à des élèves de CE2, a été publié pour la première fois en écriture inclusive en mars 2017. On peut y lire que «grâce aux agriculteur.rice.s, aux artisan.e.s et aux commerçant.e.s, la Gaule était un pays riche». L’éditeur a expliqué avoir choisi d’appliquer les recommandations du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes datant de 2015.
Prenant acte de la diffusion de cette «écriture inclusive» qui «prétend s’imposer comme norme», l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde: «La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.
Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme: devant cette aberration “inclusive”, la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.
Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.»
«Bégaiement cérébral»

Membre de l’Académie française, Michael Edwards, poète, philosophe et traducteur franco-britannique, avait confié début octobre au Figaro à quel point l’écriture inclusive abîmait, selon lui, la langue française. «C’est la chair même du français qui est ainsi rongée, et son esprit qui se trouve frappé d’une sorte de bégaiement cérébral», indiquait-il. Les académiciens avec qui il avait discuté du sujet étaient «scandalisés» mais ont décidé de prendre un peu de temps pour réagir officiellement.
La virulence du communiqué de l’Académie a été peu goûtée, jeudi, par les féministes, comme la militante et «cheffe d’entreprise» Caroline De Haas: «On va tous mourir!», écrit-elle sur Twitter. «Et après, c’est nous qu’on traite d’hystériques...»
Cette condamnation sans appel des académiciens sera-t-elle entendue? Pas si sûr. Depuis 2015 et les recommandations du Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, l’écriture inclusive, longtemps cantonnée aux associations féministes et aux partis d’extrême gauche, entre peu à peu dans les mœurs.
Plusieurs ministères, institutions, collectivités et universités se sont depuis mises à appliquer peu ou prou ces recommandations. Sur le site du ministère de l’Éducation nationale, il est ainsi désormais question de professeur·es. Le ministère de la Santé, quant à lui, évoque les chirurgien·ne·s-dentistes. Depuis 2016, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) s’est engagé très officiellement à écrire de façon inclusive: «Assemblée la plus paritaire de la République française, le CESE est convaincu que les stéréotypes, terreau du sexisme, sont profondément ancrés dans notre société et s’expriment dans le langage et la grammaire.» Le Cnam se définit désormais comme une école d’ingénieure·es «parce que nos formations sont ouvertes à toutes et tous».
Dans certains médias comme TV5Monde, dans des communications du CNRS, cette graphie a fait son apparition. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation, lui, n’approuve pas: «On doit revenir aux fondamentaux sur le vocabulaire et la grammaire, je trouve que ça ajoute une complexité qui n’est pas nécessaire

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/10/26/01016-20171026ARTFIG00256-l-academie-francaise-met-en-garde-contre-le-peril-mortel-de-l-ecriture-inclusive.php

Les « Hussards » ont rejoint le Ciel. R.I.P. Michel Déon, Roger Nimier, Antoine Blondin, Jacques Laurent.

29 Déc
deces-de-l-ecrivain-et-academicien-michel-deon

       http://www.europe1.fr/culture/deces-de-lecrivain-et-academicien-michel-deon-2937077

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Pour en savoir plus , merci d’activer le lien ci-après :

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2016/12/28/michel-deon-le-dernier-des-hussards-est-mort-le-28-decembre-2016/

Académie française. Néologismes et anglicismes. Le cas du « Label ».

15 Déc

Label

Le 01 décembre 2016
Néologismes & anglicismes

Le terme label est issu, par l’intermédiaire de l’anglais label, « étiquette », de l’ancien français label, qui désignait un ruban et qui est également à l’origine de notre lambeau. Label, au sens de « marque distinctive », est bien ancré dans l’usage en droit, domaine où il garantit qu’une entreprise respecte les conditions de travail définies par la loi (label syndical) et dans le monde du commerce où il peut certifier l’origine, la qualité d’un produit (label de conformité, d’origine) : on évitera de lui donner le sens trop étendu de marque et surtout de l’employer au figuré au sens de signature, étiquette ou caution, tout particulièrement dans le domaine politique.

on dit
Les éditeurs de musique indépendants                                                                                                                                on ne dit pas
Les labels de musique indépendants

On dit
Une nouvelle marque de vêtements
on ne dit pas
Un nouveau label de vêtements

on dit
Ce projet porte la signature d’Untel
on ne dit pas
Ce projet porte le label d’Untel

On dit
Se présenter à une élection sous telle ou telle étiquette, sans aucune étiquette                                                          On ne dit pas
Se présenter à une élection sous tel ou tel label, sans aucun label

http://www.academie-francaise.fr/dire-ne-pas-dire

Barbarisme à l’Assemblée nationale. Le député julien Aubert sommé de dire : « Madame la présidente ».

10 Oct

FIGAROVOX/TRIBUNE -7 octobre 2014. Le député UMP Julien Aubert a été sanctionné financièrement après avoir appelé la présidente de séance à l’Assemblée nationale «Madame le président». Pour Lydia Guirous, cette affaire discrédite une nouvelle fois le féminisme de gauche.

Lydia Guirous est la fondatrice du club «Future, au féminin» et Secrétaire Nationale du Parti Radical en charge de la lutte contre les discriminations et les Droits des Femmes.

Le député UMP Julien Aubert s’est fait rappeler à l’ordre lundi 4 octobre à l’Assemblée pour s’obstiner à appeler la présidente de séance Madame LE président lors des débats sur le projet de loi sur la transition énergétique.La socialiste Sandrine Mazetier Présidente de séance lui demandait de respecter la présidence et le règlement de l’Assemblée en l’appelant «Madame LA présidente», Aubert répondait qu’il ne faisait que suivre «l’Académie française» en disant « »minisme».

Résultats des courses: rappel à l’ordre avec inscription au PV qui entraînera la privation d’un quart de son indemnité pendant un mois, en application du Règlement de l’Assemblée!

Mme Mazetier n’en fait-elle pas un peu trop ? On retrouve bien là les socialistes et leur tolérance !

On croit rêver… Certes les députés doivent montrer l’exemple…certes les députés doivent appliquer les lois qu’ils votent…certes. Mais quand même, Mme Mazetier n’en fait-elle pas un peu trop? On retrouve bien là les socialistes et leur tolérance! Quelque chose déplaît au sein de la pensée unique de l’égalitarisme et hop…on sanctionne. La police politique tranche les têtes et Mme Mazetier en bon petit bolchevik de la parité exécute le turbulent Julien Aubert…sans doute pour se faire bien voir de son mentor féministe  Najat Valaud Belkacem . C’est marrant cet empressement!… Les socialistes ont mis plus de temps pour aller taper au portefeuille de Cahuzac et Thevenoud…

Mais quel est donc ce féminisme de supermarché que la gauche fait bouillir dans sa marmite depuis des années avec la complicité d’associations comme Osez le féminisme? Quel est donc ce féministe qui trouve normal le port du voile, qui est pourtant le marqueur le plus visible de l’inégalité homme-femme? Rappelez-vous la mascarade autour de la suppression de la case mademoiselle des formulaires administratifs prise par Mme Bachelot sous la pression des associations féministes de gauche…Mesdames, vous ne vous souvenez plus? Cela n’a pas changé radicalement votre vie? Les fameux Madame la Procureure, la professeure, la cheffe de cabinet, n’ont pas eu un impact sur votre vie professionnelle et sociale? Curieux..

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/10/07/31003-20141007ARTFIG00304-madame-le-president-quand-le-ridicule-tue-le-feminisme.php

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (18 janvier 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANçAISE.

18 Jan

*  Bravo !

Infographie : le site gazier de Tiguentourine
(www.lefigaro.fr)

Ne craignons pas de le dire. En prenant la décision de lancer l’assaut contre le complexe gazier d’In Anemas et les jihadistes infiltrés, l’Algérie a pris la seule décision digne et courageuse qui devait être prise. Il y a et il y aura nécessairement des pertes humaines, en particulier parmi les otages retenus. Répétons-le, c’est le prix à payer pour réduire, petit à petit, à néant ces « fous d’Allah ». Ceux-ci doivent savoir que, où qu’ils soient, ils seront pourchassés et détruits. C’est là un enjeu mondial. Les jérémiades que nous pouvons déjà entendre ici ou là sur la conduite de cette affaire ne méritent que le mépris.

Et, ne l’oublions pas, il y a probablement des combattants islamistes de nationalité française (même si elle est de fraiche date) au sein de ces groupes terroristes. Ce qui prouve combien notre pays est à la fois impliqué et exposé dans ce choc de civilisations. Il nous faut en tirer de rapides et pertinentes décisions.

*  Quand Renault dégraisse :

Nouveau plan social annoncé. Après les 8 000 suppressions d’emplois de PSA en juillet dernier, Renault annonce la réduction de ses effectifs de 7 500 personnes d’ici à 2016 en France. Le groupe, qui a engagé cet automne des négociations avec les syndicats pour rapprocher la compétitivité de ses usines françaises de celle de ses sites espagnols ou marocains, n’en avait pas jusqu’ici chiffré les retombées en termes d’emploi. Si un accord était trouvé, d’ici à la fin du mois espère la direction, il n’y aurait pas de fermeture de sites

Le constructeur automobile mise d’abord sur 5 700 départs naturels. Les 1 800 autres se feront via des départs de salariés de 58 ans et plus, qui le souhaitent, avec 75% de leur salaire. La baisse de 14% de ses effectifs, qui représentent aujourd’hui 44 642 employés en France, contribuerait à une économie sur les frais fixes de l’ordre de 400 millions d’euros. « C’est une nouvelle saignée dans les effectifs, qui va encore affaiblir Renault au cours des prochaines années, a réagi le représentant de la CGT.

Contrairement à de nombreux constructeurs, comme General Motors, Ford ou encore Chrysler, depuis la crise de 2008 aux Etats-Unis, Renault avait cherché à préserver l’emploi en France. En revanche, il s’était davantage tourné vers des pays à bas coût de la main d’oeuvre (comme nous le rappelions dans un précédent article sur ce blogue: « Va-t-on (faut-il…) continuer à produire des automobiles en France ? », du 19 juillet 2012).Face à la détérioration du marché, il pouvait donc difficilement tenir davantage puisqu’en 2012 les ventes du groupe ont chuté de 19,8% dans notre pays où sa part de marché est passée de 26,1% à 24,15%. Voici d’ailleurs ce qu’en pense Michel Sapin, ministre du travail: « Nos grands constructeurs rencontrent des difficultés. Principalement PSA qui a présenté un plan qui comprend des projets de licenciements. Et Renault qui a présenté un plan qui avec des diminutions d’effectifs, évitent des licenciements. On voit la différence entre ceux qui veulent prendre les devants pour éviter une catastrophe sociale. Et ceux qui n’ont pas suffisamment anticipé et qui doivent traiter une situation sociale extrêmement difficile » a argumenté Michel Sapin.

Quoi qu’il en soit, ces « dégraissages » successifs ne sont que quelques arbres qui cachent la forêt des plans sociaux silencieux mais qui ne cessent de s’accroître, en particulier dans les PME (nous y reviendrons prochainement). Il nous faut donc donner rendez-vous à François Hollande (et aux Français) le 31 décembre 2013, date à laquelle il a récemment prétendu que la courbe du chômage serait inversée !

*  Et si l’on diminuait le nombre des députés ?

Poser cette « douloureuse » question, c’est évidemment y répondre. En tout cas pour nous.

Mais le plus étonnant réside dans le fait que François Hollande, lui-même, semble y songer. Le scrutin législatif est en effet le point central d’une réforme des régimes électoraux souhaitée par la Commission Jospin, et proposée au chef de l’Etat en novembre dernier. Or il se dit que la réflexion de M. Hollande ne se limiterait pas à la seule introduction d’une dose de proportionnelle. M. Hollande songe en effet à accoler à cette réforme du scrutin législatif une diminution du nombre de députés. Diminuer le nombre de députés tout en introduisant une dose de proportionnelle s’inscrirait dans une perspective globale visant à renforcer le rôle du législatif  tout en garantissant l’expression du pluralisme, dit-on dans les couloirs de l’Elysée.

Pourtant, nombreux sont ceux qui sont opposés à ce projet qu’ils trouvent pour le moins délicat (prébendes obligent sans doute !). « Car il touche à la fois aux effectifs, à la masse du travail parlementaire (grandes réformes ou pas lors d’une législature), à l’organisation de ce travail et à l’agenda des députés, partagé entre circonscriptions et Paris« . On croit rêver quant on sait que plus de 80% du travail des parlementaires est uniquement constitué par la transcription dans les lois françaises des directives de l’Union européenne ! On croit rêver quand on connait le peu d’assiduité de ces mêmes parlementaires lors des débats nationaux les plus significatifs !

Certains ajoutent des aspects purement quantitatifs bien éloignés de la pratique: il y a en France 577 députés pour une population de 65,5 millions d’habitants, soit un député pour 113.000 habitants.

Si l’on compare au Royaume-Uni, ce pays apparait plus richement doté en députés que nous. 650 membres dans la chambre des Communes pour 63 millions d’habitants, soit un député pour 97.000 Britanniques. L’ordre de grandeur est le même coté italien avec 630 députés pour 61 millions d’habitants, soit un député pour 96.825 habitants. En revanche, l’Allemagne est relativement économe en matière de députés. 622 membres du Bundestag pour 82 millions d’habitants, soit un député pour 131.800 habitants. L’Espagne présente la même densité de députés que l’Allemagne avec 350 députés pour 46 millions d’habitants. Les Etats-Unis apparaissent encore plus économes en nombre de députés. 435 membres de la Chambre des représentants pour 315 millions d’habitants, cela fait un député pour 730.000 habitants !

En d’autres termes, il s’agit bien là d’un sujet d’importance (autant politique…qu’économique) qui mérite un large et profond débat. Mais, après tout, pourquoi ne pas tout simplement faire le choix d’une autre institution que la République ? Voilà qui serait judicieux et sans aucun doute plus efficace que ces interminables replâtrages dont, depuis plus de deux cents ans, on ne cesse de mesurer la pertinence et l’utilité. Le Conseil dans l’Espérance du Roi à une réponse et il est prêt à l’exposer…

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Toute œuvre d’art peut être abordée dans sa nudité,
Sans  qu’aucun ajout ne devienne une nécessité.
Mais, associer judicieusement  des compétences,
Conduit sûrement sur les chemins de l’excellence.

Les beaux textes de littérature comme de poésie,
Sont des œuvres à part entière, ce que personne ne nie.
Illustrés,  mis en valeur dans des livres d’exception,
Ils atteignent leur plénitude et une forme de perfection.

Les illustrations sont  l’œuvre d’artistes de renommée,
Qu’elle que soit la variété des techniques utilisées.
Bois gravés, lithographies, réalisations au pochoir,
En font un pur régal pour ceux qui savent apprécier, voir.

Plaisir du Livre, Arts Création et Bibliophilie,
Et éditions du Gui, ont toutes la même philosophie.
Celle de combler sans concession ni la moindre ruse,
Les âmes de ceux qui sont sensibles au charme des Muses.
 

FABLES DE LA FONTAINE
[Bibliophilie] contact@culture-cadeaux.com

FABLES DE LA FONTAINE

 


Lorsque la forme se hisse à la hauteur du fond

FABLES (édition intégrale)

ILLUSTRATIONS DE HENRY LEMARIÉ

Éditions d’Art Les Heures Claires


Cette édition exceptionnelle en deux volumes, regroupe l’intégralité des Fables de La Fontaine, magnifiquement illustrée par Henry Lemarié. Ces fables, près de quatre siècles après qu’elle ait été écrites, gardent intact leur pouvoir de fascination grâce aux morales qu’elles mettent en lumière. Henry Lemarié les a illustrées de la plus belle manière qui soit, nous montrant ainsi tout le talent qui était le sien. A la lumière de ce que j’ai moi-même ressenti la première fois que j’ai pu contempler les bois gravés réalisés par ses soins, présents dans cet ouvrage. J’ai été stupéfait par la qualité de ces représentations, d’une incroyable finesse mettant en évidence une quantité de détails. S’il existait un Grand prix pour récompenser l’artiste ayant le plus mis en valeur les Fables de La Fontaine, je ne doute pas un seul instant qu’ Henry Lemarié remporterait ce prix.

Un bel ensembleJean de La Fontaine :

Il  est né le 8 juillet 1621 à Château-Thierry. Il mourut le 13 avril 1695 à Paris. Poète français de la période classique, son histoire littéraire retient surtout  les Fables et ensuite  les Contes licencieux. On lui doit aussi  des poèmes, des pièces de théâtre et des livrets d’opéra qui mettent en évidence  son ambition de moraliste. On connaît peu les premières années de La Fontaine. On sait néanmoins qu’il étudia au collège de Château-Thierry  jusqu’en troisième. Il y apprit surtout le latin, mais, soit par négligence, soit par paresse, ne s’intéressa pas au grec. Il le regrettera plus tard quand il aura besoin de certains textes anciens dont il ne pourra lire que les traductions latines. C’est à cette époque qu’il fit la connaissance des frères Maucroix: Louis et  François. Ce dernier  restera son plus fidèle ami et son confident. En 1647, son père le maria à Marie Héricart, âgée de 14 ans. Ce mariage de complaisance ne fut pas un mariage heureux. Malgré la naissance d’un enfant, Charles, en 1653, La Fontaine ne fut jamais ni un bon mari, ni un bon père. Proche de Nicolas Fouquet, Jean de La Fontaine reste à l’écart de la cour royale mais fréquente les salons comme celui de Madame de La Sablière. Il est néanmoins le sujet de nombreuses  oppositions.

Les femmes et le secret, Jean de La Fontaine

Il est reçu à l’Académie française en 1684, au fauteuil de Colbert. Il fut un excellent académicien, régulièrement présent aux séances. Mêlé aux débats de l’époque, il choisit le parti des Anciens dans la fameuse Querelle des Anciens et des Modernes. Après Fouquet, il fut le protégé de la Duchesse de Bouillon et de la Duchesse d’Orléans. En 1673, il passa chez Madame de la Sablière, et après la mort de celle-ci en 1693, chez Madame Hervart. La vieillesse et la maladie amenèrent sa conversion en 1692. Il fut obligé de renier ses écrits licencieux. Il mourut en 1695.  C’est  en s’inspirant des fabulistes de l’Antiquité gréco-latine, dont particulièrement celle  d’Ésope, qu’il écrit les Fables qui firent sa renommée.
Rien ne pèse tant qu’un secret :
Le porter loin est difficile aux dames…

Le premier recueil  est publié en 1668, le deuxième  en 1678, et le dernier enfin,  est daté de 1694. Le brillant maniement des vers et la visée morale des textes, parfois plus complexes qu’il n’y paraît, ont déterminé le succès de cette œuvre à part. Les Fables de La Fontaine sont toujours considérées comme un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature française.  Ses fables, au nombre de 243 restent son chef d’oeuvre.

Henry Lemarié (1911 – 1991).

La jeune veuve, Jean de La FontaineHenry Lemarié est le plus célèbre miniaturiste français. Son œuvre est très recherchée par les bibliophiles, tant sa maîtrise de l’illustration est grande. Né à Tours dans l’ancien relais de Poste des messageries royales. Il suit des études littéraires classiques chez les jésuites à Tours. Il suit ensuite la tradition artistique de son aïeul maternel  Louis Watteau, neveu d’Antoine Watteau. A partir de 1930 et pendant près de 6 ans, il étudie à l’école des Beaux Arts de Paris, sous la direction de Lucien Simon.  C’est à partir de 1935, qu’il découvre l’Italie de Fra Angelico, la peinture flamande avec Bruegel le vieux, et l’Angleterre, qu’il affectionne. Comme on le voit dans cette rapide biographie, le talent de Henry Lemarié ne doit rien au hasard. Ce talent résulte d’un travail constant et acharné dans la direction qu’il avait choisie. C’est un homme de culture qui s’est épanoui dans la peinture et dans la réalisation d’illustrations, que l’on peu aisément et sans risque d’erreur qualifier d’exceptionnelles.

     La perte d’un époux ne va point sans soupirs:
On fait beaucoup de bruit ; et puis on se console…

Une édition prestigieuse :

Savoir s'entourer de beaux objets de culture, c'est se respecter soi-mêmeLa qualité est dans le détail, dans les moindres recoins.

Cette édition prestigieuse comprend deux volumes richement reliés, chaque volume bénéficiant de son propre étui  relieur. Les  deux tomes comprennent  chacun  200 pages environ soit de l’ordre de 400 pages au total. Il est éalisé au format 18 x 24 sur papier Vélin de Rives de fort grammage. Reliure pleine peau rouge, les deux plats de couverture et le dos arrondi sont illustrés par dorure à chaud. Les gardes sont en soie avec des charnières en cuir à l’intérieur. La tranche supérieure du livre est dorée, les deux autres sont laissées brutes pour  mettre en valeur le magnifique papier Vélin. Les deux étuis sont bordés de cuir et sont revêtus de papier marbré, en harmonie avec la couleur rouge du cuir. Les bords de l’étui épousent parfaitement le dos arrondi des livres. L’intérieur est doublé de suédine.

Le dépositaire infidèle, Jean de La FontaineL'ours et l'amateur des jardins, Jean de La Fontaine

Le 18 janvier 2013.

Jean-Yves Pons.