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Sous le règne d’Anne Hidalgo…

22 Jan

Ce n’était pas sous  » l’Ancien Régime « , comme l’enseignent les maîtres et maîtresses de la République à leurs élèves. C’est aujourd’hui que les rats pullulent à Paris comme vous vous en rendrez compte ici :

http://www.leparisien.fr/paris-75/rats-a-paris-la-video-choc-des-eboueurs-21-01-2018-7514433.php

Bravo Madame Hidalgo-que-le-monde-entier-nous-envie !

Le 22 janvier 2018.

Galerie des Carrosses du château de Versailles.

3 Sep

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La galerie des Carrosses du château de Versailles, située dans la Grande Écurie du roi et fermée au public depuis 2007, a ouvert à nouveau ses portes le 10 mai 2016, grâce au mécénat de la Fondation d’entreprise Michelin. Récemment restaurée, cette collection de carrosses, l’une des plus importantes d’Europe mais encore largement méconnue du public, est présentée dans un nouvel espace muséographique.

Les carrosses de Versailles

Conçus pour frapper les esprits, les carrosses de Versailles sont des chefs-d’oeuvre d’art total. D’un luxe ostentatoire, ornés à profusion d’ors et de sculptures, ils ont été réalisés par les meilleurs artistes de la Cour.

Au-delà de sa qualité artistique, la collection est aussi en quelque sorte un « Salon de l’Auto des XVIIIe et XIXe siècles » présentant les plus beaux prototypes et les dernières avancées de la carrosserie française en matière de confort, de performance et de technique : traction, direction, suspension, premiers coupés, décapotables, etc.

Chaque carrosse raconte également une page de l’Histoire de France à travers un événement dynastique ou politique : baptême, mariage, sacre, funérailles. Surtout, la collection constitue le témoignage le plus vivant de la vie de Cour et des fastes sous l’Ancien Régime, l’Empire et la Restauration.

La réouverture de la galerie sera l’occasion pour les visiteurs de découvrir au plus près ces voitures de grand apparat, comme les berlines du mariage de Napoléon Ier, le carrosse du sacre de Charles X, le char funèbre de Louis XVIII, mais aussi les petits carrosses des enfants de Marie-Antoinette et une étonnante collection de traîneaux de fantaisie réalisés sous le règne de Louis XV.

http://www.chateauversailles.fr/les-actualites-du-domaine/evenements/evenements/autres-evenements/reouverture-de-la-galerie-des-carrosses

Tabernacle d’Ancien Régime d’une église du Velay relégué aujourd’hui dans un coin.

10 Août

 

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http://leblogdumesnil.unblog.fr/2014/08/08/2014-80-la-pauvrete-sarrete-au-pied-de-lautel/

Femme chrétienne enceinte condamnée à mort. L’islam au Soudan fera t’il pire que les droits de l’homme de la Révolution ?

19 Mai

Au Soudan une jeune chrétienne va être exécutée pour apostasie. Elle est en effet née de père musulman ce qui lui interdit, sous peine de mort, d’embrasser une autre religion. Des oulémas ont tenté de la convaincre de revenir à la vraie foi. Têtue, la femme mécréante et blasphématoire a refusé. Il se trouve qu’elle est enceinte de 8 mois. Des religieux très savants sont en train de débattre sur le fait de savoir si le bébé qu’elle porte est automatiquement apostat ou si, au contraire, la chrétienne doit être exécutée seulement après avoir accouché.

http://www.atlantico.fr/decryptage/question-charia-enfant-pas-encore-ne-femme-ayant-renie-islam-merite-t-lui-aussi-mort-benoit-rayski-1568828.html#XQVl3oKgfblRqIrL.99

NDLRB. On se rappelera  que la  révolution dite  française – dans sa grande  sagesse- n’exécutait les  condamnées à mort qu’après leur accouchement* . Encore un exemple donné  par « le pays des droits de l’homme »; Quel modéle décidemment que la France républicaine !

* Marie-Ange et Victoire n’ont rien en commun, sinon qu’elles étaient enceintes lors de leur condamnation à mort par le tribunal révolutionnaire. Or, on ne guillotine pas une femme grosse. C’est une règle d’or observée depuis des siècles. On attend sa délivrance pour l’exécuter. Depuis l’ancien régime, c’est une règle traditionnelle du droit pénal : « Si une femme condamnée à mort se déclare et s’il est vérifié qu’elle est enceinte, elle ne subira la peine qu’après sa délivrance », selon l’article 27. Bien qu’il en meure d’envie, l’accusateur public Fouquier-Tinville n’ose pas briser la tradition. En revanche, il met un point d’honneur à faire guillotiner les jeunes mères sitôt relevées de leurs couches. Alors que les anciens tribunaux royaux fermaient parfois les yeux sur leur sort.

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/11-mai-1794-pour-guillotiner-mmes-roger-et-quetineau-sanson-a-l-amabilite-d-attendre-qu-elles-accouchent-11-05-2013-1665433_494.php

 

Billet d’humeur de Pierre Jeanthon : monarchiste ou royaliste ?

13 Fév

 

Début février la Reine Béatrix des Pays-Bas annonçait son abdication prévue le 30 avril 2013, jour de la fête nationale, en faveur de son fils, le Prince Willem Alexander.

Information majeure au pays des polders, peu relayée dans la « grande presse », mais largement présente sur nos sites royalistes qui entendent bien s’emparer de l’évènement pour promouvoir les bienfaits de la monarchie.

Le Larousse définit les royalistes comme des gens attachés à la monarchie, elle-même présentée comme un régime politique dans lequel l’autorité est exercée par un seul individu.

La monarchie est dite absolue si le pouvoir du monarque n’est contrôlé par aucun autre (en vigueur en France sous l’Ancien Régime, elle était en fait limitée par les lois fondamentales du royaume).

Elle est constitutionnelle quand l’autorité du prince est soumise à une Constitution.

Dernier cas, celui de la monarchie parlementaire qui est une monarchie constitutionnelle dans laquelle le gouvernement est responsable devant le Parlement.

Aux moqueries républicaines qui évoquent un régime d’un âge révolu, nous avons coutume de rétorquer qu’au XXIe siècle, l’Europe compte7 monarchies préservées des furies révolutionnaires qui ravagent la France, tout spécialement en ces temps de mariage pour tous. Eh bien je vous propose une virée en Europe !

–        Aux Pays-Bas, monarchie parlementaire,   le mariage homo est légal depuis 2001

–        En Belgique, monarchie constitutionnelle, …………………………………………………. 2003

–        En Espagne, monarchie parlementaire,       …………………………………………………. 2005

–        En Norvège, monarchie constitutionnelle,  …………………………………………………. 2009

–        En Suède, monarchie parlementaire,           …………………………………………………  2009,        

avec une disposition qui oblige l’Eglise à trouver un pasteur pour célébrer ce mariage à titre religieux.

Au Danemark, monarchie constitutionnelle, les choses ont évoluées comme suit :

  • 1989 – autorisation de l’union civile des couples homos.
  • 1999 – reconnaissance du principe d’homoparentalité : les homos sont autorisés à adopter les enfants de leur conjoint.
  • 2006 – légalisation de l’insémination artificielle pour les lesbiennes.
  • 2009 – l’adoption est étendue aux enfants extra conjugaux.

–        Les « couples homos » peuvent recevoir la bénédiction de l’Église luthérienne d’État (au 1er janvier 2012, 4,5 millions de fidèles, soit 80% de la population).

  • 2011 – le 15 septembre, élection des 179 députés de l’Assemblée du peuple (Folketing) : taux de participation 87%, 89 députés pour le bloc de gauche, 86 pour celui de droite et 4 divers.
  • 2012 – fidèle aux promesses électorales de la gauche, M. Sareen, ministre des Cultes, propose une loi qui accorde aux couples homos les mêmes droits que ceux dont jouissent les hétéros : le libre choix de se marier à l’église où à la mairie.
  • 7 juin 2012 – Par 89 voix pour, 24 contre et 2 abstentions, le Parlement adopte ce texte, entré en vigueur le 15 du mois.

–        Pour éviter tout conflit avec le tiers du clergé opposé à cette loi, il est prévu qu’un pasteur puisse refuser de célébrer ce « mariage » sous réserve que les autorités ecclésiastiques lui trouvent un remplaçant.

–        Là-bas comme ailleurs la presse bien-pensante souligne que ce texte  « adopté » à une large majorité (89 pour sur 179 !) constitue un grand pas en avant »… il n’est pas précisé vers où ?

Enfin, en Grande-Bretagne le 5 février 2013 les députés votaient par 400 voix contre 175 en faveur du mariage homo en laissant aux différentes institutions religieuses le choix de célébrer ou non cette union.

À considérer le côté peu sympathique de ces « monarchies people », je reste un simple royaliste attaché à la monarchie absolue limitée par les lois fondamentales du royaume, par les lois non écrites et par les commandements ; afin que le roi règne et gouverne dans une France où « l’autorité serait en haut et les libertés en bas ».

En résumé, avec le profond respect que je porte à sa Majesté Béatrix, je décline toute participation à une éventuelle manifestation concernant son abdication prochaine.

le 13 février 2013.

Pierre Jeanthon, membre du CER.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (8 novembre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

8 Nov

*  Le projet de loi sur le mariage des homosexuels dans les « starting-blocks » :

Il a été présenté hier mercredi au Conseil des ministres avant d’être soumis au Parlement. A cette occasion, Madame Christiane Taubira, garde des Sceaux et ministre de la Justice, a accordé un entretien explicatif au quotidien Ouest-France (ouest-france.fr), afin que nul n’en ignore ! Nous le rapportons in extenso, tant il est explicite. Afin, tout autant, que « nul n’en ignore ».

Quel est l’argument qui vous semble décisif, vis-à-vis de l’opinion, en faveur du mariage des homosexuels ?

J’en appelle au sens de l’égalité des Français. À cette valeur inscrite dans la devise de notre République. Nous y sommes tous sensibles. Et l’égalité, cela ne se postule pas simplement, elle se met en pratique. Nous voulons donc permettre à tous ceux qui le souhaitent d’avoir accès aux trois façons de faire couple dans notre société. Le concubinage, le pacs, le mariage. L’égalité est un marqueur de la gauche et n’oublions pas qu’il y a trente ans, c’est elle, déjà, qui a dépénalisé l’homosexualité.

L’instauration du pacte civil, le Pacs, en 1999, ce n’était pas suffisant ?

Il n’y a pas grand intérêt à refaire l’Histoire. Le Pacs était un progrès violemment contesté par la droite de l’époque. Déjà, d’autres voulaient aller plus loin. Notre société évolue.

C’est moins l’union civile des couples homosexuels qui est débattue que la possibilité offerte d’adopter des enfants. Vous modifiez donc le Code civil en profondeur ?

C’est une réforme de société et on peut même dire une réforme de civilisation. Nous n’avons pas l’intention de faire comme si nous ne retouchions que trois ou quatre virgules dans le Code civil. Mais nous pensons que notre société est capable, dans sa majorité, de l’accepter. Pourquoi ? Parce que les Français vivent au quotidien des situations de couples de personnes de même sexe, de familles homoparentales, et qu’ils savent que ce n’est pas une catastrophe. Nous ne faisons qu’ajuster le droit à une réalité sociale et humaine.

L’opposition, les religions, vous accusent de « dénaturer » le mariage traditionnel…

Je comprends que des personnes puissent s’interroger. Pour certains – ils ne constituent pas la majorité – le mariage est d’abord un sacrement religieux. Nous avons procédé à de nombreuses auditions, y compris des représentants des cultes, et personne ne m’a accusé de « dénaturer » l’institution du mariage ou de remettre en cause les fondements de la société. En ma qualité de garde des Sceaux, je traite du mariage civil, je ne touche pas à la Bible. À chacun son domaine. Et puis, il y a tous ces propos pas très éclairés qui évoquent les mariages à trois, la polygamie… Ils cherchent à jeter le trouble, mais leurs arguments ne reposent sur rien. Qu’ils regardent donc du côté de l’Espagne, où l’opposition aujourd’hui au pouvoir était, il y a sept ans, absolument opposée au mariage homosexuel. Elle ne le remet pas en question.

Instaurez-vous un droit à l’enfant pour les couples homosexuels ?

Il n’existe pas de droit à l’enfant. Nous ouvrons, à droits constants, le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Les procédures et les règles seront les mêmes pour tous, couples hétérosexuels, couples homosexuels. C’est le juge, en dernière instance, qui prononce l’adoption.

Autre argument souvent entendu : un enfant ne se construirait bien que dans l’altérité père-mère ?

C’est la vision du couple traditionnel marié, père, mère, enfant. Mais aujourd’hui, 54 % des enfants français naissent hors mariage. On atteint, dans certaines villes et quartiers, jusqu’à 27 % de familles monoparentales. Voilà la réalité sociologique. Il est important qu’un enfant vive en famille. Le Code civil le dit clairement : il entre dans la famille de l’un et de l’autre. Mais les figures féminines dans le cas d’un couple masculin, ou les figures masculines dans le cas d’un couple de femmes, ne disparaissent pas. Il y a les grands-parents, les tantes, les oncles… L’enfant est socialisé. Il va à l’école. Il peut parfaitement prendre connaissance de sa filiation.

Pourquoi n’avez-vous pas ouvert la procréation médicalement assistée aux couples de femmes ?

Cela n’entre pas dans le champ de l’égalité. La PMA est régie par les lois bioéthiques. Elle est autorisée à des couples stables, infertiles ou atteints d’une maladie héréditaire. Et elle ne peut pas s’appliquer aux couples masculins. Il y a donc inégalité. Quant à la gestation pour autrui, la GPA, elle est interdite selon le critère de l’indisponibilité des corps. D’ailleurs, au cours des auditions, personne ne l’a réclamée.

Une majorité parlementaire pourrait se dessiner en faveur de la procréation médicalement assistée ?

S’il y a une majorité et un amendement voté, le gouvernement en prendra acte. Nous en débattrons. Je porterai la voix et la position du gouvernement.

Certains maires affirment qu’ils ne célébreront jamais de mariages homosexuels. Que risqueront-ils, la loi votée ?

Si le maire en confie la charge à l’un de ses adjoints, aucun problème. Si tout un conseil municipal refuse, je lui rappellerai qu’il agit en qualité d’officier de l’état civil par délégation de l’État. Il est tenu de respecter la loi. S’il s’y refuse, il peut être suspendu ou révoqué. Quant aux demandeurs du mariage, ils peuvent saisir la justice au titre du Code pénal contre les discriminations. Les sanctions sont sévères : jusqu’à trois d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.

A bon entendeur salut ! Et qu’il sache rester dans les clous. Car « Notre société évolue« .  Ce qui veut dire que si demain « la société » (ce qui pose d’ailleurs la question de savoir ce qu’est et ce qui fait la société) évolue vers la légalisation de la polygamie, de l’inceste, des mariages à 3 ou 4, etc. les socialistes seront au rendez-vous.  Et il nous faut même, parait-il, accepter de changer de civilisation, d’après Mme Taubira.

Il n’y a pas de doute,  » Quos vult perdere Jupiter dementat  »  (Celui que Jupiter veut perdre, il le rend fou).

*  Surtout, qu’ils ne viennent plus nous dire…

…que « l’Ancien régime » c’était l’absence de liberté, l’obscurantisme, la pauvreté, etc. Pour les deux premières, il y a longtemps que l’oligarchie au pouvoir nous a convaincus du contraire et ne cesse de le faire. Pour la troisième, il suffit de lire le rapport que vient de publier le Secours catholique !

Pour cette association, il y a aujourd’hui en France plus de 8 millions de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté (soit 13% de la population du pays). Ce qui est déjà, à nos yeux, tout simplement catastrophique. Mais il y a pire encore :  la grande pauvreté touche aujourd’hui près de deux millions de personnes, témoignant ainsi d’une très forte augmentation au cours des dix dernières années. Durant cette période, l’association a accueilli chaque année près d’un million de personnes vivant en dessous de ce seuil de grande pauvreté.

L’autre évolution inquiétante soulignée par ce rapport, c’est l’augmentation de la pauvreté féminine. En 2001, le Secours catholique rencontrait autant de femmes que d’hommes. Dix ans plus tard le nombre de femmes accueillies atteint 57% des adultes en situation de pauvreté. Par ailleurs, une majorité des familles rencontrées sont monoparentales (58%).

Le Secours catholique souligne que le travail ne protège plus de la grande pauvreté car il devient de plus en plus précaire. Dans ses 2 370 lieux d’accueil, l’organisme caritatif reçoit des personnes qui ont de plus en plus de mal à trouver des emplois durables. Par ailleurs, 80% des bénéficiaires ne disposent que des minimas sociaux et ont recours à l’aide alimentaire et aux boutiques solidaires de vêtements.

Face à cette évolution, le Secours catholique propose quatre pistes :

  1. Faire de l’accompagnement des personnes en difficulté une priorité dans les lieux d’accueil publics (missions locales, pôle emploi) et dans les missions des travailleurs sociaux ,
  2. Revaloriser les minima sociaux qui ont pris beaucoup de retard par rapport aux besoins essentiels des familles ,
  3. Mieux cibler les aides aux familles ,
  4. Réduire les charges fixes qui pèsent sur les ménages les plus modestes (plafonnement des loyers, bouclier énergétique, réduction des coûts de transport) .

Alors, que les donneurs de leçon se taisent. Ou qu’ils nous parlent de ce qu’ils ont fait de la charité : ils lui ont tranché la tête en 1793.

*  Peut-on espérer que les choses s’arrangent ?

Pas sûr. Et surement pas de si tôt. Nous en voulons pour preuve le dernier avis des experts économiques de la Commission européenne (oui, je sais…) sur la croissance dans la zone euro. Dans ses prévisions d’automne publiées hier, Bruxelles affirme en effet que la zone euro ne verra pas le bout du tunnel avant 2014 et que la France ne respectera pas son objectif de ramener le déficit public à 3% du PIB fin 2013. On sera plutôt, au mieux, à 3 et demi%. Cela relance le débat sur les marges de manœuvres du gouvernement français.

Mais le plus inquiétant, c’est que l’Allemagne est rattrapée à son tour par le coup de froid. Très tournée vers l’exportation, l’économie allemande prend nécessairement de plein fouet la situation dégradée de ses voisins européens, au point que les cinq sages qui conseillent le gouvernement de Madame Merkel en matière économique, plafonnent leur prévision de croissance à 0,8% en 2013, autant que cette année. Et donc autant que ce que la France prévoit, contre tout réalisme, de faire également l’an prochain ! En réalité, la croissance de notre pays en 2013 n’atteindra probablement pas 0,5%.

Si la France atteignait 0,8% de croissance comme l’Allemagne, cela tiendrait du miracle…Et Bercy pourra se rendre en délégation à Lourdes pour y déposer des cierges ! Mais Paris maintient ses prévisions…  »Nous ferons bien 0,8% » a réaffirmé sur France Info ce matin le ministre du Travail, Michel Sapin. La Commission européenne, elle, n’y croît pas… elle avance le chiffre de 0,4% – moitié moins – ce qui vaut dire que si la France veut respecter ses objectifs budgétaires, elle devra trouver l’an prochain, grosso modo, 4 milliards d’euros supplémentaires. Ca commence à faire beaucoup. Beaucoup trop.

Et le pacte de compétitivité présenté avant-hier par Jean-Marc Ayrault n’y changera rien ne serait-ce que parce que la majorité des mesures qu’il contient ne prendra effet que dans deux ans. Le seul avantage de ce plan, à très court terme, est d’envoyer un signal positif à Bruxelles. La Commission européenne, gardienne du Temple des budgets nationaux, l’a rappelé hier : pour juger de la capacité des Etats à respecter leurs objectifs de déficits publics en 2013, elle ne s’attachera pas uniquement aux chiffres mais observera surtout les efforts réalisés pour y parvenir. Une manière pour Bruxelles de dire à la France : si vous continuez sur cette voie, on pourrait repousser plus loin que le 31 décembre 2013 l’objectif des 3% de déficit. Mais seulement à la condition que les engagements pris par Paris prouvent sa bonne volonté à maîtriser les dépenses publiques.

En vérité, le gouvernement a encore un an pour convaincre… et les concessions faites par l’Elysée et Matignon, à travers le rapport Gallois, font partie de cette stratégie de communication. Bref, c’est de la politique de foire et les bateleurs sont à l’oeuvre. Reste à savoir combien de temps ils réussiront à tromper leur public et à tondre les moutons.

*  Alors, une petite consolation :

C’est la révélation de Monseigneur Paul Desfarges, évêque de Constantine et d’Hippone (le siège épiscopal du grand Saint-Augustin) : il évoque la conversion de « nombreux » Algériens à la religion chrétienne, « Ils seraient des dizaines d’Algériens à avoir épousé la religion chrétienne durant les deux dernières années« .

La conversion au christianisme reste cependant un sujet tabou (et c’est un euphémisme) au sein de la société algérienne tant elle reste encore incompréhensible aux yeux des musulmans (…au point d’être interdite). Mgr Desfarges n’hésite pas à évoquer cette question religieuse en public mais chacun sait qu’elle est un secret de polichinelle.

Pourtant certains osent braver l’interdit:   » des dizaines ces deux dernières années  » et, selon Mgr Paul Desfarges, la communauté chrétienne dans le diocèse de Constantine compterait environ 400 fidèles, ajoutant que l’Est et le Sud de l’Algérie connaissent une croissance significative de la communauté ecclésiastique. Ils seraient ainsi, au total, 70 000 chrétiens algériens, mais dont très peu se rendent régulièrement à la messe du dimanche ! Essayez de trouver pourquoi…

Mgr Desfarges affirme que la démarche de ces Algériens convertis est bien étudiée, afin qu’ils ne regrettent pas leur choix. « Lorsqu’une personne d’origine musulmane demande le baptême, l’Eglise catholique prend un long temps afin d’effectuer un discernement sérieux », précise l’évêque d’Hippone.

Nous devons réfléchir dès à présent à une souscription pour faire creuser des catacombes dans les montagnes algériennes ! Cela donnerait peut-être plus de force à la catéchèse et aux efforts de conversion de Mgr Desfarges.

Le 8 novembre 2012.
Jean-Yves Pons.