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« PAS D’AMALGAME », CANCER DE LA DÉMOCRATIE

2 Juin

padama10« PAS D’AMALGAME », CANCER DE LA DÉMOCRATIE (par Maurice D.

Vous souvenez-vous des bouddhas géants de Bamyian en Afghanistan, détruits par les talibans ? Bien sûr ! On a parlé dans toute la presse écrite et télévisée de « crime contre l’humanité », « crime contre la culture », etc. Vous souvenez-vous des tombeaux des saints et des bibliothèques de Tombouctou classés au patrimoine mondial de l’humanité et détruits par les djihadistes d’AQMI ? Oui, rebelote sur les « crimes » dans tous les médias. Vous souvenez-vous du musée de Ninive dont les œuvres ont été pulvérisées par E.I. ? Oui. Du massacre de touristes du musée de Tunis mitraillé ? Oui, c’est récent. De la ville sumérienne de Nimrud en Irak passée au bulldozer ? Encore oui. Crimes, crimes, crimes, tous commis par des djihadistes au couteau entre les dents, que la presse a abondamment relatés.

Vous souvenez-vous de l’église de Saint-Martin-le-Beau (Loir et Cher) incendiée ? Non ? De la statue de Saint-Louis de la collégiale de Poissy-sur-Seine pulvérisée à coups de masse le 30 avril dernier ? Non ? Comment, non ? La presse n’en aurait donc pas parlé ? Une statue commémorant le baptême du glorieux roi, symbole de la chrétienté en France ? Détruite le jour précis du 801ème anniversaire de sa naissance ? Non vraiment ? Vous ne lisez donc pas le Courrier des Yvelines ? Non, de toute évidence.

Des islamo-terroristes visiblement animés par la même idéologie qui veut effacer de nos mémoires tout ce qui est antérieur à Mahomet, tout ce qui rappelle que le monde est né avant l’islam, que d’autres religions l’ont précédé qui, elles, ne s’en sont pas pris à la mémoire de l’humanité, ont détruit un triple symbole avec la statue de ce roi : Chrétien, canonisé pour sa grande piété, il voulut toute sa vie reprendre aux colonisateurs musulmans les lieux les plus saints de la chrétienté. Personne en France n’en parle alors que ça s’est passé aux portes de Paris ? L’église de Saint-Martin-le-Beau dans le Loir et Cher avait été incendiée dix jours avant, seul le clocher du XIIème siècle a résisté. Dans ce cas la presse en a parlé… pour signaler que quatre voitures garées contre l’Eglise avaient brûlé aussi.

http://www.minurne.org/?p=2015

Dans l’Adrar de Tigharghâr.

1 Mar

Quelque nouvelles de nos soldats dans le désert brûlant du Mali :

Depuis le début de l’opération Serval au Mali et la progression rapide des forces de la coalition franco-aficaine les rebelles islamistes se sont progressivement repliés vers le nord du pays et, en particulier, dans l’Adrar de Thigharghâr. C’est aujourd’hui  dans ce massif rocheux, riches en abris de tous ordres, que se livrent des combats déterminants pour la suite des opérations militaires. Les forces armées françaises y sont courageusement et efficacement aidées par les troupes tchadiennes et nigériennes.

Selon Bilal ag Acherif, chef du MNLA (Touaregs devenus discrètement les alliés de nos troupes !), «Il y a de nombreuses zones où se trouve AQMI, jusqu’à l’ouest de Tombouctou, mais Tigharghâr, c’est leur point d’ancrage. C’est là que se trouve le gros de leurs forces, humaines comme matérielles. Le combat en cours y est d’une importance capitale

Le 26 février, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, affirmait que les combats se poursuivent faisant «beaucoup, beaucoup de morts jihadistes. (…) Au Mali, on est en train de toucher au dur. (…) Nous sommes chez eux (les islamistes), nous sommes rentrés dans leurs maisons, ils sont là et comme ils se battent fort, c’est qu’ils ont des choses à défendre».

Selon un notable de la ville d’Aguel’hoc, de passage à Kidal : «Il y a les troupes françaises et tchadiennes au sol, mais aussi beaucoup de frappes de Tigre.» Il affirme que deux camps d’entraînement du Mujao ont été touchés par des frappes aériennes et que plusieurs dizaines de combattants des environs de Gao ont été tuées. Les frappes aériennes françaises se poursuivent visant des dépôts, des abris ou des camps grâce à des informations recueillies au sol. Selon le notable, un jeune garçon d’Aguelhok a été surpris par les islamistes et exécuté pour avoir posé des dispositifs de pointage pour les frappes aériennes françaises.

Mais les soldats tchadiens on déjà payé un lourd tribut à ces combats («1.200 soldats français épaulés par 800 Tchadiens poursuivent la traque des djihadistes et de leurs chefs dans la région de Tessalit», rapportait l’AFP, le 28 février.) avec 25 morts à ce jour.

Le Journal du Tchad témoigne de la réalité des combats en rapportant qu’«une soixantaine de soldats blessés lors des violents affrontements le week-end dernier (23-24 février, NDLR) avec les terroristes près des grottes de l’Adrar des Ifoghas maliens» on été admis dans des hôpitaux de Niamey, au Niger.

Le ministre tchadien de la Communication a annoncé la prise de la base arrière des terroristes au cours desdits affrontements, et que « les quelques renégats qui se trouveraient dans ces massifs seront récupérés un à un et seront traités comme tels par les Forces de Défense et de sécurité tchadienne« ».

Parmi les militaires tchadiens blessés, figure le général Mahamat Idriss Deby, le fils du président tchadien qui a été rapatrié en France où il devrait être désormais soigné.

Le 26 février, François Hollande avait d’ailleurs adressé un message de condoléance à son homologue tchadien: «C’est avec la plus grande tristesse que j’ai appris avec consternation la mort de vingt-trois soldats tchadiens au cours des combats meurtriers qui ont eu lieu au Nord du Mali, dans le massif des Ifoghas

Le mercredi 27 février, un véhicule blindé léger du GTIA 3 a sauté sur une mine à In Taghlit près de Tessalit, deux soldats français sont blessés, l’un légèrement, peut regagner son unité lendemain, le second plus sévèrement touché, est évacué vers la France.

Le 28 février, l’armée française déclarait avoir découvert en quelques jours, grâce à la coopération de la population locale, près d’une quinzaine d’ateliers et de caches, 4 mortiers de 82 mm, environ 70 roquettes de 122 mm, 9 sacs de 50 kg de produit explosif, 3 bonbonnes d’explosif artisanal.

Hier matin, l’état-major de armées françaises précisait que les combats des jours précédents ont faits environ 130 morts chez les islamistes. Dont 90 tués par les Tchadiens et 40 par les Français. Ces derniers lors d’un raid aérien contre une colonne de six pick-up au cours duquel Abdelhamid Abou Zeid aurait été tué. Selon le journal Le Monde, la mort de Abou Zeid est confirmée par une source fiable proche des opérations militaires en cours dans le nord du Mali. 43 combattants de sa katiba auraient été tués avec lui.

Les médias officiels parlent peu en France de cette guerre discrète et pourtant menée avec intelligence et efficacité par nos forces armées et leurs alliés. Ils lui préfèrent les contorsions festives du lobby LGBT ou l’amnistie votée au Sénat pour les délits commis par des syndicalistes violents.

Le Conseil dans l’Espérance du Roi se doit de rendre hommage à nos soldats.

Le 1er mars 2013.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (23 janvier 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

23 Jan

*  « La caricature du corporatisme », qu’ils devraient dire :

Il paraît que depuis trente ans, tout le monde ou presque s’accorde sur le diagnostic. Enseignants, chercheurs, Académie de médecine, chronobiologistes, parents, parlementaires et ministres successifs l’ont répété : nous avons l’organisation du temps scolaire, particulièrement à l’école, la plus absurde et contre-productive qui soit.

La journée de six heures d’enseignement – la plus longue des pays de l’OCDE – est unanimement jugée trop lourde pour tenir compte du temps d’attention des enfants. La semaine de quatre jours, instaurée en 2008 (pour complaire aux possesseurs de résidences secondaires !)  est jugée à la fois trop compacte et trop hachée. Quant à l’année scolaire, la France détient le record mondial de brièveté : 144 jours de classe (contre 180 à 200 dans tous les pays comparables) et, en prime, un déficit de temps de travail des élèves de l’ordre de 20%.

Les enseignants, particulièrement impliqués dans ces choix organisationnels et champions du « yakafokon », ont promu avec l’énergie dont ils sont parfois encore capables…la gauche au pouvoir ! Or, depuis le jour de son entrée en fonctions, le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon (plus gauchiste, tu meurs !), a engagé une longue concertation sur le sujet avec tous les acteurs concernés en vue de rétablir la semaine de quatre jours et demi et de réduire la journée de classe d’une demi-heure. Sans toucher, bien sûr à la durée de l’année scolaire qui est encore un sujet tabou…même chez les gens de gauche.

Et que croyez-vous qu’il se passe, devant cette considérable révolution ? Une grève massive, des enseignants des écoles parisiennes, hier mardi, et une journée nationale d’action de leurs syndicats aujourd’hui.

Et tout cela pourquoi ? Simplement parce que lesdits enseignants craignent de perdre un privilège accordée par Louis-Philippe Ier, roi des Français : ne pas enseigner la musique, les arts plastiques et l’éducation physique, pris en charge, à Paris, par des enseignants « municipaux » ! S’y ajoute l’insupportable demande de travailler une demi-journée de plus…sans augmentation de salaire. Et que font-ils, en plus de la grève ? Il s’acoquinent avec des associations de parents d’élèves, de gauche aussi bien sûr.

Quand on sait l’état de délabrement de l’instruction publique en France, attesté par les enquêtes internationales les plus récentes (dont nous avons ici même rapporté les résultats), on a honte pour eux. Mais on tremble surtout pour nos enfants.

Le titre de l’éditorial du journal Le Monde, daté d’aujourd’hui, ose :  » L’école, ou le triomphe du corporatisme « . En vérité ce n’est pas d’un triomphe dont il s’agit mais d’une caricature.

*  La Cour des comptes et les chômeurs :

Nous avons écrit a plusieurs reprises que le chômage serait « la tombe » politique de François Hollande. Hier mardi, la Cour des Comptes, jugeant « inadaptées » les politiques du marché du travail, a pointé le seul problème de l’indemnisation des chômeurs. Mais, comme on pouvait s’y attendre, il est de taille.

« La France a abordé la crise avec des instruments de politique de l’emploi parfois obsolètes » et malgré des réformes, le dispositif « reste largement inadapté à un contexte de chômage durablement élevé« , souligne-t-elle dans un rapport de 170 pages sur les « politiques du marché du travail« .

Les faiblesses, déjà connues, sont relevées avec sévérité: effort « particulièrement insuffisant » pour former les chômeurs, « résultats médiocres » des contrats aidés (emplois temporaires subventionnés), chômage partiel sous-utilisé, etc.

La Cour s’inquiète en particulier de l’avenir de l’assurance chômage, dont le financement apparaît « difficilement soutenable« , avec un déficit cumulé prévu de 18,6 milliards en fin d’année.

Plus « protecteur » et généreux qu’ailleurs en Europe, ce régime que les partenaires sociaux doivent renégocier en 2013 « a bien joué son rôle de maintien du revenu » mais « voit désormais son efficacité se dégrader, son équité se fragiliser« , selon le rapport. Et une nouvelle fois la Cour épingle l’indemnisation des intermittents du spectacle (un milliard de déficit « au profit de 3% seulement des demandeurs d’emploi »).

Elle propose aussi d’abaisser les indemnités des plus hauts niveaux (oubliant que ceux-ci sont non seulement les moins nombreux mais que ce sont aussi ceux qui cotisent le plus à l’assurance chômage) et de revoir « l’indemnisation en activité réduite« , en pointant le « risque » que l’assurance-chômage finance « un revenu de complément durable à des salariés en activité précaire« .

Présenté quelques jours après l’accord sur la réforme du marché du travail, qui doit être transposé dans une loi, le rapport de l’institution émet 25 recommandations pour réorienter les politiques en faveur de l’emploi (50 milliards d’euros en 2010) vers « les salariés les plus fragiles, peu formés ou en emploi précaire ».

Si l’activité a mieux résisté en France, le chômage y a plus augmenté à partir de 2009 car les entreprises ont préféré réduire les effectifs (CDD et intérimaires d’abord) que le temps travaillé (ajustements travail-salaires, chômage partiel), au contraire de l’Allemagne, note la Cour. Les plus précaires ont donc été les plus « affectés ».

En période « de chômage élevé et de ressources budgétaires rares« , la seule possibilité est de « mieux cibler les instruments disponibles sur les demandeurs d’emploi qui en ont le plus besoin« , a résumé mardi le premier président Didier Migaud.

La Cour déplore le « ciblage défaillant« , les « durées trop courtes » et l’ « accompagnement insuffisant » des contrats aidés dans le secteur non-marchand et préconise de « revoir l’équilibre » au bénéfice du secteur marchand.

De façon générale, le système « n’est pas en mesure d’orienter efficacement les dispositifs vers les publics identifiés comme prioritaires » et d’éviter les « effets d’aubaine« . Nous voici typiquement dans une situation « à la française ».

Bref, le coût de  ce drame social est élevé, ce dont personne ne doutait. Mais le pire aujourd’hui réside dans l’absence de perspectives favorables à court terme, avec son cortège de misère et de désespoir pour ceux qui en sont victimes, autant que dans la ruine de notre pays qui en découle. Faire le constat de notre faillite programmée au moment même où le secteur bancaire étale des profits scandaleux, fruits d’une authentique extorsion de fonds, est une incitation à la révolte. Les pouvoirs publics feraient bien d’en prendre la mesure avant que tout n’explose.

*  Et si nous récoltions ce que nous avons semé ?

La France n’est manifestement pas à l’abri de toute critique dans l’effondrement observé de l’Etat malien. Dès les années 1980 elle s’est engagé aux côtés de ceux qui faisaient la promotion de programmes d’ajustement structurel d’inspiration néolibérale qui ont détruit l’école et la santé publiques et ont ainsi ouvert une voie royale aux institutions islamiques de substitution, comme on l’a vu en Tunisie et en Egypte par exemple.

Elle a accompagné la libéralisation de la filière coton voulue par la Banque mondiale, qui a accéléré l’exode rural et l’émigration. Elle a également contribué à l’affaiblissement de l’autorité du président Amadou Toumani Touré en exigeant de lui la signature d’un accord de réadmission des migrants clandestins, certes indispensable pour nous mais politiquement inacceptable aux yeux de son opinion publique.

Enfin les hésitations dans l’aide aux Forces armées maliennes déliquescentes au nord du Mali a paradoxalement conféré à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), érigé en ennemi principal de la France à l’extrémité d’un « arc de crise » supposé s’étendre du Pakistan à la Mauritanie, des lettres de noblesse anti-impérialistes qui ont facilité son recrutement de combattants. Elle a aussi gonflé le flot des déplacés et des réfugiés en aggravant la pauvreté des populations sahariennes.

Le coup de grâce est venu en 2011 : la guerre de Libye a conduit les Touareg maliens enrôlés dans les rangs du colonel Kadhafi à rentrer au pays avec plus d’armes que de bagages. Mais il est vrai que Bernard-Henri Lévy assurait à l’époque les fonctions souterraines de ministre des Affaires étrangères et de la guerre réunies !  En outre, la guerre de Libye a désorganisé les intérêts économiques des réseaux d’affaires du colonel Kadhafi dont les investissements  conséquents contribuaient à la stabilisation du Sahel.

On connaît la suite : la proclamation de l’indépendance de l’Azawad une fois que fut consommée la déroute de l’armée malienne – supposée être un fleuron de la coopération militaire française, soit dit en passant – et l’OPA hostile des djihadistes sur le nord du Mali.

Mais à tout cela il faut ajouter des efforts largement insuffisants (mais que peut-on faire dans la solitude ?) de lutte contre les narco-trafiquants qui pullulent en Afrique de l’ouest et disposent de ressources financières auprès desquelles notre budget militaire fait pâle figure. Le résultat risque d’être assez semblable à ce que l’on connait en Amérique latine: le déchaînement d’une violence paramilitaire à laquelle seront parties prenantes les grandes organisations criminelles latino-américaines, italiennes et espagnoles, de pair avec différents mouvements armés locaux. On peut d’ailleurs déjà l’observer en Guinée-Bissau et dans d’autres pays de la région qui s’impliquent de plus en plus dans ces trafics mais aussi le financement des mouvements jihadistes qui règnent désormais sur le Sahel.

Nous ne sommes certainement pas sortis de l’auberge…Et s’il faut  » mettre le paquet « , ce qui ne fait aucun doute, qui nous aidera ? Car, ne l’oublions pas, tout ceci se déroule à nos portes et la prochaine escale sera l’Europe.

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

VOLTAIRE ET LE DUC D’UZES
Correspondance de 1751 à 1760

Jacques de Crussol, Duc d’Uzès

Exégèse: Philippe Lamarque

      La noblesse est l’un des témoins majeurs de l’histoire de notre pays. Les documents réunis et conservés par les Maisons nobles au fil du temps, constituent une source inestimable pour notre mémoire collective. Quelle ne fut pas ma surprise, le jour où je découvris, sur un rayon de la bibliothèque, la correspondance tenue entre 1751 et 1760 entre Charles Emmanuel de Crussol, Duc d’Uzès, Premier Pair de France, Prince de Soyons et François-Marie Arouet, dit Voltaire. Deux esprits bien différents, mais dont les étincelles produites par la friction de leurs intelligences, nous apparaissent bien dans le Temps des Lumières. Notre chartrier conserve de nombreux trésors sur presqu’un millénaire, mais ce livre occupe pour moi une place toute particulière. Il est à l’image d’un duel entre gentilshommes où les mots ont remplacés les épées mouchetées. Il reflète une époque qui frappe l’imaginaire et qui marque l’apogée de la France et du français. Un temps où l’on avait des usages, où l’on savait vivre et s’amuser. Les éditions du Gui avec ce beau projet, me permettent de rendre hommage à mon aïeul, et aussi de dévoiler un peu d’Uzès, le plus ancien Duché de France.

Jacques de Crussol, Duc d’Uzès     

   Les Armes de la Maison d'Uzès

Armoiries de Crussol d’Uzès: Ecartelé au premier et quatrième quartier, parti fascé d’or et de sinople à six pièces qui est Crussol et d’or à trois chevrons de sable qui est Levis, au deuxième et troisième quartier contre-écartelé d’azur à trois étoiles d’or rangées en pal qui est Gourdon et d’or à trois bandes de gueules qui est Genouillac; sur le tout en abîme de gueule à trois bandes d’or qui est Uzès.


Entre 1751 et 1760, Voltaire et le Duc d’Uzès tiennent correspondance et s’échangent sept lettres. La philosophie, les mœurs, la vie sociale du XVIIIe s. y sont décrites et narrées avec l’esprit et le style propres à ce siècle.
Origine de cette correspondance :

Dans les ouvrages traitant de Voltaire, nous pouvons y lire cinq lettres de l’auteur, adressées au Duc d’Uzès, dont deux restent absentes, mais dont aucune du Duc d’Uzès à Voltaire n’est connue. Or Charles Emmanuel de Crussol, Duc d’Uzès, était doté d’un esprit brillant et éclairé. Il prît la précaution de copier l’ensemble de cette correspondance de plus de 86 pages manuscrites, dans un livre toujours conservé dans la bibliothèque du Duché. Les lettres du Duc d’Uzès apportent un nouveau regard et une meilleure compréhension des réponses de Marie-François Arouet dit Voltaire.

Cette correspondance est d’un grand intérêt pour nous permettre de comprendre en quoi nos penseurs d’aujourd’hui ont pu s’autoproclamer  héritiers des philosophes du XVIII ème siècle sur le seul argument de l’apostasie et de la christianophobie.

Voltaire et le 18ème siècle :

Rencontre de Voltaire avec le Roi de Prusse       Le siècle des Lumières s’oppose à l’obscurantisme prétendu et stigmatise les dogmes anciens, donnant volontiers par le suffixe « isme » l’aspect d’un complot ourdi par un groupuscule fermement décidé à maintenir coût que coûte son hégémonie. Bien entendu, c’est l’Infâme qu’il s’agit d’écraser, ce clergé que les philosophes accablent d’opprobre, le taxant d’infliger à la société une chape de plomb depuis sa collusion avec l’empire romain antique. Simultanément, c’est aussi le Saint-Empire romain germanique et catholique qui est visé. Ces Lumières doivent mettre un terme au Siglo de Oro de la contre-réforme, celui de la maison d’Autriche et des Jésuites, mais aussi au Grand Siècle de Louis XIV partagé entre gallicanisme et jansénisme. Or, la bourgeoisie d’affaires, celle qui trépigne de dépit à la pensée qu’elle est considérée comme une vulgaire ploutocratie par la vieille noblesse, espère former une aristocratie de mérite. Ainsi naissent les Illuminati chez Adam Weisshaupt à Ingolstadt, voire diverses sectes ayant proliféré après l’Édit de tolérance de Potsdam. Dans ce maelstrom de la pensée, le droit divin vit ses derniers jours, peu à peu remplacé par les notions de roi philosophe et de despote éclairé. C’est alors que l’Encyclopédie affirme condenser le savoir, que Montesquieu détruit l’auctoritas et la potestas en lui substituant les trois pouvoirs, que Condorcet définit l’utopie du progrès, que Rousseau imagine le bon sauvage, et surtout que Voltaire, bénéficiant de l’extension de la langue française en Europe, touche à tous les styles littéraires avec des bonheurs divers, tout en dominant le siècle par l’ampleur de son intelligence.

Philippe Lamarque (cliquer sur le lien pour info)

Le contenu du livre :

      Le manuscrit original, propriété de la Maison ducale d’Uzès, contenant l’intégralité de cette correspondance, est reproduite intégralement sous forme de fac-similé (copie à l’identique).
      Afin de faciliter leur  lecture, toutes les lettres ont été retranscrites. Elles sont complétées par de nombreuses notes (exégèse), qui apportent un complément indispensable et une bonne compréhension de l’ensemble.
      Une biographie de Charles-Emmanuel de Crussol, 8ème Duc d’Uzès a été préparée et rédigée par l’actuel Duc d’Uzès, agrémenté de nombreuses illustrations.
      Un essai de Philippe Lamarque sur Les Lumières et l’Aufklärung, donne des pistes permettant de mieux appréhender cette période et la place qu’y  tint Voltaire. Cette partie est largement illustrée par des portraits, gravures d’époque et par de nombreux blasons. 
      Une dernière partie est composées de photos actuelles, pour montrer ce que sont devenus les maisons et châteaux ou vécurent les deux épistoliers.

 Une reliure de haute qualité

 
Caractéristiques de cette édition de bibliophilie:

LE BLOC COUSU :
Le livre est réalisé au format 24 x 30 à la française et comprend plus de 200 pages. Les cahiers sont imprimés en quadrichromie sur un papier supérieur d’édition, à base de coton, 170 gr./m2. Les cahiers pliés sont reliés par une couture traditionnelle au fil.

 LA RELIURE :
Le livre est relié pleine peau à partir d’une peau de chèvre, pleine épaisseur – appellation cuir maroquin – (une peau par livre). La couverture est doublée de  buvard pour la sensualité du toucher de la couverture. Le dos est arrondi et comprend quatre nerfs. Les pages de garde sont imprimées, en harmonie avec la couleur de la peau. Des charnières intérieures en cuir viennent renforcer la couverture au droit des deux pliures. Les trois tranches sont dorées.

Les marquages sont réalisés par dorure à chaud. L’ensemble est doté de signet et tranchefile. L’ouvrage est présenté sous coffret relieur dont la tranche arrondie, épouse parfaitement le dos du livre. Le coffret, doublé de suédine est recouvert du même papier que les gardes. Il est bordé de cuir avec la même peau et vient de ce fait compléter un ensemble particulièrement soigné dans la pure tradition de la bibliophilie.  

        Un livre de bibliophilie                                                                                                                             

NUMEROTATION DES OUVRAGES :
Les exemplaires sont tous numérotés manuellement et servis dans l’ordre de réception des souscriptions.
100 exemplaires sont réalisés et  numérotés de 001 à 100.

 www.culture-cadeaux.com

Vue du château d’Uzès

Le 23 janvier 2013.

Jean-Yves Pons.

 

Et  aussi sur ce  blog même : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/07/17/le-duche-duzes-30700-premier-duche-de-france/

 

Billet d’humeur de Jean Bouvier: Contre toute condamnation « en bloc » du colonialisme.

15 Jan

 

A titre personnel, et peut-être, sans doute, parce que mes grands-parents maternels étaient respectivement de 1891 et 1893, un de mes grands-oncles maternels étant mort durant la Première Guerre Mondiale, j’ai toujours refusé le dogme de l’anticolonialisme béas que l’école républicaine a tenté d’inculquer à plusieurs générations avec un grand succès…

Ma position ne peut qu’être renforcée par la lecture du texte suivant, qui provient du site http://www.journaldumali.com/article.php?aid=5773 et qui, mis à part l’emphase sur la qualité « d’homme d’Etat » de l’actuel résident de l’Elysée, se passe de commentaires.

Edito : « Serval  » au secours du Mali…

Par Mame DIARRA DIOP – 14/01/2013

« Serval », c’est le nom emblématique de l’opération militaire menée au Mali, par la France, contre les jihadistes du Mujao, d‘Ansar Dine et d‘Aqmi en totale surprise. On ne l’oubliera pas !

Il faut tout d’abord saluer, la main tendue de la France à notre pays malmené depuis 8 mois par les jihadistes et terroristes de tout bord, infiltrés au Nord et contre toute libertés individuelles et tolérance…Fran 

Il faut ensuite reconnaître la finesse politique de François Hollande, qui n’a jamais laissé entrevoir à l’ennemi une implication rapide et soudaine de la France dans la crise malienne. Prudence dans le discours, caution des Nations Unies, furent les maîtres mots d’un président, qui aujourd’hui dirige la cellule de commandement de l’opération « Serval ». Voilà un homme d’Etat qui s’affirme de jour en jour et la surprise est plutôt agréable. Ceux qui sont franco-maliens doivent aujourd4hui se sentir fiers de leur double nationalité.

Ainsi, l’ennemi surpris, en voit des déconfitures depuis trois jours : destructions des bases, entrepôts d’armes et positions, tout est destiné à réduire la force de riposte des hommes du Mujao, d’Aqmi ou d’Ansar Dine…et à parer à toute récupération de territoire. Il reste à la force de sécurisation d’agir.

Deuxième chose, l’Etat d’urgence. La sécurité est au maximum en France tout comme à Bamako, où conscients de l’extrême sensibilité de la situation, les autorités ont déclenché le niveau optimal d’alerte. Vigipirate en France, quand le Mujao menace d’attaquer le cœur de la France, surveillance au sommet, quand Bamako pourrait être la cible d’attentats, les citoyens sont appelés à la prudence.

Aujourd’hui, les Maliens soufflent grâce à la France. Les ressortissants du nord respirent face à une initiative qui a permis d’ébranler nos pairs africains et ceux de la CEDEAO qui n‘attendaient visiblement que cela. Car il fallait une tête de commandement pour mener la croisade Mali.

 Désormais, le champ de bataille est ouvert pour la force Africaine, MICEMA (Mission de la CEDEAO au MALI) . Et les soldats de l’Afrique n‘ont plus d‘autre choix que de réagir, en apprenant la leçon de la France et sa puissance de frappe. Surtout, cette guerre devra nous apprendre que les armées ne sont pas que des bataillons d’hommes sans formation, ni engagement patriotique, et recrutés ou nommés dans n’importe quelles conditions… 

« Vive la France ! Vive François Hollande ! » , crient en chœur les habitants de Gao, Léré et Tombouctou, où la traque a déjà commencé…

Désormais, le Mali retient son souffle… en attendant la libération totale et complète du Nord…

Le 15 janvier 2013.

Jean Bouvier.

Communiqué du CER à propos des opérations militaires récentes ou en cours en Afrique.

14 Jan

Situation au Mali et en Somalie

Face au risque de contre-attaque des djihadistes provenant de Mauritanie sur la ville de Diabali, groupes qui seraient notamment conduits par l’un des chefs d’AQMI, Abu Zeid, on ne peut que s’étonner du fait que seule l’armée malienne ait dépêché sur place en urgence un hélicoptère. Cette perspective demandait à tout le moins d’être vérifiée par des moyens français robustes et d’être prise en compte en vue de mettre fin à son pouvoir de nuisance, les moyens aériens adaptés étant présents sur zone.

Quant à la crainte exprimée par le ministre de la Défense concernant une mise en scène macabre réalisée par les terroristes islamistes du Shebab al Islami en Somalie avec les cadavres des agents de la DGSE, il aurait été préférable que M. Le Drian apprenne la vertu du silence et condamne éventuellement le fait une fois advenu.

Le 14 janvier 2013.

CC (r) François Romain, Conseiller aux Armées du CER