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EGYPTE : UN CASSE-TÊTE POUR L’IDÉOLOGIE DÉMOCRATIQUE. Obama, un caméléon sur couverture écossaise

19 Août

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On l’aura bien compris, Barak Obama tout comme notre illustre président, sont pour la paix et la démocratie partout dans le monde et en Egypte en particulier.

On aura également compris que ce n’est pas gentil de tirer à l’arme lourde sur de pacifiques manifestants. Mais une fois cet angélisme démocratique accepté comme théorème de départ, reste tout de même à déterminer qui est gentil et qui est méchant.

Le drame du démocrate, c’est de ne pas pouvoir faire du manichéisme comme Mr Jourdain faisait de la prose. Quand il est impossible de désigner un méchant absolu, que tout est dans la nuance de tons entre oppresseurs et fanatiques, le démocrate type mondialiste,  modèle Obama, se retrouve comme le pauvre caméléon sur la couverture écossaise. Il crève de ne pouvoir prendre toutes les couleurs à la fois.

A dire vrai les forces de l’ordre, police et armée sont à la reconquête d’un pouvoir qui leur avait échappé. L’armée qui ne fait plus la guerre depuis 71 et les fameux accords de paix qui ont gelé le plus important des pays arabes dans une stratégie américaine très favorable à Israël, se retrouve face à la rue.

Entre le putschiste et le président élu, le cynisme occidental

Mais ceux qui occupent la rue ne sont pas de pacifiques manifestants. Ce sont des fanatiques religieux qui veulent imposer un pouvoir théocratique intégriste par la force et le terrorisme au besoin. Ils ont certes remporté les élections mais, tout de suite, ils ont fait dériver le régime vers un totalitarisme correspondant à leur idéologie religieuse.

Une armée détournée de la guerre pour devenir l’instrument d’un régime autoritaire se retrouve face à des milices armées appuyées par une partie de la population. C’est pourquoi Assad soutient l’armée égyptienne et la Turquie les islamistes. Quant aux démocrates égyptiens, plutôt favorables à l’armée d’ailleurs, ils comptent pour peu de choses.

Les dirigeants occidentaux prisonniers de leurs beaux sentiments pratiquent une hypocrite langue de bois qui condamne la force sans pour autant envisager quoi que ce soit. Une chose est sûre, d’un côté les kakis, de l’autre les barbus et entre les deux pour le moment rien ou presque.

Vu d’occident, on aurait tout intérêt objectivement à une défaite même sanglante des islamistes, car ce sont eux qui nous menacent et certainement pas l’armée égyptienne. Les choses sont simples, sauf pour les idéologies compliquées qui essayent d’adapter des situations spécifiques à des normes communes.

La condamnation prétendument unanime de la communauté internationale, c’est à dire les Usa et leurs alliés est, bien sûr, aussi facile qu’inutile. Se donner bonne conscience est une chose, finalement la seule que nos dirigeants  tentent de faire à chaque fois, de l’Irak à l’Egypte en passant par la Syrie.

Mais  l’esprit critique en apporte la preuve. Face aux conflits de notre temps, la grille de lecture démocratique est obsolète.

                         Jean Bonnevey 

le 18/08/2013

http://metamag.fr/metamag-1465-Egypte—un–casse-tete-pour-l’ideologie-democratique.-Obama–cameleon-sur-couverture-ecossaise..html

   A vrai dire, il n’ya  pas  qu’en Egypte que l’idéologie démocratique ne marche pas … En France , non plus quant on voit les  contorsions du gouvernement  républicain Hollande /Ayrault   pour ne jamais  écouter le peuple s’agissant  du mariage  abusivement présenté  comme étant pour tous Comment ne pas se  scandaliser au  souvenir de l’attitude  du Conseil économique  social et  environnemental refusant , ne serait-ce que de recevoir,la pétition pourtant  signée par 700  000 Français ? https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/02/27/mariage-pour-tous-sauf-pour-le-president-le-conseil-economique-social-et-environnemental-refuse-de-tenir-compte-de-la-petition-populaire-700-000-sigatures/ …Mitterand, lui,  était  -sur ce point, au moins  – un véritable démocrate lorsqu’il retira le 14 juillet 2004 son texte  le grand service public unifié et laïque de l’éducation nationale. http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_de_loi_Savary

Sur les limites de la démocratie née des « Lumières », voir aussi sur ce  blog même : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/08/16/les-deux-democraties/

Alain TEXIER, CJA, Membre du CER

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (30 novembre)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

30 Nov

(dessin de Rayclyd)

*  Manuel Valls et le renseignement intérieur :

Après le naufrage policier de l’affaire Merah, le ministre de l’intérieur avait annoncé son souhait de réformer significativement les services de renseignements intérieurs. On peut dire aujourd’hui que cette réforma avance…à pas comptés, tant la question est épineuse et les conservatismes tenaces.

D’abord parce qu’elle touche la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), dont toutes les activités sont couvertes par le secret. Mais aussi parce que le ministre de l’intérieur avait promis d’attendre le rapport de la mission du président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, prévu pour mars 2013. Alors Manuel Valls patiente pour les annonces officielles, et son administration avance lentement. « Le champ est miné », résume un proche du ministre. Il y a la partie émergée de l’iceberg : l’application des propositions du rapport commandé par M. Valls sur les dysfonctionnements de l’affaire Merah, publié le 23 octobre. Le nouveau patron de la DCRI, M. Calvar,travaille à la création d’une inspection interne et à la meilleure circulation de l’information au sein de son service. Mais, au delà, la DCRI envisage aussi de fermer les bureaux départementaux jugés inutiles, notamment dans l’Ouest, et d’abandonner certaines missions pour se recentrer sur le terrorisme. M. Calvar est un ancien de la direction de la surveillance du territoire (DST), le service de contre-espionnage qui, en fusionnant avec une partie des RG, a donné naissance à la DCRI en 2008. Il est l’homme fort de la réforme qui se dessine. D’ailleurs, une quarantaine de ses hommes devraient rejoindre leurs collègues de la sous-direction de l’information générale (SDIG, les ex-RG) dès le 1er décembre, pour faciliter l’échange d’informations.« Dans les deux sens », assure-t-on Place Beauvau. Mais les policiers en doutent : le secret qui couvre les activités des fonctionnaires de la DCRI empêche un échange entre égaux. Depuis 2008, le renseignement intérieur français est divisé en plusieurs entités, issues de la DST et de l’éclatement des RG. La DCRI a hérité du contre-espionnage, du terrorisme, de la « surveillance des communications » et de la surveillance des individus et groupes radicaux, ce qu’on appelle le « milieu fermé ». A l’inverse, le rôle de la SDIG, rattachée à la direction centrale de la sécurité publique (DCSP), n’a jamais été défini. Pour compliquer le tout, ce schéma ne s’applique pas à la préfecture de police de Paris (et petite couronne), qui a conservé un service unique, la direction du renseignement (DRPP). Par ailleurs, les gendarmes ont développé leurs propres cellules, sources de conflits avec les policiers. Menée au pas de charge, la réforme de 2008 a donné naissance à de nombreuses (autres) aberrations. Des bureaux de la DCRI ont ouvert dans près de 70 départements où la DST n’était pas présente. Au total, la DCRI est implantée dans 120 villes, alors que la DST avait moins de 40 bureaux. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la DCRI ouvre même deux bureaux… pour trois policiers au total car les effectifs sont affectés en fonction des choix des fonctionnaires, et non de leur utilité !« Comme ils ne sont pas débordés par le « milieu fermé », ils ont toujours tendance à venir enquêter sur nos terres », estime un patron de la SDIG dans le midi de la France. « Nos interlocuteurs ne savent plus à qui s’adresser, tout le monde se présente comme les RG, même les gendarmes », confie un autre policier. Membres de la DCRI et de la SDIG peuvent ainsi se croiser aux prêches dans les mosquées, ou aux « stages de désobéissance » menés par les militants alternatifs. Un protocole de coopération avec la DCSP, signé en 2010, fait de la DCRI« l’unique service français de renseignement intérieur » et lui confie la responsabilité exclusive « du suivi des phénomènes de radicalisation ». La notion est floue. Et, s’agissant des dérives des extrêmes, gauche ou droite, un vide s’est créé. D’autant plus que les policiers de la SDIG se voient régulièrement rappeler qu’ils ne doivent plus suivre les mouvements politiques. Abrités derrière le secret de leurs activités, les fonctionnaires départementaux de la DCRI se sont en fait refermés sur eux-mêmes. Ils ne participent plus aux réunions opérationnelles, n’ont pas accès à la main courante informatisée qui rassemble tous les événements, petits et grands, des commissariats. « On a laissé dans des bureaux des gens coupés de tout », dénonce un directeur départemental de la sécurité publique (DDSP). Nous rapportions la semaine dernière une note du procureur de Bastia qui traduisait durement cette critique :  l’« éparpillement » du renseignement, les « retours jugés insuffisants par l’autorité préfectorale et quasi inexistants pour l’autorité judiciaire » et les « relations insuffisantes avec les services d’enquêtes spécialisés ». Dans ce contexte tendu, la réforme poussée par l’administration déçoit les policiers. Elle correspond à une alliance objective entre deux directeurs, du renseignement intérieur et de la sécurité publique, qui souhaitent garder toutes leurs prérogatives dans le cadre des éternelles féodalités que la république a si bien su installer sur le territoire national. Attendons une prochaine « affaire Merah » et croisons les doigts pour ne pas en être victimes.

*  Nous ne résisterons pas…

au plaisir de vous faire part de la dernière chronique de Dominique Jamet sur l’excellent site Boulevard Voltaire (www.bvoltaire.fr), consacrée à Iznogoud ! Pas celui qui voulait être calife à la place du calife. Mais le nouvel Iznogoud, celui qui veut être président à la place du… calife, comme nous l’annoncions ici-même le 19 novembre:

*  Quand l’UMP se prend les pieds dans le tapis…

…rouge de la démocratie, c’est la fracture assurée ! Et ses élections internes ne laissent en place, au petit matin, qu’un « capharnaüm », pour reprendre l’expression imagée de Valérie Pécresse (vous savez, celle qui ne croit qu’en une France métissée et polyglotte). Résultat brillant de ce naufrage ? le mariage pour tous !  Puisque, à l’heure qu’il est, l’UMP a deux papas : Copé et Fillon, chacun revendiquant la victoire Imprimeret accusant l’autre de fraude ! Qui, dans tout cela, se préoccupe du bien commun qui est, paraît-il, l’essence même de la République ? Un tel spectacle est déshonorant.

Ces gens-là n’ont qu’une seule préoccupation : devenir calife à la place du calife.
Pour nous, une seule solution : le Roi.

Les dernières facéties de l’Iznogoud de Seine-et-Marne

Retrouvez chaque jour de la semaine le bloc-notes de Boulevard Voltaire. «  Qu’on se rassure, et que se rassurent d’abord ceux de nos visiteurs qui aiment entre tous Jean-François Copé pour sa grande bravoure, pour sa haute taille, pour sa stature d’homme d’État, pour la rectitude de ses principes, pour son indéfectible attachement aux plus hautes valeurs de la morale, pour son respect, qui va jusqu’au scrupule, de toutes les règles du droit et de l’impartialité, et qui pardonnent tout à leur champion puisqu’il est « de droite », et, qui plus est, « décomplexée ». On n’évoquera pas ici, au risque de heurter une prédilection qui n’est pas sans rappeler celle que Chimène témoigne à l’assassin de son papa, les dernières facéties de l’Iznogoud de Seine-et-Marne, on ne commentera pas ses plus récentes facéties, son dernier revirement, le torpillage du referendum dont il avait accepté le principe après que Nicolas Sarkozy eut tapé sur la table, le caractère volontairement inacceptable de l’ultimatum adressé à son adversaire, on n’épiloguera pas sur les révélations qui affluent de toute part et qui projettent une lumière crue sur l’organisation méthodique, « industrielle », du système de fraude et de trucages qui a permis au secrétaire général de l’UMP de se carrer dans le fauteuil usurpé de président du parti auquel il vient de porter de si rudes coups. La trêve imposée par l’homme dont il se proclamait depuis quelques semaines le plus loyal, le plus féal des vassaux a volé en éclats moins de vingt-quatre heures après son entrée en vigueur. Le feuilleton continue, et ce n’est pas à la demande générale. On n’aura que trop l’occasion d’y revenir.

Dès à présent, voyons les choses du point de vue de cette gauche, de ce gouvernement, de ce président socialiste dont le paladin de la rue de Vaugirard se proclame le plus déterminé et le plus efficace des opposants. Le duel sans merci que se livrent Jean-François Copé et François Fillon, en monopolisant l’attention d’un public distrait par ce Guignol pour adultes, aura permis à François Hollande et Jean-Marc Ayrault de traverser sans encombre et pour ainsi dire à pied sec la décade la plus calamiteuse depuis le début de l’alternance. Cafouillages, bafouillages et catastrophes sont passés quasiment inaperçus. On a pourtant entendu le président de la République, président-girouette, président-éolienne, tournant avec le vent, assurer successivement devant l’assemblée des maires de France que, naturellement, la liberté de conscience des élus municipaux qui récusent le « mariage pour tous », serait de plein droit, puis, sermonné par son propre parti, jurer aux représentants du lobby LGBT qu’il n’était pas question de transiger avec le respect de la loi encore à venir. On a vu le Premier ministre annoncer qu’il n’était pas dans son intention d’imposer autoritairement le projet d’aéroport qui lui tient à cœur, qu’en conséquence rien ne se ferait sans concertation et sans consultation, et envoyer dans le même temps des cohortes de gendarmes débusquer sans ménagement les adversaires de son projet tandis qu’un porte-parole du gouvernement déclarait que Notre-Dame-des-Landes se ferait « dans tous les cas de figure ». Sèchement démenti par le providentiel groupe industriel libyen qui était censé renflouer Pétroplus, le ministre du Redressement productif, avec l’aval de sa hiérarchie, a tenu des propos de nature à décourager tout investisseur étranger de venir s’installer en France, voire à ruiner ce qu’il nous reste d’industrie sidérurgique sans pour autant avoir dégagé les moyens de la nationalisation dont il fait planer la menace ni garantir la pérennité de Florange. L’enlèvement d’un nouvel otage français a confirmé que nous nous sommes attiré la haine et que nous sommes dès à présent vulnérables aux représailles des terroristes qui occupent le Nord du Mali en brandissant la menace d’une intervention militaire dont les principaux intéressés et éventuels bénéficiaires ne semblent plus vouloir. Alors que, sur le terrain, la situation du régime de Bachar el Assad semble se détériorer, nous accentuons notre aide politique, financière, technique et militaire à une insurrection qui paraît de plus en plus largement animée et contrôlée par les djihadistes. Un salafiste, pourtant, n’a jamais annoncé le printemps… Enfin, et pour couronner le tout, le cancer du chômage, autrement malin que celui de l’assistanat, étend encore ses métastases dans le corps social. Les derniers chiffres publiés sont tout simplement désastreux et tout indique que la tendance n’est pas près de s’inverser. Eh bien, tout cela qui, en temps normal, aurait fait l’objet de débats, de controverses, de commentaires dont le gouvernement ne serait pas sorti indemne, tout cela, autrement dit l’actualité de ces derniers jours, est passé comme une lettre à la poste, dans l’indifférence générale et ceux qui, comme ils aiment à dire, sont aux responsabilités, peuvent s’éponger le front et pousser un soupir de soulagement. Les deux lutteurs de foire qui occupent depuis le 18 novembre le devant de la scène seraient-ils payés par le Parti socialiste ? Merci Copé, merci Fillon ! Si l’U.M.P. n’existait pas, dans ses rêves les plus fous, François Hollande n’aurait même pas osé l’inventer. «  Nous n’aurions su mieux dire !

*  Le secret de la contraception des mineures fait réagir :

Après le vote, par les députés, du secret de la contraception pour les mineures dans le cadre du projet de budget de la sécurité sociale, plusieurs voix se sont fait entendre. Un amendement au projet de loi de budget de la sécurité sociale (PLFSS) prévoit en effet que « la délivrance et la prise en charge de contraceptifs sont protégées par le secret pour les personnes mineures »

Christine Boutin, présidente du parti chrétien-démocrate, y voit une nouvelle attaque contre l’autorité parentale ; d’autres estiment que cela ne suffira pas à prévenir les grossesses non désirées. Pour l’ancienne ministre Christine Boutin, c’est une nouvelle charge contre la famille et le rôle des parents. « Si on enlève aux parents la possibilité d’avoir un regard sur des sujets aussi graves que la contraception de leurs enfants, comment garder la cohésion de cette famille déjà fragilisée par autant d’attaques ? », s’est-elle insurgée mercredi 28 novembre. Selon Christine Boutin, « les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants » et « aucune loi ne peut leur reprendre ce rôle, sous peine de menacer gravement le développement » de ces derniers. L’ancienne candidate à la présidentielle (dans les conditions financières que l’on sait et qui l’ont beaucoup déconsidérée) n’est pas la seule à réagir. Pour Jean-Marie Andrès, de la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC), « ce n’est pas en déresponsabilisant les parents que l’on améliorera les choses ». Mais pour ce responsable associatif, le véritable problème est dans le manque d’éducation à la sexualité des jeunes. « La sexualité est le seul domaine où il n’y a aucune pédagogie », déplore-t-il, en y voyant une des causes du nombre important de grossesses non désirées et d’avortements chez les adolescentes (reportez-vous à nos article de ce blogue intitulés: « Sur la contraception et les avortements, du 8 avril 2012, et Baisse de l’usage de la contraception orale en France, du 14 septembre 2012). Jean-Marie Andrès fait d’ailleurs remarquer avec pertinence que ce sont « souvent les mères qui emmènent leurs filles chez le gynécologue pour une prescription de pilule », ce qui limite l’intérêt du secret. Gynécologue, auteur d’un livre sur la sexualité des adolescents, le docteur Sylvain Mimoun estime pour sa part que « moins il y a d’obstacles pour accéder à la contraception, moins il y a d’IVG »(ndcer: cette idée reçue a la vie dure ! Nous avons montré dans plusieurs articles sur ce blogue combien elle est fausse), mais que cela ne suffit pas.  » Le secret est une mesure parmi d’autres qui a son intérêt car certains jeunes n’osent pas aborder ces questions ». Pour autant, de manière générale, le rôle des parents reste important. Selon lui : « L’idéal, c’est quand le parent accompagne les questions de son adolescent », sans le décourager et sans être intrusif. Avouez que c’était plus simple lorsque les jeunes mariées n’avaient pas honte d’arriver vêtues de blanc à l’autel…

*  Enfin, un peu d’humour en ces temps maussades :

Voici, glané sur le site du Salon beige (www.lesalonbeige.blogs.com/), le nouvel organigramme de l’UMP (ou qui fait quoi ?). A mourir de rire ! Bravo à l’auteur. Le 30 novembre 2012. Jean-Yves Pons.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (6 novembre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

6 Nov

Dessin Pluvieux colorié par meteo 2

* La grande arnaque :

Le gouvernement de M. Ayrault a répondu dès aujourd’hui au rapport Gallois sur la compétitivité des entreprises françaises.Comme on pouvait s’y attendre, compte tenu de la situation économique et financière du pays, la montagne a accouché d’une souris. Mais d’une souris que le contribuable va payer au prix d’une armée de rats. Voyons ce qu’il en est.

L’exécutif a choisi d’octroyer un crédit d’impôt de 20 milliards d’euros aux entreprises sur trois ans, qui doit se traduire par une baisse des cotisations sociales de 6% sur les salaires compris entre 1 et 2,5 fois le Smic. « La situation de notre pays appelle des décisions ambitieuses et courageuses », a déclaré Jean-Marc Ayrault. Notons dès à présent que cette somme ne représente que les deux tiers de celle qui semblait un minimum pour Louis Gallois. Mais M. Gallois proposait une diminution immédiate des charges sociales des entreprises(dont le coût serait pris en charge par des économies budgétaires pour moitié et par la CSG et la TVA pour l’autre moitié). Le gouvernement transforme cette proposition en un crédit d’impôt (c’est-à-dire une niche fiscale, révisable donc à tout moment) de vingt milliards répartis sur trois ans. Disons le tout net: le compte n’y est pas et c’est vouloir faire croire que l’on peut alimenter le moteur d’une Porsche 911 Carrera avec un dé à coudre d’éthanol !
Ce crédit d’impôt sera financé à parts égales par des économies dans les dépenses publiques et par des mesures sur la TVA et la fiscalité écologique. Dix milliards d’euros d’économie sur le budget 2014 de l’Etat et des collectivités sont donc envisagés. Mais qui peut croire un instant que ces nouvelles économies (après celles qui ont été annoncées dans le budget de l’année 2013) seront réalisées ? « Parole, parole… » aurait dit Dalida si elle était encore parmi nous et une fois encore nous pouvons constater que les « yaka…focon » sont au pouvoir. Reste donc les changements qui devront intervenir dans les taux de TVA (dont le gouvernement semble redécouvrir les vertus, après s’en être défendu avec la vigueur que l’on sait). Autrement dit la réduction non pas des dépenses de l’Etat mais…du pouvoir d’achat des Français ! « Il faut des taux de TVA « plus lisibles » (sic)a décidé le Premier ministre.Il annonce en fait, sans oser le dire, une « évolution » (comprenez une augmentation) de la TVA à partir du 1er janvier 2014. Les taux actuels seront remplacés par un triptyque plus lisible: 5%, 10% et 20%. L’exécutif compte augmenter le taux principal de la TVA de 19,6% à 20%. Le taux intermédiaire à 7% passant, lui, à 10%. En revanche, le gouvernement baisserait à 5% contre 5,5% la TVA sur les produits de première nécessité (c’est ce que l’on finira par appeler « la prime à la pauvreté »). »La France a besoin d’un nouveau modèle. Ce nouveau modèle Français consiste à retrouver le chemin de la création d’emploi. C’est toute l’ambition que nous menons depuis mai dernier« , a justifié, sans rire, Jean-Marc Ayrault. Car pouvez-vous croire un instant que ce pseudo « choc de compétitivité » va permettre une création significative d’emplois ? Pouvez-vous croire que l’Etat va découvrir subitement, comme une révélation, les vertus des économies budgétaires avec un endettement qui approche les 2000 milliards d’euros ? Pouvez-vous croire que la hausse des prix et donc la réduction du pouvoir d’achat vont stimuler la consommation qui est aujourd’hui, hélas, le moteur principal de notre économie ? En revanche, et comme nous le pressentions ici-même hier, le gouvernement reprend à son compte les quelques propositions de Louis Gallois qui « ne mangeaient pas trop de pain » et décide de « stabiliser » cinq dispositifs fiscaux. Outre le Crédit d’impôt recherche, sont concernés « les dispositifs favorisant la détention et transmission d’entreprises », les « jeunes entreprises innovantePME, BPI,s (JEI), les « incitations aux investissements dans les PME » et la « contribution économique territoriale » (CET).

Ces cinq dispositifs sont des « dispositifs clés pour l’investissement et la vie des entreprises« , a expliqué Jean-Marc Ayrault.

Le gouvernement va mettre enfin en place une nouvelle garantie publique permettant d’apporter plus de 500 millions d’euros de trésorerie aux PME « confrontées à des difficultés de trésorerie« . La mesure sera mise en oeuvre à travers la Banque Publique d’Investissement (BPI) à compter du 1er janvier 2013. « De trop nombreuses très petites entreprises (TPE), petites et moyennes entreprises (PME) et entreprises de taille intermédiaire (ETI) sont confrontées à des difficultés de financement« , justifie le Premier ministre. Il s’agirait là d’une très bonne initiative…si elle n’était pas si pauvre.

« La France vient de connaître dix ans de décrochage industriel. Prolonger cette tendance serait l’assurance du déclin. Mon gouvernement a pris le choix de la responsabilité (sonnez trompettes…battez tambours !) Cette démarche correspond aux engagements pris par le président de la République devant les Français. Elle est résolument de gauche car son objectif c’est l’emploi, c’est le redressement dans la justice« , a conclu Jean-Marc Ayrault.

Cette démarche, effectivement, est bien de gauche…mais M. Ayrault, disons-le tout net, avait-il une plus grande marge de manoeuvre ? Pas sûr. Sauf, comme nous le proposons, à tout reprendre à zéro après avoir fait l’amère constat que…la République, ça ne marche pas.

*  François Hollande à Beyrouth :

voici le point de vue de  Manuel Lahut (1) , paru en ce début de semaine dans Nouvelles de France (www.ndf.fr/), à propos du voyage du président de la République au Proche-Orient:

 » Dimanche, au cours d’une courte visite à Beyrouth, François Hollande a usé d’un ton hésitant pour rappeler le soutien de la France au Liban, avant de repartir vers l’Arabie Saoudite, trois heures plus tard.

Le Président français est un homme de compromis qui ne veut décevoir personne. Convaincu que la France peut jouer de son influence pour empêcher la contagion de la crise syrienne au Liban, il a donc décidé à la dernière minute une halte à Beyrouth pour rencontrer Michel Sleimane, son homologue libanais. Avant de poursuivre son voyage en Arabie Saoudite puis au Laos.

Cette initiative a été prise par François Hollande pour marquer« son soutien au Liban », deux semaines après l’attentat qui a visé le chef des renseignements de la police Wissam al-Hassan.

Elle intervient surtout dans un contexte politique très sensible marqué par de fortes tensions entre les partisans et les opposants au premier ministre Najib Mikati, que ces derniers accusent de « faciliter le plan du régime criminel de Bachar al-Assad au Liban ».

Au cours de cette visite de trois heures, François Hollande a rappelé la volonté de la France de « garantir au Liban son indépendance, son unité, sa sécurité » et sa détermination à « s’opposer de toutes ses forces à toutes les tentatives de déstabilisation ».

Ce message à l’attention du président syrien Bachar al-Assad, sourd aux injonctions de la communauté internationale depuis plus d’un an et demi, n’a pas dû l’effrayer outre mesure.

Il faut dire que le ton employé par le Président français n’était pas de nature à impressionner un régime peu enclin à respecter les règlements des Nations Unies et les troupes françaises déployées dans le cadre de la FINUL.

Ce déploiement français, aussi utile soit-il, rencontre vite ses limites face à des attentats perpétrés avec la plus grande lâcheté comme ce fut le cas dans le quartier chrétien d’Achrafieh.

Face à tant de mépris, les bonnes intentions de François Hollande, prêt à accueillir une réunion de l’ensemble des composantes politiques libanaises, paraissent aussi utiles que des pansements sur une jambe de bois. Car il faut que le Liban en fasse la demande et ce n’est pas dans l’intérêt de tous les partis politiques libanais.

La volonté politique française est réelle mais elle paraît bien faible face à un gouvernement libanais fortement divisé au sein duquel le Président, Michel Sleimane se bat pour éviter toute contagion du conflit syrien.

Quand il s’agit de préserver la souveraineté d’un pays avec lequel la France entretient un lien fort, il est légitime d’apporter notre soutien de manière plus démonstrative. Mais la France, lourdement endettée n’en a malheureusement plus les moyens. Alors, elle tente de faire au mieux avec ce qui lui reste d’influence… »

(1) Manuel Lahut a été journaliste à France Soir. Il est spécialiste de l’Amérique latine, du Liban et du Vatican.

*  Ils veulent imposer à tous les délires de quelques uns :   

Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France, affirmait hier que le nombre de mariage entre homosexuels en Espagne était peu important.

Et bien, contrairement à la doxa ambiante…c’est vrai. Mais ce n’est pas seulement vrai en Espagne ! Les chiffres ne mentent pas, eux:  il y a peu de mariage entre personnes du même sexe en Espagne. L’équivalent espagnol de l’Insee en a décompté 20.000 entre 2005 et fin 2010. (6 ans). Cela fait une moyenne de 3.333 mariages par an. Et si l’on rapporte ce chiffre au nombre total de mariages par an en Espagne, on parvient alors à 2 %.

En Belgique et aux Pays-Bas, qui ont eux aussi autorisé le mariage entre personnes du même sexe, la situation est identique. La Belgique a légalisé le mariage homosexuel deux ans plus tôt que l’Espagne, en 2003. Sept ans plus tard, en 2010, 1.082 mariages étaient célébrés dans l’année entre personnes du même sexe, soit 2,3 % du nombre total des mariages belges en 2010. Aux Pays-Bas, pionniers en la matière, où le mariage gay a été légalisé en 2001, 14.813 couples homosexuels se sont mariés en 10 ans, selon l’Office Central des Statistiques. Cela fait 1.481 mariages homosexuels par an en moyenne, soit 2% du total des mariages.

Reste que si l’on veut comprendre le chiffre (modeste) des mariages homosexuels, il faut se poser la question du nombre d’homosexuels dans la population. Eric Fassin, sociologue, spécialistes des questions de sexualité et professeur à l’Université Paris XIII rappelle que « les différentes enquêtes sur la sexualité menées en France, en Grande-Bretagne aux Etats-Unis arrivent toutes à peu près au même chiffre. On parle d’une population de 3 ou 4% ».

Eric Fassin rappelle également que le Pacs a été conclu par une écrasante majorité de personnes hétérosexuelles (et donc une minorité de personnes homosexuelles) depuis sa création. Début 2010, 10 ans après l’instauration du Pacte civil de solidarité, un millions de personnes avaient choisi le Pacs, d’après les chiffres de l’INSEE. Et sur ce total, 6% seulement étaient des couples de même sexe.

Radio  Paris  ment,  Radio  Paris  ment…et   pourtant  Radio  Paris  n’est  plus  Allemand !

* La démocratie à la sauce de Bruxelles :

Voici ce que l’on découvre dans les coulisses de Bruxelles (bruxelles.blogs.liberation.fr/)
Après le coup de force de la Commission européenne l’Espagne a sauvé l’honneur en s’opposant, in extremis, à la nomination, par procédure écrite, du Luxembourgeois Yves Mersch au directoire de la Banque centrale européenne. Lancée en catimini par Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement, à la veille du long week-end du 1er novembre, pour court-circuiter l’avis négatif du Parlement européen, l’opération a finalement fait long feu. Le ministre espagnol des Finances Luis de Guindos a confirmé que son pays avait « rejeté » la décision: « Il y a eu comme vous le savez parfaitement un vote du Parlement européen qui a considéré, pour une série de raisons, que ce n’était pas le candidat idéal », a-t-il expliqué à  la presse en marge d’une réunion du G20 à Mexico. Ce veto va donc obliger les gouvernements à remettre le sujet sur la table afin de prendre une décision formelle : soit confirmer un Mersch gravement dévalué, soit désigner une femme, luxembourgeoise ou non.

Même si l’Espagne a fait savoir qu’elle était en désaccord avec la procédure choisie, qui ne respecte pas les canons démocratiques, et qu’elle souhaitait une procédure de nomination plus « transparente », elle profite aussi de l’occasion pour rappeler qu’elle n’a guère apprécié d’être éjectée du directoire de six membres de la BCE. En effet, s’il est désormais acquis, en vertu d’une règle non écrite, que les trois grands (Allemagne, France, Italie) y disposeront toujours d’un siège, la place de l’Espagne n’a jamais été garantie de la même façon, même si elle y a toujours disposé d’un représentant depuis 1998. Lui offrir le même traitement que les grands limiterait, de fait, à deux le nombre de sièges pouvant être attribué aux treize autres États membres de la zone euro. Et si un jour la Pologne rejoint l’euro, il n’y aura plus qu’un siège tournant (tous les huit ans) pour les autres pays…

Quelles que soient les arrière-pensées espagnoles, le résultat est atteint : les gouvernements vont devoir fournir une explication publique à cette exclusion des femmes, tant au sein du directoire que parmi les dix-sept gouverneurs de banque centrale, comme s’il n’existait pas une seule femme compétente capable d’exercer un tel mandat. Confirmer Mersch paraît délicat, sa légitimité étant gravement atteinte par l’avis négatif du Parlement et par la tentative malheureuse de Van Rompuy de passer outre, sans débat. Le président du Conseil ne sort pas non plus intact de l’affaire : en se lançant dans cette procédure dite « du silence » (la décision est prise sauf opposition) sans être certain de la boucler, il a commis, à tout le moins, une grave maladresse politique, car cela met dans l’embarras les chefs d’État et de gouvernement qui se retrouvent à devoir justifier ce déni de démocratie. Son image de démocrate, lui qui fuit déjà les contacts avec les citoyens et les médias, n’en sort pas renforcée, c’est le moins que l’on puisse dire.

On peut aussi regretter que seule l’Espagne ait manifesté son malaise face à cette procédure. François Hollande, en particulier, a loupé une belle occasion de montrer son attachement à la démocratie et à la parité, lui qui se pose en défenseur de ces deux valeurs européennes sur le plan intérieur. 

Ou la politique européenne à géométrie variable…

Le 6 novembre 2012.

Jean-Yves Pons.