Tag Archives: Barack Obama

Bonne nouvelle pour Marine le Pen. Barack Obama soutient Emmanuel Macron.

4 Mai

Et l’on sait ce qui est arrivé tant  à Hillary Clinton soutenue par Barrack Obama qu’ aux partisans du maintien du Royaume-uni dans l’union européenne. Voir  à ce sujet: Barack Obama met en garde les Britanniques contre un Brexit. http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/04/22/barack-obama-met-en-garde-les-britanniques-contre-un-brexit_4907377_3214.html

Par ailleurs , il fut un temps où c’était la couronne de France (Louis XVI) qui intervenait – et de quelle façon – dans les affaires de ce qui n’était pas en core les Etats-Unis. Aujourd’hui ce sont les USA qui se mêlent -et de quelle scandaleuse façon- de la vie politique de l’homme malade de l’Europe.

Entretien avec Alain de Benoist. « Finalement, la volte-face d’Aléxis Tsípras s’explique très bien »

8 Août

Voici une excellente analyse d’Alain de Benoist (publiée sur le site Metamag –http://metamag.fr-) sur la crise grecque et que nous vous conseillons de lire. Vous y retrouverez l’essentiel de ce que nous vous avons exposé à de nombreuses reprises depuis le début de cette affaire.

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« Finalement, la volte-face d’Aléxis Tsípras s’explique très bien »

le 01/08/2015

On ne comprend plus grand-chose à ce qui se passe en Grèce. Grâce ou à cause d’Aléxis Tsípras, les Grecs ont massivement voté « non » aux diktats lors du référendum du 5 juillet, mais deux jours plus tard le même Tsípras acceptait de se soumettre à des mesures encore plus coercitives…

Le 5 juillet, les Grecs ont dit non, massivement non, à la politique d’austérité imposée par l’Union européenne. C’est la première fois qu’un peuple était appelé à se prononcer sur la sauce à laquelle on prétendait le manger. Plus précisément, c’est la première fois qu’un peuple se voyait donner la possibilité de se prononcer politiquement sur une doctrine économique, en l’occurrence la dogmatique de l’orthodoxie néolibérale imposée par les prêteurs usuriers de l’oligarchie mondiale. Ce n’est pas rien. Et cela restera une date historique, quoi qu’il se soit passé par la suite. Exactement comme le « non » français du 29 mai 2005, qui fut lui aussi bafoué.

La volte-face d’Aléxis Tsípras a surpris tout le monde, mais s’explique finalement très bien. Tsípras ne voulait pas quitter la zone euro, et les Grecs ne le voulaient pas non plus. Or, le maintien dans la zone euro impliquait l’austérité. Vouloir conserver l’euro sans avoir l’austérité, c’est vouloir un cercle carré. Face aux exigences toujours plus dures de l’Eurogroupe et de la Troïka, Aléxis Tsípras n’avait le choix qu’entre renverser la table ou passer dessous. N’ayant pas voulu la renverser, il a suffi de le menacer d’une expulsion de son pays de la zone euro pour l’amener à capituler.

Une monnaie unique n’est viable qu’entre des pays de structure et de niveau économique comparables, ou bien alors comme monnaie d’une Europe politiquement unifiée, aujourd’hui inexistante, avec ce que cela implique de transferts financiers entre les pays les plus riches et les plus pauvres. La Grèce n’aurait jamais dû rentrer dans l’euro, car son économie ne peut pas fonctionner avec une monnaie qui n’est qu’un mark étendu.

Et maintenant, que va-t-il se passer ?
On repart pour un tour. Plutôt que de restructurer la dette grecque, ce qui aurait impliqué des pertes pour les banquiers ayant investi dans cette dette, on va continuer à accorder de nouveaux prêts à une entité en faillite, avec en contrepartie des exigences d’une ampleur jamais vue, qui ne pourront être satisfaites qu’au prix d’un nouvel appauvrissement, d’une nouvelle baisse des rentrées fiscales, d’une déflation qui alourdira le poids de la dette, sans aucune possibilité de redressement de la situation ni possibilité de procéder aux réformes de structure nécessaires.

Les perroquets qui répètent des propos de bistrot peuvent bien dauber sur la « fainéantise » des Grecs et la « gabegie des fonctionnaires ». Ils feraient mieux de consulter les chiffres de l’OCDE. En 2014, les Grecs ont travaillé en moyenne 2.042 heures, soit plus que les Français (1.489 heures) et les Allemands (1.371 heures). En 2011, les fonctionnaires représentaient en Grèce 8 % de l’emploi, contre 11 % en Allemagne. En réalité, Joseph Stiglitz et Paul Krugman, tous deux prix Nobel d’économie, l’ont dit avec netteté, et l’ancien ministre Yánis Varoufákis n’a lui aussi cessé de le rappeler, l’économie grecque s’est effondrée, non pas en dépit, mais à cause des mesures d’austérité qu’on lui a imposées. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on se retrouvera dans quelque temps exactement dans la même situation qu’auparavant. Le FMI prévoit déjà que le taux d’endettement atteindra d’ici deux ans 200 % du PIB. D’ici là, une crise politique est plus que probable. Comme disait le regretté Philippe Muray, « le réel est reporté à une date ultérieure ».

Mais en plaçant la Grèce sous tutelle politique, administrative et financière, au moyen d’un véritable coup d’État de fait, l’Union européenne a également révélé son véritable visage. La « Déclaration » adoptée à Bruxelles le 12 juillet est à cet égard sans équivoque : « Le gouvernement [grec] doit consulter les institutions [européennes] et convenir avec elles de tout projet législatif dans les domaines concernés avant de le soumettre à la consultation publique ou au Parlement. » On savait déjà, grâce au « théorème de Juncker » (« Il ne peut pas y avoir de choix démocratiques contre les traités européens »), que l’idéologie dominante repose sur ce principe simple que les contraintes économiques et sociales édictées par l’oligarchie ne peuvent en aucun cas être modifiée par des résultats électoraux. On voit maintenant, les résultats du référendum ayant été transformés en leur exact contraire par une sorte de diktat de Versailles à l’envers (« La Grèce paiera ! »), que l’aboutissement logique de l’orthodoxie néolibérale est bien de faire disparaître toutes les souverainetés politiques au profit d’une coalition de puissances privées et de transformer les nations européennes en autant de colonies ou de protectorats soumis à la « politique de la canonnière » des firmes multinationales et des marchés financiers.

Dans le « dénouement » de cette affaire, quel a été le rôle joué par Barack Obama ? Dans quelle mesure la Grèce peut-elle figurer sur l’agenda de la Maison-Blanche ?
Obama est un pragmatique : l’accord qu’il vient de négocier avec l’Iran en est la preuve, tout comme sa décision de mettre fin au blocus contre Cuba. Tout comme les dirigeants de l’Union européenne, plus qu’une contagion financière de la crise grecque, c’est une contagion politique et idéologique qu’il redoute. Il sait enfin que la Grèce est un pays clé de l’OTAN, et il veut l’empêcher de se tourner vers Moscou. Le cas échéant, si la situation continue à se détériorer, les États-Unis n’hésiteront pas à susciter un coup d’État militaire. Le parakratos, l’« État souterrain » mis en place à l’époque de la guerre froide par les services américains, ce « para-État » qu’on avait vu se mobiliser au moment de la triste dictature des colonels, est loin d’avoir disparu.

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

Syrie : nouvelle donne. Qui sera échec et mat in fine?

13 Sep
Syrie : La solution Poutine !Dessin de Man > www.facebook.com/pages/Man-dessin-de-presse-caricatures/458039954242124Comme toujours, publication à aimer et à partager sans modération !!DDPar respect pour tous les lecteurs, merci d'éviter les grossièretés. Soyez subtils ! Chaque auteur est responsable de ses commentaires. Ceux des trolls toujours hors sujet, seront supprimés. Ceux en majuscule sont automatiquement censurés par Facebook indépendamment de notre volonté.Retrouvez toute notre actualité sur le blog >> http://alerte-hollande.overblog.com/Qui compose la team #disnoland >> www.facebook.com/disnoland/info

NDCER :  » No Comment ! « 

(mais vous pouvez lire  » Bien joué Vladimir !  » dans https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/09/12/bulletin-climatique-quotidien-12-septembre-2013-de-la-republique-francaise/)

Billets d’humeur du Sieur La BOUTIERE : République, argent public et argent privé: le fâcheux mélange des genres qu’en fait la République fait de la France la risée du monde.

8 Avr

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Cahuzac n’est  certes pas Fouquet mais Hollande n’est pas non plus Louis XIV, Vu ?

Rafale, affaire à suivre !

13 Déc

 

Après un premier vol en juillet 1986, le chasseur bombardier Rafale conçu et construit par le GIE Rafale, groupement d’intérêt économique (Dassault Aviation, Thalès-Safran) entrait en service opérationnel en 2004 dans l’Aéronavale puis en 2006 dans l’Armée de l’air.

Afin que le GIE puisse monter le dossier du financement des études et de l’industrialisation, l’État lui a passé commande de 286 appareils et lui garantissait un débouché commercial ferme de 11 Rafale par an.

En 2008, lors de l’élaboration de la loi de programmation militaire 2009-2014, le ministère de la Défense avait allégé ses prévisions de dépense en estimant que 5 Rafale seraient exportés sur 2011-2012 et 6 en 2013.

Le malheur est qu’en dépit de son avance technologique incontestable le Rafale n’a toujours pas trouvé preneur à l’export ; l’État reste le client unique, contractuellement obligé de mettre la main à la poche pour acheter 11 avions par an. Et comme la poche n’est pas bien pleine, il importe de remporter au plus vite quelques contrats à l’étranger face à ses concurrents :

–         2 américains, le F16 de Lockheed Martin et le F18 de Boeing

–         1 suédois, le Gripen de Saab aviation

–         1 européen, le Typhoon du consortium Eurofighter

–         1 russe, le MIG35

Les espoirs déçus.

En 2008 le Brésil lançait un appel d’offre international pour l’achat de 36 avions de combat. Malgré les efforts déployés en 2009 et 2010 par N. Sarkozy auprès du président Lula, au 31 décembre 2011 Brasilia n’avait pas encore choisi entre le Rafale, le Gripen et le F18 (1)

Aux premiers jours d’août dernier, C. Amorim, ministre brésilien de la Défense, confiait au Wall Street Journal qu’en raison des difficultés économiques de son pays « le projet n’est pas abandonné mais reporté. Je ne dirais pas qu’une société ou l’autre est favorite ».

Reste à attendre que les mesures de relance des derniers mois produisent leurs effets …ou qu’à l’occasion de son voyage en France,  Dilma Rousseff, présidente du Brésil succombe au charme de F. Hollande.

Également depuis 2008 Paris négocie la vente de 60 Rafale aux Emirats Arabes Unis. En juin 2009 le client demandait que ses avions soient équipés d’un moteur de 9 tonnes de poussée et non de 7,5 tonnes comme celui monté sur les appareils en service dans l’Armée française. Dès lors les négociations butèrent sur le partage du surcout engendré par cette modification…jusqu’au printemps 2011.

En participant au côté de la France aux frappes aériennes censées prouver les bienfaits de la démocratie aux populations de la Tripolitaine, les E.A.U. ont eu le loisir d’apprécier les performances du Rafale. Si bien que fin juillet G. Longuet à l’époque ministre de la Défense ne dissimulait pas sa satisfaction « Avant l’intervention en Libye, la feuille de route technologique incluait un moteur plus puissant. Aujourd’hui la motorisation actuelle a montré toute sa pertinence ». Les négociations reprisent sous de bons auspices, début septembre le GIE pouvait enfin remettre une offre définitive portant sur un avion très semblable à celui équipant notre Armée et il fut convenu de se revoir mi-novembre au Dubaï Airshow. (2)

Dès l’ouverture du salon les représentants du GIE eurent la surprise d’apprendre qu’après avoir jugé leur proposition « inacceptable en terme de prix », les Emirats venaient de consulter Eurofighter et s’apprêtaient à recevoir les gens de Boeing et de Lockheed Martin. Affaire à suivre…

Le Rafale en Inde.

Le méga appel d’offre lancé par l’Inde en 2007 pour l’achat de 126 avions de chasse comportait les clauses suivantes :

–         montant maximum : 10 milliards €

–         sur les 126 appareils, 18 seraient produits dans le pays d’origine et 108 dans une usine indienne qui bénéficierait des transferts de technologie adéquats.

Le 4 novembre 2011 à New Dehli, les autorités locales procédaient à l’ouverture des enveloppes de prix des deux finalistes retenus à l’issue des évaluations techniques : le Rafale de Dassault Aviation et le Typhoon d’Eurofighter.

31 janvier 2012 : le Rafale remportait la mise et après quelques mises au point supplémentaires portant sur le coût d’exploitation sur une durée de 40 ans le contrat devait être signé vers la fin 2012.

Devait car, bien qu’éliminés en avril 2011 les deux constructeurs américains entendaient bien revenir dans le jeu, principalement Lockheed Martin grâce au futur F35 en cours de développement.

En outre début janvier 2012, A. Merkel adressait un courrier au Premier ministre indien, M-Singh lui demandant, au nom de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Italie et de l’Espagne, d’accorder la préférence au Typhoon d’Eurofighter,  plus européen que le Rafale quasiment produit à 100% par des sociétés françaises.

Pour comprendre la courtoisie de la dame du couple franco-allemand, il est utile de rappeler la composition du pacte d’actionnaires du consortium Eurofighter :

–         46% pour EADS dont l’Allemagne possède 22,35% du capital et l’Espagne 5,45%

–         33% pour BAE Systems, Angleterre

–         21% pour Finmecannica, Italie.

En Inde la presse locale insiste sur le fait que l’option Rafale est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique. Ainsi en février dernier le Business Standard écrivait que «le choix du Rafale selon des procédures techniques clairement établies est satisfaisant ; cependant il faut se souvenir que le moins cher n’est pas toujours le meilleur» ; l’Hindustan Times était plus agressif « La France n’a pas d’influence dans les parties du monde où l’Inde opère ; elle peut compenser ces lacunes en se montrant généreuse sur les transferts de technologie » après quoi The Indus concluait que « ce contrat doit être un levier pour contraindre la France à coopérer non seulement dans la défense mais aussi dans le nucléaire ».

Une fois mise en terre la graine de chantage vint le temps de semer le doute.

En mars, M. Reddy, député indien, jetait un pavé dans la mare en écrivant au ministre de la Défense pour lui faire part de « manipulations » qui seraient intervenues lors du processus d’évaluation technique du Rafale et remettraient en cause le choix de cet avion, d’autant que « n’ayant jamais été acheté à l’étranger, pourquoi l’Inde le ferait-elle ? ».

L’ennui est qu’en ayant ordonné l’ouverture d’une enquête sur les supposées « manipulations », le ministre de la Défense reconnaissait implicitement que le choix du Rafale pouvait être remise en question. Naturellement Eurofighter s’est engouffré dans la brèche et bien sûr la direction de Dassault Aviation estimait que ce contretemps n’empêcherait pas la signature du contrat d’ici octobre.

Sans doute pour répondre au silence persistant de New Dehli, le 22 novembre J.Y. Le Drian, ministre français de la Défense fit savoir qu’il comptait se rendre en Inde début 2013 « non pour que les autorités politiques s’immiscent dans la négociation commerciale, car il y aurait inversion des rôles. Celui de l’État est de nouer des partenariats stratégiques d’États à État dans tous les domaines, inclus celui de la défense »…mission délicate en raison de l’actualité des dernières semaines.

Au cours de sa campagne, B. Obama avait promis que son second mandat serait « très asiatique ». Et de fait, moins de deux semaines après sa réélection il se rendit en Asie pour une tournée de 3 jours qui l’amena en Thaïlande, en Birmanie et au Cambodge où il assista à un sommet de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN).

Le but de l’opération est double. D’abord rassurer ces États et l’Inde inquiets de l’influence grandissante de la Chine ; ensuite à l’heure où les tensions commerciales entre Washington et Pékin sont particulièrement vives et que la vigueur de l’économie américaine reste insuffisante pour faire reculer le chômage, les États-Unis ont intérêt à resserrer les liens qui les unissent à une partie du monde promise à une croissance moyenne de 5 à 6% sur les 5 ans à venir.

Dans ce contexte il est probable que Washington saura argumenter pour réorienter le choix de New Dehli vers l’un des deux avionneurs américains au détriment du Rafale.

En France, également préoccupé par une économie poussive et le chômage qui en découle, le ministère du Commerce extérieur vient de lancer une campagne «Say Oui to la France » pour attirer les investisseurs étrangers. Il est clair que la sortie du camarade Montebourg qui ne veut pas de Mittal en France tombe à pic !

À New Delhi le quotidien The Economies Times ironise en titrant « le mauvais message au mauvais moment » et de passage en Inde, le maire de Londres enfonce le clou « les sans culottes semblent avoir pris le pouvoir à Paris ».

Dans un tel contexte notre ministre de la Défense devra être très habile pour nouer avec l’Inde « des partenariats stratégiques…inclus dans le domaine de la défense ».

D’un côté Berlin, Londres, Madrid, Rome et Paris, toutes capitales de l’UE, ne présentent pas un front uni face à la concurrence américaine et de l’autre les ministres du gouvernement Ayrault expriment des sons contraires.

En ces temps de vœux…bonne chance Monsieur le ministre !

(1)           Voir « La peau de l’ours », Cri du Chouan, octobre 2010

(2)           Voir « Libye », Cri du Chouan, octobre 2011

Le 12 décembre 2012.

Pierre Jeanthon, membre du Conseil dans l’Espérance du Roi.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (13 novembre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

13 Nov

*  Après la Finlande, à qui le tour ?

La Finlande, jusque là citée en exemple pour sa bonne gestion et sa résistance à la crise, est rattrapée par le marasme du Sud. Il est vrai qu’il s’agit du  seul pays de la région à avoir adopté la monnaie unique et qui persiste à rester…républicaine ! Elle se retrouve désormais, et très logiquement, en première ligne car très dépendante du commerce extérieur et de la demande de ses partenaires européens.

Plusieurs indicateurs laissent à penser que la petite économie nordique, qui figure dans le dernier carré des AAA aux côtés de l’Allemagne, du Luxembourg et des Pays-Bas, pourrait être officiellement tombée en récession au troisième trimestre. Pour la première fois depuis février 2010, le PIB a reculé de 0,9 % en août, sur une base annuelle. Après un début d’année tonitruant dopé par les ventes de détail et les exportations, le deuxième trimestre a enregistré une baisse du PIB de 1,1 %, soit l’une des plus mauvaises performances de la zone euro.

Toutes les composantes de la croissance ont viré au rouge. « L’export s’est contracté, l’investissement a continué à diminuer et la croissance de la consommation a ralenti », indique la banque Nordea dans une note. L’emploi, qui avait jusqu’à présent bien résisté, se détériore. Si le taux de chômage reste à 7,9 %, bien en deçà de la moyenne européenne, il est reparti à la hausse en août.

Pour Pasi Sorjonen, économiste de Nordea basé à Helsinki, le risque de récession au troisième trimestre vient surtout d’une baisse de l’investissement, lié à des surcapacités de production des entreprises et une demande moins forte. « La conjoncture reste très incertaine », reconnaît l’économiste qui table sur une baisse de 0,2 %. En attendant, les chiffres du commerce extérieur en septembre confirment le ralentissement de l’activité: les importations ont reculé de 9 % et les exportations de 10 %. Le déficit de la balance commerciale s’est creusé à 181 millions d’euros, soit 29 % de plus qu’en août.

Le ralentissement touche de plein fouet l’industrie technologique, déjà très secouée par le choc de 2008 qui avait plombé l’économie finlandaise de 8,5 % l’année suivante. Les nouvelles commandes ont chuté de 20 % au deuxième trimestre,  faisant redouter de mauvais résultats à l’export. « Le secteur du métal connaît les plus fortes baisses », illustre Pasi Sorjonen. Plus symbolique – rappel de l’ancien fleuron national Nokia qui a raté le virage des smartphones – les dernières exportations de téléphones mobiles de Finlande ont eu lieu en juillet. « Il y a un problème de compétitivité de notre industrie, notamment sur le secteur traditionnel du papier et la mécanique, trop dépendant des grandes multinationales. Il n’y a pas assez de PME. La Suède est souvent plus compétitive et plus productive », explicite Penna Urrila, chef économiste de la Confédération des industries.

En réponse à cette dangereuse situation, la Finlande veut taxer les risques pris par ses banques de dépôts à partir du 1er janvier 2013, selon un projet de loi qui devrait être voté par le Parlement finlandais, d’ici à la fin de l’année. Le taux de cette taxe temporaire jusqu’en 2015 s’élèverait à 0,125 % du montant des actifs à risque placés par chaque banque de dépôt. Un petit établissement prenant de gros risques financiers devra payer plus qu’une grosse banque, plus «sage» dans ses placements. Très critiquée par les banques, cette taxe – qui ne s’appliquera pas aux branches locales des banques étrangères – permettrait à l’État de récolter 170 millions d’euros par an. La question de l’utilisation de ces fonds reste ouverte: si le gouvernement souhaite les intégrer dans ses recettes courantes, il n’exclut pas de les conserver pour financer un éventuel plan de sauvetage financier.

C’est vieux et loin, Mouloudji. Mais qu’est-ce que c’est vrai ! (extraits):

Y a plus d´jeunesse, y a plus d´saison
Y a plus d´printemps, y a plus d´automne, y a plus d´façons
Tout fout l´camp
Y a plus d´enfant
Y a plus d´famille, y a plus d´morale
Y a plus d´civisme
Plus d´religion

Tout fout l´camp
Y a plus d´pognon
Y a plus d´pitié
Y a plus d´moisson
Plus d´charité
Y a plus d´joie d´vivre
Y a plus d´gaieté
Y a plus d´travail
Y a plus d´santé

Tout fout l´camp

Y a plus d´français
Y a plus d´rosière
Y a plus d´fontaine
Y a plus d´chalet d´nécessité

Tout fout l´camp

Y a plus de vrais hommes
Y a plus de drapeau
Y a plus d´Afrique
Y a plus d´colonies
Y a plus d´bonniche
Plus d´savoir-faire
Plus d´tradition
Plus qu´des affaires

Tout fout l’camp.

*  Après l’Amérique, à qui le tour ?

La victoire de Barak Obama sur Mitt Romney s’avère finalement assez modeste. Mais l’essentiel, comme souvent aux Etats-Unis, n’est pas là. Il est dans le fait que le nouveau président ne doit son succès qu’à une coalition d’un certain nombre de minorités visibles et audibles: les minorités ethniques (asiatiques surtout et latinos) et la minorité homosexuelle (homo, bi, trans comme il faut dire paraît-il désormais). Paradoxalement, il ne fait plus recette au sein de la minorité noire, comme ce fut le cas en 2008. Allez donc savoir pourquoi…Obama a bénéficié du soutien des minorités issues de migrations récentes: les hispaniques ont voté pour lui à 67 %, les Américains d’origine asiatique à 62 % mais aussi de tous les groupes sociaux dont l’identité ou les activités reposent particulièrement sur le cosmopolitisme et dépendent fortement des relations avec l’étranger .

Le tableau ci-dessous (emprunté au Figaro) résume ces résultats, même si n’y figure pas (pour des raisons qu’il vous faudra découvrir mais sur lesquelles nous avons une petite idée) la communauté homosexuelle :

Ces résultats méritent notre attention et, surtout, notre réflexion. Car, si nous ne changeons rien, et rapidement, à la situation de notre pays dans ces domaines, vous pourrez facilement imaginer l’avenir politique, culturel et social de la France.

*  Et après la S.N.C.F….à qui le tour ?

La Société nationale des chemins de fer français a déjà anticipé le vote parlementaire concernant le prétendu « mariage pour tous ». Et voici son nouveau formulaire de demande de réduction pour, tenez-vous bien…famille nombreuse (vous apprécierez le sens de l’humour de notre compagnie ferroviaire):

Tn2

Il n’y a plus de père ni de mère. C’est archaïque. Vous ne serez plus que le parent 1 ou le parent 2.  Quant aux titres de civilité, il y a bien longtemps qu’ils ont disparu…A bon entendeur, salut !

Alors, après tout, pourquoi pas :   VIVE LE ROI !

  

Le 13 novembre 2012.

Jean-Yves Pons.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (30 octobre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

30 Oct

Météo Pluie

                                       L’ouragan Sandy est passé par là.

*  2008 – 2012 , même combat :

Barack Obama fut, en 2008, le  candidat des journalistes français et de la pensée conforme et obligatoire qu’ils nous infligent. Mais pensez-vous que les déceptions qu’il a fait naître aux Etats-Unis  aient émoussé l’ardeur de nos perroquets en faveur de sa réélection? Pas du tout. Et pourtant, Barak Obama peut perdre la présidentielle du 6 novembre. Les sondages le donnent au coude à coude avec Mitt Romney. Le sort du président sortant est entre les mains d’une poignée d’Etats, tentés pour certains de basculer dans le camp républicain. « Dès à présent, la désillusion qui entache celui qui était présenté, en 2008, comme le messie annonçant l’homme nouveau, met en lumière la vacuité que dissimulait la propagande médiatique mise à son service. L’échec d’Obama serait aussi celui des innombrables commentateurs qui auront voulu juger l’homme en fonction de sa couleur de peau, en l’occurrence de son « métissage », érigé en symbole d’un nouveau monde, globalisé et plat. Les effets de ce raisonnement à courte vue…sont aujourd’hui connus : les Etats-Unis, pour avoir tenté d’imiter l’Europe déclinante, se sont affaiblis.« , écrivait il y a peu Yvan Rioufol dans Le Figaro.

Mais qui veut voir en France que le bilan d’Obama, c’est, pour les Américains, davantage de dettes publiques et de pauvreté ? Seul le chômage a légèrement baissé ces derniers jours après avoir aussi augmenté. Au plan international, l’exécution de Ben Laden ne peut faire oublier l’humiliation que fait subir l’islam radical aux Etats-Unis. Jamais l’islamisme ne s’est aussi bien porté au Proche et au Moyen Orient (et que dire du Maghreb…) que sous la doctrine du « soft power ». Et ce ne sont pas les rodomontades exprimées à propos de la Libye et de la Tunisie qui vont y changer quoi que ce soit. Il est vrai que la France (ou plutôt ce qu’il en reste) n’a pas de leçon à donner aux Etats-Unis dans ce domaine !

Pourtant, le plus grave dans cette affaire obamaniaque, est que nous pouvons être assurés qu’en cas d’échec de leur champion, aucun des acteurs médiatiques français ne fera son auto-critique. Obama sera une victime de plus de la « haine raciale » et de l’hostilité viscérale des « conservateurs ». Oubliant, pour les besoins de leur cause, que l’obamaphobie la plus déterminée est aujourd’hui celle du peuple américain !

En revanche, s’il est vainqueur le 6 novembre, sachez déjà que le champagne coulera à flot…dans les rédactions françaises.

*  On a déjà entendu ça quelque part…:

Face à l’afflux, toujours plus important, de « réfugiés » (entendez:  » d’immigrants clandestins ») dans sa bonne ville de Dijon, le maire socialiste de cette belle ville de Bourgogne (et sénateur de la Côte-d’Or), M. François Rebsamen, a déclaré : « Dijon veut bien prendre sa part d’humanité, mais ne peut accueillir toute la misère du monde » ! On croit rêver. En tout cas, M. Rebsamen ne s’était pas signalé jusqu’à présent comme un disciple de Michel Rocard. Alors, puisqu’il nous offre une sorte de « coming out », pourquoi n’irait-il pas jusqu’au bout en reprenant une autre affirmation de Michel Rocard (du 7 janvier 1990):  » La France n’est plus, ne peut plus être, une terre d’immigration  » ?

Il faut dire que la situation dans sa bonne ville n’est pas à l’amélioration. En effet, selon la préfecture, avec 1352 « primo-arrivant » (comme il est dit dans le jargon le plus « soft ») en 2011 et plus encore en 2012, l’afflux de demandeurs d’asile à Dijon a augmenté de 607 % depuis 2007 ! Et la Côte-d’Or est devenue le troisième département d’accueil (après l’Ile-de-France et des départements d’Outre-mer), devant le Rhône. Principalement venus d’Afrique sub-saharienne, via la Libye, ils y retrouvent, depuis quelques mois, d’autres musulmans venus des Balkans, les Kosovars en particulier. Inutile de souligner que tous les services municipaux d’accueil sont à saturation mais la préfecture, elle, est…débordée et sur 460 reconduite à la frontière prononcées, une seule a été réellement exécutée ! Les centres d’hébergement des sans-abris et les organismes de distribution alimentaire, comme les Restos du coeur s’en trouvent gravement perturbés et la tension monte logiquement entre ceux qui sont contraints de les fréquenter et les nouveaux arrivants qui leur sont imposés.

Que du bonheur et quelques nouvelles jacqueries en perspective.

*  La Finlande a voté, qui vous en parle ? 

Les élections municipales ont eu lieu dimanche 28 octobre en Finlande. Dans le silence médiatique le plus grand. Il est vrai que ce petit pays scandinave dérange nos penseurs de gauche. Pensez-donc: stabilité politique (bien que la Finlande soit la seule république du nord, qu’en serait-il en monarchie ?), économie plutôt florissante, membre de l’Union européenne et de la zone euro mais très critique vis-à-vis de la politique menée par Bruxelles (en particulier en ce qui concerne l’aide aux pays en ruine), peu accueillant aux étrangers, surtout extra-communautaires; etc. Au point que l’étude Legatum Prosperity classe la Finlande en première position à la suite de ses performances économiques et de la qualité de vie.

Or il se trouve que le parti de Vrais Finlandais (auquel on attribue dans nos médias le qualificatif infamant de « populiste ») confirme son implantation en gagnant 7 points par rapport à 2008. Avec 12,3% des voix, il est le seul a avoir progressé un an et demi après son succès aux élections législatives de 2011 (où il avait obtenu 19% des voix).

Il a échoué cependant dans son projet de dépasser le Parti du centre (18,7 %) et de prendre la tête de l’opposition. Il est resté en dessous des 15 % que lui laissaient espérer les sondages. Mais il peut se féliciter, preuve de l’ancrage réel du parti, d’avoir pu présenter 4 000 candidats et être présent dans la plupart des trois cents communes du pays.

« En 2008, nous n’avions pas de candidats dans une centaine de municipalités », explique son président.  En revanche, le fait que beaucoup ne soient pas connus explique selon lui que le parti n’atteint pas les 19 % des législatives de 2011.

Le parti prospère sur la critique des aides aux pays en difficulté de l’Union européenne et sur fond de scandale du financement des partis. Mais il a également profité d’un climat de plus en plus hostile aux étrangers, dans un pays qui en compte peu. Pour le moment, il ne participe pas à la coalition gouvernementale conservatrice mais travaille à sa propre organisation en vue des élections législatives de 2015 où ses dirigeants espèrent…un raz-de-marée.

Le 30 octobre 2012.

Jean-Yves Pons.