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Entretien avec Dimitri Casali En attendant un nouveau Bonaparte ou un autre de Gaulle… Et pourquoi pas le Roi?

26 Nov

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                                                                     Lever de soleil. Wikipédia

Le 25 novembre 2013 . À l’occasion du lancement de sa nouvelle formule, Boulevard Voltaire vous propose une série de courtes interviews. Chaque jour, une personnalité — politique, intellectuel, artiste, sportif, etc. — répondra à une question, toujours la même, qui correspond aux interrogations du moment. Aujourd’hui, c’est Dimitri Casali qui se prête au jeu… Crise de régime, crise de société ou révolution : selon vous, sommes-nous en 1958, 1968 ou 1788 ? 

À mon sens, nous sommes à la veille de 1788, sachant que la France se trouve aujourd’hui au croisement de trois crises fondamentales.

La première, comme à la veille de la Révolution, est économique, la plus terrible depuis 1929. Crise qui déstabilise toutes les classes sociales par le biais d’une pression fiscale devenue insoutenable et d’un chômage de masse, non point conjoncturel mais devenu structurel ; soit deux phénomènes touchant de plein fouet les plus modestes de nos compatriotes, mais qui n’épargnent désormais plus l’ensemble de la classe moyenne.

La deuxième est d’ordre civilisationnel et culturel. Crise de l’Éducation nationale, censée, depuis ses pères fondateurs, assurer la transmission du savoir et de nos valeurs républicaines. Résultat, il y a rupture de la cohésion nationale. L’académicienne Jacqueline de Romilly, que j’ai eu le privilège de connaître, aimait à dire : « Je sens monter la vague de l’ignorance… » Une autre femme dont je me sens éminemment proche, l’écrivain Malika Sorel, dont l’itinéraire est certes différent, quoiqu’elle partage le même amour de l’Histoire de France que Jacqueline de Romilly, dit sensiblement la même chose.

La troisième est d’ordre moral. Crise de l’individualisme, fille de l’époque des Lumières, mais que l’actuel consumérisme forcené a encore exacerbé. Règne du chacun pour soi. Aujourd’hui, si l’équivalent français d’un John Fitzgerald Kennedy nous affirmait : « Ne vous demandez pas ce que le pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays », je vous laisse imaginer le tollé…

Alors oui, nous sommes peut-être à l’aube d’un 1788. Ne reste plus qu’à espérer l’arrivée d’un nouveau Bonaparte ou d’un autre de Gaulle. Ou de quelqu’un d’autre encore, qui pourrait incarner aujourd’hui ce que fut le RPR des années 70…

NDLRB. La derniére remarque  est  le coup qui nous tue. Elle montre trés  clairement   quel est  l’état de déliquescence où se trouve plongée la mouvance royaliste. Certes, il n’est  encore pas apparement possible de réunir nos forces  pour  soutenir un seul prince .                           Mais, du moins pouvons nous  comme le  fait , non sans intelligence,  le Conseil dans l’Espérance du Roi , nous effocer  de parler  de tous les princes sans  en attaquer aucun.

                                                                     Alain TEXIER

http://www.bvoltaire.fr/dimitricasali/en-attendant-un-nouveau-bonaparte-ou-un-autre-de-gaulle,42627?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=217b355536-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-217b355536-30399893

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La langue française au risque des mauvais locuteurs : Il y a urgence à restaurer le sens des mots !

28 Oct

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Christian Vanneste. Ancien député UMP et Président du Rassemblement pour la France.

L’identité nationale de la France repose principalement sur deux piliers : son histoire et sa langue. La première est sourdement minée par une absurde repentance. La seconde se corrompt jour après jour. Dans De l’universalité de la langue française (1783), Rivarol soulignait un élément qui ne dépend pas du nombre des francophones, la qualité intrinsèque du français : « Ce qui n’est pas clair n’est pas français. » Disant cela, il faisait écho au classique Boileau : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. » Mais Rivarol ajoutait : « Les langues passent et se dégradent en suivant le déclin des empires. » À entendre le débat politique actuel, nous y sommes.

Au sabir de Leonarda et de sa famille, dont on aimerait savoir quelle est la langue familière, répond le délire verbal des politiques. L’inflation lexicale chasse les mots justes et subvertit le sens des discours. Lorsqu’un député socialiste parle de « rafle » à propos de l’interpellation de la jeune Kosovare, il use d’un terme impropre puisqu’une rafle est une arrestation massive, mais il le fait avec perversité : l’arrestation de jeunes devant leurs camarades, ça ne vous rappelle rien ? Non plus perverse, mais odieuse et stupide, la formule employée par un responsable de l’extrême gauche pour qualifier la proposition présidentielle d’un retour de la fille sans les parents : « cruauté abjecte ». On pouvait dire bien des choses : que c’était généreux et maladroit ; que c’était scandaleusement contraire à la loi et aux conventions ; que c’était, en un mot, « hollandais »… Mais si cela est « cruel » et « abject », que reste-t-il désormais pour désigner l’horreur ? À part « génocide » si la victime appartient à une minorité, on ne voit plus…

Un autre mésusage du vocabulaire est comique : notre très laïciste ministre de l’Éducation veut « sanctuariser » les écoles. Le problème, c’est qu’un sanctuaire, par définition, c’est un lieu particulièrement réservé aux cérémonies d’un culte religieux, et dont l’enceinte est protégée par l’invisible frontière entre le sacré et le profane. Curieuses inversion des termes et confusion des esprits…

On en arrive à cette extrémité qu’avait imaginée Orwell, décrivant à travers la « novlangue » le processus de la manipulation totalitaire du langage, à savoir que les mots finissent par suggérer le contraire de ce qu’ils disent. Ainsi en est-il du mot « citoyen », qu’un manifestant en faveur de Leonarda n’hésite pas à employer pour la désigner, en oubliant qu’une résidente illégale et temporaire n’est évidemment pas une citoyenne. « Républicain » est, de même, un concept vidé de tout sens par ceux qui en abusent. Il peut bien sûr désigner ce qui touche au régime qui a succédé à la monarchie. Mais il qualifie d’abord ce qui a trait à la chose publique, au bien commun de tous les Français, aux institutions qui organisent le pouvoir de ceux qui sont censés le réaliser. Lorsqu’il est employé pour expulser de la vie démocratique un parti qui ne menace en rien le régime, et que l’on conteste ainsi la légitimité du vote de ses électeurs, on voit apparaître cette contradiction qui consiste à discriminer au nom d’une République et de ses principes au premier rang desquels figureraient la liberté, l’égalité… et la non-discrimination ! La République n’est plus un mot que définit une idée, c’est un stimulus destiné à provoquer un réflexe dans un contexte que le rationnel a déserté et que l’émotionnel a envahi : certains appellent « valeurs de la République » les préjugés de leur idéologie afin de susciter le respect et la sympathie que la République n’a pas à nourrir à l’égard de ce qui affaiblit la nation et l’État. De même avait-on qualifié de « pour tous » des unions qui ne pouvaient concerner que quelque-uns…

La résistance qui grandit en France contre la chute du pays doit aussi être un combat pour notre langue. Il est urgent et nécessaire, à nouveau, et comme l’écrivait Mallarmé, de « donner un sens plus pur aux mots de la tribu ».

http://www.bvoltaire.fr/christianvanneste/il-y-urgence-restaurer-sens-mots,39200?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=bc0e042de8-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-bc0e042de8-30399893

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Pour le droit de vote à sept ans ! l’audace que n’a pas eue Mme Dominique BERTINOTTI , MINISTRE de ce qui reste DE LA FAMILLE.

29 Sep

Le  gouvernement  (?)  socialiste qui pense peut -être, être là pour mille ans,  continue, telle  la veuve noire, à tisser  sa toile pour  atteindre ses obectifs . Au nombre du dernier  fil gluant  tissé par lui  figure le projet de  donner   un pré-majorité dés  16 ans révolus au ados.

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Madame Dominique Bertinotti, ministre de la Famille – mais oui, il y a un ministre de la Famille dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault ; c’est même la personne que vous n’avez pas vue quand madame la gardienne des Sceaux lui est passée devant pour défendre devant les Assemblées et à la télévision le « mariage pour tous » ; c’est encore elle que vous n’avez pas entendue lorsque M. Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, a décidé de pénaliser fiscalement les familles nombreuses.

Madame Dominique Bertinotti, donc, désireuse, c’est bien humain, de prouver son existence et de justifier son portefeuille, compte présenter en Conseil des ministres d’ici la fin de l’année un projet de loi instituant un statut de « pré-majorité » des « ados » dès leurs seize ans révolus. Ce statut leur permettrait notamment de décider eux-mêmes de leur orientation scolaire, de créer des associations et de voter aux élections locales. Ainsi feraient-ils, avant même d’en avoir terminé avec leurs études secondaires, leur apprentissage de citoyens.

Le ministre de la Famille est manifestement de ceux qui pensent que la précocité de la maturité sexuelle va de pair avec celle de la maturité intellectuelle, et qui sont frappés par le sérieux des préoccupations, la profondeur de la réflexion et la qualité de l’expression qui caractérisent notre belle jeunesse. Sans doute y a-t-il quelque temps qu’elle n’a pas fait la sortie des collèges ou des lycées et qu’elle n’a pas pratiqué le langage direct et familier des usagers de l’iPhone, du tweet et des soirées entre copains.

Quoi qu’il en soit, d’autres pays nous ont déjà précédés dans la voie où s’engage Mme Bertinotti. Les jeunes Autrichiens ont le droit de vote dès seize ans. L’Écosse a fixé au même âge la majorité intégrale. Quant à l’Iran, qui nous étonnera toujours, la majorité sexuelle y est fixée à quinze ans pour les mâles et… neuf ans pour les femmes. Il est vrai que ce dispositif n’a pour but que de rendre nubiles des petites filles et de favoriser l’organisation de mariages arrangés avec des garçons à peine pubères.

Ne revient-il pas à la France, au pays des Lumières qui a toujours éclairé le chemin où la suivent les peuples éblouis, de leur indiquer une fois de plus la direction de l’avenir ? Le projet que porte et que nourrit madame le ministre de la Famille est sympathique, il va évidemment dans le sens de l’histoire et du progrès. Mme Bertinotti nous permettra-t-elle de lui dire le plus respectueusement du monde que, tel quel, il est d’une modestie qui confine à l’insignifiance ? Quel grand coup ne frapperait-elle pas, en proposant sous les yeux de la France et du monde étonnés, d’accorder le droit de vote aux petits enfants dès leurs sept ans !

L’initiative peut paraître hardie. Elle l’est en effet, mais si le changement, ce n’est pas maintenant, quand aura-t-il lieu ? Les arguments en faveur de cette petite révolution ne manquent d’ailleurs pas. D’abord, sept ans, la chose est connue, c’est l’âge de raison. À sept ans, on sait lire, écrire et compter, faculté qui, par une inexplicable bizarrerie, fait défaut à nombre d’adultes. À sept ans, on sait reconnaître sa droite de sa gauche, et c’est l’essentiel pour bien voter. Et puis, cette mesure de justice mettrait fin à l’intolérable discrimination qui fait des enfants des citoyens de seconde zone, des mineurs, pour tout dire, leur refuse les droits dont jouissent leurs aînés et est constitutive de ce que je ne crains pas d’appeler une véritable « puérophobie ».

J’ajouterai qu’un sondage récemment effectué auprès d’un échantillon représentatif de quatre petits écoliers âgés de cinq à sept ans (dont 50% de sexe féminin, pour respecter le principe de la parité) établit que leurs héros se nomment Batman, Spiderman, Superman, Claire Chazal, Jean-Pierre Pernaut, Stromae, Laurent Ruquier, les Simpson, Nabilla, Ibrahimović, Tony Parker et… François Hollande. Voilà, n’est-ce pas, qui règle la question.

            Dominique Jamet

http://www.bvoltaire.fr/dominiquejamet/droit-vote-sept-ans,36831?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=e39c2dd7cf-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-e39c2dd7cf-30399893

     Les amoureux des  contrastes se régaleront  en lisant les ligne suivantes  qui , loin de suivre une  quelconque pente savonneuse , fxent au contraire  les majorités pour  voter et être élus  , selon les cas, de 18 à 21 ans.

                                        Alain TEXIER, CJA.

TEXTE DE LA CHARTE CONSTITUTIONELLE

DU ROYAUME DE FRANCE ET DE NAVARRE

http://charte.de.fontevrault.over-blog.com/pages/512_RESTAURATION_MONARCHIQUE_EN_FRANCE_Constitution_du_Royaume_de_France_et_de_Navarre_-980158.html

        Art. 83/2. Election  aux Etats particuliers de la Province.

    Disposent de la capacité d’élire les Etats particuliers de la Provinces tous les Sujets du roi , de nationalité française, âgés  d’au moins  vingt-et-un ans.

     Disposent de la  capacité d’être élus aux Etats particuliers de la Province  tous les Sujets du roi , de nationalité  française, âgés  d’au moins vingt-et-un ans.

         Art. 83/3. Election  aux Etats propres aux terroirs.

       Disposent de la capacité d’élire les Etats propres aux terroirs  tous les Sujets du roi , de nationalité française, âgés  d’au moins  dix-huit-ans.

     Disposent de la  capacité d’être élus aux Etats propres aux terroirs tous les Sujets du roi , de nationalité  française, âgés  d’au moins vingt ans.

Septembre 2013 sera t’il LE MOIS de TOUS LES DANGERS pour la « famille » du président français ?

23 Août

Xavier Kemlin vient d’en informer la presse : le juge d’instruction a accepté sa plainte déposée contre Valérie Trierweiler avec constitution de partie civile pour « recel de détournement de fonds publics ». À la suite de quoi, un dépôt de 2.000 euros lui a été demandé.

L’instruction devrait donc suivre son cours et, logiquement, les convocations devraient intervenir courant septembre. C’est à l’issue de ces auditions que le juge pourrait éventuellement prononcer la mise en examen de la « première dame de France », même si rien n’est moins sûr.

L’affaire peut s’avérer délicate. En effet, le plaignant joue sur le fait que, Valérie Trierweiler n’étant ni l’épouse ni la concubine du Président, elle ne peut bénéficier de fonds publics pour son « fonctionnement ». S’ajoute à cela la situation du président face à l’ISF. Aujourd’hui, les comptes des deux personnes n’étant pas joints, ces déclarations séparées permettent à François Hollande de ne pas être redevable de cet ISF.

Ainsi donc, en affirmant qu’il n’existe pas de concubinage, Valérie Trierweiler tombe sous le coup de la loi car elle bénéficie indûment de fonds publics. Et s’il y a bien concubinage, François Hollande pourrait se voir reprocher une fausse déclaration de patrimoine au moment de son élection. Avec les conséquences qu’on peut imaginer : l’élection présidentielle pourrait ainsi être invalidée par le Conseil constitutionnel…

Difficile à croire, même si c’est juridiquement possible… Rendez-vous en septembre.

http://www.bvoltaire.fr/patrickcrasnier/valerie-trierweiler-chez-le-juge-en-septembre,31677?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=8bc5105f6a-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-8bc5105f6a-30399893

Égypte : leur dieu est le dieu du carnage

18 Août

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Ce qui se passe en Égypte est épouvantable. L’armée qui tire dans le tas, à balles réelles, et les victimes qui tombent par centaines. Une répression féroce. Un massacre, dont les auteurs, parfaitement conscients de ce qu’ils font, cherchent d’abord, sans avoir encore pleinement réussi, à épouvanter.

Dans ces conditions, rien d’étonnant, n’est-ce pas, si l’Union européenne et les États-Unis condamnent fermement et vertueusement la violence déchaînée par des autorités de transition qui apparaissent comme de pures et simples marionnettes dont un général, le nouvel homme fort du pays, tire les ficelles. Rien d’étonnant si le Conseil de sécurité appelle le pouvoir à la retenue et recommande à tout hasard la reprise de négociations qui, à vrai dire, n’avaient jamais commencé. Mais ces conseilleurs, qui menacent de ne plus être les payeurs, savent-ils vraiment, ou feignent-ils de ne pas savoir de quoi ils parlent ? Et ces grandes démocraties, en particulier, dont l’équilibre, la stabilité et l’existence même ne sont pas à l’heure présente menacées par la subversion, comment leurs gouvernements réagiraient-ils s’ils étaient confrontés à un péril semblable à celui auquel l’Égypte vient peut-être, de justesse, d’échapper ? On voudrait les y voir. Il est dommage qu’ici et là la connaissance de l’Histoire, avec ce qu’elle signifie en termes de mémoire et ce qu’elle peut apporter en matière de sagesse, soit la chose la moins partagée du monde. Car les États-Unis pourraient trouver un sujet de réflexion dans la façon dont le Nord, jadis, refusa la sécession du Sud, et la France pourrait se demander pourquoi et comment la grande majorité de sa population souhaita et approuva le sanglant anéantissement de la Commune de Paris par l’armée « versaillaise ».

Quel État tolérerait, sans en mourir, l’émergence en son sein et à ses dépens d’un État dans l’État qui le viderait progressivement de sa substance et surgirait vainqueur sur ses débris comme ces guêpes qui naissent et grandissent à l’intérieur de l’insecte qu’elles ont parasité, paralysé et progressivement dévoré ? Sous l’égide d’un président de rencontre, élu par défaut, une organisation rodée à la clandestinité, structurée, ramifiée dans tout le pays, travaillait à étouffer la révolution qui l’avait installée aux commandes, à doter l’Égypte d’une Constitution religieuse et à en faire une République islamique, une théocratie.

Ces malheureux fanatiques qui bravent les tirs de la police et de l’armée ne sont pas des agneaux innocents qui tendent le cou au sacrificateur. Les Frères musulmans, s’il faut les appeler par leur nom, fomentèrent il y a trente ans l’assassinat d’Anouar el-Sadate, le héros oublié qui avait osé faire la paix avec Israël. N’étant pas de force face à l’armée, ils se vengent dès à présent sur plus faibles qu’eux et les dizaines d’églises incendiées par leurs mains, les chrétiens coptes dont l’histoire se confond avec celle de l’Égypte, attaqués, lynchés, abattus, publiquement menacés d’éradication, témoignent de la conception que la confrérie se fait de la société et de son attachement à l’idéal du mourir ensemble. Son dieu est le dieu du carnage.

L’Égypte n’est pas, pour reprendre l’ânerie qu’ânonnent pieusement les commentateurs, « au bord de la guerre civile », elle a plongé dans la guerre civile, comme l’Algérie en 1991. Une différence de taille est que l’armée, contre laquelle s’était faite la révolution il y a deux ans, bénéficie aujourd’hui du soutien et même du concours actif de la masse des Égyptiens.

On comprend que Téhéran s’en afflige et ne ménage pas ses encouragements à la contre-révolution obscurantiste qui croyait bien avoir partie gagnée. La charia pour loi, un Guide suprême pour président, l’armée mise au pas, des milices pour quadriller la population, des tribunaux coraniques, des passages à tabac, des fers, des bourreaux, des supplices pour les femmes sans voile et pour les hommes sans peur, la voie semblait toute tracée et les sources d’imitation se tenaient à la disposition des Frères pour leur donner le mode d’emploi qui a si bien réussi à l’Iran depuis 1979. Le coup d’État de l’armée est d’abord un coup d’arrêt sur un chemin sans retour.

Dominique Jamet

http://www.bvoltaire.fr/dominiquejamet/egypte-leur-dieu-est-le-dieu-du-carnage,33574?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=cb485bc540-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-cb485bc540-30399893

 

Après le RMI et le RSA, un nouveau machin : la « GJ » (Garantie jeune)

18 Août

Vingt-cinq ans après la création par l’inénarrable Michel Rocard du « Revenu minimum d’insertion », lequel s’est rapidement transformé en « revenu maximum d’indolence », puis en « Revenu de solidarité active » ou « revenu sans avenir », nos socialistes nouveaux qui ont l’art de pratiquer le changement sans rien changer en remettent une couche en inventant la « Garantie jeune ».

Si vous avez entre 18 et 25 ans et que vous vous trouvez en situation précaire, isolé, sans ressources et qu’en dépit des 3,2 millions de chômeurs qui sont déjà devant vous, vous décidez courageusement de braver l’adversité, l’État-providence va se fendre d’une « Garantie jeune », un nouveau droit – parce que vous le valez bien – qui devrait vous permettre de vous insérer dans la vie professionnelle. Celle-là même dont sont privés les 3 millions de demandeurs d’emploi.

L’État garantit 450 euros mensuels. Le RSA, quant à lui, s’élève à 483 euros. À quelques euros près, notre État aurait pu faire un effort d’équité. Mais il paraît qu’il n’y a pas de petites économies !

Dans un premier temps, 10.000 jeunes seront concernés. Parmi les dix territoires retenus se trouvent les Bouches-du-Rhône (tiens !), la Seine-Saint-Denis (tiens, tiens !), le Vaucluse (oh ?) et un DOM : La Réunion, à taux de chômage et nombre de bénéficiaires de RSA record. Des prestations qui, sans faire de vague, semblent s’y transmettre d’une génération à l’autre depuis 1988. Si les Réunionnais se sont insérés, ce n’est pas dans une vie professionnelle mais dans une vie tout court.

Les socialistes, forts de leurs expériences réussies et toujours pétris d’une noble et grande âme, décident donc, en 2013, quand chaque jour 1.000 personnes perdent leur job parce qu’une usine met quotidiennement la clé sous la porte, et quand chaque jour 1.500 personnes voient leur niveau de vie passer au-dessous de la barre du seuil de pauvreté, quand la classe moyenne est asphyxiée par les impôts, les socialistes donc, continuent de dépenser l’argent qu’ils n’ont pas puisque ce revenu est destiné à 100.000 jeunes par an.

Mais on peut se demander si les socialistes ne poursuivent pas, en vérité, des buts inavouables. Quand l’entreprise de déculturation massive qu’est devenue l’école poursuit son funeste dessein en lâchant sur les bancs de la fac des bacheliers quasi illettrés, quand elle introduit à la rentrée la théorie du genre afin de créer l’homme nouveau sans passé, sans culture, sans sexe défini, il n’y a en effet plus que cela à faire : donner l’aumône à 100.000 jeunes par an que l’État a lui-même contribué à jeter sur le carreau.

Finalement, 450 euros après vous avoir détruit, c’est vraiment une misère !

 Caroline Artus

 

http://www.bvoltaire.fr/carolineartus/apres-le-rmi-et-le-rsa-un-nouveau-machin-la-gj,33435?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=cb485bc540-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-cb485bc540-30399893

Les IDENTITAIRES, Ces VENDEENS MODERNES … sans crainte d’une éventuelle « Terreur » modernisée.

29 Juil

Garde à vue, condamnation à des amendes : les 19 Identitaires qui ont osé déployer une banderole « Hollande démission » au siège du PS, le 26 mai dernier, ont déjà payé un max leur action potache. L’ordre socialiste et ses fidèles juges ne pouvaient guère aller au-delà, dans un pays où il est de grande tradition politique d’afficher slogans et autres dessins.

Dire qu’aux temps « glorieux » du SCALP (Section carrément anti-Le Pen) ou de SOS Racisme, les militants d’extrême gauche allaient souvent beaucoup plus loin que ça… mais ça n’émouvait pas grand monde. Les antifascistes de bac à sable peuvent, on le sait, tout se permettre depuis que de Gaulle n’est plus de ce monde. Avant, c’était clairement plus risqué de faire le mariole dans les rues.

Certains rétorqueront avec raison que les Identitaires n’ont pas pris dix ans de goulag, mais on ne peut qu’être surpris par la raideur d’une justice par ailleurs plutôt coulante avec les centaines de crapules, celles qui se sont fait violemment plaisir ces derniers mois, du Trocadéro à Trappes, en passant par les wagons de RER. Jetez un coup d’œil sur les suites des faits divers qui s’accumulent : on est bien généreux dans ce pays avec la « diversité ».

Détail croustillant : la plupart des jeunes condamnés du 26 mai ont confié à la police qu’ils « s’étaient trompés de chemin et qu’ils étaient montés à la terrasse de la rue de Solférino par hasard ». Humour potache, je vous disais ! Rien de bien méchant. Et puis, on voit que ces petits malins ont appris à user des mêmes dénégations absurdes que celles utilisées traditionnellement par la racaille.

Demandez aux flics. « Jean-Paul » (prenons ce prénom pour ne pas stigmatiser) a beau être pris en flagrant délit de vente de drogue, il maintiendra coûte que coûte qu’il « ne savait pas d’où ça venait ni pourquoi il en avait dans les poches »

Néanmoins, attention jeunes gens, le pouvoir est tendu en ce moment. N’oubliez jamais que la République garde en son sein l’enfant monstrueux qui s’est réveillé en 1793-94. N’oubliez jamais que la gauche politique est intrinsèquement totalitaire ; Robespierre, Mussolini, Laval, Staline, Mao et autres Pol Pot l’ont abondamment démontré. Si les Identitaires veulent vraiment défier la République, qu’ils gardent en mémoire les Vendéens, finalement martyrisés pour avoir voulu sauvegarder leur liberté. Cette République est capable de tout. En 2013, il n’y aura pas de noyades à Nantes ou de tannerie de peau humaine, mais que les opposants prennent garde. Au début, ce ne sont que des amendes. Ensuite, on détruira votre vie familiale et professionnelle. Un autre jour, ce sera peut-être pire. Mais faut-il renoncer au risque de perdre son âme ?

Sans doute qu’une grande Vendée spirituelle s’est levée dans les manifs de 2013 et dans les confins du Web. Elle n’est plus à l’Ouest géographique. Elle est au centre du jeu politique. Elle jaillit dans nos veines !

http://www.bvoltaire.fr/joriskarl/les-identitaires-ces-vendeens-modernes,31991?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=5e413f44c1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-5e413f44c1-30399893