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BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (18 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE.

18 Avr

*  L’espérance de vie en bonne santé stagne :

Les Européens vivent de plus en plus vieux, mais leur « espérance de vie en bonne santé » après 65 ans stagne depuis 2005, atteignant 8,8 ans pour les hommes et 8,6 ans pour les femmes, selon des chiffres rendus publics mercredi à Paris dans la revue Population et Sociétés (http://www.ined.fr/fr/publications/pop_soc/).

Alors que l’espérance de vie à 65 ans a augmenté de 1,3 an pour les hommes et de 1,2 an pour les femmes depuis 2005 dans les 27 pays de l’Union européenne, l’espérance de vie sans incapacité (EVSI), devenue un indicateur important des politiques européennes, n’a pratiquement pas bougé, augmentant de 0,2 an seulement pour les hommes et diminuant même de 0,2 an pour les femmes au cours de la même période.

« Cela signifie que les années de vie supplémentaires sont vécues avec des limitations d’activité« , explique Jean-Marie Robine, directeur de recherche à l’Inserm qui coordonne l’Action européenne conjointe sur les années de vie en bonne santé (EHLEIS).

La France reste la championne de « l’espérance de vie à 65 ans » (à savoir le nombre d’années à vivre pour une personne âgée de 65 ans), affichant 19,3 ans pour les hommes et 23,8 ans pour les femmes en 2011, contre 18 ans pour les hommes et 21,4 ans pour les femmes dans l’ensemble des pays de l’UE.

La France fait partie des pays où l’espérance de vie à 65 ans a le plus augmenté: 1,8 an pour les femmes et 1,6 an pour les hommes entre 2005 et 2011.

Mais comme dans le reste de l’Europe, l’espérance de vie en bonne santé a stagné en France entre 2005 et 2011, surtout en ce qui concerne les femmes (+0,3 an, considéré comme « non significatif ») , les hommes ayant pour leur part gagné 1,2 an, soit nettement plus que la moyenne européenne.

Des écarts importants, pouvant atteindre plus de 10 ans, subsistent entre les différents pays européens, selon des chiffres publiés en mars par Eurostat, l’office statistique de la Commission européenne. Les hommes lituaniens ont ainsi une espérance de vie à la naissance de 68 ans contre 79,9 ans pour leurs homologues suédois.

Des différences existent également en ce qui concerne l’espérance de vie en bonne santé qui va de 52 ans en Slovaquie pour les hommes qui naissent actuellement, à 71,1 ans en Suède (chez les femmes, les chiffres vont de 52 ans en Slovaquie à 70,7 ans à Malte).

À 65 ans, l’espérance de vie en bonne santé atteint encore 15 ans chez les femmes suédoises ou norvégiennes, mais tombe à 9,9 ans chez les femmes françaises et à 9 chez les femmes espagnoles dont les espérances de vie globales font partie des plus élevées d’Europe.

« C’est probablement dû au fait que les pays nordiques privilégient l’autonomie et favorisent plus l’indépendance des individus alors que les pays du sud réussissent à faire vivre leur population plus longtemps avec des incapacités ou des maladies chroniques » explique M. Robine.

Le cas le plus intéressant est celui du Danemark où l’espérance de vie à 65 ans chez les femmes est inférieure de près de 4 ans à celle des Françaises, alors que leur espérance de vie en bonne santé est supérieure de près de 3 ans.

Au chapitre des bonnes nouvelles, M. Robine cite un nouvel indicateur qui mesure les années de vie où les gens se perçoivent en bonne santé, qui a augmenté paradoxalement en Europe entre 2005 et 2011 (1,5 an pour hommes et 1,6 an pour les femmes), alors même que le nombre des personnes vivant avec des incapacités ou des maladies chroniques augmentait. Ce qui montre l’efficacité encore réelle des services de santé et de soins à la personne.

Mais pour combien de temps, quand on considère la vitesse à laquelle se dégrade la santé des plus pauvres dans les pays européens les plus frappés par la crise (vous serez particulièrement édifiés par un très récent article paru dans l’ International Herald Tribune et intitulé « Beaucoup d’enfants ont faim en Grèce« http://www.nytimes.com/2013/04/18/world/europe/more-children-in-greece-start-to-go-hungry.html?ref=global-home&_r=0 – ) ?

*  Dans la rubrique « Ils vous mentent » :

(Entretien avec Eric Verhaeghe, Mathieu Mucherie et Sophie Pedder )*

Non, la crise de l’euro n’est pas finie

  • Le président français a affirmait lundi 10 décembre 2012 : « la crise de la zone euro est « derrière nous ». A condition que nos créanciers continuent à acheter notre dette…

Eric Verhaeghe : Soyons clairs: l’euro est une monnaie en crise structurelle permanente. Pour une raison simple: les distorsions entre les pays de la zone euro ne sont pas mises sous contrôle par une politique budgétaire harmonisée. Tout le monde sait cela depuis les années 60 et l’invention de la théorie de la zone monétaire optimale. Selon cette théorie, une monnaie unique ne peut fonctionner que si elle s’accompagne d’une politique économique concertée sur l’ensemble de la zone de monnaie unique.

Quand on a créé l’euro, cette théorie était parfaitement connue et, pour le coup, les politiques ont fait semblant de ne pas savoir. Ils ont créé la monnaie unique en jurant que sa réussite n’exigeait pas une diminution de la souveraineté nationale en matière budgétaire. C’était un mensonge pur. Certains ont fait le pari que l’euro produirait de la croissance et que la question de l’harmonisation budgétaire ne se poserait pas immédiatement.

Mathieu Mucherie : La crise en zone euro ne peut que continuer tant que la terreur monétaire (des taux 300 points de base trop hauts pour nous et 600 points de base trop hauts pour les Espagnols) continuera, c’est-à-dire tant que la BCE indépendante n’aura pas été destituée d’une façon ou d’une autre.

En attendant, la dette privée et publique ne peut se réduire, compte tenu des pressions déflationnistes, le refrain est bien connu depuis Irving Fisher au moins. Au mieux ce sera la japonisation au Nord (mais la France fera-t-elle partie du Nord ?) et l’Argentinisation au Sud (mais sans le soja OGM et les matières premières pour amortir). Tous aux chaloupes, et bonne chance.

Sophie Pedder : François Hollande avait un problème : il semblait voir la crise en zone euro comme une petite crise de nature conjoncturelle à laquelle succéderait rapidement et facilement la croissance économique et les bénéfices qui y sont inhérents. En réalité, nous sommes parti pour des années et des années de croissance molle en Europe comme ce fut le cas pour le Japon. Nous ne sommes pas dans une situation conjoncturelle mais structurelle. La croissance semble faire son retour au niveau mondial, les pays émergents étant devenus les moteurs de celle-ci. Seule l’Europe est encore en récession et les politiques, surtout en France, n’ont pas encore trouvé de nouveaux moteurs de croissance internes pour l’avenir de notre pays.

Nous ne pouvons pas parler d’une crise bientôt finie puisque nous connaissons actuellement une véritable mutation structurelle de notre économie. La France doit miser sur le high-tech, l’innovation et le savoir. Nous ne pouvons plus attirer les investisseurs avec nos usines automobiles. Il nous faut le Google français de demain et plus globalement les entrepreneurs des secteurs d’avenir. Nous ne pouvons plus être dans le déni.

* Éric Verhaeghe est l’ancien Président de l’APEC (l’Association pour l’emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). 
Diplômé de l’ENA (promotion Copernic) et titulaire d’une maîtrise de philosophie et d’un DEA d’histoire à l’université Paris-I. 

* Mathieu Mucherie est économiste de marché sur Paris, et s’exprime ici à titre personnel.

* Sophie Pedder est Chef du bureau de The Economist à Paris depuis 2003.
Elle est l’auteur de Le déni français aux éditions JC Lattès.

* Souvenir, souvenir…

Il n’est pas inutile, en ces temps où règnent le mensonge, les turpitudes et l’incompétence, de rappeler le communiqué de presse de Harlem Désir et de Karine Berger, au nom du Parti socialiste, le 5 décembre 2012 :

 » Les attaques contre Jérôme Cahuzac sont inacceptables. Le combat politique n’autorise pas tout. Le Parti socialiste condamne fortement les attaques et les calomnies sans fondement à l’encontre de Jérôme

Cahuzac. C’est le combat du Ministre du Budget contre la fraude fiscale et pour la justice fiscale qui est ici visé par ses adversaires. Le Parti socialiste réaffirme tout son soutien à Jérôme Cahuzac pour le combat qu’il mène en faveur de la justice et de l’intérêt général. »

Mais ce n’est pas tout !

Après les aveux puis la fausse « confession » télévisuelle (BFM TV) de Jérôme Cahuzac, nombreux sont ceux parmi les journalistes qui critiquaient ou mettaient en doute les investigations de Mediapart qui, de peur d’être montrés du doigt, se réfugient frileusement derrière LE MENSONGE de l’ex-ministre. Allant même jusqu’à convoquer la fine fleur de la psychanalyse (comme Pascale Clark, sur France inter) pour nous expliquer, au cours de leurs sabbats médiatiques, les différences qui pourraient exister entre le mensonge, l’imposture et… »la part d’ombre » de chacun de nous ! C’est tellement facile, après.

Souvenez-vous quand même, par exemple, de Jean-Michel Aphati (RTL et Canal +) disant au Point: « Quelles sont leurs preuves ? Je m’interroge sur cette pratique du journalisme. Mediapart affirme que Cahuzac a transféré son compte à Singapour. Et on est obligé de les croire ? ». Ou encore sur son compte Twitter, en mars dernier: « Trois mois après l’enquête de Mediapart, nous ne savons toujours pas si Cahuzac a eu un compte en Suisse. C’est dire si l’enquête est bonne. » Mais on peut en citer d’autres, telle Cécile Casciano, de L’Express qui accusait Mediapart de « feuilletonner », c’est à dire de « mettre ne scène l’information en la découpant par épisodes, en gardant de nouveaux éléments sous le coude« . Ajoutant aussi: « Outre le supplice chinois que doit subir la personne mise en cause, ce procédé affaiblit, en l’étalant dans le temps, la force du scoop et peut, pour certains observateurs, porter atteinte à la crédibilité du média qui l’emploie. » Qu’en termes perfides ces choses-là sont dites…

Tous ces imposteurs nous montrant, en réalité, à la fois leur connivence initiale avec le pouvoir, genre « Touche pas à mon pote« , et leur lâcheté finale une fois que le pot aux roses a été découvert.

C’est à vomir…

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Signac , les couleurs de l’eau

29 mars – 2 juillet 2013

Dans le cadre de la seconde édition du festival Normandie Impressionniste consacrée au thème de l’eau, le musée des impressionnismes Giverny organise une exposition « Signac, les couleurs de l’eau ». 

Comme Claude Monet, Paul Signac a trouvé une source d’inspiration constante dans l’évocation de l’eau et de ses couleurs. 
Depuis les premières marines peintes sur le littoral normand avec une vigueur et une liberté impressionnistes jusqu’aux amples architectures portuaires aux couleurs vives d’après-guerre, la description de l’eau et du ciel offrirent à Signac un inépuisable prétexte à multiplier les variations chromatiques. 

L’exposition compte environ 130 œuvres, peintures, aquarelles et dessins. Elle est complétée par une riche section documentaire (photographies, publications et correspondances) présentée avec le concours des Archives Signac.

Paul Signac, Port-en-Bessin. Le Catel, 1884. Collection particulière

Organisée par le musée des impressionnismes  Giverny en collaboration avec le musée Fabre de Montpellier Agglomération.

Adresse : 99 Rue Claude Monet, 27620 Giverny
Téléphone :02 32 51 94 65
Le 18 avril 2013.
Jean-Yves Pons.

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (16/17 février 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

16 Fév

*  La paille et la poutre :

Nous présentions, dans notre Bulletin climatique du 14 février, les derniers résultats de l’Insee concernant la croissance de la France durant l’année 2012. Ces résultats s’avéraient catastrophique par rapport aux objectifs du gouvernement.

Avec une baisse de 0,3% au quatrième trimestre 2012, la croissance est finalement nulle pour l’ensemble de l’année. Mais, ce qui est encore plus inquiétant, si l’on peut dire, est le fait que neuf autres pays de la zone euro sont désormais « dans le rouge » sur le plan économique. Il faut en effet en déduire que nos échanges commerciaux avec ces pays vont davantage se dégrader dans les mois qui viennent, ce qui aggravera ainsi la situation déjà peu favorable de notre commerce extérieur.

Les neuf pays dans le rouge sont surtout méditerranéens. Le plus malade, la Grèce, a vu son PIB plonger de 6,5% l’an dernier. 2012 a été la 5eme année de récession pour les grecs. Aujourd’hui, la Grèce crée environ 20% de richesse en moins qu’il y a cinq ans.
Derrière la Grèce, le Portugal (-3,5%), l’Italie (- 2,7%), Chypre (-2,3%), la Slovénie (-2%) et l’Espagne (-1,4%).
Mais, des pays plus au nord sont également frappés sévèrement par la crise économique européenne : la Belgique, les Pays-Bas et la Finlande.

Seuls sept sont « dans le vert » mais de très peu.  L’Allemagne, poids-lourd de l’Europe, n’a gagné que 0,7 % de croissance en 2012 et elle a mal terminé l’année, avec une activité en contraction au dernier trimestre.

(Zone euro © Radio France Stéphanie Berlu-Vigné)

Nous avons encore aux oreilles les propos oh! combien lucides de François Hollande en décembre dernier: « La crise de la zone euro est derrière nous ! » Nous vous le rappelons régulièrement: vous pouvez leur faire confiance, nous somme dans de bonnes mains…

*  Géopolitique du Sahel :

Notre ami Aymeric Chauprade publie sur son blogue (blog.realpolitik.tv) une longue analyse en trois parties de la crise au Mali et dans les autres pays du Sahel. Elle mérite toute votre attention:

Aymeric-Chauprade« La bande Tchad/Niger/Mali/Sénégal doit rester sous contrôle sécuritaire français. Il en va des intérêts stratégiques de la France (hydrocarbures, uranium, or, et autres ressources) comme du maintien de son influence (la France conservera son intérêt aux yeux des Africains, à la condition de garantir à ceux-ci leur sécurité). Puissance francophone et historiquement liée à tous les États de la région (Afrique du Nord et Sahel), la France est légitime pour aider les pays de la zone à se débarrasser des groupes islamistes mafieux et à restaurer la stabilité. »

Partie 1 : Réalités géopolitiques

Partie 2 : Les intérêts de la France

Partie 3 : Les intérêts de la France…et des autres

*  Après la vache folle…

Glané sur le blogue d’Yves Daoudal (yvesdaoudal.hautetfort.com/):

« Elle s’appelle Delphine Batho. Il paraît qu’elle est ministre. De l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Ce matin, sur Canal Plus, on lui demande ce qu’elle pense de l’autorisation donnée par la Commission européenne de nourrir de nouveau les poissons d’élevage avec des farines animales. Réponse :

« J’avais pas vu cette autorisation ».

Sic.

Et quand on lui apprend que c’est une décision qui a été rendue publique la veille, elle ajoute :

« Bizarre, bizarre, oui, je vais regarder. »

Sic.

Non seulement elle ne savait pas, ce qui est le comble de l’incompétence pour un ministre, mais en outre  elle est incapable d’avoir la seule réaction, immédiate, qui s’impose pour quelqu’un qui prétend être en charge de l’écologie : c’est monstrueux de nourrir des poissons avec du bœuf, du porc et du poulet. Comme si on n’avait pas suffisamment vu le résultat avec la vache folle…

Faut dire que Delphine Batho était secrétaire du PS à la sécurité. Pas à la sécurité alimentaire, manifestement…

Peut-être aussi applique-t-elle à la lettre la consigne donnée hier par Harlem Désir, que « le PS doit être le parti le plus européen de France ». Donc on ne fait même pas attention aux décisions de la Commission européenne : elles sont très bonnes par principe…

Batho : un sommet d’incompétence et de nullité…

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Le terme d’enluminure désigne les ornements peints ou dessinés sur les manuscrits, textes écrits à la main. Sur une pleine page, une marge, une lettre, ils mettent le texte en lumière ; enluminure vient du latin illuminare qui signifie éclairer.

Les manuscrits enluminés les plus anciens remontent à l’Egypte pharaonique, on utilise du papyrus avec lequel on forme des rouleaux. A la fin de l’Antiquité on lui préfère le parchemin fabriqué à partir de peaux d’animaux. Plus résistant, il est assemblé en cahiers ou codex, ce qui permet d’écrire sur le recto et le verso de la page.

Le Moyen Age est la grande période de l’enluminure. Les manuscrits byzantins reprennent les codes de représentation développés dans l’art grec pour illustrer des textes religieux, c’est le cas du Psautier de Paris, orné au Xe siècle. En Occident, l’enluminure se développe d’abord au VIIe siècle en Irlande et en Angleterre. Les motifs forment des entrelacs géométriques inspirés par l’art celte. Cette production est associée à la création d’abbayes et de monastères qui possèdent des ateliers d’écriture, les scriptoria, où l’on fabrique les livres. La figuration se développe avec les manuscrits carolingiens puis romans, mais c’est surtout à l’époque gothique que l’enluminure prend son essor. L’espace, le modelé, deviennent de plus en plus naturalistes et les décors atteignent un degré de raffinement extrême.L’enluminure n’est plus réservée au domaine religieux et les manuscrits profanes se développent comme les Très riches heures du duc de Berry vers 1413-1416.

Mais peut-être pensiez-vous que cet art est d’un autre temps. Visible seulement dans les musées ou dans des salles des ventes ! Et bien vous vous trompez car il existe de merveilleux enlumineurs dans ce vingt-et-unième siècle désacralisé autant d’ailleurs que déshumanisé. Ils ont le courage de porter encore ce message de lumière et de nous en offrir les diverses expressions.

Jean-Yves Pons.Le 16 février 2013.