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Emmanuel Delhoume. La France face à la haine des chrétiens !

4 Sep

La France face à la haine des chrétiens !

L’actualité de ces dernières semaines est riche d’enseignements sur l’humanité ,la lâcheté, la trahison , etc Aujourd’hui encore la France vient de subir une tentative d’acte terroriste.

Un constat factuel doit être posé. les terroristes en France se revendiquent toujours et tous de la même religion. Cette religion que beaucoup viennent nous présenter comme une religion d’amour ne nous offre sur la planète entière que violence et mort !

Pour ma part je suis surpris de la naïveté du clergé catholique romain face à l’islam ,il suffit d’entendre les commentaires de curés dans les médias ou les représentants de la conférence épiscopale . c’est à vomir !

Que voyons nous ? Des chrétiens qui se font jeter à la mer car ils sont des chrétiens, un algérien musulman sur notre territoire qui voulait s’en prendre aux églises de Villejuif , je ne parle même pas des actes christianophobes quotidiens qui pour la plupart sont le fait de musulmans ici en France , des vexations là où les chrétiens sont minoritaires , j’ai reçu des témoignages de jeunes travailleurs dans domaine du bâtiment où ils subissent les railleries de leurs collègues musulmans majoritaires sur le chantier.

L’origine de cette persécution anti chrétienne en France trouve son origine pour une part dans l’attitude du pouvoir e en place en particulier dans l’attitude du Chef de l’Etat mais aussi du gouvernement et de nombreux parlementaires de gauche et de droite. Le mépris d’une grande partie monde politique pour les chrétiens est manifeste, il suffit de voir la dernière provocation de M Hollande choisissant un diplomate revendiquant son homosexualité pour être ambassadeur près Le Vatican, ou encore de se souvenir des propos de M Juppé contre Benoit XVI disant que « ce pape commençait à poser problème » mais aussi les lois diaboliques du gouvernement actuel contre La Famille traditionnelle ou en faveur de la Culture de mort .Ce même gouvernement qui protège les Femens . Oui en France depuis longtemps mais encore plus depuis 2012 il vaut mieux être un juif ou un musulman qu’un chrétien quand vous vous trouvez en face d’un politique même au niveau local départemental ou régional. La haine des chrétiens est aussi présente dans les médias il suffit d’écouter Ruquier pas plus que cinq minutes.

Idem dans les services publics , la dernière affaire en date entre la RATP et le groupe « Les prêtres »  en est une preuve flagrante avec le scandaleux Gérard Unger qui a pris la décision du refus , ami de Caroline Fourest la militante anti chrétienne proche des Femens que les médias nous vendent comme une journaliste experte . Non il ne fait pas bon être chrétien dans la République Française.

Comme vous le voyez la haine des chrétiens n’est pas le seul fait de certains musulmans , cette haine est présente au sommet de l’Etat ,très répandue dans les milieux politiques mais aussi les services publics et les médias, bien sûr la franc -maçonnerie est souvent pour ne pas dire toujours à la maneuvre.

La France est chrétienne depuis des siècles , seule la république est laïque . Il est urgent de prier pour la France mais aussi de se mobiliser pour une France chrétienne

http://emmanueldelhoumelelblog.over-blog.com/page/3

Caroline Fourest n’a – sans doute- pas été tuée par le ridicule.

2 Déc

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http://fn66.fr/2013/11/21/urgent-alerte-enlevement-de-caroline-fourest/

Homoparentalité : l’étude statistique censurée en France

15 Juin

L'EXAMEN DU TEXTE SUR LE MARIAGE GAY PIÉTINE EN COMMISSIONUne étude publiée par un sociologue américain démontre les effets de l’homoparentalité sur la psychologie des enfants privés d’altérité dans leur éducation et confrontés aux questions sur leur conception et leurs origines. Cette étude tenue secrète en France démontre, outre les problèmes de déséquilibre psychologique des enfants élevés par des couples homosexuels, que ces enfants sont en moyenne 10 fois plus victimes d’attouchements sexuels que les enfants ayant grandi dans leurs familles biologiques…

Le sociologue américain Mark Regnerus a publié un article dans le journal américain « Social Science Research, intitulé  « How different are the adult children of parents who have same-sex relationships? Findings from the New Family Structures Study » (A quel point les enfants devenus adultes de parents ayant eu une relation homosexuelle sont-ils différents ? Résultats de l’Étude sur les nouvelles structures familiales), qui dresse la bilan de la longue étude qu’il a menée sur 2988 personnes interrogées.

…….

Il est clair que les études sociologiques peuvent être controversées, mais pourquoi nous cacher celle là, alors que tous les défenseurs du mariage pour tous les homos, sans jamais rien citer, disent, l’air sûrs d’eux, que les premières études prouvent qu’il n’y a pas de différence éducative entre l’homoparentalité et la parenté « classique » ? Pourquoi personne ne parle tout haut de cet élément qui pourra certes être débattu mais qui ne peut qu’apporter des faits nouveaux aux discussions.

Qu’on montre toute les études et chacun se fera son idée, pourquoi laisser Caroline Fourest nous expliquer que les enfants de couples homosexuels sont en pleine forme sans mettre en doute cette vérité énoncée qui ne coule pourtant pas de source ?

http://24heuresactu.com/2013/01/23/homoparentalite-letude-statistique-censuree-en-france/

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (19 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

19 Avr

*  Huez les ministres !

Dans leur guérilla contre le gouvernement, les opposants au mariage gay se sont dotés d’une nouvelle arme: un drôle de collectif, baptisé « Huons nos ministres« . Créé fin mars, le groupe détaille sur les réseaux sociaux l’agenda des ministres et invite les adversaires du projet Taubira à leur réserver un comité d’accueil musclé, au doux son des sifflets.

Ce mystérieux collectif, dont l’identité des fondateurs reste inconnue, dispose de près de 800 mentions « j’aime » sur sa page Facebook, d’un site internet et compte plus de 1000 abonnés sur Twitter. Suffisant pour gêner les déplacements des membres du gouvernement ? Le groupe revendique en tout cas plusieurs actions, comme la perturbation d’un concert auquel assistait Manuel Valls salle Pleyel et « l’accueil bruyant » de  Caroline Fourest à Nantes ce samedi.

Après la Manif pour Tous, Civitas, le Printemps français… « Huons nos ministres » rejoint la galaxie des anti-mariage gay. Le collectif ne serait néanmoins pas une excroissance du mouvement lancé par Frigide Barjot, même s’ il ne cache pas son admiration pour cette dernière. « Sans La Manif Pour Tous, le paysage politique serait totalement différent en ce moment. Bravo pour leur saine révolte« , peut-on lire sur le site du collectif.

Le groupe s’inscrit ainsi dans la droite ligne de radicalisation des opposants au mariage pour tous, observée depuis la manifestation du 24 mars. A côté des grandes marches, se multiplient désormais les actions coup de poing contre ceux qui soutiennent le projet. Le récent réveil en fanfare de la sénatrice UDI  Chantal Jouhanno à son domicile en est l’illustration.

Le collectif se défend néanmoins de toute violence et appelle à des actions « dans le bruit mais le calme« .

En clair, une application à la lettre de son slogan : « Ils veulent nos voix: ils auront nos huées !« . Tout un programme…

*  Le logement, premier poste de dépenses des Français

Les Français dépensent en moyenne 633 euros par mois pour se loger et environ un tiers d’entre eux éprouvent des difficultés à s’acquitter de cette somme, selon une étude de l’institut OpinionWay pour l’établissement de crédit Sofinco publiée jeudi.

Le logement est le premier poste de dépenses des Français et cela ne devrait pas changer cette année. Les loyers ont certes plutôt tendance à baisser depuis le 1er janvier, de l’ordre de 0,8%, mais comme le marché de la location est saisonnier, cette baisse ne signifie en fait pas grand-chose. On s’attend véritablement, sur l’année 2013, encore à une augmentation globale de 1,5% des prix.

Les Français paient 16 euros de plus qu’en 2012, année pendant laquelle l’institut avait réalisé une enquête similaire. Ainsi, plus de la moitié des locataires interrogés (60%) estiment que leur budget logement est trop important. Alors que ce n’est le cas que de 25% des propriétaires.

Près d’un tiers (29%) des personnes interrogées disent en outre avoir des difficultés à s’acquitter de leur loyer ou de leur emprunt immobilier, un niveau comparable à l’année dernière.

Principale conséquence : les Français économisent sur d’autres postes de dépenses. La capacité d’épargne des Français s’en retrouve lourdement affectée pour plus de huit locataires sur dix (82%) et pour près de la moitié (47%) des propriétaires.

Autres domaines de consommation touchés, l’habillement pour 67% des locataires et 35% des propriétaires ou encore l’alimentaire (66% des locataires contre 34% des propriétaires).

Enfin, et c’est le résultat le plus inquiétant de cette étude : plus de la moitié des locataires interrogés (56%) rognent sur leurs dépenses de santé contre un tiers (31%) des propriétaires. Retenez bien cette information et rapprochez-là de ce que nous vous disions hier à propos de la stagnation de l’espérance de vie en bonne santé (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/04/18/bulletin-climatique-quotidien-18-avril-2013-de-la-republique-francaise/)

*  De « La corbeille » au « Pôle nord » !

Et si la drogue était en fait le point de départ de la crise financière ? L’idée peut paraître saugrenue et pourtant… Selon le professeur David Nutt, psychiatre, neuropsychopharmacologue qui a par ailleurs conseillé jusqu’en 2009 le gouvernement britannique sur les questions de drogue, c’est bien la drogue, et la cocaïne en particulier, qui a provoqué tous les problèmes économiques engendré par la crise.

Cette réflexion fait partie d’un dossier important dans le journal britannique The Independant et repris depuis dans The Guardian et The Sunday Times.

Et le professeur Nutt n’est pas le seul a mettre en évidence la consommation de cocaïne dans les milieux bancaires. Geraint Anderson ex-trader de la City, pointe lui aussi du doigt la consommation excessive de cocaïne chez les banquiers. Il soutient ainsi que Bernard Madoff, l’ex big boss de la finance et escroc notoire, avait un bureau surnommé, le Pôle Nord… une référence à l’excès de poudre blanche disponible !

Un autre médecin, le docteur Chris Look, de l’Hôpital de Cork, en Irlande, a étudié les effets de la « blanche » sur les banquiers et même des hommes politiques. Sa conclusion est sans appel : « Des figures importantes du monde financier ont pris des décisions irrationnelles sous l’effet de la cocaïne. Ils pensaient avoir raison à 110% ! Cela nous a amené au chaos actuel... »

La cocaïne, c’est bien connu, est une drogue qui a pour caractéristique (et c’est bien pour cela qu’elle est tant utilisée dans les mondes agités et interlopes de la finance, de la politique et des médias) de procurer une très grande confiance en soi, d’y ajouter une pointe d’arrogance, un soupçon d’avidité et un besoin irrépressible d’en faire toujours plus…au point d’en faire trop. Toutes choses qui leur permettent de parler de manière extrêmement convaincante de ce dont ils ne savent rien !

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Une passion française – La Collection Marlene et Spencer Hays

du 16 avril au 18 août Paris, au Musée d’Orsay

Marlene et Spencer Hays ont commencé à acheter des oeuvres d’art au début des années 1970. A l’instar de beaucoup de leurs concitoyens américains , ils s’intéressent d’abord à la peinture américaine de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, remportant leurs trophées au feu des enchères à New York et à Londres.
L’impressionnisme ayant atteint des prix insensés, ils élargissent le champ de leurs investigations découvrant les Nabis au début des années 1980. Ils tombent aussitôt sous le charme des compositions mystérieuses signées Bonnard, Maurice Denis, Ranson, Vuillard, réunissant une collection de première importance.

Promenade, 1892 – Louis Anquetin © Droits réservés – 2013

La collection comprend un ensemble important de tableaux et de dessins représentant le Paris du XIXe siècle et de la Belle-Epoque. Les Hays aiment retrouver le souvenir de leurs promenades sur le pavé parisien ou dans le Jardin des Tuileries dans des oeuvres du siècle passé accrochées sur leurs murs.
Le Paris fin-de-siècle avec ses rues animées, ses cafés et ses théâtres si justement décrits parAnquetin, Forain, Goeneutte, Steinlen, les attirent. Les personnages de ces compositions offrent une typologie du boulevard parisien avec ses bourgeois, ses midinettes, ses flâneurs, ses types interlopes et ses vieux métiers. Les lampadaires du mythique caféconcert des Champs-Elysées, Le Jardin de Paris peint par Bonnard en 1896, éclairent avec subtilité une foule en quête de plaisirs nocturnes.

Une toile de Fernand Pelez, Grimaces et Misère, les saltimbanques, première pensée pour un tableau monumental conservé au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, est l’un des fleurons de la collection. Succès du Salon de 1888, cette parade de cirque mélancolique illustre la grâce équivoque de la misère urbaine derrière la magie du spectacle.
Spencer Hays, qui est passionné de dessin, possède plusieurs centaines de feuilles dont des raretés de l’Ecole de Pont-Aven et des Nabis, collectées depuis plus de trente ans. Parmi celles-ci, se trouve une étude préparatoire grandeur nature pour un panneau du Paravent des nourrices, frise de fiacres, oeuvre de jeunesse de Bonnard, accompagnée d’une esquisse de l’ensemble en format réduit.

Café dans le Bois, dit aussi Jardin de Paris,1896 – Bonnard Pierre© ADAGP, Paris – 2013

Les Hays apprécient la spontanéité du dessin, sa capacité à créer l’émotion avec des moyens réduits et un support fragile, papier ou carton. Ils ont un penchant pour les oeuvres singulières, comme lesprojets d’affiches et de partitions illustrées, réalisés à l’aquarelle par Bonnard, ou encore l’étude pour la couverture de la revue mensuelle, L’Image, par Toulouse-Lautrec.
Vuillard est à leurs yeux l’artiste le plus doué pour restituer une atmosphère intimiste et faire entrer le spectateur à l’intérieur de la vie de ses personnages comme les acteurs sur la scène. Au temps où il était régisseur du théâtre de l’OEuvre, il réalisa de nombreux portraits d’acteurs dans leur numéro dont l’inoubliable Biana Duhamel dans le rôle de Miss Helyett.

Dans les années 1990, Les Hays s‘intéressent à Fantin-Latour, séduits par la sensualité de sa touche et la vérité des textures de ses natures mortes. Héritier d’un métier classique proche de Chardin, le peintre évolue vers la modernité au contact de Manet. Sa Tranche de melon sur fond noir, qui est le portrait d’un fruit, dialogue harmonieusement avec celui de l’artiste par lui-même.
Une place d’honneur est réservée dans la salle-à-manger de l’appartement des Hays à New York auHomard peint par Caillebotte en 1883. Présenté directement sur le marbre d’une table, il figure comme une allégorie du goût, une ode à la gourmandise simple et raffinée que partagent Français et Américains pour ce crustacé.

La beauté stupéfiante du Petit déjeuner après le bain de Degas, accueille le visiteur dans le vestibule de l’appartement des Hays à New York. L’artiste a réalisé plusieurs variantes de cette scène matinale confrontant maîtresse et servante dans l’intimité de l’heure du bain. Cette complicité avec le modèle transfiguré par l’éclat du pastel, se retrouve dans deux autres dessins de Degas, Danseuse se coiffant et Femme s’épongeant le dos, qui illustrent des thèmes favoris de l’artiste

Cette intimité se retrouve dans les oeuvres graphiques d’un peintre impressionniste belge, Georges Lemmen(1865- 1916), influencé par Degas et Toulouse-Lautrec, qui s’orienta vers le symbolisme tout en adoptant une technique pointilliste. Ses portraits de femmes dans un intérieur expriment une certaine mélancolie présente également dans La Couseuse de Manet penchée dans son ouvrage.
Plusieurs tableaux et pastels de la collection Hays représentent des assemblées d’hommes et de femmes, des portraits isolés dans des parcs et des intérieurs bourgeois. Ces personnages appartiennent à l’aristocratie ou à la bourgeoisie fortunée de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Une grande attention est portée à l’élégance de leur tenue, à la prestance de leur pose, à la beauté de l’environnement qui exprime l’essence même de cette société, où les modèles apparaissent souvent absorbés dans leurs pensées.

L’Atelier de Corot (Jeune femme en robe rose, assise devant un

chevalet et tenant une mandoline) © Droits réservés – 2013

Au début des années 1980, les Hays sont attirés par les tableaux de Bonnard, Maurice Denis, Ranson, Vuillard dont la peinture traduit les arcanes de la pensée, la vibration des sentiments et la complexité des rapports humains. Le groupe des Nabis s’est constitué cent ans plus tôt pour défendre un art symboliste et décoratif en opposition à une imitation de la réalité à travers des formules toutes faites. Les Nabis inventent un nouveau langage esthétique permettant de donner un équivalent du réel et de suggérer la spiritualité, la poésie ou le rêve à l’aide de lignes sinueuses, d’aplats de couleur, d’oppositions d’ombre et de lumière, de perspectives réduites à deux dimensions.
Leurs compositions sont parfois difficiles à décrypter au premier coup d’oeil. Ce mystère plaît aux Hays qui achètent des toiles exceptionnelles, comme le septième panneau des Jardins publics de Vuillard, dont le musée d’Orsay conserve cinq autres compositions sur neuf. Les Fillettes se promenant, représentant deux apprenties de l’atelier de couture de la mère de Vuillard dans le Jardin des Tuileries, rejoint leur collection en 2008. Elles sont toujours aujourd’hui l’une de leurs toiles favorites.

Un paravent japonisant, oeuvre majeure de jeunesse de Bonnard, avait été démantelé avant d’être réuni et acheté par les collectionneurs qui possèdent également des panneaux décoratifs de Maurice DenisLe Printemps et L’Automne conçus pour la salle-à-manger du directeur de La Dépêche de Toulouse, Arthur Huc, ami et soutien des Nabis dès la première heure.
Deux compositions magistrales de RedonLa Fleur rouge – ayant appartenu à Maurice Denis – et Vase de fleurs et profil, complètent cet ensemble symboliste et nabi qui vient de s’enrichir de deux nouvelles acquisitions : Le Goûter au Pouldu de Maurice Denis et Les Lavandières de Maillol L’art français du début du XXe siècle séduit les Hays par ses couleurs intenses qui constituent une ode à la vie. Le rouge de la cape d’Arlequin à la guitare de Derain, le carmin des bas du modèle aux babouches jaunes de Marquet, les fleurs des broderies d’un portrait de femme par Matisse vibrent d’une sensualité que l’on retrouve dans les formes pleines de L’Eté de Maillol, un bronze réalisé en 1911 du vivant de l’artiste. La féminité triomphante de l’allégorie contraste avec l’attitude recroquevillée de la Petite Eve conçue par Rodin pour La Porte de l’Enfer. Dina Vierny qui posa pour la plupart des sculptures de Maillol est également le modèle d’une série de nus exécutés à la sanguine qui sont présentés dans la dernière salle de l’exposition.

Paravent à trois feuilles avec grue, faisans et oiseaux, canards et

papillons, 1889 – Pierre Bonnard© ADAGP, Paris – 2013

Refusant de s’enfermer dans une histoire linéaire de l’art, les Hays privilégient les regards croisés et les dialogues entre les artistes. En 2001, ils achètent le Portrait de Soutine par Modigliani peint sur une porte dans l’appartement du marchand Léopold Sborowski (1889-1932). Ce portrait réalisé en une séance constitue le témoignage émouvant d’un artiste fragile et misérable au temps de la bohème à Montparnasse.
Pour abriter ces trésors, les Hays ont construit à Nashville une grande demeure sur le modèle d’un hôtel particulier de la rue de Grenelle à Paris, l’hôtel de Noirmoutier, meublée d’antiquités du XVIIIe siècle. Dans leur appartement newyorkais, décoré par Renzo Mongiardino (1916-1998), les tableaux s’harmonisent aussi avec du mobilier précieux, comme un ensemble de sièges conçu par Paul Follot dans les années 1920.
Peintures, sculptures, dessins, livres rares ont envahi toutes les pièces de ces résidences. Pendant quelques mois, les Hays ont accepté de dégarnir leurs murs afin de permettre aux visiteurs du musée d’Orsay de découvrir des chefsd’oeuvre de l’art français revenus pour quelques mois dans le pays où ils ont été créés.

Commissariat

Guy Cogeval, président des musées d’Orsay et de l’Orangerie, et Isabelle Cahn, conservateur au musée d’Orsay

Publication

Catalogue d’exposition

La collection Marlene et Spencer Hays. Une passion française
Musée d’Orsay / Skira Flammarion

40 €

Adresse
62, rue de Lille                                                                                                                                                                                                                                                                                         75007 Paris
Tél. 01 40 49 48 14

Le 19 avril 2013.

Jean-Yves Pons