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Paul Turbier CJA. Il y a peut-être un roi d’Espagne, mais il n’y a pas de monarchie là-bas.

9 Oct

Il y a peut-être un roi d’Espagne, mais il n’y a pas de monarchie là-bas. Pour preuve ledit roi s’en réfère à la sacro-sainte démocratie (totalitaire).

Pourquoi attendre qu’il se comporte comme un roi puisqu’il n’en est pas un, même pas sacré a fortiori.

C’est Bruxelles et George Soros* qui décident si l’Espagne restera unie ou pas, lui c’est juste le mari cocufié de partout qui montre son mécontentement à la télé pour faire des menaces.
* George Soros finance l’indépendantisme catalan   http://www.voltairenet.org/article198083.html
L’Europe est lamentable. Des couards et des hystériques.
L’on peut toujours critiquer l’usage de la force, mais croyez-vous que les gentils catalans démocrates auraient remballés leur brindzingue avec « un s’il vous plait » ?
Philippe est tombé dans un piège grossier et quoiqu’il fasse il l’aura dans le baba.
Déjà sur internet circulent des cartes de la catalogne étendue à sa partie française et au Pays basque. Cela étant dit, je ne crois pas ces français du sud, suffisamment  politisés pour demander leur autonomie, et pas suffisamment courageux pour suivre l’élan de leurs cousins espingouins. C’est-à-dire qu’ils sont encore français…
L’Italie du Nord va sans doute se réveiller sans trop tarder, et in fine Marseille. sic
Lorsque tous les européens partagent le même quotidien sordide, s’habillent pareil, bouffent pareil, se divertissent pareil, pensent pareil, il n’est peut-être pas si étonnant que ça que d’aucun veulent se distinguer du lot. Surtout si en haut on les y encourage.
L’UE a plus ou moins fait son travail, plus de guerre en Europe, donc plus besoin de nation, les équipes de foute et le sport canalisant les derniers écueils de chauvinerie populaire, dans un spectacle puant le fric, qui fait rêver ses pauvres hères.
Les nations n’ont plus besoin d’être, l’église n’est ni ferment, ni lien entre les divers composants, le soufflé, se dégonfle de lui-même.
Par contre pour reconstruire quoique ce soit après, il faudra beaucoup plus de temps, si d’aucuns jugent encore cela nécessaire.

Paul Turbier CJA n’a pas retrouvé en Felipe VI d’Espagne les qualités de son père Juan Carlos.

8 Oct

Le Roi Philippe d’Espagne est intervenu dans l’affaire catalane et le moins que je puisse dire, est que son intervention m’a beaucoup déçu. Il est descendu dans la mêlée alors que j’attendais qu’il la survole. En effet , aucune des deux parties en présence n’a les braies propres, les catalans par leurs exigences, le gouvernement par son intervention musclée.

Il est clair que Philippe tient à la conservation du royaume dans son intégrité ce qui est de son devoir sinon de son pouvoir, mais sa position alignée sur celle du gouvernement « démocratique »  ne risque pas de réaliser ses voeux.  Comment feu Albert II a-t-il réussi à maintenir l’unité belge malgré les tensions Flamands/Wallons ? en montrant aux deux camps qu’il les aime ( Louis XIV parlait très affectueusement de « ses peuples » ). Albert était très populaire en pays flamand, parlait parfaitement la langue du coin (merci Beaudoin) et se gardait bien de montrer une préférence entre les uns et les autres. Le Roi d’Espagne aurait-il pu parler le catalan des rues pour passer un message fort qui aurait dit au gens  » je vous aime « . Au lieu de cela, il leur dit « Vos gueules ! A la niche ». C’est l’huile sur le feu.

Paul Turbier, CJA.

La chaine Catalane TV3 n’a pas diffusé le discours de Noël du roi Juan Carlos Ier

26 Déc

Mardi soir 24 décembre 2013 , le roi Juan Carlos d’Espagne s’est exprimé à la télévision lors de son traditionnel discours de Noël. Mais la chaîne catalane TV3 ne l’a pas diffusé. Une première depuis le rétablissement de la monarchie.

Officiellement, il n’a pas été retransmis en raison d’une grève menée par les employés contre une réduction des coûts et l’externalisation de certaines activités de production. Un référendum polémique en toile de fond Début décembre, Artur Mas, président de la Catalogne, a annoncé son intention d’organiser un référendum sur l’autodétermination de la région le 9 novembre 2014. De son côté, Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol, estime que le projet est « hors de toute discussion et de toute négociation ».

Le sujet n’a pas été évoqué par le roi au cours de son allocation alors que celui-ci a invité ses concitoyens à davantage s’unir en période de crise. « L’Espagne est un grand pays, qui mérite que l’on se batte pour lui » a déclaré le roi Juan Carlos.

http://www.lesoir.be/388209/article/actualite/monde/2013-12-25/espagne-discours-du-roi-juan-carlos-zappe-par-television-catalane

Origine de l’information. Conférence Monarchiste Internationale (CMI)                                                                           https://www.facebook.com/groups/7958684901/permalink/10151961579444902/

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (11 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

11 Avr

*  M. Pierre Bergé nous donne encore la nausée :

Un encart publicitaire, en pleine page, signé « La manif pour tous« , pour demander aux sénateurs « le rejet du texte » ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. Voilà ce qu’on pu découvrir les lecteurs duMonde, en page 11 de l’édition datée de jeudi, parue mercredi soir. Le texte appelle au refus du « mariage pour tous« , désigné comme le « choc de démocratie que tout le pays attend« .

Cette incursion des opposants au mariage pour tous n’a pas plu à Pierre Bergé, président du conseil de surveillance du Monde et par ailleurs connu pour son engagement en faveur de la cause homosexuelle. L’homme d’affaires, par l’intermédiaire de son compte Twitter, s’est révolté à trois reprises (à l’heure du goûter !) contre la parution de cet encart.

profondément scandalisé que le journal  ait publié une publicité pour  contraire aux valeurs de ce journal. 1/2

  j’ai demandé des explications à Louis Dreyfus. A suivre. 2/2

 
Pierre Bergé devrait donc demander des explications à Louis Dreyfus, président du directoire du Monde. Mais l’affaire pourrait aller plus loin : dans un troisième tweet publié quelques minutes plus tard, le président du conseil de surveillance menace à demi-mot les responsables de la parution de cette publicité de sanction, les qualifiant de « pas dignes de travailler dans ce journal« , et terminant par un « A suivre« .

Cette pub dans  est tout simplement une honte et ceux qui l’ont acceptée ne sont pas dignes de travailler dans ce journal. À suivre.

Nous lui dédions cette maxime , en espérant qu’il sache encore lire la langue de Shakespeare :

*  Après les bandits de grands chemins du RER, les pilleurs du musée du Louvre :

Le Louvre a été fermé mercredi quand ses agents ont cessé le travail pour protester contre la recrudescence d’agressions par des pickpockets, une première pour le plus grand musée du monde.

Le musée rouvrira jeudi, la direction ayant promis des mesures (on aimerait savoir lesquelles), mais cette action reste un coup dur pour l’image touristique de Paris, déjà mise à mal par l’inquiétude des autorités chinoises face aux agressions de leurs ressortissants. Il est vrai que notre belle capitale est depuis trop longtemps, mise en coupe réglée par des bandes de malfaiteurs issue des pays de l’est européen ou des Balkans et entrés dans notre pays grâce aux bienfaits de l’Union européenne. Les mêmes qui subtilisent vos bijoux et vos sacs à main dans le métro ou pillent vos domiciles. Les mêmes encore qui ont rendue particulièrement florissante la prostitution dans les bois péri-urbains…

L’arrêt de travail spontané des agents faisait suite à leur « ras-le-bol ». Ils « sont, eux-mêmes, de plus en plus victimes d’agressions, crachats, menaces, coups et insultes de la part de voleurs en bandes, souvent mineurs, qui dérobent les visiteurs et que rien n’arrête« , dénoncent les syndicats (CGT, FO, SUD).

Ces voleurs, ont témoigné plusieurs agents, sont souvent des mineurs d’Europe de l’Est qui entrent dans le musée (gratuit pour les moins de 26 ans) « à 20 ou 30 » et parfois des adultes, qui bien qu’arrêtés par la police, recommencent à sévir quelques jours plus tard, après qu’ils aient été libérés par la justice.

A la préfecture de police de Paris, on se dit conscient du problème et on relève une recrudescence du phénomène depuis début mars (de quelle année ?…). Mercredi, le commissaire de l’arrondissement a assisté à un Comité d’hygiène et de sécurité au musée, promettant un renforcement « des dispositifs de sécurité dans l’enceinte et aux abords » du musée dans les jours à venir, avec des policiers en tenue et en civil.

Dès mercredi, une opération a été menée, conduisant à onze interpellations, nous dit-on sans rire ! « Ce type d’opération va s’intensifier » (on peut les croire), prévient-on à la préfecture de police, insistant également sur le travail d’enquête mené pour tenter de démanteler les réseaux.

Selon Mme Guyader (Syndicat SUD, la même qui prêche pour la « libre circulation des individus et l’accueil des immigrés clandestins« ), les agents « viennent parfois la peur au ventre au travail« . Plusieurs ont fait état de « visiteurs dévalisés qui se retrouvent sans papiers , déboussolés, dont les agents doivent s’occuper auprès des instances consulaires afin de les aider, ce qui n’est pas leur mission« .

« Il y a toujours eu des pickpockets au Louvre et dans les endroits touristiques du centre de Paris mais depuis un an et demi , ils sont de plus en plus violents, en bandes et leur mode opératoire est rodé. Rien ne les arrête« , a déploré Sophie Aguirre, agent de surveillance dans l’espace muséographique et syndicaliste à SUD.

Selon la direction du Louvre qui s’est dite « très préoccupée » (on le serait à moins. Mais qu’en pensent les visiteurs du musée ?) et a porté plainte elle-même en décembre auprès du parquet de Paris, « 200 agents ont exercé leur droit de retrait » sur le millier qui travaillent au total dans le musée et les 470 présents en moyenne quotidiennement.

Mercredi soir, cependant, les syndicats ont estimé avoir obtenu l’engagement de la direction que des mesures seraient prises dès jeudi et ont décidé de reprendre le travail, a expliqué à l’AFP Christelle Guyader, représentante du syndicat SUD.

Outre l’action policière, les effectifs à l’intérieur du musée devraient être réorganisés tandis que l’entrée sera interdite aux personnes identifiées comme des pickpockets par ses agents. (La Halde ne va pas tarder à monter au créneau !)

Un groupe de travail sur les agressions, que l’administrateur général du Louvre s’est engagé à piloter, sera également mis en place.

« Nous seront vigilants sur la mise en place effective de ces mesures« , a ajouté Mme Guyader (la raison lui viendrait-elle enfin ?)

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti devait contacter son homologue de l’Intérieur, Manuel Valls « afin de mettre en place un dispositif de sécurité adapté à cette situation inacceptable et des moyens policiers supplémentaires à l’extérieur du musée« , selon son ministère.

Elle s’est aussi engagée à « sensibiliser le ministère de la Justice au sujet des plaintes » déposées par les agents et les visiteurs, nombreuses à être « classées sans suite« , selon plusieurs agents.

Alors là, on éclate de rire !

*  L’acier lorrain…est mort !

Malgré l’annonce que l’on peut lire sur le caque de cet ouvrier de Florange, un comité central d’entreprise doit entériner ce jeudi la mort des hauts de fourneaux de l’usine ArcelorMittal. Une mort programmée qui intervient après une série de rebondissements: à l’automne le gouvernement avait notamment évoqué une nationalisation temporaire, puis un possible repreneur, avant de faire marche arrière. Aujourd’hui, les métallos de Florange sont désabusés, ils ne croient plus en la parole des politiques.

Cet arrêt definitif des hauts fourneaux n’a rien d’une surprise . C’est ce qui était prévu dans l’accord signé le 30 novembre dernier entre le gouvernement et ArcelorMittal. Malgré prés de deux ans de lutte et de mobilisation pour la sauvegarde des derniers hauts fourneaux de Lorraine.

Aujourd’hui, les salariés font part de leur amertume. Ils se sentent trahis. « Et même plus que trahis« , s’énerve un ancien des hauts fourneaux. Un autre renchérit : « ça me fait mal toutes ses promesses non tenues par un gouvernement de gauche, enfin qui se dit de gauche« . Un troisième conclut : « à droite comme à gauche, les politiques, c’est tous des menteurs« .

Et si la déception est si grande, c’est qu’à Florange on se souvient trés bien des promesses non tenues. Celles de Nicolas Sarkozy d’abord, qui s’etait engagé a maintenir l’acierie voisine de Gandrage, que Mittal a finalement fermé en 2009.

Les métallos n’ont pas oublié non plus que Francois Hollande (peut-être hanté par l’image de Lionel Jospin avouant à propos d’une fermeture d’usine que l’Etat ne peut pas tout) a fait de Florange LE symbole fort de sa campagne.

Le 24 fevrier dernier, juché sur une camionnette, le candidat socialiste à la présidence était venu dire sa détermination aux salariés. Le chef de l’Etat avait alors promis rapidement une loi sur la reprise des sites rentables. Plusieurs fois repoussée, elle doit finalement être examinée avant l’été.

«  Je viens devant vous prendre des engagements. Je ne veux pas me retrouver dans la situation d’être élu un jour sur une promesse et ensuite, ne pas revenir parce qu’elle n’aurait pas été tenue », affirmait il y a tout juste un an François Hollande. Il n’ y a rien pour l’instant dans le dossier Florange qui pourrait permettre une visite triomphale du chef de l’Etat.  Photo archives RL/Julio PELAEZ

Mais ce que les métallos n’arrivent surtout pas à digérer ce sont les rebondissements de l’automne dernier, cette hypothèse de la nationalisation temporaire, à laquelle les salariés se sont accrochés et que l’executif a finalement ecarté.

C’est cet espoir déçu que Lionel Burriello, le délégué CGT de Florange ne pardonne pas à Francois Hollande : « C‘est lui qui est venu nous voir, c’est lui qui nous a fait espérer. Pour quoi au final ? Un copié collé de la politique de Nicolas Sarkozy. En signant l’accord avec Mittal, Hollande est complice de la fermeture de nos hauts fourneaux« .

Le FN a lui bien saisi le profit qu’il pouvait tirer de l’espoir deçu des « Florange ». Un candidat Front National est déja en lice pour les municipales de l’année prochaine.

Il y a trois semaines, Marion Maréchal Le Pen, la toute jeune députée FN du Vaucluse, a fait le déplacement jusqu’en Lorraine pour une opération de tractage au pied des hauts fourneaux. Pas de quoi réjouir Philippe Tarillon, le maire socialiste de Florange.

Quoiqu’il en soit, Edouard Martin, le delégué CFDT, qui a été le meneur du combat des Florange, entend bien pousser Francois Hollande à veiller au respect de l’accord signé avec Mittal et à, dit-il, « solder le dossier Florange« .

Sait-il seulement que nous sommes passés, entre 1981 et 2012, de  » La force tranquille «  de François Mitterrand à  » La farce peinarde «  de François Hollande !

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Quand La Voix de la Russie s’intéresse à la royauté en France

Nous proposons à nos lecteurs des extraits d’un entretien accordé par le professeur Olivier Tournafond (lire aussi notre précédent article : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/03/26/loriginalite-de-la-pensee-royaliste/ ) à un important organe de presse russe, La Voix de la Russie http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/74538918/110162908.html à propos d’une éventuelle réinstauration de la monarchie en France.

La monarchie sauverait-elle la France ?

A un moment donné la monarchie semblait être vouée aux oubliettes en France. Elle n’existait qu’à travers les livres d’histoire où l’auréole des temps jadis resplendissait dans les grands agissements des aïeux. Pour ceux qui sont âgés de plus de 30 ans, on se souvient encore de Du Guesclin ou de Charles Martel, ou encore de l’époque glorieuse de Louis XIV. Certains d’entre nous savent qu’à l’échafaud le dernier Bourbon a demandé à son bourreau des nouvelles du marquis de La Pérouse. La monarchie française a su féconder le monde, car bien que banni par ses égaux, le Marquis de Lafayette, noble français par excellence, sut contribuer à l’éclosion des Etats-Unis. En un sens, la monarchie incarnait et incarne toujours d’ailleurs le règne personnalisé d’un être humain face à la démocratie, système bureaucratique privé de toute humanité qui, selon Bertrand de Jouvenel, grand politologue français, rendit les impôts beaucoup plus lourds et enfanta le vingtième siècle avec toutes ses horreurs indicibles.

Nous en avons discuté avec Olivier Tournafond, monarchiste et fier de l’être, Professeur de droit à Paris, qui a bien voulu se pencher avec nous sur une analyse approfondie des deux modèles sociétaux, à savoir la démocratie et la monarchie, cette dernière pouvant revêtir d’ailleurs des formes assez diverses.

LVDLR. Que pensez-vous de la mise aux enchères du sang séché du dernier Roi de France ?

Olivier Tournafond. Je pense qu’il y a d’une part une volonté de sensationnel et même peut être de spéculation. Je crois que s’il y avait à vendre du sang séché de Lénine ou d’Hitler, cela attirerait également des investisseurs ! Les autographes, les costumes et même les mèches de cheveux sont autant des souvenirs historiques. Mais il y a également un autre sentiment qui s’y trouve mêlé : les gens ont l’impression de prendre possession d’une relique, d’un objet exceptionnel comme le Saint-Suaire qui ouvre sur une autre dimension, celle d’un passé terriblement chargé en drames qu’est la Révolution française. Donc les deux sont intrinsèquement mêlés et, à mon sens et ils expliquent le succès de telles ventes. Cela étant la question est de savoir si l’on doit autoriser ou non ces mises aux enchères d’objets sacrés et symboliques ? Le débat est ouvert.

LVDLR. Le fait sociologique est bien là : les gens s’intéressent aux reliques. Ce qui prouve l’intérêt toujours vivant du commun des mortels à l’égard de la monarchie même si ce sentiment révèle un caractère tant soit peu sacrilège. Que ce soit en France ou en Russie…

 En effet ! Je constate que les sentiments des peuples, russe, français, ou encore européens sont des sentiments mêlés et parfois paradoxaux. Pendant 200 ans, on leur a dit sans discontinuer que la démocratie allait assurer leur bonheur. Cela a été un peu la même chose avec la propagande en faveur de l’Union Européenne et de l’Euros qui devaient eux aussi assurer la prospérité du continent. Et aujourd’hui les gens déchantent ! Qu’il soit démocratique ou européen, ils voient bien que ce système est en grande difficulté. Et ils sont amèrement déçus car ils s’aperçoivent qu’ils n’ont rien gagné du tout et qu’ils ont en outre perdu la dimension sacrée de la fonction politique avec la chute des monarchies. Des sondages réalisés ils y a quelques années démontraient qu’environ 20% de Français éprouvaient une grande sympathie pour la royauté et ne désapprouveraient pas le retour à une monarchie constitutionnelle en France. C’est un chiffre considérable, car 20% correspond à l’audience électorale de grands partis politiques comme l’UMP, le PS ou le FN.

La monarchie peut d’ailleurs revêtir une infinité de formes.

Il existe d’abord les monarchies absolues où le monarque règne sans partage. Certains Etats sont encore gouvernés de cette manière, à ne citer que l’Arabie Saoudite. Malgré son caractère féodal marqué, ce système reste finalement efficace de nos jours. On notera que lors des printemps arabes, les monarchies du Golf ont su résister en jugulant l’insurrection tandis que l’on assistait à la mort des dictatures laïques, pourtant sanguinaires…

Il faut d’ailleurs nuancer. Dans la monarchie absolue qui fut le système politique de la France à l’âge classique et notamment sous le règne de Louis XIV, le roi ne rend pas de comptes à un quelconque parlement. Mais « absolu» n’est pas synonyme de « despotique ». Ce terme signifie seulement « libre de tout lien » ce qui ne veut pas dire « tyrannique ». Le roi de France n’aurait pas eu le pouvoir de marier des personnes du même sexe ou de prélever des impôts confiscatoires…

A l’autre opposé on trouve la monarchie constitutionnelle qui n’est rien d’autre qu’une démocratie couronnée. A titre d’exemple on peut citer le Royaume-Uni, les pays scandinaves, l’Espagne, la Belgique. Dans ce système le roi règne mais ne gouverne pas. Il se contente d’assurer la continuité de l’Etat et la fonction symbolique attachée à la Couronne. C’est une monarchie diminuée mais qui a tout de même le mérite d’exister car elle assure l’unité de la nation. Que serait la Grande Bretagne sans sa Reine. Que seraient devenus les belges sans leur roi ? La Belgique serait-elle restée un havre de sécurité pour les riches contribuables ?

Et entre ces deux modèles opposés il existe une infinité de situations intermédiaires. Des régimes mixtes qu’on peut appeler « monarchies statutaires » ou encore « monarchies institutionnelles », dans lesquelles le pouvoir du roi est réel mais partagé. On en a vu beaucoup d’exemples au XIXeme Siècle et jusqu’à la guerre de 1914. Par exemple en France la Restauration ou le Second Empire correspondent à ce modèle ; le pouvoir appartenait pour partie au Parlement et pour partie au souverain. L’empire des Habsbourg en est un autre illustration remarquable, tout comme l’Empire allemand crée par Bismarck. Dans ces Etats on pratiquait le suffrage universel et la protection sociale ! Actuellement il y a un minuscule Etat en Europe, la Principauté de Lichtenstein, qui continue à fonctionner selon ce modèle. La souveraineté politique appartient conjointement au Prince et au Peuple. Le Prince dispose de la direction politique et d’un droit de veto ; il peut aussi provoquer des référendums. Le peuple de son côté peut s’adresser au Prince pour provoquer une votation exactement comme en Suisse. Et ce système d’alliance du Prince et du Peuple s’avère efficace car ces dernières années il a permis de tenir en échec les puissantes oligarchies parlementaires et financières qui souhaitaient avoir les coudées franches…

Je ne vous cache pas que ce système est celui qui a ma préférence. C’est en quelque sorte la monarchie tempérée par la démocratie directe. L’alliance de l’autorité légitime et du consentement populaire…

La monarchie est un système politique et social qui obéit à une logique tout à fait différente de la logique démocratique. Le régime démocratique, et on le voit bien dans notre système républicain, fonctionne suivant les règles de la logique formelle, c’est à dire des exclusions et oppositions. Il faut toujours choisir : droite ou gauche, Peuple ou Roi, salarié ou patron, progrès ou réaction, hommes ou femmes, riches ou pauvres, etc… C’est un système réducteur, frustrant et à terme intrinsèquement violent. Par contre le régime monarchique est un système de logique paradoxale, d’union des contraires en quelque sorte. Le roi règne, dirige le jeu politique et peut prendre des décisions propres. Mais en même temps il peut laisser au peuple de très grands espaces de liberté et mettre en place des mécanismes d’autogestion. On a découvert, par exemple, que sous la Monarchie Française, dans le sud-est et du côté du Dauphiné, il existait un territoire appelé « la République des Escartons » qui fonctionnait en démocratie directe à la manière des cantons suisses. La population gérait son territoire, votait les impôts, élisait ses représentants. Les rois de France ne remirent jamais en cause ces libertés qui étaient assimilées à des privilèges et qui étaient donc à ce titre garanties par la Couronne. Quel exemple et quelle modernité ! Ce n’était pas le seul exemple. Et c’est la Révolution française qui a mis fin à ces libertés au nom de l’égalité face à l’Etat !

LVDLR. Il est vrai que la Belgique a su éviter la sécession grâce à son monarque… Je voulais maintenant vous demander votre avis sur le cas de l’Espagne…

La question de l’Espagne est une question extrêmement intéressante et actuelle. Le Roi Juan-Carlos se retrouve sur la sellette dans une position assez inconfortable. Le souverain a été porté par la vague européenne. En 1982 lors du coup de force du colonel Terejo, il a choisi la démocratie parlementaire et l’ouverture à l’Europe. Ce choix lui a assuré une très grande popularité pendant trente ans, autrement dit quand tout allait bien. L’ennui c’est que maintenant la vague européenne reflue parce que tout va mal. Au sud de l’Europe tout le monde vitupère l’Europe et l’Euro. On le voit à Chypre ou en Grèce. Désormais, en proie à des difficultés analogues, le peuple espagnol est devenu hostile à cette construction abstraite, parfois inhumaine. On peut penser qu’une éventuelle proclamation de l’indépendance par la Catalogne mettrait alors le feu aux poudres. Ce n’est pas une hypothèse d’école, car en février dernier il y a eu une mise en garde sérieuse de la part du chef d’Etat Major des armées espagnoles. Il a clairement indiqué que si la Catalogne proclamait son indépendance, l’armée ne se considérerait plus liée par la constitution ni envers le gouvernement. Ce qui signifierait concrètement un coup d’Etat et une répétition du scénario de 1982.

Quelle serait alors l’attitude du Roi ? Essaierait-il à nouveau, comme il y a trente ans de sauver une démocratie parlementaire désormais discréditée, prenant alors le risque d’être balayé par une vague populaire et massive de rejet ? Ou bien prendrait-il la tête de la contestation en instaurant un nouveau régime dans lequel il exercerait un pouvoir effectif ? Vous admettrez que c’est une situation à hauts risques ! Elle montre bien les limites de la monarchie constitutionnelle dans lequel le Prince inactif peut devenir l’otage du système…

LVDR.En conclusion on pourra toujours discuter des arguments avancés par les participants dans ce genre de débat, mais les faits sont bien là. Il va sans dire que la France, pour en revenir à elle, se trouve dans une impasse existentielle en forme en quelque sorte de « queue de poisson ». Et si cette voie s’avère sans issue, peut-être vaudrait-il mieux faire marche arrière tant qu’il est encore temps pour renoncer à l’héritage sanglant de cinq Républiques qui ont finalement échoué ; et pour reprendre le cours de l’histoire sur des bases plus saines. Cette Histoire qui a fait les grandes heures de ce pays, celui qui se fit connaître sous le nom de « France » avec tous ses héros et tous ses génies. Tous désormais proscrits au nom d’un Nouveau Régime mondialiste, anonyme, sans âme, ni cœur, ni religion, ni pays…

Le 11 avril 2013.

Jean-Yves Pons.

 

 

BRUITS DE BOTTES EN ESPAGNE; L’armée sort de son silence face aux crises

13 Mar

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Coat_of_Arms_of_Spain_%281945-1977%29.svg

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Jean Bonnevey le 07/03/2013 

   L’ombre du Caudillo planerait-elle à nouveau sur l’Espagne ? En tout cas, pour la première fois depuis 81 et la tentative de coup d’état par fidélité au franquisme de Tejero, l’armée s’est manifestée. Les crises espagnoles sont multiples : Economie- chômage- tensions migratoires – menaces séparatistes et perte de popularité de la monarchie. Plusieurs pays en crise en Europe sont d’ailleurs des démocraties aussi récentes que fragiles : La Grèce bien sûr avec l’émergence d’une formation  nazie mais aussi les pays ibériques autrefois franquistes ou salazaristes.

Par dizaines de milliers à Madrid et par milliers à Barcelone, Valence, Séville, Bilbao et plusieurs dizaines d’autres villes, les indignés espagnols ont à nouveau crié « NO » à l’austérité et à la corruption. Ils l’ont fait un 23 février, jour anniversaire de la tentative de putsch militaire du 23 février 1981.  Les manifestants parlent maintenant de coup d’état financier. Le rapprochement est certes hasardeux mais montre bien le niveau d’exaspération des manifestants.

Embourbée dans la crise, l’Espagne doit aussi faire face aux ambitions séparatistes de la Catalogne. Face à la menace d’une sécession, certains généraux de l’armée commencent à évoquer la solution militaire pour préserver l’unité du pays. Inimaginable il y a quelques années encore. Le chômage atteint presque 26% et le chômage des jeunes dépasse 55%. Le gouvernement est pris dans un scandale de corruption. L’économie tourne au ralenti. Le 23 janvier, l’assemblée de Catalogne a déclaré que la région constituait  » une entité souveraine politiquement et légalement« . Un pas de plus vers la sécession. 

L’événement vient juste de refaire surface dans la presse, mais il s’est déroulé le 6 février, selon les personnes qui ont assisté à la conférence sur les Forces armées et la Constitution au Gran Peña, un club à Madrid qui sert de quartier général aux officiers à la retraite. La discussion était encadrée par José Antonio Fernández Rodera, éditeur du magazine militaire « Revista Jurídica Militar ». Parmi les intervenants se trouvaient Ángel Calderón, président de la Chambre militaire du tribunal suprême, Pedro González-Trevijano, recteur de l’Université du roi Juan Carlos, et le général Juan Antonio Chicharro, commandant du corps d’élite de la marine jusqu’en 2010. Il est aujourd’hui réserviste. Environ 100 personnes étaient présentes dans l’Assemblée.

L’intervention du général Chicharro a fait l’effet d’une bombe. Dès le début,  il a clairement fait comprendre qu’il ne s’agissait pas d’un discours impromptu. Selon de nombreux témoins, il s’est excusé : il aurait bien refusé l’invitation à s’exprimer, mais l’actuelle  » offensive séparatiste-sécessionniste » en Catalogne l’a poussé à parler.

Au sein des forces armées, « règne un sentiment général de préoccupation, de peur, d’incertitude, et de confusion » à ce sujet, a-t-il dit. Il a déploré le limogeage du Général José Mena en 2006 après que ce dernier ait suggéré publiquement qu’une intervention militaire pourrait être nécessaire pour contrer les demandes d’autonomie de plus en plus pressantes de la Catalogne.

Il a critiqué les séparatistes catalans pour leur interprétation faussée de la Constitution en ce qui concerne la sécession, et a proposé sa propre interprétation de deux articles : l’article 8.1, qui charge les forces armées espagnoles de défendre l’Espagne et son intégrité territoriale, et l’article 97, qui institue la subordination de l’armée au gouvernement civil. Le premier fait partie du noyau dur de la Constitution, selon lui. Le second, au contraire, moins important, a été relégué plus loin.

En utilisant le conditionnel et en formulant les affirmations comme des questions, il a proposé une théorie selon laquelle l’armée pourrait légitimement renverser le gouvernement. Le problème se poserait, selon lui,  » si ceux dont le rôle est de défendre la Constitution ne remplissaient par leur fonction« .

« Una- Grande- Libre », toujours la devise de l’Espagne comme du temps de Franco, certains apparemment ne l’ont pas oublié.

http://www.metamag.fr/metamag-1215–Bruits-de-bottes-en-Espagne.html

Sur l’histoire du coup d’état   » de référence » ( Février 2001), voir  sur ce  blog même :                                              https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/06/07/le-roi-juan-carlos-ier-soppose-au-coup-detat-du-capitaine-general-de-la-3e-region-militaire-antonio-tejero-molina-23-24-fevrier-2001/

 Mais aussi : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/03/07/bulletin-climatique-quotidien-7-mars-2013-de-la-republique-francaise/

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (7 mars 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE.

7 Mar

*  « El golpe » , le retour !

Lu dans La Tribune, publication économique :

Le risque d’un coup d’Etat en Espagne n’est plus totalement illusoire et pourrait chambouler les marchés.

Jusqu’à il y a quelques années, le risque politique était considéré comme quasiment inexistant en Europe. Cependant la crise de la dette souveraine est venue changer brutalement la donne. Le spectre des défauts de paiement sur le Vieux-Continent est réapparu et avec lui les mesures d’austérité qui entraînent toujours les mêmes fléaux: mouvements sociaux, rejet de la démocratie et repli sur des solutions autoritaires…pouvant aller jusqu’à un changement de régime.  

On a tort de croire que la paix et la démocratie sont définitivement installées dans la zone euro. C’est une croyance qui fait fi des nombreux défis de l’Union. Il suffit par exemple de s’arrêter sur la situation de l’Espagne pour se rendre compte qu’un changement de paradigme est possible à tout moment.

Le taux de chômage dans le pays est autour de 26%, avec un taux de chômage des jeunes qui est à près de 60% selon les derniers chiffres. L’actuel gouvernement est aux prises avec un scandale massif de corruption qui semble toucher tous les niveaux de décision au sein du Partido Popular et, enfin, le 23 janvier dernier, l’Assemblée de Catalogne a déclaré solennellement que la région est une « entité légale et politique souveraine ». En d’autres termes, la Catalogne est prête à faire sécession. Bref, l’Espagne est au bord du précipice même si on l’oublie trop souvent.

De nombreux observateurs pourront toujours affirmer que les principes démocratiques sont bien ancrés dans le pays et que le risque d’un changement de régime est infinitésimal. Pourtant, c’est faire l’impasse sur l’histoire récente de la péninsule que de croire cela. Le dernier coup d’Etat remonte en effet au début des années 80 et a échoué seulement grâce à l’aura du roi Juan Carlos qui a beaucoup terni depuis.

Ainsi, une conférence organisée le 6 février dernier par un centre de réflexion à Madrid et qui portait sur les forces armées et la Constitution a mis en lumière un certain malaise au sein d’une partie des officiers supérieurs de l’armée, notamment face à la gestion de la question catalane. Plusieurs officiers à la retraite ont pris la parole à l’occasion de ce colloque. Rien d’inhabituel à cela jusqu’à l’intervention du Général Juan Antonio Chicharo qui a commandé le corps d’élite de la marine jusqu’en 2010 et fait désormais partie de la réserve.

Il a notamment fait part « d‘un sentiment général de préoccupation, de peur, d’incertitude et de confusion » au sein de l’armée espagnole au sujet la sécession possible de la Catalogne, allant jusqu’à regretter la démission en 2006 du Général José Mena qui s’était publiquement prononcé en faveur de la possibilité d’une intervention militaire afin de mettre un terme aux demandes d’autonomie plus importante de la région.

Il a demandé ensuite, pendant son discours, d’imaginer un scénario qui a de grandes chances d’arriver: si le parti au pouvoir perd sa majorité absolue lors des prochaines élections générales et que les Catalans, en échange de leur soutien, demandent à abroger dans la Constitution la doctrine de « l’indissoluble unité » de l’Espagne, que pourra-faire alors l’armée, s’est-il interrogé. Il n’a pas apporté de réponse mais tout le monde a plus ou moins compris ce qu’il sous-entendait.

Depuis, le général a été réprimandé par sa hiérarchie mais, les propos qu’il a tenu montrent en tout cas une déstabilisation évidente du cadre institutionnel dans le pays sous l’effet des manifestations quasi-quotidiennes contre l’austérité, d’un rejet grandissant de la Maison Royale et du gouvernement et sous les coups de boutoir de la Catalogne. Une situation tout simplement explosive.

Le pays est entré dans une ère de difficultés croissantes et l’évolution actuelle de la situation n’augure rien de bon. Jusqu’à présent, la figure du roi Juan Carlos servait d’unité à la Nation mais ce n’est désormais plus le cas puisque même la monarchie constitutionnelle est de plus en plus critiquée en tant que système de gouvernement. L’armée qui est garante de l’unité de la Nation et du respect de la Constitution pourrait tout à fait intervenir en cas de total discrédit des gouvernants et de risque réel d’implosion de l’unité espagnole. Ce n’est évidemment pas le scénario le plus probable mais, dans tous les cas, on aurait tort de croire que l’Espagne est sur le chemin de la stabilisation. Le pays peut à tout moment s’enflammer, et faire avec lui basculer toute la zone euro dans un cycle infernal.

Sera-ce le premier coup d’Etat et doit-on en attendre ailleurs, y compris en France ?

Nous avons une alternative de bon sens pour la France : la fin de la république et le retour du Roi. Se fera-t-elle évidence ?

*  Confirmation :

Le taux de chômage en France a atteint le taux de 10,2% de la population active au quatrième trimestre 2012, soit 0,3 point de plus qu’au trimestre précédent, franchissant les 10% de la population active en métropole pour la première fois depuis la mi-1999, a annoncé jeudi l’Insee.

Avec l’Outre-mer, le chômage a atteint 10,6%. Le taux de chômage, qui mesure la proportion de chômeurs parmi les actifs, est en hausse depuis six trimestres (mi-2011).

L’Institut national des études statistiques considère désormais que 2,9 millions de personnes sont au chômage en France au sens des normes du Bureau international du travail (BIT).

Sur un an, le chômage a augmenté de 0,8 point en métropole. Pour les jeunes (15-24 ans), la hausse accuse 3,4 points sur l’année 2012. Le taux de chômage des jeunes marque ainsi un nouveau record à 25,7% des actifs de cette classe d’âge, soit 730.000 personnes.

Comme vous le constatez, plus ça va et moins ça va. Aux drames personnels et familiaux que ne peut manquer d’engendrer une telle situation, il faut ajouter pour l’Etat la diminution des rentrées fiscales ainsi que le coût des prestations sociales liées aux pertes d’emploi. Vous pouvez facilement imaginer la suite…

*  La pseudo-réforme bancaire du gouvernement :

Présentée comme une victoire sur le lobby bancaire, la réforme dudit système s’avère un cautère sur une jambe de bois. En tout cas beaucoup de bruit pour rien. Tel est l’avis du Père Gaël Giraud*, membre éminent de la Compagnie de Jésus mais aussi économiste très distingué qui fait trembler Pierre Moscovici. Il a présenté, en ce sens, deux notes fondamentales sur le sujet que l’on peut très succinctement résumer ainsi:

Alors que le projet de loi de « Séparation et régulation des activités bancaires » est en discussion à l’Assemblée nationale, il est pour lui nécessaire d’aller beaucoup plus loin pour réaliser ce qui constituait l’une des promesses majeures de campagne de François Hollande .

Le projet de loi entend « séparer » les banques commerciales (qui accordent des crédits et collectent des dépôts) des banques de marché (qui opèrent sur les marchés financiers). Loin d’atteindre cet objectif, c’est le projet le plus timide de tous ceux actuellement envisagés sur la planète (Volcker, Vickers, Liikanen). Il ne « sépare » quasiment rien. Les activités financières des banques qui seraient cantonnées dans une filiale sont économiquement marginales. Auditionné par la commission des finances de l’Assemblée nationale le 30 janvier dernier, le PDG de la Société Générale expliquait ainsi que la « séparation » concernait  » entre 3 et 5% de nos activités de BFI, qui représentent elles-mêmes 15% des revenus totaux de la banque« , soit 0,75% de l’activité du groupe !

Pourtant, il est essentiel de scinder les banques mixtes dont l’existence pénalise l’activité économique pour au moins cinq grandes raisons :

    • l’activité de crédit et de collecte des dépôts apporte des liquidités à la spéculation ;
    • l’accès aux marchés financiers internationaux modifie le métier de banque commerciale ;
    • la combinaison d’activités de dépôt et de marché au sein de la même institution conduit à une extension de la garantie de l’Etat aux activités de marché ;
    • les activités du département marché font peser des risques sur les dépôts ;
  •         °  la coexistence des deux activités dans une même structure, induit une concurrence dans l’attribution des crédits qui se fait au détriment du financement de l’économie réelle.

Le modèle de la banque mixte est, par ailleurs, un frein à la transition écologique. Il renforce de fait l’instabilité financière et donc les crises économiques qui sont des périodes de mise de côté du long terme et de l’écologie. En période de rémission, il n’est pas non plus favorable au financement des projets de transition, car il facilite les opérations à haute rentabilité et défavorise les activités de prêts à l’économie et tout particulièrement aux opérations de long terme.
Gaël Giraud propose donc de mettre en place en France une véritable séparation des activités bancaires sur le modèle du Glass-Steagall Act (GSA), promulgué par le président américain Roosevelt en 1933 suite à la crise de 29. Il serait tout à fait possible de mettre en place rapidement dans notre pays une telle mesure moyennant quelques ajustements pour faire face au contexte économique et financier de ce début de XXIème siècle.

Et voici la conclusion cruelle de Gaël Giraud dans un entretien accordé à l’Expansion : « C’est un projet qui a été rédigé sous la dictée des grands banquiers français. Il y a une collusion d’intérêt évidente entre le Trésor, Bercy et les banques. Et ce pour une raison qui tient de la sociologie de l’administration : autour de 45 ans, les hauts fonctionnaires brillants voient généralement leur carrière stagner. Pour progresser, il faut donc qu’ils aillent pantoufler dans le privé, et, dans les banques, ils peuvent multiplier leur salaire par dix, voire par cent. Il est très difficile de résister… Face à cela, le gouvernement est très mal à l’aise, car il a face à lui toute la haute fonction publique. Il faudrait une volonté politique très forte de l’Elysée pour infléchir les choses. Pour l’instant, je ne vois rien venir… »

Lire la première note de Gaël Giraud

Lire la réponse à sa note

Lire la seconde note de Gaël Giraud

Ces éléments de réflexion sont déterminants aujourd’hui car ils démontrent la permanence et la pertinence de la doctrine sociale de l’Eglise face au capitalisme financier, apatride et sans scrupule, qui prétend gouverner le monde.

Gaël Giraud, né en 1970, est un jésuite français, économiste spécialisé en économie mathématique (Chercheur en économie au CNRS, membre de l’Ecole d’Economie de Paris) .

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

A la Villa Torlonia de Rome

La villa Torlonia est une ancienne villa de la famille Torlonia, construite au début du XIXème siècle. Elle est localisée dans le quartier Nomentano de Rome et est devenue en 1978 un parc municipal qui abrite trois petits musées : le musée de la villa dans le Casino Nobile, le musée de la Casina delle Civette, et le Casino dei Principi.

On pourra y visiter du 6 au 17 mars 2013 une superbe exposition consacrée aux

Trésors de Louis XIV. Tapisseries du Raphaël, Vouet, Rubens et Le Brun.

Cette exposition présente des tapisseries tissées sur des cartons de Raphaël, Simon Vouet, Pierre-Paul Rubens et Charles Le Brun aux Manufactures des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie. Cette présentation exceptionnelle s’inscrit dans le programme de la semaine de la culture française, intitulée « Le Jour de France à Rome » et est placée sous la direction de Marc Bayard et Giovanna Alberta Campitelli.

(Samson au festin des Philistins, de Vouet)

(Constantin et Crispus, de Rubens)

(La guérison du paralytique, de Raphaël)

(L’aveuglement d’Elymas, de Raphaël)

(L’audience du Légat, de Lebrun)

Copyright photo : site de la Villa Torlonia

Informations

Villa Torlonia (Casino Noble)

Via Lazzaro Spallanzani, 1, 00161 Roma, Italie
De 09:00 h à 19:00 h
Téléphone: 06 4423 1185
Le 7 mars 2013.
Jean-Yves Pons.