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Avec les Islamistes, une nouvelle menace pour la France : le fondamentalisme catholique !

4 Fév

catholique-1280x648     Nouvelle menace pour la France : le fondamentalisme catholique !

Les socialistes sont vraiment passés maîtres dans l’art du trompe-l’œil et de la fausse fenêtre. Les propos de Jean-Marie Le Guen, dimanche dernier dans le  débat  qui l’opposait  à Florian Philippot sur BFM, nous en ont donné encore une preuve magistrale. Il a, en effet, qualifié les catholiques et autres « manifestants pour tous » de « fondamentalistes », les renvoyant symétriquement dos à dos avec les fondamentalistes de la religion mahométane qui, dans le subconscient de beaucoup, sont tous abusivement assimilés à des islamistes.

Pour notre sous-ministre, chaque religion porterait en quelque sorte sa croix, si l’on peut oser cette expression ! Les musulmans doivent supporter les fondamentalistes qui récitent les versets du Coran au rythme endiablé de la kalachnivov. Les catholiques, quant à eux, doivent faire avec ceux qui récitent leurs prières en latin, parfois, il est vrai à la vitesse (seulement) d’une mitraillette. Au passage, on doit pouvoir en déduire qu’au nom du padamalgam, ces rares latinistes de sacristie ne doivent surtout pas être confondus avec l’immense majorité des catholiques qui, eux, ne récitent peut-être même plus rien du tout. Le Diable, qui est par définition le Diviseur, doit bien pouvoir tirer profit d’une telle rhétorique…

En gros et pour faire court, dans le discours télévisuel de M. Le Guen, nous avons tout autant à craindre aujourd’hui des excès du catholicisme que de ceux de l’islam.

Il est vrai que des « fondamentalistes catholiques » ont commis dans notre histoire récente des actes irréparables : s’enchaîner devant des cliniques pratiquant l’avortement, réciter des prières en silence devant des galeries prétendument d’art exposant des obscénités offensant le Christ, manifester pour que les enfants aient tous le droit d’avoir un père et une mère. Bref, des actes inqualifiables.

Ces « fondamentalistes catholiques » osent même affubler leurs enfants, mâles et femelles, de prénoms qui sont une véritable provocation à la laïcité, notamment par l’abus excessif du prénom Marie. Ils osent aussi accoutrer leurs petites filles de jupes plissées et de talons plats, leurs petits garçons de chaussures bateau ou de vestes d’inspiration autrichienne. Qui va donc dire à tous ces gens que le « référent sociétal » est désormais Plus belle la Vie et non La Mélodie du bonheur. Najat : une loi, peut-être ?

Et que dire de tous ces « fondamentalistes catholiques » qui osent encore s’engager dans les armées de la République pour la servir en silence, avec loyauté et, même, et c’est peut-être cela qui est le plus dangereux, avec efficacité ? On en connaît même qui atteignent les plus hauts rangs de sa hiérarchie. Sommes-nous certains qu’ils ne font pas bénir nuitamment par des prêtres en soutane les drapeaux et étendards que la France leur a confiés ? A-t-on l’assurance qu’ils ne vont pas livrer nos secrets militaires au Vatican ou déserter pour rejoindre la garde suisse ?

On attend avec impatience le clip équivalent de celui que la propagande gouvernementale vient de sortir contre le djihadisme. La façade de la France rêvée par M. Le Guen et consorts sera ainsi parfaite de symétrie avec en frontispice un œil avisé enchâssé dans son triangle rayonnant.

                Georges Michel

http://www.bvoltaire.fr/georgesmichel/nouvelle-menace-pour-la-france-le-fondamentalisme-catholique,156171

et aussi :

http://www.aleteia.org/fr/politique/article/la-manif-pour-tous-et-les-islamistes-meme-combat-5790931374571520

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (17/18 novembre)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

18 Nov

*  De Jack Lang à Aurélie Philipetti, une autre époque s’ouvre à nous :

En 1981, sous le règne républicain de François Mitterrand, Le « Principal ministre » était Jack Lang, promu  Grand-Prêtre de la culture par le nouveau président de la République. L’argent coule alors à flot, même après le virage de la rigueur, en 1983. C’était alors une obligation aux yeux des socialistes et au nom de « la construction des générations futures » (le vieux principe révolutionnaire de la « régénération » des masses). Les grands travaux du président en sont le moteur : La Villette, le Grand Louvre, l’Institut du monde arabe, l’Opéra Bastille, etc. S’y ajoute ce que le ministre d’alors appelle la nécessaire « irrigation culturelle du territoire« . Entendez « la reprise en main du monde artistique à la sauce socialiste » après tant d’années de politique culturelle gaulliste, à la sauce Malraux. Bref, la culture au service de l’idéologie et sa politique devant permettre à la France de « passer de l’ombre à la lumière« …

Mais, rigueur oblige et Hollande…n’étant pas Mitterrand, les temps changent. Le budget du ministère  d’Aurélie Philipetti s’effondre : – 3,2% pour 2013 sont annoncés, bien qu’en réalité la baisse soit (tous domaines confondus) supérieure à 4%. Avez-vous vu et entendu beaucoup de réactions indignées ? Des artistes dans la rue ? Une nouvelle occupation du Théâtre de l’Odéon ? Les patrons du Louvre, des Opéras ou de Versailles pétitionnant comme à leur habitude ? Rien de cela et quasiment aucun murmure au sein de la bien-pensance culturelle ! Il y a surement une raison…

Certes, la crise économique n’échappe à personne comme personne  (ou presque) n’y échappe. La diète budgétaire qu’elle impose ne favorise pas l’ardeur des protestations en la matière. Mais nous sommes aujourd’hui à un moment de notre histoire où la conjonction des outrances jacobines parisienne, l’extension d’une certaine décentralisation politique mais aussi culturelle,  l’essor des géants mondialistes par le biais d’Internet (tels Google, Apple ou Amazon – tous anglo-saxons – )sont autant de mutations d’importance pour le sujet. D’ailleurs, le directeur de la Cité de la Musique et de la Salle Pleyel, Laurent Bayle, le dit sans embages : « Aujourd’hui, la culture c’est d’abord les industries culturelles, le numérique et le marché de l’art. » Vous remarquerez qu’il ne parle pas de « Beaux-Arts » mais de « marché de l’art« …C’est important pour la suite.

Il ajoute, avec une certaine lucidité : « Dans ce monde-là, les postures que nous avons vis-à-vis de l’Etat n’ont plus la même légitimité. (NDCER: c’est bien lui qui emploi le terme de « postures », pas nous !) Et nous n’avons pas fait le travail nécessaire pour repenser notre rôle en fonction des mutations survenues, qui sont énormes ». C’est ne pas oser appeler un chat, un chat en avouant les méfaits d’un art et d’une culture officiels. Mais  pensait-il que parmi les « mutations survenues » la dernière en date ne risquait pas d’améliorer les choses : le manque d’intérêt patent de François Hollande pour le domaine de la culture ! Et d’ailleurs, il semble bien que la vision d’aujourd’hui des socialistes ne soit plus, d’une manière générale, ce qu’elle fut à l’époque des paillettes de Jack Lang. Voici ce qu’en dit Emmanuel Wallon, professeur de sociologie à Paris-Ouest-Nanterre : « Le parti socialiste ne croit plus à la nécessité de protéger la dimension symbolique de la culture, sa capacité à faire rêver, et ne croit pas encore à l’impérieuse nécessité de développer un secteur où la France et l’Europe peuvent inventer leur futur, développer leur économie et reconstruire leur contrat social. » Qu’en termes savants ces choses-là sont dites ! L’Europe, l’Europe, l’Europe…quand cela les arrange, car ce sont ces mêmes idéologues qui, en réalité, ne rêvent que de métissage des cultures en oubliant volontairement les racines chrétiennes et gréco-romaines de notre continent. Ils en sont encore à vouloir faire « du passé table rase« . Mais ça tombe bien, nous aussi !

Et si l’on revenait à la réalité ? C’est-à-dire aux Beaux-Arts. Qui n’ont pas besoin d’un ministère…de la culture.

C’est d’ailleurs ce que nous disait, ici même il y a peu, notre ami Gérard de Villèle en même temps qu’il faisait d’intelligentes propositions:

 » Mais, avant tout faut-il un ministère de la Culture pour réglementer, surveiller, comme Bercy, et subventionner la vie artistique ? Non, bien sûr, car comme toute administration, ses fonctionnaires n’ont pas qualité pour déterminer ce qui est l’art ou pas:
— il est bien évident que ceux que cela intéresse doivent pouvoir savoir le coût des achats ou de la réalisation des expositions bien intentionnées et que ces informations doivent être accessibles.
— un corps d’inspecteurs de la création artistique tient plus de la conformité soviétique que de la liberté de création… Il est donc inutile dans l’état.
— il est bien beau de mettre sous le contrôle de la Cour des comptes les achats d’œuvres d’art, mais il faudrait que cette Cour ait les moyens de faire cesser les abus.
— interdire le financement d’œuvres de nature à porter atteinte à la dignité humaine ou aux convictions religieuses paraît élémentaire mais qui décidera que la dignité humaine ou des convictions religieuses sont attaquées ?
— rendre robligatoire une motivation écrite et publique de chaque refus effectué par les commissions d’achat… Redondant avec les pouvoirs de la Cour des comptes…
En fait, il faut réinventer une Surintendance des Beaux-Arts, à même de bien orienter la création en la laissant libre de toute influence que, seul, un marché de l’art accessible au plus grand nombre peut susciter. Ce sont les petits acquéreurs d’art, dont les achats constitueraient un début de patrimoine s’ils étaient défiscalisés jusqu’à 2000 ou 3000 euros par an, qui contribueraient à la création d’œuvres de qualité sans passer par les diktats de l’Art financier… et des marchands…2. Retrouver l’histoire de l’art dans l’enseignement:
— faut-il une chaire d’histoire de l’art ? Il existe des facultés qui l’enseignent, comme l’Histoire de France : autant dire que tout est à repenser.
— donnons la possibilité aux artistes eux-mêmes de parler de leurs anciens, plutôt que de créer une nouvelle corps de fonctionnaires : l’on permettra ainsi un devoir de mémoire salutaire de leur part et une transmission linéaire de l’histoire de l’art. A condition que les artistes en soient réellement capables, mais tout salaire devrait se justifier sur un savoir-dire…3. Recréer une dynamique de l’art esthétique en France:
— Créer une véritable école des Beaux-arts.
— Démocratiser l’accès à l’art en défiscalisant l’achat d’œuvres d’art pour les particuliersIl n’y a plus d’écoles d’art en France depuis quasiment 35 ans : les bases du dessin (pratiques de la copie d’antiques, de l’anatomie, de la perspective, du modèle vivant…) ne sont plus enseignées par des professeurs désormais incapables de le faire, car recrutés sur des critères sans rapport avec l’enseignement qu’ils sont censés dispenser. Je me souviens d’un concours pour le recrutement d’un professeur de gravure pour l’école régionale des Beaux-Arts de Tours en 1975 auquel j’ai participé : juste avec mes gravures, sans prétention pédagogique autre que l’ambition de former un ou deux taille-douciers, je suis arrivé, à deux points de celui qui fut choisi. Ce monsieur avait quelque antériorité dans la pratique des concours qui lui a valu quelques points supplémentaires ; heureusement pour lui, car pour ce qui est de la gravure il n’y connaissait rien. Après le concours, il m’a invité à continuer de venir dans l’atelier, jusqu’au jour où il s’est aperçu que ses élèves avaient tendance à être présents quand j’étais là pour au moins apprendre quelques trucs… Dix ans après, cet éminent professeur fut nommé directeur de l’école des Beaux-Arts de Valence après avoir usé et abusé quelques jeunes filles de l’école et notables tourangeaux dont il photographiait paraît-il les rencontres… »

Et comme dit l’adage : « A toute chose, malheur est bon« . L’effondrement économique auquel nous assistons, impuissants, nous vaut un certain nombre de remises en cause qui seront peut-être autant de prises de conscience: des projets coûteux abandonnés, de gros établissements boulimiques ponctionnés, le mécanisme de financement du cinéma sérieusement raboté comme les aides au mécénat ou le crédit d’impôt pour la musique…

Ce qui se voulait abusivement le « ministère des artistes » mais était en réalité une usine à fabriquer des féodalités pseudo-culturelles et à imposer un scandaleux art officiel, est en train de perdre de sa superbe. Nous ne pouvons que nous en réjouir car ce que, nous, nous appelons les Beaux-Arts a tout à gagner à cette révolution.

Grève des modèles devant la direction des Affaires culturelles de la ville de Paris ou « Ce à quoi mène l’art officiel » !

*  Un papa et une maman, c’est mieux pour les enfants !

Tel était l’un des slogans de l’impressionnante manifestation de samedi 17 novembre contre le prétendu « mariage pour tous » : entre 70.000 et 200.000 manifestants (selon les sources) ont défilé à Paris pour protester contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels.

Dans la capitale, la «manif pour tous» a gagné le pari de la mobilisation. Les organisateurs annoncent plus de 200.000 manifestants à Paris et en revendiquent plus de 500.000 dans toute la France où une petite dizaine de rassemblements étaient organisés dans d’autres grandes villes. Afin d’éviter toute dérive, la plupart des pancartes du défilé avaient été réalisées par les principaux organisateurs de la manifestation. On pouvait y lire des slogans tels que «Tous nés d’un homme et d’une femme» ou «papa + maman, y’a pas mieux pour un enfant».Aux avants-postes du cortège, une voiture décapotable transportait un couple fictif de jeunes mariés saluant la foule, elle en robe blanche, lui en costume. Un clin d’œil à la tradition défendue par les opposants au texte adopté il y a dix jours en conseil des ministres. En première ligne, politiques et élus, écharpes tricolores en bandoulière, étaient venus afficher leur opposition au texte. Dans la foule, quelques religieux se mêlaient également aux simples citoyens. Mais le gros des troupes était composé de familles, venues avec poussette ou landau, et de grands-parents. «Avec ce projet, on joue aux apprentis sorciers, se désolait Vincent, un manifestant de 33 ans. On écoute les adultes mais on oublie de prendre en compte le point de vue des enfants». Laurent, médecin quinquagénaire, venu avec ses deux petits garçons, dénonçait pour sa part «l’hypocrisie d’une loi qui fait croire qu’un enfant peut être issus de deux personnes de même sexe». «Le projet risque d’évoluer encore, craint-il également. Si ma mémoire est bonne, le PS promettait que le mariage gay ne se profilait pas au moment du vote du PACS». «Dans trois générations, on risque d’avoir du mal à comprendre qui sont les grands-parents d’un enfant», glissait une vieille dame. Rien n’empêche les homosexuels de s’aimer mais la filiation, c’est autre chose».
Et dimanche 18, une seconde manifestation prit le relais avec des milliers de manifestants, à l’appel de l’institut Civitas, proche des catholiques traditionalistes. Une trentaine de cars de province sont venus grossir les rangs du cortège, qui a défilé aux cris de « oui à la famille, non à l’homofolie« . Les protestataires s’étaient rassemblés peu avant 14H30 devant le ministère de la Famille, dans le VIIe arrondissement, avant de se diriger vers l’Assemblée nationale, derrière une large banderole sur laquelle était écrit « Un papa, une maman, pour tous les enfants« . Parmi les manifestants figuraient de nombreux jeunes gens, beaucoup de prêtres en soutane, mais aussi des retraités et des familles, brandissant pour certains des drapeaux tricolores, des croix ou des banderoles siglées de fleurs de lys. »Notre objectif, c’est de mener une véritable bataille pour la sauvegarde de la famille et de l’enfant« , a déclaré Alain Escada, responsable de Civitas. « Le mariage homosexuel, c’est la boîte de Pandore qui va permettre que d’autres revendiquent le mariage polygame ou le mariage incestueux », a ajouté Alain Escada, assurant vouloir « libérer la parole des Français ».
Il y avait bien longtemps que tant de Français ne s’étaient pas dressés contre la tyrannie de la pensée conforme et obligatoire et la dictature des lobbys de la culture de mort. Serait-ce le signe du début de la Reconquête ?

Le 18 novembre 2012.

Jean-Yves Pons.