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Aux sources de l’étiquette à la cour de France (XVIe-XVIIIe siècles)

24 Sep

Les transcriptions de sources que nous présentons dans cette section regroupent plusieurs recueils de textes liés à l’étiquette à la cour de France. Elles ont été réalisées dans le cadre de l’axe de recherche « L’étiquette à la cour : textes normatifs et usages »*, mené par le Centre de recherche du château de Versailles (2014-2016).

Ce programme triennal, sous la direction scientifique de Mathieu da Vinha et de Raphaël Masson, a pour but de formaliser les usages non écrits de la cour de France afin de saisir l’évolution de l’étiquette à l’époque moderne entre développement, perfectionnement et/ou appauvrissement.

Pour mettre en lumière cette évolution, de nombreux dépouillements, centrés sur les mémorialistes des règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, ont été réalisés. Ce travail a permis la création d’une base de données, en cours de développement. Conjointement à l’analyse des écrits des contemporains, nous avons également réalisé une transcription systématique des grands textes normatifs règlementant l’organisation de l’étiquette.

Ce travail a été effectué par Alice Camus, attachée de recherche au Centre de recherche du château de Versailles.

http://chateauversailles-recherche.fr/francais/recherche-et-formation/programmes-de-recherche/axes-de-recherche-en-cours/l-etiquette-a-la-cour-textes.html

Pour prendre connaissance en son entier de l’article, merci d’activer le lien ci-après :

https://www.chateauversailles-recherche.fr/francais/ressources-documentaires/corpus-electroniques/corpus-raisonnes/l-etiquette-a-la-cour-de-france

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (19 février 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

18 Fév

*  L’euro fort, vrai danger pour l’Europe du sud ?

Face à la crise financière, puis à celle de l’euro, la BCE  n’a pas hésité à fournir des liquidités aux banques et à combattre la fragmentation de la zone euro. Mais elle s’est montrée plus traditionaliste en matière de stimulation macroéconomique.

En effet l’accroissement de la taille de son bilan ne doit pas tromper : il ne vise pas, comme pour la Fed, à relancer l’économie, mais à pallier la défaillance du marché interbancaire. En termes techniques, la BCE mène une politique de liquidité hétérodoxe mais sa politique monétaire reste plutôt orthodoxe.

D’ailleurs plus l’action qu’il conduit pour préserver l’intégrité de la zone euro est contestée par les faucons de la Bundesbank, plus Mario Draghi est contraint de se montrer strict sur le front de l’inflation. D’où un risque sur le change, face à d’autres banques centrales aujourd’hui moins sourcilleuses.

Comme beaucoup d’économies continentales, la zone euro est relativement peu ouverte : elle exporte et importe de l’ordre d’un quart de son produit intérieur brut. L’impact des variations du change est donc limité. Cependant c’est une économie coupée en deux, entre un Nord prospère qui tutoie le plein-emploi et un Sud en profonde récession. Cela ne peut pas durer très longtemps.

Or, Zsolt Darvas, de l’Institut Bruegel, et Gian Maria Milesi Ferretti, du FMI, ont l’un et l’autre montré récemment que le redressement du Sud ne pouvait pas seulement s’opérer vis-à-vis du Nord : pour résorber leurs déficits et reconstruire leur économie, l’Espagne ou l’Italie – mais la France aussi – ont besoin d’exporter davantage vers l’extérieur de la zone. Un euro à 1,50 dollar (comme on peut le redouter) mettrait ce rééquilibrage en situation de risque. 

Mais, la primauté de l’objectif interne sur l’objectif externe est constitutive de l’euro et l’Allemagne est formellement hostile à toute politique de change. Le seul espoir est d’abord que la BCE prenne en compte le change dans son appréciation des risques économiques. Il est ensuite et surtout que les banques centrales nationales s’accordent sur le degré acceptable de différenciation de leurs politiques, mais restent suffisamment cohérentes entre elles pour ne pas laisser de place à une guerre des monnaies. Et ça…c’est moins sûr tant elles ont été politiquement affaiblies par le mirage de la monnaie unique et la tyrannie de la BCE.

Entre elles, comme au sein d’un G20 en voie de déliquescence accélérée, le ciment de la coopération internationale se délite. Là est le vrai danger.

*  Après la taxation des retraites, celles des allocations familiales :

Didier Migaud, le Premier président de la Cour des comptes, a proposé , en plus de la taxation des pensions de retraite,la taxation des allocations familiales afin d’augmenter les recettes de l’Etat. Aussitôt dit, aussitôt fait !  « Une mission a été confiée à un ancien président de chambre à la Cour des comptes, Bertrand Fragonard, grand spécialiste de ces questions de politique familiale, qui rendra ses conclusions au Premier ministre, et ensuite nous prendrons nos décisions« , a ainsi déclaré hier lundi le ministre de l’économie, Pierre Moscovici, sur RTL.Im^ôt

Les pistes de réflexion retenues pourraient être les suivantes : soit rendre imposables les prestations familiales, soit les rendre accessibles sous conditions de ressources. Le caractère universel, fondement même de la politique familiale, serait donc ainsi remis en cause. En choisissant la seconde proposition, ce serait une prime aux plus démunis (voyez-vous de qui il pourrait s’agir ?) financée sans contrepartie par ceux que ne tarderont pas à l’être. Lesquels paieront quand même si l’on choisit la première proposition. Bref ce sont toujours les mêmes qui « cracheront au bassinet » ! Ce qu’ils font d’ailleurs déjà grâce au gel du barême de l’impôt sur le revenu et à la nouvelle règlementation du quotient familial.

Les allocations familiales n’ont pas vocation à servir à une meilleure redistribution des revenus entre ménages modestes et aisés. Si redistribution il y a, elle doit rester horizontale : l’ouvrier sans enfant paye pour l’ouvrier avec enfants, le cadre sans enfant paye pour le cadre avec enfants, etc. Ces allocations ont vocation à compenser un tant soit peu la perte de pouvoir d’achat occasionnée par l’arrivée d’enfants. Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que « Quand on veut faire d’un instrument de politique  familiale un instrument de justice fiscale, on passe à côté de ses objectifs », a résumé Nathalie Kosciusco-Morizet lundi matin sur France Inter. Pour les adversaires de la taxation, les allocations ont avant tout pour but de promouvoir la famille afin d’assurer le renouvellement de la population (et incidemment, la retraite des actifs).

Le but recherché par la société n’est pas d’inciter à la natalité uniquement chez les plus modestes. Certains estiment même qu’il n’est pas mauvais, pour une société, de développer la natalité chez les plus aisés : cela permet une élévation plus rapide du niveau d’éducation moyen. Cet argument n’est pourtant jamais avancé à haute voix car il n’est pas « politiquement correct ».

Ce qui, surtout, est aberrant c’est de ne jamais poser la questions des autres réformes possibles de la politique familiale. En particulier celle de la fraude : qui ose dire qu’elle se monte officiellement à plusieurs milliards d’euros par an . Ne pourrait-on pas trouver là une piste sérieuse permettant de réduire le déficit de la branche famille des prestations sociale ?

*  Une subvention pour l’embauche de jeunes de banlieues :

En déplacement à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le ministre délégué à la Ville, François Lamy ont annoncé que le gouvernement allait subventionner l’embauche de 2.000 jeunes qui habitent « en zone urbaine sensible » (NDCER: on ne voit toujours pas ce que la sensibilité vient faire dans ces quartiers). Un dispositif pour, paraît-il, « lutter contre les discriminations« .

Il s’agit  » d’emplois francs (sic) » qui seront expérimentés sur « une dizaine de sites« . Ces emplois prévoient une subvention de l’Etat : 5.000 euros pour l’embauche en CDI d’un jeune de 18 à 30 ans qui habite en zone urbaine sensible et qui est inscrit « depuis un certain temps » au chômage. 

Pour François Lamy, ce dispositif est un moyen de faire émerger « des exemples de réussite dans les quartiers qui ne soient pas celles de petits dealers« .

Plusieurs zones sont concernées par ces « emplois francs », notamment Clichy-Montfermeil, Marseille, Grenoble et Amiens. Un arrêté devra être publié début mars pour lancer le dispositif. Mais le calcul est facile: 5 000 x 2 000 = 10 000 000 d’euros. Pour quel résultat ?

Alors, nous le leur disons: il faudra qu’ils rendent des comptes sur les gaspillage de l’argent public. Car cet argent est celui qu’ils volent. Et il faudra qu’ils en rendent compte sur leurs biens propres, voire…. La Chambre d’Instruction pour le Tribunal de l’Histoire y veillera.

*  Petite entorse au Bulletin climatique :

En ce jour du 19 février il nous faut rendre hommage à la mémoire d’un des plus grands savants de tous les temps: Nicolas Copernic.

Nicolas Copernic est né en Pologne le 19 février 1473. Après avoir étudié les arts à l’Université de Cracovie, il découvre la médecine, les mathématiques et surtout l’astronomie à l’université de Bologne (Italie). Son professeur Domenico Maria Novara l’invite régulièrement à observer des éclipses ou des occultations d’étoiles par la Lune. De retour en Pologne à partir de l’an 1500, Copernic va consacrer le reste de sa vie à mener de front son travail de chanoine, un poste d’administrateur du diocèse qui ne demande pas de devoirs religieux, et ses recherches astronomiques qu’il conduit dans son observatoire de Frombork au nord du pays.

Représentation de Copernic par le peintre polonais J. Matejko (1838-1893)

Alors que depuis Ptolémée et Aristote la Terre est placée au centre de notre Univers (c’est le géocentrisme), Copernic pense que c’est  le Soleil qui se trouve au centre (c’est l’héliocentrisme). Cette hypothèse avait déjà été envisagée par Aristarque de Samos, un astronome grec qui vécut 300 ans avant J-C. Mais Copernic annonce également que la Terre tourne sur elle-même, que la Lune est son satellite et que toutes les planètes tournent autour du Soleil. Il développe ses théories dans deux ouvrages majeurs : « Commentariolus« , qui ne sera publié qu’au 19 ème siècle, et « De Revolutionibus Orbium Coelestium » achevé vers 1530 et publié 13 ans après, le jour de la mort de son auteur.

Copernic a néanmoins retardé de plusieurs années la parution de l’œuvre de sa vie. Ses croyances et la peur de la réaction de l’Église en sont les principales raisons. Quand Copernic meurt le 24 mai 1543, ses idées ne sont connues que de quelques scientifiques. Ses textes ne seront publiés que le jour de sa mort. Mais, contrairement à ce que certains soutiennent, Copernic ne fut jamais inquiété par l’Eglise durant son existence. En revanche, il connut beaucoup de contradicteurs ayant du mal a abandonner la vision traditionnelle du cosmos, héritée de Ptolémée. Ses oeuvres ne furent partiellement condamnée par l’Eglise que beaucoup plus tard (au milieu du XVII ème siècle), dans le cadre du conflit avec Galilée, avant d’être réhabilitées un siècle plus tard.

Copernic sut, par ses travaux, libérer les scientifiques et chercheurs de leurs préjugés. Il amena aussi par la suite les théologiens à s’interroger sur l’interprétation des textes sacrés. Il fallut attendre le XIX ème siècle pour que les théologiens prennent des distances vis-à-vis de l’interprétation trop littérale des textes sacrés, ce qui nécessita tout de même un renouvellement des études bibliques.

L’influence de Copernic se fit sentir jusque dans le domaine philosophique : Descartes, qui avait rédigé un Traité du monde et de la lumière,  s’orienta vers la philosophie et rédigea le Discours de la méthode et quelques autres ouvrages philosophiques qui constituaient un projet de recherche d’une science universelle.

Et ce n’est pas sans raison que l’on parle de révolution copernicienne, car l’influence du système de Copernic se fit sentir profondément dans tous les domaines de la connaissance humaine.

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

La singularité chez le duc de Saint-Simon

Journée d’études orga­ni­sée par le Centre de recher­che du châ­teau de Versailles et la Société Saint-Simon

Samedi 9 mars 2013 – Auditorium du château de Versailles

(Copyright photo et source : site du château de Versailles)

Le Centre de recherche du château de Versailles  et la Société Saint-Simon organisent une journée d’études ayant pour sujet « La singularité chez le duc de Saint Simon » le 9 mars 2013.

« Grand défen­seur des rangs et de l’ordre monar­chi­que, pour­fen­deur de tou­tes les usur­pa­tions, Saint-Simon sem­ble vouer une pas­sion para­doxale et peu com­mune à la sin­gu­la­rité. Dérogeant à toute loi ou à toute norme, la sin­gu­la­rité recou­vre des voca­bles aussi variés que le curieux, le par­ti­cu­lier, le rare, l’excel­lent, l’uni­que mais aussi le mar­gi­nal, le capri­cieux, le bizarre voire le scan­da­leux. Elle tou­che au plus près le récit his­to­ri­que et l’écriture de soi comme un élément invrai­sem­bla­ble, irra­tion­nel, ou sim­ple­ment carac­té­ri­sant, motif suf­fi­sant de la nar­ra­tion. Elle concerne encore les por­traits, carac­tè­res, for­tu­nes, corps, habi­tu­des de vie, mœurs et ren­voie à l’indi­ci­ble variété des êtres et des événements. Entre pas­sion pour l’extra­va­gance et répul­sion pour l’irré­duc­ti­ble, la sin­gu­la­rité fas­cine autant qu’elle interr­oge. »

PROGRAMME

Matin

Président de séance : Patrick Dandrey (université Paris-Sorbonne)

9h30 Accueil
9h45 Comparer, caractériser : les exercices de géométrie historique

du Parallèle, François Raviez (université d’Artois)

10h30 Pause

11h00 Récits singuliers et effets de perspective de l’écriture de soi dans la Note Saint-Simon, Marie-Paule de Weerdt-Pilorge (université François-Rabelais de Tours)

11h45 L’écriture de l’histoire et la question du singulier chez Saint-Simon, Marc Hersant (université Jean Moulin – Lyon 3)

12h30 Déjeuner

Après-midi

Président de séance : Jean Garapon (université de Nantes)

14h15  L’ “étrange singularité” de M. de Lauzun , Patrick Dandrey (université Paris-Sorbonne)

15h00 Pause

15h30 Dans le bruit et la vivacité de la débauche  : Saint-Simon face aux singularités de Philippe d’Orléans,
Damien Crelier (université Paris-Sorbonne)

16h15 Esclavage et liberté du singulier,
Francesco Pigozzo (Scuola Superiore Sant’Anna, Pise)

Direction scientifique : Marie-Paule de Weerdt-Pilorge (université François-Rabelais de Tours)

Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Inscription obligatoire :
– en ligne : http://www.chateauversailles-recherches.fr (« événements sur inscription ») – par mail : colloques@chateauversailles.fr
– par téléphone : +33 (0)1 30 83 75 12

Centre de recherche du château de Versailles Pavillon de Jussieu — RP 834
78008 Versailles Cedex 

Le 19 février 2013.

Jean-Yves Pons.