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L’hôpital royal de Versailles (78000) au service des Pauvres et des malades afin de leur soigner le corps et l’âme.

28 Avr

En 1781, Louis XVI ordonne la construction d’un  nouvel établissement hospitalier (plans de Charles-François d’Arnaudin, architecte de Louis XVI) , pour remplacer le vieil hospice datant de Louis XIV. Un siècle plus tôt, en 1670, pour répondre à l’accroissement de la population et à la main d’œuvre abondante travaillant à la construction du château, le roi Louis XIV avait établi une «  maison de charité » tenue par les religieuses de Saint Vincent de Paul ; celles-ci étaient chargées de nourrir, de préparer les médicaments et d’apporter les premiers soins aux malades. Toutes les opérations étant assurées par les médecins de la Cour.

Ce fut au début un simple dispensaire, placé en haut de la rue de la Paroisse ; puis on l’établit sur un terrain d’abord loué au grand père de l’abbé de L’Epée, puis acheté en 1707 par Louis XIV qui alloua une rente annuelle. A sa mort, la cour ayant quitté Versailles, la dotation cessa, mais cinq ans plus tard, Louis XV, par lettre patente, rétablit la dotation sur le domaine de Versailles et érigea l’établissement en hôpital royal. En 1722, une première aile abrite l’infirmerie, en 1724, Tannevoie ajoute une deuxième aile. Mais en 1761 Gabriel détruit les vieux bâtiments pour en édifier de plus adaptés, mais les travaux sont interrompus par la guerre. Ce n’est que vingt ans plus tard que l’hôpital est reconstruit selon  les dessins et les plans de Charles-François d’Arnaudin, inspecteur des Bâtiments du Roi, par ordre de Louis XVI. L’hôpital prend la forme d’un H et s’articule autour d’un corps central réservé aux vieillards, flanqué de deux ailes destinées aux malades. La chapelle d’inspiration néo-classique s’inspire du panthéon de Rome avec son plafond à caissons, et la galerie de l’étage communique directement avec les chambres ce qui permet aux malades d’assister aux offices sans se déplacer.

Le Roi Louis XVI a affecté à l’établissement une dotation à prendre sur les revenus des domaines de Versailles, Marly et Meudon  et crée un véritable hôpital d’avant-garde avec de vastes salles balayées trois fois par jour, des couchettes individuelles à deux matelas isolées par des rideaux et pourvues de couvertures de laine et de courtepointes. L’ordinaire comporte de la viande  trois fois par semaine et souvent de la volaille et du gibier offert par le roi. Le fonctionnement étant toujours assuré par les Filles de la Charité. Les grands noms de la médecine viennent y opérer, comme Mauger médecin des Enfants de France.

La Révolution interrompit encore les travaux, et de 1790 à l’an VII, l’hôpital ne subsista qu’à l’aide d’aumônes et des crédits obtenus difficilement par la Commission administrative. La loi  du 14 Messidor an VII( 1799) autorisa la ville de Versailles à établir un octroi municipal de bienfaisance dont le produit devait être affecté notamment à l’entretien de l’hôpital. En 1813 les travaux d’achèvement des bâtiments furent repris puis cessèrent pour reprendre grâce à l’argent accordé par Louis XVIII , puis Charles X, puis de nouveau cesser jusqu’en 1853 date à laquelle la ville  finança les derniers travaux qui s’achevèrent en 1860, l’hôpital royal ayant pris le titre d’Hospice civil de Versailles en 1858.
Le 24 mai 1971, le Ministère de la Santé autorisa la réalisation d’un nouvel établissement au Chesnay, l’hôpital André Mignot –maire de Versailles de 1947 à 1977- et seuls les services de spécialité chirurgicale et la psychiatrie demeurèrent dans les vieux locaux.

Avec l’aimable autorisation de Bénédicte Deschard et du journal VERSAILLES+

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