Tag Archives: Charlie Hebdo

Pour la fille de l’économiste Bernard Maris, assassiné à Charlie Hebdo, les plaies ne se referment pas.

7 Fév

In Mémoriam. L’économiste Bernard Maris. Deux ans déjà.

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/?p=13865

 

 

Incertitude protocolaire quand à l’octroi de la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme

17 Sep

samedi 17 septembre 2016

Défense & Société • Décorations : plutôt victime que soldat

par Jean-Michel Thouvenin

La médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme est une décoration civile et militaire française créée par un décret du 12 juillet 2016.

Peuvent y prétendre les Français tués, blessés ou séquestrés lors d’actes terroristes commis sur le territoire national ou à l’étranger, ainsi que les étrangers tués, blessés ou séquestrés lors d’actes terroristes commis sur le territoire national ou à l’étranger contre les intérêts de la République française.

Si nous ne pouvons que saluer une démarche visant à rendre hommage aux victimes du terrorisme, nous sommes en droit de nous interroger en revanche sur le positionnement de cette médaille dans l’ordre protocolaire des décorations françaises. De fait, étant décernée par décret présidentiel, la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme se porte directement après l’Ordre National du Mérite (elle-même placée derrière l’Ordre de la Légion d’Honneur, l’Ordre de la Libération et la Médaille militaire), ce qui en fait la cinquième décoration dans l’ordre protocolaire.

Ce positionnement la place donc également, et légalement, avant les croix de guerre et celle de la valeur militaire, qui récompensent, quant à elles, l’octroi d’une citation pour conduite exceptionnelle ou action d’éclat au feu. Elle est naturellement aussi placée bien avant la médaille des blessés militaires…

C’est là que le bât blesse. Car si les victimes du terrorisme ont droit à toute notre sollicitude, elles ne peuvent en revanche se réclamer d’aucun volontariat dans la lutte contre l’ennemi, et moins encore d’acte de bravoure dans un contexte de guerre. On peut reconnaître une victime, l’assurer de la compassion de la nation, on peut l’indemniser le cas échéant, mais on ne saurait la récompenser.

Une récompense est faite pour saluer et sanctionner une action volontaire qui a nécessité du courage, de la détermination, de la bravoure. Une victime passive, n’ayant pas été en mesure d’entreprendre quoi ce soit pour lutter contre l’adversaire, ne saurait répondre à ces critères. Il n’y a donc pas lieu de confondre hommage et récompense, respect et mise à l’honneur, compassion et déférence. Il convient de hiérarchiser le mérite, la circonstance des blessures, l’engagement volontaire, avec justice et discernement.

Mais les dessinateurs trotskistes et obscènes de Charlie Hebdo, qui n’avaient cessé de vomir sur des institutions telles la police, l’armée ou l’Eglise, se sont vu octroyer la Légion d’Honneur à titre posthume, alors que des milliers de combattants, héros ignorés des derniers conflits, n’ont eu droit à aucune reconnaissance de leur vivant, et n’ont été cités que dans l’anonymat des cérémonies du souvenir.

Partant de ce triste constat, le choix du positionnement de la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme, décision fleurant un léger parfum de démagogie, n’étonnera plus personne. 

Jean-Michel Thouvenin

http://www.politiquemagazine.fr/decorations-plutot-victime-que-soldat/

Relayé par :

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/09/16/societe-decorations-plutot-victime-que-soldat-5848813.html

Ce que nous en pensons:

Assurer  la reconnaissance de la Nation  à des malheureux  victime d’un terrorisme  pas si aveugle  que cela est assurément une très  bonne chose  Aussi bien , ce qui est en cause  dans la critique  ci-dessus est moins l’octroi d’une décoration … encore que…. que  sa  place absurde dans l’échelle des  décorations  décernées par la République.

Assurément  ce ne sont pas les lecteurs de ce  blog qui seront étonnés par  cette querelle . La République n’a pas la moindre idée  de  ce qu’une décoration peut témoigner  non seulement  pour celui qui la reçoit mais bien plus encore pour  tous ceux de sa parentèle . Innombrables sont les décorations  militaires et  civiles qui,  traitées avec honneur par la première génération, ont regagné les cartons du grenier avec la deuxième et les stocks d’Emmaüs avec la troisième. Nous  avons déjà *  traité de la disparition de facto  de la Légion d’honneur  absurdement décernée  maintenant à des personnes  dont le seul mérite éminent au service de la nation, à titre militaire ou à titre civil est d’appartenir au sexe  féminin.

  • 10. Comment évolue-t-elle ?
    La Légion d’honneur vit avec son temps et suit les évolutions de la société. Elle reconnaît de plus en plus la place du monde associatif et salarial, les parcours d’origine modeste et la place des femmes grâce à une stricte parité dans chacune des promotions civiles.
  • http://www.legiondhonneur.fr/fr/page/la-legion-dhonneur-en-10-questions/108

Le roi restauré  devra  donc  ressusciter la noblesse qui offrira une échelle graduée et transgénerationnelle  de la reconnaissance du Souverain de façon à ce que soit ainsi encouragé  les sujets  du monarques et leurs descendants nés et à naître à faire de plus en plus  à son service  et , par le fait même , au service de la France.

Ainsi sera  reconstruit  ce pont intemporel mais  pourtant  bien réel entre les générations avec le retour  du concept de Lignée toute entière dédiée à un  dépassement de soi même et  des siens .

C’est  bien d’ailleurs la  voie déjà empruntée par le Conseil dans l’Espérance du roi lorsque le 1 er août 2012 il a institué   institué « l’ ordre et ardente compagnie royale du Mérite, sous le vocable de Sainte-Jeanne d’Arc, appelé plus communément ordre royal de Sainte-Jeanne d’Arc« 

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/08/01/consilium-consulte-n-2012006-du-1-er-aout-2012-instaurant-l-ordre-royal-de-sainte-jeanne-darc/

Pour  le Conseil  dans l’Espérance du Roi, Alain TEXIER, CJA, Docteur en Droit, Garde des Sceaux,Conseiller à la  Justice, aux Libertés  publiques, aux devoirs et  aux droits des  Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelle.

La reine Rania de Jordanie a publié sur son compte Twitter un dessin fait par le caricaturiste jordanien Osama Hajjaj.

18 Jan

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16/01/2016

La reine Rania de Jordanie a riposté par un dessin à une caricature de l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo représentant Aylan Kurdi, un enfant syrien noyé découvert en septembre sur une plage turque et dont la photo avait ému le monde entier.

Sur un dessin du dernier numéro de Charlie Hebdo, une caricature signée du patron du journal, Riss, dépeint un pervers à la poursuite d’une femme sous le titre « Que serait devenu le petit Aylan s’il avait grandi?« . Et Riss d’ajouter: « Tripoteur de fesses en Allemagne », en référence aux agressions sexuelles commises au Nouvel an dans ce pays européen qui a accueilli le plus grand nombre de réfugiés syriens.

Sur ses comptes Facebook et Twitter, la reine Rania a publié un dessin qui a été fait par le caricaturiste jordanien Osama Hajjaj, a-t-on précisé. On y voit le petit garçon gisant sur la plage avec, à côté, un enfant plus âgé portant un cartable, puis un médecin.
Le dessin a été publié en trois versions: en arabe, anglais, et français avec le même titre de Charlie Hebdo: « Que serait devenu le petit Aylan s’il avait grandi? » et la reine de répondre: « Aylan aurait pu devenir un médecin, un enseignant ou un père affectueux ».

Le dessin de Charlie Hebdo avait déclenché de vives critiques sur les réseaux sociaux.  
 »C’est dégoûtant, mais nous devons l’ignorer », avait écrit … la tante du petit Aylan, sur son compte Twitter. Installée en banlieue de Vancouver (ouest du Canada), Mme Kurdi –qui a parrainé et accueilli après Noël au titre de réfugiés son frère, sa belle-sœur et leurs trois enfants– a ensuite fait part de sa peine à la télévision publique CBC. Alors que la famille essaie de reprendre une vie normale, cette caricature vient rappeler le douloureux épisode de la perte d’Aylan. « C’est injuste de nous faire mal à nouveau« , a affirmé Mme Kurdi, en imaginant la peine ressentie par son frère Abdallah, le père du petit noyé.

……..

https://www.lorientlejour.com/article/965217/la-reine-de-jordanie-repond-au-dessin-de-charlie-hebdo-sur-le-petit-aylan.html

Le long martyrologue des attentats islamistes en France mis en relation avec les élections républicaines

28 Nov

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Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Hommage à une victime oubliée de l’attentat de Charlie Hebdo .

23 Août

 

DDM DAVID BECUS - Bernard MARIS Economiste toulousain tué lors de l attentat de Charlie Hebdo

 

Après l’attentat dit « de Charlie Hebdo »  du 7 janvier 2015 la plupart des commentaires ont porté sur les quatre dessinateurs de l’hebdomadaire. Mais il y eut une autre victime dont on parla peu. Et pourtant…

Agrégé d’économie, Bernard Maris signait Onc’ Bernard dans Charlie Hebdo des chroniques pédagogiques et vibrantes où il ciblait l’économie de marché et essayait de faire comprendre comment réussir à retrouver une latitude face à la soi-disant absence d’alternatives. Onc’ Bernard venait de faire paraître en septembre chez Flammarion unt essai aussi brillant qu’inattendu sur  » Houellebecq économiste  » où il vantait la capacité critique de l’écrivain qui a fait paraître en janvier 2015 une fiction qui voit un musulman modéré arriver au pouvoir en France. Maris écrivait : «Houellebecq parle de compétition, de travail parasitaire et utile, d’argent, et il en parle mieux que les économistes, car il est écrivain.» Ajoutons que Maris, lui, n’était pas du genre à se résigner à un état des lieux dont il savait parfaitement démonter les fausses évidences. Cela ne l’avait pas empêché d’être nommé au conseil d’administration de la Banque de France en 2012.

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L’économiste alter, le chroniqueur antilibéral de Charlie Hebdo et de France Inter, le flingueur pédago de la bêtise monétariste, celui qui pense qu’il faut que la France et l’Europe fassent défaut pour engager l’épreuve de force avec les marchés, siégeait donc depuis janvier 2012 au conseil d’administration de la finance nationale. Bon, d’accord, depuis l’euro, la Banque centrale européenne (BCE) a pris les manettes et le pouvoir a migré de Paris à Francfort. Mais cela reste un peu comme si Jesse James devenait DG de la Wells Fargo, comme si Brigitte Bardot se lovait dans une fourrure de bébé phoque, ou comme si José Bové finissait DRH chez Monsanto. Mais voilà….

L’affaire débute en décembre 2011. Jean-Pierre Bel, alors président PS du Sénat, contacte Bernard Maris. Ils se connaissent un peu, se ressemblent un brin. Ils sont tous deux originaires de Toulouse et vénèrent leurs pères résistants. Ils se sont succédé sur les bancs de la même fac de droit. Politiquement, ils étaient déjà proches, malgré les cinq années qui les séparent. Maris était au PSU quand Bel animait les CAL, les comités lycéens. Mais Maris tombe de la lune quand Bel lui propose de rejoindre l’hôtel de… Toulouse, le siège de la BDF. Il s’apprêtait à lui recommander des amis plus académiques, Michel Aglietta, Dominique Plihon. Pourtant, il ne tarde pas à accepter, scandant la promotion inattendue d’un reconnaissant : «Je me suis senti vachement honoré.»

Jean-Pierre Bel veut que la gauche fasse entendre sa différence dans les lieux de pouvoir dont elle fut longtemps exclue, mais il ne joue pas les boutefeux. Bernard Maris n’a rien d’un pilleur d’argenterie, ni d’un outlaw autodidacte. Il donne tous les gages d’une compétence qu’il s’acharne à masquer derrière un entrain chantant, un vocabulaire accessible et des idées en rupture. Il est agrégé et prof d’université. Il a commis une thèse intitulée, tenez-vous bien : «La distribution personnelle des revenus : une approche théorique dans le cadre de la croissance équilibrée». Ce qui devrait faire passer la pilule des libelles commis par ce spécialiste de la monnaie contre la pensée unique. Un intitulé au hasard ? «Lettre ouverte aux gourous de l’économie qui nous prennent pour des imbéciles».

La première entrevue avec le directeur de la BDF se fait à fleurets mouchetés. Ton feutré, manières courtoises, l’inspecteur des finances use de circonvolutions pour faire valoir ses obligations à l’ancien d’Attac. Devoir de réserve, délit d’initié, conflit d’intérêts… Pendant la leçon, Maris écaille les dorures avec le grattoir de ses souvenirs historiques. Il se souvient de la BDF faisant tomber le cartel des gauches ou des «200 familles», actionnaires maison, avant la nationalisation de 1936. Lors du premier conseil, en janvier 2012, quelques-uns des 12 autres membres sont moins patelins dans leur réprobation. Il est vrai que la plume de Maris n’a pas épargné leur maître à tous, le «parrain» du secteur, Jean-Claude Trichet. L’ex-patron de la BCE devrait d’ailleurs prendre ses quartiers dans un bureau voisin…

Au déjeuner qui suit, Maris s’applique à émousser le couteau qu’on lui a fiché entre les dents. L’homme se sait «liant, urbain, civil» et se dit «respectueux des compétences» assemblées. Il est ravi de se «retrouver de l’autre côté du mur de l’argent» et de pouvoir «examiner les articulations du système». Une seule chose chagrine ce fils de quincaillier qui a hérité du «même complexe vis-à-vis de l’argent» : le jeton de présence. 1 700 euros mensuels, il trouve que c’est… trop. Cet hyperactif gagne déjà bien sa vie, université, médias, droits d’auteur. Et estime ne pas avoir besoin d’un supplément de cet ordre.

Chez Charlie, cette nomination a surpris autant qu’elle est bien passée. Bernard Maris détaille les réactions ainsi : «Riss était content, Cabu et Wolinski enchantés, Luz, plus hésitant.» Il y a bien sûr un mauvais coucheur pour l’épingler : «C’est un faux radical qui cloisonne et qui a des amis partout. Un vieil enfant, un égoïste gentil, un social-démocrate.» Depuis le départ de Val qu’il soutenait, Maris a pris du champ avec la gestion de l’hebdo satirique. Mais, l’éphémère candidat écolo aux législatives 2002 y poursuit ses charges bienvenues contre la financiarisation et le productivisme.

Né en 1946 à Toulouse, Bernard Maris a longtemps vécu dans le XVIe arrondissement de Paris. Un rez-de-jardin moderne, tableaux aux murs, odeurs chaleureuses d’après-repas. C’était chez sa compagne, Sylvie Genevoix, éditrice, fille de Maurice. Le couple voulait mener à bien la commémoration du centenaire de la guerre de 14. Malgré la mort de Sylvie Genevoix, Maris a poursuivi cette activité.

Sous la faconde à accent, derrière l’empathie palpitante, se cachait chez Maris une angoisse assez sombre, un pessimisme profond sur l’état des lieux comme sur les chances d’un monde meilleur. On était loin d’un rêveur de rouge horizon. S’il saluait la lucidité de Marx, Maris avait la dent dure pour ses propositions sédatives. Il lui préférait Keynes et Freud. Mais, la fréquentation du divan lui a surtout confirmé que l’avidité perpétuellement en expansion relève d’une compulsion autodestructrice. Qui finira par conduire l’humanité au suicide…

Est-ce l’approche écologique et le désir de décroissance, qui, chez lui, corrodait le métal d’une espérance collective? Ou est-ce le temps qui fuit, les amis qui tombent, les maladies qui menacent, qui aiguisent les angoisses de ce guetteur d’aubes qui se refusait à prendre sa retraite? A moins que ce lecteur de Grossman, Kafka, et Borges, que cet hispanisant qui conseilla la Banque centrale du Pérou ait craint de devoir renoncer à l’une de ses envies les plus chères, négligée en chemin : le roman.

Maris aimait citer cette phrase de Guy Debord : «Nul chagrin ne résiste à un morgon de chez Marcel Lapierre.» Aujourd’hui, rien n’est moins sûr.

Le 23 août 2015.
Du Plessis.

 

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La Boutière ; mobiliser autour des valeurs de la République ou autour des valeurs de la France éternelle ?

4 Fév

Laïcité : onze mesures pour une mobilisation de l’école

le 23 01 2015

Après les attentats de Paris des 7, 8 et 9 janvier 2015, la ministre en charge de l’Éducation nationale a annoncé, le 22 janvier 2015, des mesures pour mobiliser l’école autour des valeurs de la République et de la laïcité.

Ces mesures s’organisent atour de quatre axes :

  • mettre la laïcité et la transmission des valeurs républicaines au coeur de la mobilisation de l’école : formation des enseignants sur les questions de la citoyenneté, à l’enseignement laïque du fait religieux, rétablissement de l’autorité des maîtres et des rites républicains, institution d’une Journée de la laïcité le 9 décembre, etc.
  • développer la citoyenneté et la culture de l’engagement avec tous les partenaires de l’école : échanges renforcés avec les parents d’élèves, partenariats avec les collectivités territoriales, les associations et l’éducation populaire.
  • combattre les inégalités et favoriser la mixité sociale : priorité à la maîtrise du français, plan de lutte contre le décrochage accéléré, réforme de la carte scolaire pour les collèges, prise en charge renforcée des enfants en situation de pauvreté, etc.
  • mobiliser l’enseignement supérieur et la recherche.

Chaque établissement scolaire va désormais déterminer un « parcours citoyen » qui fixera les actions menées pour célébrer les rites ( NDLRB. Sic) républicains et les symboles de la République. A la rentrée 2015, l’enseignement moral et civique sera mis en place de la maternelle au lycée.

http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/laicite-onze-mesures-pour-mobilisation-ecole-20150122.html?xtor=EPR-56

Niger : 20 églises (45 selon un bilan ultérieur) brûlées dans des manifestations anti-françaises. Et pourtant, les dessinateurs de Charlie-hebdo n’étaient sans doute (?) pas chrétiens (!).

18 Jan

Merci Charlie ? La parution de la nouvelle couverture de Charlie Hebdo a déclenché une vague de violence à travers le monde

Qui est responsable, qui est coupable ? Celui qui brûle ou celui qui lui en sert le prétexte sur un plateau ? Les deux sans doute, quand des musulmans brûlent des églises chrétiennes pour protester contre les dessins d’athées.

Samedi 17 janvier, c’est à Niamey, capitale du Niger, que les manifestations ont dégénéré. Les rassemblements étaient interdits. Ils ont tourné à l’émeute, chrétiens et français étant assimilés dans une même haine. La manifestation a débuté samedi tout près de la Grande Mosquée de Niamey, et les échanges de jets de pierre et de gaz lacrymogène n’ont pas tardé. Il aura fallu l’action d’une centaines de policiers antiémeute pour protéger la cathédrale de Niamey de groupes de jeunes manifestants décidés munis de gourdins, de barres de fer ou de pioches.

Eviter toute sortie

« Maudit soit Charlie et ses alliés » « A bas Charlie, à bas les Français », « Allah akbar ». Pendant que François Hollande arpentait les rues de Tulle, une vague de violence se répandait à travers le monde, en réaction à la couverture du dernier numéro de Charlie Hebdo. À Niamey, l’ambassade de France a appelé ses ressortissants à « éviter toute sortie ». Toute forme d’intérêt ou symbole français a été visé et vandalisé : PMU, Orange… La veille, à Zinder, deuxième ville du pays, des manifestations anti Charlie avaient déjà fait 4 morts et 45 blessés. Le Centre culturel franco-nigérien a été incendié et trois églises saccagées. Selon un bilan dressé par les journalistes de RFI, ce sont au total une vingtaine d’églises et de lieux de culte chrétiens qui auraient été brûlés à travers le pays.

Le drapeau français brûlé à Alger

Dès vendredi, c’est une vague de manifestations plus ou moins violentes qui se sont déroulées un peu partout sur la planète, en réaction à la dernière Une de Charlie Hebdo. Au Mali, au Pakistan, au Sénégal… Tous protestaient contre cette nouvelle caricature du prophète Mahomet. Symbole fort s’il en est, le drapeau français a été brûlé vendredi par des manifestants, juste après la sortie de la grande prière du vendredi. Alors que l’hebdomadaire satirique a été interdit de vente dans le pays, plus d’un millier de manifestants a scandé « Kouachi, martyr » devant l’Assemblée nationale.

http://www.aleteia.org/fr/international/article/niger-20-eglises-brulees-dans-manifestations-anti-francaises-5772197465423872

      Au 19 janvier à midi, le nombre des églises  brûlées atteint  le  chiffre  hallucinant de 45; mais  qui s’en soucie tout particulièrement en France ?