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Christian Lochon, Chrétiens du Proche-Orient, grandeur et malheurs.

13 Sep

Diplômé de l’Institut des Langues Orientales de Paris et de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, Christian Lochon est arabisant. Il a enseigné en Irak, Iran, Egypte et Liban. Détaché au Ministère des Affaires Étrangères, il dirigera le Centre culturel français de Bagdad avant d’être attaché culturel à Damas. Il enseigne maintenant dans des établissements supérieurs à Paris.
Sa longue expérience du monde arabo-musulman lui a permis de porter un regard critique sur le sort des Chrétiens en terre d’islam. Il nous livre une analyse lucide, et septique quant à l’avenir, dans Chrétiens du Proche-Orient, grandeur et malheurs.
En cent quarante-deux pages, il retrace l’apport des Chrétiens à cette terre, mais aussi à l’Occident, et toutes les souffrances endurées au cours des siècles.
Le premier chapitre met en évidence la dette des Chrétiens d’Occident envers les Orientaux pour ce qui concerne la spiritualité et les rites.
Héritiers de la civilisation mésopotamienne, les Chrétiens ont mis leur science au service de l’envahisseur arabe, à la satisfaction des souverains. Pour cela ils ont traduit en arabe les grands classiques de l’Antiquité. De même, familiers de l’administration byzantine, ils mirent leur expérience au service du nouveau pouvoir. Mais ce faisant, ils se sont arabisés, perdant ainsi leur identité ; en outre, pour diverses raisons tant sécuritaires que sociales, nombre d’entre eux, pour ne pas dire la majorité, se sont islamisés au cours des siècles.
L’auteur met en évidence les conséquences heureuses pour les Chrétiens des Capitulations franco-ottomanes. En exploitant jusqu’à l’extrême limite, quand ils ne les outrepassaient pas, les dispositions de ces traités, les congrégations religieuses françaises ont redonné vie à une chrétienté qui dépérissait car coupée du monde occidental. Écoles et universités permirent aux Chrétiens de redevenir des moteurs culturels. Il convient ici de souligner l’effort fait en direction des femmes dans le domaine de l’enseignement ce qui leur donnait un avantage certain sur leurs compatriotes musulmanes.
Cette revitalisation intellectuelle des populations chrétiennes, juste retour des choses, conduisit les Chrétiens à prendre la tête de la nahda au XIX° siècle, avant de s’engager dans les luttes pour l’indépendance et la promotion de la laïcité.
Ch. Lochon évoque longuement les massacres de chrétiens, tout particulièrement ceux perpétrés par les Turcs. Avec tristesse, nous assistons aux massacres actuels avec pour effet le départ des derniers représentants de la chrétienté primitive, ce qui ne sera pas sans conséquences pour l’avenir.
Dans son excellente préface, Sobhi Habchi écrit : l’Occident « civilisé », en faux témoin ou en victime de sa lâcheté et de la fuite de ses dirigeants politiques ets spirituels, devra payer lui aussi, un jour, les conséquences catastrophiques de la disparition totale de ces Chrétiens qui ont échappé à la mort autrefois, après la prise de Constantinople par les Turcs en 1453.
Pour notre part, cet ouvrage nous confirme dans notre conviction que la « civilisation arabe » n’est que l’arabisation de l’antique civilisation mésopotamienne, matrice de la nôtre. L’apport des Chrétiens aux Arabes, puis leur rôle moteur dans la nahda, s’est malheureusement retourné contre eux.

Il faut lire ce livre : Christian Lochon, Chrétiens du Proche-Orient, grandeur et malheurs, Librairie d’Amérique et d’Orient, Jean Maisonneuve, 3 bis Place de la Sorbonne, Paris V°

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La place des Chrétiens d’Orient est en Orient et non en Occident. Le manteau du Christ ne doit pas rétrécir.

16 Août

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Petit billet d’humeur de Paul TURBIER. Plus urgent et plus important que la désacralisation du mariage ? Le sort de nos frères Coptes , Syriaques, Orthodoxes.

19 Oct

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Chers amis,

Je vous sens inquiets  à propos du débat synodal, lequel pourrait aboutir à une sorte de désacralisation du mariage, chrétien bien entendu, puisque l’autre, coquille républicaine vide de tout caractère sacré, n’est pas concerné.

Je suis moi aussi très inquiet mais pour un tout autre sujet. Je m’étonne que le ban et l’arrière ban passe beaucoup de temps et dépense beaucoup d’argent pour une question importante certes mais nullement urgente alors que des milliers de chrétiens orientaux sont actuellement atteints dans leur chair et pour leur Foi en Syrie, Irak, Liban et autres lieux (découverte à marée basse comme aurait dit Serge). Bien sûr ces chrétiens- là ne sont pas catholiques, ils conservent des rites divers, bien éloignés des nötres,  mais ils dont disciples du même Christ, reconnaissent le même baptême pour le pardon de leurs péchés et des nôtres et sont fils conscients du même Père tout puissant.  Les voisins musulmans d’un de mes fils ne s’y trompent pas, ils les voient autant chrétiens que nous autres européens, ( lorsque nous le sommes) et les pensent justiciables le jour venu du même égorgement que les juifs.

J’ai une seconde raison de relégation au second plan du problème des divorcés et des homosexuels, c’est sa marginalité. Combien  de chrétiens divorcés ? En principe aucun, s’ils sont pratiquants, Combien de pédérastes et de lesbiennes à la table de communion ? Nul n’en sait rien exactement; mais je pense en ce qui me concerne que leurs effectifs sont plus que modestes. Si certains de ces deux groupes se présentaient anonymement pour recevoir une communion illégitime, que pourrait faire le prêtre sinon la leur donner. A eux d’en rendre compte lorsqu’ils se trouveront face au Christ au dernier jour.

Prions donc pour nos frères Coptes , Syriaques, Orthodoxes, ils en ont bien besoin

Paul T. , CJA.

Billet d’humeur de Paul TURBIER : le Pape et le Roi.

30 Sep

"Joyeuse", épée de Charlemagne avec son fourreau / DR

Nous avons un nouveau Pape. Il a choisi de s’appeler dorénavant François. Contrairement à Benoît, son prédécesseur, il n’avait pas occupé avant son intronisation, de hautes fonctions au Vatican et n’était donc pas connu, du moins en Europe. Les premières informations qui nous furent données à son sujet, nous montrèrent un cardinal exotique, au comportement très simple, peut-être pensaient certains,  trop simple. Nous sommes habitués à ce que l’Eglise montre une certaine grandeur dans les signes qu’elle pose, grandeur que nous percevons comme un hommage rendu au Roi du Ciel. Dans nos vie privées, ne mettons-nous pas un peu d’apparat lorsque nous devons rencontrer quelqu’un d’important ? Qui est plus important que Notre Seigneur ? Nous lui devons ce que nous avons de plus beau .  Or, en ce début de son pontificat,  il nous faut bien reconnaître que le pape François nous déconcerte, en paroles et en actions.  Quel contraste avec Benoît XVI qui avait été beaucoup admiré à cause de la subtile alliance qu’il nous montrait entre une immense érudition et  une Foi tellement lumineuse. La persévérance dont il a fait preuve, le courage qu’il a déployé pour tenter de surmonter l’immense et douloureux problème de la division liturgique de la catholicité , tous ces efforts inlassables ne pouvaient que susciter admiration. Je l’ai, pour ma part, beaucoup admiré.

Le Pape François, dont la Foi ne peut être mise en doute, est d’une tout autre nature.  Il est plutôt dans la rondeur et la jovialité méridionale. C’est un excellent communicant qui amène  à lui et donc au Christ bien des âmes, lesquelles, sans son indéniable charisme, auraient pu se perdre sur d’autres chemins que celui de la Foi en Jésus, fils incarné de Dieu.

Cependant ici ou là ce sont quelques gestes,  quelques paroles qui ont surpris et même choqué beaucoup de chrétiens ordinaires et je suis l’un d’eux . Le pape François dit ou laisse dire par ses collaborateurs les plus proches des mots qui nous étonnent à propos, par exemple,  des possibilité de débat sur le mariage des Prêtres ou l’ordination des femmes. Avant lui, Benoît avait plusieurs fois abordé ces questions et avait apporté dans son ouvrage «  Lumière de Monde »  quelques précisions décisives. (*)

A l’heure ou tant de martyrs tombent pour leur Foi en Christ, en Moyen et Extrême-Orient, comment comprendre des vœux adressés à ceux qui tuent les porteurs de Croix, qui démolissent les églises, qui incendient les lieux où sont gardés les écrits araméens, langue dans laquelle Jésus à prié.   Si les musulmans qui sont hommes de prières ont droit à notre respect, ce n’est pas en revanche le cas de  l’Islam, à la fois religion et puissance temporelle, trop souvent violent.

Comment ne pas être surpris d’entendre dans le bouche du plus éminent des prêtres, des propos à connotation politique, domaine qui est pourtant celui de César et non de Dieu. « Je ne suis pas de droite » a dit le Saint Père qui ne pouvant être neutre se situe donc lui-même à gauche. Or, la gauche n’est-elle pas le lieu où sont rassemblés tout les suppôts de Satan, les avorteurs, les euthanasieurs tout acharnés adversaires de la Foi chrétienne ? La gauche n’est t-elle pas le lieu où le Père rangera les boucs tandis que les brebis seront mises à sa droite ? Etrange !  Un Pape comme un Roi n’a pas à être dans une triviale division horizontale, il est au dessus de la mêlée, pour nous aider à  orienter nos regards vers le haut, là où sont les chemins qui mènent au Salut.

Et pourtant, !

A la réflexion, pourquoi des regrets, pourquoi des plaintes ? Le Pape n’est pas Pape par l’aboutissement d’une quelconque ambition de puissance, il n’est pas élu à la suite d’une candidature comme l’est un vulgaire président d’une ordinaire république. Il est coopté par ses pairs, prêtres ordonnés, donc comment penser qu’il ne furent pas remplis de l’Esprit-Saint, particulièrement lors du conclave et donc éclairés dans leurs choix.

Comme les papes de nos jours, les rois capétiens qui, depuis Hugues Capet,  ont conduit le royaume de France pendant près de vingt siècles ont reçu l’onction du Sacre.  Comme le pape, leurs avènements ont provoqué à la fois ferveurs chez certains et rancœurs et récrimination chez d’autres, mais tous ont entendu leurs sujets exprimer leur allégeance. « Sire, puisque vous êtes le Roi, à votre obéissance » . Le roi n’a pas à plaire, il est le roi.

De même, aujourd’hui en ce début de 21ème siècle, ce pape qui nous est donné n’a pas à plaire, il est le pape et parce que nous sommes à la fois chrétiens et royalistes nous devons lui dire, toute inquiétude effacée : «  Très saint-Père, puisque le Seigneur est avec vous, nous sommes vos très humbles et très affectionnés serviteurs »..

Paul TURBIER, CJA.

Septembre 2013

(*) Op « Lumière du Monde », 2012, pages 199 à 202.  « J’ai lu » ed

Le Blog de Thierry Desjardin. La guerre de religion a commencé

26 Sep

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Il serait grand temps que nous nous apercevions –enfin- qu’une nouvelle guerre de religion a éclaté et, cette fois, à l’échelle planétaire. Les Islamistes massacrent les Chrétiens en Egypte, en Irak, aux Philippines, en Indonésie, au Pakistan, au Nigéria, un peu partout.
Malraux avait dit : « Le XXIème siècle sera religieux ou il ne sera pas ». On a bien l’impression que ce siècle qui commence va voir le déchaînement sans pitié d’un Islam renaissant voulant dominer le monde et faire payer à la civilisation chrétienne les quelques siècles pendant lesquels elle a régné sur la planète.


Cette haine du chrétien dépasse de beaucoup tous les problèmes de la foi. En s’attaquant aux églises, aux prêtres, aux religieuses, aux fidèles, les Islamistes veulent abattre la civilisation occidentale, la démocratie, le capitalisme, ce qu’ils appellent le « néo-colonialisme », la parité hommes-femmes, les Droits de l’Homme, le progrès tel que nous le concevons.


Le XXème siècle a été marqué par l’affrontement est-ouest, le bloc communiste contre les pays « libres ». Marx, Lénine et Staline se sont effondrés d’eux-mêmes sous les incohérences, bien souvent monstrueuses, de leur idéologie. Mais ils ont aussitôt été remplacés par Allah et son Prophète. Le Coran a pris la place du Capital, le drapeau vert de l’Islam celle du drapeau rouge, les imams prédicateurs des mosquées celle des commissaires politiques. Le XXIème siècle sera une guerre sans merci car les foules immenses du Tiers-monde islamisé (et des banlieues de nos grandes métropoles) sont autrement plus dangereuses que ne l’ont jamais été les chars du Pacte de Varsovie.


Nous pleurons, avec nos larmes de crocodiles habituelles, les Coptes massacrés à Alexandrie et les Chrétiens assassinés à Bagdad. Mais nous restons les bras ballants.
Il faut bien dire qu’on voit mal ce que nous pourrions faire. Ce n’est plus guère le temps des croisades et nos dernières expériences en Afghanistan ou en Irak (où nous commençons à regretter la belle époque de Saddam Hussein qui savait, lui, au moins, faire respecter la laïcité baasiste) n’ont pas été très concluantes c’est le moins qu’on puisse dire. Il est bien loin le temps où Napoléon III pouvait envoyer un corps expéditionnaire protéger les Maronites du Liban que massacraient les Druzes.


Mais au moins restons lucides et surtout arrêtons de ressortir une fois de plus la fameuse « repentance » qui nous sert désormais pour maquiller toutes nos lâchetés.
Hier, un imbécile de service nous a longuement expliqué à la télévision que si les Islamistes égyptiens massacraient les Coptes c’était parce que ces Chrétiens de la vallée du Nil étaient « les représentants de l’Occident », « les ambassadeurs de la culture européenne », les symboles vivants du capitalisme, du néocolonialisme, du dollar et du coca-cola. En un mot, les ultimes survivants de l’époque coloniale. Autant dire, à l’en croire, que les Islamistes avaient parfaitement raison de vouloir éliminer ces survivances d’un passé détesté.


L’imbécile était, en plus, un inculte. Les Coptes sont les descendants du peuple des Pharaons. « Copte » veut dire « égyptien ». Ils étaient sur les bords du Nil bien avant la conquête arabe et musulmane. S’ils sont plus nombreux au sud, entre Assiut et Assouan, c’est précisément parce qu’ils ont fui les cavaliers conquérants venus d’Arabie. Ils avaient leurs églises bien avant que nous ne construisions nos cathédrales.
 On peut d’ailleurs dire exactement la même chose de tous les Chrétiens d’Orient qu’ils soient catholiques (de rite d’Antioche, de rite syriaque comme les Maronites libanais, de rite byzantin, de rite arménien, de rite d’Alexandrie) ou « non chalcédoniens » comme les Coptes, ou Orthodoxes (ayant leur patriarcat soit à Istanbul, soit à Alexandrie, soit à Jérusalem, soit à Damas). Tous sont « chez eux » dans ces pays-là depuis des millénaires, certains parlant encore l’araméen, la langue du Christ. En faire des ambassadeurs de l’Occident, des représentants du capitalisme colonial est évidemment une absurdité. Même si, en effet, ils sont « de culture chrétienne ». Mais ils l’étaient avant nous.


Nous ne pouvons rien faire pour les protéger mais au moins ne les trahissons pas en reprenant à notre compte les accusations odieuses de leurs assassins. Nous pouvons les accueillir, comme nous nous devons d’accueillir tous ceux qui sont persécutés. Beaucoup ont déjà fui leur pays. Mais, en tous les cas, ne continuons pas à nous boucher les yeux, à parler de « l’amitié islamo-chrétienne », d’un « Islam à l’occidental », de « la cohabitation harmonieuse des trois monothéismes ».


Soyons intransigeants avec les règles de notre laïcité (qui ne doit rien avoir de « positif », quoi qu’en pense Sarkozy) mais ne nous laissons entraîner ni vers la stigmatisation ni vers la discrimination (surtout si elle devait être « positive », comme le souhaite encore le même Sarkozy) car ce serait, évidemment, faire le jeu des fanatiques.
Aujourd’hui, la grande mode est d’évoquer, d’invoquer à tout bout de champ « les années les plus sombres de notre histoire ». C’est souvent absurde et parfois odieux. Mais s’il y a une leçon qu’il ne faut jamais oublier c’est bien celle de Munich. Churchill avait dit : « Ils ont préféré le déshonneur à la guerre et ils auront les deux ». Il ne faut jamais tenter de pactiser avec ceux qui vous ont déclaré la guerre.

http://www.thierry-desjardins.fr/2011/01/la-guerre-de-religion-a-commence/

« L’islamophobie est un droit », d’après Alain Jakubowicz, président de la LICRA…

8 Oct

Quel aveu !

Débat sur le racisme (France Inter le 01/10/12), avec Alain Jakubowicz, avocat et président de la LICRA, Tarik Yildiz, sociologue, et Michel Kokoreff, professeur de sociologie à Paris VIII Saint-Denis et « spécialiste des quartiers ».

Déclaration de M.Jakubovicz :

 « L’islamophobie, on peut la condamner mais, fondamentalement, c’est un droit. On a le droit de ne pas aimer l’islam, comme on  a le droit de ne pas aimer le judaïsme ou on a le droit de ne pas aimer l’Eglise catholique ou protestante (sic). »

Cette déclaration est, pour le moins, étonnante :

« On a le droit de ne pas aimer l’islam«  : on se doute en effet que les rapports entre les musulmans et la communauté juive ne sont pas au beau fixe ; surtout par les temps qui courent. Mais faisons cependant remarquer à M.Jakubovicz que le mot phobie signifie peur et non… haine. Les chrétiens le savent.

« On  a le droit de ne pas aimer le judaïsme » : qu’entend-il par là ? Fait-il référence à l’athéisme de beaucoup de juifs de France ou, surtout, d’Israël ? Pourtant, dès qu’une synagogue est taguée il monte au créneau. Or il s’agit bien de la religion juive, qui est la base d’identification de la communauté  du même nom. Mais faisons lui remarquer que prétendre « ne pas aimer la religion juive » est  puni par la loi  (Pléven-Gayssot entre autres) puisque de telles paroles expriment un sentiment. Les chrétiens le savent.

« On a le droit de ne pas aimer l’Eglise catholique ou protestante » :  il précise bien les « Eglises », pas les croyants. Mais de qui parle-t-il en vérité ? Ni les catholiques ni les protestants ne vouent la religion juive aux gémonies: c’est être ignorant ou…de mauvaise foi que de croire cela. Les références au judaïsme dans le christianisme sont légion : lectures de l’Ancien Testament, rites hérités (même s’ils sont parfois modifiés) tels que le lavement des pieds le Jeudi Saint, etc.

En outre les chrétiens savent que le Christ est venu ACCOMPLIR la loi juive, pas la détruire.  La religion du Christ est la religion de l’Incarnation.

Les chrétiens ne haïssent aucune autre religion : ils disent simplement qu’elles se trompent. Le judaïsme depuis 2.000 ans, l’islam depuis moins longtemps.

Et pourtant, qui protège les chrétiens de France ? Et ne parlons pas de ceux d’Orient.

Après la réception à l’Elysée des représentants de la communauté juive, hier dimanche 7 octobre, il fut déclaré que « le ministère de l’intérieur renforcera ces prochains jours, ces prochaines heures, les protections des lieux de culte qui en ont besoin et qui sont susceptibles de faire l’objet d’agressions, comme cela a encore été le cas hier soir ». Mais qui parle des cimetières chrétiens ou des églises profanés ?

Nous conseillons vivement à M. Jakubowicz comme au ministre de l’Intérieur de lire les publications de l’Observatoire de la Christianophobie (www.christianophobie.fr), ils y trouveront l’interminable litanie de nos lieux saints vandalisés. Comme le quotidien « Métro » osait le rappeler récemment:

« L’immense majorité des profanations perpétrées en France visent des lieux de culte ou des cimetières chrétiens. En 2007, elles représentaient 151 cas sur un total de 164 lieux de culte profanés, soit 92,1%. Le pourcentage s’élève à94,4% un an après, en 2008, pour un total de 285 profanations constatées. L’année dernière, si le nombre total de profanations a baissé (226), la part des lieux de culte chrétiens a encore augmenté, pour s’établir à 95,6%. »

Alors, s’il vous plait, un peu de retenue à défaut de pudeur.

Le 8 octobre 2012.

Pour le Conseil dans l’Espérance du Roi, le Conseiller à l’Information, aux Moyens de Communication et à leur usage dans la Société.                                                                                         Denis Bataille