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Billet d’humeur d’ANNE-LYS : la peur irraisonée de l’amalgame du président Hollande

1 Juil

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Mais pour qui, pour quoi nous prend-il ?

      Faisant preuve, pour une fois, de constance dans ses positions, le Président de la République s’obstine à ne pas nommer l’ennemi. Les mots d’« islamistes », « djihadistes » semblent lui écorcher la bouche et il ne daigne parler que de « terroristes. »

Depuis que, malencontreusement à ses yeux, une vidéo d’amateur a été – peu de temps – diffusée par les médias et a permis aux Français de constater que les auteurs des attentats commis contre des Français, de préférence Juifs ou Chrétiens, ou membres des forces armées ou des forces de l’ordre, ne sont pas le fait de déments isolés agissant au gré de pulsions inexplicables, mais qu’il s’agit de Musulmans extrémistes, hurlant qu’ils agissent au nom d’Allah et en vertu des versets sacrés du Coran, le Président de la République semble n’avoir qu’un souci : éviter à tout prix « l’amalgame ».

Rien ne lui semble plus dangereux que de reconnaître dans la barbarie des tueries commises en Orient ou en Afrique par le prétendu État islamique ou par Boko Haram, et des attentats commis en France ou ailleurs en Europe une origine musulmane, même minoritaire. Le danger de voir régner l’« islamophobie » semble à ses yeux infiniment pire que celui d’être, en France ou ailleurs, victime des djihadistes pour qui ceux qui ne veulent pas se convertir à l’islam ne doivent avoir d’autre choix que la fuite, en abandonnant tous leurs biens et même les plus minces bagages, ou la mort.

Mais que craint-il donc ? Croit-il que le peuple français est composé de nostalgiques du nazisme tous prêts, si on ne les surveillait pas étroitement, à se livrer à des pogroms, voire à un holocauste général de tous les Musulmans ?

A force de nier l’origine gréco-romaine, juive et chrétienne de la civilisation de notre pays, croit-il qu’il ne reste rien chez nous des règles qui nous interdisent la haine et la vengeance ? Que nous avons oublié le commandement majeur : « Tu ne tueras pas » ? Que les Musulmans paisibles ne peuvent pas vivre tranquilles au milieu des Français ?

Mais pour qui, pour quoi nous prend-il donc ?

Anne-Lys , CJA

Père François Jourdan : « La Bible face au Coran »

11 Fév

main-upper_01Mercredi 23 novembre 2011 « La Bible face au Coran »

C’est le titre d’un livre vraiment substantiel du Père François Jourdan (1). Cet islamologue s’est fixé un but : démontrer que, malgré les apparences et l’opinion commune, l’islam n’est pas une troisième religion biblique qui ferait suite au judaïsme et au christianisme. L’auteur explique aussi en détail les raisons pour lesquelles l’islam ne peut être présenté comme une branche sur un tronc abrahamique, comme on le répète souvent. Avec ce fil conducteur et au long des pages de cet ouvrage, François Jourdan atteint en fait trois objectifs car il présente de nombreux éléments qui mettent en lumière :

1) la conception de Dieu et du prophétisme dans le Coran,

2) l’originalité et la dynamique des mystères chrétiens, liés à « l’Alliance » de Dieu avec les hommes,

3) les conditions d’un « dialogue » en vérité et qui ne soit pas simplement « affectiviste ».

L’importance de l’Alliance

Le Père Jourdan rappelle qu’elle est la trame de la Bible pour les juifs et les chrétiens. Alliance pleinement réalisée en Jésus ; Il ouvre, à la fois, l’Alliance biblique juive à tous les peuples (salut du genre humain) et le Cœur de Dieu à tous, pour une communion avec lui. Dans cette Alliance, Dieu est Sauveur (de telles notions d’alliance et de salut sont inconnues du Coran). L’Alliance est l’institutionnalisation de l’altérité avec Dieu. La Bible n’est pas seulement monothéiste mais elle est le fruit de l’Alliance ; elle ne descend pas toute faite du ciel. Par l’Alliance, Dieu n’est plus écrasant : l’homme, créé à l’image de Dieu, est appelé à vivre une relation de ressemblance avec Dieu son créateur et à l’aimer en retour.

Deux citations à propos du dialogue.

« On s’installe dans « l’erreur sympathique », laquelle au bout du compte n’est pas sympathique car elle trompe tout le monde » (p. 27). « Les différences n’empêchent pas le dialogue et peuvent très bien au contraire conforter une vraie confiance si indispensable entre les partenaires du dialogue. Ce n’est pas du tout une question de personnes et d’animosité à avoir dès qu’il y a des divergences, comme si souvent on se l’imagine aujourd’hui dans l’affectif dominant et piégeant de bien des rencontres interreligieuses. Le respect de l’autre suppose le respect des différences que l’on se doit donc de connaître, si on veut être sérieux. Et cela n’empêche nullement l’amitié de la relation. La compréhension en sort même renforcée » (p. 54).

Au cœur du sujet

« Il m’est arrivé de parler de la Trinité avec des musulmans en leur expliquant combien la psychologie moderne pouvait nous aider à comprendre le Mystère de Dieu qui est Amour : pas d’amour dans le fusionnel nous disent les psychologues. Puisqu’il est Amour dans sa nature la plus profonde, Dieu doit bien avoir quelqu’un à aimer avant même toute création ; et s’il aime, il ne fusionne pas. Ainsi le Père aime le Fils grâce à celui qui est à la fois la distance respectueuse contre la fusion et le lien de l’Amour : l’Esprit Saint. Si Dieu unique n’est pas Trinité, il ne peut pas être Amour. J’ai remarqué » combien les musulmans n’avaient jamais entendu cela et que cela les faisaient réfléchir. Dieu a une altérité en lui-même : c’est la Trinité car il est Amour. Et il a aussi une altérité hors de lui-même : c’est l’Alliance biblique historique ouverte à tous les hommes par Jésus. Oui, vraiment par cette double altérité respectée et reconnue, Dieu est vraiment Amour. Or on nous dit toujours dans les milieux du dialogue : « Surtout pas ! Il ne faut pas parler de la doctrine ». Moyennant quoi, depuis quatorze siècles que l’islam existe, la plupart des musulmans en sont restés au polythéisme chrétien sur la Trinité. Le dialogue religieux ne pourrait-il pas aider à se comprendre, même si on reste en désaccord ? Cette réflexion toute simple et rationnelle sur l’Amour serait-elle à proscrire dans le dialogue ? » (p. 72).

Meilleure connaissance de l’islam, magnifique mise en valeur de la Bible et du christianisme, balisage pour un nouveau dialogue dans la vérité : triple apport de ce livre passionnant.

Étienne Péléant – 22 novembre 2011 – PFV 92

(1) François Jourdan – La Bible face au Coran (L’œuvre – octobre 2011 – 140 p. 18 €). Du même auteur et chez le même éditeur : Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans (2008 – 206 p. 15 €).

http://petitefeuilleverte.over-blog.com/article-la-bible-face-au-coran-89617742.html

 

Billet d’humeur de Paul TURBIER . Chrétiens et communistes face à l’expansionnisme islamique .

23 Juin

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Ce qui est étrange dans cette affaire (le péril islamique) ce sont les attitudes respectives des chrétiens (version catholique) et des communistes ( toutes formes confondues) . Ces deux ensembles sont universalistes et expansifs comme l’est  également l’Islam, Ils devraient donc être farouchement opposés à l’immigration de masse et en particulier à l’invasion musulmane.  Or il n’en est rien. 

 Le catholicisme actuel est aveuglé par un angélisme myope qui confond le pauvre (qu’il faut accueillir dans la mesure de ses moyens) et le musulman qui devient de plus en plus clairement  agressif . Le communisme voit avant tout dans l’immigré un prolétaire qu’il pense pouvoir enrôler dans son combat  contre son ennemi ancestral, le chrétien. Tout deux sont dans l’erreur car il est tout à fait patent que la doctrine, les lois et usages musulmans sont radicalement incompatibles avec tout ce qui a fait et fait encore la civilisation helleno-chrétienne.   Si le navire chrétien sombre sous leurs coups, ils sombreront avec lui.

  Un point me fait cependant espérer car il existe un fossé qui sépare les appareils ( clergé d’une part et partis marxistes d’autre part ) de leurs bases respectives, lesquelles sans haine ni violence, sont résolument anti-immigrationnistes. Ce trait est par ailleurs le principal et peut être le seul sentiment qui traverse horizontalement les sociétés occidentales.   

    Il résulte de ce que je viens d’exposer que deux voies peuvent conduire au salut. La première est le ralliement du peuple de gauche athée aux thèses et doctrines du FN, ralliement qui s’aperçoit déjà dans les urnes. La seconde encore peu visible viendrait (lorsqu’elle viendra) du peuple de droite qui pourrait reprendre le chemin des églises pour marquer le territoire de la meilleure façon qui soit, en disant avec les pieds :  Ici c’est Terre Chrétienne. Quelles Eglises ? Qu’importe car le monde musulman ne fait aucune différence dans la fratrie chrétienne.  Ces deux voies sont complémentaires.

Paul Turbier, CJA