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Mais que ferait Emmanuel Macron si Louis XIV n’avait pas existé ?

23 Jan

Le président actuel de la République est décidément un  » fan  » du Roi-Soleil et du château de Versailles. Après avoir fêté son élection en grande pompe au Palais du Louvre puis reçu Vladimir Poutine tout aussi solennellement à Versailles, il y avait, dès juillet, convoqué le Parlement pour exposer aux députés et aux sénateurs réunis en Congrès l’ensemble de ses projets politiques.

Six mois plus tard, à peine, Emmanuel Macron a récidivé en recevant au château de Versailles, dans les pas des rois de France, lundi 22 janvier, quelque 140 patrons de multinationales étrangères et françaises, lors d’un sommet baptisé  » Choose France  » ( » Choisir la France  » eut été préférable), auquel a également participé une partie du gouvernement. Objectif : leur vendre l’Hexagone comme  » le lieu où il faut être « , selon l’expression d’un conseiller du chef de l’Etat.

Merci, Sire, devait-il penser en recevant ces acteurs économiques…

Pour persuader ces  » global leaders «  de faire un détour par la France sur la route du Forum économique de Davos (Suisse), prévu du 23 au 26  janvier, l’Elysée a mis les petits plats dans les grands : déjeuner avec le premier ministre Edouard Philippe, rencontres en  » format speed dating «  avec quinze membres du gouvernement, dont Jean-Yves Le Drian, Bruno Le Maire et Agnès Buzyn, conférence sur l’intelligence artificielle avec le mathématicien et député La République en marche (LRM) Cédric Villani, etc.

M. Macron était lui-même à Versailles en fin de journée, où il s’est notamment entretenu en tête-à-tête avec Sheryl Sandberg, la numéro  2 de Facebook, et Sundar Pichai, le PDG de Google. Il a également prononcé un discours – en anglais – devant les chefs d’entreprise présents, dont Lloyd Blankfein (Goldman Sachs), Goldman Sachs) (Novartis), Jamie Dimon (Jamie Dimon ), James Quincey (Coca-Cola) ou (Danone). Il a ensuite participé à un dîner signé par le chef étoilé Alain Ducasse et servi dans la galerie des Batailles, la plus vaste pièce du château, où sont exposés trente-trois tableaux représentant les plus grandes victoires françaises.

Versailles : la galerie des Batailles

 » Sur la route de Davos, nous avons profité du fait que les leaders économiques venaient en Europe pour faire un stop à Paris, inviter 100 PDG des plus grands groupes mondiaux et construire avec eux 100 projets pour la France « , justifie l’entourage du chef de l’Etat, qui assure qu’une dizaine de projets d’investissement seront dévoilés à cette occasion, pour un montant total d’environ 3 milliards d’euros qui seront  » déployés sur trois à cinq ans « , selon l’Elysée.  » Emmanuel Macron fait le pari de l’attractivité et il sait que cela passe aussi par des symboles, car derrière ces symboles il y a des entreprises et donc des emplois « , approuve Christophe Castaner, délégué général de LRM et secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement.

Dans la foulée de Versailles, le président de la République se rendra à Davos (Canton des grisons , Suise) , mercredi, pour y rencontrer le gotha économique et politique mondial, qui se réunit tous les ans dans la station suisse des Grisons afin de réfléchir sur l’avenir de la planète.  » Les deux événements sont liés et s’inscrivent dans la vision de la diplomatie française du chef de l’Etat, dont l’attractivité fait partie intégrante « , explique un proche de M. Macron. L’ancien banquier d’affaires y prononcera un discours où, selon son entourage, il posera  » un diagnostic lucide de la mondialisation «  et  » proposera une vision (…) pour le monde de demain « .

Mais en s’affichant à Versailles, puis à Davos, aux côtés des plus grands patrons de la planète, Emmanuel Macron prend également le risque de donner de la consistance à l’étiquette de  » président des riches «  que lui collent depuis plusieurs mois.  » Qu’un chef de l’Etat se préoccupe d’attirer des investissements internationaux, qui s’en désolerait ? Mais Emmanuel Macron leur parlera-t-il aussi de leurs responsabilités sociales, environnementales, fiscales ? « , interroge Boris Vallaud, député (PS) des Landes. Sans compter les critiques de quelques responsables Les Républicains sur le choix du lieu de l’invitation aux chefs d’entreprises et qui, à court d’arguments, jugent qu’il existe  » des lieux davantage républicains que Versailles pour faire la promotion de la France « . Pauvres imbéciles…

Conscient du danger, l’Elysée a décidé que le sommet  » Choose France  » se déroulerait à huis clos, loin des caméras et des journalistes. Une première pour un tel événement : les précédents conseils stratégiques de l’attractivité organisés à l’Elysée avaient tous été couverts par les médias. 

Alors, ne nous retenons plus et crions 

VIVE LE ROI !

Le 23 janvier 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

 

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Anne-Lys, CJA Les élections régionales, des citoyens grugés dans les grandes largeurs

14 Déc

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La gauche a réussi à gruger aussi bien le Front national que la fausse droite. Dans une élection normale à la proportionnelle, même avec la correction des 25% à la liste placée en tête, la gauche n’aurait dû garder que deux régions, le Front national en gagner entre deux et quatre et la droite parlementaire en avoir entre sept et neuf.
Mais la gauche a réussi à « berner» la fausse droite avec son « combat » contre le Front national, mené aussi bien par la fausse droite que par la gauche à coup de mensonges, de calomnies, de menaces imaginaires, dans un climat assez ignoble. Je ne peux pas croire que ceux qui, parmi les caciques de la droite parlementaire, ont participé à ce type de campagne, ignoraient qu’ils mentaient ; je pense même qu’ils ont, en particulier, « acheté » le retrait des candidats de gauche en PACA et Nord Pas-de-Calais.
C’est d’ailleurs à peu près ce que viennent de laisser entendre MM. Estrosi et Castaner, en promettant que la région PACA, bien que sans conseillers de gauche élus, serait gouvernée beaucoup plus à gauche que par le passé.
La droite parlementaire dans son ensemble ne l’a pas emporté en Paradis dès cette élection. Mais je pense que « droite » et « gauche » risquent de le payer cher, si l’on tient compte que, en dépit de ce résultat, le Front national reste le premier parti de France, ayant gagné – et non perdu – des voix entre les deux tours.

Une fois les comptes faits, quand les Français se rendront compte que la gauche est la seule bénéficiaire des manœuvres et magouilles d’entre les deux tours et que la campagne de haine menée contre les candidats du Front national n’était pas fondée, une grande partie de notre pays ressentira une formidable colère dont on ne peut, aujourd’hui, mesurer les conséquences, mais qui risque d’être beaucoup plus douloureuse pour le PRPS que ne l’aurait été l’élection normale des candidats du Front national arrivés largement en tête du premier tour.
Il faut rendre hommage au sens tactique de M. Hollande, forçant la main de 191 pays pour leur faire signer, hier soir, un accord réputé « historique », quoique vide de sens, annoncé quelques heures à peine avant l’ouverture des bureaux de vote. M. Hollande était donc le « chef de file du monde écologique », ce qui ne pouvait évidemment que favoriser le vote à gauche.