Tag Archives: CITH / Avoir fait de la laîcité une nouvelle religion

Des souvenirs des profanations des églises pendant la révolution dite française retrouvés à Tarascon-sur-Ariège (09400).

17 Juil

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C’est une découverte unique en France : en faisant des travaux de rénovation à l’église Notre Dame de la Daurade à Tarascon (Ariège), les ouvriers sont tombés sur un papier bleu-blanc-rouge révolutionnaire qui prouve que l’édifice religieux avait été transformé en temple laïc. 

C’est en démontant les cinq tableaux de grands formats du retable du XVIIIème siècle du choeur de l’Eglise de Notre Dame de la Daurade à Tarascon-sur-Ariège que les panneaux de papier peint, vestiges de la conversion en 1793 de certaines églises en « temple de la Raison », ont été découverts.

A l’origine, la ville avait prévu la restauration des toiles du retable et ne s’attendait pas, en les décrochant, à une telle découverte. Les premiers « lambeaux » étaient apparus au décrochage des deux premiers tableaux en février, mais la partie la plus exceptionnelle est apparue le 29 juin dernier, lorsque les restaurateurs ont déposé les deux autres toiles. Apparaît alors un panneau entier, presque intact, en lés de papier vergé blanc, peints de bandes rouges et bleues, le tout collé diectement au mur.

A l’époque, les tableaux avaient été retirés et le mur ainsi libre avait été collé de ce papier « révolutionnaire » témoignant que cette église était convertie en temple de la Raison.

Les recherches menées par l’association  Histoire et Patrimoine du Tarasconnais ont permis de découvrir dans l’un des registres des délibérations de la commune à la date “du 12ème jour du 3ème mois de l’an II [2 décembre 1793]” que « le jour de la prochaine décade la principale église de cette commune sera consacrée à la raison, à la Liberté et à l’Egalité ; qu’à cet effet, tous les corps constitués, la garde nationale […] ce jour-là, les portes des maisons des patriotes, décorées de branches de chêne, seront surmontées d’un drapeau tricolore… ».

Dans la plupart des cas, ces papiers peints ont été arrachés lorsque les églises sont redevenues des lieux religieux. Mais à Tarascon on s’est alors apparemment contenté de recouvrir le papier révolutionnaire par les tableaux du retable ! Ce qui fait de l’église de la Daurade un lieu exceptionnel et peut-être désormais unique en France. 

http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/ariege/des-papiers-peints-de-la-revolution-uniques-en-france-decouverts-dans-une-eglise-de-tarascon-sur-ariege-1046037.html#xtref=http://m.facebook.com/&

 

 

 

 » Douce France, cher pays de mon enfance… » (9)

10 Déc

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Dans la rubrique « Chronique du métissage tant désiré », voici deux nouveaux exemples des conséquences de l’aveuglement ou de la lâcheté de nos élites (selon qu’on les considère comme des imbéciles ou des salopards).

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De la protection par Manuel Valls

A quatre jours du second tour des régionales et dans le contexte politique que vous savez, le Premier ministre est monté au créneau mercredi pour défendre la laïcité et délivrer un message aux musulmans, auxquels la République doit « protection« .

(LtoR) - French Prime Minister Manuel Valls and French Education minister Najat Vallaud-Belkacem take part in a meeting marking the National Day of Laicism on December 9, 2015, in Paris. / AFP / BERTRAND GUAY

À l’occasion de la deuxième « Journée nationale de la laïcité à l’école« , Manuel Valls a promis que l’Etat, la République, protègeront les musulmans victimes, selon lui, de l’islamophobie du Front national. Une volonté manifeste de « récupérer » le « vote musulman« , si utile à François Hollande en 2012 mais mis à mal par la loi sur le mariage des homosexuels et ses dérives ?

Il est indispensable disent les proches du Premier ministre de répondre à une Marion Maréchal Le Pen qui déclare « chez nous on ne vit pas en djellaba« , ou encore que l’islam ne peut pas « avoir exactement le même rang que la religion catholique« . Le Premier ministre réplique par le combat contre tout « amalgame« , démontrant ainsi qu’il n’a toujours rien compris à la situation de notre pays et au rôle fourbe joué par les adeptes de la taqyia dans l’introduction du terrorisme en France. Ce que nous appelons la Cinquième colonne.

« La mission de la République, au nom même de la laïcité, c’et le rassemblement et c’est la protection (des musulmans). » « Dans la remise en cause de ce qui fonde notre pacte, de ce qui fonde la laïcité, d’une certaine manière de vivre ensemble, il y a les ferments de la guerre civile« , a ajouté Manuel Valls qui ne voit toujours pas que nous ne ferons plus, quoi qu’il en pense, l’économie de celle-ci, fruit de l’aveuglement, de la lâcheté et de l’incapacité des gouvernements successifs de la République. Il est déjà trop tard.

Et ce n’est pas cet abject appel du pied au vote musulman en faveur de la gauche au pouvoir qui y changera quoi que ce soit. Le compte à rebours a commencé.

 

Ils sont partout, même en Alsace

L’enquête sur les attentats de Paris a permis finalement d’identifier le dernier kamikaze du Bataclan. Il s’agit de Foued Mohamed-Aggad, un Strasbourgeois de 23 ans. Il était le seul nom manquant des trois membres du commando qui a tué 90 personnes dans la salle de concert, le 13 novembre.

Omar Ismaïl Mostefaï, 29 ans, né dans l’Essonne, et Samy Amimour, 28 ans, originaire de Seine-Saint-Denis, deux autres « Chances pour la France » avaient déjà été identifiés. Les enquêteurs ont réussi à confirmer sa participation en fin de semaine dernière grâce à la comparaison de son ADN avec ceux de certains membres de sa famille.

Comme les deux autres terroristes, Foued Mohamed-Aggad a effectué le djihad en Syrie. Son départ date de décembre 2013. Une période qui coincide avec les départs d’Omar Ismaïl Mostefaï et Samy Amimour. Le premier a été repéré en Turquie — porte d’entrée traditionnelle vers la Syrie — à l’automne 2013, le second a quitté la France en septembre 2013.

Foued Mohamed-Aggad faisait partie d’un groupe de dix Strasbourgeois, âgés de 23 à 26  ans, originaires du quartier de la Meinau, qui s’étaient tous volatilisés en même temps. Né le 18 septembre 1992 à Wissembourg (Bas-Rhin) d’un père algérien et d’une mère marocaine, tous deux ouvriers, Foued Mohamed-Aggad avait deux sœurs et un frère aîné, Karim. Il enchaîne les petits boulots dans l’intérim : manutention, restauration, serrurerie. A sa mère, Fatima H., il confie plus tard sa déception de n’avoir pu intégrer l’armée de terre ou la police tout en ajoutant que si  » Allah lui avait fermé ces portes « , c’était pour qu’il puisse intégrer la «  meilleure armée « , celle du  » Califat « . Sans doute comprendrez-vous mieux ainsi pourquoi nous refusons l’engagement de ces « Chances pour la France« , toutes de sac et de corde, au sein de nos forces armées ou de police.

Ces dix copains de ce quartier populaire de Strasbourg avaient leurs habitudes dans un bar à chicha de Kehl, sur l’autre rive du Rhin. C’est là qu’ils ont élaboré leur voyage, en  2013. Ils reçoivent l’aide de Mourad Farès, soupçonné d’être l’un des principaux recruteurs français — il a été mis en examen et placé en détention provisoire à son retour de Syrie.

Les amis planifient un départ échelonné, pour ne pas donner l’alerte à leurs familles. Ils doivent se retrouver à Hatay, en Turquie, dans un hôtel proche de l’aéroport, vers la mi-décembre. Foued Mohamed-Aggad est l’un des derniers à être arrivé au point de rendez-vous, le 17  décembre  2013, après avoir raté son avion. Il contacte alors sa mère pour lui dire qu’il est à Toulouse. Comme son frère, Karim, il avait quitté le territoire français avec environ 6 000 euros.

Devant les enquêteurs et les juges d’instruction, à leur retour en France, tous ont louvoyé entre reconnaissance, à demi-mot, de leur implication dans le groupe Etat islamique (EI) et assurance qu’ils voulaient «  faire de l’humanitaire  », explique l’un d’eux qui manifestement confond « humanitaire » avec « sanguinaire« . À moins que le mot soit le même dans sa langue natale,  l’arabe !

Mais une chose est sûre  : une fois sur place, certains s’adaptent mieux que d’autres aux rigueurs du djihad. Le groupe des Strasbourgeois a suivi un entraînement de deux semaines, mêlant sport, cours théoriques sur le maniement des armes, de la kalachnikov jusqu’à la grenade.

Dans le téléphone portable de l’un d’eux, les enquêteurs découvrent une photo de Foued Mohamed-Aggad tout sourire, affublé d’un bandeau aux couleurs de l’EI.

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D’abord réunis près d’Alep, les Strasbourgeois sont chassés par les bombardements de la coalition américaine. Les frères Mohamed-Aggad quittent leur camp en pleine nuit à bord d’un pick-up, direction Rakka où ils passent trois jours avant de rejoindre la ville de Shadadhi. L’un des jeunes hommes a expliqué plus tard aux juges que Foued Mohamed-Aggad avait fini par s’enfermer « dans son délire et il a dit qu’il partait au combat ». Deux membres du groupe, les frères Mourad et Yassine Boudjellal, sont alors tués, à un check-point, selon les témoignages des survivants. Les autres ont fini par rentrer et ont été interceptés. Tous, sauf un : Foued Mohamed-Aggad.

Toutes informations connues par conséquent des services de renseignement qui n’ont pas été capables :

1/ de prendre la mesure du danger que représentait ce fou d’Allah,

2/ de repérer son entrée dans l’espace Schengen pas plus que son retour sur le territoire français, alors qu’ils connaissaient tous les protagonistes de cette affaire et leurs filières,

3/ de surveiller la mère de Foued restée en relation quasi quotidienne avec son rejeton, via le téléphone ou l’application Skype.

En avril 2014, par exemple, la mère des frères Mohamed-Aggad relatait à Karim le contenu d’une conversation avec Foued, qui lui avait dit qu’il espérait mourir en martyr durant le ramadan. Les enquêteurs retrouveront dans l’ordinateur portable de Karim Mohamed-Aggad un message de Foued, datant de mars 2014, dans lequel il explique à une certaine Hadjira :
« Si je rentre en France, c’est pas pour aller en prison. C’est pour tout exploser, alors me tentez pas trop à rentrer. »

Posons alors quelques questions subsidiaires : qui est cette Hadjira ? Qu’est-elle devenue ? Ne l’aurait-elle pas aidé au cours de sa cavale avant les attentats du 13 novembre ? Et quel a pu être le rôle de la mère voire d’autres membres de son entourage ? Poser ces questions c’est forcément parler de Cinquième colonne.

Pas d’amalgame, nous dit-on ! Mais bien sûr que si. L’amalgame est non seulement logique, mais nécessaire. C’est une oeuvre de salut public.

Le 10 décembre 2015.

Jean-Yves Pons, CJA.