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Politique : retour du roi ou République?

20 Jan

La chronique du médiateur « Quand nos lecteurs s’engagent » (Le Monde du 12 décembre) m’a donné l’envie d’ écrire moi aussi pour faire part de ma « sensibilité » politique particulière. D’abord, je remarque depuis longtemps que, dans la presse sérieuse -dont Le Monde est un exemple et mon journal quotidien depuis des décennies- il est un sujet politique tabou. Ici je ne fais pas cas de « la presse« pipol », ni de sites internet. Je prends le mot « tabou » dans son acception première: « Système d’interdictions de caractère religieux appliquées à ce qui est considéré comme sacré ou impur »(Petit Robert, 1993) Nuance: il ne s’agit pas de religion mais de politique. Et ce tabou politique est vraiment« impur » et absolu…On n’écrit rien sur le sujet qui m’occupe ici, ni en bien ni en mal. Silence! Ce thème n’existe pas!

Or, je vis ce non-dit comme un silence étouffant….Je ne crois pas être le seul. Depuis des mois, les candidats se pressent, se bousculent, s’invectivent réciproquement, nous promettent chacun monts et merveilles à la grande vente aux enchères publiques qu’est l’élection présidentielle. Celui qui sera le plus offrant -en voix!- emportera la place. Cette vente a lieu tous les cinq ans, après divers avatars historiques nombreux et bien souvent tragiques en coûts humains, depuis le 10 août 1792, l’assassinat du Roi le 21 janvier 1793 et tant d’autres tueries génocidaires non reconnues par le pouvoir…

Je n’écris pas que ces candidats sont indignes, ils sont tous probablement très honorables, c’est le système dans lequel ils évoluent et proposent leurs programmes politiques que j’accuse. Face à cette dramaturgie grotesque et indigne, qui peut nous faire rire parfois, mais qui humilie profondément les citoyens que nous sommes, il me semble que devrait s’établir un débat en France, dans la presse écrite, télévisée, radiodiffusée et sur les réseaux sociaux. Le thème pourrait se lire: « Reconnaître ou non la légitimité historique de la dynastie capétienne à la tête de l’Etat ». Ce grand, vrai et profond débat pourrait être suivi d’un référendum: « Sixième ( ?) République ou retour du Roi »

Evidemment, je propose ce grand changement constitutionnel dans un cadre démocratique et à la suite du débat démocratique national que je souhaite ici. La très haute fonction de Roi de France –ou de Reine, Chef d’Etat- que j’appelle de mes voeux ne pourrait recevoir la définition du Dictionnaire Furetière de 1690 (SNL Le Robert, 1978) : « Monarque qui gouverne seul et souverainement à une région de la terre » Nous ne pouvons ni ne voulons revenir à l’Ancien Régime. Le Roi de France à venir, héritier de la dynastie capétienne historique, serait le Chef de l’Etat, le premier Serviteur de la Nation constituée par le peuple français, le Souverain symbolique, incarnation personnelle de la souveraineté populaire, le premier des Français dans l’ordre protocolaire. Il serait son premier Représentant à l’intérieur de nos frontières et à l’extérieur.

A sa tâche symbolique devrait probablement s’ajouter un droit d’arbitrage qui s’exercerait dans les conditions à prévoir par la Constitution. Il ne serait pas l’otage du parti vainqueur puisque, héritier de la légitimité historique, donc non élu mais reconnu par la légitimité démocratique… Eduqué pour régner, pour être à l’écoute de ses compatriotes, il irait là où le peuple travaille pour magnifier le résultat de son travail, là où le peuple souffre pour manifester sa compassion et souffrir avec lui, là où le peuple se réjouit pour partager sa joie, lors de ses voyages officiels, accompagné de préférence par un membre du gouvernement. Il manifesterait discrètement sa proximité avec les couches sociales les plus défavorisées, aux périphéries : les jeunes chômeurs par exemple… Il ne serait évidemment pas le chef du pouvoir exécutif puisque ce serait le Premier Ministre, nommé formellement par lui, mais élu démocratiquement par le Parlement, qui exercerait ce pouvoir. Je vois plusieurs avantages à cette renaissance de la royauté capétienne : notre peuple envisagera plus sereinement son avenir, car il retissera le lien avec le passé lointain, retrouvant ainsi son identité après avoir rejeté la funeste maxime révolutionnaire : « du passé faisons table rase ». Les hommes politiques légitimement ambitieux et croyant en leur programme ne chercheront plus à s’emparer de la première place pour la simple raison qu’elle sera toujours prise. « Les rois ne meurent pas en France, Madame. Le Roi vivant, le voici ! » Ils  consacreront leurs forces à faire face aux problèmes et aux projets vitaux du pays, à convaincre les électeurs de la justesse de leurs idées. L’Etat fera l’économie des frais occasionnés par les campagnes électorales présidentielles à répétition tous les cinq ans. Les chiffres de comparaison avec les monarchies européennes démontrent que la République française coûte bien plus cher aux citoyens que ces monarchies. De tout temps et dans tous les régimes politiques, il y a des corrupteurs et des corrompus ; le Roi, lui, ne peut être tenté d’être l’un ni l’autre. Il occupe la première place, il est la source formelle des ordres et honneurs de l’Etat bien que les bénéficiaires doivent être choisis par le pouvoir exécutif, comme il est normal en démocratie. Son devoir est de servir son peuple avec une dignité simple et honnêteté : son service national ne prendra fin qu’avec sa mort.

Symbolique, sa mission éminente va bien au-delà de « l’inauguration des chrysanthèmes » ! Un symbole unit, rapproche les uns des autres. Et le Roi ne peut être que le plus haut symbole de la nation. Présent dans la durée, et non pas pour un court laps de temps, il contribue à son niveau élevé à faire de l’ensemble des citoyens une grande famille, fière d’elle-même, comme on le voit ailleurs en Europe, à donner une cohérence à la présence de la France dans un monde changeant et dangereux.

Et la laïcité de l’Etat ? Elle sera sans doute à redéfinir mais à conserver précieusement dans la société multiculturelle qu’est la nôtre. La dynastie capétienne est de tradition catholique ; à elle de reconnaître symboliquement mais officiellement la légitimité des autres spiritualités dans le respect des lois. Elle contribuera ainsi à ce que cette laïcité ne dégénère pas en laïcisme agressif qui considère les religions comme une sous-culture, vestige d’un passé révolu. Et l’hymne national ? La Marseillaise, avec remplacement des paroles guerrières : que de nouvelles paroles s’inspirent de celles, fraternelles, de l’hymne européen. Respect de la langue française : le français du Roi ! que des encouragements officiels soient faits pour remplacer les mots « franglish » en suivant les conseils de l’Académie française.

Avec le Roi, la France aura confiance en elle-même, elle retrouvera un nouveau dynamisme économique, culturel, diplomatique, et la langue française un rang respecté. En guise de conclusion, je rappellerai un humoriste de grand talent et de grande culture du milieu du vingtième siècle : Pierre-Jean Vaillard * (sauf erreur): « Les Français passent leurs dimanches à se proclamer républicains et le reste de la semaine à adorer la Reine d’Angleterre » et « les Français numérotent leurs Républiques comme d’autres numérotent leurs Rois ».Faisons donc comme les nautres : numérotons à nouveau nos Rois. Votre article s’intitulait : « Quand nos lecteurs s’engagent ». Voilà : je me suis engagé dans cette profession de foi politique.

Hugues Noel, Colayrac-Saint-Cirq  (Lot-et- Garonne

http://mediateur.blog.lemonde.fr/2016/12/16/politique-retour-du-roi-ou-republique/

                                                                                         CQFD. Ce Que le Roi Fera Demain.

 Il vous suffit pour le savoir de relire avec attention cet article  et les innombrables suggestions  qu’il contient.

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Les noms des nouvelles « régions » françaises métropolitaines . Etat d’un désastre.

14 Jan

Beaucoup de  choses pourraient être reprochées aux nouvelles régions en  particulier  l’ éloignement  considérable de certains des nouveaux centres de  décision  .   Conséquence immédiate de ce big-bang territorial …. certaines zones se retrouvent distancées de leur préfecture.

Il y a ainsi 290 kilomètres (et 3h20 de route)  entre Guérêt  (Creuse)  et le chef lieu  de la Nouvelle-Aquitaine Bordeaux, ou encore  Nîmes  (Gard) et la capitale de l’Occitanie : Toulouse.

Mais c’est la région Grand-Est, et sa préfecture Strasbourg, qui bat tous les records : 360 kilomètres (3h40 de route) séparent la capitale européenne de Charleville-Mézières (Ardennes) et il faut même compter 385 kilomètres (4 heures de route) pour rallier la métropole alsacienne depuis Nogent -sur-Seine  (Aube) . http://tempsreel.nouvelobs.com/nouvelles-regions/20160629.OBS3620/avant-apres-decouvrez-les-13-noms-des-nouvelles-regions-de-france.html

Autre inconvénient majeur, l’éclatement des centres de décisions qui va  rendre oh combien plus  couteux , et l’on nous parlait d’économies, le  fonctionnnement  journalier de la région  Bourgogne-Franche-Comté par exemple. Jugez-en. Le siège de la collectivité  territoriale   régionale se trouve à Besançon tandis que l’assemblée et les commissions se réunissent à Dijon. C’est également à Dijon que se trouve la préfecture  de région mais les grands  services régionaux  de l’État sont répartis entre Besançon et Dijon. https://fr.wikipedia.org/wiki/Bourgogne-Franche-Comté

Dans le cadre de cette analyse , nous insisterons  plus spécialement, nous l’avons dit,  sur le nom que des édiles   souvent  complètement  coupé du réel et nous leurs attribuerons une note.

Les régions Bretagne, Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’azur et Pays-de-la-Loire conservent leur périmètre, leur nom et leur préfecture. La région Centre-Val de Loire ne voit que son nom modifié.

Les 16 autres anciennes régions ont en revanche fusionné en 7 nouvelles : Normandie, Hauts-de-France, Grand-Est, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Bourgogne-Franche-ComtéAuvergne-Rhône-Alpes.

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Mettons d’ores et  déjà à part  la région Centre-Val de Loire ( Chef-lieu : Orléans)  qui a  fort heureusement  complêté  son nom par l’adjonction  » Val de Loire », ce  qui n’est pas anormal à raison du rôle structurant  que joue  ce fleuve dans ce territoire. Notons cependant , qu’il existait  déjà une région nommé  « Pays  de Loire » ( Chef-lieu : Nantes) mais abondance de  biens ne nuit pas.

10/10 Région Normandie, intitulé  qui met  fin à une  scission entre haute et basse Normandie dont les raisons  étaient plus politiques qu’historiques https://fr.wikipedia.org/wiki/Réunification_de_la_Normandie 

9/10 Région Nouvelle-Aquitaine, intitulé  résultant  d’un rare  consensus nourri de solides fondements  historiques.

3/3 . Région Bourgogne -Franche-Comté,  intitulé fruit de la  » réflexion » de technocrates qui , désireux de ne méconnaître aucun de leurs électeurs issus de  huit départements Côte-d’Or , Doubs, Jura , Nièvre , Haute-Saône , Saône-et-Loire, Yonne , Territoire de Belfort ont  prudemment  fait  le  choix de marier la carpe et le lapin. Un tel renoncement  ouvrirait la porte, dit-on  à l’élégant acronyme  « BFC » pour désigner  ce nouveau territoire.

2/10 Région Grand-Est, intitulé  d’une originalité  confondante ce qui nous dispensera  d’en dire beaucoup plus. Il est  vrai que la tâche était  quasiment impossible  tant  cette  nouvelle  structure née  de la  fusion , le 1 er janvier 2016,  des régions Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine compte  de  spécificités   que lui ont légués les dix  départements  qu’elle abrite  ( Ardennes, Aube, Bas-Rhin, Haute-Marne, Haut-Rhin, Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Vosges).

2/10 Région Auvergne-Rhônes-Alpes, intitulé  sur lequel , là aussi , il n’y a rien de  bien original à écrire sauf à rappeler  qu’elle  était  formée de  huit départements (l’Ain, l’Ardèche, la Drôme, l’Isère, la Loire, le Rhône, la Savoie et la Haute-Savoie) et de la métropole de Lyon.

1/10 Région  Occitanie. Ce monstre  souffre  d’au moins deux défauts . Il ne fait  aucune place à sa  composante languedocienne- et pourtant  que  de souvenirs attaché à la langue d’Oc et il met indument le grappin sur l’intitulé Occitanie   alors que l’Occitanie historique  couvre une région infiniment plus vaste . La carte  ci-dessous  vous permettra d’en juger.

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 https://fr.wikipedia.org/wiki/Occitanie_(région_culturelle)

0/ 10  Région Hauts-de-France, ce  qui est le  comble du ridicule pour le « plat  pays » sauf à considérer  que les apprentis  géographes étaient obnubilés par les cartes du géographe Vidal-Lablache  solidement  fixées sur le tableau des écoles primaires de la III éme République.

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                              Présent. 23 décembre 2016 p. 3

 

      Le lecteur  curieux trouvera  sans  doute intérêt  à  lire  pour  se rincer l’esprit la liste des trente-trois (33)  Intendances composant le royaume  de France  telle  que la donne  l’art 42 du TEXTE DE LA CHARTE CONSTITUTIONELLE DU ROYAUME DE FRANCE ET DE NAVARRE  proposé par la Charte de Fontevrault                                                                                                                                                       https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/8-rfn-1-pour-une-constitution-du-royaume-de-france-et-de-navarre-elements-dune-charte-concedee-par-le-roi-a-ses-peuples/

Pour le Conseil dans l’Espérance du Roi, Alain TEXIER, CJA, Docteur en Droit, Garde des Sceaux, Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux devoirs et aux droits des Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelles

La face volontairement cachée de l’identité de la France.

15 Août

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Nous avons dû subir pendant de longs mois, avant qu’elle ait la fin piteuse qu’elle méritait, la guignolade sarkozienne pompeusement intitulée « Débat sur l’identité de la France ». Ouvrir ce débat après 1500 ans d’un destin hors du commun ne peut témoigner que de la consternante amnésie des uns et de la perfide volonté de nuire des autres. On y vit d’ailleurs s’affronter, sans la moindre sincérité tant leur connivence est avérée, les gesticulations électoralistes des Diafoirus au pouvoir et les cris d’orfraie des Grands-Prêtres du métissage. En vérité ce débat n’est pas le nôtre. C’est celui de la République, de ses mensonges et de ses échecs. L’accepter c’est se laisser corrompre par une démarche relativiste dans l’air du temps mais dont l’unique objectif est précisément la négation de l’identité française.

Tenter de lire l’avenir de notre pays dans les racines de son histoire et s’interroger sur les menaces qui pèsent sur lui est une démarche éminemment louable et sans doute nécessaire face aux avancées de la barbarie. Mais est-elle suffisante si elle ne donne pas à voir la clé de notre identité ? Fernand Braudel nous mettait pourtant sur la voie dans son livre-testament (1) : « Une nation ne peut être qu’au prix de se chercher elle-même sans fin, de s’opposer à autrui sans défaillance, de s’identifier au meilleur, à l’essentiel de soi, conséquemment de se reconnaître au vu d’images de marque, de mots de passe… ».

Mais quelles sont alors ces « images de marque », ces « mots de passe » qui permettraient aux Français de penser, vouloir, agir, construire ensemble pour vivre et mourir ensemble, en dehors des élucubrations des penseurs de la modernité ? La réponse à cette question est, à nos yeux, des plus simples.

Depuis la nuit des temps les hommes et les peuples qu’ils constituent ont connu le besoin et même la nécessité d’exprimer leur identité par des systèmes emblématiques tant il est vrai, même si cela échappe désormais à nos prétendues élites, que tout emblème est signe d’idéal et de volonté. Cette forme particulière de métaphore connut son apogée en France, « Mère des arts, des armes et des lois », dans la première moitié du XIIème siècle avant de s’étendre à l’ensemble de l’Europe occidentale puis bien au-delà : il s’agit des armoiries et du système héraldique que des règles, si rigoureuses et pourtant si simples, et une langue, si particulière et pourtant si poétique, différencient de tous les autres systèmes emblématiques, antérieurs ou postérieurs, militaires ou civils.

Ce système s’inscrit totalement dans le jeu fondamental du « cacher/montrer » qui caractérise si bien les signes d’identité à ce moment de l’histoire. Nous y voyons d’ailleurs l’une des expressions les plus explicites de ce que l’historien Jacques Le Goff résume si bien lorsqu’il met en valeur l’invention de « l’intériorité » à l’époque médiévale (2) : « Au-delà de l’œil et de l’oreille externes, il y a l’œil interne et l’oreille interne, combien plus importants car ce qu’ils perçoivent, c’est la vision divine, la parole et la rumeur du monde le plus réel, celui des valeurs éternelles ». Et c’est ainsi qu’à la question : « qu’est-ce que la France ? » la réponse, pendant sept siècles et aux yeux du monde, fut toujours : « le royaume des lis ». Ne cherchez pas ailleurs car tout est là…

Lorsque naissent les armoiries, la fleur de lis constitue déjà un très ancien symbole de pureté et de fécondité (on la trouve utilisée en ce sens dans plusieurs civilisations orientales dès le troisième millénaire avant notre ère avant que les gaulois ne se l’approprient et l’installent sur leurs monnaies) mais aussi de souveraineté. Très vite cependant, sous l’influence de Suger, abbé de Saint-Denis, et de Saint Bernard de Clairvaux prêchant sur le Cantique des cantiques, elle acquit une nouvelle dimension à la fois christologique (« Je suis la fleur des champs et le lis des vallées », Cant. -2,1) puis mariale (« Comme un lis au milieu des épines, telle est ma dame au milieu des lis », Cant.2,2) et même cosmique (le semé de fleurs de lis d’or sur un champs d’azur des vêtements royaux, à partir de Louis VI et Louis VII, rappelant que le roi de France est médiateur entre le ciel et la terre, entre Dieu et son royaume).

C’est aussi de cette époque que date l’association de la couleur bleue (azur) à la nation française. Hervé Pinoteau résume admirablement ce caractère si particulier non seulement du roi mais aussi de ses emblèmes : « Notre roi portait ainsi la livrée du Dieu de l’univers… ». Et c’est ainsi que le caractère sacré de la royauté française et l’origine « célestielle » (comme cela se disait autrefois) de sa mission furent à l’origine de ses armoiries puis de celles de la nation française : sur les vêtements, les oriflammes puis l’écu du roi apparurent les fleurs de lis d’or sur un champs d’azur, d’abord sans nombre (semé) comme un ciel constellé d’étoiles, puis réduites au nombre de trois (en l’honneur de la Sainte Trinité) à partir de la fin du règne de Charles V.

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Mais c’est ainsi également que se trouvent réunis dans cet emblème, à la dimension symbolique à nulle autre pareille, l’ensemble des éléments constitutifs de l’identité de la France tels que les rappelle Paul-Marie Coûteaux (3) : la foi partagée, une langue (celle du blason ayant été universellement le Français), des partages historiques (une mémoire, des rituels, un imaginaire culturel, etc.), enfin la souveraineté. Une fois encore nul mieux qu’Hervé Pinoteau ne saurait résumer le lien entre l’emblématique et la symbolique : « Superbe signe apotropaïque, expression d’une royauté dynamique au service de Dieu et donc aidée par le ciel, les armes de France sont emblème de combat alors même qu’il s’agit là de fleurs, lesquelles, chose admirable, mettaient en fuite les bêtes féroces arborées par les autres princes de la chrétienté ».

Lorsqu’en 1964 l’historien Pierre Francastel (dans la préface du catalogue d’une exposition du musée Guimet) affirmait que «…Les signes parlent au premier regard et disent toujours beaucoup plus que ce qu’ils ont pour fonction de dire » il n’imaginait peut-être pas combien ce point de vue pourrait être d’actualité en 2010 dans un débat sur l’identité nationale. Il suffit de voir la pérennité de l’usage des fleurs de lis sur d’innombrables objets de luxe, bijoux, ferronnerie, tissus, objets d’ameublement, etc. pour comprendre combien la mémoire collective est vivante !

Les révolutionnaires ne s’y sont d’ailleurs pas trompés lorsque, dans leur délire destructeur et leur obsession régénératrice, ils abolirent en juin 1790 les armoiries du roi et des particuliers mais aussi, par le fait même, celles de la France. La République ne s’y trompe pas davantage en refusant depuis septembre 1870 un emblème héraldique à la France et aux Français en se cramponnant au seul drapeau tricolore (article 2 de notre Constitution) dont l’histoire apparaît bien mince en regard de celle de la fleur de lis et même d’autres emblèmes qui accompagnèrent l’histoire de notre pays au fil des siècles (4). En effet, ni Marianne, allégorie de la République qui ne s’enracine dans aucun système emblématique, ni les bonnets (qu’ils soient « rouges », « phrygiens » ou « de la liberté ») par trop associés aux débordements de la Terreur (au point d’en avoir effrayé Robespierre lui même !), ni les monogrammes RF (lettres initiales de République française) aux styles incertains et variables, et moins encore les faisceaux de licteur ou autre pelta hérités de la Rome antique ne sont des emblèmes dignes de la France ; seul le coq parvient à survivre tant bien que mal grâce à ses accointances…sportives ! Et ce n’est pas le logo tricolore de la République, imposé sans concertation en 1999 par les services du Premier Ministre de l’époque (Lionel Jospin) et qui fleurit depuis sur tous les documents officiels, qui peut en tenir lieu : nous y observons le profil blafard d’une Marianne grimaçante se détournant d’un ciel sans nuage pour se perdre dans le rouge violent du drapeau tricolore.

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Ce terrible particularisme, qui fait de la France le seul pays d’Occident sans armoiries d’Etat, en dit long sur la volonté de déculturation de l’oligarchie au pouvoir qui s’efforce de cacher la véritable face de l’identité de la France sous le faux débat dont on nous a rebattu les oreilles. A l’inverse, dans l’ensemble des pays occidentaux, l’héraldique en général et les armoiries d’Etat en particulier constituent encore aujourd’hui une part essentielle et inaliénable du patrimoine, non seulement historique ou culturel, mais aussi politique. Aucun de ces pays n’a, il est vrai, commis la faute d’élever au rang de religion d’Etat la folle idée de faire du passé…table rase ! Il n’est qu’à voir la vitalité des artistes créateurs en ce domaine autant que des institutions chargées de ces questions emblématiques : les pays du nord de l’Europe sont ici particulièrement imaginatifs tandis que ceux du sud ou de l’est mettent davantage l’accent sur la redécouverte et la mise en œuvre des sources anciennes.

En France seuls quelques rares héraldistes survivent en ayant miraculeusement échappé à la mort lente de l’oubli. Ils ont compris qu’une renaissance est possible par la base et non par le sommet de la pyramide sociale. C’est ainsi qu ‘après la grande vogue des « logos » initiée par les élites post-soixantehuitardes nous observons un regain d’intérêt pour l’héraldique municipale et associative. La parution d’ouvrages spécialisés, l’organisation de colloques ou d’expositions mais aussi le développement de sites internet dédiés à cette science annexe de l’histoire témoignent de la pérennité du besoin emblématique de nos compatriotes, confrontés à une grave et inquiétante détérioration de notre tissu social. Gageons qu’un emblème héraldique d’Etat pourrait avoir de nouveau un rôle favorable sur la cohésion sociale de notre pays comme sur son image de marque au sein de la communauté internationale.

Mais, disons-le clairement, nous n’accepterons pas les vociférations des ayatollahs de la République qui prétendent qu’il est inconcevable (car politiquement incorrect) d’utiliser les armoiries de la France monarchique. Ce sont en effet les mêmes qui nous ont enchaînés à une institution politico-économique dont ils ne cessent de nous vanter les mérites et qu’ils nomment l’Union européenne. Celle-ci est aujourd’hui composée de vingt huit Etats, sept monarchies et vingt et une républiques : tous ces états se sont appropriés, sans le moindre conflit politique ou social, les anciennes armoiries de leurs pays ou de leurs monarques, les considérant comme des signes de souveraineté et de continuité nationale. Au nom de quoi ceux-là même qui, depuis cent cinquante ans, s’avèrent incapables de proposer le moindre projet d’emblème national susceptible de réconcilier, de rassembler et de mobiliser nos compatriotes leur interdiraient-ils de redécouvrir et d’adopter les armoiries qui accompagnèrent les gloires de la France pendant tant de siècles?

En ces moments où les menaces s’accumulent autour et au sein même de notre pays, il faut nous dresser contre cette nouvelle tyrannie des temps modernes afin que les armes de la France redeviennent un signe d’espoir et d’une mission sacrée. Alors…à vos armes citoyens !

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Le 15 août 2016, Fête nationale de la France.

Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux Affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire du CER.

Les élections départementales 2015, quintescence des errements républicains.

21 Mar

Il est bien connu qu’il ne faut pas tirer sur les ambulances surtout lorsqu’il est à craindre que les politiques mises en œuvre fasse courir le risque de voir leur nombre augmenter. Pour autant, comment , du moins , ne pas mettre  l’accent sur les points suivants ?

NDLRB.  Ce sujet d’analyse est  particulièrement topique ainsi que vous vous vous en rendrez  compte en consultant  le grand nombre de CITH recensés dans les « mots-clefs » accompagnant cet article. Ce concept de CITH nés ‘une idée trés originale de notre ami et  bienfaiteur Jan-Yves Pons, Concepteur du blog du CER, est particulièrement   utile à tous ceux  qui considèrent  que  les méfaits causés par la République à l’encontre de notre  pays : La France , ne devraient  pouvoir demeurer à jamais impunis.

Sur ce concept de CITH où Réquisitoires de la  Chambre d’Instruction du Tribunal de l’Histoire , nous vous  renvoyons au lien suivant :
https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/category/1-histoire-du-cer/page/2/

La diminution par deux du nombre de cantons

Ce serait une idée d’économies intéressantes si l’on n’avait pas décidé que chaque canton serait desormais représenté par un binôme homme- femme . Aucune économie n’en résultera donc   pour ne rien dire des personnes de sexe indéterminé qui n’ont absolument aucune voix au chapître . Nous exigeons donc que le canton soit désormais représenté non plus seulement par un duo mais  bien par un trio.

Délimitation des nouveaux cantons.

Elle a été l’oeuvre du Ministère de l’Intérieur. Il était sans doute difficile de faire autrement mais le résultat donné à titre d’exemple ci-dessous peut quand même laisser pantois.

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Le déracinement consécutif à l’anéantissement de la démocratie de proximité dont les cantons étaient l’instrument

Institués en 1790, les cantons et leur chef-lieux en particulier étaient de venus des repères indispensables dans un régime qui n’en a pas tant que cela. Il n’était pas impossible, au demeurant, d’arriver à connaître son Conseiller général ; Avec des cantons deux fois plus grands, cela sera quasi impossible. Est de la même eau, le remplacement de l’expression » Conseil Général »  par celle de Conseil départemental et ce pour au moins deux raisons . D’abord  cette  nouvelle institution n’est pas plus un « Conseil » que l’ancienne  mais  bien une assemblée délibérative et ensuite  l’expression ancienne  faisait partie des rares  concepts anciens  véhiculés par notre démocratie … Là est  sans doute la principale raison qui a conduit à sa suppression . Oui, vraiment  du passé , faisons table rase.

Le choix de faire représenter un canton par deux personnes

L’espèce humaine étant ce qu’elle est et compte tenu des leçons tirées de l’histoire, celles du Consulat en particulier, il est stupide de demander à deux personnes de tenter de faire promouvoir une volonté unique

La déformation  idéologique  consistant à imposer  la présence  d’un binôme de personnes de  sexes différents pour assurer la représentation cantonale.

Les médias nous serinent : « avec cette nouvelle organisation , plus de  diversité« . Mais ce n’est pas la diversité  qui devrait être l’objectif de toute réforme en la matière mais  bien la recherche de gens  compétents. Or comment s’empêcher , avec ce système, de penser  que  si tel ou telle s’est présenté(e) à nos suffrages, ce n’est pas parce qu’il ou elle était  compétente  mais plus sordidement  parce qu’elle appartenait à un sexe  donné. Coupée du réelle , la République  était; Coupée du réelle, la République demeure et s’enferre un peu plus.

Il est procédé à l’élection des personnes siégeant au Conseils départementaux alors que l’on ne sait pas encore quelles seront les compèténces de ces  futurs conseils .

Sans commentaire sauf à rappeler que lorsque l’on met la charrue avant les boeufs, le labourage s’en ressent nécessairement.

Enfin , the last  but not  the  least, cette réforme avortée n’a en rien fait  diminuer le nombre d’échemos terrotoriaux , ce  qui me paraissant pourtant  constituer l’ objectif affiché de cette réformette.

Communes, Intercommunalités, Métropoles, Départements, Régions, Etat, Europe . Tous ces échelons  continueront d’exister, sauf à la marge ‘ (Paris, Lyon ).

Nous avons gardé pour la  fin un péché pas véniel de la république, celui de profiter toutes les occasions pour appeler les Français à se hair les uns les autres tant il est  vrai  que sa maxime, c’est  diviser pour tenter de conserver  le plus longtemps possible le fromage républicain et les prébendes  qui vont avec. Et dans  ce domaine , s’agissant d’élections intrinsèquement locales, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls fait vraiment très fort.

Sur le même  sujet , voir aussi, sur ce blog même :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/02/18/la-reforme-des-cantons-arrive-au-parlement-elle-sera-probablement-loccasion-pour-la-republique-de-commettre-une-triple-erreur/

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/04/20/deux-personnes-pour-representer-un-meme-canton-les-republicains-ont-ose-cette-monstruosite-autant-juridique-que-politique/

Pour le Conseil dans l’Espérance du Roi, Alain TEXIER, CJA, Garde des Sceaux, Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux devoirs et aux droits des Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelles

Réforme territoriale républicaine . Provinces inanimées aviez vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?

20 Nov

images-1 Ce Que le roi Fera Demain

8- BIBLIOTHEQUE DES APPORTS FONTEVRISTES. Pour une Constitution du Royaume de France et de Navarre. Eléments d’une “charte” concédée par le roi à ses peuples

Point 4 de la Charte concédée par le roi. – DES TROIS NIVEAUX  DE  L’ADMINISTRATION PUBLIQUE   ROYALE FRANCAISE

 Art. 41 . Deux  niveaux  d’administration, en sus de  celui de l’état  central royal,  permettront la pleine mise en œuvre du principe de subsidiarité.

    Par principe même, et en application d’une des trois  maximes  composant la devise du royaume de France, la Charte constitutionelle s’interdit  de vouloir règler à un niveau supérieur des questions qui le seront plus efficacement  à un niveau  plus proche des Sujets du roi.

          Art. 41/1. Les Terroirs ci-devant  intercommunalités

  Le représentant  du roi y est le bourgmestre ( Lord-maire si la localité  chef-lieu du terroir assume des armoiries au chef fleurdelysé) élu en son sein par les  membres  des Etats  propre au terroir assisté des Echevins nommés et révoqués  par lui au sein de ce Conseil 

    Les membres des Etats  propres aux  terroirs  sont élus au scrutin de liste proportionnel avec répartition des restes à la plus forte moyenne par tous les Sujets du roi français âgés d’au moins dix-huit ans y résidant.

      Le chef-lieu du terroir  sera fixé  dans   la  localité la plus importante  des ci-devant communes regroupées en son sein; il en ira de même des armoiries du terroir. Il n’en irait autrement que si, parmi ces  localités,  l’une d’entre elles disposait  d’armoiries au chef fleurdelysé. En cas de pluralité de ces  communes , la priorité serait  donnée à la plus peuplée

Art. 41/2. Les  Provinces telles que nous les a léguées l’Ancien Régime

       Au nombre de 35, le représentant  du roi y est l’Intendant assisté d’un certain nombre de Subdélégués  à la compétence ratione materiae  ou ratione loci

     Les membres des Etats  particuliers des provinces sont  élus pour un mandat de cinq ans

      Ces  membres appartiennent  à deux  catégories:

– Pour  moitié d’entre eux , ils sont élus par  au scrutin de liste proportionnel avec répartition des restes à la plus forte moyenne par tous les Sujets du roi français y résidant.

– Pour l’autre moitié  , ils sont  élus par les  corporations travaillant dans la province

       Art. 41/3.    L’Etat central royal oeuvre des ” quarante rois qui , en mile ans, firent la France” est dirigé par le roi en ses Conseils

….

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/8-rfn-1-pour-une-constitution-du-royaume-de-france-et-de-navarre-elements-dune-charte-concedee-par-le-roi-a-ses-peuples/

Pour le Conseil dans l’Espérance du Roi, Alain TEXIER, CJA, Garde des Sceaux, Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux devoirs et aux droits des Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelles

Depuis que les Femen figurent sur les timbres, gageons que même les BUSTES en PLATRE de MARIANNE finiront par s’écailler

5 Août

Dieu que Marianne  était jolie… 

Une Marianne qui mêlait les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité qui rassemblent les Français au-delà de leurs convictions politiques avec cette féminité qui nous rappelle que l’esprit français repose sur un commerce apaisé entre les sexes, héritage de l’amour courtois et  de la galanterie, qui fait que les femmes ont toujours eu en France une place que les pays latins d’un côté, les pays anglo-saxons de l’autre, leur déniaient.

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Marianne, aujourd’hui, a un nouveau visage qui apparaît sur les timbres que nous sommes tous amenés à utiliser. Il est d’ailleurs affiché depuis quelques jours dans tous les bureaux de poste. C’est le visage d’une jeune femme blonde avec des fleurs dans les cheveux. Passons sur le kitch du dessin, qui relève d’un mauvais goût assez pompier. Le problème vient du discours qui entoure ce dessin, et notamment de la part des artistes, David Kawena et Olivier Ciappa, qui en sont les auteurs. Car, d’après ceux-ci, il s’agit d’un portrait d’Inna Shevchenko, la jeune Ukrainienne chef de file des Femen. Bon, la ressemblance n’est pas frappante, tous les artistes ont voulu imprimer un peu de douceur sur le visage de leur personnage. Mais l’intention est là, et elle en agace plus d’un.

Pour comprendre cette nouvelle guerre que certains qualifieront un peu vite de picrocholine, il faut d’abord rappeler le processus qui a abouti à ce choix. Car il nous raconte les merveilles de la démagogie ordinaire. En effet, parmi les diffférents dessins proposés par les artistes sollicités, le président de la République a voulu que ce soient des lycéens qui décident lequel deviendrait l’image de Marianne sur ce petit bout de papier crénelé qui incarne le service public à la française. Hommage à la jeunesse, l’avenir de la France, les futurs citoyens… c’est beau comme un discours électoral.

Moralité, les jeunes gens ont été conformes à ce qu’on attendait d’eux, ils ont choisi un dessin du plus parfait mauvais goût, mais qui, surtout, était agrémenté du discours le plus politiquement correct qui soit. D’après Olivier Ciappa, voilà donc une Marianne « égalité des droits – mariage pour tous ». Parce que les Femen, hurlant « Pope no more », seins nus, avec des cornettes de bonnes sœurs, Inna Shevchenko expliquant avec arrogance que le féminisme, avant les Femen, c’était « des vieilles femmes malades qui lisent des livres », c’est « l’égalité des droits ». Dans un sens, ce n’est pas faux. Droit à l’hystérie, à la caricature, à l’intolérance… Les Femen nous prouvent que nous sommes dans une société libre, où elles peuvent exprimer toutes les idées qui leur seraient interdites ailleurs, et c’est toute la grandeur de la France. Encore faut-il qu’il ne soit pas interdit de proclamer publiquement sa consternation devant l’inanité de leur action.

Mais le fait de choisir une Femen comme visage pour Marianne, qui est censée symboliser la République, la capacité de la communauté nationale à décider de son destin, prouve que personne, chef de l’Etat en tête, n’a plus en considération le caractère essentiel de l’unité nationale. Mettre en avant un personnage qui clive à ce point le pays, notamment en insultant une part de ses habitants, c’est ne pas voir que la France souffre déjà gravement de ses diverses fractures idéologiques qui se creusent et qui font s’affronter des pans entiers de la société.

Moi président, nous avait promis François Hollande, on ne dresserait plus les Français les uns contre les autres. La Marianne qu’il a contribué à afficher dans tous les bureaux de poste de France a eu cette déclaration sur Twitter, qui résume assez bien la haine et le mépris de certains pour ceux qui ne pensent pas comme eux, et qui ont le mauvais goût de ne pas être du côté de la modernité triomphante : « Désormais, tous les homophobes, extrémistes et fascistes devront lécher mon cul pour envoyer une lettre ! » Etant entendu que sont homophobes, extrémistes et fascistes les Français qui ont exprimé non seulement leur opposition, mais même leur simple réticence au mariage pour tous. Marianne n’est plus la France. Parce que la France n’est plus la France, mais un amas d’individus sans valeurs communes.

Natacha Polony
Le Figaro
3-4/08/2013

Correspondance Polémia – 4/08/2013

http://www.polemia.com/quand-marianne-nest-plus-la-france/?utm_source=La+Lettre+de+Polémia&utm_campaign=fae88ed4a3-lettre_de_polemia&utm_medium=email&utm_term=0_e536e3990e-fae88ed4a3-55407101

Le 9 février2014. MISE A JOUR. 

D’ailleurs, coup de théâtre récent dans le vaudeville qu’est devenue la vie politique française : les Femen ont elles-mêmes demandé le retrait du timbre, s’estimant « cocues » de la politique de François Hollande. Ça, pour le coup, elles ne sont pas les seules…

http://www.bvoltaire.fr/charlottedornellas/le-timbre-femen-ne-passe-plus,50123?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=04d02539b1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-04d02539b1-30399893

imagesCe Que le roi Fera Demain.  L’article ci-dessus saurait pu être écrit par une royaliste… ce qu’elle est peut-être au demeurant . La République ne peut en effet  fonctionner  que  sur  l’exclusion et la necessité de dresser  des  clans les uns  contre les autres . Et comme les Français se répartissent  quasi mathématiquement  sur les  questions structurantes  à peu prés à 50 / 50 ,  il faut aller  chercher dans les minorités minoritaires si j’ose ainsi m’exprimer pour arriver  à faire une majorité…. Difficile de  faire  plus  « con si ». Tant  que j’y suis rappelons  que la tradition dans les monarcies est de faire  figurer  rois et princes  sur les timbres  et  que  , ce  faisant , on n’alimmente pas la  division dont  la  splendide déclaration ci-dessus : « Désormais, tous les homophobes, extrémistes et fascistes devront lécher mon cul pour envoyer une lettre ! »  donne un exemple topique  mais on renforce au contraire l’unité nationale. Vivement  donc, le retour d’un roi qui règne et  qui gouverne et  dont le portrait  figurera alors nécessairement  sur les timbres qu’emettra le royaume de France.  Mais nous, royalistes,  contrairement  aux  républicains , du  passé nous n’entendons pas faire table rase . Ces  bustes de Femen qu’ils soient  sur les timbres ou sur les étagéres des bâtiments publics parce  que l’on va  y avoir droit,  ne les détruisons pas,  non portons les plutôt   chez Emmaus  pour  que  ceux  qui auront gardé cette nostalgie mamadive puissent au moins la nourrir en leur particuler.

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Pour  le Conseil  dans l’Espérance du Roi, Alain TEXIER, CJA, Garde des Sceaux,Conseiller à la  Justice, aux Libertés  publiques, aux devoirs et  aux droits des  Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelles.

Une partie de la CAVE DE L’ELYSEE, morceau de l’histoire de France, MISE EN VENTE par le Président HOLLANDE

16 Juin

Scan10090Quelle cave, mieux que celle du Palais de l’Elysée, peut symboliser la variété et la richesse de la France des terroirs et exprimer l’excellence de notre vignoble, reconnu comme patrimoine national ?

Plus de 12 000 flacons y composent un éventail de nos savoir-faire viticoles : autant d’ambassadeurs de la culture et des traditions françaises auprès des hôtes de la Présidence de la République. Créée en 1947, sous la présidence de M. Vincent Auriol, et réaménagée en 1995 afin de permettre une conservation optimale des vins, la cave présidentielle s’est enrichie au fil des décennies, les plus belles étiquettes traditionnelles y côtoyant désormais des valeurs montantes.

Les 30 et 31 mai prochains à l’Hôtel Drouot, 1 200 bouteilles, soit un dixième de la cave présidentielle, seront proposées au cours d’une vente aux enchères exceptionnelle, confiée à la Maison de Ventes Kapandji Morhange. Cette opération a pour objectif de permettre un renouvellement de la cave du Palais de l’Élysée par autofinancement.

Dans un souci de saine gestion, le produit de cette vente sera réinvesti dans des vins plus modestes et l’excédent sera reversé au budget de l’État.

http://www.drouot.com/?bpage=articles.Communiques&id=3321

La vente aux enchères d’une partie de la cave de l’Elysée, une première dans l’histoire de la présidence française, a rapporté, selon la maison de vente, 718.800 euros frais compris.

http://www.lefigaro.fr/culture/encheres/2013/05/31/03016-20130531ARTFIG00665-les-vins-de-l-elysee-s-arrachent-a-drouot.php

INTERVIEW – Rédacteur en chef adjoint de la Revue des vins de France, Olivier Poels s’insurge que l’Elysée vende une partie de sa cave aux enchères pour «faire des économies» et la remplacer par des vins «plus modestes».

Pourquoi la revue du vin de France déplore-t-elle la vente de la cave de l’Elysée

Quelle cave, mieux que celle du Palais de l’Elysée, peut symboliser la variété et la richesse de la France des terroirs et exprimer l’excellence de notre vignoble, reconnu comme patrimoine national ?

Plus de 12 000 flacons y composent un éventail de nos savoir-faire viticoles : autant d’ambassadeurs de la culture et des traditions françaises auprès des hôtes de la Présidence de la République. Créée en 1947, sous la présidence de M. Vincent Auriol, et réaménagée en 1995 afin de permettre une conservation optimale des vins, la cave présidentielle s’est enrichie au fil des décennies, les plus belles étiquettes traditionnelles y côtoyant désormais des valeurs montantes.

Les 30 et 31 mai prochains à l’Hôtel Drouot, 1 200 bouteilles, soit un dixième de la cave présidentielle, seront proposées au cours d’une vente aux enchères exceptionnelle, confiée à la Maison de Ventes Kapandji Morhange. Cette opération a pour objectif de permettre un renouvellement de la cave du Palais de l’Élysée par autofinancement.

Dans un souci de saine gestion, le produit de cette vente sera réinvesti dans des vins plus modestes et l’excédent sera reversé au budget de l’État.

 http://www.drouot.com/?bpage=articles.Communiques&id=3321

La vente aux enchères d’une partie de la cave de l’Elysée, une première dans l’histoire de la présidence française, a rapporté, selon la maison de vente, 718.800 euros frais compris.

http://www.lefigaro.fr/culture/encheres/2013/05/31/03016-20130531ARTFIG00665-les-vins-de-l-elysee-s-arrachent-a-drouot.php

INTERVIEW – Rédacteur en chef adjoint de la Revue des vins de France, Olivier Poels s’insurge que l’Elysée vende une partie de sa cave aux enchères pour «faire des économies» et la remplacer par des vins «plus modestes».

Pourquoi la revue du vin de France déplore-t-elle la vente de la cave de l’Elysée?                                                                                                   Olivier POELS. -Petrus Le vin est un trésor national. Recevoir un président russe ou chinois avec des petits vins, c’est désolant. C’est comme s’ils vendaient des tableaux du Louvre, comme s’ils vendaient la Joconde sous prétexte qu’il faut de la trésorerie. C’est une décision qui est de l’ordre du symbolique puisqu’elle ne va rapporter que quelques milliers d’euros. Elle consiste à dire: on n’a plus les moyens de boire ces grands crus, donc autant les vendre. Laurent Fabius m’a récemment expliqué qu’il n’osait plus servir de Petrus -des vins qui se vendent 1000 à 2000 euros en moyenne- à la table du ministère des Affaires étrangères, par exemple. C’est désolant. Seule un dixième de la cave va pourtant être vendue, soit 1200 bouteilles sur 12.000… Oui mais ce seront beaucoup de vieux millésimes que l’on ne retrouvera pas, que l’on ne pourra jamais racheter. Il faut aussi savoir qu’ils dorment depuis longtemps dans les caves de l’Élysée. À l’époque où ils ont été achetés, c’était à des prix tout à fait raisonnables. Que pensez-vous de l’idée de François Hollande de les remplacer par de plus petits vins? Pour cette gauche qui se veut la plus «normale» possible, c’est tendance. Mais pourquoi François Hollande ne vend-il pas aussi sa voiture de fonction blindée pour circuler à vélo dans Paris? Pourquoi ne remplace-t-il pas le caviar de l’Élysée par des œufs de lump? Ces vins vont en tout cas faire le bonheur des collectionneurs ; ils vont partir en Chine, au Japon ou aux États-Unis. Ils vont s’arracher, d’autant plus qu’ils sont estampillés «Palais de l’Élysée». Et les acheteurs ne se priveront pas de les boire…

http://www.lefigaro.fr/culture/encheres/2013/05/30/03016-20130530ARTFIG00489-le-vin-est-un-tresor-national-que-l-elysee-doit-preserver.php?page=&pagination=5

images3CQFD. Ce Qui Fonderait Demain… l’action du roi à venir.   Il n’y a pas de  petit  sujet quand il s’agit  de passer le  comportement républicain au crible  de la Commission d’Instruction pour le Tribunal de l’Histoire  (CITH) . A ce titre , nous stigmatiserons donc le  comportement de l’Elysée  qui a  cru possible  de pouvoir vendre quelque  chose  qui ne lui appartenait  pas. Que l’on nous  comprenne bien, il ne s’agit  pas  de nier l’appartenance de la cave de l’Elysée  à la Présidence de la république  mais   bien plus sérieusement  d’essayer  d’inculquer  au maîtrre des  lieux  quelques idées simples comme celle-ci :  les présidents   de la république  passent mais la France   demeure… Il y a une part  d’éternité   dans l’histoire de la France . Mais , honnêment peut-on reprocher  à quelqu’un qui n’est là que pour  cinq ans, au mieux, de ne pas s’en rendre compte ?                                                                                                             Pour le Conseil dans l’Espérance du Roi, Alain TEXIER,  CJA, Garde des sceaux, Conseiller à la justice , aux libertés publiques, aux devoirs et aux droits des Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelles.