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L’église Saint-Louis-des-Français (San Luigi dei francesi en italien) est une église romaine située entre le Panthéon et la place Navone, à Rome.

21 Déc

1908474_823730437669405_85585108151827398_n10881931_823730207669428_1824231344325642195_nDessinée par Giacomo della Porta et principalement réalisée par Domenico Fontana, l’église fut construite entre 1518 et 1586 sur des terrains appartenant aux Médicis avant d’être consacrée en 1589. Ce fut le cardinal Jules de Médicis, le futur pape Clément VII, qui en posa la première pierre et ce fut grâce aux Valois Henri II, Henri III, Catherine de Médicis et au Duc Charles III de Lorraine que sa construction put être menée à bien sous la direction du cardinal Matthieu Contarelli.Elle fut consacrée l’année de son achèvement comme l’église nationale des Français à Rome. Elle est dédiée à la Vierge Marie, à saint Denys l’Aréopagite et à saint Louis roi de France.

On perçoit le caractère français dès la façade où l’on trouve plusieurs statues rappelant l’histoire de France : Charlemagne, saint Louis, sainte Clotilde et sainte Jeanne de Valois, œuvres de Pierre l’Estache. L’intérieur possède des fresques racontant l’histoire de saint Louis (par Charles-Joseph Natoire), saint Denis de Paris et Clovis. On y trouve également la salamandre de François Ier.

L’intérieur, composé d’une nef, de deux bas-côtés et de chapelles latérales, est décoré en grande partie dans le style baroque par Antoine Derizet, et montre une profusion de marbre, de dorures et de stucs. Le Dominiquin a peint dans la deuxième chapelle de la nef de droite un de ses chefs-d’œuvre, des fresques racontant la légende de sainte Cécile. D’autres artistes œuvrèrent à la décoration de Saint-Louis-des-Français comme le Cavalier d’Arpin, Francesco Bassano le Jeune, Girolamo Muziano, Giovanni Baglione, Siciolante da Sermoneta, Jacopino del Conte, Pellegrino Tibaldi.

Cependant, l’œuvre la plus célèbre de l’église est sans conteste le cycle de peinture ornant la cinquième chapelle de gauche, la chapelle Contarelli. Cet ensemble, réalisé par le maître du baroque Michelangelo Merisi dit Caravage de 1599 à 1602 sur une commande du cardinal Matthieu Contarelli[2] , est consacré à la vie de saint Matthieu. Trois tableaux illustrent ce cycle : à gauche La Vocation de saint Mathieu, en face Saint Mathieu et l’Ange qui constitue le retable, et à droite le Martyre de saint Matthieu. Une fresque au plafond représente un autre épisode de la vie de saint Mathieu, la Résurrection de la fille d’un roi ; cette fresque est due au Cavalier d’Arpin, ancien maître de Caravage.

L’orgue (Merklin, 1881, dans un buffet baroque antérieur) fait partie des quelques instruments de Joseph Merklin intégralement préservés. Voir le lien externe pour plus de détails.

L’église, ensemble avec les autres églises françaises de Rome, est gouvernée par un administrateur nommé par l’ambassadeur de France auprès du Saint-Siège au sein d’une structure nommée les Pieux Établissements de la France à Rome et Lorette.

Saint-Louis des Français est également un titre cardinalice habituellement porté par le cardinal archevêque de Paris.
Mitoyen de l’église, le palais San Luigi dei Francesi, de style baroque tardif, fut construit par le cardinal de Polignac de 1709 à 1716 pour être un lieu d’accueil de la communauté religieuse française et des pèlerins sans ressources. Son porche montre un buste du Christ dont le visage est identifié traditionnellement à celui de César Borgia. L’intérieur comprend notamment une galerie de portraits des rois de France et une salle de musique célèbre.

Lieux de sépultures.

De hauts prélats et des membres de la communauté française de Rome l’ont choisie comme lieu de sépulture : on peut y voir la tombe (érigée par Chateaubriand et sculptée par Joseph Charles Marin) de Pauline de Beaumont, morte de consomption à Rome en 1803, celle de l’économiste libéral Frédéric Bastiat, et celle du Cardinal de Bernis, ambassadeur de Louis XV et de Louis XVI auprès du Saint-Siège. La sépulture du peintre Claude Gellée dit Claude Le Lorrain y a été transférée en 1840 par décision de Thiers. Initialement sa dépouille reposait à la Trinité des Monts. On y voit également le monumental mausolée de Louise Cheuvreux-Guillemin (1828-1859), œuvre du sculpteur Charles Gumery, prix de Rome en 1850.

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Résistance républicaine. Histoire-géographie au lycée ou comment on embrigade la jeunesse, par Marc Longobard

29 Juin

Malet_IsaacVieux et, par  conséquent  périmés, livres d’histoire même  s’ils avaient eux  aussi leurs pages  « bourrage de crâne ».

L’enseignement de l’Histoire  en France n’est pas un long fleuve tranquille. Il a toujours donné lieu à des  polémiques tant sur les contenus que sur les méthodes: Histoire événementielle contre histoire sociale, adeptes du respect de la chronologie contre les tenants des analyses sur la longue durée sans repères temporels…

Néanmoins, conformément à ce qu’affirmait Napoléon : «  Qu’est ce que l’histoire si ce n’est une fable sur laquelle tout le monde s’entend ? », la République avait réussi à imposer un formatage des esprits qui, même s’il avait la fâcheuse tendance à négliger tout ce qui avait précédé 1789, avait tout de même contribué à forger une Histoire-Mémoire collective. C’est pourquoi de nombreux enseignants d’Histoire, pas dupes, s’en étaient accomodés. Une certaine unité du peuple français (sans forcément tomber dans les excès du nivellement jacobin) pouvait justifier certaines libertés prises avec la véracité des faits historiques.

Aujourd’hui, le totalitarisme mondialiste qui tend à détruire à marche forcée les identités culturelles et sexuelles des peuples afin de mieux écouler ses gadgets dans un monde meilleur, peuplé de pacifiques citoyens- consommateurs interchangeables se propose de «déconstruire le roman national français». Les grands maîtres du pédagogisme s’en sont donné a cœur joie dans l’élaboration de nouveaux programmes d’histoire- Géographie taillés sur mesure.

Les procédés utilisés : intellectualisme déconnecté des centres de préoccupation des élèves, dénigrement systématique de notre culture et de notre civilisation, introduction de chapitres consacrés à d’autres civilisations, révisionnisme. Tout un corpus de chapitres de plus en plus indigestes qui auront été oubliés sitôt appris. Mais, au fond, n’est ce pas l’effet escompté ?

L’intellectualisme débridé de nos bobocrates parisiens qui imposent à nos élèves de terminale, parfaitement inintéressés et indifférents, souvent ignares, une analyse du rapport des sociétés  à leur passé à travers l’étude d’une ville: Jérusalem, Rome ou Paris. Ainsi le candidat au baccalauréat se devra de retenir les dates des lois relatives à la conservation du patrimoine alors qu’il ne sait plus identifier les grandes dates permettant de borner les périodes de l’Histoire (Antiquité, Moyen-Age, Temps Modernes, époque contemporaine).

On paye les quarante années d’errance pédagogique qui ont privilégié l’éveil et les méthodes dites «actives» aux dépens de la transmission des savoirs et de la mémorisation. Les élèves, déjà complètement destructurés par des situations familiales de plus en plus compliquées et une overdose télévisuelle sont  confrontés en cours à un zapping thématique dissocié de la chronologie. Une fois de plus l’école choisit d’accompagner la déliquescence de la société plutôt que de se poser en digue protectrice.

Les maîtres mots des programmes sont la mondialisation et la gouvernance mondiale qui devra en être l’aboutissement ultime.

Ainsi, on ne recule devant aucune falsification des faits historiques  ni aucune manipulation des esprits pour former les «jeunes citoyens du monde», futurs consommateurs décérébrés et interchangeables.

La première étape grossière de cet embrigadement consiste à dénigrer systématiquement tout ce qui pourrait  évoquer notre  identité française et européenne au nom du multiculturalisme et de l’ouverture au monde.

On a beaucoup glosé sur l’éviction de Clovis, Charles Martel, Saint Louis ou Louis XIV des programmes de collège «pour ne pas braquer les populations d’origine étrangère ou heurter les enfants musulmans», mais au Lycée le travail de sape se révèle plus subtil.

Si la part des Européens dans l’histoire du peuplement du monde est abordée en classe de seconde, c’est pour en arriver à l’amalgame douteux entre les émigrés européens du XIXème siècle (Irlandais ou Italiens) avec l’immigration extra-européenne actuelle. D’autre part, ce chapitre introductif interdit à l’enseignant de réaliser des projections et de montrer à ses élèves que les Européens sont une espèce en voie d’extinction –  grand ethnocide par remplacement et métissage souhaité par toutes nos «élites».

Ceci est confirmé lors du chapitre qui suit, consacré à la citoyenneté dans l’antiquité gréco – romaine où l’enseignant  s’appliquera à démontrer la supériorité de  la conception juridique de la citoyenneté romaine qui ne souffrait aucune barrière ethnique – même si cette citoyenneté était devenue une coquille vide (comme aujourd’hui) – sur la conception politique athénienne «qui n’avait de commun avec notre démocratie que le nom». Les Athéniens qui associaient citoyenneté et nationalité régie par le droit du sang, ne partageaient pas l’exercice du pouvoir avec les femmes, les métèques et les esclaves! Imaginez Vichy en peine Grèce classique!

Cependant l’enseignant ne doit en aucune manière rappeler comment l’Empire romain s’est effondré, et pour cause!

Arrive le chapitre sur les Grandes découvertes de la Renaissance: Les Européens (par leur génie) s’ouvrent de nouveaux horizons. Ils entrent en relation avec l’Empire ottoman dont on doit expliquer qu’il n’a été qu’un prolongement  de l’Empire byzantin. Quant à la pratique du pouvoir de la dynastie Ming en Chine, elle expliquerait le massacre de la place Tien Anmen de 1989.

Il s’agit de préparer nos élèves à l’entrée programmée de l’entrée de la Turquie dans l’UE et  à  être payés comme des Chinois. Notre bonne République ne recule devant aucun révisionnisme quant il s’agit de distiller les  hypocrisies et les cynismes du mondialisme. Comme disait le Docteur en propagande M Goebbels : « un grand mensonge passe mieux qu’un petit ».

Quant au chapitre intitulé Libertés  et Nations en France et en Europe vers 1850, il arrive en fin d’année scolaire. De ce fait il est condamné à être bâclé mais l’enseignant doit se débrouiller pour finir son programme en apothéose avec l’abolition de l’esclavage de 1848.

Vous pourrez penser que la géographie qui est une discipline plus descriptive, presque scientifique  échappe à un tel conditionnement des esprits et au viol des consciences. Pas du tout.

Un exemple: le chapitre introductif au programme de terminale intitulé des cartes pour expliquer le Monde. Il s’agit d’y développer l’esprit critique des élèves, on ne peut que s’en féliciter. Mais une fois de plus, la critique ne doit pas sortir des clous idéologiques. Ainsi ils doivent apprendre à se détacher de la carte du monde qu’ils ont l’habitude de voir depuis leur tendre enfance sous prétexte que celle-ci est centré sur l’Europe et que l’Europe n’est plus le centre du monde. Même les noms des continents deviennent sujets à caution dans la mesure où ils ont été nommés par des Européens. Il faudrait vraiment que les Africains se prennent un peu en charge et rebaptisent leur continent d’un nom bien à eux!

L’enseignement d’Histoire géographie n’a pas son pareil en France pour fourguer tout ce qui ne fonctionne pas, c’est la grande foire aux invendus. Il y a quelques années c’était la citoyenneté, aujourd’hui, c’est le développement durable dont le bulletin officiel précise «qu’il ne consiste pas à préserver la nature mais d’assurer le bonheur de l’homme en société». Nous voilà (presque) rassurés. L’explosion démographique des pays du Sud doit être abordée sans catastrophisme  et sans inciter au néomalthusianisme (réduire le nombre d’enfants pour améliorer ses conditions d’existence) et surtout  ne pas envisager de décroissance… c’est qu’il va falloir équiper tous ces nouveaux petits terriens en I-Phone!

La nature a horreur du vide: une fois nos élèves dépossédés de leurs racines culturelles et de la connaissance de leur passé, il faut procéder à un remplissage qui tient autant à l’acculturation.

Ainsi au collège, les débuts de l’Islam, l’empire Monomotapa, la puissance des empires africains, à l’image du Kanga Moussa où Kankou Moussa remplacent  Saint- Louis dans le nouveau programme.

Les élèves de terminale doivent potasser toute l’histoire du socialisme et du mouvement ouvrier allemand de Bismarck à nos jours ainsi que les mouvements religieux aux Etats- Unis depuis le XIXème siècle. Est -ce de la part des hauts fonctionnaires, des commissions et des universitaires qui élaborent les programmes une façon  de lorgner vers un socialisme efficace et patriote qui a fait ses preuves  et cacher l’ineptie d’un socialisme français qui n’a de français que le nom ou pour masquer une laïcité spécifiquement républicaine qui prend l’eau de toute parts?  Je rappelle, pour information que tous ces délires ont été concoctés sous l’ère Sarkozy.

Nous l’avons vu plus haut ces programmes privilégient l’ouverture sur le monde au nom du sacro-saint «vivre ensemble». Ils doivent vider la France de toute âme, de toute personnalité ethno-culturelle pour la réduire à une simple expression géographique- le mot n’est plus de Metternich mais de M Besson, ministre de l’immigration de l’ancien président qui proclamait: «La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion. C’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble».

Cependant les objectifs clairement établis au bulletin officiel vont plus loin: « les programmes visent la socialisation démocratique et républicaine des jeunes en s’opposant à des idées qui pourraient mettre en péril la démocratie. » Vous pensiez immédiatement à l’islamisme ? Il n’en est rien.

Il faut éradiquer tout esprit libre rétif au nouveau credo, annihiler toute velléité de résistance qui se développe aujourd’hui dans les mouvements populistes.

La droite dite extrême fait donc son entrée très remarquée dans les programmes scolaires :

En Seconde, la révolution française doit être survolée. Les révolutionnaires ont été incapables d’établir un régime stable, durable et apaisé, ils se sont laissé emporter par leurs passions qu’ils ont portées à un paroxysme jamais atteint depuis les guerres de religion et ils ont eu raison de… la Raison à laquelle ils se référaient. La Monarchie constitutionnelle a été un échec, La France a loupé le coche de la modernité politique, c’est exclusivement la faute de la contre-révolution, ancêtre de l’extrême droite. C’est tellement commode !

En classe de Terminale, on ressort les vieux plats et on les réchauffe pour les besoins de la cause :

Dans un chapitre relatif aux rapports que les sociétés entretiennent avec leur passé, les élèves doivent retenir tous les historiens et cinéastes qui ont fait ressurgir l’histoire de Vichy et de la collaboration. Un peu plus loin, un autre chapitre inédit  se propose d’étudier le rôle des médias dans les grandes crises politiques qui ont marqué la République depuis l’affaire Dreyfus ( !) jusqu’au 21 avril 2002 en passant par le 6 février 1934, l’Occupation et la guerre d’Algérie. Tout élève un tant soit peu attentif à ses cours devra ressortir en soupirant : « décidément, que la France serait un pays de cocagne sans la présence de cette extrême droite immonde qui gâche toujours tout  et nous empêche de tourner en rond ».

Pour les élèves obtus ou dont les parents votent mal et peuvent exercer une mauvaise influence sur leur progéniture, il y a l’ECJS- Education Civique Juridique et Sociale qui est là pour enfoncer le clou : « les discriminations mènent au racisme », « SOS racisme défend les personnes discriminées »… à condition qu’elles ne soient ni de souche européenne, ni chrétienne ! Bien entendu, la HALDE fournit gracieusement les supports pédagogiques.

Après plus de vingt ans de passion pour mon métier, je fais l’amer constat d’être devenu malgré moi un commissaire politique dont la mission consiste à couvrir le grand remplacement de population qui s’opère sous nos yeux sans aucun contrôle citoyen avec en corollaire la dépersonnalisation de notre pays. La connaissance et l’érudition ont été délibérément sacrifiées  au profit de ce totalitarisme mou  qui bouleverse de façon radical nos sociétés. Fort heureusement les publications qui tentent de sensibiliser l’opinion à cette menace majeure pour notre survie en tant que peuple sont nombreuses. Je peux citer le numéro 4 du Figaro-Histoire ou l’ouvrage de Dimitri CASALI édité chez Lattès : « L’Histoire de France interdite, pourquoi nous ne sommes plus fiers de notre histoire ? », publiés tous deux il y a quelques mois…

Marc  Longobard, professeur  d’Histoire géographie

http://christinetasin.over-blog.fr/article-histoire-geographie-au-lycee-ou-comment-on-embrigade-la-jeunesse-par-marc-longobard-iroitr-115237590.html

Saint-Louis, son entourage et la symbolique chrétienne

9 Avr

SAINT – LOUIS

son entourage et la symbolique chrétienne

par Hervé Pinoteau

de l’Académie internationale d’héraldique

Extraits du chapitre I : Le Roi

1 – Rappels sur le Roi, son nom, ses actes, et premiers éléments sur sa vie.

Notre roi Louis IX a bénéficié depuis quelques années de plusieurs gros livres qui ont voulu décrire au mieux l’homme, son œuvre et son époque. Il me faut ainsi rendre hommage aux deux œuvres parues en 1983. Tout d’abord celle de Gérard Sivéry, Saint Louis et son siècle, chez Tallandier, insistant sur le gouvernement et l’administration, et celle de Jean Richard, Saint Louis, chez Fayard, où le grand spécialiste des Croisades nous a donné d’excellentes pages. Plus près de nous, car en 1996, un gros livre encyclopédique de Jacques Le Goff sur Saint Louis, paru chez Gallimard, nous donne le résultat d’années de réflexions de cet universitaire qui tourne et retourne inlassablement autour de son héros. On ne peut que renvoyer à ces milliers de pages pour se faire une idée du personnage, et l’on complétera avec le livre très illustré d’Henri-Paul Eydoux, Saint Louis et son temps paru chez Larousse en 1971 et le petit livre utile sur Les propos de saint Louis présentés par David O’Connell et orné d’une préface de Jacques Le Goff, paru dans la collection « Archives Gallimard Julliard » en 1974. Deux catalogues sont à consulter : Saint Louis à la Sainte Chapelle, exposition ayant eu lieu dans cet édifice parisien en 1960, et La France de saint Louis, exposition relative au septième centenaire de la mort du Roi, en la salle des gens d’armes du Palais de justice de la même ville en 1970.

En 2001, une superbe exposition eut lieu au Musée du Louvre et son catalogue sur Le trésor de la Sainte-Chapelle nous a remémoré l’entreprise de sacralisation du royaume par saint Louis en déposant les reliques de la Passion au cœur de sa capitale. En 1995 Jacques Monfrin a réédité chez Garnier/ Livre de Poche, et dans la collection « Lettres gothiques », La Vie de saint Louis par Joinville.

On peut regretter que l’on ne réimprime pas la Vie de saint Louis roi de France écrite par l’abbé Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont (1637-1698) qui attendit Jules de Gaulle et la Société de l’histoire de France, pour être éditée en six tomes, à Paris, de 1847 à 1851. C’est une œuvre remarquable, qui ne correspond pas aux critères de l’érudition contemporaine, mais qui reste encyclopédique, l’auteur ayant même lu des sources disparues.

On peut donc légitimement se demander pourquoi un nouveau livre sur saint Louis. J’y vois deux raisons. La première est de colorier et actualiser le livre que j’ai fait avec Claude Le Gallo en 1966 et sur lequel je me suis expliqué dans mes Préliminaires. Ensuite montrer l’univers symbolique de saint Louis, de ses parents et de ses proches. Et c’est là un domaine qui n’est guère, si non pas du tout, abordé par les éminents historiens qui ont travaillé sur le Roi. Il y avait là un vide pour ainsi dire total à combler. C’est ce que le lecteur comprendra facilement.

On remarquera tout de suite que notre Louis IX est bien nommé saint Louis, et non Saint Louis selon une mode universitaire qui se répand depuis quelques années. En effet pour le catholique que je suis, saint est un nom commun, certes pas banal (la sainteté me parait même exceptionnelle !) mais qui ne mérite pas une initiale majuscule. Mettre celle-ci pour les grands penseurs laïques est prendre saint comme un surnom honorable mais n’engageant certes pas l’auteur dans le domaine de la sacralité chrétienne. On en est là. Eydoux, Sivéry et Le Goff sont pour la majuscule récusée par Richard. J’écris donc comme dans les livres de ma religion, y compris dans les traductions françaises de mon missel traditionnel. De plus, j’ai pris le parti de copier les anciens livres en écrivant souvent S. Louis, ce qui est tout à fait normal et plus beau que St.

De même, pour le héros de ce livre, et suivant la mode des anciens, j’écris Roi avec majuscule quand je parle de lui, car c’est le Roi par excellence, et d’ailleurs dans les actes manuscrits du XIVe siècle je lis couramment, par exemple : « Charles par la grâce de Dieu Roi de France ». Roi est un petit mot de trois lettres. On le souligna avec une initiale majuscule.

Saint Louis est notre Louis IX, mais la numérotation des rois a été longue à s’imposer. La statue de S. Louis dans la grand-salle du Parlement de Paris (actuellement Salle des pas perdus du Palais de justice), réalisée comme celles de tous les autres rois et par ordre de son petit-fils, Philippe IV le Bel, était accompagnée de l’inscription : Saint loys filz de loys Regna glorieusement xliiij ans Et t[re]spassa lan m.cc.lxx. xxxviij , ce qui veut dire que vers 1310 le 38e roi de la série depuis Pharamond (un païen !) fut Louis VIII, son père y étant inscrit comme Loys vii. Je renvoie aux lignes de l’excellent ouvrage de Bernard Guenée sur Histoire et culture historique dans l’Occident médiéval.

Je ne cite pas le témoignage de Guillaume de Saint-Pathus, confesseur de la reine Marguerite, car sa Vie de saint Louis n’est en effet qu’une traduction française d’un original latin perdu, mais sous Philippe IV le Bel, la Chronique abrégée de Guillaume de Nangis parle de Ludovicus VIII filius Ludovici VII .

Il est par ailleurs évident que Louis IX ne s’est jamais entendu appeler Louis par ses proches et qu’il n’a jamais connu la graphie Louis qui nous parait si normale. En effet, celle-ci est bien postérieure et c’est Henri IV qui imposa la signature Louis au Dauphin, futur Louis XIII, auquel on avait tout d’abord fait signer Loys comme Louis XI et Louis XII.

Louis dérive de la forme mérovingienne de Clovis : «Chlodowech, combat de gloire, écrit plus tard Hludewic, [qui] passe en français sous la forme Looïs ou Loëis (3 syllabes) au Moyen Âge, puis Louis (2 syllabes) » écrit Ferdinand Lot oubliant Loys. Louis venant de Clovis et trois rois de ce nom figurant dans la dynastie mérovingienne, donc avant l’empereur Louis Ier le Pieux ou le Débonnaire, on peut légitimement estimer que S. Louis est en réalité Louis XII, Louis XVIII devenant ainsi Louis XXI.

Abandonnons ce petit jeu destiné à montrer la continuité des trois dynasties, d’ailleurs toutes parentes, que j’ai essayé de montrer une nouvelle fois dans La Symbolique royale française comme on le lira plus loin.

Sceau de Louis IX (Saint Louis)

Les actes du Roi étaient faits au nom de Ludovicus Dei gratia Francorum rex, et les légendes des sceaux de majesté étaient telles : LVDOVICVS : D[E]I : GR[ACI]A : FRANCORVM : REX. Il est cependant évident que le Roi ne s’entendait pas appeler ainsi par ses parents. On parlait français à la cour et justement c’est avec lui qu’apparaissent les premiers actes royaux écrits en notre langue. Serge Lusignan en son livre La langue des rois au Moyen Âge. Le français en France et en Angleterre, suit la pensée du regretté Louis Carolus- Barré qui fut le grand spécialiste des actes de S. Louis. Pour cet érudit, il n’existe que deux pièces originales en français : la renonciation de Jean comte de Bretagne, et de son épouse Blanche de Champagne, à leurs droits sur la Navarre en décembre 1254 et le traité de Paris avec Henri III d’Angleterre en octobre 1259, qui réglait le problème du duché d’Aquitaine. Loois par la grace de Deu rois de France se lit en 1254.

Écrivant en 1309 son Livre des saintes paroles et des bons faiz nostre saint roy Looÿs (c’est la Vie de saint Louis) Joinville écrit donc Looys dans sa dédicace à Louis X, le Hutin, roi de Navarre, et pour évoquer « nostre roy saint Looys », ce qui revient pour ainsi dire à ce qu’on écrivait en 1254. Il donne aussi la forme Loys. Reste maintenant à imaginer comment on prononçait ce Lo(o)is : Lo-o-is, Lôis ? Qui le saura ?

Il arriva que Louis IX fut titré rex Franciæ, mais son grand-père le fut déjà , et durant des siècles nos rois garderont le souvenir des Francs avec le rex Francorum, qu’on traduit parfois par roi des Français, et ce qui se lira encore sur des monnaies et médailles du XVIIe. Il est vrai que la France, latin Francia, est bien le pays des Francs, ou si l’on préfère, des descendants des Francs dirigés par des familles qui existaient aux temps mérovingiens. Notons que le terme de roi de France se vulgarisera dans des actes de notre Roi.

Né le jour de la saint Marc (il le dit à Joinville), donc le 25 avril de l’année 1214, et presque certainement au château de Poissy puisqu’il aimait se dire Louis de Poissy, où la tradition place aussi son baptême, Louis IX fut le cinquième enfant de Louis VIII et de Blanche de Castille.

On le nomma comme son père, mais ses frères aînés furent : 1. Philippe (1209-1218), nommé ainsi en l’honneur du grand-père Philippe II Auguste, déjà prestigieux, ne serait-ce que comme croisé ; 2 & 3. Alphonse et Jean, jumeaux nés en 1213,

morts en bas âge, le premier portant le nom du grand roi de Castille Alphonse VIII, père de Blanche, et vainqueur en 1212 des musulmans à las Navas de Tolosa. Notons au passage que Louis IX ne devint fils aîné, héritier en quelque sorte, qu’à la mort de Philippe en 1218 et que sur les douze frères et sœurs, neuf d’entre eux connurent Philippe II Auguste, grande nouveauté dans la Maison capétienne, fait souligné par Jacques Le Goff.

Saint Louis était donc à sa naissance fils du fils aîné du roi de France ou des Francs, le futur Louis VIII, et celui-ci commença par être le premier né du seigneur roi de France : Ludovicus domini regis Franciae primogenitus (il y a équivalence entre royaume de France et royaume des Francs), et son sceau équestre portait la légende SIGILLVM LVDOVICI FILII REGIS FRANCIE : ce furent sa titulature et son sceau durant sa malheureuse expédition en Angleterre (1216-1217) qui lui valut l’excommunication.

Il y était allé pour soutenir les droits de sa femme, fille d’Éléonore d’Angleterre, elle-même fille d’Henri II et d’Éléonore/Aliénor d’Aquitaine, contre l’affreux Jean Sans Terre. Mais contrairement à ce que l’on a trop souvent conté, Louis VIII ne fut jamais roi d’Angleterre, même s’il occupa Londres (où on lui prêta serment) et d’autres grandes villes. Il y garda forcément ses armes fleurdelisées car on ne voit pas un Capétien arborer les lions passants et regardants du Plantagenêt. À la mort de son frère aîné Philippe en 1218, le futur Louis IX devint fils aîné du fils aîné, mais on ne connaît évidemment pas d’actes de l’enfant qu’il était. Son père mourut en « martyr », car croisé contre les Albigeois, le 8 novembre 1226. Cet événement eut lieu au château de Montpensier en Auvergne, et Louis VIII avait fait jurer aux prélats et barons présents de rendre hommage à l’enfant et de le faire couronner au plus vite.

Saint Louis, certes, mais il y en a plusieurs dans le catalogue des saints, et dans la Maison capétienne il y en un autre, saint Louis de Sicile, évêque de Toulouse et de Pamiers (1275-1298), franciscain canonisé en 1317. Attiré vers la pauvreté, éloigné des cours, ce fils de Charles II roi de Sicile et de Jérusalem était donc petit-fils de Charles Ier frère de S. Louis IX. Avec sainte Hedwige reine de Pologne qui était de la lignée des Angevins de Naples, et sainte Jeanne de France qui fut l’éphémère première épouse de Louis XII, nous avons là les quatre saints capétiens et rien n’est mieux pour distinguer notre roi que de le nommer saint Louis de France.

Soyons précis cependant, en ce temps là, le Roi ne s’appelait pas Louis de France, pas plus que sa femme était Marguerite de Provence et sa mère Blanche de Castille, tout au moins officiellement, car les patronymes n’étaient pas encore formés. En gros, il faut attendre Philippe VI de Valois donnant le duché de Normandie à son fils aîné, Jean de France, pour voir enfin ce nom se fixer, mais entre temps, vers 1280, le terme de domus Franciæ se fait jour dans des correspondances de Rome, de Paris, de Cologne. La Bible latine parlait des maisons de Lévi, de Saul, de David, d’Israël, de Juda…et il devint naturel que la famille du Roi très chrétien, nouveau David, reçut à son tour le nom de Maison de France, notre royaume étant la tribu de Juda du nouvel Israël qu’est l’Église si l’on en croit la bulle Dei Filius de Grégoire IX en date d’octobre 1239. C’est ainsi que le roi de Sicile Charles II annonçant son couronnement en 1289, écrit «inclite domus Francie»

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(armoiries de Charles II d’Anjou, roi de Sicile)


et on connaît le cri de joie de Boniface VIII dans sa bulle de canonisation de saint Louis le 11 août 1297 : «Gaudeat domus inclyta Franciae !». « Réjouis toi illustre Maison de France ! ». C’était une belle consécration. 

Le Roi, sa Maison, et le royaume étaient donc en quelque sorte de France, consacrant une évolution des termes comme maréchal ou chambrier du Roi (de France), qui devinrent au XIIIe siècle : maréchal ou chambrier de France.

2 – L’excellence du saint Royaume, du Roi et de la dynastie.

Saint Louis était souverain du premier royaume de la Chrétienté. Premier par sa population mais encore par sa tradition. Le pays des Francs proches de l’Empire romain fut Francia en latin, terme consacré plus tard par le pape S. Grégoire le Grand « écrivant à Childebert II à la fin du VIe siècle, appliquant le premier le nom de Francia à l’ensemble du royaume mérovingien ». Par la suite, après la tripartition de l’Empire de Charlemagne et de Louis le Pieux, la Francia occidentalis fut finalement le seul royaume à conserver le terme de Francia, la France, terme consacré dès 946 quand Louis IV data un acte de la 11e année de son règne commencé «quand il récupéra la Francia», autrement dit l’ensemble du royaume occidental. On a beaucoup écrit sur cette question et le roi de cette partie occidentale de l’ancien Empire carolingien fut le rex Francorum. L’évocation des Francs d’origine, païens puis chrétiens, renvoyait à Clovis baptisé peu avant 500 à Reims. Notre Roi était ainsi le successeur de Clovis et de Charlemagne, mais aussi des païens Pharamond (élu roi en 420), Clodion, Mérovée et Childéric. Encore de nos jours, notre continuité étatique remonte à ces souverains qui nous paraissent bien lointains, enveloppés des brumes du passé, mais que S. Louis estimait être ses prédécesseurs ainsi que c’était écrit dans le Roman des rois autrement dit les Grandes chroniques de France composées à Saint-Denis par le moine Primat et sur ordre de son souverain. Plus tard, comme on l’a lu plus haut, Philippe IV le Bel, petit-fils de S. Louis, fera représenter en statues tous ces rois depuis Pharamond en haut des colonnes de la grand-salle du Palais de justice de Paris. Cette théorie fut complétée jusqu’à Henri III et ne fut détruite que par l’incendie d’une partie de ce bâtiment le 7 mars 1618. Chose curieuse, il n’y avait plus de place pour y mettre d’autres rois.

Ce fut une tradition vivante. François Ier sut l’exploiter sur place en 1528 et devant une foule de Français et d’étrangers qui s’y entassaient, afin de faire savoir au héraut de Charles Quint que les Rois ses aïeux, ici présents, ne pouvaient point souffrir les exigences de l’empereur.

C’était ça la France….

Les textes et les illustrations de cet article numérique sont issus du livre : Saint Louis, édité en 2005 aux éditions du Gui
ISBN : 2-9517417-4-X

Expansion de l’islam : La faute à Allah ?

9 Avr

Extrait de l’éditorial de Pierre Jeanthon dans Le Cri du Chouan:

Simultanément religion et système politique, l’islam s’étend en Afrique Noire, sur le pourtour méditerranéen et en Europe, d’autant plus facilement qu’il bénéficie des conséquences de la stratégie occidentale qui consiste à croire qu’il est possible de remplacer sans transition un régime autoritaire laïque par une démocratie laïque.

Tel fut hier le cas en Irak et aujourd’hui dans les États soumis à la douceur du printemps arabe. Suivant cette même logique, après avoir démocratiquement bombardé la Serbie, les Occidentaux ont reconnu l’indépendance du Kosovo islamisé et en février dernier François Hollande profitait de son déplacement à Ankara pour relancer le processus d’adhésion de la Turquie à l’UE. Allah n’est pour rien dans ces événements.

Le cas de la France.

Pour pallier le besoin de main-d’œuvre des années 50, la France fit appel aux travailleurs africains, puis instaura le regroupement familial, prélude à l’immigration massive qui suivit, conséquence de la montée du chômage, la paupérisation des familles d’immigrés et l’échec des « politiques de la ville » pour réussir leur assimilation sont à l’origine du communautarisme qui s’est développé chez les musulmans installés en France.

Entre-temps le Concile Vatican II (ou, son interprétation par un épiscopat majoritairement moderniste ?) avait vidé les églises et relégué les confessionnaux au rang de pièces de musée ; mai 68 fit le reste, « tout le monde est  beau et gentil », « interdit d’interdire », « tout et tout de suite »…

Anesthésiée au relativisme et droguée au matérialisme, la France laissa la porte grande ouverte à tous ceux qui passaient devant sa maison.

Allah n’y est pour rien ; et pas davantage pour ce qui est du multiculturalisme, corollaire de l’idéologie mondialiste.

Le 22 juin 2011, le Conseil de l’Europe, jugeant toute politique d’assimilation vouée à l’échec et le concept de la Patrie dépassé, adoptait le principe de l’équivalence des cultures ; tout était bien dans le meilleur des mondes puisque l’immigration, chance pour compenser une démographie européenne poussive, s’accordait parfaitement avec le devoir moral « d’accueillir l’autre. »

Le problème français est que « l’autre » arrive avec des convictions religieuses et politiques bien affirmées dans un pays déboussolé qui doute des Évangiles et plus encore de ses politiciens.

Lorsque le Conseil de l’Europe « invite toutes les communautés musulmanes à abandonner toute interprétation traditionnelle de l’islam qui nie l’égalité hommes-femmes et restreint les droits de la femme », il omet (sciemment ?) le lien qui, dans l’islam, attache le politique au sacré ; et suppose que l’immersion des nouveaux arrivants dans une société laïque les convaincra de confiner leurs valeurs religieuses à l’intérieur de leurs sphères privées.

Erreur profonde comme le prouvent leurs revendications en matière de santé, d’alimentation, d’horaires spéciaux sur le lieu de travail et à la piscine.

Une autre erreur serait de surévaluer la résistance de la cloison entre islamistes modérés et radicaux ; les premiers ne peuvent éliminer physiquement les seconds car les valeurs partagées priment sur ce qui les sépare, mais la réciproque n’est pas vraie.

Après le baptême de Clovis, les diverses peuplades implantées en Gaule ont fait l’apprentissage du « vivre ensemble » qui a forgé l’identité des Peuples de France.

Imaginer qu’ils puissent partager leur territoire avec un peuple qui a toujours combattu les « infidèles » et dont les croyances et coutumes perturbent l’ordre social et qu’il en résulte une société multiculturelle harmonieuse constitue un de ces « dénis du réel » dont les héritiers de la Révolution de 89 ont le secret.

La révolution du XXIe siècle est celle du mondialisme qui abolit les barrières à l’immigration et vise à éradiquer le sentiment religieux quel qu’il soit.

Car il est bien connu que « l’obscurantisme religieux » pourrait nuire gravement à la prospérité du commerce international d’une « hyper profusion » de biens matériels.

Je ne suis pas sûr qu’Allah voie d’un bon œil ses fidèles adorer ces nouvelles idoles.

Dernière question, l’islam est-il conquérant ?

Au lieu d’ajouter mon grain de sel dans ce débat, je préfère poser le problème différemment : sous quelle forme l’islam peut-il envisager d’envahir la planète ? Invasion militaire ou, par référence au Camp des Saints, invasion des armées de la misère ?

Pour les mondialistes, plus de Nations donc plus d’armées nationales donc plus d’invasions militaires ; reste celles des armées de la misère, pas de problème puisqu’elles sont pacifiques…Du moins en théorie si on se donne la peine de considérer les guerres civiles en gestation ou déclarées dans les sociétés multiculturelles.

Le risque de voir se développer ce type de conflit est d’autant plus grand qu’à côté de la misère bien réelle de ceux qui souffrent de la faim, les théories mondialistes du libre-échange ont créé une nouvelle forme de misère chez tous ceux qui se sentent frustrés de ne pas avoir accès à la possession de la totalité de l’hyper-profusion des biens matériels issus des usines multinationales.

Allah n’y est pour rien…comment lui reprocher d’utiliser cette forme de misère qui fragilise la résistance morale de nos sociétés occidentales ?

Finalement j’en arrive à éprouver davantage de sympathie pour un musulman qui s’incline devant une loi qui le dépasse qu’envers un mondialiste qui se signe au « nom du pèse, du fric et de la bourse. »

Pierre Jeanthon

Membre du Conseil dans l’Espérance du Roi. 

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