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Retour sur l’amour de son pays. Président Macron versus reine Letizia.

19 Mai

En voyage en Algérie  en début de semaine, Emmanuel Macron a qualifié la colonisation de « crime », de « crime contre l’humanité » et de « vraie barbarie », dans une interview à la chaîne algérienne Echorouk News, diffusée mardi 14 février 2017.

« La colonisation fait partie de l’ histoire française (…). Ça fait partie de ce passé que nous devons regarder  en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes », a-t-il dit au cours de cet entretien.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/02/15/macron-qualifie-la-colonisation-de-crime-contre-l-humanite-tolle-a-droite-et-au-front-national_5080331_4854003.html#577UoIcAVf17eeik.99

NDLRB . Rien ne manque  dans  ce jugement  à coup de  hache et même pas d’avoir  été prononcée à l’étranger, contrairement  aux règles les plus élémentaires  du savoir-vivre politique.

 

La Boutière qui s’étrangle en postant ce qui suit : Italie : Pour les évêques « accueillir les immigrés est une réparation pour la colonisation ».

22 Juin

imagesItalie : Pour les évêques, « accueillir les immigrés est une réparation pour la colonisation ». Où comment aller plus loin que le pape ou la conférence des évêques de France, qui poussent déjà assez loin le bouchon de l’immigrationnisme.

Alors que la résistance monte en Italie contre le déferlement sans fin des clandestins, la hiérarchie catholique s’est engagée dans une surenchère immigrationniste de plus en plus violente. Mercredi, lors de l’audience générale, le pape François, comme l’écrit il Giornale   « a lancé un anathème contre ceux qui refusent d’accueillir les immigrés » :

Je vous invite tous à prier, a-t-il lancé, pour que les personnes et les institutions qui repoussent ces frères demandent pardon.

Mardi après-midi, le secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Nunzio Galantino a expliqué  de son côté  sur TV 20 000 qu’aujourd’hui, accueillir les immigrés est une sorte de réparation. Une réparation pour les dommages que nous avons accomplis pendant des années et les vols que nous avons commis.

Selon le prélat, « nous devons l’hospitalité aux migrants pour ce que nous avons fait par le passé dans leurs pays, où nous ne sommes allés que pour voler, coloniser et exploiter. Bref, nous avons été répugnants ».
Mgr Galantino a illustré ces propos par le cas du Congo (ex-Zaïre), où, d’après lui « la Belgique fit réaliser une très longue route, construite non pas pour les Congolais, mais pour mieux transporter les matières premières qui sont volées ». « Parler de honte, a-t-il conclu, n’est même pas assez fort ».

Il y a quand même un point difficile à comprendre. Comment l’accueil des immigrés peut-il être à la fois un enrichissement pour l’Europe et le moyen d’expier la colonisation de l’Afrique ? Si les immigrés sont une ressource si précieuse – on nous le ressasse assez –, où est la réparation ? Et inversement…

http://www.europe-israel.org/2015/06/italie-pour-les-eveques-accueillir-les-immigres-est-une-reparation-pour-la-colonisation/

Lire aussi, et  surtout :

Retenons le mot d’un économiste belge du XIXe siècle, Gustave de Molinari : « De toutes les entreprises de l’État, la colonisation est celle qui coûte le plus cher et qui rapporte le moins ».

http://www.herodote.net/Le_passe_colonial_revisite-article-169.php

Ajoutons, dans un grand éclat de rire,  qu’assurément  les peuples  que nous avons  colonisés étaient si  malheureux  sous notre férule  qu’une fois nous partis, ils n’ont apparemment de cesse  que de  vouloir à toute force  revenir  chez nous et à plein bateaux.

Les droits de l’homme, nouveau colonialisme ?

7 Juil

La phrase  ci-dessous  est  à graver  dans le  marbre.

Depuis qu’il s’est converti à l’universalisme, l’Occident a toujours regardé ses valeurs spécifiques comme des valeurs « universelles », qu’il se trouvait dès lors légitimé à imposer au monde entier….L’idéologie des droits de l’homme n’échappe pas à la règle. Alors qu’elle est historiquement et géographiquement parfaitement située, elle prétend chapitrer la planète au nom d’un homme abstrait, d’un homme de partout et de nulle part.

Le 6 juillet 2013 Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

L’Europe a rompu avec sa tradition colonisatrice pour ensuite verser dans un tiers-mondisme lacrymal. Aujourd’hui, à l’heure de la « repentance », on a l’impression que les néo-évangélistes des droits de l’homme ont remplacé les Pères blancs de jadis. Éternel retour ?

Au XIXe siècle, la colonisation fut le fait de ceux qu’on a appelés les « trois M » : les militaires, les missionnaires et les marchands. Les marchands se sont souvent enrichis, ce qui n’a pas été le cas de l’État (la colonisation a toujours coûté plus cher à la métropole qu’elle ne lui a rapporté). Les missionnaires n’ont pas trop mal réussi, puisque les deux tiers des catholiques de la planète sont aujourd’hui des habitants du tiers monde. Les militaires livrent désormais des guerres d’agression rebaptisées « interventions humanitaires » ou « opérations de police internationale ». Quant à la repentance, elle devrait en toute logique être surtout pratiquée dans les milieux de gauche puisque, à l’époque de Jules Ferry, le colonialisme était clairement une idéologie de la gauche laïque : au nom de l’universalisme du progrès, il s’agissait d’aider les « races inférieures » à combler leur « retard » en les faisant accéder aux « révélations des Lumières ».

Mais chacun sait bien que la colonisation peut revêtir des formes très diverses : politique, économique, technologique, culturelle, idéologique, etc. De ce point de vue, il n’y a aujourd’hui plus guère de pays qui puissent se dire indépendants. La colonisation, enfin, est un terme qui se rapporte en toute rigueur au peuplement, et non à la conquête. La France n’y a procédé qu’en deux occasions : en Algérie (avec conquête) et au Québec (sans conquête). Savez-vous qu’à l’apogée de l’Empire français, l’Algérie mise à part, il n’y a jamais eu plus de 500.000 Français vivant dans les colonies ? Aujourd’hui, les populations originaires de notre ancien empire colonial comptent en France plus de six millions de personnes, naturalisés compris, soit douze fois plus. Ce contraste numérique remet certaines choses en place.

Dans votre livre « Au-delà des droits de l’homme », vous assurez qu’il ne s’agit que d’un néocolonialisme n’osant pas dire son nom. D’où, chez nous, cet amour de « l’Autre », porté aux nues dès lors qu’il cherche à nous ressembler, mais détestable lorsque persistant à revendiquer son propre modèle…

Depuis qu’il s’est converti à l’universalisme, l’Occident a toujours regardé ses valeurs spécifiques comme des valeurs « universelles », qu’il se trouvait dès lors légitimé à imposer au monde entier. Dans le tiers monde, on a d’abord voulu faire adorer le « vrai Dieu » (unique, bien sûr), après quoi on a prétendu apporter la « civilisation », le « progrès », la « démocratie » et le « développement ». L’idéologie des droits de l’homme n’échappe pas à la règle. Alors qu’elle est historiquement et géographiquement parfaitement située, elle prétend chapitrer la planète au nom d’un homme abstrait, d’un homme de partout et de nulle part. Les États-Unis en sont tout naturellement les premiers champions puisque, pour eux, les Africains ne sont que des Occidentaux à la peau noire, et les Européens des populations américanisables parlant (provisoirement) une langue étrangère. C’est ce qui explique leurs déboires en politique internationale. Le monde ne sera compréhensible pour eux que lorsqu’il aura été totalement américanisé.

C’est en raison de leur universalisme que les Occidentaux ont autant de mal à comprendre (et à admettre) l’altérité. Leur conviction profonde consiste à penser ou à croire que les différences entre les cultures et les peuples sont transitoires, secondaires, solubles dans le folklore ou franchement nuisibles. En d’autres termes, ils n’admettent « l’Autre » que dans la mesure où ils croient pouvoir démontrer que « l’Autre » est « comme tous les autres », c’est-à-dire qu’il est en fait le « Même ». Un certain égalitarisme, qui fait de l’égalité le synonyme de la « mêmeté », pousse dans ce sens. C’est une autre forme de racisme : faute de faire disparaître les différents, on dévalue les différences (entre les peuples comme entre les sexes) en les tenant pour illusoires ou négligeables. L’universalisme politique, la revendication d’un « droit à l’indifférence » et l’idéologie du genre confluent dans cette même aspiration à l’indifférenciation, qui n’est au fond qu’un désir de mort.

Syndrome du shah d’Iran ou de Kemal Atatürk : obliger ses compatriotes à adopter une culture étrangère… Dans le même temps, nombre de Français sont quotidiennement confrontés à une présence de plus en plus massives d’immigrés de confession musulmane et de culture maghrébine. Comment conserver sa culture ?

Je n’ignore bien sûr aucune des pathologies sociales nées de l’immigration. Mais je ne suis pas de ceux qui jettent de l’huile sur le feu ou prennent plaisir à souffler sur les braises en rêvant d’une guerre civile, pas plus que je ne suis de ceux qui, sans peur du paradoxe, reprochent aux immigrés de ne pas s’assimiler tout en déclarant hautement qu’ils sont inassimilables. Ce n’est certainement pas de la faute des immigrés si les Français « de souche » ne savent plus en quoi consiste leur identité et comment ils pourraient la transmettre. Pour le dire autrement, ce n’est pas tant dans l’identité des autres que je vois une menace pour la nôtre que dans le système à tuer les peuples qui les menace toutes. Notre identité serait tout aussi menacée s’il n’y avait pas d’immigration, parce que l’idéologie dominante de l’ère postmoderne, le capitalisme en tant que « fait social total » (Marcel Mauss) est intrinsèquement destructrice de toutes les identités collectives.

Ce qui demeure, c’est un conflit de valeurs. Quand une musulmane déclare que le port du foulard islamique est une façon pour elle de préserver sa dignité de femme, alors que pour beaucoup d’Occidentaux ce même foulard est une atteinte à la dignité de la femme, il est clair que l’on est dans un dialogue de sourds. « L’Autre », c’est celui qui a des valeurs autres. Toute valeur ne vaut que par rapport à ce qui ne vaut pas. La différence entre les valeurs et les intérêts, c’est que le s premières  premières ne sont pas négociable

http://www.bvoltaire.fr/alaindebenoist/les-droits-de-lhomme-nouveau-colonialisme,28795?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=aec670d9e8-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-aec670d9e8-30399893