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La recherche vaine par la République d’une éthique qui pourrait guider son action. Le cas du Ministére des Affaires étrangères.

29 Déc

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Décret n° 2012-1461 du 26 décembre 2012 portant prorogation du comité d’éthique du ministère des affaires étrangères

Notice : à sa création en 2007, le comité d’éthique du ministère des affaires étrangères a été investi d’une triple mission * mener une réflexion sur l’éthique et la déontologie au sein du ministère et formuler toute proposition de nature à en assurer la promotion ; * développer toute action utile à la diffusion des règles de déontologie, notamment dans le cadre de la formation professionnelle des personnels ; * rendre  à la demande du ministre un avis sur les questions relatives à l’application des règles de déontologie.

 Depuis 2010, il peut également être saisi de questions d’ordre général relatives à la déontologie par les organisations syndicales représentatives aptes à désigner les représentants du personnel au comité technique ministériel.  Le présent décret proroge l’existence de ce comité pour une durée de cinq ans

A la lecture  du texte  ci-dessus , deux types de réflexion  peuvent être faites :

Au plan de la forme, alors  que nous avions  cru comprendre  que la chasse aux  Comités, Commissions,  Hauts-conseil,  et autres Conseil supérieurs joliment nommés  en son temps par le général De Gaulle : Comités Théodule* : voici un comité  dont l’existence est prorogée pour au moins cinq ans.

* D’une parole de Charles De Gaulle  prononcée lors d’un voyage à Orange  le 25 septembre 1963. http://fr.wiktionary.org/wiki/comité_Théodule

Au plan du fond, l’on voit  bien que le refus  par les gouvernements de la République de reconnaître une transcendance d’origine  divine les  conduit à rechercher un peu partout une sorte de morale,  ici nommée  éthique,  mais  dont  on voit ma lle fondement et le  contenu qu’elle pourrait avoir .

  Il est à peine besoin d’ajouter que la Monarchie incarnée dans le roi très  chrétien en France n’a jamais eu besoin de définir une éthique puisque  son divin protecteur et instaurateur , le Christ, s’en était  chargé.

Pour le Conseil dans l’Espérance du Roi, Alain TEXIER, président fondateur de la Charte de  Fontevrault. Garde des Sceaux,Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux Devoirs et aux Droits des Citoyens et Conseiller aux Réformes institutionnelles.  

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (22 octobre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

22 Oct

*  Ce qui nous attend :

Un reportage du Herald Tribune sur l’état de la Grèce est édifiant : les supermarchés sont désormais autorisés à vendre des produits périmés pour faire baisser les prix. La viande et le lait sont tout de même exclus de la liste.

« Les signes de fracture dans la société grecque sont de plus en visibles, poursuit le Herald Tribune. C’est vrai, les cafés sont toujours pleins, la vie nocturne est vibrante et les touristes sont toujours là, mais derrière les apparences de la normalité, la société grecque se désagrège (…). Et quand le chômage est à 25% – plus de 50% pour les jeunes – les tensions montent entre les générations, entre les employés du public et du privé, entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas. Chaque jour dans la presse, des fuites sur de possibles baisses de salaires ou des retraites. Etat permanent d’incertitude, un fond sonore de panique.

Dans ce pays où la démocratie est fragile, le parti  Aube Dorée marque chaque jour des points. Les affrontements avec des immigrés sont réguliers. Et la police est accusée, à tort ou à raison, de les soutenir, raconte le Herald Tribune. Dans un café d’Athènes, un bloggeur populaire, Pitsirikos, résume le climat : « En Grèce aujourd’hui, il y a des gens qui n’ont rien à perdre, ils sont dangereux. »

Et ce n’est guerre mieux en Espagne ! Où, après bien des manifestations, dont certaines d’une réelle violence, contre les mesures d’austérité imposées par la crise économique, le mouvement de contestation éclate en une multitude de revendications catégorielles. La dernière concernait les coupes budgétaires imposées à l’instruction publique et des milliers d’Espagnols sont descendus dans les rues de Madrid et des grandes villes pour dénoncer ces mesures d’austérité: pour cette année 2012, les autorités ont prévu de diminuer d’un milliard d’euros, le budget alloué à l’éducation.

Au départ, il s’agissait d’un mouvement de grève initié par les étudiants et les lycéens. Les parents ont rejoint la mobilisation  jeudi dernier. “Nous avons réussi à vider toutes les salles de classe, se réjouit Tohil Delgado, secrétaire général du syndicat des étudiants. Plus de trois millions de jeunes ont ainsi prouvé leur désaccord vis-à-vis de la politique menée par le gouvernement qui vise à détruire l’enseignement public”.

Les manifestants dénoncent les suppressions de postes d’enseignants, la diminution du montant des bourses pour les étudiants, et la hausse des frais d’inscription à l’université. Face à la politique d’austérité du gouvernement, les syndicats envisagent de lancer un appel à la grève générale pour le 14 novembre prochain.

Si l’on ajoute à cette dégradation rapide de la situation sociale l’explosion des revendications indépendantistes de certaines régions, en particulier la Catalogne, (qui donnent d’ailleurs et comme l’on sait des idées aux Flamands), l’Union européenne a du souci à se faire en matière…d’unité.

Bref, tout va pour le mieux dans le « Meilleur des mondes » !

*  Et pendant ce temps-là :

La France subit un nouvel épisode de sa maladie chronique: la  » rapportite « . C’est une affection que l’Etat républicain….affectionne tout particulièrement: il désigne un « rapporteur » chargé, avec l’aide de quelques personnalités présumées compétentes ou, à tout le moins, influentes, de rédiger une étude sur tel ou tel sujet préoccupant ou d’actualité. C’est, en quelque sorte, la face visible et audible des comités Théodules (qui, eux, vivent plutôt cachés; sans doute pour vivre heureux…et longtemps). Mais, en réalité, ces rapports finissent la plupart du temps dans l’oubli, quand ils ne sont pas purement et simplement enterrés. La raison en est simple: ils disent rarement ce que les gouvernements voudraient entendre. Mais cela ne dérange personne puisque leur véritable raison d’être est de faire patienter le vain peuple ! En revanche ceux qui aiment par dessus tout les rapports, ce sont les médias. Ils peuvent en effet discuter à perte de vue sur le choix des personnalités impliquées, l’origine des uns ou la trajectoire des autres, les fuites soigneusement organisées sur ce que « pourraient » proposer ces rapports, l’usage que fera ou, surtout, ne fera pas le gouvernement, etc. Bref, que des choses utiles…

La dernière de ces inventions est « Le Rapport Gallois » sur la compétitivité. Duquel on ne sait encore rien (mis à part quelques supputations, parues dans la presse, et qui sèment déjà l’angoisse puisqu’elles n’évoquent que des augmentations d’impôts !) sinon que le gouvernement…n’en fera probablement rien non plus ! C’est à croire qu’en ces temps de malheur il n’y a rien de plus utile à la nation que ces mystifications et autres palinodies.

Ces gens sont indignes des responsabilités qui leur sont confiées.

*  En France, les autoroutes sont des maternités à haut-risque :

Une femme de 35 ans vivant dans le Lot a perdu son enfant, vendredi dernier, sur le trajet menant à la maternité de Brive, située à plus d’une heure de chez elle. Un drame qui relance le débat sur la désertification médicale en milieu rural.

Le Lot, département de 170.000 habitants, n’a qu’une maternité, à Cahors, depuis la fermeture de celle de Figeac, passée sous le cap des 300 accouchements par an (NDCER: mais il est vrai que Figeac attire peu l’immigration extra-communautaire), et fermée en 2009. Au lendemain du drame, la jeune femme était en état de choc au centre hospitalier de Cahors.

Le président de la République a aussitôt demandé une enquête administrative pour «tout connaître des circonstances» de la mort du nouveau-né, une petite fille, qui devait être le premier enfant du couple.«Le drame (…) nous appelle une nouvelle fois, encore, à ne rien accepter en matière de désert médical», a déclaré le chef de l’Etat à Nice. «Et en même temps je prends l’engagement, celui que j’avais déjà énoncé avant l’élection présidentielle, et que je rappelle ici comme chef de l’Etat: aucun Français ne doit se trouver à plus de 30 minutes de soins d’urgence», a ajouté Hollande.

De son côté, le président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens français Syngof s’est ému de «la dégradation globale de la périnatalité». «Le drame de ce couple qui s’est retrouvé dans un isolement total» est «une conséquence de la politique de démobilisation et de concentration des moyens… autour des capitales régionales», a dénoncé à l’AFP le docteur Jean Marty. Le bilan de la fermeture de maternités privées et publiques est mauvais, assure-t-il, «sur le plan économique, car on a déplacé les accouchements vers des lieux où c’est plus cher, mais aussi en termes de sécurité». Lors de la fermeture de la maternité de Figeac en 2009, de nombreux médecins et agents hospitaliers du Lot avaient alerté contre les risques liés à la désertification médicale. Ils avaient alors dénoncé un arbitrage budgétaire dangereux. Pour la Coordination nationale pour la défense des hôpitaux et maternités de proximité, qui exige un moratoire sur les fermetures de maternités, cet accouchement illustre «l’aspect néfaste des regroupements de maternité».

Le député Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République (DLR), a reproché à l’Etat d’avoir «failli dans sa mission de service public». «Le cas du département du Lot est hélas devenu la règle dans notre pays (…) Nos territoires ruraux, a-t-il souligné, sont victimes d’un abandon criminel de la part des pouvoirs publics depuis 10 ans».

La gestion strictement comptable de la santé, administrée de très loin par de brillants fonctionnaires sous haute protection sociale, cachés dans des bureaux inaccessibles, sous les ors de la République ne pourra engendrer que d’autres  catastrophes humaines de cette nature. Nous connaissons leur argument: « La santé n’a pas de prix mais elle a un budget« . Nous avons le nôtre: « Trop, c’est trop ».

Le 22 octobre 2012.

Jean-Yves Pons.