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Marie-Antoinette au théâtre Montansier de Versailles le 10 javier 2017

28 Déc

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Aux sources de l’étiquette à la cour de France (XVIe-XVIIIe siècles)

24 Sep

Les transcriptions de sources que nous présentons dans cette section regroupent plusieurs recueils de textes liés à l’étiquette à la cour de France. Elles ont été réalisées dans le cadre de l’axe de recherche « L’étiquette à la cour : textes normatifs et usages »*, mené par le Centre de recherche du château de Versailles (2014-2016).

Ce programme triennal, sous la direction scientifique de Mathieu da Vinha et de Raphaël Masson, a pour but de formaliser les usages non écrits de la cour de France afin de saisir l’évolution de l’étiquette à l’époque moderne entre développement, perfectionnement et/ou appauvrissement.

Pour mettre en lumière cette évolution, de nombreux dépouillements, centrés sur les mémorialistes des règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, ont été réalisés. Ce travail a permis la création d’une base de données, en cours de développement. Conjointement à l’analyse des écrits des contemporains, nous avons également réalisé une transcription systématique des grands textes normatifs règlementant l’organisation de l’étiquette.

Ce travail a été effectué par Alice Camus, attachée de recherche au Centre de recherche du château de Versailles.

http://chateauversailles-recherche.fr/francais/recherche-et-formation/programmes-de-recherche/axes-de-recherche-en-cours/l-etiquette-a-la-cour-textes.html

Pour prendre connaissance en son entier de l’article, merci d’activer le lien ci-après :

https://www.chateauversailles-recherche.fr/francais/ressources-documentaires/corpus-electroniques/corpus-raisonnes/l-etiquette-a-la-cour-de-france

le Hâmeau de la reine à Versailles, miraculeusement restitué de 1992 à 2006. C’est si récent et pourtant !

10 Sep

 

Ferme, hameau de la Reine, domaine de Trianon

Construite de 1784 à 1789, la ferme du hameau comprend plusieurs bâtiments dont une bergerie, une porcherie, des étables et une maison pour les fermiers. Un pont au-dessus du fossé permet l’accès depuis l’allée du Rendez-Vous, grâce à une grande porte à auvent.En direction du hameau s’élève un autre portail en maçonnerie et pierres de taille, surmonté de deux grosses boules : la porte rustique. Si la Normandie inspire les maisons du hameau, la Suisse sert de modèle pour la ferme et fournit la majorité des animaux.
Après la Révolution, la ferme se dégrade rapidement par manque d’entretien. La majeure partie de l’ensemble est détruite sous le Premier Empire. La ferme a été oubliée lors de la rénovation Rockefeller. La seule construction d’origine est la porte rustique, donnant sur le hameau.
La restitution complète de l’exploitation dans son état de 1789 est lancée en 1992 et achevée en 2006.                                                                                                                              NDLRB . Pour une  fois que la République  fait  quelque  chose de bien, il convient de l’en saluer et de la féliciter.

Ferme, hameau de la Reine, domaine de Trianon

Galerie des Carrosses du château de Versailles.

3 Sep

imagesimagesPRÉSENTATION

La galerie des Carrosses du château de Versailles, située dans la Grande Écurie du roi et fermée au public depuis 2007, a ouvert à nouveau ses portes le 10 mai 2016, grâce au mécénat de la Fondation d’entreprise Michelin. Récemment restaurée, cette collection de carrosses, l’une des plus importantes d’Europe mais encore largement méconnue du public, est présentée dans un nouvel espace muséographique.

Les carrosses de Versailles

Conçus pour frapper les esprits, les carrosses de Versailles sont des chefs-d’oeuvre d’art total. D’un luxe ostentatoire, ornés à profusion d’ors et de sculptures, ils ont été réalisés par les meilleurs artistes de la Cour.

Au-delà de sa qualité artistique, la collection est aussi en quelque sorte un « Salon de l’Auto des XVIIIe et XIXe siècles » présentant les plus beaux prototypes et les dernières avancées de la carrosserie française en matière de confort, de performance et de technique : traction, direction, suspension, premiers coupés, décapotables, etc.

Chaque carrosse raconte également une page de l’Histoire de France à travers un événement dynastique ou politique : baptême, mariage, sacre, funérailles. Surtout, la collection constitue le témoignage le plus vivant de la vie de Cour et des fastes sous l’Ancien Régime, l’Empire et la Restauration.

La réouverture de la galerie sera l’occasion pour les visiteurs de découvrir au plus près ces voitures de grand apparat, comme les berlines du mariage de Napoléon Ier, le carrosse du sacre de Charles X, le char funèbre de Louis XVIII, mais aussi les petits carrosses des enfants de Marie-Antoinette et une étonnante collection de traîneaux de fantaisie réalisés sous le règne de Louis XV.

http://www.chateauversailles.fr/les-actualites-du-domaine/evenements/evenements/autres-evenements/reouverture-de-la-galerie-des-carrosses

Le hameau de la Reine à Versailles tel qu’en lui même l’éternité le change.

17 Août

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Anecdotes sur la reine Marie-Antoinette et le Théâtre Montansier (Versailles)

26 Avr

 

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QUI SOMMES NOUS ? LE THEATRE MONTANSIER

Né de la volonté de Marguerite Brunet, dite Mademoiselle Montansier, une véritable entrepreneur qui avait su s’attirer les faveurs de la cour, le théâtre a été construit par Jean-François Heurtier, architecte du roi. Les travaux menés par l’entrepreneur Boullet, machiniste de l’Opéra Royal ont duré seulement neuf mois. Madame Montansier dirigeait déjà à cette époque les théâtres de Rouen, de Caen , d’Orléans, de Nantes et du Havre.

Magnifique théâtre à l’italienne, la loge d’avant-scène, côté Jardin, a souvent accueilli l’épouse de Louis XVI, avant qu’elle ne lui préfère une fois construit son théâtre du Petit Trianon, réplique miniature du Montansier (en 1782).

« A Versailles, la réputation et l’influence de Mademoiselle Montansier grandirent considérablement. La cour était là, et il faut le dire, la reine Marie-Antoinette s’amusait beaucoup plus au théâtre de la ville qu’aux représentations d’apparat du château. Elle avait fait retenir à l’année une baignoire d’avant-scène, et souvent elle s’échappait incognito de ses appartements, pour venir avec la princesse de Lamballe entendre un petit opéra ou une joyeuse comédie. »

(extrait de La vie de théâtre, Grandes et petites aventures de Mlle Montansier de Victor Couailhac, 1863)

https://dartagnans.fr/fr/projects/marie-antoinette-en-son-theatre/campaign

  • Marie-Antoinette et la soupe aux choux : Victor Couailhac rapporte dans son texte La Vie de théâtre, grandes et petites aventures de Melle Montansier, l’anecdote de la soupe aux choux qui veut que Marie-Antoinette, ayant senti un délicieux fumet sur scène, avait demandé de partager le repas des comédiens. L’épisode est ainsi rapporté : « La reine affectionnait particulièrement l’opérette des Moissonneurs. – Un soir, la soupe aux choux que mangeaient les acteurs en scène remplissait d’un fumet si franc et si agréable la petite baignoire d’avant-scène, que Marie-Antoinette fit demander si on pouvait lui permettre de prendre part au repas. Depuis cette tradition resta au théâtre, et chaque fois qu’on donnait la pièce, on réservait la part de la reine. »

http://www.theatremontansier.com/theatre-montansier/

Sophie von La Roche : Versailles ( les appartements de la Reine, la petite Venise) en juin 1785

7 Déc

Le 28 juin 1785, Sophie von La Roche (1) passe son dernier jour à Versailles. Elle en profite pour voir les appartements de la reine :

« Aujourd’hui, j’ai aussi pu voir les appartements de la reine, l’occasion ne s’étant pas encore présentée jusqu’alors. Ils sont loin d’être aussi somptueux du roi, ni aussi nombreux et décorés d’aussi beaux vases. L’un en particulier, représentant le navire des armes de Paris, en argent et dorures avec des incrustations de pierres, se trouvait sur une commode, un présent que la ville de Paris avait offert à la reine pour la naissance du Dauphin.

La toilette se trouve près du lit, dorée elle aussi, et le linge est orné de dentelles. Les quatre petites pièces sont jolies. L’une est le cabinet de lecture, en boiseries blanches rehaussées des plus élégantes dorures qui soient, la porte à demi vitrée encadrée de bronze d’un travail admirable, tout comme les bronzes des cheminées.

Le canapé et les chaises sont en gros de Tours vert de mer, les petites tables en porcelaine, et tout a été choisi pour mettre en valeur cette belle femme et son teint éclatant.

Le jour qui pénètre depuis la petite cour à travers une mousseline d’Inde brodée éclaire ce ravissant mobilier d’une lumière si douce qu’il fallait voir que c’était, là aussi, à dessein.

Suivent ensuite deux pièces garnies de livres, tous bien choisis et décorés. En passant, je remarquai d’un coup d’œil furtif des cartes de Hollande et de l’Escaut.

La quatrième pièce est un peu plus grande, laquée de blanc argenté. Les chaises et les rideaux sont blancs avec des fleurs bleues et argentées, peintes très délicatement. On y trouve les portraits de Marie-Thérèse et de l’empereur et les portraits de ses deux enfants. Il y a un piano-forte anglais, une toilette japonaise, un tambour à broder et beaucoup de ravissants vases et récipients de valeur.

La salle de bains est recouverte de carreaux de porcelaine, et à côté se trouve un cabinet de repos, joli mais exigu, avec un lit.

Une dernière fois je passai par la galerie pour rentrer par la petite Venise, ainsi qu’on appelle les cabanes des bateliers. Ces jolies maisonnettes sont sur deux rangées, dans le parc au bord du grand canal. Chacune d’elle possède un jardinet charmant et alentour sous les arbres du parc se trouvent des tables et des bancs où les citadins de Versailles viennent se divertir le matin ou le soir. »

Extrait du « Journal d’un voyage à travers la France, 1785 », par Sophie von La Roche, traduit par Michel Lung, Thomas Dunskus et Anne Lung-Faivre, d’après l’édition originale (1787), aux Éditions de l’Entre-deux-Mers, 2012.

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(1) Venuse née Guterman von Gutershofen (1730-1807) est un écrivain allemand. Elle est la grand-mère de Clemens Brentano et de Bettina von Arnim et l’amante [réf. nécessaire] de Christoph Martin Wieland. Son œuvre la plus connue est Mémoires de  mademoiselle de Sternheim, un roman épistolaire.

Elle tenait un salon littéraire fréquenté notamment par Goethe et Lavater.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophie_La_Roche