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Les projets militaires du président Hollande contre la Syrie pourraient-ils contribuer à le faire traduire devant la CPI (Cour Pénale Internationale) ?

12 Sep

Maintenant que le Premier ministre David Cameron a tenté d’obtenir l’approbation parlementaire pour « l’action militaire » contre la Syrie, et que le président Barack Obama a annoncé son intention de demander l’approbation du Congrès, le président François Hollande – d’un point de vue politique puisque ce n’est pas strictement constitutionnel – ne devrait-il pas faire de même ?

….

Cependant, il y a une autre question importante que devrait garder Hollande à l’esprit, ou au moins un élément qui le fasse réfléchir si jamais personne ne l’a encore mis en garde.

Lorsque le Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale [CPI] a été négocié, certains États occidentaux avaient insisté sur un moratoire de sept ans avant que le « crime d’agression » ne soit ajouté aux crimes pour lesquels la CPI serait compétente, si ce crime ont été commis par un État faisant partie de la CPI ou à partir de son territoire. Ce moratoire avait donné effectivement aux agresseurs habituels et potentiels une fenêtre d’opportunité pour continuer à commettre des actes d’agression, en particulier l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair, dont le pays est un État ayant intégré la CPI mais qui a donc bénéficié d’ une immunité et d’une impunité (au moins du point de vue de la compétence de la CPI) pour à son rôle dans le crime d’agression contre l’Irak en 2003.

Toutefois, cette fenêtre d’opportunité a été fermée le 11 juin 2010, lorsque le crime d’agression a été inséré dans le Statut de Rome comme l’un des crimes relevant de la CPI et pour lequel s’exerce sa compétence .

Bien que ni la Syrie ni les États-Unis ne soient parmi les 122 États ayant intégré la CPI (de sorte que seul un renvoi par le Conseil de sécurité des Nations Unies peut donner une compétence à la CPI sur leurs citoyens ou les crimes commis sur leur territoire) , la France en tant qu’État fait partie de la CPI.

L’article 8 bis (1) du Statut de Rome , ajouté en 2010, se lit comme suit : « Aux fins du présent Statut, le ’crime d’agression’ signifie la planification, la préparation, le lancement ou l’exécution par une personne effectivement en mesure d’exercer un contrôle ou de diriger l’action politique ou militaire d’un État, d’un acte d’agression qui, par sa nature, sa gravité et son ampleur, constitue une violation manifeste de la Charte des Nations Unies. » Sont inclus à l’article 8 bis (2) ( b ) et dans la liste suivante les actes constituant une ’agression’ : « le bombardement par les forces armées d’un État contre le territoire d’un autre État ou l’ emploi de toutes armes par un État contre le territoire d’un autre État ».

En l’absence d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant « l’action militaire » contre la Syrie, ces dispositions correspondent « comme un gant » à l’agression en cours de planification par les présidents Obama et Hollande. Même l’avocat de la défense le plus imaginatif aurait du mal à imaginer un moyen de défense .

La CPI est naturellement très gênée par le fait très dérangeant que, après plus d’une décennie d’existence, elle n’a mis en accusation que des Africains. Pour une question d’impératif institutionnel et pour la propre crédibilité de la cour, il y a une nécessité impérieuse de mettre en accusation des non-Africains dès que le champ de compétence de la cour, la gravité et l’exemplarité d’un crime le permettront.

Rien ne pourrait autant renforcer la crédibilité de la cour qu’un acte d’accusation contre un chef d’État ou de gouvernement de l’une des grandes puissances occidentales.

Dans le même temps , rien ne pourrait mieux contribuer à renforcer le concept et la stature du droit international, la conviction que le droit international n’est pas simplement (comme il a tendance à l’être) un bâton avec lequel les riches et les puissants frappent les pauvres et les faibles, mais que même les riches et les puissants ne jouissent pas de l’immunité et de l’impunité devant les règles du droit international.

En effet, rien ne pourrait améliorer de façon plus efficace les chances de voir un jour un monde plus pacifique.

Pour toutes sortes de bonnes raisons, il est à espérer que, en fin de compte, François Hollande ne fasse pas le choix de participer à la « planification , la préparation , le déclenchement ou l’exécution » du crime d’agression contre la Syrie. Mais si jamais il passait outre, alors son transfert devant le tribunal de La Haye pourrait être le seul résultat positif d’une telle folie.

John V. Whitbeck

Article original : http://www.palestinechronicle.com/f…
Traduction : Info-Palestine.eu – al-Mukhtar

John V. Whitbeck est un avocat international qui a conseillé l’équipe de négociation palestinienne dans les négociations avec Israël.

http://avicennesy.wordpress.com/2013/09/08/francois-hollande-devant-la-cour-penale-internationale/

Égypte : leur dieu est le dieu du carnage

18 Août

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Ce qui se passe en Égypte est épouvantable. L’armée qui tire dans le tas, à balles réelles, et les victimes qui tombent par centaines. Une répression féroce. Un massacre, dont les auteurs, parfaitement conscients de ce qu’ils font, cherchent d’abord, sans avoir encore pleinement réussi, à épouvanter.

Dans ces conditions, rien d’étonnant, n’est-ce pas, si l’Union européenne et les États-Unis condamnent fermement et vertueusement la violence déchaînée par des autorités de transition qui apparaissent comme de pures et simples marionnettes dont un général, le nouvel homme fort du pays, tire les ficelles. Rien d’étonnant si le Conseil de sécurité appelle le pouvoir à la retenue et recommande à tout hasard la reprise de négociations qui, à vrai dire, n’avaient jamais commencé. Mais ces conseilleurs, qui menacent de ne plus être les payeurs, savent-ils vraiment, ou feignent-ils de ne pas savoir de quoi ils parlent ? Et ces grandes démocraties, en particulier, dont l’équilibre, la stabilité et l’existence même ne sont pas à l’heure présente menacées par la subversion, comment leurs gouvernements réagiraient-ils s’ils étaient confrontés à un péril semblable à celui auquel l’Égypte vient peut-être, de justesse, d’échapper ? On voudrait les y voir. Il est dommage qu’ici et là la connaissance de l’Histoire, avec ce qu’elle signifie en termes de mémoire et ce qu’elle peut apporter en matière de sagesse, soit la chose la moins partagée du monde. Car les États-Unis pourraient trouver un sujet de réflexion dans la façon dont le Nord, jadis, refusa la sécession du Sud, et la France pourrait se demander pourquoi et comment la grande majorité de sa population souhaita et approuva le sanglant anéantissement de la Commune de Paris par l’armée « versaillaise ».

Quel État tolérerait, sans en mourir, l’émergence en son sein et à ses dépens d’un État dans l’État qui le viderait progressivement de sa substance et surgirait vainqueur sur ses débris comme ces guêpes qui naissent et grandissent à l’intérieur de l’insecte qu’elles ont parasité, paralysé et progressivement dévoré ? Sous l’égide d’un président de rencontre, élu par défaut, une organisation rodée à la clandestinité, structurée, ramifiée dans tout le pays, travaillait à étouffer la révolution qui l’avait installée aux commandes, à doter l’Égypte d’une Constitution religieuse et à en faire une République islamique, une théocratie.

Ces malheureux fanatiques qui bravent les tirs de la police et de l’armée ne sont pas des agneaux innocents qui tendent le cou au sacrificateur. Les Frères musulmans, s’il faut les appeler par leur nom, fomentèrent il y a trente ans l’assassinat d’Anouar el-Sadate, le héros oublié qui avait osé faire la paix avec Israël. N’étant pas de force face à l’armée, ils se vengent dès à présent sur plus faibles qu’eux et les dizaines d’églises incendiées par leurs mains, les chrétiens coptes dont l’histoire se confond avec celle de l’Égypte, attaqués, lynchés, abattus, publiquement menacés d’éradication, témoignent de la conception que la confrérie se fait de la société et de son attachement à l’idéal du mourir ensemble. Son dieu est le dieu du carnage.

L’Égypte n’est pas, pour reprendre l’ânerie qu’ânonnent pieusement les commentateurs, « au bord de la guerre civile », elle a plongé dans la guerre civile, comme l’Algérie en 1991. Une différence de taille est que l’armée, contre laquelle s’était faite la révolution il y a deux ans, bénéficie aujourd’hui du soutien et même du concours actif de la masse des Égyptiens.

On comprend que Téhéran s’en afflige et ne ménage pas ses encouragements à la contre-révolution obscurantiste qui croyait bien avoir partie gagnée. La charia pour loi, un Guide suprême pour président, l’armée mise au pas, des milices pour quadriller la population, des tribunaux coraniques, des passages à tabac, des fers, des bourreaux, des supplices pour les femmes sans voile et pour les hommes sans peur, la voie semblait toute tracée et les sources d’imitation se tenaient à la disposition des Frères pour leur donner le mode d’emploi qui a si bien réussi à l’Iran depuis 1979. Le coup d’État de l’armée est d’abord un coup d’arrêt sur un chemin sans retour.

Dominique Jamet

http://www.bvoltaire.fr/dominiquejamet/egypte-leur-dieu-est-le-dieu-du-carnage,33574?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=cb485bc540-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-cb485bc540-30399893

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (30 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

30 Avr

*  Un sixième soldat français est mort au Mali :

Le caporal-chef Stéphane Duval, du premier régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Bayonne, est mort hier en service commandé, dans l’extrême nord-est du Mali.

C’est le sixième soldat français tué dans le cadre de l’opération « Serval » lancée le 11 janvier au Mali. Le président de la République a salué  « avec émotion la détermination et le courage des forces françaises engagées au Mali aux côtés des forces maliennes et africaines. » 

Selon le ministère de la Défense, l’incident est intervenu « lors d’une opération de reconnaissance et de fouille conduite (…) entre Tin Zaouaten et Boughessa ». « Un véhicule léger de type VPS a sauté sur un engin explosif, provoquant la mort d’un soldat français et blessant deux autres soldats sérieusement », dont le pronostic vital n’est toutefois pas engagé.

"Un véhicule léger de type VPS a sauté sur un engin explosif, provoquant la mort d'un soldat français et blessant deux autres soldats sérieusement", indique le ministère de la défense.

D’autre part, les forces de sécurité maliennes ont arrêté une dizaine de personnes soupçonnées de préparer un attentat dans la capitale, Bamako, pour le compte du Mouvement de l’unicité et de djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Ce coup de filet est le premier signe que les islamistes, repoussés en début d’année par les forces françaises et africaines, ont activé des cellules dans Bamako, indiquent des responsables maliens.

Agé de 32 ans, le caporal-chef Stéphane Duval était marié et père de deux enfants (Photo: Facebook)

Le caporal-chef Stéphane Duval a donné sa vie pour la France et l’Afrique. Il est élevé, à titre militaire, à la dignité de Compagnon de l’ ordre et ardente compagnie royale du Mérite, sous le vocable de Sainte-Jeanne d’Arc.

La France, fière de ses soldats, est en deuil.

Dans l’Honneur et l’Espérance

Le Conseil dans l’Espérance du Roi adresse à son épouse et à ses deux enfants ainsi qu’à son chef de corps et à ses camarades de combat ses plus vives condoléances.

*  Et le livre blanc de la Défense…

propose de réduire les effectifs de nos armées de 24 000 postes entre 2016 et 2019, soit davantage encore que ce qui était attendu ! 

 Le budget 2014, en revanche, reste stable, à 1,5% du PIB. François Hollande a cependant promis pour les armées les meilleurs entraînement, équipements et renseignement…On peut le croire !

Les observateurs attendaient environ 20 000 suppressions de postes à venir entre 2016 et 2019 dans l’armée française. Ce sont finalement quelque 24.000 postes qui seront supprimés en plus dans l’armée sur cette période, selon les prévisions du livre blanc de la Défense, remis hier lundi à François Hollande.

D’ici 2015, le livre blanc préconise en revanche de maintenir l’objectif fixé par Nicolas Sarkozy pour la période 2008-2015, qui prévoyait la suppression de 55.000 postes. En 2014 et 2015, quelque 10.000 hommes et femmes devraient donc quitter l’armée. Le nombre de militaires pouvant être mobilisés sur les opérations à l’extérieur devrait par ailleurs être réduit de 30.000 hommes et femmes à 15.000 ou 20.000. Les armées devront toutefois être capables d’intervenir simultanément sur deux ou trois théâtres distincts. Intervention et dissuasion, notamment nucléaire, restent donc les objectifs majeurs.

En revanche, l’une des principales inquiétudes des parlementaires est apaisée : le budget de la Défense ne sera pas réduit, il reste stable en 2014, à 31,4 milliards d’euros, ce qui correspond à 1,5% du PIB français. Au total, 179,2 milliards d’euros seront réservés à la défense entre 2014 et 2019, et 364 milliards d’ici à 2025.

« Ce n’est pas le scénario noir, mais il marque une réduction notoire des moyens » a analysé Michel Polacco spécialiste des questions de défense à Radio France.

. © IDÉ

La première réaction a été celle de Marine Le Pen : la présidente du Front national a proposé de sanctuariser le budget de la Défense, en interdisant que celui-ci soit inférieur à 2% du PIB. Selon elle, ce seuil « est le niveau tout juste suffisant pour assurer un outil militaire digne de ce nom« .

Invité ce lundi de France Info, le général Vincent Desportes, professeur associé à Sciences Po, a déclaré ne pas être trop déçus « parce que nous nous attendions à une déception« , mais constater un « décrochage stratégique inquiétant« . « Notre position forte au Conseil de sécurité des Nations unies, on la doit surtout à  cette capacité d’intervention dans les crises. Et c’est cette capacité qui est réduite« , ajoute-t-il.

*  Vive le roi !

Pays-Bas : la reine Beatrix abdique

Le règne de Willem-Alexander des Pays-Bas (futur roi Guillaume IV) commence aujourd’hui.

Né le 27 avril 1967 à Utrecht, il aura eu une jeunesse très protégée même si elle fut parfois un peu dissolue, comme beaucoup de jeunes gens favorisés.

Et puis vint la révélation, un jour d’hiver 1986. Cet hiver-là, sibérien, a gelé les canaux du royaume des Pays-Bas. Et quand le froid s’en mêle, le pays regarde rituellement et presque religieusement passer l’Elsfstedentocht, « la course des onze villes » qui draine des milliers de patineurs sur le miroir pétrifié des chemins d’eau. Souvenez-vous  des nombreux tableaux des peintres flamants sur le sujet !

Ce jour-là, personne n’a remarqué la performance d’un certain Alex Van Buren. Personne, sauf la reine Beatrix et le prince Claus qui reconnaissent leur fils de 19 ans, épuisé et transformé, franchir la ligne d’arrivée au bout de 200 kilomètres d’efforts. Ils applaudissent à tout rompre le bonhomme qui s’est enfin surpassé. Un membre de la famille lâche : « Finalement, on en fera quelque chose. » Une promesse de roi est née sur la glace d’un froid de gueux.

Et le bon vivant devient Roi.

Willem-Alexander ne va pas s’en tenir là. Quelques années plus tard, il fait la connaissance, à Séville, d’une jeune femme délicieuse. Elle est Argentine, belle comme un coeur, aussi déterminée qu’il est flottant. Elle s’appelle Maxima et lui plaît terriblement. La première fois, il ne lui dit pas qui il est. Il fait le mystérieux. Il le fera un peu plus tard, à New York où il retrouve cette cadre bancaire qui a du mal à le croire quand il lui confie enfin : « Je suis l’héritier du trône des Pays-Bas ». Un frimeur ? Un baratineur ? Même pas.

Les deux amoureux se retrouvent aux Pays-Bas. Il gèle à coeur fendre. Le temps est idéal pour un exploit de plus. Willem-Alexander va refaire le coup du patineur de charme. Il arabesque, entre-chatte, double-saltote, triple-axellise. Maxima est sous le charme mais a très froid : « Je rêvais d’un thé brûlant et il m’a soudain demandé en mariage », s’est-elle confiée plus tard.

Sur la berge surgelée, le prince charmeur et charmant se révèle génie de l’accessoire, chevalier des bonnes manières, princier en somme et déjà royal, disons-le tout net. Willem-Alexander se saisit d’un bouquet de roses qu’il y a dissimulé. Et l’offre à sa fiancée avec une flûte de champagne. Il est fort. Il est très fort.

Le reste est conte de fées. Ils se marient, ont trois enfants dont l’aînée Amalia, aujourd’hui âgée de 10 ans, sera reine un jour. Plus tard, quand le roi, son père, aura abdiqué.

Car on abdique chez les souverains bataves. On sait le temps compté. Beatrix, qui s’en va ce matin, est devenue reine en 1980, dans une atmosphère lourde et pesante, sur fond de manifestations radicales, de foules hurlant : « Pas de logements ! Pas de couronnement ! ».

Rien que pour se marier en 1966, avec Claus, diplomate allemand roturier, elle avait dû batailler ferme, s’arracher le droit au bonheur. Beatrix avait même fait une grève de la faim pour parvenir à ses fins. Son Willem-Alexander aura eu la tâche plus facile. Les rois, généralement, montent sur le trône. Lui, y aura glissé du bout des lames, dans l’hiver froid, avec une élégance de cygne…

File:Grandes armes Pays-Bas.svg

Avouons que nous aimerions parfois être bataves…

VIVE LE ROI !

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Nous voudrions rappeler à tous ceux qui souhaiteraient y participer, les prochaines Journées du Centre d’Etudes historiques du Mans dont le programme s’avère particulièrement intéressant:

Le Centre d’Etudes Historiques

Siège Social : 22, rue Victor Hugo 54230 – Neuves-Maisons

Tél.  03.83.47.10.42/06.81.60.04.02

Président fondateur : Dr Thierry JORDAN

Président : M. Jean-Christian  PINOT

Secrétaire Général : Mlle Monique MOMPAS

organise sa 

XXème Université d’Eté du MANS

placée sous le haut patronage de Monseigneur le prince Louis, duc d’Anjou

du jeudi 11 juillet à 14 h 00 au dimanche 14 juillet 2013 à 16 h 00

« LES BOURBONS et le XXe siècle »

Pr Yves-Marie Bercé : Naples et Rome : les Bourbons et les résistances à l’unité italienne

Jordi Canal : Les Bourbons, d’Alphonse XIII à Juan Carlos 1er

Mr l’abbé Ch.-Philippe Chanut: Le Prince Alphonse, duc d’Anjou, et la crise de l’Eglise

Laurent Cheron : De l’abolition de la loi d’exil à travers les débats parlementaires en 1950

Paul-Marie Couteaux :  Le Général de Gaulle, les Bourbons et les Orléans

Mr l’abbé Cyrille Debris :  Une étoile qui a traversé le siècle : Zita Impératrice d’Autriche et Reine apostolique de Hongrie

Jacques Charles-Gaffiot : Deux décennies de commémorations capétiennes : 1987, 1989, 1993, 2004

Pr Tamara Griesser-Pecar : La « mission Sixte ». Les tentatives de paix séparée de l’Autriche durant la 1ère guerre mondiale  

Pr Philippe Lauvaux : Les stratégies matrimoniales

Daniel de Montplaisir : – Bourbons oubliés, Bourbons retrouvés : de Châteaubriand à Cattaui

Frère Augustin Pic : Les Bourbons dans les carnets du Cardinal Baudrillart

Philippe Pichot-Bravard : Un Roi pour le XXIe siècle ?

Christian Pinot : La thèse de droit de 1914 du Prince Sixte de Bourbon Parme sur les renonciations et la légitimité dans la Maison de Bourbon

Baron Pinoteau : L’entrevue de Fontainebleau en 1931 : entre légitimité de droit, légitimité d’exercice et légitimité tout court

Pr Jean-Yves Pons : – Le carlisme espagnol au XXe siècle fin et suite

                                – Une figure : le Prince Xavier de Bourbon Parme, du premier conflit mondial à Dachau, de la France à l’Espagne

Vivien Richard : Les Bourbons à Versailles au XXe siècle, leurs visites, réactions, aides et interventions

Axel Tisserand : Maurras, l’Action Française et les Princes

Guillaume de Thieulloy : Les relations concordataires entre l’Espagne et le Saint-Siège au XXe siècle

Jean Sévillia : (sous réserve)

http://www.centredetudeshistoriques.fr/ 

Comme les 19 années précédentes, la session 2013 se déroulera au Centre de l’Etoile, Le Mans(à 50 minutes de Paris par TGV) avec son cloître, sa chapelle, son parc ombragé, son restaurant et ses chambres qui seront attribuées dans l’ordre d’arrivée des chèques de règlement à l’ordre du CEH (voir les tarifs ci-dessous).

Chaque été depuis août 1994, le même Centre de l’Etoile a accueilli nos Universités d’Eté qui rassemblent différents courants de la Légitimité. Participent également à ces Colloques, soit comme conférenciers, soit comme auditeurs, des personnes qui ne sont pas royalistes mais qui aiment l’Histoire et qui ont un peu de curiosité d’esprit.


TARIFS :             355 € par personne   –  515 € par couple   –  100 € par étudiant 

Ce forfait comprend tout : hébergement, repas, conférences.

Les personnes qui préfèrent se loger en ville ou qui envoient leurs inscriptions quand toutes les chambres sur place sont déjà attribuées choisiront elles-mêmes leurs hôtels et réserveront elles-mêmes leurs chambres.

Dans ce cas, l’inscription aux conférences et aux repas se limite à :

200 € par personne  –  380 € par couple  –  100 € par étudiant


COUPON D’INSCRIPTION 

M. Mme, Mlle……………………………………………………………………………………………………………………..

Adresse……………………………………………………………………………………………………………………………….

Courriel………………………………………………………………………………………………………………………………..

O Je m’inscris aux journées CEH 2013 et je verse la somme de :

O  Adulte seul            O Ménage          O  Etudiant (e)

O Je ne peux m’inscrire mais, pour contribuer à la réussite, verse un don de :

O J’adhère à l’association (loi 1901) :

O  25 €  Adulte seul    O  38 €  Ménage       O  5 €  Etudiant (e)

Le 30 avril 2013.

Jean-Yves Pons.

 

 

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (15 janvier 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

15 Jan

*  Le Mali au programme :

La France est en guerre depuis quatre jours au Mali, venue porter secours à un « pays ami » agressé par des forces islamiste. Mais la France se sent encore bien seule pour lutter contre les missionnaires du Jihad bien qu’elle ait reçu de nombreux soutiens…diplomatiques, à défaut d’être militaires.

La France a mobilisé ses forces spéciales basées au Burkina Faso ainsi que six Mirage, rejoints dimanche par quatre Rafale. Environ 500 militaires français ont été déployés à Bamako. Des hélicoptères de combat, notamment des Gazelle équipés de missiles Hot et de canon de 20 mm, ont également été engagés dans la région de Konna.

Les Britanniques ont mis à disposition deux avions de transport, mais n’envisagent pas de forces au sol. Pas plus que l’Allemagne, qui étudie une aide «logistique, médicale». Les Etats-Unis apportent un appui en termes de renseignement.

Les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) doivent aussi entrer en action. Le Nigeria, le Niger, le Burkina Faso, le Togo et le Sénégal ont annoncé l’envoi chacun d’un bataillon (environ 500 hommes). Le Bénin va envoyer 300 soldats. Ces forces doivent être placées sous la direction d’un général nigérian, Shehu Abdulkadir.

On en jugera sur cette carte issue de la toujours excellente infographie d’idé  http://www.ide.fr/ :

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni lundi après-midi, à l’initiative de la France, pour être informé sur les conditions de cette intervention. Notre ambassadeur auprès des Nations-Unies y a déclaré: « Nous avons été contraints d’agir à la demande des autorités maliennes parce que des groupes armés menaient une offensive en direction du sud (du Mali) mais notre but est de revenir à l’application le plus vite possible de la résolution 2085, de façon à ce que les forces africaines, les forces maliennes règlent ce problème et qu’il y ait un accord politique« .

Le 20 décembre 2012, le Conseil avait approuvé la résolution 2085, qui autorise notamment le déploiement de la Force internationale de soutien au Mali (Misma). La France a pris les devants vendredi en lançant l’opération «Serval», à la demande du Mali, et dans le cadre, souligne le gouvernement, de l’article 51 de la charte de l’ONU qui mentionne «le droit de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un membre des Nations unies est l’objet d’une agression armée». Le même jour, vendredi, la France a demandé dans une lettre au Conseil de sécurité de l’ONU qu’on «accélère la mise en œuvre de la résolution 2085», étant donné l’urgence de la situation.

La communauté internationale a d’une manière générale salué l’initiative de la France. En France, quelques voix s’élèvent pourtant pour contester la décision de François Hollande. Jean-Luc Mélenchon bien sûr, coprésident du Parti de gauche, reproche ouvertement à l’exécutif l’intervention militaire au Mali. Pour lui, la France agit sans mandat de l’ONU: «Le mandat de l’ONU, c’était qu’une force africaine intervienne. C’est le rôle des Africains; les Africains sont des adultes, ce ne sont pas des pays folkloriques, ce sont de vraies nations ! Et je trouve que nous sommes en train de reprendre l’habitude d’intervenir par-ci, par-là.» Laurent Wauquiez, l’un des deux vice-présidents de l’UMP, a pour sa part jugé nécessaire dimanche une «union sacrée» de la classe politique autour de l’intervention français, tout en soulevant des«interrogations, dont on va devoir discuter à l’Assemblée nationale»,sur le soutien d’autres pays et sur la durée des opérations.

Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian, seront par ailleurs auditionnés mercredi par les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l’Assemblée nationale. Une rencontre s’est tenue ce lundi soir entre le Premier ministre et les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que les présidents de groupes politiques et ceux des commissions des Affaires étrangères et de la Défense des deux assemblées.

Mais Les jihadistes menacent la France de représailles: «La France a attaqué l’islam. Nous allons frapper le cœur de la France. Au nom d’Allah, nous allons frapper le cœur de la France. Partout. A Bamako, en Afrique et en Europe », a déclaré à l’AFP Abou Dardar, l’un des responsables du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), avant de « filer dare-dare »  vers un campement plus hospitalier ! Et en attendant, Montreuil (103 000 habitants), cette charmante petite cité du département de Seine-Saint-Denis qui compte plus de 10 000 sujets d’origine malienne, au point d’être surnommée « la deuxième ville du Mali » ou même « Bamako-sur-Seine » balance entre la joie et l’inquiétude ! Les Maliens de Montreuil affichent d’une manière générale leur sympathie envers l’intervention militaire de la France dans leur pays mais certains ne manquent pas de rappeler que si nous en sommes là c’est un peu à cause de…Bernard-Henri Lévy et de Nicolas Sarkozy ! Rappelez-vous en effet l’hystérie qui entoura l’intervention militaire en Lybie et ses conséquences en terme d’armement des milices islamistes de Cyrénaïque. Les maliens, eux, s’en souviennent: «  Les armes fournies par la France aux rebelles libyens sont tombées dans les mains d’Al-Qaida« . Et d’ajouter: « Lors de la prise de Kidal par les Touaregs, vendredi 30 mars 2012, Alain Juppé était en Algérie; il n’a pas bougé le petit doigt… » 

Qu’il est bon d’avoir de la mémoire et de revoir à la cinémathèque « L’Arroseur arrosé » !

*  Qu’en pense le juge Marc Trévidic ?

Spécialisé dans la lutte contre le terrorisme islamiste, le juge Marc Trévidic vient d’évoquer les risques d’attentats et les spécificités du jihadisme malien.

Pour lui, le conflit au Mali risque de générer de nouvelles vocations terroristes ou, en tout cas, d’encourager les candidats au jihad à se rendre, en priorité, dans ce pays. L’annonce d’une possible intervention militaire dans cette zone ayant été faite

très tôt, les rangs des islamistes se sont considérablement étoffés pendant plusieurs mois. D’ailleurs  plusieurs « Français » font partie de ces nouvelles recrues et il y a quelques semaines, deux Français ont lancé, depuis Tombouctou, un appel aux « frères ». Quoi qu’il en soit, il est impossible de dire combien de Français sont partis.

Cela fait des années que nos services de renseignement sont attentifs à cette zone. D’une part en raison de la présence d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). D’autre part parce que c’est là que se trouvent nos otages. La force de ces jihadistes-là, c’est qu’ils disposent de beaucoup d’argent, d’armes et de véhicules dans une région qui est particulièrement pauvre. Le tout provenant de le guerre de Libye.  A la question de savoir s’il est difficile pour un candidat français au jihad de partir combattre au Mali, le juge Trévidic affirme que les moyens en sont aisés: « Il n’est pas difficile pour un Malien ou un Français d’origine malienne de se rendre au Mali, notamment pour un motif familial. En revanche, depuis que le conflit a démarré, il est devenu compliqué pour un jihadiste d’être pris en charge, sur place, par ses frères de combat… »

Quant au risque de représailles visant la France: « Même si l’on n’est jamais à l’abri d’un acte isolé commis par un illuminé, je ne suis pas très inquiet à court terme. Les islamistes maliens ont, actuellement, d’autres priorités que celle de monter une opération terroriste visant la France. Mais, à moyen terme, c’est différent. S’ils parviennent à rejoindre des grosses villes, comme Bamako, les islamistes pourront s’y fondre. Ils y commettront probablement leurs premiers attentats. Ensuite, selon les contacts qu’ils pourront renouer avec des « frères » français passés par leurs rangs, ils tenteront d’agir sur l’Hexagone. Nous sommes, dans cette intervention militaire, en toute première ligne. Du coup, la France est une cible prioritaire. »

*  Et les moines de Tibhirine ?

Dans notre Bulletin climatique du 14 décembre 2012, à la veille du voyage de François Hollande en Algérie, nous nous interrogions sur le devenir de l’enquête menée par le juge Trévidic à propos de l’assassinat des moines de Tibhirine:

 » Qui s’en soucie ? C’est pourquoi l’avocat des familles et autres parties civiles vient d’interpeler le président de la République, à la veille de sa visite d’Etat en Algérie.

L’enlèvement et l’assassinat des sept moines de Tibhirine en 1996 restent toujours entourés de mystère. Dans une lettre ouverte publiée dans le journal La Croix, Me Patrick Baudouin, interpelle le chef de l’État pour faire progresser la « recherche de la vérité« . « Il faut aussi que du côté algérien, dit-il, on fasse preuve de la même volonté d’apaisement des rapports.« 

L’avocat souhaite que le chef de l’État profite de sa visite en Algérie pour débloquer l’instruction du dossier. Il souligne que l’instruction menée par le juge parisien Marc Trévidic reste aujourd’hui suspendue à la coopération des autorités algériennes : le magistrat a délivré une commission rogatoire à destination de l’Algérie, le 16 décembre 2011, mais « n’a pu obtenir, pour l’accomplissement de celle-ci, la réponse positive lui permettant de se rendre sur place« , explique Me Baudouin. Or, se rendre sur place est devenu primordial.

En effet, une fois lancée, l’enquête a végété pendant plusieurs années : aucune audition cruciale n’a été ordonnée, aucune autopsie des dépouilles n’a été versée au dossier.

Le juge antiterroriste a deux priorités : se rendre en Algérie pour auditionner une vingtaine de témoins et exhumer les têtes des défunts. Pour remonter aux coupables, il est impératif de savoir si les têtes présentent ou non des impacts de balles et si les moines ont été décapités ante ou post mortem. Car les soupçons se portent davantage aujourd’hui sur une « bavure macabre » de l’armée algérienne que sur un acte criminel perpétré par un groupe islamiste.

La commission rogatoire adressée par Marc Trévidic à Alger il y a tout juste un an n’a fait l’objet d’aucun commentaire officiel. Difficile de connaître l’état d’esprit des autorités algériennes. D’où l’importance cruciale du déplacement de François Hollande dans le pays. Il est impératif qu’il en revienne avec des informations significatives.

Nous y veillerons. »

Dans notre Bulletin climatique du 9 janvier 2013 nous ajoutions:

Et bien nous y veillons. Nous mettons aujourd’hui en demeure le Président de la République de communiquer au juge Marc Trévidic les informations que l’honneur et la dignité de la France exigeaient qu’il obtint de ses interlocuteurs algériens. S’il n’a rien obtenu, il doit le dire. S’il n’a rien demandé, il doit partir.

Et  à ce jour, nous pouvons dire:

1/ que le juge antiterroriste Marc Trévidic a obtenu le feu vert d’Alger pour se rendre en Algérie au mois de mars 2013, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat des sept moines à Tibhirine, en 1996.

2/ Cependant, les autorités algériennes n’ont fourni aucune garantie quant à deux des conditions exprimées par le juge qui demande, d’une part, à interroger lui-même une vingtaine de personnes, considérées comme des témoins clés. D’autre part, d’effectuer, avec l’aide d’experts français, des prélèvements ADN sur les têtes des défunts, qui doivent être exhumées. Pour remonter aux auteurs de la tuerie, il est en effet impératif, selon lui, de savoir si les têtes présentent ou non des impacts de balles et si les moines ont été décapités ante ou post mortem.

3/  Jusqu’à preuve du contraire, François Hollande n’a transmis aucune information au juge Trévidic car…il n’en a probablement pas demandée. Que n’a-t-il retenu les paroles de Néarque face à Polyeucte ?

Cette indigne mollesse et ces lâches défenses

Sont des punitions qu’attirent mes offenses.

Espérons que nous en saurons davantage en Mars.

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

 

C’est pourquoi nous présentons ici une photographie assez exceptionnelle puisqu’elle nous montre plusieurs des membres de la branche aînée de la famille d’Orléans, elle-même cadette de l’illustre Maison de Bourbon, et  qu’il est rare de voir ainsi réunis. C’était à Dreux, lors des fêtes de fin d’année. Ce document a été publié sur le site bien connu de nos amis de Noblesse et Royautés (www.noblesseetroyautes.com.).  De gauche à droite : le prince Gaston, le prince Jean d’Orléans titré duc de Vendôme, le prince François d’Orléans titré comte de Clermont et fils aîné du comte de Paris, la duchesse de Vendôme avec la princesse Antoinette, la duchesse de Montpensier (née duchesse de Wurtemberg et première épouse du comte de Paris), la princesse Blanche, la duchesse d’Angoulême, la princesse Thérèse, le prince Eudes d’Orléans titré duc d’Angoulême et le prince Pierre. (merci à Michael – Copyright photo : site Gens de France)

Le 15 janvier 2013.

Jean-Yves Pons.