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Vous n’êtes pas forcément d’accord mais « Boulevard voltaire » écrit que « Ces rois et reines républicains sont devenus les meilleurs alliés du mondialisme »

4 Oct

Ce mercredi 1er octobre, la princesse Mary de Danemark commémorait les vingt-cinq ans de la loi du 7 juin 1989 (entrée en vigueur le 1er octobre de la même année) sur le « partenariat enregistré » (« registreret partnerskab »), autorisant les unions civiles entre homosexuels. La presse mainstream, à commencer par Paris Match qui rapporte cette « information », de s’esbaudir devant un tel « progrès » de civilisation. « Le Danemark a été le premier pays au monde à autoriser les unions civiles entre personnes du même sexe », se pâme ainsi le tabloïd hexagonal.

L’épouse du prince héritier Frederik de Danemark, née Mary Elizabeth Donaldson le 5 février 1972 en Tasmanie, est une fille de son temps. De formation commerciale, d’obédience presbytérienne convertie, par son mariage princier, au luthérianisme, on la retrouve dans une multitude d’organisations liées à la recherche scientifique, l’aide humanitaire, la culture, la mode ou le sport.

Dans L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme, Max Weber montra comment une certaine mentalité tournée exclusivement vers une « éthique de la besogne », sous l’influence de courants religieux issus de la Réforme, contribuait à expliquer le capitalisme moderne. Mû par une logique individualiste, cet « esprit », intrinsèque à la pensée protestante, ne peut échapper, quoi qu’en ait dit Weber, « à l’universalité faustienne de l’homme ». « L’ascétisme chrétien » de la quête illimitée du profit débouche, inévitablement, sur un arraisonnement du monde et de l’homme sur lui-même, libéré de toute ascèse comme de toute transcendance réelle. C’est le post-christianisme triomphant que Chesterton définissait comme l’avènement d’« idées chrétiennes devenues folles ».

Que le Danemark ait été le premier pays à légaliser une aberrante union montre combien les digues du puritanisme luthérien n’ont pas su résister aux dévoiements libertaires d’un capitalisme d’essence calviniste, méthodiste ou baptiste. Soit, à peu de chose près, le même que l’on retrouve aux États-Unis. D’autre part, il est piquant de constater que ce sont souvent les monarchies qui apparaissent comme les plus « avant-gardistes » dans le domaine des mœurs.

Preuve en est de l’érosion de l’institution royale, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, où les gouvernements monarchiques ont fondu comme neige au soleil pour ne laisser subsister que des États fossiles qui, tels des étoiles mortes, brillent encore artificiellement du vieil éclat des royautés d’antan. C’est en ce sens qu’on peut dire, aujourd’hui, selon la formule usuelle, que les monarques britannique, suédois, hollandais, norvégien, danois, luxembourgeois, belge et espagnol règnent mais ne gouvernement pas. Ces rois et reines républicains sont devenus les meilleurs alliés du mondialisme, au nom d’un démocratisme des bons sentiments et de la morale œcuménique des droits de l’homme

http://www.bvoltaire.fr/aristideleucate/les-rois-reines-deurope-idiots-utiles-du-mondialisme,117022?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=7ec4d42d2d-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-7ec4d42d2d-30399893&mc_cid=7ec4d42d2d&mc_eid=81b4bf3cde

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La forme monarchique du Gouvernement n’est pas exceptionnelle en Europe. Diffusez cette carte autour de vous.

1 Juil

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Depuis que les Femen figurent sur les timbres, gageons que même les BUSTES en PLATRE de MARIANNE finiront par s’écailler

5 Août

Dieu que Marianne  était jolie… 

Une Marianne qui mêlait les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité qui rassemblent les Français au-delà de leurs convictions politiques avec cette féminité qui nous rappelle que l’esprit français repose sur un commerce apaisé entre les sexes, héritage de l’amour courtois et  de la galanterie, qui fait que les femmes ont toujours eu en France une place que les pays latins d’un côté, les pays anglo-saxons de l’autre, leur déniaient.

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Marianne, aujourd’hui, a un nouveau visage qui apparaît sur les timbres que nous sommes tous amenés à utiliser. Il est d’ailleurs affiché depuis quelques jours dans tous les bureaux de poste. C’est le visage d’une jeune femme blonde avec des fleurs dans les cheveux. Passons sur le kitch du dessin, qui relève d’un mauvais goût assez pompier. Le problème vient du discours qui entoure ce dessin, et notamment de la part des artistes, David Kawena et Olivier Ciappa, qui en sont les auteurs. Car, d’après ceux-ci, il s’agit d’un portrait d’Inna Shevchenko, la jeune Ukrainienne chef de file des Femen. Bon, la ressemblance n’est pas frappante, tous les artistes ont voulu imprimer un peu de douceur sur le visage de leur personnage. Mais l’intention est là, et elle en agace plus d’un.

Pour comprendre cette nouvelle guerre que certains qualifieront un peu vite de picrocholine, il faut d’abord rappeler le processus qui a abouti à ce choix. Car il nous raconte les merveilles de la démagogie ordinaire. En effet, parmi les diffférents dessins proposés par les artistes sollicités, le président de la République a voulu que ce soient des lycéens qui décident lequel deviendrait l’image de Marianne sur ce petit bout de papier crénelé qui incarne le service public à la française. Hommage à la jeunesse, l’avenir de la France, les futurs citoyens… c’est beau comme un discours électoral.

Moralité, les jeunes gens ont été conformes à ce qu’on attendait d’eux, ils ont choisi un dessin du plus parfait mauvais goût, mais qui, surtout, était agrémenté du discours le plus politiquement correct qui soit. D’après Olivier Ciappa, voilà donc une Marianne « égalité des droits – mariage pour tous ». Parce que les Femen, hurlant « Pope no more », seins nus, avec des cornettes de bonnes sœurs, Inna Shevchenko expliquant avec arrogance que le féminisme, avant les Femen, c’était « des vieilles femmes malades qui lisent des livres », c’est « l’égalité des droits ». Dans un sens, ce n’est pas faux. Droit à l’hystérie, à la caricature, à l’intolérance… Les Femen nous prouvent que nous sommes dans une société libre, où elles peuvent exprimer toutes les idées qui leur seraient interdites ailleurs, et c’est toute la grandeur de la France. Encore faut-il qu’il ne soit pas interdit de proclamer publiquement sa consternation devant l’inanité de leur action.

Mais le fait de choisir une Femen comme visage pour Marianne, qui est censée symboliser la République, la capacité de la communauté nationale à décider de son destin, prouve que personne, chef de l’Etat en tête, n’a plus en considération le caractère essentiel de l’unité nationale. Mettre en avant un personnage qui clive à ce point le pays, notamment en insultant une part de ses habitants, c’est ne pas voir que la France souffre déjà gravement de ses diverses fractures idéologiques qui se creusent et qui font s’affronter des pans entiers de la société.

Moi président, nous avait promis François Hollande, on ne dresserait plus les Français les uns contre les autres. La Marianne qu’il a contribué à afficher dans tous les bureaux de poste de France a eu cette déclaration sur Twitter, qui résume assez bien la haine et le mépris de certains pour ceux qui ne pensent pas comme eux, et qui ont le mauvais goût de ne pas être du côté de la modernité triomphante : « Désormais, tous les homophobes, extrémistes et fascistes devront lécher mon cul pour envoyer une lettre ! » Etant entendu que sont homophobes, extrémistes et fascistes les Français qui ont exprimé non seulement leur opposition, mais même leur simple réticence au mariage pour tous. Marianne n’est plus la France. Parce que la France n’est plus la France, mais un amas d’individus sans valeurs communes.

Natacha Polony
Le Figaro
3-4/08/2013

Correspondance Polémia – 4/08/2013

http://www.polemia.com/quand-marianne-nest-plus-la-france/?utm_source=La+Lettre+de+Polémia&utm_campaign=fae88ed4a3-lettre_de_polemia&utm_medium=email&utm_term=0_e536e3990e-fae88ed4a3-55407101

Le 9 février2014. MISE A JOUR. 

D’ailleurs, coup de théâtre récent dans le vaudeville qu’est devenue la vie politique française : les Femen ont elles-mêmes demandé le retrait du timbre, s’estimant « cocues » de la politique de François Hollande. Ça, pour le coup, elles ne sont pas les seules…

http://www.bvoltaire.fr/charlottedornellas/le-timbre-femen-ne-passe-plus,50123?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=04d02539b1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-04d02539b1-30399893

imagesCe Que le roi Fera Demain.  L’article ci-dessus saurait pu être écrit par une royaliste… ce qu’elle est peut-être au demeurant . La République ne peut en effet  fonctionner  que  sur  l’exclusion et la necessité de dresser  des  clans les uns  contre les autres . Et comme les Français se répartissent  quasi mathématiquement  sur les  questions structurantes  à peu prés à 50 / 50 ,  il faut aller  chercher dans les minorités minoritaires si j’ose ainsi m’exprimer pour arriver  à faire une majorité…. Difficile de  faire  plus  « con si ». Tant  que j’y suis rappelons  que la tradition dans les monarcies est de faire  figurer  rois et princes  sur les timbres  et  que  , ce  faisant , on n’alimmente pas la  division dont  la  splendide déclaration ci-dessus : « Désormais, tous les homophobes, extrémistes et fascistes devront lécher mon cul pour envoyer une lettre ! »  donne un exemple topique  mais on renforce au contraire l’unité nationale. Vivement  donc, le retour d’un roi qui règne et  qui gouverne et  dont le portrait  figurera alors nécessairement  sur les timbres qu’emettra le royaume de France.  Mais nous, royalistes,  contrairement  aux  républicains , du  passé nous n’entendons pas faire table rase . Ces  bustes de Femen qu’ils soient  sur les timbres ou sur les étagéres des bâtiments publics parce  que l’on va  y avoir droit,  ne les détruisons pas,  non portons les plutôt   chez Emmaus  pour  que  ceux  qui auront gardé cette nostalgie mamadive puissent au moins la nourrir en leur particuler.

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Pour  le Conseil  dans l’Espérance du Roi, Alain TEXIER, CJA, Garde des Sceaux,Conseiller à la  Justice, aux Libertés  publiques, aux devoirs et  aux droits des  Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelles.

Des chiffres ! DES REPUBLIQUES DISPENDIEUSES, DES MONARCHIES ECONOMES … Vous avez essayé le roi ? !

15 Juil

scalesL’un de nos amis, qui vit au Royaume de Belgique, nous a communiqué une étude qui date du mois d’avril 2012 et qui, à ma connaissance – et on se demande bien pourquoi (!!!) – , n’a pas fait l’objet de diffusion dans les grands media français : il s’agit du sixième rapport sur le coût des chefs d’Etats européens publié par Monsieur Herman Matthijs, professeur d’administration et de finances publiques à l’Université de Gand.
Le Professeur Matthijs est connu pour sa probité intellectuelle et sa rigueur, on ne peut lui reprocher de faire intervenir des idées partisanes ou des préjugés idéologiques dans son travail.
Le Professeur Matthijs publie des chiffres : ces chiffres parlent d’eux-mêmes sans avoir besoin d’être longuement interprétés…

Le rapport du Professeur Herman Matthijs révèle donc que le président de la république française est le chef d’État le plus coûteux d’Europe : en effet, le budget de la présidence de la république française s’élevait, à la parution du rapport, à 111,7 millions d’euros.
Le budget de la présidence de la république fédérale d’Allemagne, s’élevait, lui, à 30,7 millions d’euros.

Par ordre décroissant, voici ensuite le budget des différentes royautés européennes :
- pour la couronne néerlandaise : 39,4 millions d’euros ;– pour la couronne britannique : 38,2 millions d’euros ;– la couronne norvégienne : 25,2 millions d’euros ;– la couronne belge : 14,2 millions d’euros ;– la couronne suédoise : 13,9 millions d’euros ;– la couronne danoise : 13,2 millions d’euros ;– la couronne luxembourgeoise : 9,2 millions d’euros ;– la couronne espagnole : 8,2 millions d’euros.

Habituellement, dans ces royautés, les souverains ne partent pas à la retraite, tandis que la république française doit pourvoir à la retraite de trois anciens présidents qui ont coûté chacun 1,5 millions d’euros en 2012.

En outre, il faut ajouter que, dans les pays où il y a un roi ou une reine, la succession est réglée à l’avance, tandis qu’en France elle fait l’objet d’élections dont le coût s’avère absolument exorbitant : pour les élections présidentielles de 2012, il a atteint 228 millions d’euros.

Si les budgets annuels restent à peu près stables, et malgré le décret de la fin août 2012 qui a réduit de 30% la rémunération du président de la république, le coût du quinquennat de François Hollande s’élèvera à près de 809 millions d’euros, en tenant compte des élections présidentielles et des retraites.

Selon les mêmes conditions et pour la même période, la royauté néerlandaise devrait coûter 197 millions d’euros.La royauté britannique, 191 millions d’euros.La royauté norvégienne, 126 millions d’euros.La royauté belge, 71 millions d’euros.La royauté suédoise, 69,5 millions d’euros.La royauté danoise, 66 millions d’euros.La souveraineté luxembourgeoise, 46 millions d’euros.La royauté espagnole, 41 millions d’euros.

Ainsi donc, alors que la présidence de la république devrait coûter aux Français quelque 809 millions d’euros sous le quinquennat de François Hollande, dans le même temps les huit principaux souverains européens réunis ne devraient coûter que 807,5 millions d’euros à l’ensemble de leurs sujets, c’est-à-dire qu’à eux huit ils atteignent à peine le coût total de l’actuel président et des trois présidents retraités, en France !

Avec un budget annuel de 40 millions d’euros par an, un Roi de France reviendrait donc 75% moins cher que l’actuel président de la république.

Et après cela, malgré l’implacable objectivité des chiffres, en France, on persiste à faire croire aux gens que la royauté est un régime dispendieux et que ce sont les Rois qui dilapident les finances publiques…

                      Lully.

http://leblogdumesnil.unblog.fr/2013/07/12/2013-58-du-cout-des-royautes-contemporaines-en-europe-et-de-celui-de-la-presidence-de-la-republique-francaise/

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (18 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE.

18 Avr

*  L’espérance de vie en bonne santé stagne :

Les Européens vivent de plus en plus vieux, mais leur « espérance de vie en bonne santé » après 65 ans stagne depuis 2005, atteignant 8,8 ans pour les hommes et 8,6 ans pour les femmes, selon des chiffres rendus publics mercredi à Paris dans la revue Population et Sociétés (http://www.ined.fr/fr/publications/pop_soc/).

Alors que l’espérance de vie à 65 ans a augmenté de 1,3 an pour les hommes et de 1,2 an pour les femmes depuis 2005 dans les 27 pays de l’Union européenne, l’espérance de vie sans incapacité (EVSI), devenue un indicateur important des politiques européennes, n’a pratiquement pas bougé, augmentant de 0,2 an seulement pour les hommes et diminuant même de 0,2 an pour les femmes au cours de la même période.

« Cela signifie que les années de vie supplémentaires sont vécues avec des limitations d’activité« , explique Jean-Marie Robine, directeur de recherche à l’Inserm qui coordonne l’Action européenne conjointe sur les années de vie en bonne santé (EHLEIS).

La France reste la championne de « l’espérance de vie à 65 ans » (à savoir le nombre d’années à vivre pour une personne âgée de 65 ans), affichant 19,3 ans pour les hommes et 23,8 ans pour les femmes en 2011, contre 18 ans pour les hommes et 21,4 ans pour les femmes dans l’ensemble des pays de l’UE.

La France fait partie des pays où l’espérance de vie à 65 ans a le plus augmenté: 1,8 an pour les femmes et 1,6 an pour les hommes entre 2005 et 2011.

Mais comme dans le reste de l’Europe, l’espérance de vie en bonne santé a stagné en France entre 2005 et 2011, surtout en ce qui concerne les femmes (+0,3 an, considéré comme « non significatif ») , les hommes ayant pour leur part gagné 1,2 an, soit nettement plus que la moyenne européenne.

Des écarts importants, pouvant atteindre plus de 10 ans, subsistent entre les différents pays européens, selon des chiffres publiés en mars par Eurostat, l’office statistique de la Commission européenne. Les hommes lituaniens ont ainsi une espérance de vie à la naissance de 68 ans contre 79,9 ans pour leurs homologues suédois.

Des différences existent également en ce qui concerne l’espérance de vie en bonne santé qui va de 52 ans en Slovaquie pour les hommes qui naissent actuellement, à 71,1 ans en Suède (chez les femmes, les chiffres vont de 52 ans en Slovaquie à 70,7 ans à Malte).

À 65 ans, l’espérance de vie en bonne santé atteint encore 15 ans chez les femmes suédoises ou norvégiennes, mais tombe à 9,9 ans chez les femmes françaises et à 9 chez les femmes espagnoles dont les espérances de vie globales font partie des plus élevées d’Europe.

« C’est probablement dû au fait que les pays nordiques privilégient l’autonomie et favorisent plus l’indépendance des individus alors que les pays du sud réussissent à faire vivre leur population plus longtemps avec des incapacités ou des maladies chroniques » explique M. Robine.

Le cas le plus intéressant est celui du Danemark où l’espérance de vie à 65 ans chez les femmes est inférieure de près de 4 ans à celle des Françaises, alors que leur espérance de vie en bonne santé est supérieure de près de 3 ans.

Au chapitre des bonnes nouvelles, M. Robine cite un nouvel indicateur qui mesure les années de vie où les gens se perçoivent en bonne santé, qui a augmenté paradoxalement en Europe entre 2005 et 2011 (1,5 an pour hommes et 1,6 an pour les femmes), alors même que le nombre des personnes vivant avec des incapacités ou des maladies chroniques augmentait. Ce qui montre l’efficacité encore réelle des services de santé et de soins à la personne.

Mais pour combien de temps, quand on considère la vitesse à laquelle se dégrade la santé des plus pauvres dans les pays européens les plus frappés par la crise (vous serez particulièrement édifiés par un très récent article paru dans l’ International Herald Tribune et intitulé « Beaucoup d’enfants ont faim en Grèce« http://www.nytimes.com/2013/04/18/world/europe/more-children-in-greece-start-to-go-hungry.html?ref=global-home&_r=0 – ) ?

*  Dans la rubrique « Ils vous mentent » :

(Entretien avec Eric Verhaeghe, Mathieu Mucherie et Sophie Pedder )*

Non, la crise de l’euro n’est pas finie

  • Le président français a affirmait lundi 10 décembre 2012 : « la crise de la zone euro est « derrière nous ». A condition que nos créanciers continuent à acheter notre dette…

Eric Verhaeghe : Soyons clairs: l’euro est une monnaie en crise structurelle permanente. Pour une raison simple: les distorsions entre les pays de la zone euro ne sont pas mises sous contrôle par une politique budgétaire harmonisée. Tout le monde sait cela depuis les années 60 et l’invention de la théorie de la zone monétaire optimale. Selon cette théorie, une monnaie unique ne peut fonctionner que si elle s’accompagne d’une politique économique concertée sur l’ensemble de la zone de monnaie unique.

Quand on a créé l’euro, cette théorie était parfaitement connue et, pour le coup, les politiques ont fait semblant de ne pas savoir. Ils ont créé la monnaie unique en jurant que sa réussite n’exigeait pas une diminution de la souveraineté nationale en matière budgétaire. C’était un mensonge pur. Certains ont fait le pari que l’euro produirait de la croissance et que la question de l’harmonisation budgétaire ne se poserait pas immédiatement.

Mathieu Mucherie : La crise en zone euro ne peut que continuer tant que la terreur monétaire (des taux 300 points de base trop hauts pour nous et 600 points de base trop hauts pour les Espagnols) continuera, c’est-à-dire tant que la BCE indépendante n’aura pas été destituée d’une façon ou d’une autre.

En attendant, la dette privée et publique ne peut se réduire, compte tenu des pressions déflationnistes, le refrain est bien connu depuis Irving Fisher au moins. Au mieux ce sera la japonisation au Nord (mais la France fera-t-elle partie du Nord ?) et l’Argentinisation au Sud (mais sans le soja OGM et les matières premières pour amortir). Tous aux chaloupes, et bonne chance.

Sophie Pedder : François Hollande avait un problème : il semblait voir la crise en zone euro comme une petite crise de nature conjoncturelle à laquelle succéderait rapidement et facilement la croissance économique et les bénéfices qui y sont inhérents. En réalité, nous sommes parti pour des années et des années de croissance molle en Europe comme ce fut le cas pour le Japon. Nous ne sommes pas dans une situation conjoncturelle mais structurelle. La croissance semble faire son retour au niveau mondial, les pays émergents étant devenus les moteurs de celle-ci. Seule l’Europe est encore en récession et les politiques, surtout en France, n’ont pas encore trouvé de nouveaux moteurs de croissance internes pour l’avenir de notre pays.

Nous ne pouvons pas parler d’une crise bientôt finie puisque nous connaissons actuellement une véritable mutation structurelle de notre économie. La France doit miser sur le high-tech, l’innovation et le savoir. Nous ne pouvons plus attirer les investisseurs avec nos usines automobiles. Il nous faut le Google français de demain et plus globalement les entrepreneurs des secteurs d’avenir. Nous ne pouvons plus être dans le déni.

* Éric Verhaeghe est l’ancien Président de l’APEC (l’Association pour l’emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). 
Diplômé de l’ENA (promotion Copernic) et titulaire d’une maîtrise de philosophie et d’un DEA d’histoire à l’université Paris-I. 

* Mathieu Mucherie est économiste de marché sur Paris, et s’exprime ici à titre personnel.

* Sophie Pedder est Chef du bureau de The Economist à Paris depuis 2003.
Elle est l’auteur de Le déni français aux éditions JC Lattès.

* Souvenir, souvenir…

Il n’est pas inutile, en ces temps où règnent le mensonge, les turpitudes et l’incompétence, de rappeler le communiqué de presse de Harlem Désir et de Karine Berger, au nom du Parti socialiste, le 5 décembre 2012 :

 » Les attaques contre Jérôme Cahuzac sont inacceptables. Le combat politique n’autorise pas tout. Le Parti socialiste condamne fortement les attaques et les calomnies sans fondement à l’encontre de Jérôme

Cahuzac. C’est le combat du Ministre du Budget contre la fraude fiscale et pour la justice fiscale qui est ici visé par ses adversaires. Le Parti socialiste réaffirme tout son soutien à Jérôme Cahuzac pour le combat qu’il mène en faveur de la justice et de l’intérêt général. »

Mais ce n’est pas tout !

Après les aveux puis la fausse « confession » télévisuelle (BFM TV) de Jérôme Cahuzac, nombreux sont ceux parmi les journalistes qui critiquaient ou mettaient en doute les investigations de Mediapart qui, de peur d’être montrés du doigt, se réfugient frileusement derrière LE MENSONGE de l’ex-ministre. Allant même jusqu’à convoquer la fine fleur de la psychanalyse (comme Pascale Clark, sur France inter) pour nous expliquer, au cours de leurs sabbats médiatiques, les différences qui pourraient exister entre le mensonge, l’imposture et… »la part d’ombre » de chacun de nous ! C’est tellement facile, après.

Souvenez-vous quand même, par exemple, de Jean-Michel Aphati (RTL et Canal +) disant au Point: « Quelles sont leurs preuves ? Je m’interroge sur cette pratique du journalisme. Mediapart affirme que Cahuzac a transféré son compte à Singapour. Et on est obligé de les croire ? ». Ou encore sur son compte Twitter, en mars dernier: « Trois mois après l’enquête de Mediapart, nous ne savons toujours pas si Cahuzac a eu un compte en Suisse. C’est dire si l’enquête est bonne. » Mais on peut en citer d’autres, telle Cécile Casciano, de L’Express qui accusait Mediapart de « feuilletonner », c’est à dire de « mettre ne scène l’information en la découpant par épisodes, en gardant de nouveaux éléments sous le coude« . Ajoutant aussi: « Outre le supplice chinois que doit subir la personne mise en cause, ce procédé affaiblit, en l’étalant dans le temps, la force du scoop et peut, pour certains observateurs, porter atteinte à la crédibilité du média qui l’emploie. » Qu’en termes perfides ces choses-là sont dites…

Tous ces imposteurs nous montrant, en réalité, à la fois leur connivence initiale avec le pouvoir, genre « Touche pas à mon pote« , et leur lâcheté finale une fois que le pot aux roses a été découvert.

C’est à vomir…

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Signac , les couleurs de l’eau

29 mars – 2 juillet 2013

Dans le cadre de la seconde édition du festival Normandie Impressionniste consacrée au thème de l’eau, le musée des impressionnismes Giverny organise une exposition « Signac, les couleurs de l’eau ». 

Comme Claude Monet, Paul Signac a trouvé une source d’inspiration constante dans l’évocation de l’eau et de ses couleurs. 
Depuis les premières marines peintes sur le littoral normand avec une vigueur et une liberté impressionnistes jusqu’aux amples architectures portuaires aux couleurs vives d’après-guerre, la description de l’eau et du ciel offrirent à Signac un inépuisable prétexte à multiplier les variations chromatiques. 

L’exposition compte environ 130 œuvres, peintures, aquarelles et dessins. Elle est complétée par une riche section documentaire (photographies, publications et correspondances) présentée avec le concours des Archives Signac.

Paul Signac, Port-en-Bessin. Le Catel, 1884. Collection particulière

Organisée par le musée des impressionnismes  Giverny en collaboration avec le musée Fabre de Montpellier Agglomération.

Adresse : 99 Rue Claude Monet, 27620 Giverny
Téléphone :02 32 51 94 65
Le 18 avril 2013.
Jean-Yves Pons.

Billet d’humeur de Pierre Jeanthon : monarchiste ou royaliste ?

13 Fév

 

Début février la Reine Béatrix des Pays-Bas annonçait son abdication prévue le 30 avril 2013, jour de la fête nationale, en faveur de son fils, le Prince Willem Alexander.

Information majeure au pays des polders, peu relayée dans la « grande presse », mais largement présente sur nos sites royalistes qui entendent bien s’emparer de l’évènement pour promouvoir les bienfaits de la monarchie.

Le Larousse définit les royalistes comme des gens attachés à la monarchie, elle-même présentée comme un régime politique dans lequel l’autorité est exercée par un seul individu.

La monarchie est dite absolue si le pouvoir du monarque n’est contrôlé par aucun autre (en vigueur en France sous l’Ancien Régime, elle était en fait limitée par les lois fondamentales du royaume).

Elle est constitutionnelle quand l’autorité du prince est soumise à une Constitution.

Dernier cas, celui de la monarchie parlementaire qui est une monarchie constitutionnelle dans laquelle le gouvernement est responsable devant le Parlement.

Aux moqueries républicaines qui évoquent un régime d’un âge révolu, nous avons coutume de rétorquer qu’au XXIe siècle, l’Europe compte7 monarchies préservées des furies révolutionnaires qui ravagent la France, tout spécialement en ces temps de mariage pour tous. Eh bien je vous propose une virée en Europe !

–        Aux Pays-Bas, monarchie parlementaire,   le mariage homo est légal depuis 2001

–        En Belgique, monarchie constitutionnelle, …………………………………………………. 2003

–        En Espagne, monarchie parlementaire,       …………………………………………………. 2005

–        En Norvège, monarchie constitutionnelle,  …………………………………………………. 2009

–        En Suède, monarchie parlementaire,           …………………………………………………  2009,        

avec une disposition qui oblige l’Eglise à trouver un pasteur pour célébrer ce mariage à titre religieux.

Au Danemark, monarchie constitutionnelle, les choses ont évoluées comme suit :

  • 1989 – autorisation de l’union civile des couples homos.
  • 1999 – reconnaissance du principe d’homoparentalité : les homos sont autorisés à adopter les enfants de leur conjoint.
  • 2006 – légalisation de l’insémination artificielle pour les lesbiennes.
  • 2009 – l’adoption est étendue aux enfants extra conjugaux.

–        Les « couples homos » peuvent recevoir la bénédiction de l’Église luthérienne d’État (au 1er janvier 2012, 4,5 millions de fidèles, soit 80% de la population).

  • 2011 – le 15 septembre, élection des 179 députés de l’Assemblée du peuple (Folketing) : taux de participation 87%, 89 députés pour le bloc de gauche, 86 pour celui de droite et 4 divers.
  • 2012 – fidèle aux promesses électorales de la gauche, M. Sareen, ministre des Cultes, propose une loi qui accorde aux couples homos les mêmes droits que ceux dont jouissent les hétéros : le libre choix de se marier à l’église où à la mairie.
  • 7 juin 2012 – Par 89 voix pour, 24 contre et 2 abstentions, le Parlement adopte ce texte, entré en vigueur le 15 du mois.

–        Pour éviter tout conflit avec le tiers du clergé opposé à cette loi, il est prévu qu’un pasteur puisse refuser de célébrer ce « mariage » sous réserve que les autorités ecclésiastiques lui trouvent un remplaçant.

–        Là-bas comme ailleurs la presse bien-pensante souligne que ce texte  « adopté » à une large majorité (89 pour sur 179 !) constitue un grand pas en avant »… il n’est pas précisé vers où ?

Enfin, en Grande-Bretagne le 5 février 2013 les députés votaient par 400 voix contre 175 en faveur du mariage homo en laissant aux différentes institutions religieuses le choix de célébrer ou non cette union.

À considérer le côté peu sympathique de ces « monarchies people », je reste un simple royaliste attaché à la monarchie absolue limitée par les lois fondamentales du royaume, par les lois non écrites et par les commandements ; afin que le roi règne et gouverne dans une France où « l’autorité serait en haut et les libertés en bas ».

En résumé, avec le profond respect que je porte à sa Majesté Béatrix, je décline toute participation à une éventuelle manifestation concernant son abdication prochaine.

le 13 février 2013.

Pierre Jeanthon, membre du CER.

Molière dixit : « Ossabandus, nequeis, nequer, potarinum, quipsa milus… *

12 Fév

…Voilà justement ce qui fait que votre fille est muette. »

Nous avons connu récemment un vent de panique dans les médias (toujours à la remorque), à propos des contraceptifs hormonaux (cf. notre article du 6 février 2013, intitulé « Contraceptifs hormonaux: trop c’est trop« ). Ce vent froid nous venait du nord. Les pays nordiques seraient-ils en effet des modèles pour l’épidémiologie ? Des effets secondaires des pilules de 3e génération à ceux d’un vaccin contre la grippe H1N1, beaucoup d’alertes en proviennent.

Qu’il s’agisse de données concernant la consommation et les effets secondaires de médicaments, la santé des enfants, les cancers ou les pathologies chroniques (diabète, maladies cardio-vasculaires…), les études menées dans ces « petits » pays – dont le plus peuplé, la Suède, avec 9,5 millions d’habitants – font souvent référence. Elles sont régulièrement publiées dans des revues médicales de haut niveau, et peuvent venir à l’appui de décisions de santé publique à l’échelle internationale. Des performances qui reposent en bonne partie sur l’exploitation d’un système très développé de registres.

Le principe de ces bases de données, auxquelles ont recours de nombreux pays, notamment anglo-saxons, est de recueillir des informations de façon continue et exhaustive dans une population géographiquement définie, à des fins de santé publique et de recherche.

Les registres des pays nordiques présentent de nombreux avantages : ils existent depuis longtemps, dans de multiples domaines, et sont pour la plupart nationaux, c’est-à-dire qu’ils couvrent l’intégralité de la population. Des atouts précieux en santé publique.

Dans l’épineux dossier des pilules contraceptives, la quantification des risques thromboemboliques veineux des différentes pilules s’est ainsi largement appuyée sur les résultats de recherches conduites au Danemark.

Pour mener à bien leurs enquêtes de pharmaco-épidémiologie – notamment publiées en 2009 et 2011 dans le British Medical Journal -, Œjvind Lidegaard (université de Copenhague) et ses collègues ont consulté et croisé les informations de quatre bases de données. Il y a tout d’abord celles du registre des « statistiques du Danemark », qui contient des informations de type état civil sur les 5,74 millions de citoyens. Les chercheurs ont ainsi estimé avec précision la population des femmes âgées de 15 à 49 ans entre 1995 et 2009.

Parallèlement, ils ont pu comptabiliser les cas de phlébites et d’embolies pulmonaires grâce au registre national des patients, qui collecte tous les diagnostics posés lors des hospitalisations dans des établissements publics ou privés danois depuis 1977. Le registre national des causes de décès a permis de recenser les morts par thromboembolies veineuses.

Enfin, les prescriptions des différents contraceptifs ont été déterminées à partir du registre national des produits de santé, créé en 1994 pour suivre de façon exhaustive les ventes de médicaments – sur ordonnance ou non – dans toutes les pharmacies du pays.

Chaque Danois étant identifié par un numéro unique, qui est utilisé dans tous les registres publics, les bases de données du pays peuvent être assez facilement reliées entre elles. Par sécurité, les autorisations ne sont cependant délivrées que dans le cadre de projets scientifiques bien définis.

Au final, en croisant ces quatre sources de données, l’équipe danoise a pu confirmer que le risque de thrombophlébite sous pilule de 3e ou 4e génération (dont le progestatif est du desogestrel, du gestodène ou de la drospirénone) est doublé par rapport à celui des pilules de 2e génération (à base de lévonorgestrel). Mais qui, somme toute, reste peu élevé et inférieur au même risque lors d’une grossesse. « Les registres permettent une estimation fiable des risques pour tous les médicaments peu d’années après leur mise sur le marché, souligne Œjvind Lidegaard. C’est aussi avec ces outils que nous avons pu, par exemple, étudier l’influence des traitements hormonaux de la ménopause sur les risques de maladies cardio-vasculaires ou la prévention des cancers de l’ovaire. » Et c’est aussi avec les mêmes outils que les co-facteurs de risque, tel l’usage du tabac, sont identifiés.

Des exemples parmi bien d’autres… Le Danemark a une longue tradition de bases de données, dans le domaine médical mais aussi d’autres tels que l’éducation. Le premier des registres danois a été créé en 1875 pour recenser les décès, souligne un numéro spécial du Scandinavian Journal of  Public Health paru en 2011. Depuis, bien d’autres ont été mis en place pour étudier diverses maladies (cancers, diabète, pathologies psychiatriques…). Le Danemark dispose aussi, depuis 1870, d’un registre des jumeaux, qui est l’un des plus anciens au monde. Il existe même un registre danois des enfants adoptés.

La Suède, la Norvège, l’Islande et la Finlande sont également dans cette stratégie des registres nationaux. Et ils s’unissent même dans certains domaines. Une base commune des prescriptions de médicaments dans tous ces pays est ainsi opérationnelle ; elle permet d’obtenir des données sur une population de 25 millions d’habitants, de faire des comparaisons par pays… Dans un domaine proche, un rapport du Sénat français daté de juillet 2012 souligne le rôle crucial des registres suédois, danois, mais aussi australiens dans la surveillance des dispositifs médicaux.

Le document signale notamment « la capacité des registres suédois à détecter très en amont les dysfonctionnements présentés par certains dispositifs », ce qui explique en partie le nombre limité de marques de dispositifs médicaux – prothèses de hanche par exemple – commercialisées en Suède par rapport au reste de l’Europe. Le prix peut-être de la sécurité.

Souriez, vous êtes…fichés.

Le 12 février 2013.

Pour le Conseil dans l’Espérance du Roi, Hippocrate, Conseiller à la Santé publique.

* (amphigouri# de Sganarelle dans le Médecin malgré lui, de Molière)
# L’amphigouri est une accumulation d’idées ou d’arguments telle qu’elle produit un discours obscur voire incohérent.