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Conseil de l’Europe : Grèce ; le référendum ne correspond pas aux « standards » européens

3 Juil

NDLRB. Il fallait  s’attendre à ce que les Eurocrates de tout poil ne laissent pas  s’exprimer librement  les opposants  à la sortie de la Grèce de la zone euro dans un premier temps et peut-être même ultérieurement  de l’Europe.

L’on se souvient

  1. du referendum français négatif  sur le traité établissant une constitution pour l’Europe du 29 mai 2005 et de la  façon dont le Traité de Lisbonne du 13 décembre 2007 a méconnu le rejet des Français comme d’ailleurs du royaume des Pays-Bas. https://fr.wikipedia.org/wiki/Référendum_français_sur_le_traité_établissant_une_constitution_pour_l’Europe
  2. du second  référendum constitutionnel a eu lieu en Irlande  le 2 octobre 2009  pour rendre possible la ratification du Traité de Lisbonne   après le rejet lors du référendum constitutionnel  irlandais de 2008. https://fr.wikipedia.org/wiki/Référendum_irlandais_de_2009_sur_le_traité_de_Lisbonne

        Les eurocrates qui nous gouvernent  ont  donc une peur  bleue de la libre expression de leurs peuples , d’où le recours systématique au vote des parlements moins attachés  que leurs  électeurs à la liberée et à l’indépendance de le leur pays.

  Et voici pourquoi  le résultat potentiellement négatif  du référendum Européeen est  condamné par avance … A suivre peut-être une annulation de ses résultats … ?

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Le référendum que veut organiser dimanche le gouvernement grec ne correspond pas aux « standards » fixés par le Conseil de l’Europe, en raison notamment du délai trop court entre l’annonce et sa tenue, a déclaré mercredi le porte-parole de l’organisation paneuropéenne.

« Il est évident que le délai est trop court vis-à-vis de nos standards », a dit Daniel Höltgen, le porte-parole du secrétaire général du Conseil de l’Europe Thorbjoern Jagland, interrogé par l’AFP.

Les « standards » évoqués correspondent aux recommandations de la Commission de Venise, organe d’expertise juridique du Conseil de l’Europe, qui sont très suivies en matière constitutionnelle.

« Il y a au moins trois critères où le Conseil de l’Europe a des doutes sur la validité du référendum proposé », a détaillé M. Höltgen.

« Les votants devraient avoir les questions d’un référendum au moins deux semaines » avant sa tenue, « or ce n’est visiblement pas le cas », a-t-il souligné.

Du fait de ce délai trop court, « il n’y a pas de possibilité d’avoir une observation internationale », a-t-il ajouté, alors que la Commission de Venise recommande d’autoriser la présence d’observateurs étrangers.

« Les questions d’un référendum doivent être très claires et compréhensibles », a-t-il aussi noté, estimant que ce n’était pas le cas à ce stade.

Ce référendum, crucial pour le sort du pays dans la zone euro et l’Union européenne, doit porter sur l’approbation ou non des mesures d’austérité que les créanciers ont soumises au gouvernement d’Alexis Tsipras, pour que le pays puisse continuer de bénéficier de prêts internationaux.