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Billet d’humeur du sieur Du Plessis : ils sont indécrottables.

13 Juin

Qui ne connaît pas la cité de La Villeneuve, à Grenoble ? De bien triste mémoire depuis 2014-2015. Mais, après tout ne l’avions-nous pas prédit ? (Lire « Un jugement d’une honteuse clémence » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/12/14/bulletin-climatique-quotidien-14-decembre-2015de-la-republique-francaise/). Souvenez-vous d’ailleurs de notre conclusion de cet article :

«  Avec de tels verdicts vous pouvez être assurés que le message sera entendu dans nos banlieues.« 

Pensez-vous que, malgré nos craintes, ces graves évènements de 2014, adoucis par la clémence du tribunal ne cherchant qu’à acheter la paix civile, aient pu servir de leçon à ces  » Chances pour la France « , choyées par la République, gavées des crédits sans limite de la politique de la ville (plus de 100 milliards d’euros y ont été dépensés en pure perte), bénéficiant de conditions d’étude sans cesse optimisées ? Jusque dans le programme électoral d’Emmanuel Macron : 12 élèves par classe dans les zones d’éducation prioritaire. Conditions qu’aucun de nos enfants, nés Français de souche, ne connaîtra jamais.

Eh bien non !

Car un incendie d’origine criminelle a ravagé dans la nuit de samedi à dimanche le collège Lucie-Aubrac, situé à La Villeneuve, ce fameux quartier malfamé de Grenoble dont nous venons de parler.

« L’incendie, qui a nécessité l’intervention de 75 sapeurs-pompiers, a débuté à 02 h du matin et les dégâts sont très importants. Il a été éteint vers 11 h », ont précisé les pompiers.

Selon le directeur de cabinet du préfet, Alexander Grimaud, qui s’est rendu sur place, « des pneus, préalablement déposés à l’entrée du collège, ont été embrasés volontairement. À son arrivée sur place, une première équipe de pompiers a été caillassée par plusieurs bandes de ces racailles, retardant les opérations, et le feu s’est propagé à l’intérieur du collège », a-t-il ajouté.

La préfecture de l’Isère précise que si les salles de classe situées en bas de l’établissement ont été épargnées, les flammes ont rapidement gagné la toiture par celles du premier étage et dégradé la structure métallique du bâtiment par le haut.

« Ce genre d’acte est totalement intolérable. En incendiant un établissement scolaire, ce sont les valeurs de la République qui prennent feu », a réagi M. Grimaud, soulignant vouloir passer « un message de fermeté ». Combien de fois n’a-t-on pas entendu ces mêmes phrases dans la bouche de Manuel Valls, de Bernard Cazeneuve ou même de François Hollande ? Pour quel résultat ?

Le maire de Grenoble Éric Piolle s’est également rendu sur les lieux du sinistre, indiquant que les 350 collégiens allaient être répartis dans d’autres établissements. Une réunion s’est tenue dans la matinée à la Préfecture à cet effet.

Sur les réseaux sociaux, l’élu a condamné « avec force » cet incendie. « Incendier un collège, lieu d’émancipation et de découverte, c’est attaquer la jeunesse et la République », a-t-il déploré.

De son côté, le président du département de l’Isère Jean-Pierre Barbier s’est dit « choqué par […] ce vandalisme contre l’éducation, cette mise à sac de lieux de vie ». Ajoutant que « Les jeunes qui s’en sont pris au collège piétinent tous les efforts qui ont pu être faits pour en faire de véritables citoyens intégrés à notre société. Ils ruinent toutes les bonnes volontés. Ce sont de véritables criminels ». Hélas, tous oublient que tout ce qui est « émancipation« , « découverte » et même CULTURE est étranger à ces populations de sauvages indécrottables.

Situé en zone d’éducation prioritaire, le collège Lucie-Aubrac, dans le quartier de l’Arlequin, au cœur de l’ensemble de La Villeneuve de Grenoble, est doté d’une architecture originale qui évoque une soucoupe volante. Sans doute par métonymie architecturale voulant évoquer un monde extra-terrestre…

En juin 2009, le gymnase situé à quelques centaines de mètres du collège avait également été détruit dans un incendie volontaire : « Perseverare diabolicum« .

Mais, notez aussi que, cerise sur le gâteau, M. Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, qui séjournait, comme la plupart des week-ends, dans sa bonne ville de Lyon…n’a pas daigné se déplacer à Grenoble (112 km) pour témoigner de sa compassion et, mieux encore, pour affirmer la fermeté du gouvernement dans la lutte sans relâche contre les violences urbaines, même venues d’ailleurs ! Ce détail en dit long sur la volonté réelle du nouveau pouvoir d’éradiquer les vers qui sont dans le fruit.

Nous aurons sans aucun doute à en reparler avant longtemps.

Le 13 juin 2017.
Du Plessis.

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Surtout, Padamalgame

27 Août

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C’est un crime passionnel, qu’ils disent…

Alors, c’est un ordre, IL FAUT LES CROIRE.

Kader, le petit ami d’Érika est passé aux aveux mercredi dans la matinée. Ce garçon de 18 ans, d’origine algérienne, a reconnu avoir tué sa petite amie retrouvée morte mardi après-midi près du lycée Maillol à Perpignan. Il a expliqué avoir donné quatre coups de couteau et l’avoir ensuite égorgée parce qu’elle voulait rompre. C’est donc bien la piste du drame passionnel qui est maintenant privilégié par les enquêteurs…et non pas celle du mouton de l’Aïd, comme certains mauvais esprits pourraient être tentés de le faire.

Mais Saïda Troadec El Fakir, la maman d’Érika crie sa douleur et sa colère. Elle n’avait plus la garde de sa fille depuis plusieurs mois, elle était placée en famille d’accueil. Mais elle affirme que sa fille se savait menacée et elle demande aujourd’hui justice.

« Je savais que ça allait mal se passer, je savais qu’il allait tuer ma fille, il est venu plusieurs fois ici pour me menacer, il la tapait, elle me disait « maman j’ai peur, j’ai peur ». Ma fille commençait une autre vie, elle s’était inscrite à la mission locale pour travailler, elle ne voulait plus le voir, elle voulait tourner la page. Mais il l’ a chopée, rattrapée, il l’a poignardée, il l’a égorgée !! » Et Saïda d’ajouter : « J’ai le cœur déchiré, j’ai plus la foi, il a pris mon âme, il a pris ma foi, il a pris ma fille. C’était ma fille unique, elle allait avoir 18 ans dans un mois. Ma fille c’était mon ange, elle était belle, c’était ma princesse, c’était mon âme, c’était ma fleur. Elle était toute mignonne, toute mignonne. J’espère qu’il ne prendra pas 15 ans, je ne peux aucune remise de peine, je veux perpète ! Tant qu’il ne partira pas en enfer je ne vivrai pas. »

Quant à Kader, ne serait-il pas tout bêtement radicalisé ? C’est la question que tout le monde se pose en raison de la manière dont il a tué la jeune femme : Erika a été poignardée à quatre reprises, mais aussi égorgée. La mère de l’assassin, Aïcha Djidel, d’origine algérienne dément elle aussi que son fils ait été un islamiste radical. « Il va à la mosquée, il est pratiquant, mais il n’est pas du tout dans la radicalisation. Il pense surtout aux filles et aux animaux. Kader était très très amoureux d’Erika, ils étaient ensemble depuis deux ans, et avaient rompu à plusieurs reprises déjà »

Pourtant…il y a un mais ! Car on apprend on apprend aussi que Kader avait été signalé en début d’année au service du renseignement territorial des Pyrénées-Orientales, à la suite d’un incident survenu dans son lycée. Et que ce signalement avait fait l’objet d’une note confidentielle datée du 8 janvier dernier, soit au lendemain de l’attaque du siège de Charlie Hebdo à Paris. Les policiers y évoquaient l’exclusion définitive de Kader de son établissement pour « mauvais comportement » (ce qui signifie aussi qu’il fallait se méfier de ne pas lui adresser…. » un mauvais regard « ). Le lycée Maillol s’inquiétait d’une « dérive sectaire » du jeune homme. Mais le document fait aussi état des propos tenus par la mère de Kader au proviseur. Elle craignait que son fils, « maintenant livré à lui-même » et « suite aux récentes actualités », soit tenté de « faire une bêtise ». Les policiers du service local de renseignement avait, par la suite, pris attache avec la mère. Elle affirmait alors regretter ses propos, assurait que son fils ne tenterait rien contre la République et qu’il ne semblait pas tenté par un départ pour le jihad.

Vous imaginez facilement ce qui arriva : aucune suite n’a alors été donnée à ce signalement, les policiers ayant conseillé à la mère de Kader de tout faire pour « re-scolariser » son fils.

Le résultat ne s’est pas fait attendre : une jeune femme poignardée et égorgée. Comme d’habitude.

Car, ne l’oubliez jamais (mais il est vrai que nous le répétons si souvent), ces gens-là arrivent chez nous (même quand, grâce à la lâcheté de la République, ils y sont nés) avec leur religion (l’islam), leurs coutumes (égorger vivants les moutons), leurs moeurs (les femmes sont…des mouton) et, bien sûr, leur art de vivre qui devient «  un crime passionnel « . 

Vive la République ! Vive la France ! Qu’ils disent aussi…

Le 27 août 2015.
Du Plessis (qui vient de prendre sa gélule de  » Padamalgame « )

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Hommage à une victime oubliée de l’attentat de Charlie Hebdo .

23 Août

 

DDM DAVID BECUS - Bernard MARIS Economiste toulousain tué lors de l attentat de Charlie Hebdo

 

Après l’attentat dit « de Charlie Hebdo »  du 7 janvier 2015 la plupart des commentaires ont porté sur les quatre dessinateurs de l’hebdomadaire. Mais il y eut une autre victime dont on parla peu. Et pourtant…

Agrégé d’économie, Bernard Maris signait Onc’ Bernard dans Charlie Hebdo des chroniques pédagogiques et vibrantes où il ciblait l’économie de marché et essayait de faire comprendre comment réussir à retrouver une latitude face à la soi-disant absence d’alternatives. Onc’ Bernard venait de faire paraître en septembre chez Flammarion unt essai aussi brillant qu’inattendu sur  » Houellebecq économiste  » où il vantait la capacité critique de l’écrivain qui a fait paraître en janvier 2015 une fiction qui voit un musulman modéré arriver au pouvoir en France. Maris écrivait : «Houellebecq parle de compétition, de travail parasitaire et utile, d’argent, et il en parle mieux que les économistes, car il est écrivain.» Ajoutons que Maris, lui, n’était pas du genre à se résigner à un état des lieux dont il savait parfaitement démonter les fausses évidences. Cela ne l’avait pas empêché d’être nommé au conseil d’administration de la Banque de France en 2012.

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L’économiste alter, le chroniqueur antilibéral de Charlie Hebdo et de France Inter, le flingueur pédago de la bêtise monétariste, celui qui pense qu’il faut que la France et l’Europe fassent défaut pour engager l’épreuve de force avec les marchés, siégeait donc depuis janvier 2012 au conseil d’administration de la finance nationale. Bon, d’accord, depuis l’euro, la Banque centrale européenne (BCE) a pris les manettes et le pouvoir a migré de Paris à Francfort. Mais cela reste un peu comme si Jesse James devenait DG de la Wells Fargo, comme si Brigitte Bardot se lovait dans une fourrure de bébé phoque, ou comme si José Bové finissait DRH chez Monsanto. Mais voilà….

L’affaire débute en décembre 2011. Jean-Pierre Bel, alors président PS du Sénat, contacte Bernard Maris. Ils se connaissent un peu, se ressemblent un brin. Ils sont tous deux originaires de Toulouse et vénèrent leurs pères résistants. Ils se sont succédé sur les bancs de la même fac de droit. Politiquement, ils étaient déjà proches, malgré les cinq années qui les séparent. Maris était au PSU quand Bel animait les CAL, les comités lycéens. Mais Maris tombe de la lune quand Bel lui propose de rejoindre l’hôtel de… Toulouse, le siège de la BDF. Il s’apprêtait à lui recommander des amis plus académiques, Michel Aglietta, Dominique Plihon. Pourtant, il ne tarde pas à accepter, scandant la promotion inattendue d’un reconnaissant : «Je me suis senti vachement honoré.»

Jean-Pierre Bel veut que la gauche fasse entendre sa différence dans les lieux de pouvoir dont elle fut longtemps exclue, mais il ne joue pas les boutefeux. Bernard Maris n’a rien d’un pilleur d’argenterie, ni d’un outlaw autodidacte. Il donne tous les gages d’une compétence qu’il s’acharne à masquer derrière un entrain chantant, un vocabulaire accessible et des idées en rupture. Il est agrégé et prof d’université. Il a commis une thèse intitulée, tenez-vous bien : «La distribution personnelle des revenus : une approche théorique dans le cadre de la croissance équilibrée». Ce qui devrait faire passer la pilule des libelles commis par ce spécialiste de la monnaie contre la pensée unique. Un intitulé au hasard ? «Lettre ouverte aux gourous de l’économie qui nous prennent pour des imbéciles».

La première entrevue avec le directeur de la BDF se fait à fleurets mouchetés. Ton feutré, manières courtoises, l’inspecteur des finances use de circonvolutions pour faire valoir ses obligations à l’ancien d’Attac. Devoir de réserve, délit d’initié, conflit d’intérêts… Pendant la leçon, Maris écaille les dorures avec le grattoir de ses souvenirs historiques. Il se souvient de la BDF faisant tomber le cartel des gauches ou des «200 familles», actionnaires maison, avant la nationalisation de 1936. Lors du premier conseil, en janvier 2012, quelques-uns des 12 autres membres sont moins patelins dans leur réprobation. Il est vrai que la plume de Maris n’a pas épargné leur maître à tous, le «parrain» du secteur, Jean-Claude Trichet. L’ex-patron de la BCE devrait d’ailleurs prendre ses quartiers dans un bureau voisin…

Au déjeuner qui suit, Maris s’applique à émousser le couteau qu’on lui a fiché entre les dents. L’homme se sait «liant, urbain, civil» et se dit «respectueux des compétences» assemblées. Il est ravi de se «retrouver de l’autre côté du mur de l’argent» et de pouvoir «examiner les articulations du système». Une seule chose chagrine ce fils de quincaillier qui a hérité du «même complexe vis-à-vis de l’argent» : le jeton de présence. 1 700 euros mensuels, il trouve que c’est… trop. Cet hyperactif gagne déjà bien sa vie, université, médias, droits d’auteur. Et estime ne pas avoir besoin d’un supplément de cet ordre.

Chez Charlie, cette nomination a surpris autant qu’elle est bien passée. Bernard Maris détaille les réactions ainsi : «Riss était content, Cabu et Wolinski enchantés, Luz, plus hésitant.» Il y a bien sûr un mauvais coucheur pour l’épingler : «C’est un faux radical qui cloisonne et qui a des amis partout. Un vieil enfant, un égoïste gentil, un social-démocrate.» Depuis le départ de Val qu’il soutenait, Maris a pris du champ avec la gestion de l’hebdo satirique. Mais, l’éphémère candidat écolo aux législatives 2002 y poursuit ses charges bienvenues contre la financiarisation et le productivisme.

Né en 1946 à Toulouse, Bernard Maris a longtemps vécu dans le XVIe arrondissement de Paris. Un rez-de-jardin moderne, tableaux aux murs, odeurs chaleureuses d’après-repas. C’était chez sa compagne, Sylvie Genevoix, éditrice, fille de Maurice. Le couple voulait mener à bien la commémoration du centenaire de la guerre de 14. Malgré la mort de Sylvie Genevoix, Maris a poursuivi cette activité.

Sous la faconde à accent, derrière l’empathie palpitante, se cachait chez Maris une angoisse assez sombre, un pessimisme profond sur l’état des lieux comme sur les chances d’un monde meilleur. On était loin d’un rêveur de rouge horizon. S’il saluait la lucidité de Marx, Maris avait la dent dure pour ses propositions sédatives. Il lui préférait Keynes et Freud. Mais, la fréquentation du divan lui a surtout confirmé que l’avidité perpétuellement en expansion relève d’une compulsion autodestructrice. Qui finira par conduire l’humanité au suicide…

Est-ce l’approche écologique et le désir de décroissance, qui, chez lui, corrodait le métal d’une espérance collective? Ou est-ce le temps qui fuit, les amis qui tombent, les maladies qui menacent, qui aiguisent les angoisses de ce guetteur d’aubes qui se refusait à prendre sa retraite? A moins que ce lecteur de Grossman, Kafka, et Borges, que cet hispanisant qui conseilla la Banque centrale du Pérou ait craint de devoir renoncer à l’une de ses envies les plus chères, négligée en chemin : le roman.

Maris aimait citer cette phrase de Guy Debord : «Nul chagrin ne résiste à un morgon de chez Marcel Lapierre.» Aujourd’hui, rien n’est moins sûr.

Le 23 août 2015.
Du Plessis.

 

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Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Tout espoir n’est donc pas perdu !

28 Avr

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Bel effort. Digne d’éloge après avoir tant oeuvré pour la destruction de la Libye.

Le 28 avril 2015.
Du Plessis.

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Questions d’actualité.

31 Mar

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Voici quinze questions «  INTOLERABLES «  (pour reprendre un mot fétiche de Manuel Valls), posées par Marion Maréchal-Le Pen, député du Vaucluse, à la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, à l’Assemblée nationale :

– Où est la justice sociale quand on repousse l’age légal de la retraite, alors que tout étranger de 65 ans, n’ayant jamais travaillé ni cotisé en France, a droit à une retraite de 780 euros par mois, dès son arrivée ?

– Où est la justice sociale quand une femme de paysan ayant travaillé 50 ans à la ferme, n’a pas droit à ces 780 euros, au prétexte que son mari et elle dépassent le plafond de 1200 euros de minimum vieillesse pour un couple ?

– Où est la justice sociale quand la sécurité sociale en faillite continue de payer à l’étranger, sans le moindre contrôle, des retraites à d’innombrables centenaires disparus depuis des lustres ?

– Où est la justice sociale quand l’Aide Médicale d’État soigne 220 000 sans papiers, chaque année, à raison de 3500 euros par malade, alors que la sécurité sociale ne dépense « que »1600 euros par affilié qui travaille et cotise ?

– Où est la justice sociale quand des étrangers bénéficient de la CMU et d’une mutuelle gratuite, alors que 5 millions de Français n’ont pas de mutuelle, trop riches pour bénéficier de la mutuelle CMU mais trop pauvres pour s’en payer une ? 30% des Français ont différé leurs soins en 2011 !

– Où est la justice sociale quand on sait que 10 millions de fausses cartes Vitale sont en circulation et permettent de soigner des milliers d’étrangers sous une fausse identité, au détriment des ayantdroit ?

– Où est la justice sociale quand la France entretient des milliers de polygames, certains d’entre eux percevant plus de 10 000 euros par mois sans travailler, alors que la polygamie est interdite et que nos comptes sociaux sont dans le rouge ?

– Où est la justice sociale quand une famille nombreuse étrangère est prioritaire pour un logement social, alors qu’un jeune couple français doit attendre sept ou huit ans son premier logement pour avoir un enfant ?

– Où est la justice sociale quand on sait qu’un million de faux passeports, donnant droit à la manne sociale, sont en circulation sur les sept millions de passeports biométriques soi-disant« infalsifiables » ?

– Où est la justice sociale quand un Français né à l’étranger doit prouver sa nationalité à l’administration, ce qui se traduit souvent par un véritable parcours du combattant, alors qu’on brade chaque année la nationalité française avec des milliers de mariages blancs ?

– Où est la justice sociale quand on veut donner le droit de vote aux étrangers, alors que nos élus ont confisqué aux citoyens leur « non » au référendum sur la Constitution européenne et que des millions d’électeurs, de droite ou de gauche, ne sont pas représentés au Parlement ?

– Où est la justice sociale quand on accueille, chaque année, plus de 200.000 étrangers non qualifiés, dont notre économie n’a nul besoin, alors que la pauvreté augmente, que nous avons près de 5 millions de sans emplois et que le chômage atteint déjà 40% chez la population immigrée ?

– Où est la justice sociale quand le contribuable finance des associations qui ne combattent que le racisme à sens unique alors que le racisme anti-français est systématiquement ignoré et les plaintes classées sans suite ?

– Où est la justice sociale quand on condamne un journaliste pour avoir énoncé une vérité sur la délinquance étrangère, alors que des rappeurs incitant à la haine ne sont jamais inquiétés, au nom de la liberté d’expression ?

– Où est la justice sociale quand la délinquance explose et que les droits des voyous passent avant ceux des victimes ?

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Pour toute réponse, Marion Maréchal-Le Pen s’est entendu dire par Marisol Touraine :

« Vous êtes là pour inciter à la haine et à la discrimination….. »

À vous de juger.

Le 31 Mars 2015.

Du Plessis

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Le syndrome Cahuzac.

3 Avr

Il vous est sans doute venu à l’esprit que Jérôme Cahuzac, dans sa spirale du mensonge, était devenu totalement incompréhensible.

En réalité, il s’est clairement livré par une seule phrase publiée hier sur son blogue: « Je pensais que je pouvais éviter un passé que je voulais considérer comme révolu ».

Tout est ici dans le verbe « vouloir », qui exprime sa toute puissance. Entendez tout simplement: « Je veux être quelqu’un d’autre. Je suis donc quelqu’un d’autre. Car je suis plus fort que la vérité, plus fort que la réalité. » Son parcours professionnel et politique en rend d’ailleurs parfaitement compte. Nous sommes cependant en droit de nous interroger sur la perspicacité de ceux qui lui ont fait confiance jusqu’à l’aveuglement…

Dans cette manifestation aiguë de sa toute puissance imaginée, Jérôme Cahuzac est apparu comme la caricature de ce que pensent un grand nombre de nos élites politiques, tellement coupées des réalités, ne se considérant qu’entre soi  et persuadées de pouvoir bénéficier d’une totale impunité qu’ils n’imaginent même pas que l’on puisse porter atteinte à leur pouvoir. Mais oubliant une fois encore (une fois de trop dans l’affaire en question), à quel point « les faits sont têtus ». Le parcours professionnel puis politique de Jérôme Cahuzac en rend d’ailleurs parfaitement compte ( la suspicion de conflit d’intérêt étant patente) et aurait dû attirer l’attention depuis bien longtemps.

Ces gens-là sont dans la situation de cet enfant (qu’ils sont d’ailleurs en partie restés) qui a chipé dans un pot de confiture, au point qu’il en a encore sur le bord des lèvres, et qui nie. Il nie parce qu’il ne veut pas être celui qui a désobéi, celui que ses parents pourraient, à cause de cela, ne plus aimer. Il veut être un autre et cela passe nécessairement par le déni. Comme s’il suffisait de « vouloir » pour que cela « soit« …

Peut-on encore accepter de confier nos vies et celle de notre pays à de tels immatures ?

Du Plessis.
Le 3 avril 2013.

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Hessel , du bon usage de l’anti-mythe !

7 Mar

Une cérémonie solennelle d’hommage national à Stéphane Hessel, décédé la semaine dernière à l’âge de 95 ans, s’est tenue ce jeudi matin dans la cour d’honneur des Invalides en présence du président François Hollande et du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Peu après 10h30, le cercueil recouvert du drapeau français a été porté au centre de la cour d’honneur des Invalides, au son de la marche funèbre. La cérémonie a ensuite débuté par les honneurs militaires rendus à l’ancien résistant et déporté, Grand officier de la Légion d’honneur, en présence de sa famille, de nombreux membres du gouvernement et d’anciens combattants.

François Hollande a salué en Stéphane Hessel, résistant, intellectuel et militant, un «homme libre», «un grand Français», «un juste».

«Stéphane Hessel était un homme libre : libre de ses choix, libre de ses engagements, libre de sa vie», a poursuivi M. Hollande devant une assistance nombreuse: la famille de Stéphane Hessel, plusieurs Premiers ministres d’aujourd’hui ou d’hier, de Jean-Marc Ayrault à Michel Rocard, en passant par Lionel Jospin et le Belge Elio di Rupo.

«La liberté, c’était sa passion, son idéal»,  a-t-il dit en rappelant l’action de résistant du défunt.

Une liberté qu’il exerça «par son action mais aussi par sa plume», a relevé le président, en notant que c’est «par une brochure qu’il connut la célébrité bien au-delà de nos frontières et à un âge exceptionnel». «Il lança à la face des fatalistes, des résignés, des frileux son slogan – Indignez-vous ! – ».

Il a rappelé son engagement auprès de Pierre Mendès France puis de Michel Rocard, «dont il partageait la conception de la gauche», son action de diplomate.

Stéphane Hessel a été inhumé en fin de matinée au cimetière Montparnasse.

Mais d’autres sons de cloche se sont aussi fait entendre. Citons en particulier les propos de Gilles-William Goldnadel, sur le site Atlantico et qui ne manquent pas de perspicacité démystifiante ( http://www.atlantico.fr/decryptage/soumettez-indignes-sont-vraiment-disciples-gauchisme-gnangnan-et-dominant-stephane-hessel-gilles-william-goldnadel-657759.html#koRbTSuSmSiSpqcJ.99 )

 » L’étonnement de l’unanimité admirative des commentaires qui ont suivi la mort de Stéphane Hessel m’étonne. 
Après tout, l’homme avait été canonisé de son vivant, embaumé bien avant l’heure ultime et c’est bien la béatitude bêtifiante de son encensement par les petits marquis de la médiatitude qui m’avait fait écrire que « Le vieil homme m’indigne ».

Le triomphe hesselien n’est rien d’autre que celui du gauchisme gnangnan qui aura, par capillarité, arrosé l’humus de la société française.
Il se caractérise d’abord et avant tout par le refus de toute distance et de tout sens critique qu’aura opposé une classe médiatique pourtant prompte à détruire et à démystifier jusqu’à l’excès.

Hessel Stéphane n’était qu’un homme. Tout aura été fait sous l’empire de la religion post-chrétienne et xénophile « des droits de l’homme » pour en faire un saint laïc désincarné.

Il faut dire qu’il incarnait idéalement l’ancêtre suprême à enterrer de son vivant dans le Panthéon idéal de l’inintelligentsia en majesté : co-rédacteur de la déclaration des droits de l’homme, intellectuel, juif de gauche, pacifiste et anti-sioniste, quand bien même chaque qualité aurait pu être soumise à vérification, exceptée la dernière.

Ainsi, il ne détestait pas, comme beaucoup, prendre la singulière distance avec la vérité qu’on appelle le mensonge : contrairement à ce qu’il avait soutenu, il n’avait jamais été co-rédacteur de la déclaration des droits de l’homme de l’ONU.

Aucune gazette, généralement avide de dénoncer les fakes des people,  n’aura rapporté la contre-vérité. Au moins aurons-nous eu la consolation dérisoire de constater qu’elles auront acté implicitement la vantardise en n’osant plus la reprendre dans leurs nécrologies.

« Indignez-vous ! » aura représenté, au plan de l’édition, l’écart le plus vertigineux entre la vacuité du propos et des idées et le succès phénoménal des ventes. À ma connaissance, et en dehors de M. Etienne de Montéty du Figaro, aucun critique littéraire de la grande presse n’aura eu le courage de l’écrire et peut-être d’y penser.

À un journaliste de Télérama, extatique, qui le complimentait pour son combat en faveur des sans-papiers, le glorieux défunt, satisfait comme souvent, lui répondit : « que voulez-vous ? J’ai toujours été du coté des dissidents ! ». L’imposture de la geste hesselienne est toute là : quelque soit le regard que l’on porte sur la question de l’immigration, il fallait une bonne dose de culot indécent pour considérer que ceux qui en France soutiennent le combat des immigrés illégaux risquent de se retrouver arrêtés à l’heure du laitier ou expédiés dans un hôpital psychiatrique.

La dissidence appartient en vérité à ceux qui, bravant la mort civile, rament à contre-courant de la doxa médiatique… »

On ne saurait mieux dire. Nous, royalistes, en savons quelque chose.

Le 7 mars 2013.

Du Plessis.