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Et si vous traversiez la mer rouge en suivant le Professeur Ashraf-Alexandre SADEK Archéologue

3 Déc

L’Egypte songe t-elle aussi à restaurer sa monarchie ?

9 Mar

Frederic de Natal , CJA, à International Monarchist Conference – Conférence Monarchiste Internationale

L’Egypte songe t-elle aussi à restaurer sa monarchie. ? D’après cet article, et des interviews avec des princes de la maison royale, une certaine nostalgie de l’âge d’or de la monarchie égyptienne serait actuellement palpable dans le pays, sous diverses formes allant de l’idée romantique au politique réel. Une nostalgie qui se retrouverait également au plus haut sommet de l’état en dépit de la méfiance des monarchistes envers celui-ci. Pour certains égyptiens, le retour de la statue de Fouad Ier à Port-Saïd est un message qui porterait à croire que les militaires au pouvoir songerait à cette option; Ironie du sort quand on sait que ce sont ces mêmes militaires qui en 1952 ont renversé la monarchie.

 

 

 

L’ARABIE SAOUDITE, UN DAESH QUI A RÉUSSI !

1 Déc

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not1 | 30 novembre 2015 | Actualités | Pas de commentaire

Source: New York Times

Daesh noir, Daesh blanc. Le premier égorge, tue, lapide, coupe les mains, détruit le patrimoine de l’humanité, et déteste l’archéologie, la femme et l’étranger non musulman. Le second est mieux habillé et plus propre, mais il fait la même chose. L’Etat islamique et l’Arabie saoudite. Dans sa lutte contre le terrorisme, l’Occident mène la guerre contre l’un tout en serrant la main de l’autre. Mécanique du déni, et de son prix. On veut sauver la fameuse alliance stratégique avec l’Arabie saoudite tout en oubliant que ce royaume repose sur une autre alliance, avec un clergé religieux qui produit, rend légitime, répand, prêche et défend le wahhabisme, islamisme ultra-puritain dont se nourrit Daesh.

Le wahhabisme, radicalisme messianique né au 18ème siècle, a l’idée de restaurer un califat fantasmé autour d’un désert, un livre sacré et deux lieux saints, la Mecque et Médine. C’est un puritanisme né dans le massacre et le sang, qui se traduit aujourd’hui par un lien surréaliste à la femme, une interdiction pour les non-musulmans d’entrer dans le territoire sacré, une loi religieuse rigoriste, et puis aussi un rapport maladif à l’image et à la représentation et donc l’art, ainsi que le corps, la nudité et la liberté. L’Arabie saoudite est un Daesh qui a réussi.

Le déni de l’Occident face à ce pays est frappant: on salue cette théocratie comme un allié et on fait mine de ne pas voir qu’elle est le principal mécène idéologique de la culture islamiste. Les nouvelles générations extrémistes du monde dit « arabe » ne sont pas nées djihadistes. Elles ont été biberonnées par la Fatwa Valley, espèce de Vatican islamiste avec une vaste industrie produisant théologiens, lois religieuses, livres et politiques éditoriales et médiatiques agressives.

On pourrait contrecarrer : Mais l’Arabie saoudite n’est-elle pas elle-même une cible potentielle de Daesh ? Si, mais insister sur ce point serait négliger le poids des liens entre la famille régnante et le clergé religieux qui assure sa stabilité — et aussi, de plus en plus, sa précarité. Le piège est total pour cette famille royale fragilisée par des règles de succession accentuant le renouvellement et qui se raccroche donc à une alliance ancestrale entre roi et prêcheur. Le clergé saoudien produit l’islamisme qui menace le pays mais qui assure aussi la légitimité du régime.

Il faut vivre dans le monde musulman pour comprendre l’immense pouvoir de transformation des chaines TV religieuses sur la société par le biais de ses maillons faibles : les ménages, les femmes, les milieux ruraux. La culture islamiste est aujourd’hui généralisée dans beaucoup de pays — Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Egypte, Mali, Mauritanie. On y retrouve des milliers de journaux et des chaines de télévision islamistes (comme Echourouk et Iqra), ainsi que des clergés qui imposent leur vision unique du monde, de la tradition et des vêtements à la fois dans l’espace public, sur les textes de lois et sur les rites d’une société qu’ils considèrent comme contaminée.

Lire plus: http://www.nytimes.com/2015/11/21/opinion/larabie-saoudite-un-daesh-qui-a-reussi.html?_r=1

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (8/9 août 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

8 Août

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Sécurité à Marseille : un nouveau mensonge d’Etat ?

Le directeur départemental de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône, Pierre-Marie Bourniquel l’a affirmé, il y a deux jours,dans les colonnes de La Provence : sur les six derniers mois la délinquance baisserait fortement dans les rues de la deuxième plus grande ville de France. Selon lui, moins 30% pour les vols avec violence, moins 23% pour les cambriolages, moins 21% pour les vols à main armée.

Et pour le premier flic du département, ces bons chiffres résultent de sa méthode : une meilleure organisation des services et l’installation de nombreuses caméras de vidéosurveillance.

«On est sur une pente encourageante. Depuis trente mois c’est en forte baisse. C’est une volonté affichée du gouvernement de lutter contre la délinquance à Marseille par l’octroi de renforts et la mise en place d’un préfet de police» a-t-il commenté….avant de nuancer : «Même si les chiffres sont bons il reste beaucoup à faire (…) à l’heure actuelle il y a encore trop de vols à l’arraché, quatre à cinq par semaine. (…) La superficie de Marseille est le double de la superficie de Paris.»

Cela nous rappelle Coluche, que nous citions dans notre avant-dernier Bulletin climatique à propos des résultats de François Hollande en matière de chômage :  » Plus on pédale moins fort, moins on avance plus vite  » !

Et, patatras, nous apprenions dès le lendemain qu’un nouveau gangster était tué par balles à Beaumont, dans le 12e arrondissement de Marseille. Il s’agissait de Robert Bérengier, 52 ans, un homme fiché au grand banditisme «pour une carrière dans la délinquance longue de 30 ans». Ce malfrat vient donc de prendre une retraite anticipée sous les balles de quelques anciens complices. Et il n’est pas le seul puisque depuis le début de l’année, 14 règlements de compte ont eu lieu dans le département des Bouches-du-Rhône.

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En déplacement dans le Var, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, n’a pas souhaité faire de commentaires à ce propos. «Je ne commente pas un événement qui vient de se produire et pour lequel je n’ai que peu d’informations», a-t-il dit en portant ainsi le coup de grâce à son directeur local de la sécurité publique !

Mais il y a pire car l’absence de résultat de la police et de la justice à l’encontre des trafics de drogue et même d’armes de guerre, organisés par la pègre venue d’ailleurs (rive sud de la Méditerranée, Balkans ou encore Comores…), montre quotidiennement que le gouvernement de la France est incapable de maintenir l’ordre et de protéger les Français. NULLE PART.

Sous le « règne » de François Hollande, le mensonge est devenu une méthode de gouvernement.

Et comme si la misère de nos hôpitaux ne suffisait pas…

Certains pays étrangers accumulent les dettes auprès des hôpitaux français pour un total (annoncé…) de 120 millions d’euros.

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C’est là le montant de la dette accumulée par les pays étrangers à la fin de l’année 2014 à l’égard de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), selon le bilan de la commission médicale d’établissement (CME) publié début juillet. Cette somme représente plus du double du déficit du compte principal de l’AP-HP en 2014 qui s’élève à 49 millions d’euros.

Et, comme on pouvait s’en douter, l’Algérie est en tête du classement des mauvais élèves avec une dette de 31,6 millions, suivie du Maroc (11 millions) et des États-Unis (5,7 millions). S’ils ne sont pas les seuls, de nombreux autres pays africains apparaissent dans la liste des emprunteurs. Parmi eux, on retrouve le Cameroun, le Gabon, le Sénégal, l’Egypte ou encore le Congo.

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La capitale attire de nombreux patients dans ses hôpitaux publics et ses cliniques privées. Parmi les plus  » illustres  » resquilleurs, le président Algérien Abdelaziz Bouteflika qui se rend régulièrement à l’hôpital du Val de Grâce depuis son AVC en 2013. Ses ministres ne sont pas en reste, à l’instar d’Abdelkader Khomri, ministre de la Jeunesse et des Sports admis quelques jours début juillet dans un hôpital parisien, ou encore le ministre de l’Intérieur Tayeb Belaïz. La dernière arrivée remarquée est celle de l’épouse du sénateur et ex-colonel Tahar Zbiri, venue le 8 juillet à Paris dans un avion affrété spécialement par la présidence algérienne.

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Une plante verte

La dette des pays étrangers se partage entre le crédit des particuliers, celui des organismes de santé étrangers et des ambassades à Paris. Les particuliers sont ceux dont l’emprunt est le plus important, or, comme expliqué dans le bilan de la direction en commission médicale d’établissement, il est impossible de poursuivre les étrangers une fois retournés chez eux ! Par ailleurs, certaines ambassades cumulent également les crédits auprès de l’AP-HP à l’instar de l’ambassade d’Algérie en tête, celle du Maroc ou de l’Arabie Saoudite avec plus de trois millions d’euros de dette pour la chancellerie seulement.

Face à cette situation, l’AP-HP a proposé en interne un plan d’action pour éviter de nouveau ce genre d’excès. En effet, si l’Algérie a presque doublé sa dette en deux ans (passant de 16 millions d’euros d’impayés fin 2012 à plus de 30 millions d’euros en 2014), la dette du Maroc d’environ 11 millions a stagné mais celle de la Tunisie ( portée sans doute par sa « Révolution du jasmin ») s’est presque multipliée par cinq, passant de un million en 2012 à 4,7 millions d’euros en 2014. D’ailleurs, entre 2010 et 2014, le nombre de séjours liés à l’accueil des patients étrangers a augmenté de 9,8%.

Afin d’alléger la charge financière, la direction de l’AP-HP a proposé que les patients non résidents en France payent désormais leurs frais hospitaliers à l’avance sur présentation de devis et surfacturés de 30% pour les interventions programmées. Elle propose également de ne plus prendre en compte la prise en charge par des organismes étrangers et par conséquent d’annuler de nombreux accords bilatéraux en matière de santé. Seuls quelques accords privilégiés seront conservés avec l’assurance maladie tunisienne ou encore la mutuelle des forces armées royales du Maroc.

La nouvelle stratégie devrait être adoptée au 1er septembre 2015 pour tous les étrangers.

À quand la suppression de l’Aide médicale d’Etat prenant en charge intégralement les migrants illégaux ?

Après la Grèce et Porto Rico….

C’est au tour de l’Ukraine de menacer ses créanciers d’un défaut de remboursement de sa dette souveraine. Mais, comme pour la Grèce, nous avions prévenu depuis longtemps. Dès le 24 février 2014 nous prévenions du danger alors que les rebelles mettaient à feu et à sang l’est de l’Ukraine (Lire « Qui va payer ? » https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/02/24/bulletin-climatique-quotidien-24-fevrier-2014-de-la-republique-francaise/). Nous revenions sur ce danger le 27 mars 2015 (Lire « Et une dernière mauvaise nouvelle pour l’UE » https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/03/27/bulletin-climatique-quotidien-27-mars-2015de-la-republique-francaise/). Et qu’a-t-on fait pour y échapper ? RIEN, comme d’habitude.

TOPSHOTS Riot policemen clash with protesters on Independence Square in Kiev, on December 11, 2013. Ukrainian security forces on December 11 stormed Kiev's Independence Square which protesters have occupied for over a week but the demonstrators defiantly refused to leave and resisted the police in a tense standoff. Eite Berkut anti-riot police and interior ministry special forces moved against the protestors at around 2:00 am (midnight GMT) in a move that prompted US Secretary of State John Kerry to express "disgust" over the crackdown.   AFP PHOTO/ SERGEI SUPINSKY

Depuis plusieurs semaines, l’Ukraine a engagé un bras de fer avec ses créanciers autour de l’épineuse restructuration de sa dette publique – 90 % du produit intérieur brut (PIB). Ce qui, notons-le, est inférieur au poids de la dette de…la France. Les discussions ont connu un nouveau rebondissement jeudi 6 août. Ce jour-là, une rencontre décisive devait se tenir à Londres entre Natalie Jaresko – la ministre des finances ukrainienne – et le comité représentant les créanciers privés de Kiev.

Mais, la veille au soir, le ministère a publié un communiqué annonçant le report de la réunion au lundi 10 ou au mardi 11 août. Le motif avancé est que les deux parties ne sont pas d’accord sur les termes de l’allégement de la dette. Si aucun accord n’était trouvé la semaine prochaine, précise le communiqué, le pays « sera forcé de recourir à des options alternatives pour garder sa dette dans les limites exigées par le Fonds monétaire international ». Entendez : déclarer le défaut.

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Une façon de mettre la pression sur les financiers… « Le défaut de paiement a déjà été évité de justesse en juillet, rappellent les analystes d’Oxford Economics. Les négociations sont tendues, mais personne n’a intérêt à ce qu’elles échouent. »

Pour en comprendre l’enjeu, il faut remonter au 11 mars. Ce jour-là, le Fonds monétaire international (FMI) s’est engagé, selon une bonne vieille méthode qui ne cesse de faire la preuve de sa toxicité, à verser une aide de 17,5 milliards de dollars (16 milliards d’euros) sur quatre ans à l’Ukraine – qui en a déjà reçu 5 milliards – en échange de mesures drastiques destinées à redresser l’économie du pays, exsangue.

Le PIB a reculé de 7,5 % en 2014 et devrait s’effondrer de 9 % cette année, selon les prévisions de FMI. La hryvnia, la monnaie nationale, a perdu 40 % de sa valeur par rapport au dollar entre janvier et juillet 2015 (après une dévaluation de 48 % en 2014), ce qui a fait flamber la partie de la dette publique libellée en devises étrangères (les deux tiers). Les réserves de change ont fondu de moitié en 2014. Et l’inflation devrait culminer à 46 % en 2015, épuisant le pouvoir d’achat des Ukrainiens.

Face à ce terrible marasme, le FMI a hésité à soutenir l’Ukraine alors que l’Union européenne, toujours en retard d’une guerre, se dressait contre la Russie de Vladimir Poutine pour récupérer le marché économique moribond de l’Ukraine. En principe, le FMI n’intervient que dans les pays dont il juge la dette publique  » soutenable avec une forte probabilité « . Pour s’assurer que ce soit le cas de Kiev, il a sommé le gouvernement d’entamer des tractations avec ses créanciers privés, afin d’alléger la dette de 15 à 19 milliards de dollars, sur un montant total évalué à 71 milliards en 2014.

Une mesure à laquelle ces derniers se montrent réticents.  » C’est en particulier le cas de Franklin Templeton, ce grand fonds américain qui est le principal créancier privé extérieur du pays « , analyse Sergey Fursa, chez Dragon Capital, à Kiev. Selon nos informations, Franklin Templeton et les trois autres fonds d’investissement américains concernés seraient prêts à accepter de 5 à 10 % de réduction ( » haircut « ) sur les obligations qu’ils détiennent. Mais pas plus.

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Une offre jugée bien trop basse par le ministère des finances, qui espérait obtenir 40 %.  Dans tous les cas, un accord devra être trouvé avant le 23 septembre. Ce jour-là, Kiev devra rembourser 500 millions de dollars d’obligations arrivant à échéance. Le 13 octobre, 600 millions devront également être versés. Enfin, le 20 décembre, le pays doit rembourser l’équivalent de 3 milliards de dollars à la Russie.  » Avec des réserves de change tombées à moins de 9 milliards de dollars, le gouvernement n’aura clairement pas les moyens de payer « , estime William Jackson, spécialiste des pays émergents chez Capital Economics.

Cela ne vous rappelle rien ?

Ces négociations pourraient-elles échouer ?  » Même si le montant de la réduction est encore en débat, tout le monde désire voir un accord conclu au plus vite, confirme une source proche des négociations. Le pire scénario serait qu’en cas d’échec et de défaut l’Ukraine finisse par basculer du côté de la Russie.  »

Cela ne vous rappelle rien non plus ?

Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : la réduction de la dette ne suffira pas à résoudre les douloureux problèmes de l’économie ukrainienne. Le système bancaire, plombé par un niveau élevé de créances douteuses, échappera difficilement à une recapitalisation. De son côté, le gouvernement a entamé la réforme de l’Etat réclamée par le FMI mais les résultats ne sont pas au rendez-vous et les lois votées sont difficiles à mettre en œuvre….

Alors là vous ne doutez plus.

Il n’y a pas que la Grèce qui inquiète ses créanciers !

 

Et pourtant ce n’est pas l’entente cordiale avec Athènes

Les négociations entre le gouvernement grec et ses créanciers de l’Union européenne (le FMI s’est mis en retrait comme nous le précisions dans un précédent Bulletin) sont au point mort.Elles butent en effet sur quelques points que les uns ou les autres considèrent comme essentiels.

Il y a d’abord , bien sûr, la question cruciale pour Athènes de la restructuration de sa dette, sujet soutenu par le Fonds monétaire international mais toujours récusé par l’union européenne. Un casus belli dans les deux sens, ce qui n’augure rien de bon. Mais ce n’est pas tout.

Les projets de taxation des hauts revenus du gouvernement grec ont été le deuxième sujet de désaccord à (ré) émerger cette semaine. Les créanciers exigent notamment que l’impôt sur la solidarité soit ramené de 8 % à 6 % maximum pour les revenus supérieurs à 500 000 euros. Car, selon eux, le taux actuel encouragerait l’évasion fiscale. Le gouvernement grec estime à juste titre qu’il lui appartient de choisir comment répartir l’effort de l’impôt. « Notre objectif a toujours été et reste, dans le cadre qui nous est imposé, de pouvoir soulager les plus vulnérables. Et là, on voudrait de nouveau épargner les plus riches », s’indignait, vendredi matin, une source du parti de la gauche radicale Syriza. En réalité, il apparaît de plus en plus évident que l’Union européenne n’a qu’un souci, la protection des banques et de leurs plus riches clients. La misère croissante de la valetaille ne la concerne pas.

Plus largement, la semaine écoulée a fait apparaître une forte opposition entre les représentants des créanciers et le gouvernement sur les réformes à mettre en œuvre. Les premiers veulent forcer les Grecs à adopter de nouvelles réformes dans les tout prochains jours, en préalable à la conclusion de l’accord global portant sur une aide de 86 milliards d’euros sur trois ans. Afin de lancer ce cycle de négociations, le premier ministre, Alexis Tsipras, a pourtant déjà fait adopter, les 15 et 22 juillet, de difficiles mesures au Parlement grec. Il ne souhaite pas aller plus loin à ce stade. « Nous nous y étions engagés lorsque nous avons accepté l’accord du 13 juillet, explique-t-on au gouvernement. Nous avons donc rempli notre part du contrat et maintenant on veut nous imposer de nouveaux préalables ? » A. Tsipras a rappelé, à plusieurs reprises ces dernières semaines, qu’il s’engageait « à respecter ni moins ni [surtout] plus » que ce qui a été convenu le 13 juillet.

Les créanciers demandent en particulier que soient présentés au Parlement très rapidement des changements dans le régime des retraites. Ils veulent accélérer la suppression des retraites anticipées ou celle d’une prime spéciale aux faibles retraites, l’EKAS. Les créanciers aimeraient aussi raccourcir le délai de la mise en place du départ à la retraite à 67 ans – le précédent gouvernement s’était fixé comme horizon l’année 2022.
« Il y a toujours une période de transition dans un changement de régime de retraites. Dans tous les pays en Europe. Pour permettre une répartition générationnelle de l’effort. Et là encore on bouscule tout, on exige de nous de tout faire en moins de quatre ans. Serait-ce même envisageable dans n’importe quel autre pays d’Europe ? », se demande-t-on chez Syriza. Pour sa part, le gouvernement souhaiterait adopter une loi globale sur la question des retraites en octobre.

Les négociations s’annoncent également tendues sur la question du droit du travail. D’ici à la fin de l’année, un nouveau cadre doit être adopté pour la mise en place de nouvelles conventions collectives. Les créanciers, et notamment le Fonds monétaire international (FMI), insistent pour assouplir la législation des licenciements collectifs. En décembre 2014, c’est sur ce point précis qu’avaient déjà échoué les négociations avec le précédent gouvernement conservateur, entraînant d’ailleurs sa chute.

Dans ce contexte déjà compliqué, le FMI vient d’annoncer que sa participation au prochain plan d’aide à la Grèce était en suspens et le restera sans engagement « concret » des Européens à alléger la dette publique grecque. Mais rien de précis n’a encore filtré sur le montant du prêt qu’il pourrait octroyer à Athènes. L’ombre jetée par le FMI pourrait, en tout cas, envenimer les pourparlers et braquer l’Allemagne qui ne veut pas entendre parler d’un tel allégement.

Pour surmonter l’obstacle, la Grèce, qui s’était dès le début opposée à la participation du FMI à ce troisième plan d’aide, pourrait gagner du temps. Le FMI pourrait ne participer au plan d’aide grec que dans un second temps, d’ici un an, pour la mise en place du plan étalé sur trois années. Dans l’intervalle, le Mécanisme européen de stabilité (MES) serait le seul chargé du financement d’environ 50 milliards d’euros. Ce scénario semble toutefois bien difficile à faire accepter à l’Allemagne.

Comme nous le disons depuis longtemps déjà, nous ne sommes pas sorti de l’auberge.

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Comme nous l’avions annoncé, plusieurs d’entre nous ont participé, jeudi 6 août, à la Fête médiévale de Crozant (23160)

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En voici quelques clichés glanés parmi ceux de Christian Solans

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Eglise Saint-Etienne où furent donnés des chants polyphoniques médiévaux

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Grande parade (gente Dame au bras d’un cadet de Lusignan et leur suite)

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Combat chevaleresque

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Tournois 

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Dame Micheline en son atelier de calligraphie

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Et l’atelier du graveur sur pierre

Le 8 août 2015.

Jean-Yves Pons, CJA.

Le Blog de Thierry Desjardin. La guerre de religion a commencé

26 Sep

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Il serait grand temps que nous nous apercevions –enfin- qu’une nouvelle guerre de religion a éclaté et, cette fois, à l’échelle planétaire. Les Islamistes massacrent les Chrétiens en Egypte, en Irak, aux Philippines, en Indonésie, au Pakistan, au Nigéria, un peu partout.
Malraux avait dit : « Le XXIème siècle sera religieux ou il ne sera pas ». On a bien l’impression que ce siècle qui commence va voir le déchaînement sans pitié d’un Islam renaissant voulant dominer le monde et faire payer à la civilisation chrétienne les quelques siècles pendant lesquels elle a régné sur la planète.


Cette haine du chrétien dépasse de beaucoup tous les problèmes de la foi. En s’attaquant aux églises, aux prêtres, aux religieuses, aux fidèles, les Islamistes veulent abattre la civilisation occidentale, la démocratie, le capitalisme, ce qu’ils appellent le « néo-colonialisme », la parité hommes-femmes, les Droits de l’Homme, le progrès tel que nous le concevons.


Le XXème siècle a été marqué par l’affrontement est-ouest, le bloc communiste contre les pays « libres ». Marx, Lénine et Staline se sont effondrés d’eux-mêmes sous les incohérences, bien souvent monstrueuses, de leur idéologie. Mais ils ont aussitôt été remplacés par Allah et son Prophète. Le Coran a pris la place du Capital, le drapeau vert de l’Islam celle du drapeau rouge, les imams prédicateurs des mosquées celle des commissaires politiques. Le XXIème siècle sera une guerre sans merci car les foules immenses du Tiers-monde islamisé (et des banlieues de nos grandes métropoles) sont autrement plus dangereuses que ne l’ont jamais été les chars du Pacte de Varsovie.


Nous pleurons, avec nos larmes de crocodiles habituelles, les Coptes massacrés à Alexandrie et les Chrétiens assassinés à Bagdad. Mais nous restons les bras ballants.
Il faut bien dire qu’on voit mal ce que nous pourrions faire. Ce n’est plus guère le temps des croisades et nos dernières expériences en Afghanistan ou en Irak (où nous commençons à regretter la belle époque de Saddam Hussein qui savait, lui, au moins, faire respecter la laïcité baasiste) n’ont pas été très concluantes c’est le moins qu’on puisse dire. Il est bien loin le temps où Napoléon III pouvait envoyer un corps expéditionnaire protéger les Maronites du Liban que massacraient les Druzes.


Mais au moins restons lucides et surtout arrêtons de ressortir une fois de plus la fameuse « repentance » qui nous sert désormais pour maquiller toutes nos lâchetés.
Hier, un imbécile de service nous a longuement expliqué à la télévision que si les Islamistes égyptiens massacraient les Coptes c’était parce que ces Chrétiens de la vallée du Nil étaient « les représentants de l’Occident », « les ambassadeurs de la culture européenne », les symboles vivants du capitalisme, du néocolonialisme, du dollar et du coca-cola. En un mot, les ultimes survivants de l’époque coloniale. Autant dire, à l’en croire, que les Islamistes avaient parfaitement raison de vouloir éliminer ces survivances d’un passé détesté.


L’imbécile était, en plus, un inculte. Les Coptes sont les descendants du peuple des Pharaons. « Copte » veut dire « égyptien ». Ils étaient sur les bords du Nil bien avant la conquête arabe et musulmane. S’ils sont plus nombreux au sud, entre Assiut et Assouan, c’est précisément parce qu’ils ont fui les cavaliers conquérants venus d’Arabie. Ils avaient leurs églises bien avant que nous ne construisions nos cathédrales.
 On peut d’ailleurs dire exactement la même chose de tous les Chrétiens d’Orient qu’ils soient catholiques (de rite d’Antioche, de rite syriaque comme les Maronites libanais, de rite byzantin, de rite arménien, de rite d’Alexandrie) ou « non chalcédoniens » comme les Coptes, ou Orthodoxes (ayant leur patriarcat soit à Istanbul, soit à Alexandrie, soit à Jérusalem, soit à Damas). Tous sont « chez eux » dans ces pays-là depuis des millénaires, certains parlant encore l’araméen, la langue du Christ. En faire des ambassadeurs de l’Occident, des représentants du capitalisme colonial est évidemment une absurdité. Même si, en effet, ils sont « de culture chrétienne ». Mais ils l’étaient avant nous.


Nous ne pouvons rien faire pour les protéger mais au moins ne les trahissons pas en reprenant à notre compte les accusations odieuses de leurs assassins. Nous pouvons les accueillir, comme nous nous devons d’accueillir tous ceux qui sont persécutés. Beaucoup ont déjà fui leur pays. Mais, en tous les cas, ne continuons pas à nous boucher les yeux, à parler de « l’amitié islamo-chrétienne », d’un « Islam à l’occidental », de « la cohabitation harmonieuse des trois monothéismes ».


Soyons intransigeants avec les règles de notre laïcité (qui ne doit rien avoir de « positif », quoi qu’en pense Sarkozy) mais ne nous laissons entraîner ni vers la stigmatisation ni vers la discrimination (surtout si elle devait être « positive », comme le souhaite encore le même Sarkozy) car ce serait, évidemment, faire le jeu des fanatiques.
Aujourd’hui, la grande mode est d’évoquer, d’invoquer à tout bout de champ « les années les plus sombres de notre histoire ». C’est souvent absurde et parfois odieux. Mais s’il y a une leçon qu’il ne faut jamais oublier c’est bien celle de Munich. Churchill avait dit : « Ils ont préféré le déshonneur à la guerre et ils auront les deux ». Il ne faut jamais tenter de pactiser avec ceux qui vous ont déclaré la guerre.

http://www.thierry-desjardins.fr/2011/01/la-guerre-de-religion-a-commence/

EGYPTE : UN CASSE-TÊTE POUR L’IDÉOLOGIE DÉMOCRATIQUE. Obama, un caméléon sur couverture écossaise

19 Août

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On l’aura bien compris, Barak Obama tout comme notre illustre président, sont pour la paix et la démocratie partout dans le monde et en Egypte en particulier.

On aura également compris que ce n’est pas gentil de tirer à l’arme lourde sur de pacifiques manifestants. Mais une fois cet angélisme démocratique accepté comme théorème de départ, reste tout de même à déterminer qui est gentil et qui est méchant.

Le drame du démocrate, c’est de ne pas pouvoir faire du manichéisme comme Mr Jourdain faisait de la prose. Quand il est impossible de désigner un méchant absolu, que tout est dans la nuance de tons entre oppresseurs et fanatiques, le démocrate type mondialiste,  modèle Obama, se retrouve comme le pauvre caméléon sur la couverture écossaise. Il crève de ne pouvoir prendre toutes les couleurs à la fois.

A dire vrai les forces de l’ordre, police et armée sont à la reconquête d’un pouvoir qui leur avait échappé. L’armée qui ne fait plus la guerre depuis 71 et les fameux accords de paix qui ont gelé le plus important des pays arabes dans une stratégie américaine très favorable à Israël, se retrouve face à la rue.

Entre le putschiste et le président élu, le cynisme occidental

Mais ceux qui occupent la rue ne sont pas de pacifiques manifestants. Ce sont des fanatiques religieux qui veulent imposer un pouvoir théocratique intégriste par la force et le terrorisme au besoin. Ils ont certes remporté les élections mais, tout de suite, ils ont fait dériver le régime vers un totalitarisme correspondant à leur idéologie religieuse.

Une armée détournée de la guerre pour devenir l’instrument d’un régime autoritaire se retrouve face à des milices armées appuyées par une partie de la population. C’est pourquoi Assad soutient l’armée égyptienne et la Turquie les islamistes. Quant aux démocrates égyptiens, plutôt favorables à l’armée d’ailleurs, ils comptent pour peu de choses.

Les dirigeants occidentaux prisonniers de leurs beaux sentiments pratiquent une hypocrite langue de bois qui condamne la force sans pour autant envisager quoi que ce soit. Une chose est sûre, d’un côté les kakis, de l’autre les barbus et entre les deux pour le moment rien ou presque.

Vu d’occident, on aurait tout intérêt objectivement à une défaite même sanglante des islamistes, car ce sont eux qui nous menacent et certainement pas l’armée égyptienne. Les choses sont simples, sauf pour les idéologies compliquées qui essayent d’adapter des situations spécifiques à des normes communes.

La condamnation prétendument unanime de la communauté internationale, c’est à dire les Usa et leurs alliés est, bien sûr, aussi facile qu’inutile. Se donner bonne conscience est une chose, finalement la seule que nos dirigeants  tentent de faire à chaque fois, de l’Irak à l’Egypte en passant par la Syrie.

Mais  l’esprit critique en apporte la preuve. Face aux conflits de notre temps, la grille de lecture démocratique est obsolète.

                         Jean Bonnevey 

le 18/08/2013

http://metamag.fr/metamag-1465-Egypte—un–casse-tete-pour-l’ideologie-democratique.-Obama–cameleon-sur-couverture-ecossaise..html

   A vrai dire, il n’ya  pas  qu’en Egypte que l’idéologie démocratique ne marche pas … En France , non plus quant on voit les  contorsions du gouvernement  républicain Hollande /Ayrault   pour ne jamais  écouter le peuple s’agissant  du mariage  abusivement présenté  comme étant pour tous Comment ne pas se  scandaliser au  souvenir de l’attitude  du Conseil économique  social et  environnemental refusant , ne serait-ce que de recevoir,la pétition pourtant  signée par 700  000 Français ? https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/02/27/mariage-pour-tous-sauf-pour-le-president-le-conseil-economique-social-et-environnemental-refuse-de-tenir-compte-de-la-petition-populaire-700-000-sigatures/ …Mitterand, lui,  était  -sur ce point, au moins  – un véritable démocrate lorsqu’il retira le 14 juillet 2004 son texte  le grand service public unifié et laïque de l’éducation nationale. http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_de_loi_Savary

Sur les limites de la démocratie née des « Lumières », voir aussi sur ce  blog même : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/08/16/les-deux-democraties/

Alain TEXIER, CJA, Membre du CER

 

Égypte : leur dieu est le dieu du carnage

18 Août

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Ce qui se passe en Égypte est épouvantable. L’armée qui tire dans le tas, à balles réelles, et les victimes qui tombent par centaines. Une répression féroce. Un massacre, dont les auteurs, parfaitement conscients de ce qu’ils font, cherchent d’abord, sans avoir encore pleinement réussi, à épouvanter.

Dans ces conditions, rien d’étonnant, n’est-ce pas, si l’Union européenne et les États-Unis condamnent fermement et vertueusement la violence déchaînée par des autorités de transition qui apparaissent comme de pures et simples marionnettes dont un général, le nouvel homme fort du pays, tire les ficelles. Rien d’étonnant si le Conseil de sécurité appelle le pouvoir à la retenue et recommande à tout hasard la reprise de négociations qui, à vrai dire, n’avaient jamais commencé. Mais ces conseilleurs, qui menacent de ne plus être les payeurs, savent-ils vraiment, ou feignent-ils de ne pas savoir de quoi ils parlent ? Et ces grandes démocraties, en particulier, dont l’équilibre, la stabilité et l’existence même ne sont pas à l’heure présente menacées par la subversion, comment leurs gouvernements réagiraient-ils s’ils étaient confrontés à un péril semblable à celui auquel l’Égypte vient peut-être, de justesse, d’échapper ? On voudrait les y voir. Il est dommage qu’ici et là la connaissance de l’Histoire, avec ce qu’elle signifie en termes de mémoire et ce qu’elle peut apporter en matière de sagesse, soit la chose la moins partagée du monde. Car les États-Unis pourraient trouver un sujet de réflexion dans la façon dont le Nord, jadis, refusa la sécession du Sud, et la France pourrait se demander pourquoi et comment la grande majorité de sa population souhaita et approuva le sanglant anéantissement de la Commune de Paris par l’armée « versaillaise ».

Quel État tolérerait, sans en mourir, l’émergence en son sein et à ses dépens d’un État dans l’État qui le viderait progressivement de sa substance et surgirait vainqueur sur ses débris comme ces guêpes qui naissent et grandissent à l’intérieur de l’insecte qu’elles ont parasité, paralysé et progressivement dévoré ? Sous l’égide d’un président de rencontre, élu par défaut, une organisation rodée à la clandestinité, structurée, ramifiée dans tout le pays, travaillait à étouffer la révolution qui l’avait installée aux commandes, à doter l’Égypte d’une Constitution religieuse et à en faire une République islamique, une théocratie.

Ces malheureux fanatiques qui bravent les tirs de la police et de l’armée ne sont pas des agneaux innocents qui tendent le cou au sacrificateur. Les Frères musulmans, s’il faut les appeler par leur nom, fomentèrent il y a trente ans l’assassinat d’Anouar el-Sadate, le héros oublié qui avait osé faire la paix avec Israël. N’étant pas de force face à l’armée, ils se vengent dès à présent sur plus faibles qu’eux et les dizaines d’églises incendiées par leurs mains, les chrétiens coptes dont l’histoire se confond avec celle de l’Égypte, attaqués, lynchés, abattus, publiquement menacés d’éradication, témoignent de la conception que la confrérie se fait de la société et de son attachement à l’idéal du mourir ensemble. Son dieu est le dieu du carnage.

L’Égypte n’est pas, pour reprendre l’ânerie qu’ânonnent pieusement les commentateurs, « au bord de la guerre civile », elle a plongé dans la guerre civile, comme l’Algérie en 1991. Une différence de taille est que l’armée, contre laquelle s’était faite la révolution il y a deux ans, bénéficie aujourd’hui du soutien et même du concours actif de la masse des Égyptiens.

On comprend que Téhéran s’en afflige et ne ménage pas ses encouragements à la contre-révolution obscurantiste qui croyait bien avoir partie gagnée. La charia pour loi, un Guide suprême pour président, l’armée mise au pas, des milices pour quadriller la population, des tribunaux coraniques, des passages à tabac, des fers, des bourreaux, des supplices pour les femmes sans voile et pour les hommes sans peur, la voie semblait toute tracée et les sources d’imitation se tenaient à la disposition des Frères pour leur donner le mode d’emploi qui a si bien réussi à l’Iran depuis 1979. Le coup d’État de l’armée est d’abord un coup d’arrêt sur un chemin sans retour.

Dominique Jamet

http://www.bvoltaire.fr/dominiquejamet/egypte-leur-dieu-est-le-dieu-du-carnage,33574?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=cb485bc540-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-cb485bc540-30399893