Tag Archives: Elections présidentielles américaines

Et pendant que les américains se déchirent , regrettons la succession capétienne

20 Oct

Chère Anne, vous écrivez à propos des présidentielles américaines :

 » A tout prendre, je préférerais M. Trump… mais ce n’est pas mon affaire »
NDLRB. Ce choix est peut-être excessif.

Ce n’est pas la mienne non plus quoique le succès de l’un ou de l’autre aura fatalement des conséquences sur notre scrutin de 2017, même si, comme il est probable, les écarts sont ténus.
Comment les royalistes que nous sommes vous, moi (et beaucoup d’autres) , pourrions-nous ne pas être consternés à la vue de cirque électoral pitoyable, ruineux et surtout DIVISEUR . La succession capétienne, si naturelle, si simple, si efficace, UNIFICATRICE nous fait cruellement défaut. Que de regrets !

Amitiés,
Paul.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (30 octobre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

30 Oct

Météo Pluie

                                       L’ouragan Sandy est passé par là.

*  2008 – 2012 , même combat :

Barack Obama fut, en 2008, le  candidat des journalistes français et de la pensée conforme et obligatoire qu’ils nous infligent. Mais pensez-vous que les déceptions qu’il a fait naître aux Etats-Unis  aient émoussé l’ardeur de nos perroquets en faveur de sa réélection? Pas du tout. Et pourtant, Barak Obama peut perdre la présidentielle du 6 novembre. Les sondages le donnent au coude à coude avec Mitt Romney. Le sort du président sortant est entre les mains d’une poignée d’Etats, tentés pour certains de basculer dans le camp républicain. « Dès à présent, la désillusion qui entache celui qui était présenté, en 2008, comme le messie annonçant l’homme nouveau, met en lumière la vacuité que dissimulait la propagande médiatique mise à son service. L’échec d’Obama serait aussi celui des innombrables commentateurs qui auront voulu juger l’homme en fonction de sa couleur de peau, en l’occurrence de son « métissage », érigé en symbole d’un nouveau monde, globalisé et plat. Les effets de ce raisonnement à courte vue…sont aujourd’hui connus : les Etats-Unis, pour avoir tenté d’imiter l’Europe déclinante, se sont affaiblis.« , écrivait il y a peu Yvan Rioufol dans Le Figaro.

Mais qui veut voir en France que le bilan d’Obama, c’est, pour les Américains, davantage de dettes publiques et de pauvreté ? Seul le chômage a légèrement baissé ces derniers jours après avoir aussi augmenté. Au plan international, l’exécution de Ben Laden ne peut faire oublier l’humiliation que fait subir l’islam radical aux Etats-Unis. Jamais l’islamisme ne s’est aussi bien porté au Proche et au Moyen Orient (et que dire du Maghreb…) que sous la doctrine du « soft power ». Et ce ne sont pas les rodomontades exprimées à propos de la Libye et de la Tunisie qui vont y changer quoi que ce soit. Il est vrai que la France (ou plutôt ce qu’il en reste) n’a pas de leçon à donner aux Etats-Unis dans ce domaine !

Pourtant, le plus grave dans cette affaire obamaniaque, est que nous pouvons être assurés qu’en cas d’échec de leur champion, aucun des acteurs médiatiques français ne fera son auto-critique. Obama sera une victime de plus de la « haine raciale » et de l’hostilité viscérale des « conservateurs ». Oubliant, pour les besoins de leur cause, que l’obamaphobie la plus déterminée est aujourd’hui celle du peuple américain !

En revanche, s’il est vainqueur le 6 novembre, sachez déjà que le champagne coulera à flot…dans les rédactions françaises.

*  On a déjà entendu ça quelque part…:

Face à l’afflux, toujours plus important, de « réfugiés » (entendez:  » d’immigrants clandestins ») dans sa bonne ville de Dijon, le maire socialiste de cette belle ville de Bourgogne (et sénateur de la Côte-d’Or), M. François Rebsamen, a déclaré : « Dijon veut bien prendre sa part d’humanité, mais ne peut accueillir toute la misère du monde » ! On croit rêver. En tout cas, M. Rebsamen ne s’était pas signalé jusqu’à présent comme un disciple de Michel Rocard. Alors, puisqu’il nous offre une sorte de « coming out », pourquoi n’irait-il pas jusqu’au bout en reprenant une autre affirmation de Michel Rocard (du 7 janvier 1990):  » La France n’est plus, ne peut plus être, une terre d’immigration  » ?

Il faut dire que la situation dans sa bonne ville n’est pas à l’amélioration. En effet, selon la préfecture, avec 1352 « primo-arrivant » (comme il est dit dans le jargon le plus « soft ») en 2011 et plus encore en 2012, l’afflux de demandeurs d’asile à Dijon a augmenté de 607 % depuis 2007 ! Et la Côte-d’Or est devenue le troisième département d’accueil (après l’Ile-de-France et des départements d’Outre-mer), devant le Rhône. Principalement venus d’Afrique sub-saharienne, via la Libye, ils y retrouvent, depuis quelques mois, d’autres musulmans venus des Balkans, les Kosovars en particulier. Inutile de souligner que tous les services municipaux d’accueil sont à saturation mais la préfecture, elle, est…débordée et sur 460 reconduite à la frontière prononcées, une seule a été réellement exécutée ! Les centres d’hébergement des sans-abris et les organismes de distribution alimentaire, comme les Restos du coeur s’en trouvent gravement perturbés et la tension monte logiquement entre ceux qui sont contraints de les fréquenter et les nouveaux arrivants qui leur sont imposés.

Que du bonheur et quelques nouvelles jacqueries en perspective.

*  La Finlande a voté, qui vous en parle ? 

Les élections municipales ont eu lieu dimanche 28 octobre en Finlande. Dans le silence médiatique le plus grand. Il est vrai que ce petit pays scandinave dérange nos penseurs de gauche. Pensez-donc: stabilité politique (bien que la Finlande soit la seule république du nord, qu’en serait-il en monarchie ?), économie plutôt florissante, membre de l’Union européenne et de la zone euro mais très critique vis-à-vis de la politique menée par Bruxelles (en particulier en ce qui concerne l’aide aux pays en ruine), peu accueillant aux étrangers, surtout extra-communautaires; etc. Au point que l’étude Legatum Prosperity classe la Finlande en première position à la suite de ses performances économiques et de la qualité de vie.

Or il se trouve que le parti de Vrais Finlandais (auquel on attribue dans nos médias le qualificatif infamant de « populiste ») confirme son implantation en gagnant 7 points par rapport à 2008. Avec 12,3% des voix, il est le seul a avoir progressé un an et demi après son succès aux élections législatives de 2011 (où il avait obtenu 19% des voix).

Il a échoué cependant dans son projet de dépasser le Parti du centre (18,7 %) et de prendre la tête de l’opposition. Il est resté en dessous des 15 % que lui laissaient espérer les sondages. Mais il peut se féliciter, preuve de l’ancrage réel du parti, d’avoir pu présenter 4 000 candidats et être présent dans la plupart des trois cents communes du pays.

« En 2008, nous n’avions pas de candidats dans une centaine de municipalités », explique son président.  En revanche, le fait que beaucoup ne soient pas connus explique selon lui que le parti n’atteint pas les 19 % des législatives de 2011.

Le parti prospère sur la critique des aides aux pays en difficulté de l’Union européenne et sur fond de scandale du financement des partis. Mais il a également profité d’un climat de plus en plus hostile aux étrangers, dans un pays qui en compte peu. Pour le moment, il ne participe pas à la coalition gouvernementale conservatrice mais travaille à sa propre organisation en vue des élections législatives de 2015 où ses dirigeants espèrent…un raz-de-marée.

Le 30 octobre 2012.

Jean-Yves Pons.