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BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (20/21 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

21 Avr


*  IL ACCÉLÈRE, 
ON ACCÉLÈRE !

François Hollande veut passer en force sur le « mariage pour tous », contre l’avis et au mépris de la majorité des Français. Il accélère le calendrier parlementaire.
La Manif Pour Tous accélère aussi !
Grande manifestation à Paris dimanche 21 avril
 
Rendez-vous 14h30 place Denfert-Rochereau, 
 
avec vos drapeaux, sifflets, trompettes…
 
en direction de la place des Invalides !
 
 

*  À qui profite le crime (suite…et fin) :

Les auteurs des attentats de Boston ont été identifiés, il s’agit de deux frères d’origine tchétchène. Le premier, tué vendredi matin, s’appelait Tamerlan Tsarnaev et était âgé de 26 ans. Il avait été interrogé par le FBI en 2011 sur des soupçons de tendances islamistes. Le second, arrêté dans la nuit de vendredi à samedi, s’appelle Djokhar Tsarnaev et est âgé de 19 ans. Les deux hommes vivaient aux Etats-Unis depuis plusieurs années et avaient été naturalisés américains.

Djokhar avait mis en ligne des liens vers des sites islamistes et indépendantistes tchétchènes sur ce qui semble être sa page personnelle sur un réseau social russe. Sur sa page, à la rubrique « vision du monde », il a répondu « islam », tout en définissant « carrière et argent » comme sa « priorité personnelle ». On peut également y lire une blague : « Un Tchétchène, un Daghestani et un Ingouche sont dans une voiture. Qui conduit ? » Réponse : « La police » (russe).

Le deuxième suspect, mort après la fusillade, était son frère aîné, âgé de 26 ans, Tamerlan Tsarnaev. Tarmerlan aurait été arrêté en juillet 2009 pour violence domestique, après avoir agressé sa « copine », américaine blanche.

Deux ans plus tard, il a été entendu par le FBI après l’avertissement des autorités russes qui soupçonnaient le jeune homme d’être « un adepte de l’islam radical » sur le point de quitter les Etats-Unis pour rejoindre un mouvement armé. Mais d’après la police fédérale, l’audition de Tamerlan Tsarnev n’a pas permis de « découvrir une quelconque activité terroriste« . On croit relire l’histoire de Mohamed Merah…

Tout deux possédaient une expérience militaire, toujours selon NBC News, expérience peu claire pour l’instant. Ils pratiquaient la boxe et la lutte, selon un ami à eux cité par CBS. Tamerlan aurait d’ailleurs interrompu ses études d’ingénieur un semestre pour pratiquer la boxe et s’entraîner pour la compétition des National Golden Gloves.

Dans un reportage, l’un d’eux livre quelques confidences, notamment que sa petite amie s’est convertie à l’Islam et qu’il rêvait de faire partie de l’équipe nationale de boxe américaine.

« Je n’ai aucun ami américain, indique-t-il dans le reportage, je ne les comprends pas« . « Tamerlan dit qu’il ne fume plus et ne boit plus : -Dieu dit plus d’alcool-« , écrit le photographe Johannes Hirn, qui cite Tamerlan lui disant qu’il est « très religieux » : « il n’y a plus de valeurs » et « les gens ne se contrôlent plus« , lui aurait-il confié. Le suspect décédé a d’ailleurs créé une  chaine You Tube consacrée à l’Islam il y a six mois.

Les deux frères vivaient ensemble aux Etats-Unis depuis 2002 ou 2003. Ils avaient fui la Tchétchénie avec leur famille, puis ont grandi au Kirghizstan. Ils possèdeaient des passeports kirghize au moment de leur demande de carte de résident (green card).

On ne sait toujours rien sur les motivations des deux hommes mais les enquêteurs s’orientent vers la piste de l’extrémisme islamiste, selon des sources proches du conseil de sécurité nationale et de la police.

En un mot, l’affaire est claire et nous attendons avec la plus grande impatience l’acte de contrition de France inter lundi 22 avril ! Mais peut-être ne vous souvenez-vous pas de ce que nous écrivions ici-même le 16 avril dernier, au lendemain de l’attentat de Boston et de sa relation sur les ondes de notre radio nationale. Cela mérite un bref retour en arrière (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/04/16/bulletin-climatique-quotidien-16-avril-2013-de-la-republique-francaise/):

 » C’est devenu un rite. Dans les heures qui suivent un attentat, certains s’empressent de soupçonner…la droite forcément « extrême ».

 » Ils  » avaient fait cela  après Carpentras.  » Ils  » ont recommencé à Toulouse, après les meurtres de Mohamed Merah. Et  » Ils  » continuent à propos du marathon de Boston.

 » Ils « , ce sont les journaleux de France Inter ! Entendu ce matin dans la bouche de Patrick Cohen (le nouveau Fouquier-Tinville du 7/9 de la radio nationale : (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/03/17/le-fouquier-tinville-de-france-inter/), suivez bien car tout y est : s’adressant à la correspondante de la radio aux Etats-Unis (Fabienne Sintes), notre nouveau Fouquier-Tinville insista sur le fait que l’attentat à la bombe qui a endeuillé la ville de Boston a eu lieu  » le jour du Patriot’s Day, qui correspond au dernier jour pour les déclarations d’impôt, et ce qui fait penser « éventuellement »(vous apprécierez l’insinuation) à des « extrémistes de droite », des « militants anti-impôts », des « groupes extrêmement conservateurs » ou « ultra-patriotes » qui peuvent faire acte de violence «  .

Non seulement ces gens sont fous, mais ce sont des obsédés qui font feu de tout bois pour alimenter leurs fantasmes. »

*  Dans la rubrique « Il vous mentent » :

(Entretien avec Eric Verhaeghe, Mathieu Mucherie et Sophie Pedder )* Non, les banques ne sont pas si solides

Non, les banques ne sont pas si solides

  • François Hollande avait déclaré lors de son discours du Bourget en janvier 2012 : « Mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance ». Sa réforme bancaire a minima suffira-t-elle à nous préserver d’une nouvelle crise financière ?

Eric Verhaeghe : Mais qui, à part les banquiers, a soutenu que les banques étaient solides? Tout le monde sait que les banques continuent à afficher dans leurs bilans des actifs surévalués. Certains ont prié Sainte Rita, madonne des actuaires, en espérant pouvoir le cacher le plus longtemps possible, mais le miracle ne s’est pas produit. C’est le cas du Crédit Agricole qui a englouti des milliards et des milliards dans des placements absurdes en Grèce, financés par les scandaleux profits de l’assurance emprunteur. De ce point de vue, le gâchis est énorme.

Toutes les banques sont contaminées par ces produits toxiques. Là, pour le coup, il faut instruire le procès des medias, qui ont savamment caché la réalité aux Français, et qui continuent à la cacher avec des méthodes peu recommandables.

Mathieu Mucherie : Les banques commerciales sont, dans une situation de crise monétaire, hyper-dépendantes de la politique de la banque centrale, je veux dire par là encore plus dépendantes que d’habitude.

On peut donc dire que les valeurs bancaires de la zone euro sont assez logiquement massacrées par les marchés depuis 2007, plus que leur consœurs américaines. Rien à voir avec la régulation ou la supervision, et tout à voir avec l’absence de Quantitative Easing (assouplissement monétaire, ndlr) et en conséquence avec la fragilité des PIGS et en conséquence avec l’obligation de perfuser les banques des PIGS par des programmes de liquidités trompeurs ; pour résumer : la BCE matraque les banques par sa politique hyper restrictive, et dans le même temps elle perfuse les maillons les plus faibles qu’elle transforme en banques zombies à la japonaise pour éviter une cascade de faillites qui lui serait reproché, d’où un syndrome de Stockholm chez les acteurs bancaires, et au total comment voulez-vous que les acteurs économiques et financiers s’y retrouvent ?

* Éric Verhaeghe est l’ancien Président de l’APEC (l’Association pour l’emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). 
Diplômé de l’ENA (promotion Copernic) et titulaire d’une maîtrise de philosophie et d’un DEA d’histoire à l’université Paris-I. 

* Mathieu Mucherie est économiste de marché sur Paris, et s’exprime ici à titre personnel.

* Sophie Pedder est Chef du bureau de The Economist à Paris depuis 2003.
Elle est l’auteur de Le déni français aux éditions JC Lattès.

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

La Nuit aux Invalides

 

 Pour la deuxième fois, la cour d’honneur du Musée de l’armée accueille, du 18 avril au 7 mai, l’étonnante production d’Amaclio et de Bruno Seillier. Une plongée vertigineuse dans l’histoire de France.

Lancée l’année dernière, la première Nuit aux Invalides a connu un succès inattendu, avec plus de 4000 spectateurs par soirée une semaine durant. Une consécration pour un spectacle qui ne ressemble absolument à aucun autre. Ni son et lumière ni projection cinématographique, encore moins représentation théâtrale ou pure reconstitution historique, le travail de Bruno Seillier et de la société Amaclio ne rentre dans aucune case et l’on ne s’en plaint guère. Au contraire.

Fondées sur l’utilisation de nouvelles technologies de projection d’images et de vidéo monumentales, ses créations permettent littéralement de donner vie aux édifices sur lesquels elles sont diffusées. Projetée à 180 degrés sur plus de 250 mètres de façade, la mise en lumière des pierres de la cour d’honneur de l’hôtel des Invalides est une étrange expérience. Presque malgré soi, on se retrouve plongé dans une narration à la fois subjective et profonde de l’histoire, les souvenirs d’un lieu que l’on croyait connaître et la mise en scène subtile des grands mythes français. L’adhésion est immédiate. Les murs se mettent à parler, l’architecture raconte quatre siècles d’épopée, sans temps mort ni grandiloquence. Pendant trente-cinq minutes, un spectacle total.

Le prince Louis de Bourbon, chef de la Maison de Bourbon, était présent au spectacle du jeudi 18 avril.

Ce n’est pas la première fois que Monseigneur le Duc d’Anjou se rend aux Invalides. La dernière visite du prince dans ce lieu prestigieux était dédiée à la présentation de ses deux fils, les ducs de Bourgogne et de Berry, en juin 2012. Une réception, organisée par l’Institut Duc d’Anjou, qui avait rassemblé 400 participants dans les salons du Gouverneur Militaire de Paris.

L’hôtel des Invalides est un monument parisien dont la construction fut ordonnée par Louis XIV (Edit royal du 24 février 1670) dont le prince Louis de Bourbon est le descendant direct.

La Nuit aux Invalides. Spectacle monumental 3D. Du 18 avril au 7 mai.

HOTEL NATIONAL DES INVALIDES

ENTRÉE ESPLANADE DES INVALIDES 

ACCES PAR LA RUE DE GRENELLE

75007 PARIS 07

Le 21 avril 2013.

Jean-Yves Pons.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (18 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE.

18 Avr

*  L’espérance de vie en bonne santé stagne :

Les Européens vivent de plus en plus vieux, mais leur « espérance de vie en bonne santé » après 65 ans stagne depuis 2005, atteignant 8,8 ans pour les hommes et 8,6 ans pour les femmes, selon des chiffres rendus publics mercredi à Paris dans la revue Population et Sociétés (http://www.ined.fr/fr/publications/pop_soc/).

Alors que l’espérance de vie à 65 ans a augmenté de 1,3 an pour les hommes et de 1,2 an pour les femmes depuis 2005 dans les 27 pays de l’Union européenne, l’espérance de vie sans incapacité (EVSI), devenue un indicateur important des politiques européennes, n’a pratiquement pas bougé, augmentant de 0,2 an seulement pour les hommes et diminuant même de 0,2 an pour les femmes au cours de la même période.

« Cela signifie que les années de vie supplémentaires sont vécues avec des limitations d’activité« , explique Jean-Marie Robine, directeur de recherche à l’Inserm qui coordonne l’Action européenne conjointe sur les années de vie en bonne santé (EHLEIS).

La France reste la championne de « l’espérance de vie à 65 ans » (à savoir le nombre d’années à vivre pour une personne âgée de 65 ans), affichant 19,3 ans pour les hommes et 23,8 ans pour les femmes en 2011, contre 18 ans pour les hommes et 21,4 ans pour les femmes dans l’ensemble des pays de l’UE.

La France fait partie des pays où l’espérance de vie à 65 ans a le plus augmenté: 1,8 an pour les femmes et 1,6 an pour les hommes entre 2005 et 2011.

Mais comme dans le reste de l’Europe, l’espérance de vie en bonne santé a stagné en France entre 2005 et 2011, surtout en ce qui concerne les femmes (+0,3 an, considéré comme « non significatif ») , les hommes ayant pour leur part gagné 1,2 an, soit nettement plus que la moyenne européenne.

Des écarts importants, pouvant atteindre plus de 10 ans, subsistent entre les différents pays européens, selon des chiffres publiés en mars par Eurostat, l’office statistique de la Commission européenne. Les hommes lituaniens ont ainsi une espérance de vie à la naissance de 68 ans contre 79,9 ans pour leurs homologues suédois.

Des différences existent également en ce qui concerne l’espérance de vie en bonne santé qui va de 52 ans en Slovaquie pour les hommes qui naissent actuellement, à 71,1 ans en Suède (chez les femmes, les chiffres vont de 52 ans en Slovaquie à 70,7 ans à Malte).

À 65 ans, l’espérance de vie en bonne santé atteint encore 15 ans chez les femmes suédoises ou norvégiennes, mais tombe à 9,9 ans chez les femmes françaises et à 9 chez les femmes espagnoles dont les espérances de vie globales font partie des plus élevées d’Europe.

« C’est probablement dû au fait que les pays nordiques privilégient l’autonomie et favorisent plus l’indépendance des individus alors que les pays du sud réussissent à faire vivre leur population plus longtemps avec des incapacités ou des maladies chroniques » explique M. Robine.

Le cas le plus intéressant est celui du Danemark où l’espérance de vie à 65 ans chez les femmes est inférieure de près de 4 ans à celle des Françaises, alors que leur espérance de vie en bonne santé est supérieure de près de 3 ans.

Au chapitre des bonnes nouvelles, M. Robine cite un nouvel indicateur qui mesure les années de vie où les gens se perçoivent en bonne santé, qui a augmenté paradoxalement en Europe entre 2005 et 2011 (1,5 an pour hommes et 1,6 an pour les femmes), alors même que le nombre des personnes vivant avec des incapacités ou des maladies chroniques augmentait. Ce qui montre l’efficacité encore réelle des services de santé et de soins à la personne.

Mais pour combien de temps, quand on considère la vitesse à laquelle se dégrade la santé des plus pauvres dans les pays européens les plus frappés par la crise (vous serez particulièrement édifiés par un très récent article paru dans l’ International Herald Tribune et intitulé « Beaucoup d’enfants ont faim en Grèce« http://www.nytimes.com/2013/04/18/world/europe/more-children-in-greece-start-to-go-hungry.html?ref=global-home&_r=0 – ) ?

*  Dans la rubrique « Ils vous mentent » :

(Entretien avec Eric Verhaeghe, Mathieu Mucherie et Sophie Pedder )*

Non, la crise de l’euro n’est pas finie

  • Le président français a affirmait lundi 10 décembre 2012 : « la crise de la zone euro est « derrière nous ». A condition que nos créanciers continuent à acheter notre dette…

Eric Verhaeghe : Soyons clairs: l’euro est une monnaie en crise structurelle permanente. Pour une raison simple: les distorsions entre les pays de la zone euro ne sont pas mises sous contrôle par une politique budgétaire harmonisée. Tout le monde sait cela depuis les années 60 et l’invention de la théorie de la zone monétaire optimale. Selon cette théorie, une monnaie unique ne peut fonctionner que si elle s’accompagne d’une politique économique concertée sur l’ensemble de la zone de monnaie unique.

Quand on a créé l’euro, cette théorie était parfaitement connue et, pour le coup, les politiques ont fait semblant de ne pas savoir. Ils ont créé la monnaie unique en jurant que sa réussite n’exigeait pas une diminution de la souveraineté nationale en matière budgétaire. C’était un mensonge pur. Certains ont fait le pari que l’euro produirait de la croissance et que la question de l’harmonisation budgétaire ne se poserait pas immédiatement.

Mathieu Mucherie : La crise en zone euro ne peut que continuer tant que la terreur monétaire (des taux 300 points de base trop hauts pour nous et 600 points de base trop hauts pour les Espagnols) continuera, c’est-à-dire tant que la BCE indépendante n’aura pas été destituée d’une façon ou d’une autre.

En attendant, la dette privée et publique ne peut se réduire, compte tenu des pressions déflationnistes, le refrain est bien connu depuis Irving Fisher au moins. Au mieux ce sera la japonisation au Nord (mais la France fera-t-elle partie du Nord ?) et l’Argentinisation au Sud (mais sans le soja OGM et les matières premières pour amortir). Tous aux chaloupes, et bonne chance.

Sophie Pedder : François Hollande avait un problème : il semblait voir la crise en zone euro comme une petite crise de nature conjoncturelle à laquelle succéderait rapidement et facilement la croissance économique et les bénéfices qui y sont inhérents. En réalité, nous sommes parti pour des années et des années de croissance molle en Europe comme ce fut le cas pour le Japon. Nous ne sommes pas dans une situation conjoncturelle mais structurelle. La croissance semble faire son retour au niveau mondial, les pays émergents étant devenus les moteurs de celle-ci. Seule l’Europe est encore en récession et les politiques, surtout en France, n’ont pas encore trouvé de nouveaux moteurs de croissance internes pour l’avenir de notre pays.

Nous ne pouvons pas parler d’une crise bientôt finie puisque nous connaissons actuellement une véritable mutation structurelle de notre économie. La France doit miser sur le high-tech, l’innovation et le savoir. Nous ne pouvons plus attirer les investisseurs avec nos usines automobiles. Il nous faut le Google français de demain et plus globalement les entrepreneurs des secteurs d’avenir. Nous ne pouvons plus être dans le déni.

* Éric Verhaeghe est l’ancien Président de l’APEC (l’Association pour l’emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). 
Diplômé de l’ENA (promotion Copernic) et titulaire d’une maîtrise de philosophie et d’un DEA d’histoire à l’université Paris-I. 

* Mathieu Mucherie est économiste de marché sur Paris, et s’exprime ici à titre personnel.

* Sophie Pedder est Chef du bureau de The Economist à Paris depuis 2003.
Elle est l’auteur de Le déni français aux éditions JC Lattès.

* Souvenir, souvenir…

Il n’est pas inutile, en ces temps où règnent le mensonge, les turpitudes et l’incompétence, de rappeler le communiqué de presse de Harlem Désir et de Karine Berger, au nom du Parti socialiste, le 5 décembre 2012 :

 » Les attaques contre Jérôme Cahuzac sont inacceptables. Le combat politique n’autorise pas tout. Le Parti socialiste condamne fortement les attaques et les calomnies sans fondement à l’encontre de Jérôme

Cahuzac. C’est le combat du Ministre du Budget contre la fraude fiscale et pour la justice fiscale qui est ici visé par ses adversaires. Le Parti socialiste réaffirme tout son soutien à Jérôme Cahuzac pour le combat qu’il mène en faveur de la justice et de l’intérêt général. »

Mais ce n’est pas tout !

Après les aveux puis la fausse « confession » télévisuelle (BFM TV) de Jérôme Cahuzac, nombreux sont ceux parmi les journalistes qui critiquaient ou mettaient en doute les investigations de Mediapart qui, de peur d’être montrés du doigt, se réfugient frileusement derrière LE MENSONGE de l’ex-ministre. Allant même jusqu’à convoquer la fine fleur de la psychanalyse (comme Pascale Clark, sur France inter) pour nous expliquer, au cours de leurs sabbats médiatiques, les différences qui pourraient exister entre le mensonge, l’imposture et… »la part d’ombre » de chacun de nous ! C’est tellement facile, après.

Souvenez-vous quand même, par exemple, de Jean-Michel Aphati (RTL et Canal +) disant au Point: « Quelles sont leurs preuves ? Je m’interroge sur cette pratique du journalisme. Mediapart affirme que Cahuzac a transféré son compte à Singapour. Et on est obligé de les croire ? ». Ou encore sur son compte Twitter, en mars dernier: « Trois mois après l’enquête de Mediapart, nous ne savons toujours pas si Cahuzac a eu un compte en Suisse. C’est dire si l’enquête est bonne. » Mais on peut en citer d’autres, telle Cécile Casciano, de L’Express qui accusait Mediapart de « feuilletonner », c’est à dire de « mettre ne scène l’information en la découpant par épisodes, en gardant de nouveaux éléments sous le coude« . Ajoutant aussi: « Outre le supplice chinois que doit subir la personne mise en cause, ce procédé affaiblit, en l’étalant dans le temps, la force du scoop et peut, pour certains observateurs, porter atteinte à la crédibilité du média qui l’emploie. » Qu’en termes perfides ces choses-là sont dites…

Tous ces imposteurs nous montrant, en réalité, à la fois leur connivence initiale avec le pouvoir, genre « Touche pas à mon pote« , et leur lâcheté finale une fois que le pot aux roses a été découvert.

C’est à vomir…

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Signac , les couleurs de l’eau

29 mars – 2 juillet 2013

Dans le cadre de la seconde édition du festival Normandie Impressionniste consacrée au thème de l’eau, le musée des impressionnismes Giverny organise une exposition « Signac, les couleurs de l’eau ». 

Comme Claude Monet, Paul Signac a trouvé une source d’inspiration constante dans l’évocation de l’eau et de ses couleurs. 
Depuis les premières marines peintes sur le littoral normand avec une vigueur et une liberté impressionnistes jusqu’aux amples architectures portuaires aux couleurs vives d’après-guerre, la description de l’eau et du ciel offrirent à Signac un inépuisable prétexte à multiplier les variations chromatiques. 

L’exposition compte environ 130 œuvres, peintures, aquarelles et dessins. Elle est complétée par une riche section documentaire (photographies, publications et correspondances) présentée avec le concours des Archives Signac.

Paul Signac, Port-en-Bessin. Le Catel, 1884. Collection particulière

Organisée par le musée des impressionnismes  Giverny en collaboration avec le musée Fabre de Montpellier Agglomération.

Adresse : 99 Rue Claude Monet, 27620 Giverny
Téléphone :02 32 51 94 65
Le 18 avril 2013.
Jean-Yves Pons.