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La France doit être réparatrice de l’Histoire ! et non souffler sur les braises au bénéfice des Etats-unis.

2 Juin

MERCREDI 31 MAI 2017

La venue de Poutine à Versailles doit être pour la France l’occasion d’innover enfin une véritable politique étrangère.

Philippe Arnon. Consultant. Docteur en droit

La venue de Poutine à Versailles doit être, pour la France, l’occasion d’innover enfin une véritable politique étrangère. Or, assurer, comme l’a fait le Président Macron, que les discussions avec le chef du Kremlin seront « sans concessions » est franchement une aberration tout simplement parce que cela signifie qu’il n’y a pas, de la part de notre pays, de volonté de jouer le rôle qui lui revient sur le plan international mais celle de se cantonner dans le rôle d’enfant obéissant de l’OTAN, comme il l’a été jusque-là.

La France doit, partout dans le monde, assumer le rôle fondamental de décrispation. Or, les crispations, ce n’est pas ce qui manque et ce qui va manquer demain, sachant l’hurluberlu qui dirige les États-Unis, lui qui voit le monde uniquement comme un marché. La décrispation, elle doit commencer chez nous en Europe. La France doit faire tout son possible pour que Poutine ne soit plus obsédé par son rêve de grandeur. Mais elle doit aussi taper du poing sur la table vis-à-vis de l’Ukraine : le problème fondamental vient en grande partie de ce pays qui a voulu imposer la langue ukrainienne du côté de Doniets. Notons que, sur le plan de la corruption, il se situe au 131 e rang mondial… comme la Russie, d’ailleurs. Il faut arrêter de dénigrer les Russes. Notre rôle doit absolument consister à faire que les liens entre eux et les pays de l’Est se détendent. Les Estoniens, par exemple, ont tout à gagner à « faire copains » : jusque-là, ils vendaient du lait, du fromage, de la viande de porc aux Russes. Combien de millions de dollars ont-ils perdus suite aux sanctions ? Et qu’ont donc apporté les sanctions ? Crisper encore plus les crispations !

Nous devons retirer des pays baltes nos troupes, qui seraient rapidement débordées si la Russie décidait d’attaquer.

D’après un stratège russe, il ne faudrait que 48 heures à la Russie pour occuper l’ensemble des pays baltes. Notre présence est donc une opération suicide en puissance, en plus d’être une opération nourrissant la crispation. La France doit aller jusqu’à créer dans l’esprit des pays de l’Est et de la Russie un espace Schengen en les incitant à créer le maximum de relations, commerciales, culturelles, linguistiques… Il n’est pas possible de croire que les tensions vont ainsi continuer ad vitam aeternam. Là est notre rôle. Nous avons bien fini, nous, par l’assumer avec l’Allemagne après tant d’années et d’années de haine. En un mot, la France doit être réparatrice de l’Histoire.

Angela Merkel a pu juger, lors du G7 en Sicile, le niveau d’intelligence et, donc, la dangerosité de Trump. Maligne comme elle est, elle n’a pas hésité à se positionner comme chef de file de l’Europe, en affirmant clairement ce qui désormais nous différenciait des États-Unis. Il ne faut pas laisser l’Allemagne s’assigner un nouveau rôle diplomatique. Chaque fois, cela a fini par une catastrophe. S’il faut porter haut, sur le plan mondial, le rôle de l’Europe, c’est à la France de le faire, surtout pas à l’Allemagne, trop brutale, comme l’a montré l’Histoire. Et, là encore, notre rôle de décrispation est fondamental.

Nous avons tous un ennemi commun : c’est, bien sûr, l’islamisme, et là, les Russes sont indispensables. Ils doivent être nos partenaires. Mais, bien sûr, décrispation ne signifie pas génuflexion.

NB IMPORTANT. Dans le post ci-dessus, les trois derniers paragraphes voient leurs dernières lignes amputées et nous n’avons pas réussi à remettre le texte en entier.Avec notre demande d’excuses, Nous vous prions de bien vouloir les trouver ci-dessous dans la partie « commentaire » dans leur état initial.

Lorsqu’un pied noir explique à Macron la colonisation de l’Algérie

25 Fév

Macron et la colonisation de l’Algérie

Louis Baylé. 20 février 2017

Pied-noir de la 5ème génération, j’ai été atterré et indigné par les propos de Monsieur Macron qualifiant la colonisation de l’Algérie de crime contre l’humanité. Je n’ai plus que dégoût envers le personnage et ses propos abjects. En les entendant, j’ai pensé à mon père, à mes aïeux qui reposent à Saïda, dans cette terre qu’ils ont sortie de la misère et qu’ils aimaient tant.

Oui, Monsieur Macron, vous êtes indigne d’être français lorsque vous comparez l’œuvre française en Algérie aux fours crématoires nazis, aux goulags staliniens et j’en passe.

Votre culture d’énarque est bien sélective. Aussi, permettez-moi de remettre votre pendule à l’heure, concernant l’histoire de l’Algérie et la détermination des divers gouvernements de gauche sous la III e République pour développer l’œuvre française en Algérie. Les Gambetta, Jaurès, Ferry, Grévy et autres Carnot doivent-ils être jugés pour crime contre l’humanité ?

Et Victor Hugo, alors sénateur, défenseur du droit et des miséreux, qui prononçait le 18 mai 1879 ce discours, à l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage :

« Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais pour l’industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité. Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et, du même coup, résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires. Allez, faites ! Faites des routes, faites des ports, faites des villes ; croissez, cultivez, colonisez, multipliez. »

C’est ce que nos ancêtres ont fait, Monsieur Macron. Comme crime contre l’humanité, il y mieux, non ? Et encore, pour preuve, que dire au sujet de la population autochtone (arabes, berbères, juifs..), qui comptait environ un million et demi à deux millions d’habitants au xiie siècle, et qui en était toujours au même nombre en 1830 ? Les guerres tribales, le manque de nourriture et, surtout les épidémies ont fait qu’en six siècles, la population n’avait pas progressé. En 1962, elle était recensée à neuf millions. Drôle de génocide, Monsieur Macron ! Comment alors, en 132 ans seulement de présence française, en est-on arrivé à ce résultat ? Sinon par nos hôpitaux dans les villes et les médecins de colonisation dans les villages, fonctionnaires payés pour soigner gratuitement dans les dispensaires. Et pour ajouter une dose de « mauvais esprit », je vous dirai qu’il ne reste aujourd’hui qu’environ deux millions d’Indiens en Amérique du Nord alors qu’ils étaient plusieurs dizaines de millions – des historiens avancent le chiffre de cinquante et plus – avant d’être exterminés puis, pour les survivants, parqués dans des réserves. Alors ?

Il est encore un fait qui nous sépare : aux États-Unis, on ne perd aucune occasion de magnifier cette colonisation à travers des films à grand spectacle, romans et autres et d’en faire une sorte d’épopée nationale ; en France, on préfère l’ignorer, la taire, parfois en rougir, souvent se repentir, comme vous venez de le faire en allant pécher des voix en Algérie.

Oui, Monsieur Macron, à notre départ, nous avons laissé un pays en parfait état de marche, le plus en avance de toute l’Afrique, fruit du travail commun de tous ses habitants : autochtones, européens (pieds-noirs), fonctionnaires venus de métropole ; pays livré « clefs en mains » au seul fln, parti unique, dont les chefs successifs l’ont mis sous coupe réglée, à leur seul profit.

Où est le crime contre l’humanité ?

Louis Baylé

Anne-Lys, CJA . De l’attentat islamiste de Magnanville (78200)

16 Juin

Le 21 mai dernier le porte-parole du prétendu État islamique avait annoncé de nouvelles attaques contre l’Occident, à partir du début du ramadan, dans un message audio d’une trentaine de minutes où il enjoignait aux Musulmans de tuer des « koufar » et des « croisés » par n’importe quel moyen.

Je n’ai donc, malheureusement, pas été surprise par l’attentat d’Orlando ni par celui de Magnanville hier soir. La seule chose qui m’avait surprise, le ramadan ayant commencé le 6 juin, c’est qu’il se soit écoulé six jours avant que le premier « loup solitaire » (ou pas solitaire !) passe à l’acte.

Et donc le discours des parlementaires socialistes qui se répandent sur les télévisions pour défendre l’action du gouvernement et affirmer que tout le possible avait été fait pour éviter ce qui s’est effectivement produit est fort peu crédible.

Le prétendu « loup solitaire » de Magnanville était plus que « connu de la police » : outre quelques menus délits de droit commun qui l’avaient, fort jeune, conduit à connaître la prison , Larossi Abballa avait déjà été condamné à de la prison ferme pour participation à une filière djihadiste. Or, il ne faisait plus l’objet d’aucune surveillance.

Les défenseurs du pouvoir invoquent, certes à juste titre, l’impossibilité de surveiller la totalité des 10.000 personnes qui font l’objet d’une fiche S, leur radicalisation étant avérée, car il faut 10 personnes pour surveiller constamment un seul suspect, et que la France, comme d’ailleurs tous les pays menacés par le terrorisme islamique, ne dispose pas d’un tel nombre de policiers et/ou gendarmes à affecter à cette tâche.

Mais Larossi Abballa n’était pas un « simple » fiché S ; en 2013 il avait été condamné à 3 ans de prison, dont six mois avec sursis, pour activités djihadistes. Une peine déjà très faible. Mais en vertu des instructions données alors par la chancellerie (Mme Taubira) pour l’exécution des peines, et étant donné qu’à la date de sa condamnation la durée de son incarcération provisoire permettait une demande de libération conditionnelle, il était aussitôt remis en liberté sans le moindre contrôle, bien que, au cours de sa détention, il ait fait preuve de prosélytisme islamiste et n’ait certes pas eu le profil d’un éventuel repenti.

Les mêmes défenseurs du pouvoir invoquent l’obligation de respecter la loi qui protège les droits des accusés et des condamnés et affirment qu’il n’y a eu, en cette affaire, pas la moindre négligence. Ils n’oublient qu’une chose : les mesures prises pour protéger les intérêts des personnes mises en cause pour crime ou délit l’ont été en temps de paix. Beaucoup pensaient d’ailleurs qu’elles étaient excessives et allaient à l’encontre de la nécessaire protection des victimes passées et à venir[1].

Mais aujourd’hui, nous sommes en guerre. Et s’il n’est pas question, comme ces partisans du pouvoir en brandissent la menace, d’emprisonner, sur simple suspicion, tous les suspects de terrorisme (voire tous les Musulmans !), nous serions parfaitement en droit d’assigner à résidence dans des camps correctement aménagés toutes les personnes fichées S : en 1939 en France, les Allemands, à partir de décembre 1941 aux États-Unis, les Japonais, ont subi ce sort, certes déplaisant, mais mesure nécessaire pour éviter qu’une véritable « 5ème colonne » ennemie soit en mesure, sortant de l’ombre, de transformer notre pays en « cimetière », comme l’en a menacé Larossi Abballa.

Anne Lys

[1] L’on sait d’ailleurs que le respect de ces mesures est à géométrie variable : très strictement défendu en ce qui concerne les auteurs présumés de délits ou crimes contre les personnes et les biens et, nous le voyons, d’actions terroristes s’il est impossible de les attribuer à « l’extrême droite », il n’existe pratiquement pas en ce qui concerne les personnes ou les mouvements que le pouvoir redoute, déteste ou veut faire disparaître : ainsi, tout ce qui concerne M. Sarkozy ou, en général, des membres de partis qui ne soutiennent pas le pouvoir actuel, tout ce qui concerne les Catholiques, est mis sur la place publique dans la minute qui suit l’action judiciaire (convocation, garde à vue, mise en examen, contenu d’écoutes légales ou non), sans que la violation du secret de l’instruction soit si peu que ce soit sanctionnée, etc.

L’Occident craint le succès de la Russie en Syrie – pas son échec

11 Oct

Par Alexander Mercouris le 10 octobre 2015

 

C’est exactement ce que l’Occident craignait en Tchétchénie.A tous égards, c’est comme la réponse occidentale à la campagne russe en Tchétchénie en 1999. Dans les semaines qui ont suivi le début de cette campagne, les experts occidentaux ont émis une série d’affirmations et de prédictions.Ils soutenaient que l’aviation russe bombardait des civils et accusaient le gouvernement russe de crimes de guerre. Ils disaient que l’action militaire russe radicaliserait la population, la dresserait contre la Russie. Ils prédisaient davantage d’attaques terroristes contre la Russie et prédisaient sa défaite.

Toutes ces affirmations et ces prédictions se sont révélées fausses.

La population locale n’était pas radicalisée. Au contraire, elle soutenait le rétablissement du gouvernement régulier et la défaite du djihadisme et du terrorisme. Les gens qui combattent aujourd’hui le djihadisme et le terrorisme dans le Caucase sont principalement des membres de la population locale.

La campagne militaire russe n’a pas échoué. Au contraire, elle a réussi, si bien qu’aujourd’hui la Tchétchénie est pacifique et stable.

Quant à la guerre qui provoque davantage de terrorisme djihadiste contre la Russie, le terrorisme djihadiste contre la Russie a commencé avant que la campagne militaire soit lancée.

C’est le terrorisme qui a incité la Russie à lancer la campagne, et il a constamment diminué depuis lors.

Nonobstant la fausseté avérée des affirmations qu’ils ont faites au début de la campagne russe en Tchétchénie en 1999, et l’échec complet de leurs prédictions, les mêmes experts occidentaux s’occupent maintenant d’émettre les mêmes affirmations et prédictions au début de la campagne aérienne russe en Syrie.

De nouveau ils prétendent que l’armée de l’air russe bombarde des civils –même si la preuve fait défaut, c’est le moins qu’on puisse dire. Une fois de plus, ils disent que les bombardements russes vont radicaliser la population et la dresser contre la Russie. Une fois de plus ils menacent la Russie avec un terrorisme djihadiste accru, et prédisent l’échec de la campagne aérienne russe.

Je ne suis pas prophète. Je ne sais pas comment cela va tourner.

Je demande cependant pourquoi on devrait s’attendre à ce que ceux qui ont eu tort auparavant aient raison cette fois.

Il me semble que les experts occidentaux font la même erreur aujourd’hui à propos de la Syrie que celle qu’ils ont commise auparavant à propos de la Tchétchénie.

Ils supposent avec témérité que les populations locales préfèrent le terrorisme et le djihadisme violent à la paix et à un gouvernement normal.

Ils fantasment sur l’existence d’une troisième force composée de gens qui s’opposent au gouvernement et de ceux qui le combattent et auxquels ils s’opposent aussi .

Que cette troisième force n’ait aucune existence hormis dans leur imagination a été confirmé en Tchétchénie, comme cela s’est confirmé au Vietnam, et c’est indubitablement vrai en Syrie aujourd’hui. Les États-Unis l’admettent.

Le dernier sondage en Syrie et en Irak met en évidence l’étendue de leur erreur.

Il montre un soutien très faible à État islamique en Irak et un faible soutien en Syrie.

Il montre des majorités écrasantes de Syriens et d’Irakiens rejetant le sectarisme, qui veulent que leurs pays restent unis et qui croient qu’État islamique est une créature des États-Unis.

Il montre une très forte conviction que les conditions en Syrie étaient meilleures avant la guerre.

Étant donné le danger qu’il y a à parler contre État islamique dans les zones qu’il contrôle, le sondage sous-estime presque certainement l’ampleur de l’opposition qu’il suscite.

Il montre une claire majorité de Syriens soutenant une position identique, pour l’essentiel, à celle du gouvernement russe : la fin de la guerre, la défaite des terroristes djihadistes, le retour à des conditions de vie pacifiques et des négociations sans conditions préalables entre les diverses factions en Syrie.

Ce qui souligne la véritable crainte des experts occidentaux.

Ce n’est pas que la Russie échoue en Syrie, aggravant la situation. Comme en Tchétchénie, leur véritable crainte est que la Russie réussisse, et améliore la situation.

Par Alexander Mercouris – Le 5 octobre 2015

Article original publié par Sputnik –Traduit par Diane

Source: http://lesakerfrancophone.net/loccident-craint-le-succes-de-la-russie-en-syrie-pas-son-echec/

http://arretsurinfo.ch/loccident-craint-le-succes-de-la-russie-en-syrie-pas-son-echec/#.VhjQH9lZpoo.facebook

Relations économiques des Etat-Unis : De la suite dans les idées ?

23 Juil

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Le 23 juillet 2015.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (22 juillet 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

22 Juil
le lievre et la tortue

Dessin de Benjamin Rabier

«  Rien ne sert de courir; il faut partir à point… »

(Jean de La Fontaine, Le lièvre et la tortue)

François Hollande l’a exigé. Laurent Fabius va bientôt quitter Paris, toutes affaires cessantes, pour Téhéran où il doit s’efforcer de réparer les pots cassés par son implication pro-israélienne dans les négociations récentes sur le problème nucléaire iranien. Ce voyage est d’autant plus urgent que les amis occidentaux de la France se ruent déjà en Iran pour tirer le meilleur parti économique de la levée de l’embargo qui frappait le pays jusqu’à l’accord international du…14 juillet, à Vienne (Lire « Choc en retour ! » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/20/bulletin-climatique-quotidien-20-juillet-2015de-la-republique-francaise/).

French Foreign Affairs minister Laurent Fabius gives a press conference on the situation in Syria, on September 10, 2013 at the ministry in Paris. France will present a resolution on Syria's chemical weapons programme to the UN Security Council later today, Foreign Minister Laurent Fabius said. The resolution will demand full disclosure by the regime of the scale of the programme, commit the UN to "serious measures" in the event of non-compliance and call for the authors of the August 21 attack to be held responsible for their actions, Fabius said. AFP PHOTO THOMAS SAMSON

Laurent Fabius, que les Iraniens appellent « le petit satan« 

Très agressif pendant les négociations, suivant en cela les directives de ses amis israéliens, Laurent Fabius essaiera notamment de convaincre les responsables iraniens de ne pas pénaliser les entreprises françaises… A cette occasion, il rencontrera notamment son homologue iranien et le président Hassan Rohani.

L’une des missions de Laurent Fabius -qui partira seul, sans chefs d’entreprise- sera de s’assurer que la dureté de la France dans les négociations -elle se situait sur une ligne beaucoup plus dure que les Etats-Unis par exemple- ne pénalisera pas les entreprises françaises dans leurs relations futures avec l’Iran lors de la levée effective des sanctions, à partir de janvier.  « La contradiction entre la fermeté de la politique française et son désir de renouer économiquement avec l’Iran n’est pas comprise par les Iraniens » de la rue, affirmait hier un journal de Téhéran.

Selon le patron du Quai d’Orsay, cela ne sera pas le cas. « Nous avons eu dans le passé une présence tout à fait importante en Iran et elle a satisfait les Iraniens (…) Et puis il en est de la vie politique internationale comme de la vie tout court, je pense qu’on ne perd jamais à se faire respecter« , a-t-il estimé sur France Inter pour faire bonne figure et tenter de désamorcer le mécontentement des Iraniens.

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Avec près de 80 millions d’habitants, le marché iranien présente un intérêt majeur pour les grandes entreprises françaises. Sous l’effet des sanctions, la France a vu ses échanges commerciaux avec l’Iran chuter à 500 millions d’euros en 2013, un niveau huit fois inférieur à celui enregistré en 2004. Dans cette optique, une cinquantaine de chefs d’entreprise, en majorité du CAC-40, seront reçus cette semaine au Quai d’Orsay pour faire le point. Une délégation de 80 entrepreneurs se rendra ensuite fin septembre en Iran pour mettre notamment l’accent sur les secteurs de l’énergie, des villes durables ou encore de l’automobile.

Longtemps, trop longtemps, après nos partenaires internationaux et, en particulier, nos « amis » allemands.

 

Mais en France, les éleveurs sont en détresse.

Qui s’intéresse encore à eux ?

French farmers with a signs attached to their tractors that reads "Breeders in Distress" (L) and "Farmers in Distress" roles along the RN 12 between Lamballe and Saint-Brieuc, western of France to protest against the low price purchase of their production, on July 2, 2015.  AFP PHOTO FRED TANNEAU

Face à la colère des éleveurs, qui étendent leurs blocages à travers la France, le gouvernement a été contraint de passer à la vitesse supérieure en annonçant la présentation mercredi d’un plan d’urgence en conseil des ministres. Mais la grogne des éleveurs gagne du terrain en France. Après Caen, le Mont-Saint-Michel, c’était au tour d’Evreux dans l’Eure d’être bloquée mardi 21 juillet. Les manifestants protestent contre la faiblesse des prix de leurs productions.

Farmers and breeders set fire to manure, tyres and wooden pallets they dumped outside the prefecture building in downton Rennes, northwestern France, on July 2, 2015, staging a protest they named "Night of Distress" demanding simplification of their bureaucratic tasks with the European Union regarding subsidies, and protesting the fall of prices. The inscription on the jersey reads "Stop taking us for fools". AFP PHOTO / DAMIEN MEYER

 

Le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, qui (après l’avoir refusé) a finalement consenti à se rendre à Caen (Calvados), hier après-midi, pour rencontrer des responsables agricoles, comme le réclamaient les éleveurs de Normandie, a évoqué « 16 à 17 » mesures, notamment un allégement de la dette des producteurs. Sachant que le rapport d’un médiateur indépendant, très attendu par les producteurs de viande, a été remis mardi soir au ministre de l’agriculture, mais ne sera rendu public que ce mercredi. D’ici là le ministre s’est refusé à répartir les responsabilités dans la faiblesse actuelle des prix, bien inférieurs aux coûts de production, entre les industriels de l’abattage et de la transformation et les distributeurs. Lobby de la grande distribution oblige !

En attendant, les barrages se sont intensifiés dans l’Ouest, dans toute la Bretagne et la Normandie ainsi que dans le Nord. L’autoroute A1 était partiellement bloquée dans les deux sens, tôt mercredi matin, au sud de Lille par des centaines de tracteurs d’agriculteurs très remontés contre le gouvernement. Des barrages ont été érigés dans le Finistère, sur le pont de Morlaix, le pont de l’Iroise à la sortie de Brest en direction de Quimper ainsi qu’aux accès à Quimper. On mentionne également des barrages sur l’axe Rennes-Nantes, à Bain-de-Bretagne, ainsi qu’au péage de la Gravelle, le dernier avant l’entrée en Bretagne.

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De son côté, le président du Sénat Gérard Larcher a saisi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pour lui « rappeler que la dramatique situation des éleveurs français appelle aussi des réflexions et des actions au niveau européen« . Tu parles…avec les soucis actuels de la Commission il a peu de chance d’être entendu.

« Au moment où l’Union européenne négocie avec les Etats-Unis un nouveau traité transatlantique qui pourrait avoir un fort impact sur les éleveurs européens, et à l’approche de la révision de la PAC, le Sénat demande à Jean-Claude Juncker d’instaurer avec le Sénat de la République française un dialogue politique car ces enjeux dépassent le strict cadre agricole« , souligne M. Larcher.

Quant à l’Association des maires de France (AMF), elle partage les préoccupations des éleveurs et demande une amélioration des règles de la commande publique, pour permettre aux élus « de s’approvisionner prioritairement en viande française » et fournir notamment les restaurants scolaires.

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Monsieur de Sully se retourne dans sa tombe quand il voit pareille incompétence de l’Etat.

 

 

Alors que la racaille se croit désormais tout permis

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Le joueur de volley-ball « franco-camerounais » Earvin N’Gapeth, ne se déplaçait pas avec son équipe mais effectuait un trajet privé entre Paris et Poitiers où il réside. Il en a profité pour agresser violemment un contrôleur de la SNCF en gare Montparnasse. La raison ? Tenez-vous bien : il aurait « demandé au contrôleur de retarder le départ du TGV Paris-Bordeaux pour attendre l’un de ses amis, en retard« . « La discussion se serait envenimée et le joueur aurait alors frappé le contrôleur« . Celui-ci a été sérieusement blessé…d’un « coup de boule« , selon la SNCF.

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L’international, âgé de 23 ans, a déjà été condamné en décembre pour des faits de « violences en réunion« . Il avait aussi été exclu temporairement de l’équipe de France pour son comportement lors du championnat du monde en 2010.

Le contrôleur agressé travaillait sur la ligne TGV Paris-Bordeaux. Ses collègues ont fait valoir leur droit de retrait et sont en négociations avec la direction, car « en quinze jours, c’est la deuxième agression sur cette ligne« . Le trafic est donc été perturbé à la gare Saint-Jean de Bordeaux grâce à ce voyou.

Comme nous le rappelons souvent, les « Chances pour la France« , n’y viennent jamais sans leur art de vivre…

Et nous aurons nécessairement à nettoyer de fond en comble les écuries d’Augias.

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

L’Hermione est sur le chemin du retour !

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Elle a quitté dimanche la petite ville de Lunenburg et ses maisons en bois peintes, à côté d’Halifax. Cette escale canadienne était le dernier des dix lieux visités le long de la côte est américaine, en commençant par la réception triomphale à Yorktown, le 6 juin, suivie le 4 juillet de la parade nautique aux pieds de la statue de la Liberté, à New York.

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Des milliers d’Américains (entre 2.000 et 3.000 visiteurs par jour) ont visité la reproduction de la frégate qui a ramené le marquis de La Fayette aux Etats-Unis en 1780, porteur d’une bonne nouvelle pour les insurgés qui luttaient contre l’Angleterre puisqu’il devait leur annoncer la décision de Louis XVI d’envoyer des troupes françaises sur le sol américain.

Malgré un contexte diplomatique morose, marqué par les révélations sur l’espionnage américain en France, les escales ont été émaillées de réceptions officielles, en présence de civils et de militaires des deux pays.

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Laissant derrière elle l’agitation et les lumières de la côte, l’Hermione fait cap au nord est pour commencer, avec une première escale française à Saint-Pierre-et-Miquelon, où la frégate est très attendue. Elle fera ensuite route directement sur Brest, où elle est doit arriver le 10 août, avant Bordeaux, puis le retour « à la maison« , à Rochefort, le 29 août.

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Le 22 juillet 2015.

Jean-Yves Pons, CJA.

Economie recherchées ? 17 sénateurs et 73 députés suffiraient à la France à en croire l’exemple des Etats -Unis

12 Jan

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (11 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

11 Avr

*  M. Pierre Bergé nous donne encore la nausée :

Un encart publicitaire, en pleine page, signé « La manif pour tous« , pour demander aux sénateurs « le rejet du texte » ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. Voilà ce qu’on pu découvrir les lecteurs duMonde, en page 11 de l’édition datée de jeudi, parue mercredi soir. Le texte appelle au refus du « mariage pour tous« , désigné comme le « choc de démocratie que tout le pays attend« .

Cette incursion des opposants au mariage pour tous n’a pas plu à Pierre Bergé, président du conseil de surveillance du Monde et par ailleurs connu pour son engagement en faveur de la cause homosexuelle. L’homme d’affaires, par l’intermédiaire de son compte Twitter, s’est révolté à trois reprises (à l’heure du goûter !) contre la parution de cet encart.

profondément scandalisé que le journal  ait publié une publicité pour  contraire aux valeurs de ce journal. 1/2

  j’ai demandé des explications à Louis Dreyfus. A suivre. 2/2

 
Pierre Bergé devrait donc demander des explications à Louis Dreyfus, président du directoire du Monde. Mais l’affaire pourrait aller plus loin : dans un troisième tweet publié quelques minutes plus tard, le président du conseil de surveillance menace à demi-mot les responsables de la parution de cette publicité de sanction, les qualifiant de « pas dignes de travailler dans ce journal« , et terminant par un « A suivre« .

Cette pub dans  est tout simplement une honte et ceux qui l’ont acceptée ne sont pas dignes de travailler dans ce journal. À suivre.

Nous lui dédions cette maxime , en espérant qu’il sache encore lire la langue de Shakespeare :

*  Après les bandits de grands chemins du RER, les pilleurs du musée du Louvre :

Le Louvre a été fermé mercredi quand ses agents ont cessé le travail pour protester contre la recrudescence d’agressions par des pickpockets, une première pour le plus grand musée du monde.

Le musée rouvrira jeudi, la direction ayant promis des mesures (on aimerait savoir lesquelles), mais cette action reste un coup dur pour l’image touristique de Paris, déjà mise à mal par l’inquiétude des autorités chinoises face aux agressions de leurs ressortissants. Il est vrai que notre belle capitale est depuis trop longtemps, mise en coupe réglée par des bandes de malfaiteurs issue des pays de l’est européen ou des Balkans et entrés dans notre pays grâce aux bienfaits de l’Union européenne. Les mêmes qui subtilisent vos bijoux et vos sacs à main dans le métro ou pillent vos domiciles. Les mêmes encore qui ont rendue particulièrement florissante la prostitution dans les bois péri-urbains…

L’arrêt de travail spontané des agents faisait suite à leur « ras-le-bol ». Ils « sont, eux-mêmes, de plus en plus victimes d’agressions, crachats, menaces, coups et insultes de la part de voleurs en bandes, souvent mineurs, qui dérobent les visiteurs et que rien n’arrête« , dénoncent les syndicats (CGT, FO, SUD).

Ces voleurs, ont témoigné plusieurs agents, sont souvent des mineurs d’Europe de l’Est qui entrent dans le musée (gratuit pour les moins de 26 ans) « à 20 ou 30 » et parfois des adultes, qui bien qu’arrêtés par la police, recommencent à sévir quelques jours plus tard, après qu’ils aient été libérés par la justice.

A la préfecture de police de Paris, on se dit conscient du problème et on relève une recrudescence du phénomène depuis début mars (de quelle année ?…). Mercredi, le commissaire de l’arrondissement a assisté à un Comité d’hygiène et de sécurité au musée, promettant un renforcement « des dispositifs de sécurité dans l’enceinte et aux abords » du musée dans les jours à venir, avec des policiers en tenue et en civil.

Dès mercredi, une opération a été menée, conduisant à onze interpellations, nous dit-on sans rire ! « Ce type d’opération va s’intensifier » (on peut les croire), prévient-on à la préfecture de police, insistant également sur le travail d’enquête mené pour tenter de démanteler les réseaux.

Selon Mme Guyader (Syndicat SUD, la même qui prêche pour la « libre circulation des individus et l’accueil des immigrés clandestins« ), les agents « viennent parfois la peur au ventre au travail« . Plusieurs ont fait état de « visiteurs dévalisés qui se retrouvent sans papiers , déboussolés, dont les agents doivent s’occuper auprès des instances consulaires afin de les aider, ce qui n’est pas leur mission« .

« Il y a toujours eu des pickpockets au Louvre et dans les endroits touristiques du centre de Paris mais depuis un an et demi , ils sont de plus en plus violents, en bandes et leur mode opératoire est rodé. Rien ne les arrête« , a déploré Sophie Aguirre, agent de surveillance dans l’espace muséographique et syndicaliste à SUD.

Selon la direction du Louvre qui s’est dite « très préoccupée » (on le serait à moins. Mais qu’en pensent les visiteurs du musée ?) et a porté plainte elle-même en décembre auprès du parquet de Paris, « 200 agents ont exercé leur droit de retrait » sur le millier qui travaillent au total dans le musée et les 470 présents en moyenne quotidiennement.

Mercredi soir, cependant, les syndicats ont estimé avoir obtenu l’engagement de la direction que des mesures seraient prises dès jeudi et ont décidé de reprendre le travail, a expliqué à l’AFP Christelle Guyader, représentante du syndicat SUD.

Outre l’action policière, les effectifs à l’intérieur du musée devraient être réorganisés tandis que l’entrée sera interdite aux personnes identifiées comme des pickpockets par ses agents. (La Halde ne va pas tarder à monter au créneau !)

Un groupe de travail sur les agressions, que l’administrateur général du Louvre s’est engagé à piloter, sera également mis en place.

« Nous seront vigilants sur la mise en place effective de ces mesures« , a ajouté Mme Guyader (la raison lui viendrait-elle enfin ?)

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti devait contacter son homologue de l’Intérieur, Manuel Valls « afin de mettre en place un dispositif de sécurité adapté à cette situation inacceptable et des moyens policiers supplémentaires à l’extérieur du musée« , selon son ministère.

Elle s’est aussi engagée à « sensibiliser le ministère de la Justice au sujet des plaintes » déposées par les agents et les visiteurs, nombreuses à être « classées sans suite« , selon plusieurs agents.

Alors là, on éclate de rire !

*  L’acier lorrain…est mort !

Malgré l’annonce que l’on peut lire sur le caque de cet ouvrier de Florange, un comité central d’entreprise doit entériner ce jeudi la mort des hauts de fourneaux de l’usine ArcelorMittal. Une mort programmée qui intervient après une série de rebondissements: à l’automne le gouvernement avait notamment évoqué une nationalisation temporaire, puis un possible repreneur, avant de faire marche arrière. Aujourd’hui, les métallos de Florange sont désabusés, ils ne croient plus en la parole des politiques.

Cet arrêt definitif des hauts fourneaux n’a rien d’une surprise . C’est ce qui était prévu dans l’accord signé le 30 novembre dernier entre le gouvernement et ArcelorMittal. Malgré prés de deux ans de lutte et de mobilisation pour la sauvegarde des derniers hauts fourneaux de Lorraine.

Aujourd’hui, les salariés font part de leur amertume. Ils se sentent trahis. « Et même plus que trahis« , s’énerve un ancien des hauts fourneaux. Un autre renchérit : « ça me fait mal toutes ses promesses non tenues par un gouvernement de gauche, enfin qui se dit de gauche« . Un troisième conclut : « à droite comme à gauche, les politiques, c’est tous des menteurs« .

Et si la déception est si grande, c’est qu’à Florange on se souvient trés bien des promesses non tenues. Celles de Nicolas Sarkozy d’abord, qui s’etait engagé a maintenir l’acierie voisine de Gandrage, que Mittal a finalement fermé en 2009.

Les métallos n’ont pas oublié non plus que Francois Hollande (peut-être hanté par l’image de Lionel Jospin avouant à propos d’une fermeture d’usine que l’Etat ne peut pas tout) a fait de Florange LE symbole fort de sa campagne.

Le 24 fevrier dernier, juché sur une camionnette, le candidat socialiste à la présidence était venu dire sa détermination aux salariés. Le chef de l’Etat avait alors promis rapidement une loi sur la reprise des sites rentables. Plusieurs fois repoussée, elle doit finalement être examinée avant l’été.

«  Je viens devant vous prendre des engagements. Je ne veux pas me retrouver dans la situation d’être élu un jour sur une promesse et ensuite, ne pas revenir parce qu’elle n’aurait pas été tenue », affirmait il y a tout juste un an François Hollande. Il n’ y a rien pour l’instant dans le dossier Florange qui pourrait permettre une visite triomphale du chef de l’Etat.  Photo archives RL/Julio PELAEZ

Mais ce que les métallos n’arrivent surtout pas à digérer ce sont les rebondissements de l’automne dernier, cette hypothèse de la nationalisation temporaire, à laquelle les salariés se sont accrochés et que l’executif a finalement ecarté.

C’est cet espoir déçu que Lionel Burriello, le délégué CGT de Florange ne pardonne pas à Francois Hollande : « C‘est lui qui est venu nous voir, c’est lui qui nous a fait espérer. Pour quoi au final ? Un copié collé de la politique de Nicolas Sarkozy. En signant l’accord avec Mittal, Hollande est complice de la fermeture de nos hauts fourneaux« .

Le FN a lui bien saisi le profit qu’il pouvait tirer de l’espoir deçu des « Florange ». Un candidat Front National est déja en lice pour les municipales de l’année prochaine.

Il y a trois semaines, Marion Maréchal Le Pen, la toute jeune députée FN du Vaucluse, a fait le déplacement jusqu’en Lorraine pour une opération de tractage au pied des hauts fourneaux. Pas de quoi réjouir Philippe Tarillon, le maire socialiste de Florange.

Quoiqu’il en soit, Edouard Martin, le delégué CFDT, qui a été le meneur du combat des Florange, entend bien pousser Francois Hollande à veiller au respect de l’accord signé avec Mittal et à, dit-il, « solder le dossier Florange« .

Sait-il seulement que nous sommes passés, entre 1981 et 2012, de  » La force tranquille «  de François Mitterrand à  » La farce peinarde «  de François Hollande !

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Quand La Voix de la Russie s’intéresse à la royauté en France

Nous proposons à nos lecteurs des extraits d’un entretien accordé par le professeur Olivier Tournafond (lire aussi notre précédent article : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/03/26/loriginalite-de-la-pensee-royaliste/ ) à un important organe de presse russe, La Voix de la Russie http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/74538918/110162908.html à propos d’une éventuelle réinstauration de la monarchie en France.

La monarchie sauverait-elle la France ?

A un moment donné la monarchie semblait être vouée aux oubliettes en France. Elle n’existait qu’à travers les livres d’histoire où l’auréole des temps jadis resplendissait dans les grands agissements des aïeux. Pour ceux qui sont âgés de plus de 30 ans, on se souvient encore de Du Guesclin ou de Charles Martel, ou encore de l’époque glorieuse de Louis XIV. Certains d’entre nous savent qu’à l’échafaud le dernier Bourbon a demandé à son bourreau des nouvelles du marquis de La Pérouse. La monarchie française a su féconder le monde, car bien que banni par ses égaux, le Marquis de Lafayette, noble français par excellence, sut contribuer à l’éclosion des Etats-Unis. En un sens, la monarchie incarnait et incarne toujours d’ailleurs le règne personnalisé d’un être humain face à la démocratie, système bureaucratique privé de toute humanité qui, selon Bertrand de Jouvenel, grand politologue français, rendit les impôts beaucoup plus lourds et enfanta le vingtième siècle avec toutes ses horreurs indicibles.

Nous en avons discuté avec Olivier Tournafond, monarchiste et fier de l’être, Professeur de droit à Paris, qui a bien voulu se pencher avec nous sur une analyse approfondie des deux modèles sociétaux, à savoir la démocratie et la monarchie, cette dernière pouvant revêtir d’ailleurs des formes assez diverses.

LVDLR. Que pensez-vous de la mise aux enchères du sang séché du dernier Roi de France ?

Olivier Tournafond. Je pense qu’il y a d’une part une volonté de sensationnel et même peut être de spéculation. Je crois que s’il y avait à vendre du sang séché de Lénine ou d’Hitler, cela attirerait également des investisseurs ! Les autographes, les costumes et même les mèches de cheveux sont autant des souvenirs historiques. Mais il y a également un autre sentiment qui s’y trouve mêlé : les gens ont l’impression de prendre possession d’une relique, d’un objet exceptionnel comme le Saint-Suaire qui ouvre sur une autre dimension, celle d’un passé terriblement chargé en drames qu’est la Révolution française. Donc les deux sont intrinsèquement mêlés et, à mon sens et ils expliquent le succès de telles ventes. Cela étant la question est de savoir si l’on doit autoriser ou non ces mises aux enchères d’objets sacrés et symboliques ? Le débat est ouvert.

LVDLR. Le fait sociologique est bien là : les gens s’intéressent aux reliques. Ce qui prouve l’intérêt toujours vivant du commun des mortels à l’égard de la monarchie même si ce sentiment révèle un caractère tant soit peu sacrilège. Que ce soit en France ou en Russie…

 En effet ! Je constate que les sentiments des peuples, russe, français, ou encore européens sont des sentiments mêlés et parfois paradoxaux. Pendant 200 ans, on leur a dit sans discontinuer que la démocratie allait assurer leur bonheur. Cela a été un peu la même chose avec la propagande en faveur de l’Union Européenne et de l’Euros qui devaient eux aussi assurer la prospérité du continent. Et aujourd’hui les gens déchantent ! Qu’il soit démocratique ou européen, ils voient bien que ce système est en grande difficulté. Et ils sont amèrement déçus car ils s’aperçoivent qu’ils n’ont rien gagné du tout et qu’ils ont en outre perdu la dimension sacrée de la fonction politique avec la chute des monarchies. Des sondages réalisés ils y a quelques années démontraient qu’environ 20% de Français éprouvaient une grande sympathie pour la royauté et ne désapprouveraient pas le retour à une monarchie constitutionnelle en France. C’est un chiffre considérable, car 20% correspond à l’audience électorale de grands partis politiques comme l’UMP, le PS ou le FN.

La monarchie peut d’ailleurs revêtir une infinité de formes.

Il existe d’abord les monarchies absolues où le monarque règne sans partage. Certains Etats sont encore gouvernés de cette manière, à ne citer que l’Arabie Saoudite. Malgré son caractère féodal marqué, ce système reste finalement efficace de nos jours. On notera que lors des printemps arabes, les monarchies du Golf ont su résister en jugulant l’insurrection tandis que l’on assistait à la mort des dictatures laïques, pourtant sanguinaires…

Il faut d’ailleurs nuancer. Dans la monarchie absolue qui fut le système politique de la France à l’âge classique et notamment sous le règne de Louis XIV, le roi ne rend pas de comptes à un quelconque parlement. Mais « absolu» n’est pas synonyme de « despotique ». Ce terme signifie seulement « libre de tout lien » ce qui ne veut pas dire « tyrannique ». Le roi de France n’aurait pas eu le pouvoir de marier des personnes du même sexe ou de prélever des impôts confiscatoires…

A l’autre opposé on trouve la monarchie constitutionnelle qui n’est rien d’autre qu’une démocratie couronnée. A titre d’exemple on peut citer le Royaume-Uni, les pays scandinaves, l’Espagne, la Belgique. Dans ce système le roi règne mais ne gouverne pas. Il se contente d’assurer la continuité de l’Etat et la fonction symbolique attachée à la Couronne. C’est une monarchie diminuée mais qui a tout de même le mérite d’exister car elle assure l’unité de la nation. Que serait la Grande Bretagne sans sa Reine. Que seraient devenus les belges sans leur roi ? La Belgique serait-elle restée un havre de sécurité pour les riches contribuables ?

Et entre ces deux modèles opposés il existe une infinité de situations intermédiaires. Des régimes mixtes qu’on peut appeler « monarchies statutaires » ou encore « monarchies institutionnelles », dans lesquelles le pouvoir du roi est réel mais partagé. On en a vu beaucoup d’exemples au XIXeme Siècle et jusqu’à la guerre de 1914. Par exemple en France la Restauration ou le Second Empire correspondent à ce modèle ; le pouvoir appartenait pour partie au Parlement et pour partie au souverain. L’empire des Habsbourg en est un autre illustration remarquable, tout comme l’Empire allemand crée par Bismarck. Dans ces Etats on pratiquait le suffrage universel et la protection sociale ! Actuellement il y a un minuscule Etat en Europe, la Principauté de Lichtenstein, qui continue à fonctionner selon ce modèle. La souveraineté politique appartient conjointement au Prince et au Peuple. Le Prince dispose de la direction politique et d’un droit de veto ; il peut aussi provoquer des référendums. Le peuple de son côté peut s’adresser au Prince pour provoquer une votation exactement comme en Suisse. Et ce système d’alliance du Prince et du Peuple s’avère efficace car ces dernières années il a permis de tenir en échec les puissantes oligarchies parlementaires et financières qui souhaitaient avoir les coudées franches…

Je ne vous cache pas que ce système est celui qui a ma préférence. C’est en quelque sorte la monarchie tempérée par la démocratie directe. L’alliance de l’autorité légitime et du consentement populaire…

La monarchie est un système politique et social qui obéit à une logique tout à fait différente de la logique démocratique. Le régime démocratique, et on le voit bien dans notre système républicain, fonctionne suivant les règles de la logique formelle, c’est à dire des exclusions et oppositions. Il faut toujours choisir : droite ou gauche, Peuple ou Roi, salarié ou patron, progrès ou réaction, hommes ou femmes, riches ou pauvres, etc… C’est un système réducteur, frustrant et à terme intrinsèquement violent. Par contre le régime monarchique est un système de logique paradoxale, d’union des contraires en quelque sorte. Le roi règne, dirige le jeu politique et peut prendre des décisions propres. Mais en même temps il peut laisser au peuple de très grands espaces de liberté et mettre en place des mécanismes d’autogestion. On a découvert, par exemple, que sous la Monarchie Française, dans le sud-est et du côté du Dauphiné, il existait un territoire appelé « la République des Escartons » qui fonctionnait en démocratie directe à la manière des cantons suisses. La population gérait son territoire, votait les impôts, élisait ses représentants. Les rois de France ne remirent jamais en cause ces libertés qui étaient assimilées à des privilèges et qui étaient donc à ce titre garanties par la Couronne. Quel exemple et quelle modernité ! Ce n’était pas le seul exemple. Et c’est la Révolution française qui a mis fin à ces libertés au nom de l’égalité face à l’Etat !

LVDLR. Il est vrai que la Belgique a su éviter la sécession grâce à son monarque… Je voulais maintenant vous demander votre avis sur le cas de l’Espagne…

La question de l’Espagne est une question extrêmement intéressante et actuelle. Le Roi Juan-Carlos se retrouve sur la sellette dans une position assez inconfortable. Le souverain a été porté par la vague européenne. En 1982 lors du coup de force du colonel Terejo, il a choisi la démocratie parlementaire et l’ouverture à l’Europe. Ce choix lui a assuré une très grande popularité pendant trente ans, autrement dit quand tout allait bien. L’ennui c’est que maintenant la vague européenne reflue parce que tout va mal. Au sud de l’Europe tout le monde vitupère l’Europe et l’Euro. On le voit à Chypre ou en Grèce. Désormais, en proie à des difficultés analogues, le peuple espagnol est devenu hostile à cette construction abstraite, parfois inhumaine. On peut penser qu’une éventuelle proclamation de l’indépendance par la Catalogne mettrait alors le feu aux poudres. Ce n’est pas une hypothèse d’école, car en février dernier il y a eu une mise en garde sérieuse de la part du chef d’Etat Major des armées espagnoles. Il a clairement indiqué que si la Catalogne proclamait son indépendance, l’armée ne se considérerait plus liée par la constitution ni envers le gouvernement. Ce qui signifierait concrètement un coup d’Etat et une répétition du scénario de 1982.

Quelle serait alors l’attitude du Roi ? Essaierait-il à nouveau, comme il y a trente ans de sauver une démocratie parlementaire désormais discréditée, prenant alors le risque d’être balayé par une vague populaire et massive de rejet ? Ou bien prendrait-il la tête de la contestation en instaurant un nouveau régime dans lequel il exercerait un pouvoir effectif ? Vous admettrez que c’est une situation à hauts risques ! Elle montre bien les limites de la monarchie constitutionnelle dans lequel le Prince inactif peut devenir l’otage du système…

LVDR.En conclusion on pourra toujours discuter des arguments avancés par les participants dans ce genre de débat, mais les faits sont bien là. Il va sans dire que la France, pour en revenir à elle, se trouve dans une impasse existentielle en forme en quelque sorte de « queue de poisson ». Et si cette voie s’avère sans issue, peut-être vaudrait-il mieux faire marche arrière tant qu’il est encore temps pour renoncer à l’héritage sanglant de cinq Républiques qui ont finalement échoué ; et pour reprendre le cours de l’histoire sur des bases plus saines. Cette Histoire qui a fait les grandes heures de ce pays, celui qui se fit connaître sous le nom de « France » avec tous ses héros et tous ses génies. Tous désormais proscrits au nom d’un Nouveau Régime mondialiste, anonyme, sans âme, ni cœur, ni religion, ni pays…

Le 11 avril 2013.

Jean-Yves Pons.

 

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (15 janvier 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

15 Jan

*  Le Mali au programme :

La France est en guerre depuis quatre jours au Mali, venue porter secours à un « pays ami » agressé par des forces islamiste. Mais la France se sent encore bien seule pour lutter contre les missionnaires du Jihad bien qu’elle ait reçu de nombreux soutiens…diplomatiques, à défaut d’être militaires.

La France a mobilisé ses forces spéciales basées au Burkina Faso ainsi que six Mirage, rejoints dimanche par quatre Rafale. Environ 500 militaires français ont été déployés à Bamako. Des hélicoptères de combat, notamment des Gazelle équipés de missiles Hot et de canon de 20 mm, ont également été engagés dans la région de Konna.

Les Britanniques ont mis à disposition deux avions de transport, mais n’envisagent pas de forces au sol. Pas plus que l’Allemagne, qui étudie une aide «logistique, médicale». Les Etats-Unis apportent un appui en termes de renseignement.

Les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) doivent aussi entrer en action. Le Nigeria, le Niger, le Burkina Faso, le Togo et le Sénégal ont annoncé l’envoi chacun d’un bataillon (environ 500 hommes). Le Bénin va envoyer 300 soldats. Ces forces doivent être placées sous la direction d’un général nigérian, Shehu Abdulkadir.

On en jugera sur cette carte issue de la toujours excellente infographie d’idé  http://www.ide.fr/ :

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni lundi après-midi, à l’initiative de la France, pour être informé sur les conditions de cette intervention. Notre ambassadeur auprès des Nations-Unies y a déclaré: « Nous avons été contraints d’agir à la demande des autorités maliennes parce que des groupes armés menaient une offensive en direction du sud (du Mali) mais notre but est de revenir à l’application le plus vite possible de la résolution 2085, de façon à ce que les forces africaines, les forces maliennes règlent ce problème et qu’il y ait un accord politique« .

Le 20 décembre 2012, le Conseil avait approuvé la résolution 2085, qui autorise notamment le déploiement de la Force internationale de soutien au Mali (Misma). La France a pris les devants vendredi en lançant l’opération «Serval», à la demande du Mali, et dans le cadre, souligne le gouvernement, de l’article 51 de la charte de l’ONU qui mentionne «le droit de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un membre des Nations unies est l’objet d’une agression armée». Le même jour, vendredi, la France a demandé dans une lettre au Conseil de sécurité de l’ONU qu’on «accélère la mise en œuvre de la résolution 2085», étant donné l’urgence de la situation.

La communauté internationale a d’une manière générale salué l’initiative de la France. En France, quelques voix s’élèvent pourtant pour contester la décision de François Hollande. Jean-Luc Mélenchon bien sûr, coprésident du Parti de gauche, reproche ouvertement à l’exécutif l’intervention militaire au Mali. Pour lui, la France agit sans mandat de l’ONU: «Le mandat de l’ONU, c’était qu’une force africaine intervienne. C’est le rôle des Africains; les Africains sont des adultes, ce ne sont pas des pays folkloriques, ce sont de vraies nations ! Et je trouve que nous sommes en train de reprendre l’habitude d’intervenir par-ci, par-là.» Laurent Wauquiez, l’un des deux vice-présidents de l’UMP, a pour sa part jugé nécessaire dimanche une «union sacrée» de la classe politique autour de l’intervention français, tout en soulevant des«interrogations, dont on va devoir discuter à l’Assemblée nationale»,sur le soutien d’autres pays et sur la durée des opérations.

Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian, seront par ailleurs auditionnés mercredi par les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l’Assemblée nationale. Une rencontre s’est tenue ce lundi soir entre le Premier ministre et les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que les présidents de groupes politiques et ceux des commissions des Affaires étrangères et de la Défense des deux assemblées.

Mais Les jihadistes menacent la France de représailles: «La France a attaqué l’islam. Nous allons frapper le cœur de la France. Au nom d’Allah, nous allons frapper le cœur de la France. Partout. A Bamako, en Afrique et en Europe », a déclaré à l’AFP Abou Dardar, l’un des responsables du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), avant de « filer dare-dare »  vers un campement plus hospitalier ! Et en attendant, Montreuil (103 000 habitants), cette charmante petite cité du département de Seine-Saint-Denis qui compte plus de 10 000 sujets d’origine malienne, au point d’être surnommée « la deuxième ville du Mali » ou même « Bamako-sur-Seine » balance entre la joie et l’inquiétude ! Les Maliens de Montreuil affichent d’une manière générale leur sympathie envers l’intervention militaire de la France dans leur pays mais certains ne manquent pas de rappeler que si nous en sommes là c’est un peu à cause de…Bernard-Henri Lévy et de Nicolas Sarkozy ! Rappelez-vous en effet l’hystérie qui entoura l’intervention militaire en Lybie et ses conséquences en terme d’armement des milices islamistes de Cyrénaïque. Les maliens, eux, s’en souviennent: «  Les armes fournies par la France aux rebelles libyens sont tombées dans les mains d’Al-Qaida« . Et d’ajouter: « Lors de la prise de Kidal par les Touaregs, vendredi 30 mars 2012, Alain Juppé était en Algérie; il n’a pas bougé le petit doigt… » 

Qu’il est bon d’avoir de la mémoire et de revoir à la cinémathèque « L’Arroseur arrosé » !

*  Qu’en pense le juge Marc Trévidic ?

Spécialisé dans la lutte contre le terrorisme islamiste, le juge Marc Trévidic vient d’évoquer les risques d’attentats et les spécificités du jihadisme malien.

Pour lui, le conflit au Mali risque de générer de nouvelles vocations terroristes ou, en tout cas, d’encourager les candidats au jihad à se rendre, en priorité, dans ce pays. L’annonce d’une possible intervention militaire dans cette zone ayant été faite

très tôt, les rangs des islamistes se sont considérablement étoffés pendant plusieurs mois. D’ailleurs  plusieurs « Français » font partie de ces nouvelles recrues et il y a quelques semaines, deux Français ont lancé, depuis Tombouctou, un appel aux « frères ». Quoi qu’il en soit, il est impossible de dire combien de Français sont partis.

Cela fait des années que nos services de renseignement sont attentifs à cette zone. D’une part en raison de la présence d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). D’autre part parce que c’est là que se trouvent nos otages. La force de ces jihadistes-là, c’est qu’ils disposent de beaucoup d’argent, d’armes et de véhicules dans une région qui est particulièrement pauvre. Le tout provenant de le guerre de Libye.  A la question de savoir s’il est difficile pour un candidat français au jihad de partir combattre au Mali, le juge Trévidic affirme que les moyens en sont aisés: « Il n’est pas difficile pour un Malien ou un Français d’origine malienne de se rendre au Mali, notamment pour un motif familial. En revanche, depuis que le conflit a démarré, il est devenu compliqué pour un jihadiste d’être pris en charge, sur place, par ses frères de combat… »

Quant au risque de représailles visant la France: « Même si l’on n’est jamais à l’abri d’un acte isolé commis par un illuminé, je ne suis pas très inquiet à court terme. Les islamistes maliens ont, actuellement, d’autres priorités que celle de monter une opération terroriste visant la France. Mais, à moyen terme, c’est différent. S’ils parviennent à rejoindre des grosses villes, comme Bamako, les islamistes pourront s’y fondre. Ils y commettront probablement leurs premiers attentats. Ensuite, selon les contacts qu’ils pourront renouer avec des « frères » français passés par leurs rangs, ils tenteront d’agir sur l’Hexagone. Nous sommes, dans cette intervention militaire, en toute première ligne. Du coup, la France est une cible prioritaire. »

*  Et les moines de Tibhirine ?

Dans notre Bulletin climatique du 14 décembre 2012, à la veille du voyage de François Hollande en Algérie, nous nous interrogions sur le devenir de l’enquête menée par le juge Trévidic à propos de l’assassinat des moines de Tibhirine:

 » Qui s’en soucie ? C’est pourquoi l’avocat des familles et autres parties civiles vient d’interpeler le président de la République, à la veille de sa visite d’Etat en Algérie.

L’enlèvement et l’assassinat des sept moines de Tibhirine en 1996 restent toujours entourés de mystère. Dans une lettre ouverte publiée dans le journal La Croix, Me Patrick Baudouin, interpelle le chef de l’État pour faire progresser la « recherche de la vérité« . « Il faut aussi que du côté algérien, dit-il, on fasse preuve de la même volonté d’apaisement des rapports.« 

L’avocat souhaite que le chef de l’État profite de sa visite en Algérie pour débloquer l’instruction du dossier. Il souligne que l’instruction menée par le juge parisien Marc Trévidic reste aujourd’hui suspendue à la coopération des autorités algériennes : le magistrat a délivré une commission rogatoire à destination de l’Algérie, le 16 décembre 2011, mais « n’a pu obtenir, pour l’accomplissement de celle-ci, la réponse positive lui permettant de se rendre sur place« , explique Me Baudouin. Or, se rendre sur place est devenu primordial.

En effet, une fois lancée, l’enquête a végété pendant plusieurs années : aucune audition cruciale n’a été ordonnée, aucune autopsie des dépouilles n’a été versée au dossier.

Le juge antiterroriste a deux priorités : se rendre en Algérie pour auditionner une vingtaine de témoins et exhumer les têtes des défunts. Pour remonter aux coupables, il est impératif de savoir si les têtes présentent ou non des impacts de balles et si les moines ont été décapités ante ou post mortem. Car les soupçons se portent davantage aujourd’hui sur une « bavure macabre » de l’armée algérienne que sur un acte criminel perpétré par un groupe islamiste.

La commission rogatoire adressée par Marc Trévidic à Alger il y a tout juste un an n’a fait l’objet d’aucun commentaire officiel. Difficile de connaître l’état d’esprit des autorités algériennes. D’où l’importance cruciale du déplacement de François Hollande dans le pays. Il est impératif qu’il en revienne avec des informations significatives.

Nous y veillerons. »

Dans notre Bulletin climatique du 9 janvier 2013 nous ajoutions:

Et bien nous y veillons. Nous mettons aujourd’hui en demeure le Président de la République de communiquer au juge Marc Trévidic les informations que l’honneur et la dignité de la France exigeaient qu’il obtint de ses interlocuteurs algériens. S’il n’a rien obtenu, il doit le dire. S’il n’a rien demandé, il doit partir.

Et  à ce jour, nous pouvons dire:

1/ que le juge antiterroriste Marc Trévidic a obtenu le feu vert d’Alger pour se rendre en Algérie au mois de mars 2013, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat des sept moines à Tibhirine, en 1996.

2/ Cependant, les autorités algériennes n’ont fourni aucune garantie quant à deux des conditions exprimées par le juge qui demande, d’une part, à interroger lui-même une vingtaine de personnes, considérées comme des témoins clés. D’autre part, d’effectuer, avec l’aide d’experts français, des prélèvements ADN sur les têtes des défunts, qui doivent être exhumées. Pour remonter aux auteurs de la tuerie, il est en effet impératif, selon lui, de savoir si les têtes présentent ou non des impacts de balles et si les moines ont été décapités ante ou post mortem.

3/  Jusqu’à preuve du contraire, François Hollande n’a transmis aucune information au juge Trévidic car…il n’en a probablement pas demandée. Que n’a-t-il retenu les paroles de Néarque face à Polyeucte ?

Cette indigne mollesse et ces lâches défenses

Sont des punitions qu’attirent mes offenses.

Espérons que nous en saurons davantage en Mars.

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

 

C’est pourquoi nous présentons ici une photographie assez exceptionnelle puisqu’elle nous montre plusieurs des membres de la branche aînée de la famille d’Orléans, elle-même cadette de l’illustre Maison de Bourbon, et  qu’il est rare de voir ainsi réunis. C’était à Dreux, lors des fêtes de fin d’année. Ce document a été publié sur le site bien connu de nos amis de Noblesse et Royautés (www.noblesseetroyautes.com.).  De gauche à droite : le prince Gaston, le prince Jean d’Orléans titré duc de Vendôme, le prince François d’Orléans titré comte de Clermont et fils aîné du comte de Paris, la duchesse de Vendôme avec la princesse Antoinette, la duchesse de Montpensier (née duchesse de Wurtemberg et première épouse du comte de Paris), la princesse Blanche, la duchesse d’Angoulême, la princesse Thérèse, le prince Eudes d’Orléans titré duc d’Angoulême et le prince Pierre. (merci à Michael – Copyright photo : site Gens de France)

Le 15 janvier 2013.

Jean-Yves Pons.

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (12/13 janvier 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

12 Jan

 

Le Conseil dans l’Espérance du Roi vous donne rendez-vous, pour la manifestation contre le « pseudo-mariage pour tous », dimanche 13

janvier 2013 à 12 heures 45, devant le café « À la halte des taxis » située 132 boulevard Vincent-Auriol. De là nous nous rendrons à pied place

Pinel (qui se

trouve à 50 mètres) pour prendre part au défilé qui nous mènera place Vauban.

Soyez nombreux et venez avec étendard, drapeaux et autres oriflammes ad hoc.

*  Aurait pu mieux faire :

C’est ce que l’on pourrait dire de l’opération menée cette nuit par un groupe de militaires français (sur le modèle de celle menée par les Etats-Unis au Pakistan pour éliminer Ben Laden) en Somalie dans l’espoir de libérer un otage français détenu depuis plus de trois ans par un groupe islamiste. Voici les principaux éléments du communiqué du ministère de la Défense à ce sujet:

« Dans la nuit du 11 au 12 janvier 2013, la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) a mené une opération de vive force visant à libérer Denis Allex, militaire (et agent de la DGSE) retenu en otage en Somalie depuis le 14 juillet 2009« , alors qu’il effectuait une mission officielle d’assistance » auprès du gouvernement de transition. « Face à l’intransigeance des terroristes, qui ont refusé pendant trois ans et demi toute négociation, et qui retenaient Denis Allex dans des conditions inhumaines, une opération a été planifiée et mise en oeuvre« , est-il précisé.

« Le commando de la DGSE a fait face d’emblée à une forte résistance. Au cours de l’assaut, des combats violents ont eu lieu. Denis Allex a été abattu par ses geôliers, et en tentant de libérer leur camarade, deux soldats ont perdu la vie« , poursuit le texte du ministère. « Par ailleurs, 17 terroristes ont été tués au cours des combats« .

« Les familles des victimes ont été informées. Le ministre de la Défense leur adresse ses plus sincères condoléances et s’associe à leur douleur. Il apporte son total soutien aux personnels de la DGSE dont il salue le courage et le remarquable travail« , conclut le communiqué.

A Mogadiscio, un responsable islamiste somalien affirmait dans la matinée qu’ils détenaient un otage français, qu’il était toujours vivant mais qu’ils le jugeraient « dans les deux jours« . Les shebab affirment également détenir « un soldat français blessé » dans l’opération, ajoutant que les commandos français ont emporté avec eux « plusieurs » de leurs camarades tués ou blessés dans les combats.

Il est clair qu’une telle opération ne peut pas être à coup sûr une réussite . Mais le principe est bon et le Conseil dans l’Espérance du Roi l’approuve, considérant que toute violence sur la personne d’un citoyen français doit donner lieu, en retour, à l’exécution, sans négociation, du ou des auteurs de tels actes. Tout terroriste doit savoir, quels que soient ses motifs, qu’il sera puni de mort et son groupe détruit. Le Conseil dans l’Espérance du Roi n’ignore pas, en effet, que ces assassins ne respectent que ce qu’ils craignent. La France doit se faire craindre et elle sera respectée.

*  Comme on ne peut désapprouver…

L’aide militaire apportée par la France à la République du Mali mise en danger par d’autres groupes armés islamistes.

« La situation sur le front est globalement sous contrôle. Nous porterons une riposte cinglante et massive à nos ennemis« , a déclaré ce vendredi soir Dioncounda Traoré, président malien par interim.

« L’avancée des islamistes a été stoppée par l’armée malienne avec le soutien des troupes étrangères. Nous poursuivons l’offensive« , confirme de son côté le capitaine malien Oumar Daw, basé à Mopti. Cette ville du centre du pays est considérée comme le dernier rempart avant Bamako.

C’est dans le centre du pays que se concentre les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles depuis plusieurs jours. Alors que ces derniers semblaient avoir pris l’avantage et progressaient vers le sud, la situation semble donc avoir basculé ce vendredi. La ville de Konna aurait notamment été reprise grâce à l’entrée en lice des alliés de Bamako, dont la France.

A Paris, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a indiqué que l’engagement français avait commencé dans l’après-midi de vendredi avec une « intervention aérienne« . Mais le ministre des Affaires étrangères ne précise pas combien d’hommes ont été déployés sur le terrain. Par ailleurs, le président de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a aussi autorisé l’envoi immédiat de troupes au Mali. Il s’agirait notamment de troupes venues du Nigéria. Le Sénégal a par ailleurs démenti être engagé dans les combats. Souhaitons que ce pays, souvent ambigu dans ses comportements géopolitiques, n’ait pas, avant longtemps, à réclamer l’aide de quelques voisins ou même de la France…

La situation au Mali © IDÉ

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

     Nous transmettons avec plaisir cette information parue sur le site ami Noblesse et Royauté (www.noblesseetroyautes.com).

(Copyright photo : DR )

La princesse Marie Marguerite de Bourbon, duchesse d’Anjou a obtenu il y a peu la nationalité française. La princesse (et au demeurant charmante jeune femme) qui est née vénézuelienne, avait demandé à obtenir la nationalité française comme le prévoit le Code civil en raison de son mariage avec le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou et chef de la Maison de Bourbon, né à Madrid mais lui-même de nationalité française comme leurs trois enfants la princesse Eugénie, le prince Louis, duc de Bourgogne et le prince Alphonse, duc de Berry.

Le 12 janvier 2013.

Jean-Yves Pons.