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Plate forme politique de l’Alliance royale

8 Fév

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La plate-forme politique de l’Alliance Royale s’articule autour de 5 points fondamentaux :

La souveraineté

La souveraineté, c’est la liberté des nations. La souveraineté est indispensable pour garantir les intérêts vitaux de notre pays : nos approvisionnements stratégiques et nos débouchés économiques, notre sécurité intérieure et extérieure, l’intégrité de notre territoire, la préservation de notre patrimoine industriel, naturel et culturel, nos équilibres sociaux et le maintien de nos amitiés historiques, en particulier dans le monde francophone. Il faut pour cela être indépendant, autant que possible, mais également se rendre capable de passer des alliances avec d’autres pays, sans tomber dans l’aliénation aux grandes puissances ni dans la dilution dans des ensembles supranationaux. La souveraineté n’est possible que dans l’affirmation d’une autorité régalienne, qui se place dans une perspective à long terme et qui n’est pas liée, dans sa désignation, aux aléas du jeu politique intérieur et international.

La démocratie équitable

La démocratie équitable qui vise à assurer une juste représentation du peuple et sa participation constructive aux décisions politiques, promeut une véritable démocratie qui ne sacrifie pas le bien commun à la démagogie. En liant la représentation des citoyens de notre pays à leurs responsabilités dans la société, la démocratie équitable renforce les corps intermédiaires et redonne du sens au débat public en mettant en avant les vrais problèmes. Elle s’oppose ainsi au régime des partis et au vote de masse qui donne l’illusion d’une démocratie, confisquée par les partis politiques et par l’Etat, avec une assemblée prisonnière du jeu politicien et complètement coupée des vraies préoccupations des Français. Concrètement, la démocratie équitable n’est pas un corporatisme, puisqu’elle ne règle pas la vie économique. Elle demande simplement que les députés soient élus dans chaque circonscription par des collèges représentant les corps constitutifs de la nation : les chargés de famille, les élus locaux, les entrepreneurs et les salariés. Elle doit pour cela bénéficier de l’arbitrage impartial d’une autorité placée au-dessus des querelles partisanes.

La préférence communautaire

La préférence communautaire permet de garantir à notre économie, surtout pendant les périodes de crise, les équilibres dont elle a besoin. Elle est concentrique : mon pays, puis une communauté économique, qu’il s’agisse de l’Europe ou d’autres pays liés par des accords privilégiés. La préférence communautaire n’est pas un enfermement dans les frontières mais crée au contraire un équilibre des relations économiques entre des ensembles homogènes, au bénéfice de tous. Les pays pauvres en sont les premiers bénéficiaires, car ils peuvent restaurer leur économie locale dans le cadre d’un ensemble régional qui comprend des Etats dans une situation comparable. Les pays plus riches peuvent conserver leur capacité agricole et industrielle, garantissant ainsi leurs équilibres sociaux et leur souveraineté. Globalement, la préférence communautaire assure une meilleure prospérité et une stabilité internationale. Elle s’oppose au mondialisme économique, qui n’a de cesse de massifier l’économie et d’installer des flux planétaires de biens, de capitaux et de personnes dont les premières victimes sont les personnes les plus modestes et les pays les plus pauvres. La préférence communautaire passe par l’affirmation d’une souveraineté économique capable de résister aux pressions financières et politiques.

L’action sociale de proximité

L’action sociale de proximité consiste à rendre les citoyens responsables de la façon dont on traite les personnes en difficulté autour d’eux : précarité matérielle, isolement, détresses psychologiques, exclusions. Elle s’adresse aux familles en difficulté, aux personnes seules, aux enfants délaissés, aux handicapés, aux personnes âgées, quelles que soient leur origine, leur culture, leurs opinions ou leur religion. Elle s’oppose à un assistanat anonyme d’Etat, à la fois idéologique et administratif, individualiste et massifié, qui déresponsabilise les citoyens, coûte très cher et fonctionne mal. Le système social actuel fait preuve d’incroyables partis pris idéologiques et d’un clientélisme électoral honteux. Il se trouve régulièrement détourné par les profiteurs et délaisse de nombreux nécessiteux. Parce qu’on se sent plus solidaire de ceux que l’on connaît, l’action sociale ne peut trouver son dynamisme que dans l’implication active et locale des citoyens. Bien sûr, les associations jouent un rôle de premier plan, mais c’est insuffisant. La compétence en matière d’action sociale doit être donnée en premier lieu aux mairies, puis remonter progressivement les échelons territoriaux (en fonction des nécessités, si les échelons inférieurs ne peuvent suffire à la tâche) jusqu’à l’Etat, qui joue in fine un rôle régulateur, et non l’inverse.

La famille

La famille est la cellule de base de la société. Elle est le lieu de l’altérité homme-femme, sur laquelle se fonde toute société harmonieuse. Elle est le premier lieu d’éducation des enfants, de transmission de la culture, d’apprentissage de la vie en collectivité. Elle est un foyer pour les adultes, un refuge pour les vieillards et les handicapés. Malheureusement, la famille est aujourd’hui malmenée, dispersée, voire contestée. La République estime qu’il n’existe rien entre l’Etat et l’individu : la famille est donc considérée comme une association temporaire d’individus et le lien parental n’est plus qu’une vague tutelle. La solidarité entre les générations a cessé et les personnes affaiblies par l’âge ou la maladie sont isolées, voire rejetées. Il faut redonner à la famille la première place dans la société. Elle doit être représentée politiquement dans le cadre de la démocratie équitable ; le patrimoine familial doit se voir attribué un statut et être préservé ; la politique familiale doit être distinguée de la politique sociale ; les mères de familles doivent être considérées en tant que telles aussi bien socialement qu’économiquement : leurs responsabilités familiales doivent être reconnues et protégées, notamment dans le cadre professionnel.

http://www.allianceroyale.fr/plate-forme/

Billet d’humeur de Paul Turbier: Après la manifestation du 13 janvier contre le prétendu « Mariage pour tous »

22 Jan

L’épée Joyeuse

Comme souvent après un évènement important, c’est le retour vers la maison en voiture qui est le moment propice pour une méditation d’analyse/synthèse et une meilleure évaluation des choses. Ce fut le cas ce dimanche soir après l’incroyable rassemblement qui avait mis dans la rue plus d’un million de manifestants à propos des projets gouvernementaux de mariage pour les couples homosexuels.

En principe c’était donc ce pseudo-mariage qui était à l’ordre du jour mais les échanges pendant le défilé, les réflexions entendues ça et là, les analyses lues auparavant montraient assez clairement que les motivations de fond dépassaient largement l’officialisation de la situation maritale des homosexuels.

Les chrétiens, nombreux ce jour-là auraient pu se désintéresser du problème car le mariage civil des couples bio-normaux n’est pour eux qu’une obligation légale d’état-civil vide de sens. C’est la révolution qui avait singé le cérémonial catholique, acharnée qu’elle était à détruire tout ce qui venait de la religion. Elle avait même inventé le baptême républicain dont la vacuité était tellement évidente qu’il ne fut que très rarement proposé ou demandé. Les chrétiens s’accommoderaient donc aisément d’un contrat d’union civil pour tous, aisément déductible du PACS, et continueraient de se promettre fidélité éternelle devant Dieu et devant les hommes comme ils l’ont toujours fait et comme toute spiritualité autre que la leur le fait également. C’est que la différence est grande entre une réunion dans laquelle le Maire, officier d’Etat-civil rappelle seulement le contenu de la loi aux futurs époux tandis que le prêtre en l’église, parle fidélité, amour, famille et indissolubilité.  Le mariage chrétien scelle un engagement en vue de fonder une famille, c’est à dire d’avoir, d’aimer et d’élever des enfants et pas seulement le solenniser une décision de vivre ensemble

Le point hypersensible de la question est l’enfant. Derrière la revendication de mariage des coupes homosexuels, on voit bien que la possibilité d’avoir un enfant est elle aussi demandée, bien que par nature et par biologie, ce projet qui nécessite l’union physique d’un homme et d’une femme, soit un rêve impossible pour des paires de même sexe.  Comme le disait vertement un politicien pourtant républicain, une famille est constituée « d’un mâle et d’une femelle qui ont des petits » (1) Or on envisage l’adoption ou la procréation indirecte assistée en arguant d’un droit à l’enfant mais en oubliant un point essentiel, le besoin  qu’a l’enfant d’un amour paternel et maternel indissociable. Les parents, père et mère aiment leurs enfants mais la forme que prend cet amour est différente pour l’un et l’autre. L’amour de la  maman est surtout tendresse tandis que celui du  papa est surtout protection. L’enfant a besoin des deux, car ils sont complémentaires. Où se blottir après un bobo sinon dans le giron maternel et sur quoi grimper pour mieux voir parmi une foule sinon sur les épaules d’un père  Si par malheur, l’enfant  est privé de l’un de ces points d’appui, il vivra certes, mais avec un manque dont il souffrira d’une manière ou d’une autre, d’une façon plus ou moins visible, mais profondément ressentie.  De là vient l’opposition au divorce de l’Eglise, opposition qui est totalement justifiée dans l’intérêt de l’enfant et de lui seul car en cas de divorce, c’est lui la première victime.

Arrivé à ce point, chacun peut se poser la question de savoir pourquoi  les politiques qui gouvernent actuellement notre pays font la promotion d’un faux-mariage. Certains pensent que la préoccupation sous-jacente est électorale puisque les élections républicaines conduisent à des résultats serrés (51/49) qui obligent les candidats à s’assurer les suffrages d’une minorité de décision. D’autres pensent que le projet gouvernemental n’est qu’un écran de fumée destiner à masquer la gravité des problèmes économiques actuels. La réalité profonde me semble devoir être cherchée ailleurs.

Cet ailleurs, dont les racines et les germes sont anciens, devient très visible dès l’après-guerre. C’est la famille qu’on veut détruire et l’assaut qui est livré contre elle se déroule dans une progression à petits pas, souvent insidieuse. On débute avec l’introduction de la contraception chimique d’abord payante mais bientôt remboursée, puis conseillée et administrée dans les Lycées pour les adolescentes sans consultation des familles, on poursuit avec l’avortement d’abord encadré, puis conseillé puis remboursé, puis obligatoire de-facto dès qu’un test prénatal amène un doute.  Aujourd’hui nous en sommes au mariage et à l’adoption homosexuels, en Février prochain, avant l’introduction de la procréation médicalement assistée nous est promise pour mars. Bientôt grâce aux « avancées » de la science, on parlera de gestation ex-utero qui délivrera la femme de la servitude maternelle.  La dernière trouvaille socialo-franc-maçonne consiste à scolariser les enfants dès deux ans, ce qui est un bon moyen de les soustraire à l’influence des parents soupçonnés de transmettre des valeurs conservatrices et rétrogrades  L’ensemble est un plan proprement démoniaque qui est mis en place sous des prétextes fallacieux mais prétendus « nobles » de sécurité, de liberté et d’égalité. N’épiloguons pas sur la liberté de disposer de son corps en disposant du corps d’un enfant à naître.

Cependant, et pour terminer sur note consolatrice, les politiciens élus qui font la promotion de ces manoeuvres de mort courent un risque qu’ils semblent oublier. Beaucoup d’entre eux n’ont été élus que de justesse par de courtes majorités.  Ils ont été, pour beaucoup, les complices d’une cause qu’ils n’approuvaient pas, des sortes d’idiots utiles. Que ne ferait-on pas pour être élu dans la république qui nous gouverne aujourd’hui.  Ces députés, ces conseillers, ces maires sont donc vulnérables et c’est dans ce sens que la mobilisation de ce fameux dimanche est porteuse d’espoir car beaucoup de ces messieurs pourraient bien mordre la poussière.

Quel contraste avec un royaume à la tête duquel la providence place une homme issu d’une lignée, d’une famille qui l’a aimé et lui a transmis très simplement l’amour du peuple dont il a la charge. Au roi !

1) Jacques Myard, député des Yvelines, maire de Maisons-Lafitte.
Paul TURBIER, membre correspondant du Conseil dans l’Espérance du Roi.Le 22 janvier 2013.

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (17/18 novembre)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

18 Nov

*  De Jack Lang à Aurélie Philipetti, une autre époque s’ouvre à nous :

En 1981, sous le règne républicain de François Mitterrand, Le « Principal ministre » était Jack Lang, promu  Grand-Prêtre de la culture par le nouveau président de la République. L’argent coule alors à flot, même après le virage de la rigueur, en 1983. C’était alors une obligation aux yeux des socialistes et au nom de « la construction des générations futures » (le vieux principe révolutionnaire de la « régénération » des masses). Les grands travaux du président en sont le moteur : La Villette, le Grand Louvre, l’Institut du monde arabe, l’Opéra Bastille, etc. S’y ajoute ce que le ministre d’alors appelle la nécessaire « irrigation culturelle du territoire« . Entendez « la reprise en main du monde artistique à la sauce socialiste » après tant d’années de politique culturelle gaulliste, à la sauce Malraux. Bref, la culture au service de l’idéologie et sa politique devant permettre à la France de « passer de l’ombre à la lumière« …

Mais, rigueur oblige et Hollande…n’étant pas Mitterrand, les temps changent. Le budget du ministère  d’Aurélie Philipetti s’effondre : – 3,2% pour 2013 sont annoncés, bien qu’en réalité la baisse soit (tous domaines confondus) supérieure à 4%. Avez-vous vu et entendu beaucoup de réactions indignées ? Des artistes dans la rue ? Une nouvelle occupation du Théâtre de l’Odéon ? Les patrons du Louvre, des Opéras ou de Versailles pétitionnant comme à leur habitude ? Rien de cela et quasiment aucun murmure au sein de la bien-pensance culturelle ! Il y a surement une raison…

Certes, la crise économique n’échappe à personne comme personne  (ou presque) n’y échappe. La diète budgétaire qu’elle impose ne favorise pas l’ardeur des protestations en la matière. Mais nous sommes aujourd’hui à un moment de notre histoire où la conjonction des outrances jacobines parisienne, l’extension d’une certaine décentralisation politique mais aussi culturelle,  l’essor des géants mondialistes par le biais d’Internet (tels Google, Apple ou Amazon – tous anglo-saxons – )sont autant de mutations d’importance pour le sujet. D’ailleurs, le directeur de la Cité de la Musique et de la Salle Pleyel, Laurent Bayle, le dit sans embages : « Aujourd’hui, la culture c’est d’abord les industries culturelles, le numérique et le marché de l’art. » Vous remarquerez qu’il ne parle pas de « Beaux-Arts » mais de « marché de l’art« …C’est important pour la suite.

Il ajoute, avec une certaine lucidité : « Dans ce monde-là, les postures que nous avons vis-à-vis de l’Etat n’ont plus la même légitimité. (NDCER: c’est bien lui qui emploi le terme de « postures », pas nous !) Et nous n’avons pas fait le travail nécessaire pour repenser notre rôle en fonction des mutations survenues, qui sont énormes ». C’est ne pas oser appeler un chat, un chat en avouant les méfaits d’un art et d’une culture officiels. Mais  pensait-il que parmi les « mutations survenues » la dernière en date ne risquait pas d’améliorer les choses : le manque d’intérêt patent de François Hollande pour le domaine de la culture ! Et d’ailleurs, il semble bien que la vision d’aujourd’hui des socialistes ne soit plus, d’une manière générale, ce qu’elle fut à l’époque des paillettes de Jack Lang. Voici ce qu’en dit Emmanuel Wallon, professeur de sociologie à Paris-Ouest-Nanterre : « Le parti socialiste ne croit plus à la nécessité de protéger la dimension symbolique de la culture, sa capacité à faire rêver, et ne croit pas encore à l’impérieuse nécessité de développer un secteur où la France et l’Europe peuvent inventer leur futur, développer leur économie et reconstruire leur contrat social. » Qu’en termes savants ces choses-là sont dites ! L’Europe, l’Europe, l’Europe…quand cela les arrange, car ce sont ces mêmes idéologues qui, en réalité, ne rêvent que de métissage des cultures en oubliant volontairement les racines chrétiennes et gréco-romaines de notre continent. Ils en sont encore à vouloir faire « du passé table rase« . Mais ça tombe bien, nous aussi !

Et si l’on revenait à la réalité ? C’est-à-dire aux Beaux-Arts. Qui n’ont pas besoin d’un ministère…de la culture.

C’est d’ailleurs ce que nous disait, ici même il y a peu, notre ami Gérard de Villèle en même temps qu’il faisait d’intelligentes propositions:

 » Mais, avant tout faut-il un ministère de la Culture pour réglementer, surveiller, comme Bercy, et subventionner la vie artistique ? Non, bien sûr, car comme toute administration, ses fonctionnaires n’ont pas qualité pour déterminer ce qui est l’art ou pas:
— il est bien évident que ceux que cela intéresse doivent pouvoir savoir le coût des achats ou de la réalisation des expositions bien intentionnées et que ces informations doivent être accessibles.
— un corps d’inspecteurs de la création artistique tient plus de la conformité soviétique que de la liberté de création… Il est donc inutile dans l’état.
— il est bien beau de mettre sous le contrôle de la Cour des comptes les achats d’œuvres d’art, mais il faudrait que cette Cour ait les moyens de faire cesser les abus.
— interdire le financement d’œuvres de nature à porter atteinte à la dignité humaine ou aux convictions religieuses paraît élémentaire mais qui décidera que la dignité humaine ou des convictions religieuses sont attaquées ?
— rendre robligatoire une motivation écrite et publique de chaque refus effectué par les commissions d’achat… Redondant avec les pouvoirs de la Cour des comptes…
En fait, il faut réinventer une Surintendance des Beaux-Arts, à même de bien orienter la création en la laissant libre de toute influence que, seul, un marché de l’art accessible au plus grand nombre peut susciter. Ce sont les petits acquéreurs d’art, dont les achats constitueraient un début de patrimoine s’ils étaient défiscalisés jusqu’à 2000 ou 3000 euros par an, qui contribueraient à la création d’œuvres de qualité sans passer par les diktats de l’Art financier… et des marchands…2. Retrouver l’histoire de l’art dans l’enseignement:
— faut-il une chaire d’histoire de l’art ? Il existe des facultés qui l’enseignent, comme l’Histoire de France : autant dire que tout est à repenser.
— donnons la possibilité aux artistes eux-mêmes de parler de leurs anciens, plutôt que de créer une nouvelle corps de fonctionnaires : l’on permettra ainsi un devoir de mémoire salutaire de leur part et une transmission linéaire de l’histoire de l’art. A condition que les artistes en soient réellement capables, mais tout salaire devrait se justifier sur un savoir-dire…3. Recréer une dynamique de l’art esthétique en France:
— Créer une véritable école des Beaux-arts.
— Démocratiser l’accès à l’art en défiscalisant l’achat d’œuvres d’art pour les particuliersIl n’y a plus d’écoles d’art en France depuis quasiment 35 ans : les bases du dessin (pratiques de la copie d’antiques, de l’anatomie, de la perspective, du modèle vivant…) ne sont plus enseignées par des professeurs désormais incapables de le faire, car recrutés sur des critères sans rapport avec l’enseignement qu’ils sont censés dispenser. Je me souviens d’un concours pour le recrutement d’un professeur de gravure pour l’école régionale des Beaux-Arts de Tours en 1975 auquel j’ai participé : juste avec mes gravures, sans prétention pédagogique autre que l’ambition de former un ou deux taille-douciers, je suis arrivé, à deux points de celui qui fut choisi. Ce monsieur avait quelque antériorité dans la pratique des concours qui lui a valu quelques points supplémentaires ; heureusement pour lui, car pour ce qui est de la gravure il n’y connaissait rien. Après le concours, il m’a invité à continuer de venir dans l’atelier, jusqu’au jour où il s’est aperçu que ses élèves avaient tendance à être présents quand j’étais là pour au moins apprendre quelques trucs… Dix ans après, cet éminent professeur fut nommé directeur de l’école des Beaux-Arts de Valence après avoir usé et abusé quelques jeunes filles de l’école et notables tourangeaux dont il photographiait paraît-il les rencontres… »

Et comme dit l’adage : « A toute chose, malheur est bon« . L’effondrement économique auquel nous assistons, impuissants, nous vaut un certain nombre de remises en cause qui seront peut-être autant de prises de conscience: des projets coûteux abandonnés, de gros établissements boulimiques ponctionnés, le mécanisme de financement du cinéma sérieusement raboté comme les aides au mécénat ou le crédit d’impôt pour la musique…

Ce qui se voulait abusivement le « ministère des artistes » mais était en réalité une usine à fabriquer des féodalités pseudo-culturelles et à imposer un scandaleux art officiel, est en train de perdre de sa superbe. Nous ne pouvons que nous en réjouir car ce que, nous, nous appelons les Beaux-Arts a tout à gagner à cette révolution.

Grève des modèles devant la direction des Affaires culturelles de la ville de Paris ou « Ce à quoi mène l’art officiel » !

*  Un papa et une maman, c’est mieux pour les enfants !

Tel était l’un des slogans de l’impressionnante manifestation de samedi 17 novembre contre le prétendu « mariage pour tous » : entre 70.000 et 200.000 manifestants (selon les sources) ont défilé à Paris pour protester contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels.

Dans la capitale, la «manif pour tous» a gagné le pari de la mobilisation. Les organisateurs annoncent plus de 200.000 manifestants à Paris et en revendiquent plus de 500.000 dans toute la France où une petite dizaine de rassemblements étaient organisés dans d’autres grandes villes. Afin d’éviter toute dérive, la plupart des pancartes du défilé avaient été réalisées par les principaux organisateurs de la manifestation. On pouvait y lire des slogans tels que «Tous nés d’un homme et d’une femme» ou «papa + maman, y’a pas mieux pour un enfant».Aux avants-postes du cortège, une voiture décapotable transportait un couple fictif de jeunes mariés saluant la foule, elle en robe blanche, lui en costume. Un clin d’œil à la tradition défendue par les opposants au texte adopté il y a dix jours en conseil des ministres. En première ligne, politiques et élus, écharpes tricolores en bandoulière, étaient venus afficher leur opposition au texte. Dans la foule, quelques religieux se mêlaient également aux simples citoyens. Mais le gros des troupes était composé de familles, venues avec poussette ou landau, et de grands-parents. «Avec ce projet, on joue aux apprentis sorciers, se désolait Vincent, un manifestant de 33 ans. On écoute les adultes mais on oublie de prendre en compte le point de vue des enfants». Laurent, médecin quinquagénaire, venu avec ses deux petits garçons, dénonçait pour sa part «l’hypocrisie d’une loi qui fait croire qu’un enfant peut être issus de deux personnes de même sexe». «Le projet risque d’évoluer encore, craint-il également. Si ma mémoire est bonne, le PS promettait que le mariage gay ne se profilait pas au moment du vote du PACS». «Dans trois générations, on risque d’avoir du mal à comprendre qui sont les grands-parents d’un enfant», glissait une vieille dame. Rien n’empêche les homosexuels de s’aimer mais la filiation, c’est autre chose».
Et dimanche 18, une seconde manifestation prit le relais avec des milliers de manifestants, à l’appel de l’institut Civitas, proche des catholiques traditionalistes. Une trentaine de cars de province sont venus grossir les rangs du cortège, qui a défilé aux cris de « oui à la famille, non à l’homofolie« . Les protestataires s’étaient rassemblés peu avant 14H30 devant le ministère de la Famille, dans le VIIe arrondissement, avant de se diriger vers l’Assemblée nationale, derrière une large banderole sur laquelle était écrit « Un papa, une maman, pour tous les enfants« . Parmi les manifestants figuraient de nombreux jeunes gens, beaucoup de prêtres en soutane, mais aussi des retraités et des familles, brandissant pour certains des drapeaux tricolores, des croix ou des banderoles siglées de fleurs de lys. »Notre objectif, c’est de mener une véritable bataille pour la sauvegarde de la famille et de l’enfant« , a déclaré Alain Escada, responsable de Civitas. « Le mariage homosexuel, c’est la boîte de Pandore qui va permettre que d’autres revendiquent le mariage polygame ou le mariage incestueux », a ajouté Alain Escada, assurant vouloir « libérer la parole des Français ».
Il y avait bien longtemps que tant de Français ne s’étaient pas dressés contre la tyrannie de la pensée conforme et obligatoire et la dictature des lobbys de la culture de mort. Serait-ce le signe du début de la Reconquête ?

Le 18 novembre 2012.

Jean-Yves Pons.