Tag Archives: FMI

Entretien avec Alain de Benoist. « Finalement, la volte-face d’Aléxis Tsípras s’explique très bien »

8 Août

Voici une excellente analyse d’Alain de Benoist (publiée sur le site Metamag –http://metamag.fr-) sur la crise grecque et que nous vous conseillons de lire. Vous y retrouverez l’essentiel de ce que nous vous avons exposé à de nombreuses reprises depuis le début de cette affaire.

——-

« Finalement, la volte-face d’Aléxis Tsípras s’explique très bien »

le 01/08/2015

On ne comprend plus grand-chose à ce qui se passe en Grèce. Grâce ou à cause d’Aléxis Tsípras, les Grecs ont massivement voté « non » aux diktats lors du référendum du 5 juillet, mais deux jours plus tard le même Tsípras acceptait de se soumettre à des mesures encore plus coercitives…

Le 5 juillet, les Grecs ont dit non, massivement non, à la politique d’austérité imposée par l’Union européenne. C’est la première fois qu’un peuple était appelé à se prononcer sur la sauce à laquelle on prétendait le manger. Plus précisément, c’est la première fois qu’un peuple se voyait donner la possibilité de se prononcer politiquement sur une doctrine économique, en l’occurrence la dogmatique de l’orthodoxie néolibérale imposée par les prêteurs usuriers de l’oligarchie mondiale. Ce n’est pas rien. Et cela restera une date historique, quoi qu’il se soit passé par la suite. Exactement comme le « non » français du 29 mai 2005, qui fut lui aussi bafoué.

La volte-face d’Aléxis Tsípras a surpris tout le monde, mais s’explique finalement très bien. Tsípras ne voulait pas quitter la zone euro, et les Grecs ne le voulaient pas non plus. Or, le maintien dans la zone euro impliquait l’austérité. Vouloir conserver l’euro sans avoir l’austérité, c’est vouloir un cercle carré. Face aux exigences toujours plus dures de l’Eurogroupe et de la Troïka, Aléxis Tsípras n’avait le choix qu’entre renverser la table ou passer dessous. N’ayant pas voulu la renverser, il a suffi de le menacer d’une expulsion de son pays de la zone euro pour l’amener à capituler.

Une monnaie unique n’est viable qu’entre des pays de structure et de niveau économique comparables, ou bien alors comme monnaie d’une Europe politiquement unifiée, aujourd’hui inexistante, avec ce que cela implique de transferts financiers entre les pays les plus riches et les plus pauvres. La Grèce n’aurait jamais dû rentrer dans l’euro, car son économie ne peut pas fonctionner avec une monnaie qui n’est qu’un mark étendu.

Et maintenant, que va-t-il se passer ?
On repart pour un tour. Plutôt que de restructurer la dette grecque, ce qui aurait impliqué des pertes pour les banquiers ayant investi dans cette dette, on va continuer à accorder de nouveaux prêts à une entité en faillite, avec en contrepartie des exigences d’une ampleur jamais vue, qui ne pourront être satisfaites qu’au prix d’un nouvel appauvrissement, d’une nouvelle baisse des rentrées fiscales, d’une déflation qui alourdira le poids de la dette, sans aucune possibilité de redressement de la situation ni possibilité de procéder aux réformes de structure nécessaires.

Les perroquets qui répètent des propos de bistrot peuvent bien dauber sur la « fainéantise » des Grecs et la « gabegie des fonctionnaires ». Ils feraient mieux de consulter les chiffres de l’OCDE. En 2014, les Grecs ont travaillé en moyenne 2.042 heures, soit plus que les Français (1.489 heures) et les Allemands (1.371 heures). En 2011, les fonctionnaires représentaient en Grèce 8 % de l’emploi, contre 11 % en Allemagne. En réalité, Joseph Stiglitz et Paul Krugman, tous deux prix Nobel d’économie, l’ont dit avec netteté, et l’ancien ministre Yánis Varoufákis n’a lui aussi cessé de le rappeler, l’économie grecque s’est effondrée, non pas en dépit, mais à cause des mesures d’austérité qu’on lui a imposées. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on se retrouvera dans quelque temps exactement dans la même situation qu’auparavant. Le FMI prévoit déjà que le taux d’endettement atteindra d’ici deux ans 200 % du PIB. D’ici là, une crise politique est plus que probable. Comme disait le regretté Philippe Muray, « le réel est reporté à une date ultérieure ».

Mais en plaçant la Grèce sous tutelle politique, administrative et financière, au moyen d’un véritable coup d’État de fait, l’Union européenne a également révélé son véritable visage. La « Déclaration » adoptée à Bruxelles le 12 juillet est à cet égard sans équivoque : « Le gouvernement [grec] doit consulter les institutions [européennes] et convenir avec elles de tout projet législatif dans les domaines concernés avant de le soumettre à la consultation publique ou au Parlement. » On savait déjà, grâce au « théorème de Juncker » (« Il ne peut pas y avoir de choix démocratiques contre les traités européens »), que l’idéologie dominante repose sur ce principe simple que les contraintes économiques et sociales édictées par l’oligarchie ne peuvent en aucun cas être modifiée par des résultats électoraux. On voit maintenant, les résultats du référendum ayant été transformés en leur exact contraire par une sorte de diktat de Versailles à l’envers (« La Grèce paiera ! »), que l’aboutissement logique de l’orthodoxie néolibérale est bien de faire disparaître toutes les souverainetés politiques au profit d’une coalition de puissances privées et de transformer les nations européennes en autant de colonies ou de protectorats soumis à la « politique de la canonnière » des firmes multinationales et des marchés financiers.

Dans le « dénouement » de cette affaire, quel a été le rôle joué par Barack Obama ? Dans quelle mesure la Grèce peut-elle figurer sur l’agenda de la Maison-Blanche ?
Obama est un pragmatique : l’accord qu’il vient de négocier avec l’Iran en est la preuve, tout comme sa décision de mettre fin au blocus contre Cuba. Tout comme les dirigeants de l’Union européenne, plus qu’une contagion financière de la crise grecque, c’est une contagion politique et idéologique qu’il redoute. Il sait enfin que la Grèce est un pays clé de l’OTAN, et il veut l’empêcher de se tourner vers Moscou. Le cas échéant, si la situation continue à se détériorer, les États-Unis n’hésiteront pas à susciter un coup d’État militaire. Le parakratos, l’« État souterrain » mis en place à l’époque de la guerre froide par les services américains, ce « para-État » qu’on avait vu se mobiliser au moment de la triste dictature des colonels, est loin d’avoir disparu.

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (29 juillet 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

29 Juil

logo-cer

Le Conseil dans l’Espérance du Roi a pris date

Il y a trois ans déjà…

Dès le 25 juillet 2012, nous avons publié un Consilium Consulte très explicite, relatif à la création monétaire, mettant en place les premières étapes de la sortie de la zone Euro par la France (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/07/25/consilium-consulte-n-2012005-du-25-juillet-2012-relatif-a-la-creation-monetaire/) . Il était suivi, le 30 juillet 2012, de la publication de la méthode que nous préconisions alors pour appliquer cette décision (Lire « Quand les Français retrouveront le Franc« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/07/31/quand-les-francs-retrouveront-le-franc/). En voici le détail :

« Pour la France, il n’y a pas d’alternative si l’on veut réduire les risques et leurs conséquences: c’est la surprise. Mais une surprise « organisée« . Voici quelques suggestions, en huit points, que le Conseil dans l’Espérance du Roi peut proposer après réflexion et en tenant compte de l’opinion des récents finalistes du Prix Wolfson d’Economie:

* préparer secrètement la décision de notre pays (en commençant par la mise en route de la fabrication de la nouvelle monnaie, ainsi que le Consilium-Consulte n° 2012/005 du 25 juillet l’instituait) et ne la révéler que du jour au lendemain;

* instaurer immédiatement la monnaie nationale, avec une convertibilité de 1 pour 1 (1 euro = 1 franc) mais en acceptant de descendre au-dessous de cette parité sur les marchés financiers;

* dévaluation rapide et significative (probablement de l’ordre de 10 à 15%) de la monnaie nationale, permettant de stimuler notre production et de faciliter nos exportations mais qui renchérira fatalement nos importations (en particulier énergétiques *). Des mesures protectionnistes sévères devront donc être prises, impliquant le civisme des Français, tandis que la production d’énergie sur le territoire national devra être rapidement développée, sous les formes les plus diverses);

* conservation temporaire (six mois par exemple) de la circulation de l’euro parallèlement au franc, pour les transactions de faible volume;

* limitation sévère mais provisoire des retraits d’espèces aux guichets des banques en même temps que l’instauration d’un contrôle drastique des changes et des mouvements financiers;

* accepter les risques du refus d’honorer une partie significative des dettes souveraines du pays, ce qui mettra forcément en péril certaines de nos banques voire d’autres en faillite, nécessitant la nationalisation et/ou la recapitalisation des plus méritantes qui accepteront de séparer leurs activités financières (privatisation des risques) et strictement bancaires (mutualisation des risques);

* définition d’un objectif acceptable d’inflation;

* et, pourquoi pas, l’instauration d’une collaboration négociée avec d’autres pays européens, dans le cadre d’une nouvelle union monétaire, plus ouverte et plus souple, qui serait de l’intérêt bien compris de chacun ? « 

* notion à réviser aujourd’hui en période de baisse importante des prix du pétrole et du gaz

Nous savons aujourd’hui que Yanis Varoufakis avait lu notre blogue avant de prendre en charge le ministère grec des Finances en janvier dernier ! 

4973719_varoufakis_545x460_autocrop

C’est en tout cas ce que laisse à penser la révélation, dimanche dernier, du projet pour son pays de l’ex-ministre grec de quitter la zone euro et de retourner par surprise à sa monnaie historique, la drachme.

Face aux exigences de l’Union Européenne et du Fonds monétaire international pour gérer la crise qui frappe son pays, l’ancien ministre grec des Finances avait tout prévu. Y compris de créer un système bancaire parallèle qui aurait permis à Athènes de continuer à fonctionner si la BCE mettait un terme à son aide d’urgence.

Cet incroyable plan B a été dévoilé dimanche 26 juillet dans la matinée par le quotidien grec I Kathimerini qui rapporte des propos attribués à Yanis Varoufakis lors d’une conférence téléphonique organisée à Londres par des fonds souverains et fonds de pensions principalement asiatiques le 16 juillet.

Au menu de ces révélations : groupe de travail secret en comité très restreint, piratage de la plateforme de l’administration fiscale grecque, possibilité de revenir à la drachme d’un instant à l’autre. L’OMFIF, qui organisait la fameuse conférence téléphonique, a d’ailleurs rendu public lundi 27 juillet – avec l’accord de Varoufakis – cet enregistrement .

Le journal grec assure que Yanis Varoufakis a raconté avoir été chargé par Alexis Tsipras en décembre 2014, avant l’élection de Syriza, de se pencher sur une plan de secours en cas d’échec des négociation avec l’UE.

« Le premier ministre, avant de gagner l’élection en janvier, m’a donné son feu vert pour trouver un plan B. J’ai donc assemblé une petite équipe qui est restée secrète pour des raisons évidentes« .

L’objectif ? Trouver un moyen de transférer des fonds directement des contribuables aux organisations sans avoir à passer par les banques, au cas où ces dernières aient à fermer faute de liquidités fournies par la BCE. « Nous voulions créer, discrètement, des comptes de réserve rattachés à chaque numéro fiscal, et permettre ensuite à chacun d’y accéder facilement avec un code« .

« Imaginons par exemple que l’État doive un million d’euros à un laboratoire pharmaceutique pour l’achat de médicaments pour le compte de la Sécu. Nous aurions pu immédiatement faire un virement vers le compte de ce laboratoire grâce à son numéro fiscal puis lui y donner accès avec un code pour qu’il l’utilise ensuite comme un mécanisme de paiement parallèle pour n’importe quel autre versement vers n’importe quel autre numéro fiscal« , a précisé l’ex-ministre.

Si l’accès aux bâtiments et machines qui auraient permis la manipulation a été possible une fois Yanis Varoufakis devenu ministre des Finances, la mission de ce dernier est devenue plus compliquée quand il s’est aperçu que la direction générale des impôts était en fait sous le contrôle d’un représentant de la troïka. Ce qui donne une idée de la mise sous tutelle de la Grèce par ses créanciers, avec la complicité des gouvernements précédents, et de la justesse de nos propos lorsque nous parlions de « Gauleiters » (Lire « De la reddition à l’humiliation, il n’y a qu’un pas » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/14/bulletin-climatique-quotidien-14-juillet-2015de-la-republique-francaise/).

Pour ne pas éveiller les soupçons de la BCE, du FMI et de la Commission européenne, Varoufakis aurait alors recruté un ami d’enfance, expert informatique et devenu professeur d’IT (technologie de l’information) à l’Université Columbia, pour pirater la plateforme fiscale.

« Une semaine plus tard, il m’appelle et me dit: ‘Je contrôle les machines mais pas le logiciel, il appartient à la troïka. Je fais quoi?’ On s’est vus, sans que personne ne le sache, et je lui ai dit que si je demandais une autorisation, la troïka serait immédiatement au courant que nous tentons de créer un système parallèle. Et nous avons décidé de pirater le logiciel de notre propre ministère juste pour copier les numéros fiscaux enregistrés sur la plateforme pour ensuite pouvoir travailler à la mise en place de ce système parallèle« .

I Kathimerini écrit que le projet est même arrivé à un stade très développé et cite Varoufakis assurant que le système aurait pu rapidement être très étendu avec des applications sur smartphones. « Bien évidemment, il aurait été calibré en euros mais aurait pu être changé en drachmes nouvelles en un instant« .

« J’ai toujours dit à Tsipras que ce ne serait pas une partie de plaisir mais que c’était le prix à payer pour la liberté. Mais quand le moment fatidique est arrivé, il a pensé que ce serait trop compliqué à mettre en place. Je ne sais pas exactement quand il est arrivé à cette conclusion mais je l’ai su explicitement le soir du référendum et c’est pourquoi j’ai présenté ma démission.  »

Chapeau Varoufakis ! Et merci d’avoir su faire si bon usage de nos recommandations, même si pour la conclusion et son succès ce n’est que partie remise…

 

Rien ne va plus

Le Conseil constitutionnel a validé le 23 juillet dernier (à l’exception de trois articles mineurs) la loi sur le renseignement, votée par le Parlement le 24 juin.

logo_dgsi

Nous sommes donc entrés dans une période à très haut risque pour nos libertés et, particulier, celle que nous revendiquons avant toutes les autres : mettre un terme à la République et nous débarrasser définitivement de l’oligarchie qui s’est emparé du pouvoir pour le plus grand malheur de la France *. Sachez par conséquent que le Conseil dans l’Espérance du Roi peut disparaître du jour au lendemain et ses animateurs finir leur vie dans les geôles républicaines. Mais sachez aussi que nous livrerons bataille jusqu’au bout et que nous vendrons très cher notre peau.

Rappelons tout de même que, quelques heures avant la Décision du Conseil constitutionnel, le Comité consultatif du conseil des droits de l’homme, une instance de l’ONU basée à Genève, s’était lui-même déclaré « préoccupé par les pouvoirs conférés aux services de renseignement en matière de surveillance digitale à l’intérieur et à l’extérieur de la France« . Dans son rapport du 23 juillet, il reproche notamment à la future loi sur le renseignement de donner des pouvoirs « excessivement larges de surveillance très intrusive aux services de renseignement sur la base d’objectifs vastes et peu définis, sans autorisation préalable d’un juge et sans mécanisme de contrôle adéquat et indépendant« .

topelement

Nous avons, vous avez de très bonnes raisons d’être inquiets quant à l’usage que la République ne manquera pas de faire de cette loi particulièrement liberticide quand on a lu le dernier rapport d’activité (portant sur 2014 et les quatre premiers mois de 2015) de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), rendu public le 22 juillet. Cette Commission étant appelée à disparaître au profit d’une nouvelle Commission davantage « aux ordres » du pouvoir.

Son président, le conseiller d’Etat Jean-Maris Delarue, y exprime en particulier beaucoup de craintes quant au devenir des contrôles des écoutes non judiciaires. Il insiste en particulier sur le fait que dans les quatre premiers mois de 2015, « la part des avis défavorables (de la Commission) qui n’ont pas été suivis par le Premier ministre s’est accrue nettement plus substantiellement« . Ce qui revient à montrer du doigt l’installation d’une forme sournoise de tyrannie.

Le-pouvoir-des-services-de-renseignement-en-debat-a-l-Assemblee_article_popin

Sur la période, des 32 avis défavorables formulés par l’autorité qu’il préside, 9 n’ont pas été suivies, soit « plus du quart d’entre eux » et déjà plus, en valeur absolue, que sur toute l’année 2014.

En plus de cette tendance de Matignon à « passer outre » ses avis, la CNCIS s’inquiète d’un « affaiblissement des contrôles » de ces interceptions induit par la fameuse loi sur le renseignement. Elle aborde enfin la légalisation d’instruments permettant la surveillance d’un grand nombre de personnes et s’inquiète d’une extension considérable du périmètre de surveillance à travers l’apparition de « la notion cruciale d’entourage« .

Et tout cela sous couvert de la lutte contre le terrorisme…Mais l’empressement du pouvoir à communiquer après la validation par le Conseil constitutionnel en dit long sur l’enjeu politique que représente pour lui et sa majorité parlementaire, un texte que ses détracteurs persistent à juger attentatoire à la protection des libertés et de la vie privée.

En somme, trop poli pour être honnête !

* En commençant par l’abrogation du dernier alinéa de l’article 89 de la Constitution d’octobre 1958 qui précise que « La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision. ».

 

Et pendant ce temps-là…

Le chômage en France reste à des sommets, sans aucune amélioration, à la différence de plusieurs pays de l’Union européenne (et en particulier l’Espagne : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/27/bulletin-climatique-quotidien-27-juin-2015de-la-republique-francaise/) : Pôle emploi recensait en juin 3,55 millions de chômeurs en métropole, une statistique sans aucune fiabilité car obtenue à partir de données différentes des mois précédents, rendant toute comparaison impossible. C’est la dernière astuce du gouvernement pour manipuler les chiffres et tenter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

A compter de cette publication, Pôle emploi accède à des données administratives que l’on prétend plus complètes mais qui lui permettent de mieux jongler avec la situation des demandeurs d’emploi et qui conduit à faire changer de catégorie certains d’entre eux.

Avec cette nouvelle donne, l’opérateur a comptabilisé 3,82 millions de demandeurs en incluant l’outre-mer, 5,70 millions en y ajoutant ceux ayant exercé une activité réduite au cours du mois, a annoncé lundi le ministère du travail.

Ce qui n’a pas empêché le ministre du travail de se  risquer au jeu des comparaisons. Il a noté une « stabilisation » en juin par rapport à mai (3,55 millions) et s’est réjoui d’un « ralentissement » de la hausse du chômage sur l’ensemble du premier semestre 2015 (+ 8 800 par mois en moyenne, soit deux fois moins qu’au second semestre 2014), y voyant un « signe encourageant« .

François Hollande s’est dit déterminé lundi soir à « agir jusqu’au bout » de son quinquennat, faisant fi de son impopularité, mais conditionnant de nouveau sa candidature en 2017 à ses résultats contre le chômage. « J’avais pris un engagement, cet engagement devra être tenu« , a  insisté le chef de l’Etat. « S’il n’y a pas de résultat, il ne peut pas y avoir de crédibilité sur une candidature. » Vu les résultats de ses autres engagements, nous sommes tranquilles !

Comme chacun devrait le savoir, les promesses n’engagent que ceux qui les entendent.

 

 Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Vous ne le visiterez pas mais admirez-le

Le Cabinet de Garde-robe de Louis XVI à Versailles

1879032lpw-1879050-article-cabinet-de-la-garderobe-de-louis-xvi-jpg_2940250_660x281

Réalisé à la demande du roi en 1788, dans le prolongement de la chambre du roi, il est situé derrière une petite porte à peine visible qui se confond avec la tenture et les moulures. La pièce qu’elle cache n’est absolument pas accessible au public. Elle est bien trop petite et bien trop fragile pour accueillir des millions de visiteurs. D’autant qu’elle vient d’être merveilleusement restaurée grâce au mécénat de Lady Michelham of Hellingly.

garde robe 6

Il s’agit du cabinet de garde-robe de Louis XVI, qu’il utilisait comme bureau privé. Le malheureux souverain n’a pas pu en profiter bien longtemps puisqu’il lui fut livré au début de l’été 1789, quelques mois avant son expulsion du palais par la foule révolutionnaire. C’est en juin 1788 qu’il ordonne à ses architectes de transformer la garde-robe jouxtant sa chambre en cabinet de travail. La surface est doublée pour passer à 13 mètres carrés et la hauteur dédoublée pour créer un entresol. Deux fenêtres donnant sur un balcon ouvrent sur la cour des Cerfs. Les deux frères sculpteurs Jean-Siméon et Jean-Hugues Rousseau créent un sublime décor de boiseries blanches et or, réalisant là leur plus beau chef-d’œuvre dans le style néo-classique.

garde robe 3

Le très sérieux souverain, épris de sciences, de commerce, d’agriculture et de marine, a voulu un décor illustrant ces thèmes. Aussi peut-on, aujourd’hui, découvrir avec ravissement les plus belles réalisations technologiques de cette fin du XVIIIe siècle : une machine électrique constituée d’un disque en verre dont la rotation produisait de l’électricité statique. Plus loin, c’est un graphomètre à pinnules utilisé par les arpenteurs pour mesurer des angles, une pompe à vide, une grue. La marine est représentée par un cadran solaire et une boussole, l’agriculture par une charrue, une herse et une brouette. Le commerce est illustré par différents accessoires, dont un livre de comptes montrant des additions.

garde robe 5

On imagine Louis XVI assis à son bureau, au milieu de la pièce. Le souverain a tenu que soient installés des lieux d’aisance à l’anglaise, constitués de toilettes avec évacuation et chasse d’eau. Elles sont dissimulées derrière une porte taillée dans la boiserie. Aucun espace pour mettre les pieds, aussi le roi ne pouvait-il s’asseoir sur le trône que la porte ouverte. Un espace certes moins grandiose que la galerie de Glaces, mais bien plus émouvant.

8174449605_b4b4610d46_z

Le 29 juillet 2015.

Jean-Yves Pons, CJA.

Grèce, les Eurocates tentent de reprendre la main. Le ministre des Finances, Yanis Varoufakis, démissionne

6 Juil
imgres

https://www.google.fr/search?q=varoufakis&safe=off& biw=833&bih=384&tbm= isch&source=lnms&sa=X& amp;ei=mh-aVZvvLMXxUq_QgYgH&ved=0CAkQ_AUoBA

Publié à 07h47, le 06 juillet 2015 Par Gaétan Supertino

Malgré le « non » obtenu aux référendum, Yanis Varoufakis quitte le gouvernement afin de faciliter les négociations

Il avait dit qu’il démissionnerait si le « oui » l’emportait au référendum de dimanche, en Grèce. Finalement, les Grecs ont massivement voté « non« – OXI- (61%) aux réformes proposées par les représentants du FMI, de la BCE et de l’Union européenne en échange de leur aide. Mais le ministre des Finances, Yanis Varoufakis, a tout de même annoncé sa démission.

« Peu de temps après l’annonce des résultats du référendum, on m’a informé d’une certaine préférence de certains membres de l’Eurogroupe, et de ‘partenaires’ associés, pour mon absence des réunions. Une idée que le Premier ministre (Alexis Tsipras) a jugé potentiellement utile à l’obtention d’un accord. Pour cette raison je quitte le ministère des Finances aujourd’hui« , a-t-il expliqué sur son blog.

Un ministre des Finances anti-austérité. A la tête du ministère des Finances, Yanis Varoufakis était en première ligne dans les négociations. Le ministre, très sévère vis-à-vis des politiques d’austérité, a régulièrement critiqué vivement le plan de sauvetage du pays par des prêts de l’UE et du FMI. Ce professeur d’économie de 53 ans, considéré comme un des « radicaux » de Syriza, la parti de gauche radical au pouvoir a toujours pourfendu « la dette odieuse » et prôné la « fin des mesures d’austérité« .

Faisait-il obstacle aux négociations ? « Pour faciliter les négociations, je pense qu’il a démissionné. Les créditeurs disaient que c’était lui l’obstacle. C’est une démarche d’apaisement« , analysait lundi sur Europe 1 Stelios Kouloglou, eurodéputé Syriza.

http://www.europe1.fr/international/grece-le-ministre-des-finances-yanis-varoufakis-demissionne-1364912

Billet d’Argolide. Economie « à la grecque », comme une tragédie de Sophocle.

28 Juin

69868441

 

Vous connaissez les paramètres économiques des négociations actuelles entre la Grèce et ses créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), nous n’y reviendrons donc pas dans ce court billet. D’autant que ce à quoi nous assistons ces jours-ci a été prévu et annoncé de longue date par le Conseil dans l’Espérance du Roi, malgré les dénégations et les simagrées des différents protagonistes de cette douloureuse et terrible affaire.

En revanche vous ne lirez nulle part que sur notre blogue la vision que nous pouvons en avoir depuis que nous séjournons dans le beau pays des Dieux de l’Olympe.

Après l’échec des discussions de Bruxelles et de Francfort, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a donc annoncé dans la nuit de vendredi à samedi la prochaine tenue (dimanche 5 juillet) d’un référendum (dont le principe a été accepté par le parlement à une majorité supérieure à celle dont dispose le gouvernement) par lequel les citoyens grecs diront s’ils acceptent ou non l’ultimatum des créanciers à leur pays. Entendez qu’ils diront s’ils tiennent à perpétuer leur adhésion à l’Union européenne et à sa monnaie unique en passant sous leurs fourches caudines ou s’il souhaitent le saut dans l’inconnu que représenterait le fait d’y renoncer.

N’en doutez pas, tous les Grecs (bien mieux informés de tout cela que le sont d’ailleurs les Français de la situation réelle de notre pays) sont parfaitement conscients de l’enjeu et le vivent aujourd’hui « à la grecque« , c’est-à-dire comme une tragédie de Sophocle.

epidaure

Théâtre d’Epidaure

Ils balancent entre une colère violente à l’égard de l’Union européenne et des critiques acerbes de leur personnel politique passé comme présent. Mais, dans les deux cas, le sentiment le plus partagé est celui de l’humiliation.

Il en résulte la résurgence du vieux démon de la Grèce : la discorde (διαφωνία). Et de son corollaire : le risque d’une guerre civile. Ne riez pas, car ce danger mortel n’est pas si lointain. Et ses conséquences pour la région (et même sans doute pour le continent) en seraient catastrophiques. Seuls les valets des Etats-Unis peuvent s’en réjouir. D’ailleurs…ils le font.

Nous serons fixés le 5 juillet. D’ici-là, les Grecs devront se résoudre à des restrictions financières importantes en termes de transfert de capitaux et de disponibilité monétaire.

Après le 5 juillet et dans le cas où ils rejetteraient l’ultimatum de Bruxelles, ils souffriront beaucoup mais avec fierté. Ce sentiment désuet qui les anime encore mais que la plupart des autres pays de l’Union ont perdu depuis longtemps.

Quoi qu’il en soit, les plus grands perdants de cette affaire ne sont pas ceux que l’on croit. C’est en réalité l’Union européenne et sa Banque centrale qui se sont illustrées par  le caractère inepte et désastreux des ajustements budgétaires qui sont la règle dans la zone euro depuis la crise de 2008 et qui répètent sans cesse les mêmes erreurs. Ils l’ignorent encore mais ils vont avoir à en payer le prix fort par le déclenchement d’une réaction en chaîne incontrôlable.

C’est précisément ce que nous annoncions dès le début de cette tragédie. Et c’est clairement ce que nous souhaitons pour la renaissance de la France.

Sans doute ne serons-nous jamais assez reconnaissants aux Grecs de tous leurs bienfaits pour la civilisation européenne.

Le 28 juin 2015.

Jean-Yves Pons, CJA, pour le CER.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (5 juillet 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

5 Juil

Angers - bête

*  La bête blessée…n’en est que plus dangereuse !

On nous dit que, tout compte fait, la République est plutôt « bonne fille ». Ne vous y trompez pas. Car elle est mortellement blessée et, donc, d’autant plus dangereuse.

Sous le titre « Répression : de l’attroupement à l’insurrection ? », le blog la voix du citoyen pose la question de l’accéleration et du durcissement de la représsion policière en France, notamment en sollicitant les textes sur l’insurrection du code pénal, qui pourrait permettre de très lourdes peines aux meneurs. N’excluons rien…
Pierre Favre, Professeur agrégé de sciences politique commente dans un article maintenant ancien, la réforme du code pénal de 1993. Au terme de cette réforme, toujours en vigueur, il y aura des manifestations déclarées et des « attroupements » et surtout la fameuse « rébellion » qui en finit définitivement avec le droit d’insurrection issu de la déclaration  des droits de l’homme et du citoyen de 1793.
Pour mémoire, au sens du Code pénal, « constitue un attroupement tout rassemblement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public susceptible de troubler l’ordre public ». L’éminent juriste insiste sur le fait que cette nouvelle approche, d’une définition très lâche, pourrait un jour servir au pouvoir pour réprimer la liberté d’expression : « Un gouvernement pourrait être ainsi tenté de solliciter les textes sur l’insurrection… pour requérir la condamnation a quinze ans de réclusion criminelle de manifestants un peu trop déterminés à défendre leur cause ».
Y sommes-nous ? Certes pour l’instant, le gouvernement utilise les articles relatifs à la « rébellion » et aux « attroupements »…. Mais il n’est pas exclu qu’il recourt aux articles 412.3 et suivants du Code pénal : « Constitue un mouvement insurrectionnel toute violence collective de nature à mettre en péril les institutions de la République ou à porter atteinte à l’intégrité du territoire national. » Les deux actions suivantes sont condamnables au titre du 412.3 : « En assurant le transport, la subsistance ou les communications des insurgés ; En provoquant à des rassemblements d’insurgés, par quelque moyen que ce soit. »
Les veilleurs, comme les veilleurs debout ou le tour de France pour Tous, les Hommens ; la multitude de ces actions, dans le temps et l’espace, leur répétition à l’infini,pourraient tenter le gouvernement de considérer qu’il y a une insurrection en cours et la réprimer comme telle.

Nous ne lâcherons rien…surtout pas la vigilance.

*  Le loup est ressorti du bois…ce n’est pas bon signe !

Comme c‘était attendu, jeudi la BCE a laissé inchangé à 0,50% son principal taux d’intérêt directeur, son taux de refinancement. Mais pour son Président Mario Draghi ( dit le loup), la fin de la politique monétaire accomodante de la BCE n’est pas pour demain.

« Le Conseil des gouverneurs a fait un pas inédit pour orienter sa politique dans une direction plus spécifque, ce qu’il n’avait jamais fait, a déclaré Mario Draghi. Il a dit que les taux d’intérêt de la BCE resteraient à leurs niveaux actuels voire plus bas pour une période de temps prolongée« .

En donnant aux investisseurs le plus d’indications possibles sur l‘évolution prévisible de la politique monétaire de la zone euro, la BCE emboîte le pas à la Réserve fédérale américaine.

Mais en réalité l’objectif de Mario Draghi est de rassurer les marchés qui permettent de couvrir les emprunts européens. En effet, depuis quelques semaines, les taux d’emprunts à dix ans du Portugal (le maillon faible d’aujourd’hui, après la Grèce) s’envolent et frisent les 8% ce qui ne pourra pas être longtemps supportable. La cause de ce désastre rampant : le constat d’échec de l’austérité menée de façon disciplinée dans le pays depuis le dernier plan d’aide accordé par l’Europe et le FMI au printemps 2011. Une crise politique vient de s’ajouter à ces difficultés financières avec la démission de deux poids lourds du gouvernement portugais : le ministre des finances (architecte des mesures de rigueur imposées au pays) et le ministre des affaires étrangères. Résultat : la bourse de Lisbonne s’est effondrée mercredi de plus de 6%. Il est vrai qu’avec une dette de plus de 127% de son PIB, le Portugal ne peut plus supporter la moindre augmentation de ses taux d’intérêt et il pourrait être amené à réclamer une rallonge financière et/ou le soutien accru de la BCE. D’où la démarche « préventive » de Mario Draghi. Et ses propos lénifiants: « Je pense que le Portugal a obtenu de remarquables résultats. La route a été certainement douloureuse et les résultats obtenus vraiment importants, remarquables, et même exceptionnels » !

Quoi qu’il en soit, la crise politique qui s’installe au Portugal (qui n’est sans doute que la partie émergée de l’iceberg financier européen) témoigne de la lassitude des populations vis-à-vis d’une austérité dont plus personne ne voit le moindre avantage puisque les résultats ne sont jamais au rendez-vous que leur donnent les sacrifices subis.

La crise bancaire qui s’annonce dans plusieurs pays de l’Union européenne et que nous évoquions récemment  (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/07/02/bulletin-climatique-quotidien-2-juillet-2013-de-la-republique-francaise/ ) risque de précipiter ce que les oligarchies au pouvoir craignent le plus : La rébellion de leurs populations.

*  Et pendant ce temps-là…

L’ UMP fait la quête ! 

Mais qui veut aider l’UMP ? Le parti a lancé, jeudi 4 juillet, » une grande souscription nationale  » pour renflouer ses caisses. Cette annonce du président de l’UMP, Jean-François Copé, fait suite à l’annonce du rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 par le Conseil constitutionnel.

L’UMP est déjà très lourdement endettée. Aux 30 millions d’euros de dettes, s’ajoutent désormais près de 11 millions d’euros. Après sa défaite aux élections législatives de juin 2012, le parti avait perdu près de 14 millions de dotation publique.

Si la Commission nationale des comptes de campagnes (CNCCFP) avait validé les comptes de l’ex-président, l’Etat aurait remboursé la moitié des dépenses du candidat de l’UMP. Un privilège réservé à ceux qui obtiennent plus de 5 % des voix au premier tour, dans la limite de 22,5 millions d’euros. Mais des dépenses n’ont pas été intégrées aux comptes pour ne pas que cette limite financière soit atteinte, poussant la CNCCFP a refuser le remboursement. Le Conseil constitutionnel a ainsi suivi son avis.

Après l’annonce du rejet des comptes, Nicolas Sarkozy, déjà au cœur d’une affaire de financement de sa campagne présidentielle par le clan Khadaffi, a décidé de démissionner du Conseil constitutionnel dont il en est membre en sa qualité d’ancien chef de l’Etat: « Après la décision du Conseil constitutionnel et devant la gravité de la situation et les conséquences qui en résultent pour l’opposition et pour la démocratie, Nicolas Sarkozy démissionne immédiatement du Conseil constitutionnel afin de retrouver sa liberté de parole « , rapporte un communiqué. Même si cette « démission » est virtuelle puisque Nicolas Sarkozy est membre de droit, donc membre à vie, du Conseil. Que ne comprennent-ils pas qu’avec un roi rien de tout cela n’existerait et ne salirait l’image de la France…

Nous ne verserons ni la moindre larme ni la moindre obole pour sauver ces gens-là !

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Et la France sait aussi se souvenir :

Aujourd’hui 5 juillet 2013, commémoration du 10e anniversaire du décès de la Princesse Isabelle d’Orléans-Bragance, Princesse du Brésil (branche de Pétropolis), par son mariage Duchesse d’Orléans, de Valois, de Chartres, de Guise, d’Enghien, de Vendôme, de Penthièvre, d’Aumale, de Nemours et de Montpensier, Dauphine d’Auvergne, Princesse de Joinville et de Condé, connue sous le titre de courtoisie de Comtesse de Paris, mère du prince Henri d’Orléans, chef de la branche cadette de la maison de Bourbon.

Le 5 juillet 2013.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (11 mars 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

11 Mar

*  Non seulement la crise de l’euro n’est pas derrière nous…

…mais elle est probablement devant ! Alors n’écoutons pas ce que nos hommes politiques racontent et regardons devant. Que se passe-t-il ?

1. Près de 15 jours après l’élection de son nouveau président, Chypre doit relancer son processus de sauvetage . Menacée par la faillite, ainsi que par celles de ses banques, elle a dû accepter un audit sur les fonds qui y transitent et sur des accusations de blanchiment d’argent sale (provenant principalement de Russie et de Grèce).

Alors, les autorités européennes et du FMI veulent imposer des règles drastiques qui ne sont évidemment pas du goût des Chypriotes :
une restructuration de la dette de l’île, qui non seulement inquiète Chypre, mais aussi les pays du sud de la Zone euro, qui craignent une poussée de fièvre obligataire. Car la restructuration de la dette grecque l’année dernière avait créé bien des remous qui n’avaient été apaisés que grâce à la promesse que cette restructuration serait unique. Or voilà qu’une nouvelle opération de ce genre est aujourd’hui évoquée…

des pertes imposées aux plus gros déposants des banques chypriotes. Une nouvelle qui a fait bondir NiKo puisque les principaux déposants sont souvent d’origine étrangère, russe et grecque. Commentaire du ministre des Finances chypriote : “Ce serait à la limite du racisme de distinguer les déposants selon leur origine ethnique” ( Pour rappel, le pays, déjà endetté à près de 90% de son PIB, doit se refinancer à hauteur de 17,5 milliards d’euros , l’équivalent de son PIB).

2. En Italie, la crise politique entamée avec les dernières élections législatives n’a toujours pas été résolue. En attendant, aucun gouvernement n’est formé… et la menace d’une crise obligataire, avec des taux d’emprunt qui s’élèveraient, plane toujours.
Deux des trois principales forces politiques du pays (le PDL de Berlusconi et le M5S de Beppe Grillo) ont fait toute leur campagne sur des thèmes anti-euro et anti-austérité. Ce qui exclut, pour le moment du moins, le recours à la BCE, via les Outright Monetary Transactions (OMT), un mot barbare derrière lequel se cache la possibilité de rachats d’obligations souveraines par la BCE, en échange de mesures de rigueur. Dans un pays qui a ouvertement affirmé son refus de la rigueur, cela risque d’être problématique.

3. L’Irlande essaie de repasser une partie de ses dettes à l’Europe. En particulier les actifs pourris de ses banques menacées par la faillite et qu’elle avait acheté en 2008 pour 64 millions d’euros. Aujourd’hui, après la fermeture de plusieurs de ces banques, l’Irlande conserve toujours 28 milliards d’euros de dettes “bancaires”. Et ce sont ces dettes qu’elle voudrait, en partie, transférer au Mécanisme européen de stabilité (MES), qui est censé pouvoir recapitaliser les banques qui en ont besoin. Mais, pour le moment, ni l’Allemagne ni la BCE ne semblent accepter cette idée, arguant que le sauvetage irlandais a eu lieu avant la mise en place du FESF ou du MES, et que celui-ci ne peut pas intervenir de manière rétroactive.

Alors l’Irlande essaie de faire passer en force son problème bancaire ! En début de mois, elle a liquidé en une nuit une de ses « bad banks », l’Irish Bank Resolution Corporation (IBRC), obligeant ainsi la BCE à accepter des obligations souveraines à 40 ans plutôt que des liquidités. La BCE s’est défendue en expliquant que l’Irlande était un “cas particulier”. Comme la Grèce quand il a fallu restructurer sa dette. Comme l’Espagne, comme l’Italie, comme…

4. l’Espagne a difficilement réussi à faire passer son déficit de 9,4% en 2011 à 6,7% en 2012. L’objectif était pourtant  à 6,4%. Mais à quel prix ? Celui d’une croissance en berne (-1,37%), une consommation intérieure catastrophique et un chômage en hausse constante (plus de 26 %).

Le rapprochement entre les chiffres du chômage espagnol (où plus de la moitié des jeunes de moins de 25 ans n’ont pas de travail) et la confiance affichée par l’UE au sujet de la solvabilité des banques du pays est préoccupant. “Bruxelles satisfait de la réforme du secteur bancaire espagnol”, titrait Le Monde. Les banques ibériques seraient à nouveau suffisamment capitalisées et ne nécessiteraient pas une nouvelle aide européenne. La réalité est que plus de 41 milliards d’euros leur ont déjà été versés, et que l’Europe n’a aucune intention de payer davantage.

Mais comment peut-on être assuré que les banques espagnoles n’ont pas de problèmes de capitalisation alors que l’économie devrait encore être en récession cette année et que le taux de chômage record et la baisse de la consommation entretiennent le nombre de défaut sur prêt aussi bien de la part de particuliers que d’entreprises ? Un mystère auquel les autorités bruxelloises se gardent bien de répondre.

Le FMI est d’ailleurs bien plus réaliste sur l’état de santé des banques ibériques, comme nous l’apprend L’Agefi : “Dans un rapport publié mardi, le Fonds monétaire international (FMI) souligne les progrès accomplis pour remettre sur les rails les banques de la Péninsule, mais l’institution met aussi en garde sur les risques qui continuent de peser sur l’économie du pays ce qui nécessite de maintenir une surveillance accrue des établissements financiers”.

5. Et à tout cela il faut ajouter la France, très observée car deuxième économie de la zone euro. Le gouvernement a reconnu récemment que ses objectifs de croissance pour cette année devraient être revus à la baisse et que l’objectif des 3% de déficit serait intenable. Entre réformes impossibles, économie en berne et taxations en hausse, la France inquiète et sera probablement le prochain « homme malade » de l’Union européenne. Le problème, pour la zone euro, réside dans le fait que la France est un bien plus « gros poisson » et qu’un défaut financier de notre pays signerait immanquablement l’explosion de l’union monétaire européenne.

*  Et pourtant…

La France continue d’emprunter à des taux étonnamment bas ! Dans son éditorial des Echos, Jean-Marc Vittori (Jean-Marc Vittori) nous explique pourquoi. Mais il nous dit aussi la fragilité de cette situation paradoxale, qui rejoint nos préoccupations précédentes.

  

 » La vie des marchés ressemble souvent à une comptine enfantine. Le régulateur assoupi pendant que les cloches de la finance s’emballent est à n’en pas douter un cousin de Frère Jacques. Le crédit immobilier du pauvre Américain devenu titre AAA par la grâce de la titrisation a eu droit au même coup de baguette magique que la souris verte muée en escargot tout chaud après un trempage dans l’huile. Et les obligations émises par le Trésor français font penser au matou d’une chanson entonnée avec gourmandise par Steve Waring. C’est l’histoire du vieux fermier Thompson qui cherche à se débarrasser de son gros chat gris par toute une série de moyens – colis postal, coup de fusil, moulinette du boucher, fusée spatiale. Mais invariablement, « le matou revient le jour suivant ». La France perd des parts de marché, sa croissance disparaît, elle porte au pouvoir une gauche à l’ancienne, la notation de ses titres publics est dégradée, son Etat ne parvient pas à contenir son déficit public à 3 % du PIB, ses dépenses publiques augmentent encore et toujours. Mais, invariablement, l’Agence France Trésor revient le jour suivant placer ses obligations à prix toujours plus élevé – ou à taux d’intérêt toujours plus bas, ce qui est équivalent. Bien sûr, le taux des emprunts à 10 ans a remonté ces dernières semaines ; il dépasse aujourd’hui 2,1 % après être descendu au-dessous de 2 % en décembre dernier. Il reste cependant extraordinairement, incroyablement bas, au regard des niveaux observés ces deux derniers siècles. Il y a là un mystère, comme dans la vitalité du matou de Waring. Un mystère qui s’explique par au moins quatre raisons.

La première explication se trouve dans l’Agence France Trésor elle-même. C’est un modèle du genre, qui fait des envieux dans d’autres capitales. Elle est remplie d’esprits brillants qui éblouissent les investisseurs du monde entier en leur projetant de magnifiques PowerPoint. L’Allemagne fait travailler ses meilleurs éléments dans l’entreprise, les Etats-Unis envoient les siens (et ceux qu’ils importent du reste du monde) dans la Silicon Valley, avec l’idée étrange que l’argent n’est pas forcément une mesure de l’impureté humaine. La France, elle, les fait grimper dans son administration. Ayant les meilleurs vendeurs de dette publique au monde, nous avons ici un avantage comparatif que nous exploitons à fond.

Au-delà, la France a de la chance – et c’est la deuxième explication du mystère des taux bas. Les investisseurs ont commencé par s’inquiéter d’un petit pays qui avait truqué ses chiffres, la Grèce. Puis ils se sont souciés de l’Irlande, de l’Espagne, de l’Italie. Pour les rassurer, les gouvernements de ces pays ont brutalement serré la vis budgétaire, plongeant leurs économies dans une profonde récession (baisse de production autour de 5 % en quatre ans, et même 20 % en Grèce). Si les investisseurs souffrent de nombreux défauts comme la myopie ou la cyclothymie, ils ne sont pas fous. Intégrant les effets désastreux de la rigueur pratiquée ces dernières années, ils ont changé de raisonnement. Au lieu de s’obnubiler sur le respect des cibles budgétaires, ce qui aurait dû les pousser à vendre leurs titres français, ils évaluent désormais les trajectoires des finances publiques à l’aune de trois critères : poursuite de l’assainissement (c’est le cas pour la France avec un déficit qui diminue), capacité à éviter la spirale dépressive (c’est aussi le cas pour l’instant), perspectives à moyen terme (là, c’est moins clair).

Même si les investisseurs voulaient vendre leurs obligations françaises, ils auraient du mal à les remplacer – et c’est la troisième raison de la faiblesse des taux français. Ils raisonnent en grandes classes et en grosses masses. A leurs yeux, il y a les obligations totalement sûres – les T-bonds américains et les Bunds allemands. Ensuite, il y a le deuxième choix – les OAT françaises et les Gilts britanniques. Après viennent les produits de troisième zone, italiens, espagnols, voire japonais, qui sont ou redeviennent des marchés locaux. Si les fonds de placement vendent des dizaines de milliards d’euros d’OAT, ils chercheront des produits équivalents pour équilibrer leur portefeuille… et ils n’en trouveront pas beaucoup sur le marché. La masse énorme des OAT détenue par des étrangers (près des deux tiers du total) constitue paradoxalement une protection et non une faiblesse.

Enfin, les gros propriétaires français d’obligations du Trésor n’ont a priori pas de raisons de vouloir les vendre, car ils sont plutôt en bonne santé. Les assureurs AXA et CNP, premiers détenteurs au monde d’OAT, ont des comptes solides. Les grandes banques nationales comme BNP Paribas et la Société Générale ont bien résisté dans la succession de crises de ces dernières années. Elles ont certes dû vendre des paquets d’OAT à l’été 2011 pour compenser leurs pertes sur les obligations italiennes, mais elles ont depuis fait le ménage dans leurs portefeuilles.

Mais si le gros matou français revient encore et toujours, il se promène au bord du toit. L’efficacité de l’Agence France Trésor, le virage des investisseurs, l’absence d’alternative et la santé des banques, qui ont assuré sa survie sont des raisons à la fois puissantes et fragiles. Le vent peut vite tourner. Le consultant financier américain John Mauldin, dont la lettre hebdomadaire compte plus d’un million de lecteurs, annonce la dégringolade de la France après avoir prédit celle de la Grèce il y a quatre ans et celle de l’Italie il y a deux ans. Rien ne dit qu’il a raison. Mais personne ne peut garantir que la France continuera pendant des années à emprunter à des taux d’intérêt ridiculement bas. »

 

*  A Rome, le conclave débutera demain mardi 12 mars :

« La huitième congrégation générale des cardinaux a décidé que le conclave pour l’élection du pape débutera le mardi 12 mars 2013. La messe « pro eligendo Pontifice » sera célébrée dans la matinée dans la basilique Saint-Pierre et dans l’après-midi les cardinaux entreront en conclave », précise le Vatican dans un communiqué.

Malgré le suspense et les pressions de certains pour ne pas laisser trop longtemps « vacant » le fauteuil du pape, plusieurs princes de l’Eglise avaient souhaité prendre tout le temps nécessaire pour réfléchir aux problèmes de l’Eglise, à la gouvernance du Vatican, objet de critiques, et pour choisir le successeur de Joseph Ratzinger.

Jusqu’à présent, une centaine de cardinaux, ont pris la parole aux réunions de pré-conclave. Parmi les sujets abordés vendredi, le père Lombardi, porte-parole du Vatican, a cité le rôle des femmes dans l’Eglise, le dialogue interreligieux, les questions de bioéthique, venus s’ajouter aux thèmes des jours précédents (évangélisation, oecuménisme). L’exigence d' »une plus grande collégialité » dans la gouvernance de l’Eglise a en outre été discutée une nouvelle fois.

Mais, avant d’accueillir les 115 cardinaux qui voteront pour désigner le nouveau pape qui succèdera à Benoît XVI, la chapelle Sixtine de Rome se pare et se prépare pour l’évènement. Car les cardinaux ne sont pas les seuls à jouer un rôle important dans l’élection du nouveau pape.

Les deux poêles du Vatican, enfin arrivés, auront aussi leur rôle à jouer. Fait d’argent et de bronze, le premier brûlera les bulletins de vote des cardinaux. Le deuxième, lui, servira à créer la fumée qui fera connaître au monde entier le résultat de l’élection papale. Si la fumée est noire, cela signifiera qu’aucun accord n’a été trouvé. Si elle est blanche, c’est que les cardinaux sont parvenus à une majorité des deux tiers.

Tant qu’aucun d’entre eux n’aura été désigné à la succession de Benoît XVI, tous resteront enfermés dans la chapelle. Le lieu a donc été préparé pour l’occasion: les ouvriers du Vatican ont installé un parquet pour protéger le sol, et préparent déjà les gradins.

Quant aux portes vitrées menant à la salle, elles ont été couvertes, pour éviter que des curieux observent la réunion des cardinaux. En effet, pendant toute la durée du conclave, et depuis mardi après-midi, l’accès à la chapelle Sixtine est interdit au public.

Emblème du Saint-Siège pendant la vacance. A la place de la tiare figure l’ombrellino.

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :


MATHURIN MÉHEUT est au Musée de la Marine à Paris, du 27 février au 30 juin 2013
  :

Affiche exposition Mathurin Méheut
© lot64 ©Adagp, Paris, 2012

En 2013, le musée national de la Marine consacre son exposition temporaire annuelle à Mathurin Méheut (1882, Lamballe – 1958, Paris), le plus populaire des artistes bretons du XXe siècle. La mer a été l’une de ses premières sources d’inspiration. Nommé peintre de la Marine en 1921, ce grand voyageur a tout au long de sa vie collaboré avec le milieu maritime, à la fois comme dessinateur, illustrateur, décorateur, sculpteur et graveur. Sur 1000 m², des œuvres variées – grand décors, études, dessins, croquis, livres illustrés – proposent une lecture chronologique et thématique de ce talent aux mille facettes.

 

Le peintre de la Bretagne et d’ailleurs

L’œuvre de Mathurin Méheut célèbre la mer et les activités maritimes. Né à Lamballe, formé à l’École des Beaux-arts de Rennes puis à l’Ecole des Art Décoratifs à Paris, Mathurin Méheut collabore, très tôt, avec les initiateurs de l’Art Nouveau à la prestigieuse revue Art et Décoration. Etabli à Paris, l’artiste reste très attaché à la Bretagne qu’il sillonne inlassablement au fil de sa carrière et ses voyages. En 1914, grâce à une bourse de la fondation Albert Kahn, Mathurin Méheut se rend à Hawaï et au Japon où il trouve une confirmation de ses choix iconographiques et techniques : la représentation de l’essentiel, la traduction de l’instantané par un trait vif et précis, l’usage de l’aplat et le choix de cadrages originaux.

Le dessinateur, le décorateur, le sculpteur

Artiste prolifique, chercheur infatigable, Mathurin Méheut met en œuvre tout au long de sa vie des techniques très variées. Après son voyage dans le Pacifique, l’artiste réalise, dans l’urgence, des milliers de croquis pendant la guerre, de 1914 à 1919. Décorateur et céramiste, il collabore avec la Manufacture nationale de Sèvres, comme avec les faïenceries de Quimper, créant un service de table baptisé La Mer et la vaisselle du restaurant parisien Prunier. Sur le thème de la mer, il réalise une tapisserie pour la manufacture des Gobelins dont on possède encore le carton et des croquis préalables. C’est également un des illustrateurs majeurs du XXe siècle dans le domaine du livre, pratiquant la gravure sur bois, la lithographie et la zincographie, illustrant Colette, Dorgelès ou encore Loti.

Quarante années après la première rétrospective dédiée à Mathurin Méheut, le musée de la Marine rend un nouvel hommage à ce grand peintre français de la mer et des marins.

 

Détail d'une tapisserie, manufacture des Gobelins, 1939-1946.

Commissariat : Denis-Michel Boëll, conservateur général du patrimoine, directeur- adjoint du musée national de la Marine.

AU PALAIS DE CHAILLOT À PARIS,
DU 27 FÉVRIER AU 30 JUIN 2013
UNE EXPOSITION ÉVÉNEMENT À NE PAS MANQUER!
Musée national de la Marine17, place du Trocadéro
75116 Paris

Le 11 mars 2013.

Jean-Yves Pons.

Economie mondiale;Ces gens sont fous.

25 Jan

images

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Heinrich_Vogtherr_d._Jüngere,_Narr.jpg?uselang=fr

On se pince pour y croire ! Mais étonnez-vous après cela que la misère se répande à une telle vitesse. Le miracle dans tout cela (car miracle il y a nécessairement) c’est que les révoltes soient encore maitrisées.

Le principal bailleur de fonds de la planète vient d’admettre sa faute : il a gravement sous-estimé les effets néfastes des cures d’austérité qu’il préconise. « Simple erreur de calcul »[!…], dit-il, mais dont les conséquences sont dévastatrices. Or, devinez quoi : les tenants de la rigueur continuent à faire comme si de rien n’était…

 

Christine Lagarde, directrice du FMI et le ministre de l’Economie espagnol, Luis de Guindos – YE PINGFAN/CHINE NOUVELLE/SIPA
 
L’aveu est incroyable, presque inimaginable. Quatre ans après le déclenchement de la Grande Crise qui secoue les économies occidentales avec une violence sans égale depuis 1929, l’un des plus grands économistes de la planète, en l’occurrence le directeur du département Recherche du Fonds Monétaire International, vient de publier un rapport dans lequel il avoue que le FMI – et avec lui, l’ensemble desgr abyssales : en obligeant les gouvernements d’Europe du Sud à réduire drastiquement les salaires des fonctionnaires et les pensions des retraités, le FMI a fait plonger la demande intérieure deux à trois fois plus vite que prévu.La suite, hélas, est connue : faillites en série, explosion du chômage et manifestations monstres dans les rues d’Athènes ou de Lisbonne. Comme le dit le proverbe japonais :   « si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou… »En tout cas, nous, nous rétablirons la guillotine.
Le 25 janvier 2013.
Conseil dans l’Espérance du Roi.
 

Financement des budgets des Etats, Ils sont prêts à tout*.

9 Jan

salle-du-conseil2.jpg

L’Etat est en faillite. Il lui faut donc tenter de sauver ce qui peut encore l’être et la loi de finances 2013 vous a montré de quoi l’oligarchie au pouvoir est capable. Vous avez sans nul doute mesuré et apprécié à leur juste valeur les méthode employées et que l’on peut qualifier d’ « orthodoxes« : quelques économies budgétaires (largement insuffisantes cependant) et de considérables prélèvements fiscaux. Le résultat ne se fait pas attendre: l’économie est asséchée et la récession s’installe.

Comme la plupart d’entre vous s’en doutent, ces moyens s’avèreront donc rapidement insuffisants. Aussi, attendez-vous à ce que d’autres méthodes nous soient imposées. Nous les qualifierons de « non orthodoxes« .

En Europe, en particulier, les gouvernements, qui se sont engagés sur la voie de l’assainissement budgétaire alors que leurs économies étaient encore faibles, sont maintenant aux prises avec les répercussions sur la croissance. En conséquence, la stabilisation de la dette semble être une cible de plus en plus difficile à atteindre.

Aux États-Unis, l’assainissement a à peine commencé. Parce que l’économie privée est maintenant plus forte, le pays peut bénéficier de conditions plus favorables en terme de croissance, mais l’ampleur de l’austérité budgétaire nécessaire – plus de dix points de pourcentage du PIB, selon le FMI – est effrayante. Au Japon, rien n’a été fait à ce jour et l’importance de l’effort requis défie l’imagination.

Officiellement, tous les gouvernements des pays avancés restent engagés à accepter la douleur de l’ajustement. Mais combien d’entre eux s’épuiseront avant que ce programme soit réalisé dans son intégralité ?

En vérité, tôt ou tard, volontairement ou non, certains auront besoin de recourir soit à l’inflation soit à des mesures administratives destinées à capturer l’épargne nationale en vue de financer l’Etat et de garder des taux obligataires faibles (ce que les économistes appellent la répression financière). Sans exclure pour autant, de manière ultime, de recourir à la restructuration pure et simple de la dette voire à prononcer le défaut de remboursement.

Chacun de ces trois remèdes a été utilisé durant des crises de la dette antérieures. Ils peuvent être considérés comme des formes de taxation, même s’il s’agit d’une taxation plutôt implicite qu’explicite. En fin de compte, ce sont différentes méthodes pour forcer les générations actuelles et futures à assumer le fardeau de la dette qui s’est accumulée (pour les raisons que vous savez et qui ne sont pas de la responsabilité des peuples mais de leurs gouvernants).

Est-il préférable de choisir un ajustement complet ? Ou, est-il conseillé de mélanger l’assainissement avec une dose de remède alternatif ?

Sur ce point, la discussion est souvent formulée en termes moraux. L’ajustement, nous dit-on, est moralement louable, tandis que toutes les alternatives impliquent de répudier les contrats que les gouvernements ont conclus avec les créanciers obligataires.

Cela peut être vrai, mais les gouvernements se soucient plus de leur réélection que des principes moraux. Il est donc utile de discuter en termes purement économiques ce qu’impliquent les choix orthodoxes et non orthodoxes du point de vue de l’équité et de l’efficacité.

Commençons avec l’équité. De ce point de vue, l’ajustement est difficile à battre. La combinaison de la fiscalité et des réductions de dépenses permet de distribuer avec précision la charge de l’ajustement. La décision appartient au législateur. Certains ajustements, comme en France aujourd’hui, pèsent surtout pour le moment (mais ne rêvons pas) sur les individus à gros et moyen revenus; d’autres, comme en Italie, pèsent sur les retraités. Ces choix ont été faits démocratiquement, au sein des parlements, dans le cadre de décisions budgétaires. Encore faut-il en avoir le temps et les moyens. L’exemple de la Grèce est édifiant sur ce plan.

Par contre, les techniques non orthodoxes sont moins précises et plus opaques. L’inflation affecte toutes les personnes qui détiennent des actif (liquidités, obligations) ou des revenus (salaires, revenus de comptes d’épargne) qui ne sont pas indexés (ou sont imparfaitement indexés) par rapport au niveau des prix. En revanche elle allège les dettes personnelles. La répression financière est essentiellement une forme de taxation administrative de l’épargne intérieure. Quant à la restructuration, elle correspond à un prélèvement sur la richesse des obligataires, y compris l’épargne-pension de la classe moyenne: la restructuration concentre le poids de l’ajustement sur les personnes qui détiennent des obligations émises avant une certaine date limite et provoque ce que Keynes appelait « l’euthanasie du rentier ». Mais, lorsque le poids de la turpitude passée est trop lourd, il peut s’agir de la seule solution pour protéger les générations futures.

En revanche, pour les contribuables, c’est une formule alléchante, surtout quand une part importante de la dette est détenue en-dehors du pays !

Passons à présent à l’efficacité. Des ajustements à grande échelle peuvent affaiblir la capacité d’une économie à générer de la croissance, parce que des impôts élevés découragent les investissements ou parce que des coupes dans les dépenses publiques érodent la qualité des infrastructures et de l’éducation. Toutefois, tout cela s’applique également aux remèdes non orthodoxes.

La répression financière introduit des distorsions en canalisant l’épargne vers le financement du budget et au détriment des investissements. L’inflation implique une augmentation des taux d’intérêt à long terme, jusqu’à ce que les marchés reprennent confiance dans la banque centrale (à condition que celle-ci soit efficiente et non pas assujettie à la BCE par exemple). Quant à la restructuration, elle affaiblit les banques, qui détiennent généralement d’importants portefeuilles d’obligations d’état, ce qui les rend moins aptes à financer l’économie.

Cependant, une exception peut être présentée. Lorsque les secteurs public et privé sont tous deux surchargés de dette, l’ajustement conduit à une spirale de déflation par la dette, en particulier lorsqu’il est réalisé sous un régime de taux de change fixe. Dans ces conditions, un ajustement complet risque de devenir autodestructeur, ou au moins déraisonnablement difficile, comme l’illustre le cas de la Grèce. En dépit de leurs coûts économiques, la restructuration de la dette publique ou l’érosion de toutes les dettes publiques et privées à travers l’inflation peuvent se révéler des options moins néfastes.

En fin de compte, les alternatives à l’ajustement ne sont pas tendres. A part dans des situations extrêmes, elles sont moins performantes que l’ajustement budgétaire du point de vue de l’équité et ne sont pas préférables en termes d’efficacité. Par conséquent, l’idée qu’elles offrent un moyen facile de sortir de situation actuelle que connaissent les pays avancés est discutable. Mais pourra-t-on y échapper ?

En réalité, il ne faut pas s’y tromper. Nos gouvernants sont moins scrupuleux qu’on pourrait l’espérer et ils sont, pour la plupart, prêts à tout pour conserver leurs prébendes. Tant qu’ils seront assujettis aux règles imposées par l’Union européenne et la zone euro, ils en resteront aux méthodes « orthodoxes ». Mais si les circonstances économiques et financières devenaient insupportables, ils se tourneraient à coup sûr vers les méthodes « non orthodoxes ». Toutefois, il faut être conscient que, dans tous les cas, une de ces méthodes reste « un fer au feu », applicable brutalement et sans préavis, la répression financière. C’est à dire la captation administrée de notre épargne et sa dévolution au budget de l’Etat. Ce vol ne les effraie pas. Aussi, restez méfiants vis-à-vis de vos assurances-vie par exemple…

* Communiqué rédigé à partir des éléments d’un entretien de Jean Pisani-Ferry, Directeur de l’Institut Bruegel.

Le 9 janvier 2013.

Conseil dans l’Espérance du Roi.

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (22/23 décembre)…DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE.

22 Déc

*  Après la tuerie de Newtown :

L’association Laissez-les-vivre communique :

« Établir un lien entre la tuerie de masse et l’avortement de masse tel qu’il est perpétré dans les grands pays industrialisés, cela nous parait tout à fait possible. La Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta a plusieurs fois fait état du rapport entre l’avortement et la guerre : En 1976, à l’ONU, puis en 1979, à Oslo, lors de sa remise du prix Nobel de la Paix, elle déclarait : »Le plus grand danger pour la paix dans le monde c’est l’ avortement : si une mère peut tuer son propre enfant dans son sein qu’est ce qui nous empêche à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? »

L’émotion provoquée par la tuerie de Sandy Hook à Newtown (Connecticut) et ses 26 victimes gagne les foules. Mais il se trouve des voix pour établir des parallèles entre tueries de masse et avortement. Si le républicain Mike Hukabee attribue cette tuerie à l’absence de Dieu dans les écoles, d’autres voix s’interrogent. Ainsi, dans le quotidien intellectuel italien de droite »Foglio », le journaliste Guiliani Ferrara intitule son éditorial du 16 décembre 2012 : « Pourquoi nous sommes si méchants ?  » et y écrit : « Je crois que le massacre des enfants dans les sociétés riches et pacifiées est la conséquence de l’avortement de masse institué, la faculté de choisir entre la vie et la mort étant la compagne secrète de la violence des temps« . De son côté, la comédienne américaine Victoria Jackson reprend à son compte un « post » déposé sur son blog : »Le tueur du Connecticut n’a t il pas fait ce que font tous les jours les médecins qui pratiquent l’avortement ? » et elle raille les larmes d’Obama qui a déclaré : »Ils avaient toute la vie devant eux des anniversaires, des mariages, leurs propres enfants…« . « Mais qui pleure les enfants avortés à cause du financement de Plannedparenthood imposé par Obama » interpelle -t- elle ! Sans nier, ni même un tant soit peu amoindrir la terrifiante responsabilité personnelle des tueurs de masse tels qu’Adam Lanza, il semble possible d’affirmer que la violence appelant la violence, l’accoutumance à l’avortement favorise l’émergence de tueurs en série. »

*  2013, l’année de tous les dangers économiques :

Nous l’avons dit mais le redisons, hélas. Les perspectives annoncées par le gouvernement français sont irréalistes et tiennent davantage de la méthode Coué que du courage politique. Le Fonds monétaire international (FMI) le confirme et affirme que la France ne réussira pas à ramener son déficit public sous la barre des 3% de son produit intérieur brut en 2013.

Dans son rapport annuel sur la France, le Fonds monétaire international  salue « la résistance » de l’économie et juge même que le pays fait office de « refuge » pour les investisseurs au sein de la zone euro.  Ce qui est un satisfecit pour le tissu socio-économique de notre pays mais pas une approbation des mesures prises par les pouvoirs publics.

En revanche,  il estime dans le même temps que la croissance économique va encore ralentir en 2013, que le chômage va progresser, et que la dette publique atteindra 4,5% du PIB cette année et 3,5% en 2013. Autrement dit elle va baisser mais pas assez.

Selon les experts du FMI, le gouvernement devrait donc encore diminuer les dépenses  publiques s’il veut remplir les objectifs budgétaires fixés au niveau européen,  une « adhésion essentielle pour préserver la crédibilité (de la France) ainsi que la confiance des marchés« . Et ils conseillent à la France de « préparer » des « mesures d’urgence », « au cas où les risques  se réaliseraient ».

Vous savez ce que signifient des « mesures d’urgence ». Il ne peut y en avoir d’autres que de nouvelles ponctions fiscales car les socialistes…n’en connaissent pas d’autres !

A quand la fin des gaspillages innombrables, des assistances ruineuses, des prébendes honteuses, du mille-feuille fiscal inextricable, etc…

*  L’offense de François Hollande :

Lionnel Luca (1) exprime dans Nouvelles de France son désaccord avec les paroles honteuses de François Hollande à Alger:

C’est bien une offense à Camus dont François Hollande s’est rendu coupable en tombant le masque de l’ambiguïté des mots du premier jour, la reconnaissance n’étant que la version light de la repentance. En stigmatisant seule la colonisation responsable supposée de la souffrance du peuple algérien, il a fait acte de repentance avec une vision hémiplégique de l’histoire : ne considérer que le massacre de Sétif (1945) en taisant le massacre d’Oran (1962) est une insulte pour les souffrances françaises.

En éliminant violemment ses concurrents politiques pour le pouvoir, en terrorisant les civils algériens et européens, en massacrant les harkis et les pieds-noirs restés après les accords d’Évian bafoués, c’est le FLN qui porte la plus lourde responsabilité « des souffrances infligées au peuple algérien ».

En s’inclinant devant la plaque de celui qui incarne toutes les trahisons sous couvert d’anticolonialisme, en n’ayant aucune exigence pour le libre retour des harkis, en n’évoquant aucune des souffrances des victimes civiles,François Hollande ne peut vouloir la « paix des mémoires » lorsqu’elle est uniquement à charge contre la France.

Monsieur le Président, relisez Albert Camus !

« Il est bon qu’une Nation soit assez forte de tradition et d’honneur pour trouver le courage de désavouer ses propres erreurs… Il est dangereux en tout cas de lui demander de s’avouer seule coupable et de la vouer à une pénitence perpétuelle. »
Albert Camus

(1) député UMP de la 6e circonscription des Alpes-Maritimes et conseiller général.

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

 Pour en terminer avec les principaux ordres du Roi, évoqués cette semaine, il nous faut rappeler la fondation récente de l’ordre royal de Sainte Jeanne d’Arc par le Consilium-Consulte du 1er août 2012.

Vu les statuts de l’ordre et aimable compagnie de monsieur Saint-Michel créé le 1 er août 1469;

Vu les statuts de l’ordre et milice du benoît Saint-Esprit créé le 31 décembre 1578;

Vu la loi du 9 prairial an X (19 mai 1802) portant création de l’ordre de la Légion d’honneur;

Vu l’Ordre du jour de Monsieur le comte d’Artois du 26 avril 1819 portant création de la Décoration du Lys;

Vu le décret du 7 août et la Charte constitutionnelle du 14 août 1830 faisant de la Légion d’honneur le seul ordre national à l’exclusion des divers ordres antérieurs, considérés désormais comme dynastiques;

Vu l’article 37 de la Constitution de 1958;

Vu le décret du 28 novembre 1962 portant création et organisation du Code de la Légion d’honneur et de la Médaille militaire;

Vu le décret du 3 décembre 1963 portant création de l’ordre national du Mérite;

Vu le décret du 13 juillet 2008 instaurant une parité totale et obligatoire dans les promotions de l’ordre national de la Légion d’honneur;

Vu  le  Consilium-Consulte 2012/003 du 2 Avril 2012 portant fixation de la date de la fête nationale de la France au jour de la fête de Jeanne d’Arc;

Vu le communiqué du Conseil dans l’Espérance du Roi en date du 5 juillet 2012 et intitulé « Je dis donc à la noblesse qu’elle doit se lever... »;

1. Considérant que depuis des temps immémoriaux il est non seulement de coutume mais juste et nécessaire d’honorer les mérites éminents ou distingués;

2. Considérant que les ordres de Chevalerie et les ordres de Mérite les plus anciens, instaurés par les Rois de France entre le XV ème et le XIX ème siècles, et qui avaient maintenu « ne varietur » la juste récompense des mérites éminents, ont tous cessé d’être reconnus ou attribués officiellement à partir de la révolution de 1830 et de la Monarchie de Juillet qui les qualifia alors d’ordres dynastiques;

3. Considérant que ces ordres anciens (ordre de Saint-Michel, ordre du Saint-Esprit, ordre de Saint-Louis), aujourd’hui à la discrétion des prétendants au trône de France, se trouvent être, par le fait même, à la fois objets et victimes des querelles dynastiques qui divisent la Maison de France;

4. Considérant que les critères qui déterminent aujourd’hui la promotion dans l’un ou l’autre des deux ordres nationaux actuels récompensant ces mérites (ordre national de la Légion d’honneur et ordre national du Mérite) ont perdu leur pertinence autant que leur lisibilité, au point de bafouer les principes mêmes qui ont amené à leur instauration;

5. Considérant que l’obligation faite, depuis le décret de juillet 2008, d’une égale parité entre les hommes et les femmes auxquels sont attribuées ces récompenses est à la fois inique et stupide, le sexe n’étant ni une qualité ni un défaut et n’offrant droit à aucune faveur particulière;

6. Considérant que cette dernière règlementation a mis un terme au sens et à la valeur de la récompense des mérites éminents qui doivent reposer sur des motifs authentiques;

7. Considérant que les malheurs des temps présent et à venir ne vont pas manquer de révéler des talents et des mérites nouveaux nécessaires au salut de la France, comme cela fut le cas de 1429 à 1431 sous l’étendard de Jeanne d’Arc;

8. Considérant que, depuis la fondation du Conseil dans l’Espérance du Roi, il est devenu nécessaire et possible d’instaurer une nouvelle décoration qui honore incontestablement et loyalement les mérites;

LE CONSEIL DANS L’ESPERANCE DU ROI DECIDE:

1.  Durant la période qui s’écoulera entre la date de publication du présent texte et le rétablissement de la royauté en France,  est institué l’ ordre et ardente compagnie royale du Mérite, sous le vocable de Sainte-Jeanne d’Arcappelé plus communément ordre royal de Sainte-Jeanne d’Arc;

2.  Cet ordre est destiné à récompenser les plus nobles et éminents mérites acquis au service de la nation, soit  sous les armes, soit à titre civil;

3.  Nul ne peut être nommé dans l’ordre s’il n’est Français;

4.  La nomination dans l’ordre royal de Sainte-Jeanne d’Arc implique l’attribution de facto de la noblesse à titre personnel, le roi étant seul en mesure, après son retour sur le trône, de confirmer cette attribution et, s’il le souhaite, de la transformer  en noblesse héréditaire honorant alors  tous les descendants  de nom nés  et à naître;

5.  L’ordre royal de Sainte Jeanne d’Arc ne comprend qu’une seule classe de dignitaires qui sont appelés « Compagnons« ;

6.  Les nominations y sont faites par Consilium-Consulte promulgué une fois par an, le jour de la Fête nationale de Jeanne d’Arc et du Patriotisme. Les services exceptionnels, nettement caractérisés, peuvent être récompensés à d’autres moments de l’année;

7.  La fête de l’ordre a lieu le deuxième dimanche du mois de mai, jour de la Fête nationale de Jeanne d’Arc et du Patriotisme;

8. Les étrangers qui se sont signalés par leurs mérites éminents à l’égard de la France peuvent recevoir une distinction dans l’ordre royal de Sainte Jeanne d’Arc (sur proposition du Conseiller aux Affaires étrangères, au Droit des Gens et aux Migrations des Populations) sans pour autant être membres de l’institution ni acquérir la noblesse à titre personnel;

9.  Toute distinction accordée dans l’ordre peut être retirée en cas de crime, de condamnation à une peine d’emprisonnement sans sursis au moins égale à un an, d’actes ou comportements contraires à l’honneur ou de nature à nuire aux intérêts de la France ou aux causes qu’elle soutient dans le monde;

10. L’insigne de l’ordre et ardente compagnie royale de Sainte-Jeanne d’Arc, dit ordre royal de Sainte-Jeanne d’Arc, est une croix fleurdelisée en vermeil, émaillée de blanc  à l’avers et portant au revers l’inscription « Pro Merito Patriae » sur les deux branches horizontales, surmontée d’une bélière en forme de couronne royale fermée et attachée à un ruban blanc moiré;

11. Des brevets sont délivrés à tous les membres de l’ordre, signés du Régent du Conseil dans l’Espérance du roi et du Garde des Sceaux, Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux Devoirs et aux Droits des Citoyens. Les brevets ne  prennent effet qu’à compter de la remise de l’insigne. Des droits sont perçus à hauteur du coût de chaque insigne et de la confection des brevets;

12. Nul ne peut se prévaloir d’être membre de l’ordre ni en porter sa décoration tant qu’il n’a pas été procédé à la remise officielle de l’insigne et du brevet qui l’accompagne. La remise de l’insigne et du brevet ne peut être faite que par l’un des membres de l’ordre;

13. L’administration de l’ordre  royal de Sainte-Jeanne d’Arc, est confiée au Conseil dans l’Espérance du Roi, sous la responsabilité de son Régent assisté, en cas de besoin, du Garde des Sceaux, Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux Droits et Devoirs des Citoyens.

 Le 22 décembre 2012.
Jean-Yves Pons.