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6 août. COMMEMORATION in memoriam. Chapour Bakhtiar, dernier Premier ministre du Chah, assassiné en France par les islamistes le 6 août 1991

4 Août

COMMEMORATION
in memoriam Chapour Bakhtiar, 
Premier ministre anti-islamiste francophile (voir www.bakhtiar.fr/commemoration.html )
assassiné en France par les islamistes le 6 août 1991

Lieu de l’hommage: 
Cimetière du Montparnasse, 8ème division, tombe de Chapour Bakhtiar,

Jeudi 6 août 2015. 15H30.

Cousin germain de la sublime Princesse Soraya (2e épouse du Chah), ancien engagé volontaire de l’Armée française pendant la Seconde Guerre Mondiale, membre de la Résistance en France sous l’Occupation, Chapour Bakhtiar, aristocrate perse francophone et francophile, avait été désigné, en sa qualité de dissident royaliste laïciste régimiste anti-islamiste, par le Chah d’Iran, en janvier 1979, au poste de Premier Ministre, comme ultime rempart face à la montée du péril islamo-révolutionnaire.

Renversé en février 1979 sous les coups de boutoirs des hordes révolutionaro-terroristes khomeinistes, il se réfugia dans sa seconde patrie de toujours, en France, y poursuivant, jusqu’à son dernier souffle, le combat contre la barbarie islamique totalitaire instituée en Iran, avec la bénédiction de Giscard et Carter, par l’imam de Neauphle-le-Château.

Deux attentats anti-islamistes en France contre sa personne
Victime d’une première tentative avortée, quoique sanglante*, d’assassinat en exil à Neuilly-sur-Seine en juillet 1980 (commando Naccache) ( NDLRB. Mais le 18 juillet 1980, à Neuilly-sur-Seine, cette tentative d’assassinat a coûté la vie à Jean-Michel Jame, fonctionnaire de police, à une civile de l’immeuble consécutive à une erreur de repérage des terroristes. Un second policier Bernard Vigna  alors âgé de 22 ans a reçu une rafale de mitraillette dans le dos, il est resté paralysé à vie passant le reste de ses jours dans un fauteuil roulant. Il est décédé en août 2008. https://fr.wikipedia.org/wiki/Anis_Naccache) , Chapour Bakhtiar sera finalement assassiné 11 ans plus tard, le 6 août 1991, à Suresnes, par les sbires des ayatollahs, à peine un an après la surprenante grâce présidentielle accordée à l’ensemble des membres du commando Naccache qui avaient été libérés, de manière anticipée, le 27 juillet 1990,( NDLRB. François Mitterand  étant Président de la République) dix ans, jour pour jour, après la disparition prématurée du Chah d’Iran en exil (NDLRB. le 27 juillet 1980) 
*NDLRB Bilan de cette sanglante tentative d’assassinat :

·deux morts:
            -une voisine, Yvonne STEIN, 44 ans
            -un policier, Jean-Michel JAMME, 23 ans
·trois personnes grièvement blessées:
            – Viviane STEIN, 37 ans, soeur de la voisine
            -Bernard VIGNA, 22 ans, jeune gardien de la paix, rentré dans la police moins de deux ans plus tôt, Bernard VIGNA restera à jamais paraplégique et s’éteindra prématurément à 51 ans le 4 février 2008 au grade de capitaine, dans l’indifférence générale, après une vie détruite, faite de souffrances morales et physiques dues aux séquelles de ses blessures.
            – un jeune policier en faction                                                                                                                                                                                                           http://www.bakhtiar.fr/naccache.html

Chapour Bakhtiar repose, depuis lors, au cimetière du Montparnasse, où se tiendra, sur sa tombe, un hommage en ce funeste jour anniversaire de son assassinat , ce 6 août.

https://www.facebook.com/events/1646681982216898/

LA BNF prend l’eau ; La France aussi. Finalement , un capitaine de pédalo pourrait être utile ! Non ?

16 Jan

Les syndicats dénoncent depuis des années « le caractère récurrent des inondations survenant à intervalles réguliers sur le site de Tolbiac ».

Le vieux président Mitterrand, sentant sa fin prochaine, se fit réélire un dimanche de mai 1988. Deux jours plus tard, le 10 mai, il convoquait en secret à l’Élysée Émile Biasini. Il lui dit alors (c’est Biasini qui raconte) : « Nous avons maintenant du temps devant nous et je veux construire une grande bibliothèque, je veux que vous la fassiez avec moi. » Pour plus de simplicité, il le fit entrer aussitôt au gouvernement comme secrétaire d’État chargé des Grands Travaux.

Le 14 juillet, les Français apprenaient ainsi qu’ils allaient devoir financer (en plus de l’Opéra, de la Grande Arche et de quelques autres fantaisies ruineuses) « la création d’une très grande bibliothèque, d’un type entièrement nouveau, […] qui devra couvrir tous les champs de la connaissance et être à la disposition de tous ». Sur l’air de « c’est mon papa qui a la plus grande », le dossier de presse vantait le grand œuvre du Président : la Bibliothèque de France sera « au moins pour un temps la plus grande du monde », elle va « doter notre pays de l’instrument intellectuel le plus performant du monde » et fera entrer « la nation entière dans une ère nouvelle, celle de l’échange et du partage »… L’utopie égalitaire du citoyen-lecteur-amateur-d’opéra battait alors son plein.

Les Anglais ont pris vingt ans pour repenser la British Library. Mitterrand était pressé, l’affaire a été vite torchée et son vœu respecté à la lettre : sa bibliothèque était bien unique en son genre.

Quatre tours de verre en forme de L formant les coins d’une dalle rectangulaire de 7,5 hectares posée sur une volée de marches en bois exotique. 20 mètres en dessous, un hectare de forêt pour la « méditation » des lecteurs. On prétendait alors stocker les livres dans les tours équipées de verre fonçant au soleil ! De polémiques en scandales, il fallut en rabattre. Sauf sur le prix qui ne cessait de grimper.

On a finalement décidé de déménager à Tolbiac « toute » la bibliothèque Richelieu, et pour cela on a supprimé les parkings et creusé un espace de 80 000 mètres carrés pour stocker les ouvrages. Sous le niveau de la Seine qui coule juste à côté. Dès le début, l’hypothèse a été avancée de possibles infiltrations du fleuve ou de remontées de la nappe phréatique dans les sous-sols. Le Bureau des recherches géologiques et minières a estimé que ces ruissellements pouvaient atteindre 100 m3. On a mis 20 pompes en batterie. Prévues pour les circonstances exceptionnelles, elles fonctionnent à plein temps. Mais la BNF prend aussi l’eau par en haut.

En avril 2004, une importante inondation endommageait sévèrement les collections de la tour 1 (nord-ouest), affectée aux ouvrages d’histoire, de religion et de théologie. Une fuite survenue au douzième étage, dans le système de sécurité incendie, l’eau se répandait jusqu’aux magasins du huitième niveau. Résultat : des milliers de documents gravement détériorés (400 à 500 mètres linéaires). En 2007, un audit du bâtiment révélait « l’état pour le moins préoccupant des conduites d’arrivée et d’évacuation des fluides ».

Depuis dimanche soir dernier, 12 janvier 2014, la Bibliothèque François-Mitterrand subit un nouveau désastre. La rupture d’une canalisation a provoqué une importante fuite d’eau dans les magasins du département Littérature et art. « Des équipes ont été immédiatement mobilisées pour évacuer et traiter les collections concernées […] entre 10.000 et 12.000 documents selon les premières estimations, endommagés “à des degrés très divers de gravité” », annonce le communiqué de la BNF.

Les syndicats dénoncent depuis des années « le caractère récurrent des inondations survenant à intervalles réguliers sur le site de Tolbiac » et « l’absence de mesures pour protéger les collections nationales ».

À l’évidence, ce n’est pas un sujet prioritaire pour le ministère de madame Filippetti. Et pas non plus une information pour les grands médias.

Si la Seine connaît une crue majeure au printemps, que va-t-il se passer ?

 http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue/au-secours-la-bnf-prend-leau,47533?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=c23b887fd2-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-c23b887fd2-30423713

EGYPTE : UN CASSE-TÊTE POUR L’IDÉOLOGIE DÉMOCRATIQUE. Obama, un caméléon sur couverture écossaise

19 Août

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On l’aura bien compris, Barak Obama tout comme notre illustre président, sont pour la paix et la démocratie partout dans le monde et en Egypte en particulier.

On aura également compris que ce n’est pas gentil de tirer à l’arme lourde sur de pacifiques manifestants. Mais une fois cet angélisme démocratique accepté comme théorème de départ, reste tout de même à déterminer qui est gentil et qui est méchant.

Le drame du démocrate, c’est de ne pas pouvoir faire du manichéisme comme Mr Jourdain faisait de la prose. Quand il est impossible de désigner un méchant absolu, que tout est dans la nuance de tons entre oppresseurs et fanatiques, le démocrate type mondialiste,  modèle Obama, se retrouve comme le pauvre caméléon sur la couverture écossaise. Il crève de ne pouvoir prendre toutes les couleurs à la fois.

A dire vrai les forces de l’ordre, police et armée sont à la reconquête d’un pouvoir qui leur avait échappé. L’armée qui ne fait plus la guerre depuis 71 et les fameux accords de paix qui ont gelé le plus important des pays arabes dans une stratégie américaine très favorable à Israël, se retrouve face à la rue.

Entre le putschiste et le président élu, le cynisme occidental

Mais ceux qui occupent la rue ne sont pas de pacifiques manifestants. Ce sont des fanatiques religieux qui veulent imposer un pouvoir théocratique intégriste par la force et le terrorisme au besoin. Ils ont certes remporté les élections mais, tout de suite, ils ont fait dériver le régime vers un totalitarisme correspondant à leur idéologie religieuse.

Une armée détournée de la guerre pour devenir l’instrument d’un régime autoritaire se retrouve face à des milices armées appuyées par une partie de la population. C’est pourquoi Assad soutient l’armée égyptienne et la Turquie les islamistes. Quant aux démocrates égyptiens, plutôt favorables à l’armée d’ailleurs, ils comptent pour peu de choses.

Les dirigeants occidentaux prisonniers de leurs beaux sentiments pratiquent une hypocrite langue de bois qui condamne la force sans pour autant envisager quoi que ce soit. Une chose est sûre, d’un côté les kakis, de l’autre les barbus et entre les deux pour le moment rien ou presque.

Vu d’occident, on aurait tout intérêt objectivement à une défaite même sanglante des islamistes, car ce sont eux qui nous menacent et certainement pas l’armée égyptienne. Les choses sont simples, sauf pour les idéologies compliquées qui essayent d’adapter des situations spécifiques à des normes communes.

La condamnation prétendument unanime de la communauté internationale, c’est à dire les Usa et leurs alliés est, bien sûr, aussi facile qu’inutile. Se donner bonne conscience est une chose, finalement la seule que nos dirigeants  tentent de faire à chaque fois, de l’Irak à l’Egypte en passant par la Syrie.

Mais  l’esprit critique en apporte la preuve. Face aux conflits de notre temps, la grille de lecture démocratique est obsolète.

                         Jean Bonnevey 

le 18/08/2013

http://metamag.fr/metamag-1465-Egypte—un–casse-tete-pour-l’ideologie-democratique.-Obama–cameleon-sur-couverture-ecossaise..html

   A vrai dire, il n’ya  pas  qu’en Egypte que l’idéologie démocratique ne marche pas … En France , non plus quant on voit les  contorsions du gouvernement  républicain Hollande /Ayrault   pour ne jamais  écouter le peuple s’agissant  du mariage  abusivement présenté  comme étant pour tous Comment ne pas se  scandaliser au  souvenir de l’attitude  du Conseil économique  social et  environnemental refusant , ne serait-ce que de recevoir,la pétition pourtant  signée par 700  000 Français ? https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/02/27/mariage-pour-tous-sauf-pour-le-president-le-conseil-economique-social-et-environnemental-refuse-de-tenir-compte-de-la-petition-populaire-700-000-sigatures/ …Mitterand, lui,  était  -sur ce point, au moins  – un véritable démocrate lorsqu’il retira le 14 juillet 2004 son texte  le grand service public unifié et laïque de l’éducation nationale. http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_de_loi_Savary

Sur les limites de la démocratie née des « Lumières », voir aussi sur ce  blog même : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/08/16/les-deux-democraties/

Alain TEXIER, CJA, Membre du CER

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (11 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

11 Avr

*  M. Pierre Bergé nous donne encore la nausée :

Un encart publicitaire, en pleine page, signé « La manif pour tous« , pour demander aux sénateurs « le rejet du texte » ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. Voilà ce qu’on pu découvrir les lecteurs duMonde, en page 11 de l’édition datée de jeudi, parue mercredi soir. Le texte appelle au refus du « mariage pour tous« , désigné comme le « choc de démocratie que tout le pays attend« .

Cette incursion des opposants au mariage pour tous n’a pas plu à Pierre Bergé, président du conseil de surveillance du Monde et par ailleurs connu pour son engagement en faveur de la cause homosexuelle. L’homme d’affaires, par l’intermédiaire de son compte Twitter, s’est révolté à trois reprises (à l’heure du goûter !) contre la parution de cet encart.

profondément scandalisé que le journal  ait publié une publicité pour  contraire aux valeurs de ce journal. 1/2

  j’ai demandé des explications à Louis Dreyfus. A suivre. 2/2

 
Pierre Bergé devrait donc demander des explications à Louis Dreyfus, président du directoire du Monde. Mais l’affaire pourrait aller plus loin : dans un troisième tweet publié quelques minutes plus tard, le président du conseil de surveillance menace à demi-mot les responsables de la parution de cette publicité de sanction, les qualifiant de « pas dignes de travailler dans ce journal« , et terminant par un « A suivre« .

Cette pub dans  est tout simplement une honte et ceux qui l’ont acceptée ne sont pas dignes de travailler dans ce journal. À suivre.

Nous lui dédions cette maxime , en espérant qu’il sache encore lire la langue de Shakespeare :

*  Après les bandits de grands chemins du RER, les pilleurs du musée du Louvre :

Le Louvre a été fermé mercredi quand ses agents ont cessé le travail pour protester contre la recrudescence d’agressions par des pickpockets, une première pour le plus grand musée du monde.

Le musée rouvrira jeudi, la direction ayant promis des mesures (on aimerait savoir lesquelles), mais cette action reste un coup dur pour l’image touristique de Paris, déjà mise à mal par l’inquiétude des autorités chinoises face aux agressions de leurs ressortissants. Il est vrai que notre belle capitale est depuis trop longtemps, mise en coupe réglée par des bandes de malfaiteurs issue des pays de l’est européen ou des Balkans et entrés dans notre pays grâce aux bienfaits de l’Union européenne. Les mêmes qui subtilisent vos bijoux et vos sacs à main dans le métro ou pillent vos domiciles. Les mêmes encore qui ont rendue particulièrement florissante la prostitution dans les bois péri-urbains…

L’arrêt de travail spontané des agents faisait suite à leur « ras-le-bol ». Ils « sont, eux-mêmes, de plus en plus victimes d’agressions, crachats, menaces, coups et insultes de la part de voleurs en bandes, souvent mineurs, qui dérobent les visiteurs et que rien n’arrête« , dénoncent les syndicats (CGT, FO, SUD).

Ces voleurs, ont témoigné plusieurs agents, sont souvent des mineurs d’Europe de l’Est qui entrent dans le musée (gratuit pour les moins de 26 ans) « à 20 ou 30 » et parfois des adultes, qui bien qu’arrêtés par la police, recommencent à sévir quelques jours plus tard, après qu’ils aient été libérés par la justice.

A la préfecture de police de Paris, on se dit conscient du problème et on relève une recrudescence du phénomène depuis début mars (de quelle année ?…). Mercredi, le commissaire de l’arrondissement a assisté à un Comité d’hygiène et de sécurité au musée, promettant un renforcement « des dispositifs de sécurité dans l’enceinte et aux abords » du musée dans les jours à venir, avec des policiers en tenue et en civil.

Dès mercredi, une opération a été menée, conduisant à onze interpellations, nous dit-on sans rire ! « Ce type d’opération va s’intensifier » (on peut les croire), prévient-on à la préfecture de police, insistant également sur le travail d’enquête mené pour tenter de démanteler les réseaux.

Selon Mme Guyader (Syndicat SUD, la même qui prêche pour la « libre circulation des individus et l’accueil des immigrés clandestins« ), les agents « viennent parfois la peur au ventre au travail« . Plusieurs ont fait état de « visiteurs dévalisés qui se retrouvent sans papiers , déboussolés, dont les agents doivent s’occuper auprès des instances consulaires afin de les aider, ce qui n’est pas leur mission« .

« Il y a toujours eu des pickpockets au Louvre et dans les endroits touristiques du centre de Paris mais depuis un an et demi , ils sont de plus en plus violents, en bandes et leur mode opératoire est rodé. Rien ne les arrête« , a déploré Sophie Aguirre, agent de surveillance dans l’espace muséographique et syndicaliste à SUD.

Selon la direction du Louvre qui s’est dite « très préoccupée » (on le serait à moins. Mais qu’en pensent les visiteurs du musée ?) et a porté plainte elle-même en décembre auprès du parquet de Paris, « 200 agents ont exercé leur droit de retrait » sur le millier qui travaillent au total dans le musée et les 470 présents en moyenne quotidiennement.

Mercredi soir, cependant, les syndicats ont estimé avoir obtenu l’engagement de la direction que des mesures seraient prises dès jeudi et ont décidé de reprendre le travail, a expliqué à l’AFP Christelle Guyader, représentante du syndicat SUD.

Outre l’action policière, les effectifs à l’intérieur du musée devraient être réorganisés tandis que l’entrée sera interdite aux personnes identifiées comme des pickpockets par ses agents. (La Halde ne va pas tarder à monter au créneau !)

Un groupe de travail sur les agressions, que l’administrateur général du Louvre s’est engagé à piloter, sera également mis en place.

« Nous seront vigilants sur la mise en place effective de ces mesures« , a ajouté Mme Guyader (la raison lui viendrait-elle enfin ?)

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti devait contacter son homologue de l’Intérieur, Manuel Valls « afin de mettre en place un dispositif de sécurité adapté à cette situation inacceptable et des moyens policiers supplémentaires à l’extérieur du musée« , selon son ministère.

Elle s’est aussi engagée à « sensibiliser le ministère de la Justice au sujet des plaintes » déposées par les agents et les visiteurs, nombreuses à être « classées sans suite« , selon plusieurs agents.

Alors là, on éclate de rire !

*  L’acier lorrain…est mort !

Malgré l’annonce que l’on peut lire sur le caque de cet ouvrier de Florange, un comité central d’entreprise doit entériner ce jeudi la mort des hauts de fourneaux de l’usine ArcelorMittal. Une mort programmée qui intervient après une série de rebondissements: à l’automne le gouvernement avait notamment évoqué une nationalisation temporaire, puis un possible repreneur, avant de faire marche arrière. Aujourd’hui, les métallos de Florange sont désabusés, ils ne croient plus en la parole des politiques.

Cet arrêt definitif des hauts fourneaux n’a rien d’une surprise . C’est ce qui était prévu dans l’accord signé le 30 novembre dernier entre le gouvernement et ArcelorMittal. Malgré prés de deux ans de lutte et de mobilisation pour la sauvegarde des derniers hauts fourneaux de Lorraine.

Aujourd’hui, les salariés font part de leur amertume. Ils se sentent trahis. « Et même plus que trahis« , s’énerve un ancien des hauts fourneaux. Un autre renchérit : « ça me fait mal toutes ses promesses non tenues par un gouvernement de gauche, enfin qui se dit de gauche« . Un troisième conclut : « à droite comme à gauche, les politiques, c’est tous des menteurs« .

Et si la déception est si grande, c’est qu’à Florange on se souvient trés bien des promesses non tenues. Celles de Nicolas Sarkozy d’abord, qui s’etait engagé a maintenir l’acierie voisine de Gandrage, que Mittal a finalement fermé en 2009.

Les métallos n’ont pas oublié non plus que Francois Hollande (peut-être hanté par l’image de Lionel Jospin avouant à propos d’une fermeture d’usine que l’Etat ne peut pas tout) a fait de Florange LE symbole fort de sa campagne.

Le 24 fevrier dernier, juché sur une camionnette, le candidat socialiste à la présidence était venu dire sa détermination aux salariés. Le chef de l’Etat avait alors promis rapidement une loi sur la reprise des sites rentables. Plusieurs fois repoussée, elle doit finalement être examinée avant l’été.

«  Je viens devant vous prendre des engagements. Je ne veux pas me retrouver dans la situation d’être élu un jour sur une promesse et ensuite, ne pas revenir parce qu’elle n’aurait pas été tenue », affirmait il y a tout juste un an François Hollande. Il n’ y a rien pour l’instant dans le dossier Florange qui pourrait permettre une visite triomphale du chef de l’Etat.  Photo archives RL/Julio PELAEZ

Mais ce que les métallos n’arrivent surtout pas à digérer ce sont les rebondissements de l’automne dernier, cette hypothèse de la nationalisation temporaire, à laquelle les salariés se sont accrochés et que l’executif a finalement ecarté.

C’est cet espoir déçu que Lionel Burriello, le délégué CGT de Florange ne pardonne pas à Francois Hollande : « C‘est lui qui est venu nous voir, c’est lui qui nous a fait espérer. Pour quoi au final ? Un copié collé de la politique de Nicolas Sarkozy. En signant l’accord avec Mittal, Hollande est complice de la fermeture de nos hauts fourneaux« .

Le FN a lui bien saisi le profit qu’il pouvait tirer de l’espoir deçu des « Florange ». Un candidat Front National est déja en lice pour les municipales de l’année prochaine.

Il y a trois semaines, Marion Maréchal Le Pen, la toute jeune députée FN du Vaucluse, a fait le déplacement jusqu’en Lorraine pour une opération de tractage au pied des hauts fourneaux. Pas de quoi réjouir Philippe Tarillon, le maire socialiste de Florange.

Quoiqu’il en soit, Edouard Martin, le delégué CFDT, qui a été le meneur du combat des Florange, entend bien pousser Francois Hollande à veiller au respect de l’accord signé avec Mittal et à, dit-il, « solder le dossier Florange« .

Sait-il seulement que nous sommes passés, entre 1981 et 2012, de  » La force tranquille «  de François Mitterrand à  » La farce peinarde «  de François Hollande !

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Quand La Voix de la Russie s’intéresse à la royauté en France

Nous proposons à nos lecteurs des extraits d’un entretien accordé par le professeur Olivier Tournafond (lire aussi notre précédent article : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/03/26/loriginalite-de-la-pensee-royaliste/ ) à un important organe de presse russe, La Voix de la Russie http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/74538918/110162908.html à propos d’une éventuelle réinstauration de la monarchie en France.

La monarchie sauverait-elle la France ?

A un moment donné la monarchie semblait être vouée aux oubliettes en France. Elle n’existait qu’à travers les livres d’histoire où l’auréole des temps jadis resplendissait dans les grands agissements des aïeux. Pour ceux qui sont âgés de plus de 30 ans, on se souvient encore de Du Guesclin ou de Charles Martel, ou encore de l’époque glorieuse de Louis XIV. Certains d’entre nous savent qu’à l’échafaud le dernier Bourbon a demandé à son bourreau des nouvelles du marquis de La Pérouse. La monarchie française a su féconder le monde, car bien que banni par ses égaux, le Marquis de Lafayette, noble français par excellence, sut contribuer à l’éclosion des Etats-Unis. En un sens, la monarchie incarnait et incarne toujours d’ailleurs le règne personnalisé d’un être humain face à la démocratie, système bureaucratique privé de toute humanité qui, selon Bertrand de Jouvenel, grand politologue français, rendit les impôts beaucoup plus lourds et enfanta le vingtième siècle avec toutes ses horreurs indicibles.

Nous en avons discuté avec Olivier Tournafond, monarchiste et fier de l’être, Professeur de droit à Paris, qui a bien voulu se pencher avec nous sur une analyse approfondie des deux modèles sociétaux, à savoir la démocratie et la monarchie, cette dernière pouvant revêtir d’ailleurs des formes assez diverses.

LVDLR. Que pensez-vous de la mise aux enchères du sang séché du dernier Roi de France ?

Olivier Tournafond. Je pense qu’il y a d’une part une volonté de sensationnel et même peut être de spéculation. Je crois que s’il y avait à vendre du sang séché de Lénine ou d’Hitler, cela attirerait également des investisseurs ! Les autographes, les costumes et même les mèches de cheveux sont autant des souvenirs historiques. Mais il y a également un autre sentiment qui s’y trouve mêlé : les gens ont l’impression de prendre possession d’une relique, d’un objet exceptionnel comme le Saint-Suaire qui ouvre sur une autre dimension, celle d’un passé terriblement chargé en drames qu’est la Révolution française. Donc les deux sont intrinsèquement mêlés et, à mon sens et ils expliquent le succès de telles ventes. Cela étant la question est de savoir si l’on doit autoriser ou non ces mises aux enchères d’objets sacrés et symboliques ? Le débat est ouvert.

LVDLR. Le fait sociologique est bien là : les gens s’intéressent aux reliques. Ce qui prouve l’intérêt toujours vivant du commun des mortels à l’égard de la monarchie même si ce sentiment révèle un caractère tant soit peu sacrilège. Que ce soit en France ou en Russie…

 En effet ! Je constate que les sentiments des peuples, russe, français, ou encore européens sont des sentiments mêlés et parfois paradoxaux. Pendant 200 ans, on leur a dit sans discontinuer que la démocratie allait assurer leur bonheur. Cela a été un peu la même chose avec la propagande en faveur de l’Union Européenne et de l’Euros qui devaient eux aussi assurer la prospérité du continent. Et aujourd’hui les gens déchantent ! Qu’il soit démocratique ou européen, ils voient bien que ce système est en grande difficulté. Et ils sont amèrement déçus car ils s’aperçoivent qu’ils n’ont rien gagné du tout et qu’ils ont en outre perdu la dimension sacrée de la fonction politique avec la chute des monarchies. Des sondages réalisés ils y a quelques années démontraient qu’environ 20% de Français éprouvaient une grande sympathie pour la royauté et ne désapprouveraient pas le retour à une monarchie constitutionnelle en France. C’est un chiffre considérable, car 20% correspond à l’audience électorale de grands partis politiques comme l’UMP, le PS ou le FN.

La monarchie peut d’ailleurs revêtir une infinité de formes.

Il existe d’abord les monarchies absolues où le monarque règne sans partage. Certains Etats sont encore gouvernés de cette manière, à ne citer que l’Arabie Saoudite. Malgré son caractère féodal marqué, ce système reste finalement efficace de nos jours. On notera que lors des printemps arabes, les monarchies du Golf ont su résister en jugulant l’insurrection tandis que l’on assistait à la mort des dictatures laïques, pourtant sanguinaires…

Il faut d’ailleurs nuancer. Dans la monarchie absolue qui fut le système politique de la France à l’âge classique et notamment sous le règne de Louis XIV, le roi ne rend pas de comptes à un quelconque parlement. Mais « absolu» n’est pas synonyme de « despotique ». Ce terme signifie seulement « libre de tout lien » ce qui ne veut pas dire « tyrannique ». Le roi de France n’aurait pas eu le pouvoir de marier des personnes du même sexe ou de prélever des impôts confiscatoires…

A l’autre opposé on trouve la monarchie constitutionnelle qui n’est rien d’autre qu’une démocratie couronnée. A titre d’exemple on peut citer le Royaume-Uni, les pays scandinaves, l’Espagne, la Belgique. Dans ce système le roi règne mais ne gouverne pas. Il se contente d’assurer la continuité de l’Etat et la fonction symbolique attachée à la Couronne. C’est une monarchie diminuée mais qui a tout de même le mérite d’exister car elle assure l’unité de la nation. Que serait la Grande Bretagne sans sa Reine. Que seraient devenus les belges sans leur roi ? La Belgique serait-elle restée un havre de sécurité pour les riches contribuables ?

Et entre ces deux modèles opposés il existe une infinité de situations intermédiaires. Des régimes mixtes qu’on peut appeler « monarchies statutaires » ou encore « monarchies institutionnelles », dans lesquelles le pouvoir du roi est réel mais partagé. On en a vu beaucoup d’exemples au XIXeme Siècle et jusqu’à la guerre de 1914. Par exemple en France la Restauration ou le Second Empire correspondent à ce modèle ; le pouvoir appartenait pour partie au Parlement et pour partie au souverain. L’empire des Habsbourg en est un autre illustration remarquable, tout comme l’Empire allemand crée par Bismarck. Dans ces Etats on pratiquait le suffrage universel et la protection sociale ! Actuellement il y a un minuscule Etat en Europe, la Principauté de Lichtenstein, qui continue à fonctionner selon ce modèle. La souveraineté politique appartient conjointement au Prince et au Peuple. Le Prince dispose de la direction politique et d’un droit de veto ; il peut aussi provoquer des référendums. Le peuple de son côté peut s’adresser au Prince pour provoquer une votation exactement comme en Suisse. Et ce système d’alliance du Prince et du Peuple s’avère efficace car ces dernières années il a permis de tenir en échec les puissantes oligarchies parlementaires et financières qui souhaitaient avoir les coudées franches…

Je ne vous cache pas que ce système est celui qui a ma préférence. C’est en quelque sorte la monarchie tempérée par la démocratie directe. L’alliance de l’autorité légitime et du consentement populaire…

La monarchie est un système politique et social qui obéit à une logique tout à fait différente de la logique démocratique. Le régime démocratique, et on le voit bien dans notre système républicain, fonctionne suivant les règles de la logique formelle, c’est à dire des exclusions et oppositions. Il faut toujours choisir : droite ou gauche, Peuple ou Roi, salarié ou patron, progrès ou réaction, hommes ou femmes, riches ou pauvres, etc… C’est un système réducteur, frustrant et à terme intrinsèquement violent. Par contre le régime monarchique est un système de logique paradoxale, d’union des contraires en quelque sorte. Le roi règne, dirige le jeu politique et peut prendre des décisions propres. Mais en même temps il peut laisser au peuple de très grands espaces de liberté et mettre en place des mécanismes d’autogestion. On a découvert, par exemple, que sous la Monarchie Française, dans le sud-est et du côté du Dauphiné, il existait un territoire appelé « la République des Escartons » qui fonctionnait en démocratie directe à la manière des cantons suisses. La population gérait son territoire, votait les impôts, élisait ses représentants. Les rois de France ne remirent jamais en cause ces libertés qui étaient assimilées à des privilèges et qui étaient donc à ce titre garanties par la Couronne. Quel exemple et quelle modernité ! Ce n’était pas le seul exemple. Et c’est la Révolution française qui a mis fin à ces libertés au nom de l’égalité face à l’Etat !

LVDLR. Il est vrai que la Belgique a su éviter la sécession grâce à son monarque… Je voulais maintenant vous demander votre avis sur le cas de l’Espagne…

La question de l’Espagne est une question extrêmement intéressante et actuelle. Le Roi Juan-Carlos se retrouve sur la sellette dans une position assez inconfortable. Le souverain a été porté par la vague européenne. En 1982 lors du coup de force du colonel Terejo, il a choisi la démocratie parlementaire et l’ouverture à l’Europe. Ce choix lui a assuré une très grande popularité pendant trente ans, autrement dit quand tout allait bien. L’ennui c’est que maintenant la vague européenne reflue parce que tout va mal. Au sud de l’Europe tout le monde vitupère l’Europe et l’Euro. On le voit à Chypre ou en Grèce. Désormais, en proie à des difficultés analogues, le peuple espagnol est devenu hostile à cette construction abstraite, parfois inhumaine. On peut penser qu’une éventuelle proclamation de l’indépendance par la Catalogne mettrait alors le feu aux poudres. Ce n’est pas une hypothèse d’école, car en février dernier il y a eu une mise en garde sérieuse de la part du chef d’Etat Major des armées espagnoles. Il a clairement indiqué que si la Catalogne proclamait son indépendance, l’armée ne se considérerait plus liée par la constitution ni envers le gouvernement. Ce qui signifierait concrètement un coup d’Etat et une répétition du scénario de 1982.

Quelle serait alors l’attitude du Roi ? Essaierait-il à nouveau, comme il y a trente ans de sauver une démocratie parlementaire désormais discréditée, prenant alors le risque d’être balayé par une vague populaire et massive de rejet ? Ou bien prendrait-il la tête de la contestation en instaurant un nouveau régime dans lequel il exercerait un pouvoir effectif ? Vous admettrez que c’est une situation à hauts risques ! Elle montre bien les limites de la monarchie constitutionnelle dans lequel le Prince inactif peut devenir l’otage du système…

LVDR.En conclusion on pourra toujours discuter des arguments avancés par les participants dans ce genre de débat, mais les faits sont bien là. Il va sans dire que la France, pour en revenir à elle, se trouve dans une impasse existentielle en forme en quelque sorte de « queue de poisson ». Et si cette voie s’avère sans issue, peut-être vaudrait-il mieux faire marche arrière tant qu’il est encore temps pour renoncer à l’héritage sanglant de cinq Républiques qui ont finalement échoué ; et pour reprendre le cours de l’histoire sur des bases plus saines. Cette Histoire qui a fait les grandes heures de ce pays, celui qui se fit connaître sous le nom de « France » avec tous ses héros et tous ses génies. Tous désormais proscrits au nom d’un Nouveau Régime mondialiste, anonyme, sans âme, ni cœur, ni religion, ni pays…

Le 11 avril 2013.

Jean-Yves Pons.

 

 

Quand Le nouvel Observateur épingle Audrey Pulvar…

9 Avr

…crachant dans le potage ! Ou l’imposture ordinaire de la gauche caviar.

 » Les aveux de Cahuzac ont engendré deux moments de télévision qui feront date pour ce qu’ils disent de l’époque. Le désarroi de Gérard Filoche, sur LCI, militfrançoisnt socialiste de toujours découvrant la réalité des faiblesses humaines, et la colère d’Audrey Pulvar, éditorialiste moderne, cinglant la gauche française pour ses errements des 30 dernières années.

Ces deux moments de télévision sont l’incarnation de la réduction par l’émotion de tout ce qui touche à notre vie publique. Acteurs et commentateurs privilégiés des événements ne vivent plus que par la passion, hors la raison. D’abord l’émotion, avant toute chose, et tant pis pour la réflexion. Acteurs et commentateurs politiques sont tous devenus des « hesseliens » : de l’indignation avant toute chose. La « Hessel attitude » a fini par supplanter la « Aron attitude ». C’est ainsi.

La passion avant la réflexion

Passons vite sur la prestation de Gérard Filoche sur LCI. Tout a été dit, tant par Michel Field que par François Jost, décrypteurs lucides de notre vie médiatique.

L’émotion de Filoche a une vertu, elle excuse ceux des socialistes qui sont pris au dépourvu par Cahuzac, mais elle est aussi porteuse d’un terrible vice : comment un responsable politique du PS, membre de la direction du premier parti de la gauche française, peut-il à ce point afficher tant de candeur ?

Comme le dit François Jost, « même si je comprends le choc de Gérard Filoche, il ne faudrait pas que les larmes qui se sont répandues à flots sur la télévision contemporaine deviennent la seule marque de vérité face au mensonge ». Un temps pour l’émotion, un temps pour la réflexion, sinon on n’affiche plus que de la faiblesse et de l’impuissance.

La prestation d’Audrey Pulvar est toute aussi intéressante. Cette dernière, et c’est tout à son honneur, ne cache pas d’être une commentatrice engagée. C’est au nom de cet engagement, du reste, que dans une diatribe d’une rare violence empreinte d’émotion et de colère, qu’elle s’est livrée à un impitoyable réquisitoire contre la gauche de gouvernement à l’œuvre dans ce pays depuis 1981.

De la même façon que l’acteur politique Filoche, le commentateur politique Pulvar en appelle à l’émotion, à la passion. Audrey Pulvar n’a pas de mots assez sévères pour fustiger les mensonges de Jérôme Cahuzac, et à travers lui tous les manquements de la gauche au pouvoir en matière d’exigence de vérité depuis les deux septennats de François Mitterrand.

« Depuis 30 ans, la gauche n’a cessé de nous cocufier », assène Audrey Pulvar. Et pour donner plus de légitimité à ces propos, elle use d’un argument d’autorité censé être irréfragable :

« J’étais place de la Bastille le soir du 10 mai 1981… C’est à ce moment que j’ai compris ce que la politique pouvait changer dans la vie des gens, j’ai cru que les socialistes allaient changer la vie, c’est ce qu’ils avaient promis »

L’exploit politique considérable de Pulvar

L’argument est en effet, à bien des égards, accablant pour la gauche. Une petite mise en perspective s’impose afin de bien appréhender le sens et la portée des propos d’Audrey Pulvar.

En 1981, Audrey Pulvar avait 9 ans, elle résidait d’ordinaire en Martinique, sa terre de naissance, à 7.000 km de Paris, Paris où elle ne commencera à résider, par intervalles plus ou moins longs, qu’à partir de l’âge de 14 ans (un portrait d’elle paru en 2008 dans « Libération » en atteste).

Il lui fallait déjà être dotée d’une conscience politique de gauche particulièrement développée pour se retrouver, le soir de l’élection de Mitterrand à l’Élysée, place de la Bastille, le soir du 10 mai, afin de saisir, si vite, si jeune, les aspirations du peuple de gauche enfin victorieux.

C’est un exploit politique considérable, hors du champ commun de l’humanité, d’autant qu’à 9 ans elle devait avoir école le lendemain. La modestie de chacun de nos parcours respectifs, à nous tous, sans exception, impose le respect devant tant de mérite républicain.

L’éveil de la conscience de gauche d’Audrey Pulvar n’a pas attendu la majorité légale, c’est à ce point rare que c’en est exceptionnel, donc méritoire. Il est donc normal, évident, inéluctable que 32 ans après, l’enfant trahi devenu adulte en vienne demander des comptes à la gauche.

Un mensonge ?

Quand on a célébré, à 9 ans, la victoire de Mitterrand place de la Bastille, à 7.000 km de son domicile de l’époque, une veille de jour d’école, quand la conscience de gauche s’éveille si tôt, alors oui, on est fondé à exiger la vérité des politiques de gauche !

Oui, on est en droit de dénoncer ces mensonges inadmissibles, proférées devant l’Assemblée nationale, de la part d’un ministre de gauche ! Oui, on a le devoir même de vilipender ces postures factices prises par des personnalités qui se prétendent de gauche ! Oui, on a l’obligation de s’en prendre à ces mensonges de gauche qui nous font tant de mal quand on vit dans la vérité de l’esprit du peuple de gauche depuis l’âge 9 ans !

Pascal Jardin avait découvert la Guerre à 9 ans. Audrey Pulvar a découvert la gauche au même âge. De son point de vue, on peut comprendre, compte tenu du tort immense et irréparable qui lui a été causé, que le commentaire qu’elle consacre ainsi à un événement politique mettant en jeu l’éthique de la gauche en politique, soit aussi empreint de passion et d’émotion que la réaction d’un Gérard Filoche.

Le mensonge qui n’a d’autre but que de promouvoir des intérêts égoïstes et narcissiques, il n’y a rien de pire. Comme le disait Edmond Rostand :

« En politique, on ne flétrit le mensonge d’hier que pour flatter celui d’aujourd’hui ».

Ces règlements de compte entre gauchistes des beaux quartiers de Paris sont décidément pathétiques. Heureusement qu’ils ne trompent désormais plus personne. Ils sont morts.

Et nous,  » Messieurs, sommes la jeunesse du monde !… »  

Le 9 avril 2013.
Conseil dans l’Espérance du Roi.

Une partie du quai des Tuileries* débaptisée par la mairie de Paris

11 Mar

La manie parisienne de donner des noms de célébrités à la moindre parcelle de voirie, à la plus petite placette, a encore sévit récemment. Quand on n’a plus d’argent, on distribue des mots. Les mérites d’Aimé Césaire furent grands mais ce fin et sophistiqué poète aurait-il apprécié qu’on ampute une fois encore l’identité du quai des Tuileries( connu sous cet  intitulé depuis au moins Catherine de Médicis)  pour lui attribuer son patronyme ? Avant d’arriver au quai François Mitterrand, nous aurons désormais le quai Césaire, sans numéro ni habitant.                                                                                                           http://www.delanopolis.fr/Ave-Cesaire-_a1753.html

* http://fr.wikipedia.org/wiki/Quai_des_Tuileries

imagesCQFD. Ce Qui Fonderait Demain…. l’action du roi à venir.                                                                                          Le gouvernement  royal  devra mettre  fin au mélange des genres  que  constituent les hommages publics. L’on sait  bien  que la  propagande et la  république ont toujours fait  bon ménage . Il est , certes, des exemples plus  topiques  que  celui-là;  en l’occurence nons  condamnons  non l’hommage  mais le lieu de celui-ci . Nous avons des raisons d’être méfiants quant  on  voit la chasse menée notamment par les pouvoirs publics aux  rues et places nommées  Alexis Carrel.  http://membres.multimania.fr/semperfidelis1793/natio/carrel.html

                                                                                       Alain Texier