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Bref communiqué du Conseiller aux Armées à propos de la reprise par le CER d’un article préconisant de couler les embarcations de clandestins traversant la Méditerranée.

20 Août

A propos de la reprise par le CER d’un article préconisant de couler les embarcations de clandestins traversant la Méditerranée, en tant que marin, je tiens à rappeler que nous tous avons l’obligation, morale et juridique, de secourir en mer quiconque se trouve en difficulté et de le porter, sain et sauf, au port sûr le plus proche.
Dès lors, l’alternative tant à Mare Nostrum qu’à un tir à l’embarcation genre tir au pigeon existe: il suffirait que les interceptions s’effectuent à la limite des 12 nautiques voire même à l’intérieur des eaux territoriales des pays de la rive sud… et de sécuriser quelques-uns de ses ports (au travers de l’envoi de forces de l’ONU). En quelques mois, le problème des traversées pourrait ainsi être résolu (au moins partiellement…: tant que nous ne créerons pas les conditions pour que les populations des pays d’Afrique puissent vivre chez elles,  elles auront tendance à venir se déverser en Europe à la recherche d’un eldorado imaginaire).
CC(r) François Romain, CJA, Conseiller aux Armées du CER

Premières victimes de l’opération Sangaris (République centrafricaine )

10 Déc

 Insigne régimentaire du 8e RPIMa

Au cours de la nuit dernière, deux militaires français du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Castres (Tarn) ont perdu la vie dans le cadre de l’ opération Sangaris lancée en Centrafrique alors que la diplomatie de notre antiquaire en chef l’a retardé pendant des mois…

Le Conseil dans l’Espérance du Roi rend hommage à ces deux militaires, les soldats de 1e classe Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio (âgés respectivement de 22 et 23 ans), et adresse ses condoléances à leurs familles ainsi qu’à leurs camarade de combat.

Par décision du 10 décembre 2013, ils sont promus, comme leurs camarades morts sur le théâtre malien, à titre posthume, Compagnons de l’Ordre et ardente Compagnie royale du Mérite sous le vocable de Sainte-Jeanne d’Arc (appelé communément ordre royal de Sainte-Jeanne d’Arc).

Resquiescant in pace

CC(r) François Romain, CJA, Conseiller aux Armées du CER

http://www.leparisien.fr/international/centrafrique-les-deux-soldats-francais-tues-etaient-ages-de-22-et-23-ans-10-12-2013-3394925.php

Où l’on reparle des Affaires maritimes. Les aléas du contrôle de la securité des navires de pêche

29 Sep

Où l’on reparle des Affaires maritimes

Comme nous l’indiquions dans notre communiqué du 20 juin (De l’inconstance des idées chez les gouvernements socialistes…La Marine)*, les Affaires maritimes ont de plus en plus de mal à faire face à leurs missions, notamment en matière de sécurité des navires… Ce qui fait réagir ce jour la CGT AFF MAR, même si elle se refuse à voir la solution : une militarisation totale du corps des inspecteurs catégorie A et des contrôleurs catégorie B – civils pour l’heure opérant aux côtés des Administrateurs et des Officiers du Corps technique et administratif des Aff. Mar. – , rendant ainsi possible des inspections en dehors du carcan constitué par les horaires de service de nos bons fonctionnaires civils et syndiqués… Mais cela ne semble pas plaire.

CC(r) François Romain, CJA, Conseiller aux Armées du CER

*https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/06/20/de-linconstance-des-idees-chez-les-gouvernements-socialistes/

Annexe

Le Marin 28/09/13

Navires de pêche bloqués faute de contrôleur disponible : la CGT des Affaires maritimes dénonce la pénurie

Eugène Rigault a été contraint de laisser son navire à quai à Barlfeur durant dix jours faute de contrôleur disponible pour assurer la visite annuelle de sécurité. Un cas qui n’est pas isolé. (photo Jean Lavalley)

C’est une affaire assez incroyable qu’a rapportée le marindu 20 septembre : depuis le printemps, Eugène Rigault, patron du Sacré Cœur, un caseyeur-fileyeur de Barfleur, est l’un des dix patrons pêcheurs qui ont été contraints de laisser leur bateau à quai après l’été, faute d’avoir pu faire réaliser la visite annuelle de sécurité par le centre de sécurité des navires. L’administration a admis cette situation incroyable en l’expliquant par un manque d’inspecteurs disponibles. Rappelons que les visites des navires de pêche n’ont pas été déléguées aux sociétés de classification, contrairement à ce qui a été fait pour un certain nombre de contrôles de navires de commerce.

L’affaire a fait vivement réagir la CGT des Affaires maritimes. Dans un communiqué, elle dénonce le manque de recrutements, alors que les contrôles à effectuer sont plus nombreux sur les navires de commerce du fait du paquet Erika III.

Pour la CGT, à l’heure où se dessine un nouveau budget de rigueur, il n’y a pas de secret : « Au-delà des belles paroles sur les nécessaires réductions d’effectifs, « la possibilité de faire mieux avec moins », le principe de réalité finit par s’imposer. Avec une réduction de 189 emplois dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) sur un effectif de 1500, toutes missions confondues, les services des Affaires maritimes sont à l’os, il n’y a plus rien à gratter. »

Le ministère des Transports, de la Mer et de la Pêche, sollicité, n’a pas souhaité s’exprimer.

 

De l’inconstance des idées chez les gouvernements socialistes…La Marine

20 Juin

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En 1996-97, sous le gouvernement du très socialiste Jospin circulait le projet de faire confluer dans le corps (militaire) des Administrateurs des Affaires maritimes (http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026864465) celui des inspecteurs, personnels civils de catégorie A, formant « l’encadrement des Affaires maritimes aux côtés des administrateurs de statut militaire, exerçant des fonctions très diverses (postes dans les centres de sécurité des navires, dans les directions des lycées maritimes et dans les services administratifs de l’État) » (Le Marin 19/06)… Ce qui aurait causé un grand chambardement dans la mesure où un civil, éventuellement syndiqué voire même représentant syndical pendant des années, devenant du jour au lendemain un officier de la Marine… L’actuel gouvernement, tout aussi socialiste que celui qui vient d’être précité mais a d’autres idées en la matière, semble vouloir intégrer les 170 inspecteurs existant dans « d’autres corps de fonctionnaires de catégorie A… reste à savoir lesquels ce qui, pour Le Marin, pourrait bien compromettre l’intégration des inspecteurs des Affaires maritimes à profil technique ou scientifique dans un corps d’ingénieurs. Leur affectation à un corps d’attachés pourrait amener à ne plus recruter que des militaires pour des responsabilités techniques »… Ce qui fait dire ò un responsable syndical, Secrétaire général de l’UNSA-UPPAMER, M. Beaulieu : « Nous nous interrogeons. Le gouvernement actuel a-t-il décidé de confier à un corps militaire l’ensemble du secteur maritime ? ». Peut-être s’interroge-t-il trop car si les socialistes se méfient des militaires, il faut bien constater que faire sortir en mer un militaire en pleine nuit ne coûte rien… à la différence des heures supplémentaires etc. devant être versées à un civil…

CC(r) François Romain, Conseiller aux Armées du CER

Pour (ou contre ?) un nouveau statut des réservistes.

6 Mai

Un point de vue intéressant, paru un mois avant le Livre Blanc mais qui ne peut qu’inquiéter

Face aux réflexions, reprises par le site de l’UNOR (http://www.unor-reserves.fr/ ), on ne peut que faire les réflexions suivantes :

1/ depuis la mise en place du système de gestion des soldes interarmées Louvois, les personnels d’actives et de réserves se trouvent confrontés à d’énormes problèmes tant en termes de réception de leurs émoluments (qui sont pour certains versés dans les primes dues) que de traçabilité de ces derniers (à titre personnel, je n’ai pas vu passer une feuille de solde depuis… plus d’un an…)

2/ le caractère bénévole des activités de réserve est déjà un fait puisque dans la plupart des cas, au moins pour les personnels se trouvant à l’étranger, le travail ne manquant pas… alors que les bras (de leurs collègues d’active) se font de plus en plus rares…

3/ cela est tout à fait dans l’air du temps : faire autant avec moins finira par vouloir dire continuer à faire sans rien avoir sinon des moyens personnels… et ce malgré le maintien des priorités opérationnelles des forces (qui ne sauraient que s’appuyer que sur « les meilleurs matériels, le meilleur entraînement, les meilleures informations » selon le résident actuel…).

En attendant, nous continuerons à faire notre devoir, militaires d’active et de réserve, comme d’habitude, sans état d’âme, du moins tant que nous aurons de quoi manger… Après quoi, les carottes seront décidément cuites.

CC(r) Fr. Romain, Conseiller aux Armées du Conseil dans l’Espérance du Roy

Le Point.fr- Publié le 26/03/2013 à 09:31- Modifié le 27/03/2013 à 23:52

Les réservistes appelés à passer au bénévolat

La situation financière de la défense tourne à la débâcle. Les réservistes opérationnels seront invités à servir bénévolement. Comme les scouts ?

La réserve opérationnelle, qui associe depuis la débâcle de 1870 des citoyens temporairement armés et les armées d’active, est mal partie… En 2011, l’actuelle réserve opérationnelle comptait 57 187 réservistes opérationnels (dont 27 411 dans la gendarmerie) pour une activité moyenne de 22,9 jours par an. Selon un document que nous avons pu lire, un passage partiel de cette réserve au bénévolat est à l’étude.

Jusqu’à présent, cette organisation est intégrée au tissu militaro-social français qui accepte fort bien que des civils occupent durant quelques semaines ou quelques mois par an des fonctions militaires. Ces officiers ou sous-officiers de réserve suivent des formations permanentes et leurs grades et promotions évoluent comme ceux des militaires d’active, à ceci près qu’ils n’occupent aucun poste d’officier général. En 2011, les armées françaises avaient dépensé 75,7 millions d’euros pour les réservistes opérationnels, hors gendarmerie.

Lorsqu’ils servent temporairement sous les drapeaux (minimum cinq jours par an, maximum soixante jours, en principe), ces réservistes sont payés, ou « soldés » comme disent les militaires, au même niveau qu’un militaire d’active. Un capitaine de réserve recevra donc durant sa période d’activité la même solde que ses camarades fonctionnaires. Eh bien, aussi incroyable que cela puisse paraître, cette solde des réservistes est remise en cause. Et la défense se prépare à demander aux réservistes de servir à titre bénévole.

Désintéressement

Dans un courrier adressé le 3 mars 2013 au directeur des ressources humaines du ministère de la Défense, le secrétaire général du Conseil supérieur de la réserve militaire, le contre-amiral Antoine de Roquefeuil, écrit ceci : « Face aux réductions successives des budgets consacrés à l’emploi des réservistes opérationnels, des membres du Conseil supérieur de la réserve militaire (CSRM) souhaiteraient que les employeurs militaires aient l’accord pour qu’une partie des activités des réservistes opérationnels soient faits (sic) à titre bénévole, à condition que le réserviste ait donné son accord. » Cette gratuité du service, poursuit l’amiral, « démontre la volonté d’engagement et de désintéressement de nombreux réservistes opérationnels et peut répondre ponctuellement à des besoins de certaines forces armées ». L’amiral brouillé avec l’orthographe demande in fine à son correspondant « quels (sic) seraient les évolutions législatives à envisager pour qu’une telle possibilité soit offerte ».

Notamment pour faire face à la baisse de ses effectifs professionnels, l’armée de terre avait prévu de faire passer ses effectifs de réserve de 16 000 à 22 000 en 2015. Il n’est pas certain que de telles évolutions du statut des réservistes soient très incitatives. On attend avec intérêt de connaître la position du président du CSRM, qui n’est autre que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

A propos de la fin de l’opération Serval au Mali.

25 Avr

Logo-CER

 

 

Au lendemain du vote par l’Assemblée nationale de la poursuite de l’opération Serval au Mali (cf. http://www.opex360.com/2013/04/23/les-moyens-des-forces-armees-et-la-defense-europeenne-ont-ete-abordes-lors-du-debat-sur-loperation-serval-a-lassemblee/), on ne peut que réaffirmer que la France sera encore présente longtemps au Mali au travers d’une présence militaire articulée, même si le dispositif actuel tend à être désengagé, passant de plus de 4.500 personnels au plus fort de l’intervention à moins de 4.000 début mai, 2.000 en juillet et mille d’ici la fin de l’année.

Face au manque de volonté politique et à des décisions sans cesse renvoyées (cf. la publication du Livre blanc, annoncée puis repoussée sans cesse jusqu’au 29 avril prochain), il serait bon de se poser la question de savoir ce que la France veut faire et, peut-être plus encore, ce qu’elle a encore conscience d’être dans le concert des Nations. En effet, si elle veut demeurer, au moins en quelque manière « mère des arts, des armes et des lois »(Joachim du Bellay) , malgré les inepties, pour ne pas dire plus, qui sortent actuellement de ses assemblées législatives (cf. http://leblogdejeannesmits.blogspot.it/2013/04/mariage-pour-tous-je-lai-adopte-et-ca.html ), il est certain que le Consilium-Consulte  2013/03  relatif à l’abolition du dernier alinéa de l’article 89 de la Constitution de 1958) https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/04/05/consilium-consulte-n-2013003-exhortant-les-francais-a-prendre-leur-destin-en-main-a-abolir-la-republique-et-a-appeler-le-roi-legitime/ devra être mis en œuvre au plus vite et qu’une action visant à faire connaître l’existence d’une alternative au système actuel devra être entreprise avec force et vigueur. Car en son absence, le risque d’une guerre civile, même larvée, n’est pas à exclure.

CC(r) François Romain, Conseiller aux Armées du Conseil dans l’Espérance du Roy

Le 25 avril 2013, anniversaire de Louis XX, Roy de France                                                                                             http://velay-o-vivarais-royal.blog.fr/2013/04/25/jeudi-25-avril-2013-anniversaire-de-15789459/

Une manifestation instantanée (flash mob) de jeunes en faveur de la liberté religieuse le 12 avril 2012 (Paris)

9 Avr
 

Paris (Agence Fides) – Une personne sur deux vit dans un pays où la liberté religieuse n’est pas respectée. Plus de 200 millions de chrétiens subissent des restrictions ou des limitations de leur liberté de foi. Pour crier tout cela au monde, plus de 300 jeunes organiseront une manifestation instantanée (flash mob) en faveur de la liberté religieuse au centre de Paris, sur le parvis de Notre-dame, le 12 avril prochain à l’initiative de la section française de la Fondation de Droit pontifical Aide à l’Eglise en Détresse. Il s’agira d’une chorégraphie simple mais efficace – indique une note envoyée à Fides – au travers de laquelle les jeunes diront, à leur manière, leur désir de défendre la liberté religieuse dans le monde.

La manifestation en question précède la Nuit des Témoins, initiative de prière arrivée à sa cinquième édition, au cours de laquelle des personnalités et des Evêques du monde entier convergent à Paris dans le cadre d’une soirée de prière intense au cours de laquelle ils apportent leur témoignage. Dans l’Eucharistie et la veillée qui suivra, le 12 avril à 20h00, les témoins proviendront du Nigeria, de Syrie, de Cuba et du Laos. Seront présents S.Em. le Cardinal John Onaiyekan, Archevêque d’Abuja, S. B. Ignace Joseph III Younan, Patriarche de l’Eglise syro catholique, Leurs Excellences NN.SS. Grégoire Elias Tabe, Archevêque de Damas, et Arturo González Amador, Evêque de Santa Clara de Cuba, ainsi que Sœur Bounmy, religieuse de la Charité au Laos. (PA) (Agence Fides 09/04/2013)

 Pourquoi ne pas en profiter pour dénoncer le musèlement de facto des catholiques à l’université et bientot dès la primaire dans l’enseignement public, en ce qui concerne la « théorie du genre ». Ce thème ne peut pas nous laisser indifférents… Il en va de notre avenir.

CC(r) Fr. Romain, membre du CER

Le 9 avril 2013.